La lettre de Toulouse
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Mehdi Berrada remplace Carlos Verkaeren à la tête de Poult

Mehdi Berrada remplace Carlos Verkaeren à la tête de Poult | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Qualium Fund, le fonds d'investissement actionnaire à 70 % du biscuiter toulousain Poult, a imposé jeudi 7 avril un changement de direction. Démis de ses fonctions de PDG, Carlos Verkaeren est remplacé, selon nos sources, par Mehdi Berrada, qui était jusqu'ici directeur général.

 

C'est une page qui se tourne. Carlos Verkaeren, PDG de la biscuiterie Poult depuis 2001, a été démis de ses fonctions lors du dernier conseil d'administration jeudi 7 avril. Mehdi Berrada, 40 ans, jusqu'ici directeur général, devient selon nos informations le nouveau PDG de Poult.

"Carlos a été nommé senior advisor du conseil de surveillance", précise Jean Eichenlaub, le président de Qualium Investissement, dont le fonds d'investissement Qualium Fund détient 70 % de Poult depuis début 2015. "Il est un élément essentiel de l'entreprise. C'est mon alter ego. Mais il s'occupait de tout dans l'entreprise. Il va se concentrer sur le développement. Il sera plus efficace."

Poult, un modèle de l'entreprise libérée

Carlos Verkaeren avait pris la tête de Poult en 2001. Cinq ans plus tard, la biscuiterie a fait sensation en modifiant totalement son organisation du travail. En supprimant des niveaux hiérarchiques et en incitant les salariés à innover, Poult est devenu un modèle en France d'application de l'entreprise libérée.

Lire aussi : L'entreprise libérée, illusion ou libération pour les salariés ?

Ce changement de direction remet-il en cause l'organisation atypique de l'entreprise ? "Non, assure Jean Eichenlaub, la gouvernance ne changera pas. C'est la force de Poult."

Contacté par La Tribune Toulouse, Carlos Verkaeren a confirmé ce changement de fonction mais n'a pas souhaité le commenter.

 

2015, "une année dure"

Entre 2006 et 2015, le spécialiste français des biscuits sucrés pour la grande distribution a vu progresser ses parts de marché de 33 à 40 %. Après un pic à 210 millions d'euros en 2010, son chiffre d'affaires est descendu à 180 millions d'euros en 2015 (contre 120 millions d'euros en 2005).

"L'an passé a été une année dure pour le secteur des marques de distributeur. Il ne faut pas mettre tous nos œufs dans le même papier, explique Jean Eichenlaub. Nous allons nous développer sur le segment nutrition et santé et à l'international."

Plusieurs discussions pour des acquisitions seraient par ailleurs en cours.

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La biscuiterie Poult, les Laboratoires Pierre Fabre et Vegeplast lancent le "biscuit anti-stress"

La biscuiterie Poult, les Laboratoires Pierre Fabre et Vegeplast lancent le "biscuit anti-stress" | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Acti-biscuit: innovant du point de vue technologique, design, et environnemental

Acti-biscuit, le biscuit anti-stress, est un projet retenu par la région Midi-Pyrénées dans le cadre de son appel à projets Epicure. Il réunit aujourd’hui trois entreprises phare de la région : la biscuiterie Poult, le géant pharmaceutique Pierre Fabre et l’entreprise montante Vegeplast, qui vont travailler ensemble à l’élaboration de cet "alicament". Un investissement total de 1,7 M€.

Acti-biscuit est un biscuit, mais c’est aussi un complément alimentaire à base de plantes. Un produit à mi-chemin entre le médicament et le produit "plaisir", innovant du point de vue technologique, design, et environnemental. "C'est un très beau défi. C'est la première fois en Midi-Pyrénées qu'une entreprise comme la nôtre, spécialisée dans la fabrication de biscuits, s'associe avec un laboratoire pharmaceutique et une PME spécialiste des emballages 100% biodégradables. C'est la première fois aussi que vont être conçus des compléments alimentaires dont l'un des objectifs est d'être savoureux", se réjouit Carlos Verkaeren, président du groupe Poult, qui va fabriquer toute la gamme de produits du projet Acti-biscuit.

Pour mettre au point cet alicament, les Laboratoires Pierre Fabre (dont la communication autour de ce projet semble verrouillée) s’entourent également des laboratoires LARA/SEPPIA et EMAC/RAPSODEE. Côté emballage, c’est la PME tarbaise Vegeplast qui est mise à contribution. "Six chercheurs vont travailler pour développer un emballage 100% biosourcé, 100% biodégradable, tout en respectant les contraintes qui s’appliquent à l’alimentaire, explique Vincent Pluquet, le président de Vegeplast. C’est un super projet, qui nous permet de travailler avec 'les gros' de la région, c’est une reconnaissance du travail accompli depuis des années." La commercialisation des produits Acti-Biscuit en pharmacies et parapharmacies devrait permettre la création d’une dizaine d’emplois en Midi-Pyrénées.


5 projets présentés, 5 projets retenus


D’un coût total de 1,7M€, ce projet est financé à hauteur de 700 000€ par la région Midi-Pyrénées, dont près de 600 000 € au titre des fonds européens Feder dont elle a la gestion. Acti-Biscuit est en effet lauréat de l'appel à projets Epicure, qui a pour objectif d’accompagner le développement de projets technologiques entre les entreprises et les organismes de recherche qui valorisent la filière agroalimentaire régionale sur l’axe "santé".

Sur les cinq projets candidats à l’édition 2012 d’Epicure, tous ont finalement été retenus : les quatre autres sont E-Steril, porté par ITHPP (46), Komplantes, porté par Caribou TG (82), Green Horizon Biomass porté par VPI (09) et Vinsulfite porté par Vinovalie (81). La Région Midi-Pyrénées mobilisera 2 M€ pour leur mise en œuvre.

Sophie Arutunian

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Industrie du futur : quelles pistes pour les entreprises en Midi-Pyrénées?

Industrie du futur : quelles pistes pour les entreprises en Midi-Pyrénées? | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Emmanuel Macron lors de la table ronde organisée par Madeeli.

 

Robotisation, impression 3D... comment mettre en œuvre ces nouveaux procédés technologiques, au cœur du plan gouvernemental de l'Industrie du futur, dans les entreprises régionales? Des chefs d'entreprise locaux ont débattu avec le ministre de l'Économie Emmanuel Macron lors d'une table ronde organisée par Madeeli, ce lundi 12 octobre, à Figeac.

 

En avril dernier, François Hollande avait visité les sociétés Ratier Figeac et Figeac Aéro dans le Lot et avait annoncé la création de "l'Alliance d'entreprises pour l'industrie du futur". L'objectif du président de la République est d'acquérir d'ici 3 à 5 ans un leadership européen voire mondial dans trois domaines : la fabrication additive, la virtualisation de l'usine et les objets connectés, et la réalité augmentée.

Six mois plus tard, le ministre de l'Économie Emmanuel Macron est venu faire un premier bilan d'étape avec les entrepreneurs ce lundi 12 octobre. "700 entreprises de Midi-Pyrénées sont déjà accompagnées sur les 2 000 visées par le ministère de l'Économie", a relevé Frédéric Sanchez lors de la table ronde organisée par Madeeli ce lundi 12 octobre à Figeac. Président du directoire du géant de l'ingénierie Fives, il est à l'origine avec Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes, de cette réflexion sur l'usine du futur.

Dans la foulée de ce plan, l'Alliance pour l'industrie du futur est née cet été. Cette association réunit au niveau national des organisations professionnelles de l'industrie et du numérique ainsi que des partenaires académiques et technologiques. Elle a trois objectifs: faciliter la montée en gamme des entreprises, créer des usines pilotes (avec une charte élaborée par l'alliance) et développer des plateformes autour des IRT et des universités.

"À très court terme, nous voulons diffuser un guide de l'industrie du futur avec des fiches thématiques pour définir les axes de développement des entreprises et comment gagner en compétitivité. Ensuite, avec les régions, les appels à projets permettront aux PME d'être accompagnées par un consultant pour réaliser un diagnostic sur la mise en œuvre d'un plan sur l'Industrie du futur", avance de son côté Tahar Melliti, directeur général de l'Alliance pour l'Industrie du Futur.

 

La 3D, une stratégie de différenciation

Pour les chefs d'entreprise, les perspectives offertes par exemple par la fabrication additive (l'impression 3D) sont colossales. Le groupe Fives a ainsi annoncé en septembre dernier la création d'une joint-venture avec Michelin pour développer des machines et des ateliers de production industriels via la technologie de "fabrication additive métallique", 3D Métal.

"La 3D métal en est une stratégie de différenciation. On vient de développer avec de l'impression 3D métal des moules résistants à la neige comme aux fortes chaleurs. Ils permettent de concevoir des pièces métalliques inexistantes et non réalisables par les moyens d'usinage normaux, poursuit Frédéric Sanchez.

La 3D n'est pas adaptée à la production de masse mais en revanche elle est applicable dans l'aéronautique et le spatial. On peut imaginer une offre française originale, différente de celle de nos voisins européens. En Allemagne, l'industrie était jusqu'à maintenant totalement automatisée, numérisée et l'homme n'avait plus sa place pour faire face à la pression démographique. Cette vision est totalement remise en question et aujourd'hui les Allemands veulent travailler avec nous sur le projet Industrie 4.0."

Pour Agnès Paillard, présidente du pôle Aerospace Valley, "l'intérêt avec la 3D est de réaliser des gains de productivité et de fiabilité des produits. Dans l'aéronautique, des pièces 3D de moteurs volent déjà et dans le spatial il y a aussi déjà des pièces en 3D qui sont embarquées dans les satellites".

 

 Une gouvernance collaborative

Les intervenants ont néanmoins tenu à souligner que l'Industrie du futur ne reposera pas uniquement sur les machines. "Il ne faut pas passer que par l'innovation technologique mais aussi se pencher sur l'innovation sociale qui contribuera à réenchanter l'entreprise, estime ainsi Mehdi Berrada, directeur général du groupe Poult, en charge de la performance industrielle.

"Nous sommes persuadés que l'économie de demain sera collaborative : à la fois à l'intérieur de l'entreprise mais aussi entre l'entreprise et l'écosystème. Il faut par exemple qu'un dirigeant puisse être aidé par un autre dirigeant qui fait office de de consultant".

Mehdi Berrada a également participé à l'écriture du rapport "Amélioration de la performance industrielle et opérationnelle des entreprises", rendu à Martin Malvy et au préfet le 10 septembre dernier. Parmi les préconisations, figurent la création d'une banque d'intervenants "cadres dirigeants qualifiés" incluant toute entreprise ayant bénéficié du dispositif, et de "développer les compétences collaboratives (y compris des dirigeants) pour décloisonner les fonctions et transformer les collaborateurs en co-équipiers, acteurs de la performance globale".

De son côté, le président de Région Martin Malvy, estime qu'il "faut donner les moyens aux Communautés de communes et d'agglomération de construire elles-mêmes les bâtiments industriels des entreprises au premier stade de leur existence pour leur permettre de ne pas avoir à geler sur le foncier des moyens financiers dont elles ont besoin pour se développer. Il faut aussi obtenir de Bruxelles que lorsqu'une PME atteint le chiffre de 250 salariés la réglementation lui permette de continuer à bénéficier des mêmes soutiens, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui et freine leur développement alors que l'Allemagne est bien mieux placée que la France pour ce qui est des entreprises intermédiaires".

Président de l'IRT, Gilbert Casamatta travaille la définition d'une plateforme technologique mutualisée sur la fabrication additive gérée par l'IRT. Il remarque que les entreprises du secteur aéronautique sont demandeuses d'une accélération dans la production additive. Une douzaine d'entreprises autour d'Airbus, Liebher, Stelia, Zodiac, Safran, Ratier Figeac ont même évoqué un financement commun. Plusieurs problématiques les intéressent : recherche de nouveaux alliages, certifications, problème de contrefaçon...

Gilbert Casamatta souligne que "les PME sont le cœur de cible de l'industrie du futur mais qu'il reste un problème : les PME veulent que la propriété intellectuelle d'une innovation leur appartienne".

Par ailleurs 
Jean-Marc Nozeran, directeur-associé au cabinet Agilité-Confiance, estime qu'il est important de ne pas se reposer uniquement sur le top management pour mettre en œuvre ces nouveaux procédés : "Les salariés compétents voient passer les pièces et savent d'où viennent les problèmes".

"Il faut aussi investir en capital humain pour former des gens qui étaient soudeurs à programmer la soudure et surveiller la machine, avec des tâches également moins pénibles", a conclu Emmanuel Macron. Cela suppose aussi d'organiser les filières. C'est de la responsabilité des grands donneurs d'ordre d'aller chercher les TPE et les PME et de les aider dans la montée en gamme et de ne pas laisser au bord de la route les sous-traitants. Sinon, les entreprises ne pourront pas se transformer, avec les conséquences que l'on imagine sur le plan de l'emploi."

 

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