La lettre de Toulouse
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La lettre de Toulouse
Quelques informations sur l'entreprise et l'immobilier à Toulouse
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Depuis Toulouse, Bayab invente le robot qui répare les matériaux composites pour l'aéro

Depuis Toulouse, Bayab invente le robot qui répare les matériaux composites pour l'aéro | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Michel Déléris, président-fondateur de Jedo Technologies, et François Cenac, président de Bayab.

 

Nom de code : Reply.5. Il s’agit de la première machine dédiée à l’usinage de réparation des matériaux composites. Commercialisée par la jeune entreprise toulousaine Bayab industries, cette innovation est exposée au salon aéronautique du Bourget.

 

Qualifié et certifié par Airbus pour le fuselage de l’A350, le robot Reply.5, d’un poids de 50 kilos devrait avoir de beaux jours devant lui. C’est du moins ce qu’espère la jeune société toulousaine Bayab industries qui a mis au point son innovation en dix ans. « L’usinage par jet d’eau abrasif est une application industrielle qui permet de peler couche par couche le matériau composite sans le trouer afin qu’il soit réparé. Jusqu’à présent, ces opérations souvent difficiles à réaliser, s’effectuent par ponçage manuel avec un risque de variabilité. Et les avionneurs ont besoin d’automatisation », explique François Cenac, président et directeur technique de Bayab industries.

Pour capter d’autres marchés identifiés, tels que les volets et les trappes de l’A320neo, de l’A380, du 777 de Boeing, les marchés des hélicoptères et de l’éolien, le jeune directeur pense à faire évoluer très vite son parc de machine.
Dans trois ans, une nouvelle version améliorée du robot Reply.5 sera commercialisée, ainsi qu’un autre modèle de machine pour les pièces grand format des nacelles.
Avec trois salariés, la jeune société vise un chiffre d’affaires d’un million d’euros à la fin de l’année, trois millions en 2020 en gonflant ses effectifs d’une quinzaine de personnes.

« Pour atteindre notre objectif, nous devons vendre quinze machines par an », ajoute le président qui s’est mué en commercial au salon du Bourget, espérant que ce grand rendez-vous de l’aéronautique et du spatial lui ouvre des opportunités.

 

1,5 million d’euros injectés dans la R&D

Comment est née cette innovation ? C’est à Michel Déléris que revient l’idée. Le fondateur de Jedo Technologies, née à Labège en 1987 spécialisée dans la découpe de très haute précision de matériaux durs et tendres par jet d’eau, a eu une intuition : la technique du jet d’eau pourrait s’appliquer pour l’usinage des matériaux composites. Car au même moment Airbus annonce son nouveau programme l’A350. Une niche à prendre, en somme.

Pour vérifier la pertinence de cette éventuelle application, il lance en 2006 un programme de recherche dédié aux matériaux composites et dans lequel il investit 1,5 million d’euros, dont un tiers sous forme d’aides régionales dans le cadre des programmes Epicea et Aerosat. Et il emploie François Cenac, alors chercheur à l’institut Clément Ader, qui planche sur la thèse intitulée L’usinage non débouchant par jet d’eau abrasif sur matériaux composites. Le fruit de cette réflexion est la création de Bayab, chargée de commercialisée Reply.5.


Audrey Sommazi

 

 

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Occitanie : Arterris recrute et entend bien le faire savoir !

Occitanie : Arterris recrute et entend bien le faire savoir ! | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Yasmina Bousraou, la directrice des ressources humaines du groupe Arterris.

 

La coopérative Arterris recrutera de nouveau massivement en Occitanie en 2017. Pourtant, par manque de visibilité, elle peine à trouver des profils appropriés.

 

Arterris, le poids lourd du monde agricole dans le grand sud-ouest, poursuit ses recrutements dans la région Occitanie, sur un rythme semblable à celui de 2016. Soit un millier de contrats programmé cette année. Malgré ce volume très important, le groupe souffre encore d’un déficit d’image et peine à trouver des talents. « Nous manquons encore de visibilité. Nous avons donc lancé une campagne de communication pour nous faire connaître, « La grande aventure », et nous travaillons en interne comme en externe sur notre marque employeur », indique Yasmina Bousraou, la directrice des ressources humaines.

Ce sont ainsi une centaine de recrutements en CDI, une centaine de postes en CDD et une dizaine de contrats en alternance qui seront réalisés au cours de l’année par la coopérative. Laquelle recherche prioritairement des technico-commerciaux en grande culture et en vignes, dans l’ex-région Midi-Pyrénées, l’Aude, l’Hérault et le secteur de Perpignan. « Il peut s’agir aussi bien de profils expérimentés que d’alternants, puisque nous mettons l’accent depuis quelques années sur la formation », poursuit Yasmina Bousraou. Afin d’exercer ces fonctions, il faut avant tout avoir des connaissances dans les domaines de l’agriculture, afin d’apporter des conseils. Un BTS Agricole ou Viticulture-oenologie est ainsi indispensable. « Nous nous chargerons ensuite de les former sur l’aspect plus commercial. »

 

800 saisonniers pour l’été et l’automne

La coopérative recherche également des vendeurs conseils en jardinerie pour le réseau Gamm Vert. « Nous allons embaucher des vendeurs formés sur le végétal avec des BTS ou des Bacs pro liés à l’aménagement paysager par exemple, que nous formerons par la suite pour développer leurs compétences en vente. L’offre de nos magasin va s’étoffer avec des produits alimentaires, ce qui va nous amener à nous intéresser aussi aux personnes disposant d’une expérience de responsables produits frais, dans la grande distribution par exemple », indique Yasmina Bousraou. En plus de ces postes, Arterris recherche 800 saisonniers, 400 pour l’été et autant pour l’automne. Ils exerceront des fonctions de manutentionnaire, chauffeur, cariste ou d’ouvrier agricole. Pour ceux qui peuvent assurer durant les deux périodes, ce sont quatre ou cinq mois d’emploi garantis.
Pour mener à bien ces recrutements, Arterris vient de se doter d’une plateforme dédiée, et a mis en place un système de tutorat pour favoriser la bonne intégration des nouveaux venus.


Agnès Frémiot

 

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Toulouse : Assystem vient d'inaugurer son propre centre de formation

Toulouse : Assystem vient d'inaugurer son propre centre de formation | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Patrick Longuet, VP Aerospace Assystem et Virginie Wallaert, responsable commerciale Assystem Toulouse, lors de l’inauguration du Skills Development Center, le 30 mars dernier, à Blagnac.

 

Assystem, l’un des leaders européens de l’ingénierie aéronautique, vient d’inaugurer son « Skills Development Center » à Blagnac. Il lui permettra notamment de former ses futurs techniciens au contrôle qualité, qui feront partie des 300 personnes recrutées cette année.

 

Déjà fortement implanté dans le bassin toulousain avec 1900 salariés, le groupe international d’ingénierie Assystem va encore renforcer ses effectifs de 300 personnes à Toulouse, cette année. « Nous sommes dans une dynamique de croissance très forte. Nous accompagnons nos clients dans le développement de leurs produits, et dans la maîtrise de leurs investissements industriels, en couvrant l’intégralité du cycle en V », explique Valérie Monjou, responsable RH à Toulouse. Parmi ces postes, 40% seront ouverts à des ingénieurs et 60% à des techniciens.

Assystem a inauguré, le 30 mars dernier, son « Skills Development Center » (centre de développement des compétences) à Blagnac. En effet, comme le constate sa responsable des ressources humaines, « si les formations en aéronautique sont nombreuses sur le marché », le groupe recherche des profils très spécifiques dans les métiers du support à la production, qu’il peine à trouver. « Le secteur s’est retrouvé en pénurie sur ces profils. Nous avons donc décidé de créer notre propre cursus certifiant, à destination notamment des demandeurs d’emploi et de nos collaborateurs souhaitant évoluer vers ce type de métier. » Selon leur formation initiale, leur expérience et leurs aptitudes, les candidats suivent un parcours d’une durée adaptée, conduisant à une certification . « Nous sommes également en mesure de proposer des modules sur mesure à nos partenaires. » L’objectif pour Assystem est ainsi de former 700 personnes par an.

 

Un programme d’intégration pour les futurs ingénieurs

Pour embaucher ses futurs ingénieurs, Assystem a noué des partenariats avec plusieurs écoles d’ingénieurs, dont l’INSA Toulouse, Sup Aéro, ou l’IMA de Bordeaux. Des partenariats que le groupe envisage d’élargir. Il mise également sur le programme « Leo » destiné aux étudiants en stage de fin d’études. « Nous les intégrons en les plaçant au cœur de nos projets. Nous leur proposons également de participer en équipes à un concours de projets R&D, afin de développer leur créativité, en mode ludique. Nous leur donnons ainsi les moyens de s’exprimer. »

Pour ses recrutements, l’entreprise met l’accent sur le savoir-être. « C’est tout aussi important que les compétences techniques. Nous recherchons des personnes investies, créatives et partageant nos valeurs », signale Valérie Monjou. Pour fidéliser ses salariés, le groupe a mis en place un programme d’intégration avec deux bilans : le premier un mois après la prise de poste, le second au bout de quatre à sept mois. « Nous nous assurons ainsi que le collaborateur est satisfait de sa mission et de ses conditions de travail, et nous mettons en place des actions correctives si ce n’est pas le cas. » Enfin, grâce à son centre de développement des compétences, à l’Aerospace Institute ou à des formations externes, Assystem s’assure d’améliorer les compétences de ses salariés.
Les offres de la société sont disponibles sur son site de recrutement, mais également sur les réseaux sociaux professionnels.


Agnès Frémiot

 

 

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Législatives : les têtes d’affiches de Jean-Luc Mélenchon en Haute-Garonne

Législatives : les têtes d’affiches de Jean-Luc Mélenchon en Haute-Garonne | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Vendredi 10 mars, la France Insoumise va présenter ses candidats aux législatives en Haute-Garonne. Parmi les 10 investis, 3 personnalités servent de tête d’affiche et de locomotives.

 

À 50 jours du 1er tour, Jean-Luc Mélenchon est tourné plus que jamais vers la présidentielle. Mais le leader de la France Insoumise ouvre un autre front. Celui des législatives.

 

En Haute-Garonne, Jean-Luc Mélenchon souhaite marquer le territoire mais aussi les esprits. Face au numéro 3 du PS et député sortant, Christophe Borgel (9ème circonscription), France Insoumise présente le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard.

 

L’auteur du programme économique de la France Insoumise et conseiller régional, Liêm Hoang Ngoc est candidat sur la 4ème circonscription. Une circonscription sur laquelle Jean-Luc Mélenchon a obtenu son meilleur score lors de la présidentielle de 2012.

 

Enfin, l’avocate de la famille de Rémi Fraisse, tué à Sivens, Claire Dujardin, sera candidate sur la 1ère circonscription. Claire Dujardin sera face à une figure socialiste, la présidente de la commission des affaires sociales , Catherine Lemorton.

 

Laurent Dubois (@laurentdub)

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L'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'énergie dévoile ses ambitions 2017 en Occitanie

L'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'énergie dévoile ses ambitions 2017 en Occitanie | La lettre de Toulouse | Scoop.it

La nouvelle équipe dirigeante de l’Ademe Occitanie :

Eric Gouardes, directeur régional adjoint ;

Michel Peyron, directeur régional

et Frédéric Guillot, directeur régional délégué.

 

L’Ademe Occitanie a présenté mardi son nouveau visage à l’échelle de la Région, ainsi que sa stratégie 2017. Les enjeux prioritaires sont la rénovation énergétique, l’économie circulaire et la chaleur renouvelable.

 

« Etablissement sous tutelles ministérielles, nous sommes là pour mettre en musique les politiques publiques en Occitanie, dans les domaines de l’environnement, de l’énergie et du développement durable », a précisé Michel Peyron, directeur régional de l’Ademe Occitanie à l’occasion de la présentation du nouveau visage de l’institution, ce 20 février.

Une vaste mission que pilote désormais une seule direction régionale implantée sur deux sites à Toulouse et à Montpellier. En 2016, L’institution a investi plus de 42 millions d’euros en soutien de 339 projets. « 53% de ce montant a été investi dans des projets de transition énergétique et 42% sur l’économie circulaire », précise Michel Peyron. Ces soutiens à l’investissement couvrent les trois-quarts du budget de l’institution, une grande partie du reste étant dédiée à l’animation des territoires, à commencer par les 34 Espaces Info-Énergie ainsi que les sept plateformes territoriales de la rénovation énergétique de l’habitat privé, un axe prioritaire pour l’institution.

Pour accompagner les collectivités et les entreprises dans leur transition, l’Ademe propose notamment la planification d’études et des missions de conseil, la formalisation de partenariats techniques et financiers avec des groupements de collectivités locales (les EPCI), ainsi que le pilotage d’appels à projets.

 

Une stratégie 2017 émaillée de quinze appels à projets

Sur le volet éco-mobilité, l’Ademe prévoit notamment le lancement en 2017 d’un appel à projet pour co-construire avec les territoires des projets globaux d’eco-mobilité. Elle soutient également l’installation des 1200 bornes de recharge électrique prévues d’ici la fin de l’année et prévoit l’ouverture d’une centre régional sur la mobilité durable « car les changements de comportements s’inscrivent dans la durée et sont à relayer sur les territoires », selon Frédéric Guillot, directeur régional délégué. Côté économie circulaire, l’institution met le cap sur l’amélioration de la gestion séparée des biodéchets et la mise en place de la tarification incitative sur les déchets ménagers avec deux appels à projets prévus. « Il faut inciter les consommateurs à produire moins de déchets et favoriser le tri en amont de la matière organique pour capter sa forte valeur ajoutée en terme de matière et de potentiel énergétique », souligne Eric Gouardes, directeur adjoint.

Quant aux énergies renouvelables, le cap 2017 vise en priorité la chaleur renouvelable. « Sur l’électricité renouvelable, nous sommes dans les clous mais sur la chaleur renouvelable, la région est en retard par rapport aux objectifs nationaux. Il faudrait faire quatre fois plus mais le prix des énergies fossiles actuellement bas rend cette énergie peu compétitive » souligne Michel Peyron. L’Ademe compte poursuivre son accompagnement sur la qualité des approvisionnements en bois énergie, booster la géothermie et financer de nouveaux projets ambitieux grâce à deux appels à projets en cours dont un sur des projets territoriaux.

Parmi les autres enjeux clés, les projets coopératifs et citoyens sur les énergies renouvelables feront l’objet d’un nouvel appel à projet planifié avec la Région en juin. De quoi favoriser les retombées économiques locales. « Cela permet de faire émerger des projets qui ne se feraient pas autrement. En Allemagne, 50% des projets se développent sur ce modèle », rappelle Michel Peyron. Sur 2017, l’Ademe interviendra également en soutien technique dans l’élaboration de la stratégie Repos (Région à énergie positive) pilotée par la Région.


Aurélie de Varax

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Toulouse : Scalian va recruter 180 personnes en 2017

Toulouse : Scalian va recruter 180 personnes en 2017 | La lettre de Toulouse | Scoop.it

François Schnoebelen, DRH du groupe Scalian.

 

Scalian, ex Eurogiciel, envisage de recruter plus de 800 personnes en 2017, dont 180 uniquement à Toulouse. Pour accompagner sa croissance, le groupe recherche des Bac +5 « agiles et créatifs ». Le point avec le DRH, François Schnoebelen.

 

Eurogiciel, qui vient de changer d’identité pour devenir Scalian, prévoit de recruter 820 personnes cette année. Dont 180 en Occitanie, où le groupe compte quatre implantations à, et autour de Toulouse. « Dans le cadre de la forte progression de nos activités, nous avons des besoins très importants et nous allons intégrer des salariés pour nos deux pôles : systèmes numériques et performance des opérations. Nous sommes à la recherche des futurs pépites de demain, des candidats agiles, adaptables, et créatifs », indique François Schnoebelen, le DRH de Scalian.

Le groupe va embaucher, tout au long de l’année 2017, des ingénieurs architectes Java JEE, télécoms, systèmes embarqués, IVV, traitement d’images et du signal pour son pôle systèmes numériques. Des ingénieurs en gestion de projet, des consultants fonctionnels et des ingénieurs en management de la performance (qualité, supply Chain, assurance qualité produit/process) seront, eux aussi, recrutés pour son entité spécialisée dans la performance des opérations. Un Bac +5 minimum est requis pour postuler, tout comme une première expérience réussie dans le secteur, alternance longue ou premier emploi, avec une mise en pratique du diplôme. « Du point de vue de la personnalité, nous voulons des candidats en mesure de s’adapter constamment aux besoins de nos clients, qui évoluent perpétuellement. Nous ne misons pas uniquement sur une compétence technique, nous recherchons de personnes capables de sortir de leur périmètre de sécurité et en mesure de créer », précise François Schnoebelen.

 

Des annonces régulièrement mises en ligne

Afin d’attirer les candidats dans un secteur très concurrentiel, Scalian met en avant la qualité de son environnement de travail, mais aussi celle de ses effectifs. « Les futurs salariés ne vont pas être noyés parmi des généralistes, mais ils vont rejoindre une communauté d’experts. Les missions et les clients vont leur permettre de s’épanouir dans leur créativité et leurs capacités technique », argue François Schnoebelen. De plus, une fois intégrés dans l’entreprise, les collaborateurs sont suivis régulièrement par leurs managers, lors d’entretiens de détermination des objectifs organisés tous les six mois, et peuvent participer à des formations en présentiel ou en e-learning proposées au sein de l’Academy développée par la société.

Pour rejoindre Scalian, des annonces sont publiées quotidiennement sur le site du groupe. Un chargé de recrutement qualifie chaque candidature. Les profils sélectionnés passent ensuite par un système de sélections, qui comprend un test technique, un entretien plus généraliste, et une rencontre avec un manager. « Nous sommes exigeants dans notre processus de recrutement. Mais, pour le moment, nous n’avons pas eu de difficultés à atteindre nos objectifs et à recruter les bons profils », se félicite François Schnoebelen.


Agnès Frémiot

 

Les candidatures peuvent être adressées à : recrutement@scalian.com

 

 

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Pourquoi Triaxe lance son studio de tournage à Toulouse

Pourquoi Triaxe lance son studio de tournage à Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Pierre Carrère, dans le studio toulousain Atlanta de Triaxe. L’entreprise est aussi présente à Bordeaux et Caen.

 

Le studio Atlanta du spécialiste de l’audiovisuel professionnel Triaxe comble un déficit de la Ville rose en matière de plateaux de tournage. Le prestataire toulousain s’offre ainsi des perspectives de croissance.

 

Ce ne seront pas les studios américains Raleigh qui l’auront fait, mais bien un Toulousain, Triaxe, qui vient de créer un studio de tournage dans la Ville rose. Baptisé studio Atlanta, en raison de sa proximité avec l’avenue éponyme, son nom est la seule concession à nos amis d’outre-Atlantique. Le spécialiste de l’audiovisuel professionnel depuis vingt ans,Triaxe, vient en effet de se doter d’un outil de travail flambant neuf pour un million d’euros.

Et son nouveau bâtiment de 1000 m², à la surface doublée, lui donne l’occasion d’abriter un studio de prise de vue de 120 m², un standard en la matière. « Les boîtes de production audiovisuelle parisiennes étaient en attente de ce type d’équipement. Hormis les studios de France Télévisions à la Cépière, difficilement louables, et d’autres plus petits vers Carbonne, il n’y avait rien à Toulouse, alors que Montpellier ou Marseille sont très bien dotés », explique Pierre Carrère, co-gérant au côté de Philippe Belaud de Triaxe.

 

Producteurs ou publicitaires intéressés

Pour compléter l’offre, la société a conclu un partenariat avec le Belge Eye Lite, fournisseur de référence de matériel d’éclairage et de caméras, qui a participé au tournage du dernier film de Ken Loach, palme d’or à Cannes. « Tout a été pensé pour une offre de qualité, des loges sympathiques, des terrasses, et une hauteur sous plafond de 6 mètres qui permet d’accueillir un camion ou un moteur d’Airbus par exemple. Nous comptons ainsi intéresser à la fois des producteurs de films d’entreprises, de fictions, des publicitaires, des réalisateurs ou des motion designers », souligne Pierre Carrère.

 

Un marché de l’image en hausse

Selon le dirigeant, le marché de l’image prend de l’ampleur dans le Sud-Ouest. « L’ex Midi-Pyrénées se bat pour augmenter son quota de films produits en région. Et chaque entreprise ou institution consomme de plus en plus d’images avec un niveau de qualité exigeant. Quand ça va mal, une entreprise communique différemment mais elle communique pour afficher des messages simples et forts », décrypte Pierre Carrère.

Le studio Atlanta devrait générer une activité de 300.000 à 500.000 euros dès sa première année d’exploitation. De quoi réaliser pour l’entreprise un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros en 2017 pour trente quatre salariés. Alors que son marché traditionnel de vente et d’équipement audiovisuel d’entreprises ou d’administrations atteint un seuil de maturité, Triaxe trouve dans son studio un nouveau relais de croissance.


Isabelle Meijers

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A Toulouse, un Technocentre pour rendre les outils 3D accessibles aux PME

A Toulouse, un Technocentre pour rendre les outils 3D accessibles aux PME | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Pascal Erschler, fondateur de Technocentre 3D, dont les bureaux sont situés chemin de la Flambère, à Purpan.

 

 

Entre centre d’affaires et pépinière d’entreprises, Technocentre 3D accompagne les PME dans la conception et la fabrication de leurs produits, en mettant à leur disposition des outils 3D, des bureaux de travail et des espaces de stockage.

 

Le développement rapide de produits n’est pas à la portée de toutes les entreprises, en particulier les plus petites, faute de compétence et de moyen financier. C’est le cas de 3dental Prod, société spécialisée dans la production de guides chirurgicaux pour la pose d’implants dentaires et maxillo-faciale, fondée Jean Taurines en 2014.

« Jeune, je n’avais pas les moyens d’investir dans une imprimante 3D qui coûte 80.000 euros », témoigne ce dernier. Depuis un an, le chef d’entreprise de 34 ans est locataire de Technocentre 3D. Ce concept, à mi-chemin entre un centre d’affaires et une pépinière privée d’entreprises ; partage 1500 m² de locaux avec deux autres sociétés. L’une, Kallisto, est distributrice d’équipements industriels 3D depuis 1999. L’autre, Aurore Arka, exerce dans le prototypage depuis vingt-cinq ans. Toutes trois sont gérées par Pascal Erschler, qui vient d’investir un million d’euros dans les travaux de réhabilitation des nouveaux locaux et l’acquisition de quatre nouvelles machines industrielles.

« Puisque nos équipements ne sont pas utilisés à 100%, nous avons décidé de les mutualiser et de les partager avec des entreprises afin qu’elles puissent produire leurs prototypes et modéliser leurs projets », ajoute Pascal Erschler. « A la demande, elles peuvent utiliser des imprimantes 3D, scanners 3D, fraiseuses, thermo-formeuses… Une équipe de six salariés, employés par Kallisto et Aurore Arka, assure l’accompagnement technique des résidents ».

 

Gamme de services

Ces derniers sont pour l’heure au nombre de trois. « L’objectif est d’accueillir quinze entreprises au Technocentre 3D », précise son fondateur, espérant atteindre cet objectif dans le courant de l’année 2017.

Pour convaincre les PME, start-up et porteurs de projet à s’installer, Pascal Erschler a développé une panoplie de services : la location de bureau de 10 à 20 m² à partir de 350 euros par mois, de salle de réunion, d’atelier de stockage et de surface technique.
Une offre qui satisfait Jean Taurines. Même si il ne réalise pas d’économies, comme il dit, puisqu’il confie la conception et la fabrication des guides chirurgicaux à la société Aurore, il n’envisage pas d’investir dans du matériel 3D cette année.


Audrey Sommazi

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Le groupement Cémater compte s'imposer dans l'ambition régionale « Territoire à énergie positive »

Le groupement Cémater compte s'imposer dans l'ambition régionale « Territoire à énergie positive » | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Les ombrières photovoltaïques du stade de la Méditerranée à Béziers.

 

A l’occasion du salon Energaïa, le réseau Cémater qui regroupe les entreprises occitanes des secteurs des énergies renouvelables et de la construction durable, se met en ordre de marche pour contribuer à l’objectif « Région à énergie positive » 2050.

 

« Notre force, c’est d’aborder la question des énergies renouvelables et de la construction durable de façon globale », a insisté Stéphane Bozzarelli, président du groupement Cémater et par ailleurs responsable de l’Agence Sud de l’entreprise Quadran. Le réseau, qui regroupe cinquante entreprises des secteurs des énergies renouvelables et de la construction durable en région occitane, présentait sa feuille de route 2017-2019 dans le cadre du salon Energaïa, le 14 décembre, à Montpellier.

En tête de liste de ces objectifs : accompagner la région dans sa volonté de transition vers les énergies positives. « Nous devons aller à la rencontre des services de l’État, des élus, des collectivités…, de l’ensemble des acteurs pour travailler ensemble à notre futur énergétique. Grâce à la dynamique de ce cluster, nous avons la capacité d’animer et de développer la filière des énergies renouvelables et de stimuler le marché avec des projets collectifs vitrines. Mais l’accroissement de la performance de nos entreprises passe par le développement du lobbying auprès de l’État. Trop de projets sont encore bloqués dans la Région Occitanie. En Midi Pyrénées, sur quinze projets éoliens déposés, un seul a été accepté. Les freins sont encore importants » déplore Stéphane Bozzarelli.

Alors pour booster la filière, Cémater projette la mise en place d’actions visant à faire gagner en visibilité les Énergies renouvelables (ENR), connues de tous, mais encore peu valorisées. Parmi les actions stratégiques déployées sur les trois prochaines années, Cémater souhaite créer un observatoire régional des ENR, créer un label d’évaluation et de certification des projets pour assurer un niveau de qualité élevé ou encore assurer un partage et retour d’expériences de l’ensemble des acteurs porteurs de projets.

Intégrer les entreprises ex-Midi-Pyrénées

Bien que la filière des ENR soit jeune, avec des entreprises créées pour la plupart après 2008, elle n’en reste pas moins prometteuse et source d’emplois. La moitié des entreprises adhérentes de Cémater prévoit d’embaucher en 2017 et la cinquantaine d’entreprises du réseau représentait en 2015 un chiffre d’affaires s’élevant à 688 millions d’euros. « Nous demandons aujourd’hui un coup de pouce à la Région pour créer un poste permanent au sein du cluster. Nous représentons près de 80% de la filière à l’échelle de la Région et l’animation de cette filière représente un énorme travail », précise le Président du cluster.

Dernier objectif pour le cluster d’ici 2019, recruter de nouveaux membres pour atteindre 100 adhérents. « Nous sommes historiquement centrés sur l’ex-Languedoc-Roussillon, mais nous commençons à intégrer au sein du cluster des entreprises de Midi-Pyrénées », conclut Stéphane Bozzarelli.


Coralie Pierre

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CCI Occitanie : Fourcade hors course, Di Crescenzo sûr d'être élu

CCI Occitanie : Fourcade hors course, Di Crescenzo sûr d'être élu | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Bernard Fourcade, président sortant de la CCI Languedoc-Roussillon, et Alain Di Crescenzo, son homologue à la CCI de Toulouse

 

Le suspense est désormais inexistant en vue de l'élection du 1er président de la nouvelle CCI régionale d'Occitanie, qui sera installée le 16 décembre. Alain Di Crescenzo, président sortant de la CCI de Toulouse, reste le seul candidat en lice, alors que Bernard Fourcade, son homologue à la CCI L-R, vient de se retirer.

 

Les deux hommes avaient annoncé de longue date leur souhait de candidater à la présidence de la CCI Occitanie, qui sera installée lors de l'assemblée générale prévue ce vendredi 16 décembre 2016 à Blagnac, mais le suspense n'aura pas duré jusqu'au bout. Bernard Fourcade, président sortant de la CCI Languedoc-Roussillon, et actuel président de la CCI des Pyrénées-Orientales, a en effet annoncé, le 12 décembre, le retrait de sa candidature face à Alain Di Crescenzo, président de la CCI de Toulouse.

"Actant le fait que je ne suis pas soutenu par certains présidents des cinq CCI du Languedoc-Roussillon et considérant le rapport de force ainsi créé, j'ai pris la décision de ne pas présenter ma candidature, indique-t-il. Élu le 22 novembre avec 75% des voix, Président de la CCI de Perpignan et des Pyrénées-Orientales, je vais me consacrer à cette ville et à ce département que j'aime et pour le développement économique desquels je me bats depuis de nombreuses années."

 

Le choix d'André Deljarry et des élus du L-R

Le 19 novembre, André Deljarry, président de la nouvelle CCI de l'Hérault, a en effet publié un communiqué indiquant qu'il apporterait, ainsi que "les élus régionaux", son soutien à Alain Di Crescenzo.

"Son expérience en tant que 1er vice-président de la CCI de Région Midi-Pyrénées depuis 2010 est un atout majeur puisqu'il connaît bien les problématiques et les prérogatives de l'échelon régional et qu'il sera ainsi mener le dialogue constructif incontournable avec l'État et la Région Occitanie pour apporter toute la vision pragmatique et efficace des entrepreneurs au service des politiques publiques", estime André Deljarry.

Lors d'un entretien accordé à La Tribune Toulouse en juillet dernier, Alain Di Crescenzo avait, de son côté, listé les conditions qui justifient sa candidature à la présidence de la CCI Occitanie.

"Il y a trois conditions sine qua non pour me présenter. Tout d'abord que je sois élu à la CCI de Toulouse 31. Deuxièmement, il faut un projet soutenu par la majorité des élus consulaires du grand territoire. Troisièmement, il faut une équipe soudée sur l'ensemble de l'Occitanie. Nous y travaillons."

Les 86 membres issus des nouvelles CCI départementales, élus lors des élections consulaires de novembre 2016, éliront un président et un bureau pour une durée de cinq ans, lors de cette assemblée générale d'installation.

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Garonne Développement : objectif 1400 constructions neuves en 2017

Garonne Développement : objectif 1400 constructions neuves en 2017 | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Pour les professionnels du BTP, l’augmentation de construction de logements dope leur activité.

 

En mutualisant moyens et compétences au service de l’habitat social, le groupement d’intérêt économique permet de mener un plan de construction de logements neufs au service des collectivités. Près de 1400 nouvelles constructions devraient être réalisées en 2017.

 

Depuis sa création en 2012, Garonne développement dépasse les objectifs qu’il s’était fixé. Le GIE (Groupement d’intérêt économique) qui regroupe plusieurs bailleurs sociaux, OPH 31, SA des Chalets, Coopérative des Chalets et SA Gascogne HLM du Gers, a pour objectif de mutualiser les moyens et les compétences en matière de maîtrise d’ouvrage dans l’habitat social.

 

Vers une réglementation de la profession du BTP

« Nous voulons répondre aux enjeux des territoires en proposant un aménagement maîtrisé, un développement de constructions neuves et la réhabilitation et le renouvellement urbain », explique Jean-Michel Fabre, président de Garonne Développement. Ce groupement de moyens permet à Garonne développement de mener des projets sur cinq départements : Haute-Garonne, Tarn, Tarn et Garonne, Gers et Lot, même si celui de la Haute-Garonne regroupe 90% des habitations construites ou rénovées.

« L’objectif des 1000 logements par an est largement dépassé. En 2016, nous enregistrons 1200 constructions neuves », se félicite Pierre Marchal, directeur général adjoint du GIE. En 2017, le cap des 1460 constructions neuves et de 919 réhabilitations est fixé. Des chiffres qui redonnent le sourire à Frédéric Carré, président de la Fédération du BTP 31.

« Avec 145.000 emplois détruits dans le secteur dont 5000 en Haute-Garonne, notre profession se trouve encore en convalescence », explique celui qui attire l’attention sur l’importance de généraliser les bonnes pratiques dans le métier. « On a vu l’émergence d’une concurrence déloyale, comme le travail dissimulé, la fausse sous-traitance ou la fraude. L’instauration de la charte Ethibat signée par l’intégralité des bailleurs sociaux et 220 entreprises du secteur doit permettre d’exclure ceux qui ne respectent pas les règles ».


Philippe Font

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Rénové, le campus Mirail s'affiche en nouveau porte-drapeau de l'université de Toulouse

Rénové, le campus Mirail s'affiche en nouveau porte-drapeau de l'université de Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Architecture contemporaine et équipement moderne : campus Mirail fait peau neuve / Carole Delga, présidente de la région Occitanie lors de l’inauguration du campus.

 

 

L’université Jean-Jaurès – ex facultés du Mirail - a inauguré ce jeudi 25 novembre son campus Mirail entièrement réhabilité. L’objectif est ambitieux puisqu’il s’agit de faire de ce site une nouvelle référence internationale.

 

Plus rien à voir, ou presque. Ce qui est sûr est que l’ancien étudiant des années 90, un brin nostalgique, qui décide de revenir dans les pas de son parcours universitaire au Mirail ne s’y retrouve pas. Entre-temps, l’établissement a changé de nom, rebaptisé Jean-Jaurès, et il s’est entièrement métamorphosé.

Pour améliorer la vie des étudiants et de ses salariés, des services pratiques ont été mis en place : une crèche pour les étudiants, une résidence étudiante de 230 logements, un gymnase, une maison des solidarités…

 

Le changement vient surtout de son architecture. « Le patrimoine, imaginé par les architectes Candilis, Josic et Woods en 1964, ne pouvait plus être conservé », explique Alain Nègre, directeur de l’agence Valode Pistre associée au cabinet Kardham Cardete Huet Architecture (racheté par le groupe Amsycom en 2014, NDLR) dans le cadre du partenariat public-privé pour la dernière tranche des travaux.

L’architecte s’explique : « d’un point de vue structurel, Candilis avait planté des poteaux tous les six mètres. Nous ne pouvions pas les garder dans les salles de cours agrandies. Les bâtiments en béton étaient en mauvais état et n’étaient pas aux normes environnementales. Nous avons alors décidé de réinterpréter ses idées : l’architecture horizontale - les bâtiments ne font pas plus de deux étages- et la circulation piétonne, notamment. »

Coût total de cette opération d’envergure : une enveloppe de l’Etat de 450 millions d’euros, dont la moitié pour l’entretien et la maintenance du campus sur vingt sept ans, et un budget de 150 millions d’euros au titre de trois contrats de projets État-Région.

 

Vers la reconquête du label Idex

http://www.touleco.fr/local/cache-vignettes/L470xH314/compmirailuniversitehr02-81315.jpg

 

A travers ce vaisseau amiral rénové, l’université Jean-Jaurès, avec ses 28.000 étudiants et ses 2000 employés sur l’ensemble de ses sites, espère peser dans le palmarès des meilleures facultés européennes, selon son président Daniel Lacroix. Même souhait pour Philippe Raimbault. Le président de l’Université fédérale de Toulouse estime que « la concurrence internationale nous oblige à nous mettre au niveau ».

 

Carole Delga, présidente de la région Occitanie, espère le « dépassement des logiques individuelles » pour « jouer collectif » et viser « la reconquête » du label Idex et de sa dotation financière.
Ce changement d’image n’est cependant pas au goût de tous les étudiants. Une poignée d’entre eux est venue siffler la venue des présidents des collectivités lors de l’inauguration du campus Mirail ce jeudi. Ils regrettent le désinvestissement financier de l’État qui se répercute, selon un porte-parole, sur des suppressions de postes notamment dans les UFR de psychologie et d’anglais. Les bâtiments changent, mais les habitudes restent tenaces…


Audrey Sommazi

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Trophées de l'Aéronautique : Ludovic Asquini désigné Manageur de l'année

Trophées de l'Aéronautique : Ludovic Asquini désigné Manageur de l'année | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Les lauréats et parrains des trophées 2016 de l'aéronautique. (Crédits : Rémi Benoit)Six entreprises et un manageur ont été distingués ce jeudi 13 octobre lors de la 4e édition des Trophées de l'Aéronautique, qui s'est déroulée à l'aéroport de Toulouse. Plus de 300 décideurs du secteur étaient au rendez-vous de cette soirée dédiée à la supply chain aéronautique. Ludovic Asquini, président de Nexteam (Marmande), est le "manageur de l'année" 2016. Palmarès complet.

 

Catégorie adaptation au marché : WeAre Aerospace

Siège social : Montauban (82)
Activité : Usinage, traitement de surfaces et assemblage

We Are Aerospace, dirigé par Pascal Farella, est un groupe constitué de plusieurs sociétés françaises (Chatal, Espace, Farella et Armor Meca) qui se sont regroupées afin de créer un véritable groupe industriel intégré. Avec la création de Prismadd, l'entreprise est présente sur le secteur prometteur de la fabrication additive. We Are Aerospace est la "conclusion logique" d'une stratégie de regroupement qui a commencé en 2010 avec Ace Aéronautique. Le nouveau groupe vise 300 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2020 et de nombreux recrutements.

 

 Autre nominé : Nimitech

 

Catégorie Usine du futur et performance industrielle : Figeac Aero

Siège social : Figeac (46)
Activité : Pièces de structure et sous-ensembles aéronautiques

Le groupe aéronautique Figeac Aero enregistre 252 millions d'euros de chiffres d'affaires et plusieurs énormes contrats annoncés ces derniers mois. L'entreprise de Jean-Claude Maillard est en pointe en matière de technologies et de management de la production avec 38 millions d'euros d'investissement en matériel sur le site de Figeac et 16 millions d'euros pour la R&D appliquée à l'usine du futur. Les membres du jury ont tenu à saluer le parcours "exceptionnel", du PDG Jean-Claude Maillard, "le plus beau du secteur" selon eux...Aujourd'hui Figeac Aero est une ETI référencée par tous les grands donneurs d'ordres, qui vise entre 650 et 750 millions d'euros de chiffre d'affaires d'ici 2020.

 

Autres nominés : Aeroprotec Group et Établissements Cazenave

 

Catégorie Innovation : Aurock

Siège social : Albi (81)

Activité : Fabrication de moules en béton réfractaire renforcé de fibres pour l'aéronautique

Aurock est une société qui développe des moules en béton réfractaire pour l'aéronautique, une technologie brevetée qui permet de fournir un moule en 8 semaines, contre 8 mois pour les moules classiques en acier. L'entreprise, une "pépite" selon les membres du jury, a été fondée par deux docteurs ingénieurs de l'école des mines, Olivier Barreau et Fabien Nazaret, et elle travaille notamment au service d'Airbus, Safran et Liebherr.

 

Autres nominés : Donecle et Groupe Gorgé

 

Catégorie International : Spherea Test & Services

Siège social : Colomiers (31)
Activité : test des systèmes électroniques et optroniques critiques

Spherea Test & Services est une ex filiale d'Airbus, devenue une ETI indépendante en 2014 par la volonté de son PDG Christian Dabasse. Son objectif est d'atteindre 150 à 180 millions d'euros de chiffre d'affaires d'ici 2020. Une filiale a été créée cette année à Miami et Spherea compte 600 clients dans 50 pays. Pour Christian Dabasse, dont le jury a souligné le courage au moment de quitter le giron d'Airbus, "aujourd'hui nous sommes une entreprise français qui exporte, mais d'ici 5 ans, notre terrain de jeu sera la planète."

 

Autre nominé : Satori

 

Catégorie Numérique : 3dTrust

Siège social : Toulouse (31)
Activité : Méthode innovante
pour sécuriser les flux de données d'impression vers des imprimantes 3D à distance.

3dTrust s'est positionnée sur le secteur prometteur de la fabrication additive en proposant de sécuriser les données envoyées sur les imprimantes 3D. La société est hébergée au sein du Airbus BizLab à Toulouse et mise sur la digitalisation de la supply chain. Son cofondateur Antoine Jeol est convaincu que "l'impression 3D va révolutionner l'industrie"  et propose donc de s'intéresser à l'aspect "propriété intellectuelle" des données.

 

 Autres nominés : Innov'ATM et Syntony

 

Catégorie Manageur de l'année : Ludovic Asquini, Nexteam

Ludovic Asquini est le président de Nexteam Group (Marmande, Lot-et-Garonne), l'un des plus gros usineurs du monde aéronautique. Le groupe est né en 2015 de la fusion de plusieurs sociétés aéronautiques françaises et participe à la structuration de la supply chain souhaitée par les donneurs d'ordres. Le jeune chef d'entreprise est reconnu pour son ambition et son sens des affaires. Il vise 140 millions d'euros de chiffre d'affaires cette année et une implantation aux États-Unis d'ici deux ans. Ludovic Asquini revendique des valeurs de proximité et de convivialité : "nous sommes une société familiale attachée à un projet industriel. Je tiens à conserver cette logique et cette identité".

 

Autres nominés : Marc Moret (Loiretech) et Sabine Tertre (Air Support)

 

Prix du jury : Marc Moret, Loiretech

Marc Moret a fondé le groupe Loiretech en 1988, un groupe spécialisé dans l'outillage pour pièces composites et aujourd'hui composé de plusieurs filiales. Il enregistre un chiffre d'affaires de 15 million d'euros. Le jury a mis en valeur le parcours de Marc Moret, ancien du secteur de l'automobile (il a passé plusieurs années chez PSA), qui a suivi son goût pour entrepreneuriat : il a racheté deux sociétés qu'il a fusionnées pour créer Loiretech et s'imposer sur le marché de l'aéronautique. Airbus, Bombardier, Safran et Daher font partie de ses clients.

 

@SoArutunian



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UberEats débarque à Toulouse dans le florissant marché de la livraison à domicile

UberEats débarque à Toulouse dans le florissant marché de la livraison à domicile | La lettre de Toulouse | Scoop.it

La livraison de repas à domicile a le vent en poupe dans la Ville rose. Après AlloResto, Toulouse à domicile, Deliveroo en 2016 ou encore Foodora le 18 mai dernier, c’est la société américaine Uber qui a lancé il y a quelques jours son offre de livraison de repas à domicile via son application UberEats.

 

« Notre credo, c’est de démocratiser la livraison à domicile, en alliant petits prix, qualité, fiabilité et rapidité ». Stéphane Ficaja, manager général France d’UberEats, se félicite de voir Toulouse s’ouvrir à la société américaine UberEats après Paris, Lille, Lyon, Nantes et Bordeaux. « Nous proposons de se faire livrer en moins de 30 minutes des plats cuisinés par les restaurants situés dans un rayon de trois kilomètres autour de soi ».

Face à la concurrence exacerbée du secteur, UberEats plaide pour sa technologie poussée. « Le marché de la livraison à domicile est énorme, et sous-développé en France jusqu’à présent. Et j’ai confiance dans notre technologie, qui permet une expérience optimisée, car la logistique est notre cœur de métier », assure Stéphane Ficaja.

Le service allie trois applications : une pour le client qui peut choisir et commander son repas parmi un large panel de restaurants, puisque une centaine d’établissements toulousains est déjà inscrit ; une deuxième qui permet au restaurateur de gérer le flux de commandes en direct et d’optimiser son activité ; en enfin une troisième qui aide les coursiers indépendants à vélo chargée de la livraison à s’orienter chez le client.

 

Une centaine de coursiers inscrit

Pour les clients, aucun minimum de commande n’est requis et la livraison leur coûtera 2 euros, quelque soit le montant de la course. UberEats met en avant son application personnalisable, ainsi que la possibilité de programmer à l’avance des livraisons et de faire coïncider leurs commandes avec leurs déplacements Uber. Les coursiers, qui sont déjà une centaine à s’être inscrit sur la plateforme, gagnent en moyenne 6 euros par livraison et n’ont pas obligation de travailler exclusivement avec la marque américaine, ce qui leur permet de cumuler les trajets avec d’autres applications concurrentes.

Pour Moussa Sangaré, gérant et manager du restaurant de street food thaï Pitaya, qui a ouvert en décembre dans le quartier de Toulouse Esquirol, « l’application UberEats a des avantages par rapport à ses concurrents. Le client a la possibilité de noter le restaurant et aussi le livreur. La livraison est une activité importante et complémentaire à la vente sur place ou à emporter, puisqu’elle représente 30% de notre chiffre d’affaires. Cela nous a permis de recruter trois personnes supplémentaires ». UberEats se rémunère en prélevant 20 à 30% du prix de chaque commande. Lancé en 2016, UberEats comptabilise plus de 40.000 restaurants partenaires dans quatre-vingt-deux villes et vingt-six pays.


Julie Rimbert

 

 

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Viseo surfe sur le marché porteur de la business intelligence

Viseo surfe sur le marché porteur de la business intelligence | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Les locaux de Viseo Toulouse, rue Brindejonc des Moulinais, à proximité de la Cité de l’Espace.

 

 

L’agence régionale de la société de conseil et services numériques Viseo prévoit une trentaine de recrutements supplémentaires d’ici fin 2017.

 

Implanté dans la Ville rose depuis 2011, Viseo vient de passer le cap des cent collaborateurs dans ses bureaux toulousains. L’agence régionale, dont la zone commerciale couvre le grand Sud Ouest, a réalisé 10 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016 et prévoit de poursuivre sa croissance cette année.

 

« Nous comptons recruter trente personnes en CDI en 2017 pour accompagner notre développement local autour des métiers de la Business Intelligence, du développement d’applications web et mobile, mais aussi sur l’intégration des solutions de gestion de Microsoft et de SAP », précise Hélène Vauchel, responsable des Ressources Humaines de Viseo basée à Toulouse.

 

Cette croissance s’inscrit dans la stratégie « Viseo 2020 » annoncée par le groupe en février 2017, dans l’objectif d’atteindre 200 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 20% à l’étranger, à l’horizon de trois ans. Viseo (132 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016) emploie aujourd’hui 1200 collaborateurs dans le monde. Elle a par ailleurs ouvert de nouveaux bureaux à Sydney en début d’année .


Chantal Delsouc, MID e-news

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Emmanuel Macron peut-il bousculer la majorité de Carole Delga ?

Emmanuel Macron peut-il bousculer la majorité de Carole Delga ? | La lettre de Toulouse | Scoop.it

La majorité du conseil régional d’Occitanie est composite. Elle repose sur trois composantes : le PS, Nouveau Monde et le PRG. L’attelage a déjà connu des tangages. En mai dernier, une délibération a été rejetée et une partie de Nouveau Monde a fait ouvertement  sécession. Ces péripéties n’entravent pas la bonne marche du conseil régional. Mais la présidentielle de 2017 pourrait changer la donne.

L’émergence d’Emmanuel Macron sur la scène politique nationale peut bouleverser l’équilibre du conseil régional. Le phénomène En Marche ! risque d’impacter d’autres collectivités. En cas de victoire d’Emmanuel Macron, au conseil départemental de la Haute-Garonne ou à la mairie de Toulouse, des « macroniens » (de la première heure ou de dernière minute) risquent de se constituer en groupe. Mais, au conseil régional d’Occitanie, les choses sont plus sensibles. Carole Delga a parrainé Benoît Hamon et soutient fermement l’adversaire d’Emmanuel Macron. La présidente de Région a notamment lancé un appel de Carcassonne pour fédérer le PS d’Occitanie derrière le candidat socialiste.

Mais ce n’est pas simplement la ligne politique de la présidente de Région qui pèse dans la balance. C’est la physionomie de l’assemblée régionale qui est en cause.

 

L’existence d’une majorité hétéroclite renforce un risque Macron. En effet, le nombre de « macroniens » atteint un seuil critique. Pour mesurer l’ampleur des ralliements, il suffit de consulter le site du conseil constitutionnel.

 

6 conseillers régionaux PRG ont parrainé Emmanuel Macron. Un élu socialiste a également signé pour le candidat d’En Marche !

Il faut également ajouter un conseiller régional PRG qui soutient Emmanuel Macron sans avoir parrainé le candidat Macron.

Le seuil de constitution d’un groupe (prévu par le règlement intérieur) est de 7. Le seuil est atteint.

Ce n’est pas tout. Une vingtaine de conseillers régionaux (de gauche) n’a pas parrainé de candidats à la présidentielle. Ce « marais » pourrait basculer si Emmanuel Macron est élu président de la République.

Evidemment, tout cela reste encore virtuel. Mais un possible bouleversement du paysage politique régional est bien réel.

Les résultats de l’élection présidentielle vont être scrutés de près par Carole Delga.

 

Laurent Dubois (@laurentdub)

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Airbus : le directeur de l'ingénierie Charles Champion remplacé par Jean-Brice Dumont

Airbus : le directeur de l'ingénierie Charles Champion remplacé par Jean-Brice Dumont | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Charles Champion (à gauche) va être remplacé par Jean-Brice Dumont (Crédits : Airbus SAS)Airbus annonce ce mardi 28 février la nomination de Jean-Brice Dumont au poste de Head of Engineering (directeur de l'ingénierie). Il succède à Charles Champion. Ce dernier quitte l'entreprise quelques jours après un autre cadre emblématique du groupe, Marwan Lahoud.

"Jean-Brice Dumont, 45 ans, qui occupe actuellement le poste de Head of Engineering d'Airbus Helicopters, a été nommé Head of Engineering d'Airbus Commercial Aircraft. Cette nomination fait suite à la décision de Charles Champion, âgé de 61 ans, de prendre sa retraite en fin d'année", annonce ce matin Airbus dans un communiqué de presse. Jean-Brice Dumont rejoindra donc Airbus Commercial Aircraft le 1er septembre 2017 et prendra la succession de Charles Champion en décembre 2017, à l'issue d'une phase de transition. Il est notamment titulaire des diplômes de l'École Polytechnique et de l'Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace (Isae-Supaero). Il a rejoint Airbus en 2004.

 

Charles Champion, un historique de la maison

Charles Champion, qui était à la tête des 15 000 ingénieurs Airbus et considéré comme le père de l'A380 (il en a dirigé le programme), emboite le pas à Marwan Lahoud, directeur de la stratégie et de l'international d'Airbus. Cet autre historique du groupe a annoncé qu'il quittait l'entreprise aéronautique au début du mois de février, de même que Jean-Pierre Talamoni, directeur des ventes et du marketing d'Airbus Defence & Space. Ces départs arrivent en pleine restructuration du groupe : le plan Gemini, projet de fusion entre Airbus Group et la division avions commerciaux, prévoit 1 164 suppressions de postes, la fermeture du site de Suresnes et une direction resserrée autour de Tom Enders, CEO du groupe.

"Je tiens à adresser mes plus sincères remerciements à Charles Champion pour son extraordinaire contribution au succès d'Airbus tout au long de sa carrière", déclare dans le communiqué Tom Enders au sujet de Charles Champion.

"Depuis son arrivée à Aérospatiale en 1980, il a participé à la quasi-totalité des activités de l'entreprise, du Manufacturing aux Programmes, des Ventes aux Customer Services et, plus récemment, au sein de l'Engineering. Airbus doit une grande partie de son succès à son expérience, son engagement et son dynamisme. Je lui souhaite tout le meilleur pour son avenir."

Jean-Brice Dumont remplacé par Alain Flourens

Alain Flourens, 59 ans, qui occupe actuellement le poste de Head of the A380 Programme au sein d'Airbus Commercial Aircraft, succèdera à Jean-Brice Dumont à Airbus Helicopters. Alain Flourens rejoindra Airbus Helicopters à compter du 1er juillet 2017, et remplacera Jean-Brice Dumont à compter du 1er septembre 2017. Sa propre succession fera l'objet d'une annonce ultérieure.

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La fintech Morning reprise par la banque Edel et la Maif, le PDG écarté

La fintech Morning reprise par la banque Edel et la Maif, le PDG écarté | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Éric Charpentier, fondateur de Morning, a été écarté de la startup qui voulait "réveiller la banque". 

 

 

Changement de contrôle au sein de la startup Morning. Selon nos informations, la "néo-banque" toulousaine, en difficulté depuis le mois de décembre 2016, est reprise par Edel, une banque appartenant au groupe E.Leclerc, et la Maif. Le fondateur de la Fintech, Éric Charpentier, s'en va.

 

Après deux mois mouvementés, la startup toulousaine Morning, qui voulait "réveiller la banque", a trouvé un repreneur : ce sera une banque, mais pas comme les autres, puisque c'est Edel, filiale de l'enseigne de distribution E. Leclerc, qui en prend le contrôle. La Maif, qui détenait 38 % du capital, reste actionnaire. Le fondateur et PDG, Éric Charpentier, quitte l'entreprise.

"Il fallait faire entrer au capital un industriel qui puisse apporter à Morning des revenus en exploitant sa solution technologique et en lui donnant les moyens de déployer celle-ci auprès d'autres entreprises, nous confie Nicolas Siegler, le directeur général adjoint de la Maif. Le projet réorienté sur le BtoB nous a paru assez intéressant pour décider de rester."

Le futur actionnaire majoritaire, la banque Edel, implantée à Labège près de Toulouse, confirme l'information mais ne souhaite pas s'exprimer avant que la nouvelle ne soit rendue officielle. C'est un dirigeant d'Edel, qui assurera la direction de l'ex-Payname. Pour rappel, deux autres candidats avaient déposé une offre de reprise : une autre startup de la fintech, Treezor, établissement de monnaie électronique agréé proposant des solutions de paiement, et la société Mutualize, propriétaire de la marque France-Soir et du système de paiement CardsOff.

Morning était à court de liquidités. Le régulateur financier, l'ACPR, avait suspendu son agrément le 1er décembre, parce qu'elle avait ponctionné 500.000 euros sur son compte de cantonnement. L'urgence était d'opérer un versement en compte courant pour payer les salaires de janvier aux 49 salariés de Morning. Un nouveau business plan va être défini d'ici à la fin mars.

Lire aussi : Quelles pistes de sortie de crise pour Morning et la Maif ?

Éric Charpentier "out"

Ce changement de contrôle devrait se traduire par des réductions d'emplois. La priorité ne sera plus donnée au modèle de "néo-banque" pour le grand public (environ 75.000 clients actuellement).

"Morning va continuer avec un nouveau projet construit avec Edel en s'appuyant sur les actifs de néo-banque mais avec une nouvelle priorité sur le BtoB pour trouver un chemin vers la rentabilité. Cela ne veut pas dire qu'on arrête tout le reste, mais on focalise les ressources et le développement sur les solutions pour les entreprises", explique Nicolas Siegler.

Selon une source proche, d'autres acteurs, notamment dans l'univers de la distribution, seraient intéressés par une solution sous marque blanche dans le but de lancer une activité de "banquier virtuel", sur le même modèle que les opérateurs mobiles virtuels (MVNO) dans la téléphonie.

Un départ est confirmé : celui d'Éric Charpentier, le fondateur de la société, qui a été écarté de l'entreprise. Contacté, il confirme l'information mais ne souhaite pas s'exprimer. En décembre, son bras de fer avec la Maif au sujet de la stratégie de la société avait été fortement médiatisé. Le chef d'entreprise, à la communication volontiers provocatrice, avait réussi à fédérer autour de lui, à la faveur d'une communication importante sur les réseaux sociaux, ses salariés mais aussi plusieurs chefs d'entreprises et élus régionaux. Il souhaitait maintenir l'indépendance de Morning et ne pas se rapprocher d'un groupe bancaire. Il a cependant été rattrapé par la réalité économique.

La Maif, représentée par Nicolas Siegler, était en désaccord avec le changement de stratégie, de cagnotte en ligne à néo-banque grand public, et avait dénoncé la communication d'Éric Charpentier. L'assureur mutualiste plaidait pour le rapprochement avec un groupe industriel.

Lire aussi : Fintech : la Maif dénonce la communication et la stratégie de Morning

Quel avenir?

Les employés de Morning joints ce jour ne souhaitaient pas non plus s'exprimer sur la situation, qu'il s'agisse du service communication ou des délégués du personnel. "Nous ne savons pas ce qu'il va se passer pour nous", glisse tout juste une salariée. Difficile encore de savoir ce que va devenir le Toaster, le bâtiment neuf inauguré en 2016 et qui héberge les locaux de Morning à la campagne. La question du siège fait partie des sujets à traiter, reconnaît la Maif."Il paraît que le repreneur ne souhaite pas garder les poules ni les moutons", sourit un voisin.

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Des milliers d’adhérents revendiqués par Emmanuel Macron en Occitanie : est-il possible de tricher et de gonfler les chiffres ?

Des milliers d’adhérents revendiqués par Emmanuel Macron en Occitanie : est-il possible de tricher et de gonfler les chiffres ? | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Emmanuel Macron.

 

 

1 000 adhérents dans le Tarn, 4 000 en Haute-Garonne, 3200 pour l’Hérault et 11 000 sur l’ensemble de l’Occitanie. Le mouvement En Marche ! d’Emmanuel Macron affiche ses bataillons. Ils sont nombreux, supérieurs ou équivalents (selon les départements) au plus important parti de notre région, le PS. Les chiffres reposent sur un système original : une inscription gratuite sur le web. Est-il possible de multiplier les « vraies-fausses » inscriptions et de gonfler artificiellement les chiffres ? Test.

 
 

Emmanuel Macron n’est pas le seul à pratiquer les E-adhésions. Le PS propose des inscriptions en ligne et le parti Les Républicains opte pour le téléchargement d’un formulaire. Mais il existe une différence entre le nouveau bolide la politique française et les partis traditionnels. L’adhésion au mouvement En Marche ! est gratuite. Une carte socialiste coûte 20 euros, minimum. Chez Les Républicains le ticket d’entrée est à 30 euros pour une personne, 40 euros s’agissant d’un couple.

Emmanuel Macron fait dans le simplicité à tous les niveaux : pas la peine de sortir une carte bleue et quelques minutes sur un clavier suffisent.

Simple et rapide

La procédure est simple et rapide. Le futur adhérent doit remplir un formulaire électronique qui se résume à moins de 20 cases. Nom. Prénom. Date de naissance. Adresse électronique. Mot de passe. Ville. Code Postal. Profession (facultatif) et centres d’intérêts (optionnel). Après avoir coché « J’adhère à la charte et j’ai pris connaissance des règles de fonctionnement d’En Marche« , il suffit de cliquer sur OK. Un mail est envoyé et une fois l’adresse électronique validée, c’est fait.

L’adhérent est alors dirigé vers une carte de géolocalisation. Le nouveau « macronien » voit apparaître les cercles locaux correspondant à son adresse postale.

On a testé pour vous !

Le Blog Politique a testé la procédure et suivi le processus. Premier enseignement, cela permet de connaître le nombre d’adhérents dans sa ville. La ville test est une ville moyenne : Albi.

A peine inscrit, le macronien (albigeois) en herbe apprend qu’il existe, dans sa commune, trois cercles. Le plus important comporte 44 membres et le plus petit 2.

Petit détail qui a son importance. Le nouvel adhérent peut se rattacher à un cercle existant ou… créer le sien. C’est le statut d’auto-entrepreneur appliqué au militantisme.

Mieux que le PS

Evidemment, l’essentiel est de savoir si le système Macron est fiable. Emmanuel Macron revendique 149 211 adhérents dans l’Hexagone. Alors que tous les partis traditionnels subissent une hémorragie de militants, c’est un excellent score et même un véritable exploit. Le mouvement En Marche ! a moins d’un an. Il a été lancé le 6 avril 2016 et il franchit la barre des 100 000 adhérents. Il ne s’agit pas vraiment de militants qui donnent de leur argent et sont supposés être capables de coller des affiches et de distribuer des tracts. Mais, à titre de comparaison, le PS annonce, en mai 2016, 111 450 cartes. En quelques mois, le mouvement d’Emmanuel Macron dépasse donc son vieux rival.

Une sécurisation des inscriptions très faible

Néanmoins, la procédure d’adhésion pose question. Une même adresse IP (permettant d’identifier un ordinateur) peut servir à plusieurs adhésions. Mais, surtout, avec un même nom, une même date de naissance, un même numéro de téléphone mais avec des adresses électroniques différentes, il est possible de procéder à plusieurs inscriptions. En réalité, la sécurité des inscriptions est faible (pour ne pas dire inexistante) et, par voie de conséquence, le compteur des adhésions est parfaitement falsifiable.

 

La facilité de la procédure d’inscription favorise la volatilité des adhésions. Inscrire ne coûte pas d’argent et se fait rapidement. Il est possible d’agir sur un coup de tête ou de cœur et  de zapper, sans s’investir réellement dans le mouvement. Mais, surtout, les équipes d’Emmanuel Macron peuvent multiplier les vraies-fausses adhésions. Le test réalisé par le Blog Politique est édifiant. Attention. Rien n’indique que des bidouillages existent. Mais c’est possible.

Tous les partis retouchent (plus ou « honnêtement ») les chiffres. A gauche, avant chaque élection interne, des cartes sont « achetées » par les candidats. La cotisation est payée à la place du « vrai-faux » militant. Ces cartes sont comptabilisés dans les livres de la Fédération départementale. Mais elles sont artificielles. La tentation de tricher sur le nombre d’adhérents peut également se traduire par une confusion volontaire entre les adhérents à jour de cotisation et les inscrits sur les listings.

Bref, la bataille autour du « plus grand nombre de militants » est une réalité aussi vieille que la politique. Le mouvement En Marche ! veut renouveler les pratiques. Mais il n’est pas certain qu’il résiste à la mauvaise pente des chiffres retouchés.

En tout cas, à défaut de le vouloir, il en a la possiblité.

 

Laurent Dubois (@laurentdub)

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A Toulouse, Thales Alenia Space profite du dynamisme du secteur spatial

A Toulouse, Thales Alenia Space profite du dynamisme du secteur spatial | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Le vaisseau Cygnus de Thales Alenia Space lors de son amarrage à l’ISS.
 
Thales Alenia Space a enregistré de nouvelles commandes de satellites dans de nombreux domaines : télécoms, observation, etc., assurant son assise dans le secteur. En parallèle, le site toulousain s’adapte à de nouvelles technologies.
 

Le climat est au beau fixe chez Thales Alenia Space. La société participe à de nombreux programmes de satellites sur ses deux sites, à Cannes et à Toulouse, et présente un bilan qui s’annonce flatteur : « Le chiffre d’affaires est bien orienté pour les neuf premiers mois de l’année 2016 », explique Albert Cerro, le nouveau directeur du site de Toulouse depuis le 1er janvier 2017 (cf encadré).

Alors que le groupe a embauché 400 personnes l’an dernier, l’exercice 2016 devrait s’établir au même niveau que 2015 à hauteur de 2 milliards d’euros. « Le chiffre est stable depuis cinq ans, l’année 2016 a été particulièrement marquante car nous avons couvert tous les spectres d’activité de Thales Alenia Space avec les télécoms, les constellations, l’observation et l’exploration, cela faisait longtemps que cela n’était pas arrivé », ajoute encore Albert Cerro.

 

Digitalisation et salles d’innovation

En 2016, un tir tous les mois a concerné des équipements conçus au sein des équipes de Thales Alenia Space à Toulouse ou à Cannes. Le lancement de Cygnus, le vaisseau ravitailleur vers la station ISS, le satellite Sentinel1B, qui fait partie du programme d’observation de la terre Copernicus, ou encore le lancement de la sonde européenne Exomars, même si cette dernière s’est écrasée sur le sol de la planète rouge en octobre dernier. « Ce demi-échec ou demi-réussite n’a pas empêché l’agence européenne de signer avec nous le programme Exomars 2020 qui devrait envoyer un Rover sur Mars », ajoute encore Albert Cerro. L’entreprise a également signé un contrat avec la société luxembourgeoise SES afin de lui fournir des satellites qui pourront alimenter les avions commerciaux en internet haut débit en 2019.

Mais pour Thales Alenia Space, le temps est aussi à l’adaptation depuis un ou deux ans à de nouvelles technologies : spécialisé dans la radiofréquence, le site toulousain s’adapte à la digitalisation, fait appel à la réalité augmentée pour l’assemblage de ces satellites ou à l’impression 3D. Des salles d’innovation en interne ont également été ouvertes, afin que les salariés puissent lancer des projets d’initiative. Elles devraient s’agrandir dans les prochains mois : le Sauss, un sous-marin de surveillance maritime qui peut naviguer horizontalement que verticalement, a été conçu selon ce principe.

 

Philippe Font

 

Un nouveau directeur à Toulouse

Albert Cerro a été nommé le 1er janvier directeur de l’établissement Thales Alenia Space de Toulouse. Il remplace Jean Pierre Vialaneix, appelé à d’autres fonctions au sein de la société, et se trouve donc à la tête de 3000 salariés dont 2500 Thales Alenia Space et 500 sous-traitants sur le site industriel de Basso Cambo. Agé de 60 ans, Albert Cerro est diplômé de l’Enseeiht et entre dans la société, à l’époque Thomson-CSF, en 1981. Directeur des programmes radio fréquence et altimétrie au sein de la direction « Observation & Science France » depuis 2005, il conserve ses attributions en plus de ses de directeur de l’établissement toulousain.

 

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Quelles pistes de sortie de crise pour Morning et la Maif ?

Quelles pistes de sortie de crise pour Morning et la Maif ? | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Eric Charpentier

 

Plusieurs investisseurs ont manifesté leur intérêt pour Morning lors de la réunion de crise du 16 décembre. La Maif s'est engagée à financer à court terme la startup de la fintech en attendant de trouver de nouveaux investisseurs.

 

Épinglée par l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) jeudi 8 décembre, Morning risquait de fermer ses portes avant la fin de l'année. La startup haut-garonnaise connaissait de graves difficultés financières depuis septembre. Difficultés aggravées par les désaccords de stratégie entre Éric Charpentier, son fondateur, et la Maif, son principal actionnaire.

Vendredi 16 décembre, à l'issue de deux réunions entre les actionnaires de Morning, "l'assureur militant" a proposé de financer à nouveau l'entreprise pour "quelques semaines" afin de "permettre à Morning de poursuivre son activité" et de payer les salaires des 49 employés jusqu'en janvier. Présentés ce mardi 20 décembre en fin de journée à l'ACPR, les détails de ce plan de continuation demeurent confidentiels.

"Notre priorité reste de rétablir les services", s'est contentée de réagir la direction de Morning. "Éric Charpentier est prêt à tout pour assurer l'avenir de sa société, insiste Christophe Lèguevaques, l'avocat de la startup. L'important est que l'ACPR annule la suspension de l'agrément, que la confiance des clients soit assurée et que l'on puisse étudier les offres des investisseurs."

Ce déblocage temporaire doit en effet donner le temps à Morning de faire entrer de nouveaux actionnaires au capital. "Les deux parties ont décidé qu'un acteur industriel pourrait intégrer le capital de Morning en janvier, précise Christophe Lèguevaques. La Maif ne veut plus être l'actionnaire principal."

Selon nos informations, trois acteurs ont fait part de leur intérêt pour Morning, vendredi à la préfecture : une société dont le projet n'aurait pas assuré l'avenir des 49 salariés, la banque Edel (Labège) et Treezor, une entreprise parisienne proposant des services de paiements.

"L'agrément de Morning ne lui permet de gérer que 3 millions d'euros de flux financier par an et sa plateforme coûte cher, nous confie aujourd'hui Grégoire Bourdin, le président de Treezor. Si un investisseur injecte du capital, nous pourrions proposer nos services techniques à Morning qui continuerait à exploiter la marque."

 

Un modèle et un entrepreneur controversés...

Malgré ce répit, l'actualité de la startup suscite de nombreuses réactions à Toulouse.

"Morning a pivoté vers la néobanque en avril. La Maif a été mise devant le fait accompli et a constaté que la gestion financière de Morning n'était pas optimale, euphémise un connaisseur du secteur fintech. 49 salariés, c'est beaucoup quand le produit n'est pas finalisé et que le modèle économique n'est pas validé."

Président de Lyra Network, qui fournit les plateformes de paiements de la startup financière, Alain Lacour s'interroge quant à lui sur la communication d'Éric Charpentier :

"Son agressivité envers les banquiers requins est pour le moins étonnante, voire irresponsable, car les paiements de Morning sont collectés par Crédit Agricole Payments et ses comptes sont gérés par le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne".

Pour Benjamin Böhle-Roitelet, le directeur d'Ekito, l'affaire pourrait affaiblir le "fragile" écosystème toulousain des startups : "Ce type d'affaire, tout comme celle récente de Meet My Designer, peut mettre en danger la crédibilité de l'ensemble d'une filière, tant du côté investisseurs, que startups, grands groupes ou structures d'accompagnement associés à ces projets. J'en appelle donc clairement à plus de maturité, d'exigence, de transparence et d'attention."

 

... mais fermement soutenus par la Région

Malgré cette controverse, la Région Occitanie, qui a appuyé la société auprès de l'ACPR lors de sa demande du premier agrément et alloué 72 000 euros pour la construction de son siège social, maintient sa confiance dans la jeune entreprise basée à Saint-Élix-le-Chateau.

"Nous n'intervenons pas financièrement pour soutenir les entreprises en difficulté mais Carole Delga a insisté auprès de la Maif pour que se tienne une réunion de transparence financière vendredi, explique Nadia Pellefigue, la vice-présidente socialiste en charge des Finances, de l'enseignement supérieur et des usages numériques.

L'approche Fintech de Morning et son offre en font une startup prometteuse et innovante. C'est la première à avoir obtenu l'agrément bancaire d'établissement de paiement en Occitanie. Cinquante emplois dans un territoire rural, cela mérite que nous nous mobilisions pour trouver des solutions."

Ce soutien du conseil régional fait écho aux messages de solidarité diffusés sur Twitter via #JesoutiensMorning, à l'image de celui de Denys Chalumeau (un des actionnaires minoritaires) : "Morning est un espoir de banque sans banquier. Une banque citoyenne. Pour moi, sa vision et ses prises de risque sont les stigmates de son génie."

Un engouement partagé par Édouard Forzy, le coprésident de La Mêlée (au même titre qu'Éric Charpentier) qui retient de cette aventure entrepreneuriale "une vraie équipe soudée autour d'un projet et surtout d'un homme".

 

Gael Cérez

@GCerez

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1500 artisans et commerçants seront initiés au développement durable d'ici 2018

1500 artisans et commerçants seront initiés au développement durable d'ici 2018 | La lettre de Toulouse | Scoop.it

une des affiches de la campagne régionale lancée par le CRMA.

 

Le réseau des Chambres de Métiers et de l’Artisanat Occitanie propose un programme de développement durable pour ses adhérents aussi bénéfique pour l’environnement qu’ économiquement profitable. Rencontre avec Fabrice Boury-Esnault, un des pilotes du projet.

 

Vous venez de lancer la première campagne massive en Occitanie de sensibilisation des artisans au développement durable, comment a germé ce projet ?
C’est la chambre régionale qui porte le projet mais c’est le réseau des chambres de chaque département qui va jouer le rôle de mise en oeuvre opérationnelle. L’idée a émergé des conseillers environnement présents sur le terrain depuis plus de dix ans, dont je fais partie. Ce qui est innovant est de proposer aux artisans d’avoir une offre de solutions techniques et de valorisation communication qui soit les plus larges possible pour toucher l’éventail si hétérogène des entreprises artisanales. Ce temps fort s’inscrit aussi dans la continuité des actions menées. Sur le volet « maitrise de l’énergie », nous avions lancé une première campagne sur 2012-2014 et les projets Éco-défis et Répar’Acteurs vont entamés leur seconde année avec de nouveaux outils et une volonté d’essaimer très largement.

 

Justement comment s’articulent ces trois opérations phare ?
Sur la maitrise de l’énergie, nous avions sensibilisé des entreprises via des visites Énergie gratuites permettant de réaliser un suivi des consommations sur un extranet et, à partir de là, de réaliser un diagnostic initial et un suivi des consommations avec des préconisations d’éventuels investissements. C’est le site www.energie-artisanat.com. Ce qui est nouveau cette année est la possibilité de faire gratuitement un auto-diagnostic sur ce site. Cela permet des premières pistes de bonnes pratiques de l’énergie. Ensuite, si elle veut aller plus loin, l’entreprise nous contacte pour faire une visite Énergie. Concernant le second volet, Éco-défis, l’opération est une labellisation des commerçants et artisans qui mettent en place des actions pour l’environnement. Nous nous appuyons sur les territoires. Pour obtenir le label les artisans doivent relever au moins trois défis sur 28, en 3 à 6 mois. Pour les aider, un conseiller de la CMRA apporte son accompagnement gratuit et individualisé. La nouveauté est le lancement de cette opération dans l’ensemble des départements ex-Midi-Pyrénées et courant 2017 en ex-LR.

 

Et qu’en est-il de la troisième opération ?
C’est le projet Répar’Acteurs qui n’existait pas dans la région. L’idée est de rappeler aux consommateurs qu’il existe de nombreux réparateurs près de chez eux à qui ils peuvent faire appel pour un vélo, un smatphone, un lave-vaisselle. Ces réparateurs ont été oubliés car on est intoxiqué par un discours sur l’obsolescence programmées des objets. Les réparateurs s’insurgent contre ce discours. Il n’y a pas de volonté délibérée des fabricants de programmer à l’avance une durée limitée des objets. Celle-ci dépend de sa qualité. Du coup les consommateurs abreuvés par ce discours jettent sans penser à réparer alors que la plupart des objets sont réparable à un coût économique raisonnable. Les réparateurs sont capable même dans un smartphone d’aller chercher le composant défaillant. Nous venons de lancer un annuaire en ligne www. réparacteurs-occitanie. fr avec 10.000 artisans réparateurs références. Parmi eux, on met en avant ceux qui ont signé la charte Répar’Acteur : ils s’engagent à promouvoir la réparation.

 

Quel est l’accueil des commerçants et artisans sur cette campagne ?
Très bon. Beaucoup d’entreprise ne demandent qu’à agir en matière de développement durable car elles savent qu’elles ont un intérêt économique mais elles sont confrontées à plusieurs difficultés. La première, de loin, est le manque de temps pour s’informer. La plupart sont des entrepreneurs individuels ou de très petites entreprises. Notre métier est de leur consacrer du temps pour leur faire gagner du temps en leur proposant des solutions simples et très rapidement opérationnelles. Avec Eco-défis, on arrive avec un catalogue et l’artisan choisit ses actions. A la clé, il peut diminuer sa facture énergétique de 10%. Du coup l’accueil est très très bon.

 

Quels sont vos objectifs ?
Sur la maitrise énergie, nous avons visité entre 2012 et 2014 plus de 400 artisans et notre objectif est de dépasser les 700 d’ici fin 2018. Pour Répar’acteur, l’objectif régional est d’atteindre 325 artisans référencés « Répar’acteurs » et pour Éco-défis lancé donc suer l’année 2016, nous voulons atteindre les 500 artisans engagés dans la démarche, soit 45 par département d’ici 2018 avec l’ouverture à la région ex-languedoc Roussillon courant 2017.

 

Propos recueillis par Aurélie de Varax

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Fintech : "lâchée" par la Maif, Morning pourrait fermer avant Noël

Fintech : "lâchée" par la Maif, Morning pourrait fermer avant Noël | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Éric Charpentier, fondateur de Morning, ne cache pas sa colère : les activités de sa fintech ont été suspendues la semaine dernière par le gendarme de la banque, l'ACPR. L'occasion pour lui de révéler que la startup basée à Saint-Elix-le-Château connaît depuis septembre de graves difficultés financières et pourrait fermer d'ici une semaine. En effet, son actionnaire principal, la Maif, ne souhaiterait plus soutenir le projet de néo-banque portée par l'entreprise, mettant en péril la levée de fonds qui était prévue. Interview.

Morning a été épinglée par l'APCR jeudi dernier, cette dernière a suspendu les activités de l'entreprise. Les salariés (une cinquantaine) sont-ils venus travailler ce matin ?

C'est un lundi un peu particulier, mais oui, tout le monde est venu travailler. Nous avions eu la décision de l'ACPR jeudi dernier, il nous a fallu le temps de l'encaisser, mais nous nous y attendions : elle n'est que la conséquence d'une situation qui dure depuis trois mois. Concrètement, il y a des points de conformités que nous pourrions régler directement avec l'ACPR, mais cette dernière se préoccupe surtout de notre santé financière et c'est bien cela le sujet de fonds.

 

L'ACPR vous reproche d'avoir prélevé 500 000 euros sur le compte cantonnement en septembre. Cela veut-il dire que vous avez utilisé l'argent de vos clients ?

Il faut que ce soit clair : Morning n'a pas utilisé l'argent de ses clients. Une somme a été nantie sur le compte de cantonnement (c'est-à-dire bloquée) afin de répondre aux obligations de garanties nécessaires pour le lancement des prochaines cartes de paiement Morning. Cette somme n'a pas été utilisée par Morning, mais l'ACPR juge cette garantie non conforme. C'est un point technique que nous aurions pu résoudre et qui n'aurait pas eu d'impact si notre situation financière était solide.

 

Selon vous cette situation financière (trésorerie négative) est due au désengagement de la Maif, actionnaire de la société à hauteur de 40%. Pourquoi ?

Depuis le mois de septembre, nos relations avec la Maif se sont dégradées sans que je me l'explique vraiment, car ils ne nous ont jamais signifié d'opposition à la réalisation de nos projets. En septembre, je leur ai annoncé que je souhaitais introduire Morning en bourse au mois de mars et ils n'ont pas souhaité soutenir ce projet. Aujourd'hui ils ne soutiennent plus le projet que nous portons, mais pour autant, ne se sont pas désengagés du capital. Ils nous ont annoncé qu'ils continueraient à nous accompagner financièrement si et seulement si un nouvel investisseur entrait au capital. Mais les délais sont intenables, et je me retrouve avec un actionnaire principal qui ne soutient plus mon projet et met en péril ma levée de fonds. Aujourd'hui, la startup est bloquée dans une situation irrationnelle dans laquelle la Maif ne souhaite ni sortir du capital, ni accompagner Morning jusqu'à l'introduction de nouveaux investisseurs.

 

Qui pourrait être ce nouvel investisseur attendu par la Maif ?

La Maif nous dit qu'elle a besoin d'être rassurée avec un investisseur solide. Elle nous oriente clairement vers l'introduction d'une banque historique au capital. Ce qui reviendrait à tuer le projet d'indépendance de Morning, à tuer l'innovation au profit unique d'un acteur dont les intérêts sont ailleurs. Nous pouvons comprendre la logique d'un grand groupe comme la Maif qui serait rassuré par l'arrivée d'une banque au capital de Morning. Cependant, cette demande semble illogique et contre toute innovation. On constate que l'attitude de ces corporate ventures (grands groupes prenant part au capital de startups) limite les chances de voir émerger un "digital champion" dans cette industrie (comme dans d'autres).

 

Vous ne pourrez donc pas réaliser la levée de fonds de 15 M€ prévue avant la fin de l'année ?

Non, c'est impossible, même si plusieurs investisseurs m'ont fait part de manifestations d'intérêt, comment pourrais-je réussir une levée de fonds alors que mon principal actionnaire ne me soutient pas ? Aujourd'hui c'est la survie de l'entreprise qui est en jeu : la trésorerie est négative et les salaires de décembre ne pourront pas être versés. Soit la Maif se réengage, soit il se désengage complètement.

 

Si vous ne pouvez pas payer les salaires sans levée de fonds, n'y a t-il pas un problème de modèle économique ?

Notre modèle économique était clair dès le départ et il n'y a aucune surprise. Nous avions prévu d'être rentable dès 2019 et à l'équilibre l'année prochaine. Nous avons tenu tous les engagements pris avec notre actionnaire : un changement de marque (Payname est devenue Morning), une évolution réglementaire d'extension de son agrément et une refonte complète du système informatique. Je comprendrai qu'un investisseur nous lâche si nous avions échoué, mais là nous avons réussi. Morning est une référence dans le secteur des fintech et nous sommes moins de 10 en Europe à avoir réalisé ce que nous avons fait.

 

Quelles sont les sources de revenus de Morning ?

Nous avons les options payantes pour les particuliers sur les comptes et les cartes, et un modèle de commission pour les professionnels. Depuis peu, une nouvelle source de revenus importante est apparue : nous sommes sollicités par les grands industriels, qui veulent développer leur néo-banque (notamment dans le secteur de la distribution). Ainsi, nous avons répondu à plusieurs appels d'offres pour mettre notre innovation à disposition des industriels et créer des néo-banques sous marque blanche. Ce sont des contrats de plusieurs millions d'euros à la clé et nous sommes plutôt bien positionnés car il y a peu d'acteurs français capables de faire ça.

 

N'était-ce pas un peu risqué de dépenser autant d'argent (plus d'un million d'euros) dans la construction du Toaster, votre campus à Saint-Elix-le-Château ?

Non, je ne regrette rien car ce campus innovant, dans le quel on travaille différemment, nous a permis de créer notre plateforme. En plus, l'implantation de Morning dans le Comminges, en pleine zone rurale, est un succès de redynamisation économique et territoriale. Nous avons même été labellisés "Best Workplace 2016" et "Territoire innovant" : le projet, dans sa globalité, est reconnu comme réellement disruptif.

 

Que cette aventure vous enseigne-t-elle sur le monde des startups ?

On voit bien que finalement, aux yeux des industriels, les startups c'est bien mignon mais il faut rentrer dans le cadre au bout d'un moment. On veut quoi ? Un peu d'innovation bancaire pour la servir aux grandes banques ou créer un nouvel acteur bancaire ? Moi je ne pense pas qu'une startup a vocation a se crasher ou à être rachetée. Morning, qui compte 50 salariés aujourd'hui, pourrait devenir une belle PME de 150 personnes d'ici deux ou trois ans !

Jacques Le Bris's insight:

Que dit la Maif ?

Contactée, la Maif a répondu par mail à nos sollicitations, indiquant que "la Maif est totalement mobilisée pour tenter de trouver des solutions qui permettraient de surmonter les difficultés rencontrées par Morning et ce dans l'intérêt de ses clients et de ses salariés". La société ajoute : "Nous nous engageons, lorsque nous serons au terme de cette démarche, de nous mettre en situation de partager notre vision sur l'évolution de ce dossier."

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Le patron d'Airbus "ne peut pas" exclure les licenciements secs

Le patron d'Airbus "ne peut pas" exclure les licenciements secs | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Paris - Le PDG d'Airbus Group, Tom Enders, affirme dans Le Figaro de lundi qu'il "ne peut pas garantir" que le plan de suppression de 1.164 postes chez l'avionneur n'entraînera pas de licenciement sec.

Alors qu'on lui demande s'il peut prendre l'engagement qu'il n'y aura pas de licenciements secs, M. Enders répond au Figaro: "Non, je ne peux pas le garantir". 

"Nous nous préoccupons de nos employés. Nous mettrons en place toutes les mesures d'accompagnement possibles, notamment de formation, de mobilité et de reclassements internes", assure le PDG d'Airbus Group. 

 
 

La direction d'Airbus a annoncé mardi la suppression de 1.164 postes en Europe, tout en promettant de tout faire pour éviter des licenciements secs, mais le site de Suresnes, près de Paris, sera fermé selon les syndicats. 

Les syndicats dénoncent un plan guidé par une logique purement "financière", mettant en avant un carnet de commandes record de près de 1.000 milliards d'euros et plus de 5 milliards de trésorerie.  

 

"Etant donné les défis opérationnels auxquels nous devons faire face, avoir 5 milliards d'euros de cash, ce n'est pas suffisant pour un groupe qui réalise 65 milliards de chiffre d'affaires et qui dépend autant de l'aviation commerciale", rétorque Tom Enders. 

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« Il faut massifier la rénovation énergétique en Occitanie »

« Il faut massifier la rénovation énergétique en Occitanie » | La lettre de Toulouse | Scoop.it
En amont de la Journée 123 Climat du 17 novembre à Toulouse, la Région Occitanie a réuni jeudi 3 novembre à Montpellier sept acteurs incontournables pour réfléchir aux enjeux et outils de la rénovation énergétique sur les territoires.
Objectif : lutter contre le gaspillage (...)
 

A l’occasion de la Table-ronde 123 Climat consacrée aux enjeux de la rénovation énergétique en Occitanie, le public a pu prendre connaissance des différents dispositifs mis à la disposition des propriétaires et copropriétaires pour engager des travaux de rénovation énergétique d’importance avec un objectif clé : réduire les pertes énergétiques générées par la mauvaise isolation de nos habitations. Parmi ces outils, l’Eco-chèque, attribué par la région. Il s’adresse aux particuliers qu’ils soient propriétaires occupants ou bailleurs d’un logement situé dans la région qui réalisent des travaux visant une économie d’énergie d’au moins 25%. Ils pourront financer de 1000 à 1500 euros sur le montant de ces travaux. Il est cumulable avec d’autres aides liées aux économies d’énergie.

« Un ménage type bénéficiant de l’éco-chèque perçoit en moyenne 16 607 euros de revenus annuels pour un bouquet de travaux d’environ 16 209 euros », détaille Nicolas Cattin, chargé de mission grand public à l’Agence locale de l’énergie Montpellier. Les travaux les plus courants de la rénovation énergétique de l’habitat sont principalement l’isolation et le replacement de la chaudière. Pour obtenir tous les renseignements sur les aides disponibles en cas de travaux de rénovation énergétique, des Espaces Info Énergie (EIE) sont en place dans toute la région Occitanie.

 

La Plateforme Pays Sud Toulousain, réunissant quatre-vingt-dix-neuf communes possède son EIE depuis 2011. Cette structure locale accompagne les particuliers dans leurs projets. « Nous doublons l’Eco-Chèque de la région pour aller plus loin dans l’accompagnement financier de la rénovation énergétique et nous avons également une prime au diagnostic énergétique pour évaluer les différents scénarios », explique Guy Escaich, conseiller info Énergie au Pays Sud Toulousain. Bien que quarante-six professionnels et huit bureaux d’études soient déjà partenaires du Pays Sud Toulousain, Guy Escaich souhaite aller plus loin. « Le panier moyen des rénovations énergétique s’élève à 9 450 euros, mais pour une rénovation massive et efficace, il faudrait qu’il soit de plus de 20 000 euros, c’est ce vers quoi nous travaillons » assure t-il.

 

« Il faut massifier la rénovation énergétique »

Pour Agnès Langevine, Vice-Présidente déléguée en charge de la transition écologique et énergétique à la Région Occitanie - Pyrénées Méditerranée : « il faut identifier les réseaux les plus efficaces pour massifier la rénovation énergétique, notamment via de nouveaux leviers financiers ». Justement, Laurent Galinie, plombier-chauffagiste et représentant la Capeb Hérault en a profité pour lancer un appel : « Utilisez-nous ! On est au contact direct des particuliers, dans leur domicile tous les jours pour réparer une fuite d’eau ou la chaudière. On met souvent la tête dans les combles pour voir ce qui se passe ».

Un message qui semble être entendu de l’ensemble des acteurs présents ce 3 novembre : « C’est tout à fait pertinent de se baser sur les artisans », assure Pauline Lefort, chargée d’études pour le Cercad [1] à Toulouse. Les professionnels du terrain labéllisés « Eco artisan », donc formés à une approche globale de la rénovation énergétique, pourraient être la clé de voûte d’une multiplication d’actes de rénovations énergétiques chez le particulier. C’est en tous cas la volonté commune de tous les acteurs présents à cette table ronde.


Coralie Pierre et A de V.

 
Notes

[1] Centre de ressources en construction et aménagement durables de Midi-Pyrénées

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