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La lettre de Toulouse
Quelques informations sur l'entreprise et l'immobilier à Toulouse
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Toulouse. « L'hôtel rond » ouvrira en septembre 2015 sur le site de l'Oncopole

Toulouse. « L'hôtel rond » ouvrira en septembre 2015 sur le site de l'Oncopole | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Après la résidence Fluvia, l'Oncopole de Toulouse s'apprête à accueillir un deuxième complexe hôtelier. De quoi étoffer l'offre de services du site alors que les différentes structures publiques s'ouvrent progressivement.

 

Il s’appellera officiellement hôtel Quality Toulouse Oncopole Sud, mais est déjà surnommé « l’hôtel rond » en raison de sa forme architecturale particulière et de son grand atrium circulaire. A la rentrée 2015, ce complexe trois étoiles de six étages et quatre-vingt dix chambres ouvrira ses portes à deux pas du tout nouvel Institut universitaire du cancer. Complétant ainsi l’offre de services et d’hébergement de l’Oncopole de Toulouse, qui compte déjà la résidence hôtelière Fluvia.

Le montage financier des deux projets est d’ailleurs similaire. Midi 2i, la foncière de la Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées, investit en effet en compagnie de la Caisse des dépôts et consignations, qui assure par ailleurs la promotion via sa filiale immobilière Icade. Pour rappel, les mêmes acteurs - auxquels il faut associer l’architecte Jean-Paul Viguier, retenu pour coordonner toute la zone - s’étaient également engagés dans la Maison commune de l’Oncopole, qui abrite les différents services partagés du site.

Le coût total des travaux est estimé à 7,8 millions d’euros, Quatre entreprises régionales sont mobilisées - Gallego, le groupe Carré, Hervé Thermique, Ineo Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon -, ainsi qu’une vingtaine de sous-traitants et soixante-dix compagnons en moyenne. « Cela représente 100.000 heures de travail. Lorsque l’on construit, par les temps qui courent, c’est une bonne nouvelle », s’est félicité le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, qui visitait le chantier ce jeudi 30 octobre.

Objectif : un taux d’occupation de 60 à 70%

L’établissement sera géré par le groupe français Hôtels Services International (HSI), spécialiste de l’exploitation d’hôtels en franchise qui compte onze implantations dans l’Hexagone. Il arborera d’ailleurs l’enseigne Quality, appartenant au géant américain Choice Hotels International. A un rythme de croisière, « l’hôtel rond » doit générer un chiffre d’affaires de 1 million d’euros avec un taux d’occupation entre 60 et 70%. Il mobilisera une douzaine d’équivalents temps-plein en incluant les prestataires extérieurs telles que les femmes de chambre.

« Nous possédons deux hôtels à proximité d’hôpitaux donc nous connaissons les problématiques liées à la santé », explique le patron de HSI, Bruno Pouget. « Et à titre personnel, je connais Toulouse pour y avoir ouvert deux hôtels Ibis dans les années 80, lorsque je travaillais pour le groupe Accor. » Le dirigeant aura l’occasion de retrouver la Ville rose pour au moins neuf ans, durée du premier bail d’exploitation.
Thomas Gourdin

Jacques Le Bris's insight:
Bientôt « une gouvernance plus directe » pour l’Oncopole

« Il y a quelques semaines, nous avons célébré l’ouverture de l’Institut universitaire du cancer, puis des laboratoires communs de l’Oncopole et aussi de l’antenne de la Caisse primaire d’assurance maladie », a rappelé Jean-Luc Moudenc lors de la visite du chantier de « l’hôtel rond ».
Le maire de Toulouse en a également profité pour évoquer « la relance de la fondation de l’Oncopole » et pour annoncer « une gouvernance plus directe de la communauté urbaine Toulouse Métropole début 2015 ». En attendant l’arrivée de nouvelles entreprises pour accompagner son essor, le grand pôle de cancérologie de la Ville rose apparaît donc plus que jamais comme une priorité pour les pouvoirs publics.

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Oncopole : enjeu économique et défi scientifique

Oncopole : enjeu économique et défi scientifique | La lettre de Toulouse | Scoop.it

"L'Oncopole enjeu économique et défi scientifique", le dossier complet dans Objectif News

L’Institut universitaire du cancer sera livré cet été et les premiers patients seront traités sur place dans un an. Lancé en 2004, l’Oncopole prend réellement forme et doit devenir l’un des emblèmes de l’excellence toulousaine en matière de santé. Dans son dernier numéro, Objectif News propose une visite guidée d’un site ambitieux qui va dynamiser le sud de Toulouse et jouer un rôle de catalyseur économique. Extraits.

"En 2013 et 2014, nous assisterons à la mise sur le pas de tir de l’Oncopole et à sa mise en orbite." La métaphore est claire et le cadre posé. Pour Benjamin Gandouet, directeur de l’association Oncopole en charge de coordonner le déploiement du site, cette année 2013 est décisive. Elle doit permettre à cet ambitieux centre de lutte contre le cancer de prendre vie.

Et l’enjeu est énorme pour l’agglomération toulousaine. Déjà reconnue pour ses activités de recherche et ses établissements de santé, la Ville rose mise très fort sur ces secteurs. "Les sciences du vivant constituent un enjeu stratégique pour la métropole toulousaine, en complément de l’aéronautique et du spatial", indique Pierre Cohen, président de Toulouse Métropole et de l’association Oncopole.

Une année décisive
Le site accueille déjà les Laboratoires Pierre Fabre, le Centre Pierre Potier et le pôle de compétitivité Cancer-Bio-Santé. "L’Oncopole est déjà en activité, assure le jeune directeur de l’association. Tous les salariés ne sont pas arrivés sur le site et les patients ne sont pas encore là, mais le projet est déjà en marche." Seule ombre au tableau, la situation de Sanofi, engagé avec des laboratoires de l’Oncopole, et dont l’avenir reste flou.

 

Le calendrier va s’accélérer dans les douze mois qui viennent. L’association Oncopole, jusqu’ici hébergée dans des locaux de l’hôpital La Grave, déménage en février sur l’ancien site d’AZF.

Le bâtiment de la Sadir, spécialisée dans l’accompagnement à domicile, sera inauguré le 17 avril. Enfin, et surtout, l’Institut universitaire du cancer (IUC), véritable vaisseau amiral de l’Oncopole, doit être livré en juillet pour un démarrage de l’activité et un accueil des premiers patients début 2014.

Les questions d’organisation et de gouvernance restent cependant à régler au niveau de l’IUC, qui réunit acteurs du privé et du public, chercheurs et personnels soignants. Une mission interministérielle doit déterminer le modèle de gouvernance et les attributions du futur directeur de la structure.

De nouveaux médicaments


"L’année 2012 a été une année décisive avec la labellisation du projet Captor (Cancer Pharmacology of Toulouse Oncopole&Region, NDLR)". Son lancement début janvier est une étape importante dans le développement de l’Oncopole. Retenu dans le cadre des Investissements d’avenir, et porté par l’Université Paul Sabatier, Captor réunit le CHU de Toulouse, l’Institut Claudius Régaud, l’Inserm et le CNRS. Il vise à mettre au point de nouveaux médicaments contre le cancer. Le projet Pacri (Projet alliance parisienne des instituts de recherche en cancérologie), labellisé au même moment, place l’Oncopole de Toulouse en concurrence avec le pôle parisien qui réunit l’Institut Gustave Roussy, l’Institut Curie et l’hôpital Saint-Louis. L’aspect campus du projet toulousain, qui en fait une structure unique, est "un avantage considérable", selon le directeur de l’association Oncopole.

Doté de 10 M€ sur 5 ans, Captor "est le symbole de tout ce qui a été entrepris depuis une décennie à Toulouse en matière de lutte contre le cancer". Au-delà de l’aspect médico-scientifique, l’Oncopole constitue aussi un véritable enjeu en termes d’aménagement urbain. En créant un campus ouvert, véritable lieu de vie, l’ambition est de redynamiser le sud de Toulouse. Il y a la volonté d’une "vraie rénovation urbaine et d’une intégration de l’Oncopole dans la ville", indique Benjamin Gandouet.

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Toulouse Cancer Santé lance une levée de fonds de 20 millions d’euros pour développer l'Oncopole

Toulouse Cancer Santé lance une levée de fonds de 20 millions d’euros pour développer l'Oncopole | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Philippe Douste-Blazy, ici aux côtés de Jean-Luc Moudenc, a annoncé le lancement d'une levée de fonds pour permettre le développement de la Fondation Toulouse Cancer Santé

 

La Fondation InnabioSanté, présidée par Philippe Douste-Blazy et rebaptisée Fondation Toulouse Cancer Santé, a lancé une levée de fonds dans le but de réunir 20 M€ en 5 ans. L'objectif de cette opération est de soutenir le développement du centre de recherches en cancérologie de Toulouse (CRCT) et de renforcer l'attractivité de l'Oncopole.

Recapitaliser avant tout. C’est l’objectif que la Fondation InnabioSanté, rebaptisée Fondation Toulouse Cancer Santé, s’est donné pour les 5 ans à venir. L’établissement, en partenariat avec l’Inserm, le CNRS et l’université de Toulouse Paul Sabatier, veut devenir un campus "respecté en Europe et dans le monde", comment l’a souligné le président de la fondation Philippe Douste-Blazy. "Une équipe de chercheurs coute environ 1,5 M€ par an, une recapitalisation est fondamentale", a-t-il affirmé. Afin d’atteindre l’objectif de 20 M€ d'ici 5 ans, la fondation fait appel à tout le tissu économique toulousain.

Une levée de fonds à l’américaine
Lors du lancement de la recapitalisation, qui s’est déroulé ce matin à l’Oncopole, Christophe Cazaux, directeur de la Fondation Toulouse Cancer Santé, est revenu sur le système mis en place pour la levée de fonds. Quinze premiers donateurs, parmi lesquels "Vinci, Thales et BNP Paribas", se sont déjà engagés. Ils seront également les ambassadeurs auprès d’autres chefs d’entreprise afin de mettre en place un "effet boule de neige", comme l’a défini Christophe Cazaux, qui rêve d’une fondation "à l’américaine". "La fondation a démarré avec 21,5 M€ en 2005. Maintenant, le but est de recapitaliser à cette hauteur afin de soutenir nos projets", a précisé le directeur.

La Fondation a pour mission d’attirer les talents du secteur médical et de la recherche, mais vise également le développement industriel des médicaments grâce au soutien apporté aux start-up issues des laboratoires de l’Oncopole (lire notre interview).

Un diner est prévu le 3 octobre afin d'accueillir les premiers ambassadeurs sur le site de l'Oncopole. Marie-France Baylet, présidente de la Fondation La Dépêche, Hubert Chevallier, directeur de BNP Paribas Midi-Pyrénées, Olivier Sadran, président de Newrest et Jean-Paul Viguier, architecte urbaniste du site de l'Oncopole, sont les premiers ambassadeurs de cette initiative. Cependant, les chefs d’entreprises ne sont pas les seuls à être concernés. "Nous faisons appel à toute la collectivité, à tous ceux qui souhaitent soutenir notre démarche", précise Christophe Cazaux. Le directeur a également annoncé que la fondation sera partenaire du marathon de Toulouse.

Objectif emploi
La recherche scientifique et médicale étant le premier objectif de la Fondation, l’enjeu de l’emploi s’inscrit également dans la feuille de route de Toulouse Cancer Santé. Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, qui était présent lors du lancement de la levée de fonds, a souligné l’importance de la diversification de l’économie toulousaine. "La volonté de la métropole est de bâtir un vaisseau amiral de l’économie de la santé afin de créer de la richesse et de l’emploi", a affirmé le maire. Un avis partagé par le président de la fondation Philippe Douste-Blazy. "L’aéronautique est un pilier fondamental de l’économie locale, mais nous pouvons créer de l’emploi dans d’autres secteurs, notamment grâce au croisement des disciplines de la biotechnologie et de la nanotechnologie", a-t-il affirmé.

D’ailleurs, le souhait de Christophe Cazaux est également que Toulouse puisse être fière de sa filière médicale comme du secteur aérospatial. Une possible collaboration avec Sanofi compte parmi les projets prioritaires soutenus par la Métropole. "Même si la société a fait d’autres choix stratégiques, je crois que ce site peut les intéresser et la fondation est une porte d’entrée", a déclaré le maire qui a annoncé que des négociations sont en cours avec la société pharmaceutique.

Simona Pizzuti

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