La lettre de Toulouse
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La lettre de Toulouse
Quelques informations sur l'entreprise et l'immobilier à Toulouse
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« A travers la bataille pour l'emploi, c'est l'avenir de tous nos territoires qui est en jeu »

« A travers la bataille pour l'emploi, c'est l'avenir de tous nos territoires qui est en jeu » | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Carole Delga, présidente du Conseil Régional Occitanie.
 
La nouvelle présidente du Conseil régional en a fait sa « première priorité ». Carole Delga nous explique de quelles façons elle compte mener « la bataille de l’emploi ». Rencontre lors de la sortie de notre dernier hors-série "Qui recrute dans votre région ?", en avril dernier.
 
 

Vous avez annoncé, dès le lendemain de votre élection, que l’emploi serait votre « première priorité ». Pour quelle raison ?
Parce qu’à travers la bataille pour l’emploi, c’est le développement et l’avenir de tous nos territoires qui est en jeu. Je l’ai dit pendant ma campagne, et je le réaffirme aujourd’hui en tant que présidente de Région : il ne peut y avoir de citoyens et de territoires de second rang.
Cette priorité, c’est aussi un message pour la jeunesse. C’est notre rôle de responsables politiques, de tout mettre en œuvre pour que nos jeunes s’engagent avec confiance dans la préparation d’un diplôme et le choix d’un métier. Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées est riche de potentiels d’emplois de proximité, avec ses artisans, ses TPE et PME, et ses filières d’excellence. A nous de faire émerger, soutenir et mobiliser les politiques publiques pour transformer ces potentiels en réussites.

 

Vous souhaitez que les Régions, qui pilotent déjà les politiques de formation et d’orientation professionnelles, deviennent aussi coordinatrices du service public de l’emploi. Pourquoi ?
C’est en effet ce que j’ai proposé au Premier ministre en janvier dernier, dans un souci de cohérence avec les compétences dont disposent déjà les Régions, mais aussi dans une logique de simplification pour nos concitoyens.
Nous avons une forte présence sur les territoires, avec les Maisons de la Région que je souhaite développer, les Maisons Communes Emploi Formation (MCEF), ou encore les bureaux territoriaux. La Région est donc en capacité de relayer la politique de l’emploi, d’en évaluer les effets et de produire les adaptations nécessaires, en fonction des besoins des demandeurs d’emploi et des entreprises dans les différents bassins de vie.
Bien sûr, la Région n’agira pas seule : animer le Service public de l’emploi c’est d’abord et surtout organiser la mise en œuvre des dispositifs, en assurant la complémentarité et la coordination des différents acteurs que sont l’État, Pôle emploi, les Missions locales, mais aussi l’Éducation nationale.

 

Vous avez plaidé auprès de Manuel Valls pour la mise en place de politiques expérimentales, afin d’être justement au plus près des besoins, et de contribuer au développement de l’apprentissage. A quels types d’expérimentations pensez-vous ?

L’apprentissage est véritablement une voie d’excellence qui permet d’obtenir un emploi rapidement. On ne le sait pas encore assez, mais le taux d’insertion des apprenti(e)s sur le marché du travail est très bon, de l’ordre de 70 à 80% en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. La Région soutient l’apprentissage depuis de nombreuses années déjà, mais je souhaite en effet que nous allions plus loin. Je suis par exemple favorable à l’augmentation de l’âge maximal pour intégrer une formation par apprentissage, qui pourrait passer de 25 à 28 ans. Il me semble également intéressant d’expérimenter l’apprentissage sur d’autres types de diplômes, et de l’ouvrir notamment aux titres du ministère de l’Emploi, qui me paraissent particulièrement adaptés. Cela permettrait aux entreprises de signer des contrats d’apprentissage tout au long de l’année, et de sortir du cycle « septembre à juin » qui correspond plus au cycle de l’Éducation nationale.
Je souhaite également une mobilisation particulière sur la création de parcours d’excellence dans les lycées professionnels. Je compte aussi développer l’apprentissage avec les lycées labellisés « campus des métiers » car, par nature, les campus associent les acteurs économiques, et c’est donc un moyen intéressant de développer des filières de formations innovantes. Je suis en outre tout à fait ouverte à la discussion avec les branches professionnelles, pour les impliquer dans le développement de l’apprentissage et la gestion des CFA.
Toutes les pistes sont à explorer pour développement cette voie de formation.

 

Quelles seront les actions que la Région va engager dès cette année en faveur de l’emploi ?
Comme je m’y étais engagée, j’ai lancé en mars dernier un Plan Marshall pour l’emploi à destination des entreprises du BTP. Ce plan comprend deux volets : dès 2016, plus de 800 millions d’euros d’investissement seront inscrits au budget, pour financer de nouveaux projets de travaux dans tous les secteurs, éducation, transports, culture, logement… J’ai également décidé d’accélérer la passation de marchés publics, à hauteur de 550 millions d’euros. Cette enveloppe sera mobilisée immédiatement et bénéficiera directement aux entreprises du secteur. Cela permettra ainsi de sécuriser et booster l’emploi local. Toujours dans le cadre du Plan Marshall, nous sommes également en train de mettre en place des dispositifs adaptés pour que les TPE et PME puissent accéder plus facilement à la commande publique régionale.

 

Le plan 500.000 formations pour les demandeurs d’emploi est également un levier, où en êtes-vous de sa mise en œuvre ?
Nous nous sommes mobilisés dès l’annonce faite par le président de la République en janvier dernier, en travaillant aux côtés de l’État, de Pôle emploi et des partenaires sociaux. Il s’agira dans un premier temps de remplir les formations existantes puis, très rapidement, de lancer de nouveaux bons de commande pour des formations supplémentaires sur lesquelles il faut être réactif.
Je me félicite de l’engagement pris par François Hollande de soutenir financièrement les efforts supplémentaires que devra faire la Région.
En Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, il s’agira de plus de 30.000 formations à destination des demandeurs d’emploi, qui s’ajouteront aux 60.000 déjà prévues pour l’année 2016, soit une augmentation de 50%. Mais je souhaite insister sur un point : ces formations seront en grande partie qualifiantes ou très qualifiantes, comprises entre 7 et 9 mois, pour permettre un retour durable dans l’emploi. Grâce à nos relais, nous avons la possibilité de définir très finement les besoins de chaque bassin d’emploi.

 

Quels sont les atouts économiques, et par là même, générateurs d’emplois, sur lesquels LRMP doit capitaliser ?
L’économie régionale repose sur trois piliers, en termes d’emplois et de chiffres d’affaires : l’agriculture et l’agroalimentaire, le tourisme, et l’aéronautique et le spatial.
Dans ces trois secteurs nous avons des atouts considérables à valoriser, notamment à l’international. La Région continuera bien sûr d’apporter son soutien aux acteurs de ces filières, qui sont des moteurs essentiels de notre économie. Mais nous ne devons pas nous reposer sur ces acquis. Nous ne pouvons pas nous le permettre, tant la révolution numérique a bouleversé les modes de production et de consommation, qui ont un impact direct sur l’emploi. L’exigence aujourd’hui est, plus que jamais, celle de l’innovation. Or notre région compte 15 pôles de compétitivité, près de 30.000 chercheurs, 230.000 étudiants et 35 grandes écoles.
Pour aller plus loin encore, je souhaite créer une cité des start-up à Montpellier, et une autre à Toulouse, en m’appuyant sur le label existant « French Tech ». Je compte également m’appuyer sur l’appel à projets « Fab Région », qui a pour objectif de soutenir la création ou l’extension de FabLabs - laboratoires de fabrication - sur le territoire, pour renforcer la diffusion de la culture numérique et industrielle.

 

Notre édition 2016 du "Qui recrute dans votre région ?" propose un focus sur la filière viticole. « Le 1er vignoble du monde » a-t-il un potentiel de croissance ?
Notre nouvelle région dispose en effet du plus grand vignoble au monde en vin d’appellation, avec 236.500 ha, soit 30% du vignoble français. C’est un atout extraordinaire dans l’économie désormais mondialisée du vin.
L’ouverture de nouvelles formations montre bien la vitalité du secteur. Je pense notamment à la création, en janvier dernier, d’un Master spécialisé à la Maison des Vins de Lattes, ou encore au nouveau Master Management et commercialisation du vin, proposé par la Toulouse Business School.
Les possibilités de développement sont donc bien sûr importantes, avec notamment la montée en puissance du marché de l’œnotourisme, qui est certes de plus en plus concurrentiel, mais offre de belles perspectives. Les professionnels doivent profiter de la période de stabilité que connaît actuellement le secteur pour conforter les acquis des dernières années, et effectuer les évolutions nécessaires pour poursuivre leur développement. La nouvelle Région sera à leurs côtés pour les accompagner dans ces mutations importantes.

 

Vous avez émis le souhait d’organiser une conférence pour l’emploi à la rentrée 2016, quelle forme prendra-t-elle et quelle en sera l’ambition ?
Sur la forme, nous sommes encore en train d’en définir les contours. En revanche, l’ambition est claire : il s’agira de présenter notre stratégie régionale pour l’emploi et la croissance, qui découlera d’une large concertation au plus près des territoires, avec l’ensemble des acteurs économiques et plus largement l’État, les partenaires sociaux, les consulaires…
Vous le savez, j’ai également souhaité positionner la Région pour animer le Service public de l’emploi. Je l’ai abordé avec le Premier ministre, et nous en définirons les modalités dans le cadre de la concertation autour de la stratégie régionale de l’emploi et de la croissance. Cela ne consiste pas à tout faire et à tout décider seuls. Nous allons travailler avec tous nos partenaires pour définir des axes prioritaires en matière d’emploi, de formation et d’orientation, qui pourront être validés dans le cadre de cette conférence, que je souhaiterais tenir à l’automne. Cette réflexion sera bien sûr menée en cohérence avec les schémas régionaux de développement économique de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur, que nous sommes en train d’élaborer.

 

Propos recueillis par Ingrid Lemelle

 

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Chômage. Baisse de 1,5% en Haute-Garonne depuis janvier

Chômage. Baisse de 1,5% en Haute-Garonne depuis janvier | La lettre de Toulouse | Scoop.it

L'embellie annoncée sur le front de l'emploi, mardi 26 avril 2016, concerne également le département de Toulouse. En mars, le nombre de demandeurs d'emploi a ainsi baissé de 0,4% établissant le nombre de chômeurs à 81 880 en Haute-Garonne. Prises ensemble, les catégories A, B et C représentent 131 188 demandeurs d'emplois. Ce nombre baisse de 0,4% sur les trois derniers mois. Sur l'année, le nombre de demandeurs d'emplois a arrêté de progresser.

> Plus d'infos ci-dessous :

 http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/04/26/forte-baisse-du-chomage-en-mars_4909148_3234.html

 

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En 2016, l'Unédic prédit la première baisse du chômage depuis 2007

En 2016, l'Unédic prédit la première baisse du chômage depuis 2007 | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Selon l'Unédic, l'économie créerait des emplois au 2e semestre "sous les effets conjoints de l'amélioration de la croissance, du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et du pacte de responsabilité"

  

La crise financière de 2007 bientôt rangée au rang des mauvais souvenirs ? C'est ce que laisse penser la dernière prévision de l'organisme paritaire qui prévoit que le nombre de demandeurs d'emploi devrait se stabiliser d'ici à la fin de l'année, avant d'enfin baisser.

  

L'Unédic se montre optimiste. L'association chargée par délégation de service public de gérer l'assurance chômage s'attend à ce que le nombre de demandeurs d'emploi se stabilise d'ici à la fin de l'année en métropole, avant une baisse en 2016, selon ses prévisions financières publiées mardi 20 octobre.

Fin août, le chômage avait atteint un record, avec 3,57 millions de chômeurs en métropole.

  

51.000 chômeurs en moins en 2016

Selon l'organisme paritaire, Pôle emploi devrait recenser, d'ici à la fin de l'année, 8.900 demandeurs d'emploi sans activité (catégorie A) de moins sur ses listes, soit une quasi"stabilisation". Sur l'ensemble de l'année, le nombre de chômeurs augmenterait de 62.000 personnes, après 189.000 en 2014.

L'horizon s'éclaircirait en 2016, avec 51.000 chômeurs en moins. Il s'agirait de la première année de baisse depuis 2007, juste avant la crise financière mondiale.

Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) suivrait les mêmes tendances, souligne l'Unédic. Il devrait rester stable à 10,0% de la population active d'ici à la fin de l'année, puis baisser à 9,7% fin 2016.

  

Les demandeurs d'emploi travaillant à temps partiel augmentent

Selon l'Unédic, l'économie créerait des emplois au 2e semestre"sous les effets conjoints de l'amélioration de la croissance, du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et du pacte de responsabilité". En 2016, les créations "seraient de plus en plus nombreuses". L'Unédic se base sur une perspective de croissance de 1,2% en 2015 et de 1,5% en 2016.

Si elles témoignent d'une amélioration sur le marché du travail,ses prévisions sont moins optimistes que les précédentes publiées à la mi-juin. L'Unédic tablait alors sur une hausse de 12.000 chômeurs en 2015, puis une baisse de 68.000 l'année suivante. En outre, l'amélioration espérée serait nuancée par une hausse des demandeurs d'emploi travaillant à temps partiel ou enchaînant les contrats courts: +166.000 en 2015, +49.000 en 2016.

  

Un régime en déficit depuis 2008

Dans le même temps, la dette du régime devrait continuer à se creuser, pour atteindre 25,8 milliards d'euros fin 2015 et 29,4 milliards fin 2016. Mais le déficit baisserait à 3,6 milliards d'euros en 2016, après un pic de 4,4 milliards en 2015. La régime est endetté depuis le début des années 2000, et n'a plus enregistré d'excédents depuis 2008.

Ces perspectives financières de l'Unédic ne prennent toutefois pas en compte les effets éventuels de l'annulation par le Conseil d'Etat des règles d'indemnisation chômage. La haute juridiction a notamment censuré les modalités de récupération des sommes versées par erreur aux allocataires. Les partenaires sociaux ont jusqu'à mars prochain pour corriger le tir.

(Avec AFP)




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"L'attractivité démographique, cause de la hausse du chômage en Midi-Pyrénées." Interview de Serge Lemaître, Pôle Emploi

"L'attractivité démographique, cause de la hausse du chômage en Midi-Pyrénées." Interview de Serge Lemaître, Pôle Emploi | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Serge Lemaître

 

Le taux de chômage repart une nouvelle fois à la hausse en Midi-Pyrénées. Alors que les adeptes de la méthode Coué attendent les prémices d'un retour de l'activité en 2015, Serge Lemaître, directeur régional du Pôle Emploi, se montre plus mesuré. Du moins concernant la baisse du chômage qui représente déjà plus de 10% de la population active dans la région. Interview.

 

Les chiffres du chômage sont une nouvelle fois dans le rouge alors que les indicateurs économiques semblent repartir au vert en Midi-Pyrénées. Comment l'expliquez-vous ?
Midi-Pyrénées connaît un important dynamisme du fait de son tissu économique porté par l'industrie aéronautique. C'est aussi l'une des rares régions à voir son emploi salarié croître en 2014. Pour autant, l'attractivité du territoire a pour conséquence l'accroissement de la population. Selon l'Insee, Midi-Pyrénées devrait rester la deuxième région en France dont la population active augmentera le plus dans les dix prochaines années. Or, un actif qui trouve du travail ici emmène avec lui son conjoint...

Comment endiguer le chômage ?
Pour que le chômage baisse de façon durable, il faudrait que l'emploi salarié augmente de 1,5 % sur l'année et non de 0,3 % comme l'année dernière. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi de catégories ABC s'établit aujourd'hui à 258 700 en Midi-Pyrénées (fin février 2015). Ce nombre augmente de 0,4 % par rapport à fin janvier 2015. Sur un an, il augmente de 6,5 %.

Des disparités existent entre les départements. Le Gers et le Tarn-et-Garonne sont particulièrement touchés avec une hausse de 8,1 % sur l'année. Pourquoi sont-ils davantage concernés alors qu'ils sont aux portes de Toulouse ?
L'emploi salarié a augmenté en 2014 mais uniquement à Toulouse et dans l'industrie aéronautique et les services. Les équilibres sont différents pour Montauban et Auch, qui attirent de la population sans pour autant proposer un nombre de postes suffisants pour répondre à la demande.

Vous souhaitez renforcer en priorité l'accompagnement des PME et des TPE, pour quel motif ?
Quelque 130 000 offres ont été confiées à Pôle Emploi en 2014. Cela ne représente qu'environ 38 % des offres de CDI et de CDD de plus de 6 mois proposés dans la région. Paradoxalement, les grands groupes qui ont les moyens financiers d'externaliser leurs procédures de recrutement font appel à nos services tandis que les TPE et petites PME, n'ayant pas de service RH, méconnaissent notre travail. Dès juin, 190 conseillers du Pôle Emploi seront exclusivement missionnés auprès des entreprises de Midi-Pyrénées. Notre priorité est de fluidifier le marché du travail en répondant efficacement aux demandes de toutes les entreprises. Notre démarche sera pro-active.

Un accompagnement spécifique peut-il être engagé auprès des start-up ?
Quand la start-up recrute, elle invente souvent par la même occasion un métier ! Leur mode de fonctionnement est différent. Les start-up recrutent sur les réseaux sociaux ou par le bouche à oreille. Les besoins en main-d'œuvre sont moins prévisibles que dans l'aéronautique... Le cycle est beaucoup plus rapide, c'est donc plus difficile pour nous d'anticiper. Pour autant, et c'est un chantier en cours, le Pôle Emploi doit s'adapter à cette nouvelle réalité afin de mieux comprendre leurs besoins. Pourquoi pas en nous associant à des initiatives telles que la French Tech !

Comment préparez-vous, avec le Languedoc-Roussillon, la future fusion des directions régionales de Pôle Emploi ?
Au 1er janvier 2016, il n'y aura plus qu'une seule direction entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. Une instance de préfiguration doit d'ailleurs voir le jour en avril afin d'anticiper la future grande région et préparer l'harmonisation des dispositifs. L'impact est davantage interne, il est sans conséquence pour les demandeurs d'emploi et les entreprises. Nous demeurons un service public de l'État tout en bénéficiant de marges de manœuvre au niveau local pour nous adapter aux particularités du tissu économique.

Un bras de fer a pourtant eu lieu entre l'État et l'Association des régions de France (ARF) dans le cadre de la réforme territoriale. Les régions voulaient gérer le suivi des chômeurs, Matignon s'y est opposé. Le Pôle Emploi s'adapte-t-il suffisamment au tissu économique local ?
Ce n'est pas parce que le Pôle emploi est un établissement national que les réponses ne pourraient pas être régionales. Il faut tordre le cou à cette idée reçue. Nos dispositifs se déclinent et sont parfois différents pour s'adapter au tissu économique local. L'essentiel est de pouvoir collaborer avec les collectivités locales. C'est ce que nous faisons avec la région Midi-Pyrénées, par exemple dans le cadre de la formation professionnelle.

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Le chômage en hausse en Midi Pyrénées

Le chômage en hausse en Midi Pyrénées | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté au mois de Janvier : une hausse de près de 2% en Midi Pyrénées

 

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégories A, B, C s’établit à 227 600 en Midi-Pyrénées fin janvier 2013.

Ce nombre est en hausse de 1,9 % par rapport à décembre 2012. Cela représente précisément 4 300 demandeurs d'emploi supplémentaires.

 

Sur un an, le chômage augmente de 10 %. Il faut préciser que les statistiques liées à l'emploi ont subi quelques changements en Janvier 2013. L'une de ces modifications concerne notamment la gestion des radiations administratives. Elles prennent désormais effet à la date de leur notification, et non plus à la date du manquement qui les motive. Ce changement de règle a pour effet de diminuer ce mois-ci les sorties au titre des radiations (et donc, d’augmenter d’autant le nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois. 


L'ariège est le département le plus touché


Le chômage est en hausse dans tous les départements de Midi Pyrénées. Voici les augmentations en pourcentage par rapport au mois de Décembre 2012 :

Ariège (+3,5 %) 

Aveyron (+2,8 %)

Haute-Garonne (+1,9 %)

Gers (+1,4 %)

Lot (+0,7 %)

Hautes-Pyrénées (+1,6 %)

Tarn (+1,9 %)

Tarn-et-Garonne  (+2 %).

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Le BIT envisage un chômage fort en France au 3e trimestre

Le BIT envisage un chômage fort en France au 3e trimestre | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Le taux de chômage en France au sens du Bureau international du Travail (BIT) a augmenté de 0,1 point au troisième trimestre à 9,9 % en métropole (10,3% en incluant les départements d'outre-mer), selon les données publiées le 6 décembre par l'Insee.

Le taux pour la France métropolitaine se situe à son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 1999. Le taux du deuxième trimestre a été révisé en hausse de 0,1 point pour la métropole.

Le nombre de chômeurs ressort à 2,826 millions en métropole, soit 29 000 de plus qu'au deuxième trimestre.

Plus généralement en France métropolitaine, 3,6 millions de personnes ne travaillent pas mais souhaitent travailler, qu'elles soient ou non disponibles dans les deux semaines pour travailler et qu'elles recherchent ou non un emploi, note l'Insee.

Le taux d'emploi des 15-64 ans est stable à 63,9 %.

Le taux d'emploi en CDI augmente de 0,2 point et s'établit à 49,1 % de la population des 15-64 ans. Le taux d'emploi en CDD/intérim baisse de 0,1 point à 6,6 %.

L'Insee ne publie plus de taux de chômage mensuel depuis 2006, après une polémique sur sa méthode de calcul.

Selon les chiffres publiés fin novembre par le ministère du Travail et Pôle Emploi, le chômage a une nouvelle fois bondi au mois d'octobre, augmentant pour le 18e mois consécutif pour atteindre son plus haut niveau depuis 14 ans et demi.

Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A (ceux n'ayant exercé aucune activité) a augmenté de 45 400 (+1,5 %) en octobre en France métropolitaine, pour atteindre 3 103 300, son niveau le plus élevé depuis avril 1998. Sur un an, la progression en catégorie A est de 10,6 %.

En tenant compte des personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emploi a progressé de 1,6 %, soit 71.500 personnes de plus, pour atteindre 4 587 000 (+9,4 % sur un an).

Avec les départements d'outre-mer, le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A, B et C est de 4 870 800.

(avec Reuters, Jean-Baptiste Vey)

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Le chômage en hausse de 8,3% sur un an en Midi-Pyrénées, 2e progression française

Le chômage en hausse de 8,3% sur un an en Midi-Pyrénées, 2e progression française | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Le Comité de suivi du financement de l'économie s'est réuni hier mercredi. Les chiffres du chômage pour la fin d'année 2011 indiquent une forte hausse des demandeurs d'emploi dans la région, soit la 2e plus forte progression en France d'après le président du Conseil économique et social régional.

Le Comité de suivi de financement de l'économie, réuni mercredi, révélait qu'au troisième trimestre 2011, "l’emploi salarié en région avait progressé de 2% sur un an avec 663.408 salariés malgré une baisse de l'emploi dans le secteur de la construction et l’intérim. Le taux de chômage en Midi-Pyrénées connaît une hausse de 0,1 point ( 0,2 au plan national) au cours du troisième trimestre 2011 pour s’établir à 9,3%, identique à celui de la France métropolitaine."

Le comité constate cependant que "les offres d’emploi collectées par Pôle emploi durant les onze premiers mois de l’année se situent toujours à un bon niveau, supérieur de 11% à celui de l’année 2010".

 

Fin décembre 2011, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A inscrits à Pôle emploi s’établissait ainsi à 133.800 en Midi-Pyrénées. Un chiffre en augmentation de 1,2% par rapport à novembre 2011 (soit + 1 600). Sur un an, la hausse est de 8,7% contre 5,6% en France métropolitaine. Elle est plus forte chez les femmes (+9,7%) que chez les hommes (+7,6%).

Les plus de 50 ans sont les plus touchés par cette augmentation avec une hausse de 20,5% sur un an. Plus généralement, sur l'ensemble de la région, en tenant compte des catégories A,B et C, le nombre de demandeurs d'emploi était de 207.000 fin décembre. Ceci représente une hausse de 8,3% sur un an, contre 5,6% en France métropolitaine.

Sur la région, tous les départements ne sont pas affectés au même niveau par cette hausse sensible.

Entre novembre et décembre 2011, le Lot (+2,9%) est ainsi le département le plus touché devant la Haute-Garonne (+1,5%) et l'Aveyron (+1,4%). A contrario, l'Ariège (+0,9%), le Tarn-et-Garonne (+0,8 %), le Tarn (+0,7 %) et surtout le Gers (stable) sont au-dessous de la moyenne régionale. Sur un an, le Lot (+13,4%) est encore le plus touché, la Haute-Garonne (+7,3%) et l'Aveyron (+6,1%) étant les départements qui résistent le mieux.

 

(...)

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LRMP. L'ombre d'une économie à deux vitesses menace la grande région

LRMP. L'ombre d'une économie à deux vitesses menace la grande région | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Deux hélices de l’A400M, fabriquées par Ratier Figeac.

 

Portée par le secteur tertiaire, l’économie de Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées s’est redressée en 2015 avec une hausse de l’emploi. Mais le bilan de l’Insee est à nuancer, car des inégalités persistent sur le territoire entre les deux métropoles et le reste de la région.

 

Dans un contexte de reprise globale avec une croissance de la zone euro de +1,6% en 2015, et une hausse du PIB français de 1,3% contre 0,6% en 2014, l’économie régionale se redresse aussi. C’est ce que révèle l’Insee dans son bilan économique 2015 consacré à Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, le premier réalisé sur le périmètre de la nouvelle grande région.
« On constate une amélioration par rapport à 2014 ou 2013, même si le compte n’y est pas si l’on se réfère à avant 2008. Nous n’avons pas encore retrouvé les belles années d’avant la crise », nuance Jean-Philippe Grouthier, directeur de l’Insee Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées.

Au rang des bonnes nouvelles figure la progression de 1,2% - contre 0,5% pour la France métropolitaine - de l’emploi salarié marchand non agricole (1) après trois années de quasi-stabilité. L’économie régionale est tirée par le secteur tertiaire qui a gagné 13.700 salariés en 2015 mais ces nouveaux emplois sont concentrés à 87% en Haute-Garonne et dans l’Hérault. À l’inverse, les Hautes-Pyrénées, le Gers et la Lozère perdent des emplois. Les créations sont importantes dans les services aux entreprises et dans l’hébergement-restauration qui place la grande région au quatrième rang métropolitain avec 51 millions de nuitées en 2015, grâce à une hausse de 1,2% de la clientèle française et étrangère.

 

L’agriculture en crise

En baisse continue depuis huit ans, la construction pourrait voir le bout du tunnel avec les 39.000 logements mis en chantier l’année dernière.
De son côté, l’industrie qui regroupe 20% de l’emploi salarié marchand non agricole témoigne d’évolutions contrastées. Le dynamisme des filières aéronautiques et spatiale qui ont gagné 1400 emplois en 2015 et affichent de beaux carnets de commandes (l’équivalent de dix années de production pour Airbus !) ne compense pas les pertes d’emplois dans les autres secteurs.
Enfin, dans l’agriculture où sur tous les marchés, l’offre reste supérieure à la demande, seuls la viticulture et les fruits et légumes estivaux échappent à la crise.

 

Le point noir du chômage

Sur le front du chômage, la région enregistre pour la première fois depuis cinq ans, une baisse de -0,3%. Avec 12% de la population active à la recherche d’un emploi fin 2015, LRMP présente toujours le deuxième plus fort taux de chômage des régions métropolitaines après Nord-Pas-de-Calais-Picardie à 12,5%. Au sein de la grande région, quatre départements dont l’Aude et le Gard se classent parmi les cinq les plus touchés. Et malgré une baisse de 0,2 point en 2015, les Pyrénées-Orientales affichent toujours le plus fort taux de chômage de France métropolitaine avec 15,4%.

Six mois après la création de Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, troisième région de province pour son PIB (152 milliards d’euros en 2013), les « écarts massifs » entre les zones d’emploi des deux métropoles régionales Toulouse et Montpellier et le reste de la région se confirment. « C’est une tendance de long terme » selon le directeur régional de l’Insee qui ne va pas aider au « rééquilibrage » des territoires, pourtant nécessaire au sein d’un grande région, déjà marquée par de fortes disparités.


Johanna Decorse

 

Jacques Le Bris's insight:

1) En Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées, fin 2015, l’emploi salarié marchand non agricole concernait 1.165.100 personnes soit 53% des emplois de la grande région.

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Le nombre de demandeurs d’emploi progresse de 4,5 % en un an autour de Toulouse

Le nombre de demandeurs d’emploi progresse de 4,5 % en un an autour de Toulouse | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Malgré la quasi stabilité des chiffres du chômage entre octobre et novembre 2015 dans le territoire de Midi-Pyrénées, la situation s’est fortement dégradée pour les séniors et les femmes depuis un an. Zoom sur le marché de l’emploi local.

 

La légère baisse des chiffres du chômage intervenue entre octobre et novembre 2015 dans le territoire de Midi-Pyrénées (- 0,1 %) n'aura pas suffi à gommer la dégradation du marché de l'emploi qui s'est opérée entre novembre 2014 et novembre 2015.

Fin novembre, les huit départements de l'ancienne région Midi-Pyrénées comptaient en effet 266 400 demandeurs d'emploi, soit 400 chômeurs de moins qu'en octobre. Mais au cours des douze derniers mois, toutes catégories de demandeurs d'emploi confondues, ce chiffre a progressé de 4,5 %, indiquaient la direction régionale de Pôle Emploi et la Direccte Midi-Pyrénées dans leur dernière note de conjoncture. 18,1 % de ces demandeurs d'emploi, soit 49 000 personnes, ont un droit payable au RSA (Revenu de solidarité active).

Selon les départements et les profils, la situation présente néanmoins quelques disparités. Les femmes et les plus de 50 ans sont ainsi les plus pénalisés. Le nombre de femmes à la recherche d'un emploi dans la catégorie A (en actes positifs de recherche d'emploi selon la nomenclature Pôle Emploi), a augmenté de 0,3 % entre octobre et novembre 2015 et de 4,1 % en un an. Pour les séniors (plus de 50 ans) de la catégorie A, la dégradation est encore plus spectaculaire. Dans cette catégorie, la hausse du nombre de demandeurs d'emploi est de 1,3 % entre octobre et novembre 2015 et de 9,7 % sur un an.

Les moins de 25 ans retrouvent du travail

La bonne nouvelle vient en revanche des jeunes diplômés, qui ont été les plus nombreux à retrouver le chemin de l'entreprise depuis un an. Le chômage des moins de 25 ans (catégorie A) a baissé en effet de 2,5 % au cours des douze derniers mois en Midi-Pyrénées et de 0,4 % entre octobre et novembre 2015. Les hommes en profitent particulièrement (3,1 % de demandeurs d'emploi en moins dans cette catégorie en un an et 1,3 % de moins rien qu'entre octobre et novembre). Ils sont suivis par les femmes de moins de 25 ans (- 1,8 % inscrites parmi les demandeuses d'emploi). Un signe de dynamisme du marché du travail.

 

Aveyron et Tarn-et-Garonne, les plus touchés

Les différents départements du territoire Midi-Pyrénées ne sont pas tous égaux face au chômage... C'est dans les Hautes-Pyrénées que le nombre de demandeurs d'emploi de la catégorie A a le moins progressé en un an (+ 1,5 %).

À l'inverse, les départements de l'Aveyron (+ 6,7 %) et du Tarn-et Garonne (+ 5,7 %) affichent les plus mauvais résultats, suivis par le Gers (+ 4,9 %) et le Lot (+ 3,1%). Sur la même période, en Ariège, le nombre de demandeurs d'emploi a progressé de 2,7 % et de 2,5 % en Haute-Garonne.

Le chômage de longue durée est un autre indicateur important et sur ce point, les résultats de Midi-Pyrénées sont meilleurs qu'au niveau national. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle Emploi depuis plus d'un an a progressé de 1,7 % dans la région contre 1,9 % au niveau national.

 

89 % des offres d'emploi dans le tertiaire

Cette étude renseigne aussi sur le marché du travail. Ainsi, 119 456 offres ont été enregistrées par Pôle Emploi depuis début 2015, soit une progression de 2,7 %.

89 % de ces offres concernent le secteur tertiaire (en hausse de 3,5 %). 3 % des offres concernent le secteur de la construction (en hausse de 0,6 %), 6 % des offres les métiers de l'industrie (en baisse de 2,4 %) et 2 % le secteur de l'agriculture (en forte baisse de 17,9 %).

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Neuf vérités qui dérangent sur le chômage

Neuf vérités qui dérangent sur le chômage | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Hans De Witte, professeur en psychologie du travail à la KULeuven, étudie les conséquences du chômage depuis 30 ans et suit de très près les études internationales à ce sujet. Il évoque neuf vérités qui dérangent :

 

1. Le chômage désocialise

De Witte: "Le travail possède des fonctions invisibles. Un emploi permet de structurer sa vie et d'entretenir des contacts sociaux en dehors de son foyer et sa famille. Il détermine l'identité. On est ce que l'on fait. Quand on se présente aux autres, on parle de sa fonction ou de son emploi. Dans le cas du chômeur, c'est donc une partie importante de son identité qui disparaît. D'une façon ou d'une autre, les gens qui travaillent livrent un produit. Les enseignants permettent à des jeunes d'étudier, les ouvriers fabriquent des voitures, des vêtements, des machines. Les employés administratifs font en sorte que leur organisation soit bien huilée. Tous les travailleurs possèdent des capacités qu'ils utilisent au boulot. En outre, le travail permet de se développer, d'améliorer ses compétences et de bénéficier d'une reconnaissance sociale. On contribue à la société. Mais toutes ces fonctions cachées n'apparaissent que quand on se retrouve au chômage, les travailleurs en ont à peine conscience".

 

2. Les personnes qui postulent beaucoup perdent leur équilibre

Pour retrouver rapidement un emploi, il faut postuler, beaucoup postuler. La députée de la N-VA Zuhal Demir a déclaré récemment : "S'ils (les chômeurs) voient qu'ils n'arrivent plus à payer leurs factures, ils feront plus d'efforts".

De Witte: "Non seulement c'est une simplification extrême, mais ce n'est pas vrai. On a étudié l'impact d'une menace de suspension par l'ONEM. Eh bien, cette menace ne stimule pas à chercher du boulot. Malheureusement, ce genre de déclarations politiques ne fait que stigmatiser davantage les chômeurs. Plus ils sont stigmatisés, moins ils trouveront du travail et plus leur bien-être en souffrira. On peut faire de son mieux et beaucoup postuler, mais le chômeur n'a pas d'emprise sur le résultat. Se voir à chaque fois éconduit ou ne pas obtenir de réaction du tout donne l'impression au chômeur de perdre l'emprise sur sa vie".

 

3. Plus la période de chômage se prolonge, plus le bien-être en souffre

De Witte: "Les études prouvent deux choses. Un : plus la période de chômage se prolonge, plus le bien-être en souffre. Deux : le bien-être tombe d'abord vers son point le plus bas avant de se stabiliser parce qu'on s'adapte à la situation. Bref, on se résigne et on apprend à vivre avec moins de revenus. On se sent un peu mieux, mais le premier niveau de bien-être ne revient pas. C'est le côté poignant et paradoxal du chômage de longue durée. Le chômeur de longue durée doit s'adapter à sa situation, mais comme il s'adapte, ses chances de trouver un travail s'amenuisent encore. S'adapter aide à survivre, mais n'aide à pas à s'extraire du chômage. On se retrouve dans un cercle vicieux.

 

4. Les hommes souffrent plus du chômage de longue durée

De Witte: "En Belgique et aux Pays-Bas les hommes souffrent un peu plus des conséquences du chômage que les femmes, notamment parce que les femmes au chômage retrouvent plus facilement leur rôle dans le foyer. Ce rôle leur permet de structurer leur vie et leur donne le sentiment d'être utiles même si les femmes souffrent aussi du chômage. Par ailleurs, il s'avère que les hommes au chômage qui se chargent de plus de travaux domestiques se sentent mieux. L'impact du chômage dépasse l'individu. Le chômage génère également des tensions dans la famille et l'entourage social. Dans les foyers où le père est au chômage par exemple, les enfants obtiennent de moins bons résultats à l'école et courent davantage de risque de se retrouver au chômage plus tard".

 

5. Le chômage rend malade

De Witte: "Le chômage entraîne des problèmes physiques et psychiques. Le sentiment de bonheur recule et l'amour-propre s'amenuise. Une étude démontre que les chômeurs se trouvent confrontés à tout une gamme de problèmes physiques, habituellement combinés à des troubles psychiques. Il existe même une étude qui démontre qu'après un temps les chômeurs se brossent moins les dents que les travailleurs. Le risque de décès des chômeurs augmente, pas seulement de maladies mortelles, mais aussi de suicide. Le travail permet de rester en bonne santé. Je ne peux pas donner de chiffres, mais le chômage coûte une fortune à la société. Non seulement il y a les coûts de soins de santé, mais le talent gaspillé a également son coût".

 

6. Le chômage est plus pénible pour les gens d'âge moyen que pour les jeunes.

De Witte: "Le chômage est plus problématique pour les gens d'âge moyen que pour les jeunes et les plus âgés. Ces derniers ont une carrière derrière eux et seront pensionnés à relativement court terme. Pour les personnes d'âge moyen, le chômage est plus problématique, en premier lieu pour des raisons financières. Ils doivent entretenir une famille, rembourser un emprunt, payer les études des enfants, etc. À cet âge, ils ont des besoins matériels que n'ont plus les plus âgés et que les plus jeunes n'ont pas encore. En outre, ils ont plus de prestige à perdre. Quand on se retrouve au chômage, l'impression de n'avoir aucune issue pèse plus lourd. Pour les jeunes, ces facteurs jouent un rôle moins important. Ils n'ont pas encore de carrière et habituellement ils ont moins de responsabilités que le groupe d'âge moyen".

 

7. Le chômage est plus pénible pour les personnes peu qualifiées

Même si en chiffres absolus un ouvrier sans emploi perd moins qu'un employé au chômage, la situation est plus pénible pour les personnes peu qualifiées. Leurs congénères hautement qualifiés tiennent mieux le coup et restent plus actifs. Généralement, ils bénéficient d'un réseau de contacts plus large et ont donc plus de chances de trouver un travail. Ils relativisent plus. Par exemple, ils ne disent pas qu'ils sont "sans emploi" mais "entre deux boulots" ou à la recherche "d'un nouveau défi".

Les gens peu qualifiés voient surtout leur emploi comme un moyen d'acquérir une sécurité matérielle qui leur permet de s'épanouir en dehors de leur travail. S'ils n'ont plus cette sécurité, ils ont évidemment un problème gigantesque. Tous ces aspects rendent le chômage relativement plus pénible pour les ouvriers que pour les employés".

 

8. Le chômage entraîne (parfois) une radicalisation

De Witte: "Dans les années nonante, nous avons étudié pourquoi une petite minorité de personnes au chômage ou qui ont un emploi peu sûr se détournent de la politique. Nous avons en effet constaté qu'ils votaient blanc ou nul. Mais lors de la montée du Vlaams Blok dans les années 90 ils ont décidé de voter pour ce parti. Quand on travaille, on peut se sentir utile pour la société et on n'éprouve plus de besoin de radicalisation. La précarité et le chômage peuvent donc certainement jouer un rôle auprès des jeunes qui partent pour la Syrie".

 

9. Le chômage découle d'un échec collectif

De Witte: "Le chômage est considéré comme un échec individuel. Si une entreprise licencie un petit groupe, il s'agit d'un phénomène collectif. La politique actuelle souligne surtout la responsabilité individuelle. Par conséquent, les gens se sentent encore plus victimes de circonstances qu'ils n'ont pas du tout en main et leurs problèmes ne font que s'empirer.

Il y a quelque temps, j'ai élaboré une typologie de chômeurs de longue durée. J'ai distingué une petite catégorie de "retirés", l'exemple type de personnes qui ne veulent pas travailler et à qui le statut de chômeur ne pose pas de problème. C'est le groupe le plus controversé, car ils sont régulièrement qualifiés de profiteurs. Il s'agit d'un tout petit noyau qui comprend des jeunes qui veulent un peu profiter de la vie ou voyager avant d'entamer leur carrière, de personnes qui s'occupent d'un enfant malade ou d'un membre de la famille ainsi que les chômeurs qui se débattent dans un divorce. Provisoirement, ces personnes ne sont pas intéressées par un emploi. Dès que le problème conjugal est réglé, que leur proche est guéri ou décédé, ou qu'ils ont suffisamment voyagé ils se rendent sur le marché de l'emploi. Pourtant, la politique vise surtout cette catégorie, en supprimant les allocations d'attente ou en limitant les allocations de personnes qui s'occupent d'un proche. Alors, oui, parfois mes cheveux se hérissent quand j'entends certaines déclarations politiques sur le chômage et les chômeurs".

 

Jan Lippens

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Chômage: l'Insee dévoile sa photographie du marché du travail en 2013

Chômage: l'Insee dévoile sa photographie du marché du travail en 2013 | La lettre de Toulouse | Scoop.it

La situation des hommes s'est fortement dégradée depuis 2011 en métropole, leur taux de chômage étant plus élevé que celui des femmes, qui elles, sont plus à temps partiel, selon l'Institut.

 

Le taux de chômage des hommes a dépassé celui des femmes en 2013, mais ces dernières sont restées plus touchées par le temps partiel et le "sous-emploi", selon une étude de l'Insee publiée mardi 30 septembre.

Selon la "Photographie du marché du travail en 2013" de l'Insee, la situation des hommes s'est fortement dégradée depuis 2011 en métropole, leur chômage augmentant de 1,5 point pour s'établir à 10% en 2013. Ce taux est désormais supérieur à celui observé chez les femmes (9,7%).

Tous les actifs confondus, le chômage s'élève en moyenne à 9,8% sur l'année 2013, en hausse de 0,4 point sur un an. Cela "masque toutefois une stabilisation en cours d'année", nuance l'Institut de la statistique.

Les hommes sont aussi "un peu plus touchés que les femmes par le chômage de longue durée", selon l'étude: 4,1% des hommes actifs sont chômeurs depuis un an ou plus, contre 3,9% des femmes actives.

18% de la population active à temps partiel

En revanche, "près de 80%" des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes. Parmi elles, près d'un tiers (32,5%) "souhaitent travailler davantage".

Par conséquent, les femmes sont également surreprésentées (71,7%) parmi les 1,68 million d'actifs "en sous-emploi". Cette catégorie regroupe des personnes à temps partiel souhaitant travailler davantage et disponibles pour le faire, ainsi que des personnes traversant une période de chômage technique ou partiel.

Au total en 2013, 18,4% de la population active est à temps partiel et 6,5% en sous-emploi, deux statistiques en hausse de 0,4 point sur un an. Les personnes à temps partiel travaillent en moyenne 23 heures par semaine (hors congés ou RTT), contre près de 41 heures pour les temps complets.

L'étude fait également un bilan plus général du marché du travail en 2013: en moyenne, la France métropolitaine comptait 28,6 millions d'actifs, dont 25,8 millions en emploi (dont 88,8% de salariés) et 2,8 millions au chômage au sens du Bureau international du travail.

22 millions d'"inactifs"

Parmi les salariés, 86,5% sont en contrat à durée indéterminée (CDI), 9,5% en contrat à durée déterminée (CDD), 2,2% en intérim et 1,8% en apprentissage. Ces parts sont stables sur un an.

Par secteur, le tertiaire regroupe 76,2% des emplois, l'industrie 13,5%, la construction 6,6% et l'agriculture 3,0%.

Toujours en 2013, l'Insee recense 22 millions d'"inactifs", qui "ne travaillent pas et ne recherchent pas activement un emploi ou ne sont pas disponibles pour en occuper un". Parmi eux: des étudiants, des retraités, des parents au foyer ou encore des personnes en incapacité de travailler.

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Toulouse et sa région face aux défis d’un boom démographique

Toulouse et sa région face aux défis d’un boom démographique | La lettre de Toulouse | Scoop.it

INSEE

by Martine Tornero (Insee Midi-Pyrénées)

Portrait rapide

Le territoire de la Haute-Garonne s’étire du nord au sud sur plus de 180 km et occupe une superficie totale de 6 309 km⊃2;. Il est traversé sur toute sa longueur par le fleuve Garonne, rejoint par deux affluents, l’Ariège en amont de Toulouse et la Save en aval à la frontière du Tarn-et-Garonne. De larges plaines et coteaux occupent les deux tiers nord du département tandis qu’au sud les Pyrénées forment une haute barrière montagneuse et frontalière avec l’Espagne. De nombreux sommets s’élèvent à plus de 3 000 mètres, dont le pic de Perdiguère culminant à 3 222 mètres. On y trouve quelques stations de sports d’hiver comme Peyragudes ou Luchon-Superbagnères et la station thermale de Luchon. La Haute-Garonne est entourée de six départements : les Hautes-Pyrénées, le Gers, le Tarn-et Garonne, le Tarn, l’Aude et l’Ariège. Toulouse, capitale régionale de Midi-Pyrénées, se situe au carrefour des grands axes routiers dans le nord du département.

- L’agglomération toulousaine, poumon économique et démographique régional

 

- Une croissance démographique record…

 

- … notamment autour de Toulouse

 

- Une population parmi les plus jeunes

 

- Fort développement du parc des résidences principales

 

- Nombreux pôles d’équipements autour de Toulouse et le long de l’A64

 

- Un taux d’activité des seniors très élevé

 

- Rebond du chômage après 2008

 

- Des revenus plus confortables

 

- Des établissements de santé relativement nombreux

 

- Malgré la crise, l’emploi industriel progresse

 

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Emploi : 7 688 chômeurs de plus en un an en Haute-Garonne

Emploi : 7 688 chômeurs de plus en un an en Haute-Garonne | La lettre de Toulouse | Scoop.it
La Haute-Garonne n'est pas épargnée sur le front de l'emploi.

 

Avec une hausse de plus de 8 % sur un an, le département a dépassé la barre des 100 000 chômeurs.

La Haute-Garonne n'échappe ni à la crise ni au contexte économique tendu. Premiers touchés, les demandeurs d'emploi. Leur nombre a dépassé les 100 000 selon les derniers chiffres du marché du travail publiés par Pôle Emploi et la Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi).

La progression du nombre de demandeurs d'emploi est même plus importante dans le département par rapport à la moyenne nationale : plus 8,2 % en Haute-Garonne entre mars 2011 et mars 2012 contre 6,4 % en France métropolitaine. Sur un mois, la hausse du nombre de chômeurs s'élève à 1,1 %. Elle concerne plus particulièrement les personnes de 50 ans et plus (+16,7% sur un an).

« Nous suivons la tendance nationale. La région possède de formidables atouts avec le secteur aéronautique, des laboratoires innovants, mais la crise est bien là. Nous avons eu des moments de répit, tant mieux. Mais le contexte économique reste très tendu », souligne Anouk Déqué, présidente de la CGPME (confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises) de la Haute-Garonne qui représente 1 100 entreprises. « Cette situation économique très tendue se traduit par des licenciements presque obligatoires, moins d'embauche et un manque lourd de trésorerie. Les entreprises manquent de visibilité dans leurs carnets de commandes. Ce qu'on prévoyait à deux ans, on ne le voit plus qu'à quinze jours aujourd'hui, six mois au mieux. Plus personnes n'investit, de peur de ne plus être là dans six mois. La menace de dégradation du triple A, pour un patron de PME ça veut dire augmentation des taux d'intérêt et ça se traduit par de la frilosité », ajoute la présidente pour qui la période électorale ne va faire qu'augmenter l'attentisme sur le terrain économique. « Il va falloir attendre les législatives. Au mieux, on sortira la tête de l'eau fin 2013 mais beaucoup d'observateurs penchent pour 2015. Et, entre-temps, beaucoup d'entreprises auront disparu. Depuis un mois, notre cellule de soutien aux PME reçoit trois à quatre appels par semaine. On en comptait seulement un toutes les trois semaines entre octobre 2011 et mars 2012 ».

Fin mars 2012, toutes catégories de demandeurs d'emploi confondues, 17 837 personnes étaient éligibles au RSA (revenue de solidarité active). C'est 8,9 % de plus que l'année dernière.

« Je commence à regretter d'avoir fait des études »
À la sortie de son rendez-vous avec un conseiller de Pôle Emploi, Christelle est découragée. « La première fois que je m'étais retrouvée au chômage, en 2008, cela avait duré deux mois. Là je passe la barre des six mois. Et c'est pas fini. » Ludovic, pas encore trente ans, n'espère même plus trouver dans sa branche, la gestion. « Je suis prêt à prendre n'importe quoi, mais soit on est trop nombreux aux entretiens, soit je suis trop qualifié, etc. Là, je suis en train de regarder pour faire des saisons. Comme quand j'étais étudiant. Une belle progression sociale », ironise-t-il. « Je commence presque à regretter d'avoir fait des études et de pas avoir appris un métier manuel », lâche amer Mathias, venu à son premier rendez-vous à Pôle Emploi mais déjà fataliste. Mais bon, quand je vois tout ce monde devant leur porte, je ne culpabilise pas et me dis que c'est la faute de la société. »

Le chiffre : 101 500
chômeurs > Haute-Garonne. Le nombre de demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (catégories A, B, C) augmente de 1,1 % par rapport à février 2012. Sur un an, ce chiffre augmente de 8, 2 %.

« Midi-Pyrénées a eu des moments de répit, tant mieux. Mais on suit la tendance nationale. Le contexte économique est très tendu ».

Anouk Déqué, présidente CGPME Haute-Garonne

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