La lettre de Toulouse
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La Région répond au dynamisme inédit des conversions en agriculture bio

La Région répond au dynamisme inédit des conversions en agriculture bio | La lettre de Toulouse | Scoop.it
Face à l’augmentation inédite des exploitants en conversion vers le bio en 2015, la Région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées a dû voter le plafonnement des aides. Explications avec Judith Carmona, présidente de la Commission agriculture à la Région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées.

 

Judith Carmona, la Région vient d’annoncer le plafonnement des aides à la conversion au bio des exploitants et au maintien des activités, pourquoi cette décision ?
Judith Carmona : La première raison est l’augmentation très importante des conversions avec 70.000 hectares sur 2015. C’est 34% d’augmentation par rapport à 2014 quand la moyenne nationale est à 17%. La Région est allée deux fois plus vite en matière de conversions et cela n’a pas été anticipé. L’agriculture bio est financée par le second pilier de la PAC, le pilier du développement rural via le programme de développement rural, un contrat que les régions ont signé avec l’État sur la période 2014-2020. Face à la forte augmentation des demandes de conversion en 2015, il a fallu trouver des compléments de financement. L’Etat a contribué en apportant une rallonge de financement en 2015 et par ailleurs l’Agence de l’Eau Adour-Garonne de manière conséquente ce qui nous permet de continuer à financer les aides à la conversion et les aides au maintien mais nous devons les plafonner pour continuer à accompagner le plus grand nombre possible de paysans et faire face à une augmentation forte et durable sur les années qui arrivent.

 

La Région privilégie donc le nombre d’agriculteurs en conversion plutôt que le nombre d’hectares ?
Plafonner une aide à l’hectare, en l’occurrence 30.000 euros annuel pour 100 hectares en conversion, cela donne une certaine idée de l’agriculture. Cela signifie politiquement qu’on va répartir la somme dont on dispose de façon équitable tout en maintenant une aide au maintien des exploitations. Si on ne plafonnait pas, on aiderait davantage les fermes de 400 ou 500 hectares. Plafonner permet d’aider plus de paysans. C’est une décision politique. D’ailleurs beaucoup d’aides sont déjà plafonnées, notamment en élevage même si les aides du premier pilier de la PAC ne le sont pas du tout.

 

Combien d’exploitations en conversion sont concernées par ce plafonnement rétroactif sur 2015 ?
On estime à environ une centaine les exploitants qui pourraient être concernés par ce plafonnement à cent hectares, sur les 3000 exploitants en conversion. J’ajoute que, si vous êtes trois agriculteurs dans une structure sociétaire de type GAEC avec 100 hectares chacun, vous multipliez les 30.000 euros par trois. Cela permet d’aider le plus grand nombre de paysans et c’est là l’intérêt principal.

 

La région LRMP est la première région bio de France avec un taux de conversion inédit, comment allez-vous financer cet élan sur le long terme ?
Aujourd’hui l’agriculture biologique est en croissance et n’a pas de problème de commercialisation et si on regarde la déclaration politique de François Hollande très ambitieuse pour l’agriculture biologique, à l’occasion de la quatrième conférence environnementale le 26 avril [1] , c’est encourageant et cela signifie que des financements complémentaires vont être octroyés sur le long terme. Sur 2016 nous sommes déjà à 72.0000 hectares nouveaux en conversion dont 20.000 en Languedoc Roussillon. Si la progression continue à ce rythme, il va falloir trouver d’autres types de financements. Outre l’État nous devons mobiliser d’autres acteurs mais je reste confiante.


Propos recueillis par Aurélie de Varax

 

Notes

[1«  J’avais promis le doublement des surfaces en bio sur notre sol en 2020. Aujourd’hui les surfaces progressent à un rythme supérieur à ce qui avait été prévu. L’Etat fera face à ses engagements budgétaires avec les régions de façon à ce que la France puisse devenir la première puissance agricole bio d’Europe et c’est possible.  »Extrait du discours de François Hollande le 26 avril 2016 lors de la Conférence environnementale.

Jacques Le Bris's insight:

Chiffres clés du bio sur la région Languedoc Roussillon Midi-Pyrénées

  • 1re région bio de France en surfaces et nombre d’exploitations
  • 5732 exploitations agricoles bio
  • 245.633 hectares certifiés bio
  • 7% des exploitations agricoles de la région
  • 3000 exploitations en conversion
  • Viticulture : 35% des surfaces bio françaises
  • Elevage : 20 % des surfaces bio françaises
  • Fruits : 18 % des surfaces bio françaises
  • Légumes frais : 11 % des surfaces bio françaises
  • 70 % des brebis laitières bio françaises
  • 25 % de l’apiculture bio française
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PME innovantes du numérique : le développement à l'international, une nécessité ?

PME innovantes du numérique : le développement à l'international, une nécessité ? | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Ne dit-on pas que nul n'est prophète en son pays ? Un adage qui fait du sens pour les PME innovantes : le développement international doit-il être une part essentielle de leur modèle économique ? Les opportunités existent à l'évidence dans le monde notamment dans le secteur du numérique, et pas seulement aux Etats-Unis. Quelles sont les potentialités à connaître, les écueils à éviter ? Sans donner de réponse générale, voici quelques pistes et témoignages.

L'idée d'un développement progressif des PME du local au national puis, plus tard si le vent va dans le bon sens, à l'international, est-elle dépassée ? Le monde est large, facile d'accès – dans une certaine mesure - : dans le fond, pourquoi ne pas tenter l'aventure ? Ce cheminement n'est toutefois pas forcément naturel, et semé d'embûches. Et la problématique peut d'ores et déjà être analysée en fonction de leur marché. Il faut en outre distinguer les activités de BtoB et de BtoC, notamment en ce qui concerne le e-commerce. Dans ce domaine, on pourrait pourtant croire que par nature, le web n'a pas de frontières. Une réalité virtuelle qui se heurte pourtant à d'autres réalités plus tangibles.

 

E-commerce : des comportements d'achat variables d'un pays à l'autre

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La vente en ligne de logiciels : un modèle plus facilement exportable ?

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Le e-commerce de logiciels BtoB : un besoin plus fort de présence physique

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Recruter aux Etats-Unis : éviter l'effet du fond de cuve

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La Silicon Valley, incontournable ?

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Les PME françaises jugées visionnaires mais parfois trop en avance sur le marché

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La Chine : de forts potentiels, mais des facteurs politiques et des pratiques de pillage technologique à connaître

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Des aides publiques substantielles

Indépendamment des contextes spécifiques des pays, quelles sont les aides, les appuis dont peuvent bénéficier les PME françaises qui veulent s'exporter, et comment aborder le sujet ?

 

« On ne peut pas prendre à la légère le projet de déploiement dans un nouveau pays, et il ne faut pas céder facilement aux sirènes de marchés prometteurs. Et le monde est grand : la France ne représente que 3,5% des échanges internationaux. Considérer un développement à l'international, c'est un peu repartir à l'école et mettre tout à plat », argue Arnaud Leurent, responsable de l'offre développement international chez Global Approach Consulting.

« En outre, il faut s'attendre à tabler sur un budget de prospection qui atteindra facilement 100 000 euros par an et par pays », ajoute-t-il. Les premiers pas dans un nouveau territoire induisent en effet des moyens pour participer à des  salons professionnels, s'appuyer sur un cabinet de conseil, d'avocats – par exemple, pour gérer des problèmes liés au visas -, et recruter une petite équipe.

Or, l'Etat et et collectivités locales ont largement développé une gamme d'aides financières et d'accompagnements. « En premier lieu, l'assurance prospection de la Coface est incontournable », souligne Arnaud Leurent. « Elle permet de financer 75% de la partie immatérielle d'une action de prospection et peut être importante en termes de montants avancés : en fait, la limite est celle des fonds propres de l'entreprise emprunteuse ! ».

Autres solutions : les offres d'Oséo international, qui peuvent compléter celles de la Coface. Les Régions sont également actives pour soutenir les entreprises à l'international, c'est le cas par exemple de la Région Midi-Pyrénées  avec son programme Croissance PME.

Quant à UbiFrance, cette agence de développement sous la tutelle du ministère de l'économie et des Finances (voir MID e-news du 28 janvier 2013), est citée régulièrement par les témoins de ce dossier. « Leur aide se fait « en nature » : ils nous accompagnent en Chine pour étudier les stratégies possibles de vente en ligne dans un contexte où les outils publicitaires de Google ne sont pas opérants : il faut passer par le moteur de recherche national Baidu. UbiFrance nous épaule également pour déterminer la bonne approche d'un développement commercial de terrain. En termes financiers, nous nous appuyons aussi beaucoup sur l'assurance prospection Coface », détaille Vincent Encontre.

 

Tout est donc sur la table pour aller à la rencontre d'un monde divers, avec ses menaces et opportunités. Reconnues pour leur potentiel technologique, nombre de PME innovantes françaises du secteur numérique peuvent jouer leur carte, et y trouver la bonne implantation.

 

Dossier réalisé et propos recueillis par Frédéric Dessort

 

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Un démarrage positif pour le dispositif Embauche PME

Un démarrage positif pour le dispositif Embauche PME | La lettre de Toulouse | Scoop.it

Paulo Gregorio Amado, entouré de Pascal Mailhos (à gauche), préfet de région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, et de Fouad Foukra, dirigeant de Discofra, signant ce mercredi 9 mars, un contrat qui bénéficie de l’aide Embauche PME.

 

Le dispositif Embauche PME, qui enregistre 760 demandes en Haute-Garonne, est une prime à l’embauche de 4.000 euros par salarié. La société Discofra profite de ce coup de pouce pour recruter un premier salarié, un second dans deux mois.

 

Un jour à marquer d’une pierre blanche. Paulo Gregorio Amado a effectué son premier jour de travail comme magasinier et réceptionniste dans l’entreprise Discofra sous les yeux du préfet de région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Pascal Mailhos.
Ce dernier s’est rendu à Tournefeuille, le 9 mars dernier, dans les locaux de cette société spécialisée dans la distribution alimentaire de produits secs pour la restauration collective, afin de saluer le succès du dispositif gouvernemental Embauche PME, lancé le 18 janvier.

Cette aide simple d’accès, puisqu’elle nécessite une inscription en ligne jusqu’au 31 décembre, a déjà enregistré 760 demandes en Haute-Garonne, quelque 4500 en région LRMP. Ce coup de pouce assure aux TPE et PME de moins de 250 salariés une aide forfaitaire de 4000 euros pour l’embauche d’un salarié en CDI ou CDD.
Cette prime - 500 euros versée chaque trimestre pendant deux ans - correspond au montant des cotisations patronales et est cumulable avec d’autres aides comme le contrat professionnel ou la réduction générale bas salaire.
La seule condition pour l’obtenir ? Le salaire de la personne recrutée doit être inférieur ou égal à 1900 euros bruts.

Le CICE prendra le relais

Fouad Foukra, le dirigeant de Discofra, n’a pas hésité à en faire la demande. « L’investissement dans l’outil de production et dans les hommes sont deux moyens pour que l’entreprise s’épanouisse. Or, pour ces derniers, les décisions sont longues à prendre, car elles sont liées aux contraintes économiques », estime ce patron à la tête de onze salariés.

Le dispositif Embauche PME l’a encouragé « à accélérer » le recrutement d’un magasinier en CDI, puis d’un commercial à compter d’avril.
Et après ? Pas question de créer un éphémère engouement pour licencier sitôt les deux ans d’aide révolus. Le CICE, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, prendra le relais pour pérenniser la baisse des charges liée à l’embauche, et donc maintenir les emplois créés.

 
Audrey Sommazi

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