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Pour résister, les leaders du secteur misent sur l'agrandissement d'habitations existantes.

 

Le sujet est rarement abordé par la ministre du Logement,Cécile Duflot. Probablement parce qu'elle ne porte pas dans son cœur la maison individuelle, responsable à ses yeux de l'étalement urbain.

 

Traduction, de ces banlieues à perte de vue comme aux États-Unis.

N'empêche, si la construction de logements pique du nez (près de 330.000 unités en 2013 contre un objectif de 500.000 fixé par François Hollande), l'effondrement du marché de la maison individuelle en est grandement responsable. «En 2013, on en aura construit 105.000 contre 170.000 en 2010, se désole Christian Louis-Victor, président de l'Union des maisons françaises. Depuis trois ans, c'est une chute ininterrompue.»

Trois facteurs expliquent ce retrait: l'application de la RT 2012, une norme qui a fait bondir le prix des maisons individuelles de 7 à 8% par mètre carré en 2013 augmentant les exigences en matière d'isolation et de consommation énergétique. Par ailleurs, le reformatage à la baisse du PTZ + (prêt à taux zéro) a désolvabilisé beaucoup de ménages modestes, la princi­pale clientèle des constructeurs de maisons individuelles. Enfin, les banques ont réduit l'accès au crédit demandant au minimum 20% d'apport contre 5% auparavant.

Cap sur la rénovation

Le résultat? Les professionnels de ce secteur sont à la peine. Selon Caron Marketing qui ausculte ce marché, 200 petits opérateurs auront disparu en 2013. Aujourd'hui, il n'en reste plus que 1 900, alors qu'ils étaient 3 000 il y a une dizaine d'années. Ainsi, le constructeur de maisons en bois Oregon, qui bâtissait une centaine d'unités par an notamment dans le Nord, a disparu en 2013.

Même les leaders tirent la langue. Le numéro un du secteur, Maisons France Confort, aura vu son chiffre d'affaires reculer de presque 50 millions d'euros (vraisemblablement 515 millions en 2013) et ses profits reculer de 7 millions (probablement 20 à 21 millions l'année dernière). «Pour résister et offrir des produits moins chers aux clients, nous avons réduit la taille de nos maisons, explique Jean-Christophe Godet. Aujourd'hui, une maison avec trois chambres fait plutôt 80 m2 contre 85 m2 avant.»

Autre créneau investi récemment par ce groupe, la rénovation et l'extension des maisons existantes. «Avec Rénovert, nous comptons réaliser dans cinq ans 50 millions d'euros dans cette activité, contre 8 millions en 2013, affirme-t-il. Il y a un gisement de clientèle prêt à débourser 40.000 à 50.000 euros pour avoir une pièce supplémentaire de 20 à 30 m2.» Enfin, le groupe qui avait une politique de croissance externe très développée l'a mise entre parenthèses en 2013 où il n'a fait aucune acquisition. Il ne voulait pas acheter une société alors que la crise bat son plein.

La vie est dure aussi pour Geoxia, connue pour sa marque Maisons Phénix. En 2013, cette entreprise aura vendu seulement 4000 maisons contre 5000 il y a deux ans. Du coup, le groupe serre ses coûts. «Nous ne remplaçons pas les départs», reconnaît Patrick Leleu, président de Geoxia. Parallèlement, en 2013, il a relancé sa marque phare, Maisons Phénix, avec une architecture un peu plus soignée et moderne..../...."


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