Richard Stallman évangélise à la Cantine | La Cantine Toulouse | Scoop.it

 

 

Silicon Maniacs :

Article par : Jessica Chekroun

 

Jeudi 20 octobre, Richard Stallman donnait une conférence à la Cantine. Le père du logiciel libre y était déjà passé une fois il y a presque deux ans. Un auditoire buvant les paroles de ce conférencier en chaussettes. Retour sur cette venue.

 

Pour ceux qui ont déjà eu l’occasion d’assister à une messe de cet évangéliste, rien de bien nouveau. L’argumentaire, juste et illustré est respecté, il fait mouche et force le respect. Parti du logiciel Libre, avec la Free Software Foundation, Richard Stallman étend sa théorie du partage à toute la société. Selon lui, les idées ne peuvent pas être possédées.

Ce qui est troublant chez cet homme, son aura. Même ceux qui connaissent ce bal bien rodé l’écoutent religieusement, et il ne serait pas étonnant de retrouver dans les poubelles de la cantine quelques Macbook jetés comme un sacrifice sur l’autel de la liberté.

Les points abordés donc, une ouverture des applications du logiciel libre aux autres pans de la société. Car avant tout pour lui, c’est une question, politique :

Le logiciel libre peut se résumer en 3 mots : liberté, égalité, fraternité. C’est à dire ce que Sarkozy déteste

Le politique au sens philosophique, avec des valeurs phares comme étendards, mais aussi de la politique, en tant qu’application concrète. Car, non content d’énoncer ce qui différencie le bien du mal, il donne des solutions clés en main, pour combattre ce dernier.

La question du droit d’auteur n’est ainsi pas rejetée, oui il faut rétribuer les artistes. Sa célèbre maxime pour expliquer le free du logiciel libre ( en anglais free signifie à la fois libre et gratuit) : “Free as in freedom not as in beer” explique bien la complexité du propos. Il n’est pas question de gratuité mais de liberté, liberté de partager avant tout. La musique, les films et les livres : pour chacun de ces domaines culturels une analyse de la situation, des exemples d’abus et un combat commun, celui contre les “menottes numériques“.

A la fin de la conférence, c’est le moment du pardon. Un à un, les fidèles viennent se confesser. “J’ai un site marchand“, “Ce n’est pas grave mon fils, tant qu’il ne tourne pas sous flash” pourrait être la réponse du grand Richard Stallman.

Chacun avait caché ses outils affublés d’une pomme croquée. L’homme ne rigole pas avec la liberté. Et, ses propos, à la mort de Steve Jobs en ont choqué certains.

Extrême RMS ? Peut-être, pour vous faire votre idée, lancez cette vidéo, et buvez les paroles de ce défenseur de la liberté.

 

[Note du Curateur] cette vidéo n'est accessible sur l'original qu'aux "Geeks es-libres".