La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit.
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La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit.
Unscrew the locks from the doors unscrew the doors themselves from their jambs. Howl
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Beat Generation au Centre Pompidou : une expo qui laisse béat

Beat Generation au Centre Pompidou : une expo qui laisse béat | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it

Passionnante et pluridisciplinaire, l'exposition que consacre le Centre Pompidou au mouvement d'avant-garde américain brille de ses multiples facettes. Un parcours emballant.


Littérature, cinéma, création sonore, photographie, peinture, collage, spiritualité ou art de vivre… Le premier vertige, tenace, qu’on ressent en pénétrant dans la galerie 1 du Centre Pompidou où vient d’être inaugurée cette exposition 'Beat Generation', tient d'abord à la multiplicité des supports présentés, rendant un hommage éclatant au caractère polymorphe, touche-à-tout, d’un des mouvements les plus emblématiques de la contre-culture américaine du milieu du XXe siècle. Dont – et c’est là la grande force de l’expo – les propositions artistiques restent étonnamment valides. On va essayer de dire pourquoi.


Authentique colonne vertébrale de l’exposition, le célèbre rouleau tapuscrit de ‘Sur la route’, le roman-culte de Jack Kerouac, en traverse toute la longueur, la scindant en deux parties égales, elles mêmes divisées en diverses salles à entrées multiples, micro-lieux dont la disposition plus ou moins labyrinthique semble avoir pour but (presque) avoué de perdre le spectateur, d’organiser sa dérive – absolument pas par perversité ou paresse, mais au contraire pour traduire la singulière poétique de l’errance qui marque l’état d’esprit de l’ensemble des artistes présentés ici. Autrement dit, ça a l’air complètement bordélique. Mais c’est fait exprès. Et ça marche ! A fond, même....

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Beat Generation (3/4) : Portrait d’Allen Ginsberg en poète bouddhiste

Beat Generation (3/4) : Portrait d’Allen Ginsberg en poète bouddhiste | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it

L'exploration littéraire de la Beat Generation continue... Troisième portrait, celui du plus engagé et influent de ce mouvement : le poète Allen Ginsberg (1926-1997)


"J’ai vu les plus grands esprits de ma génération détruits par la folie, affamés hystériques nus, se traînant à l’aube dans les rues nègres à la recherche d’une furieuse piqûre, initiés à tête d’ange brûlant pour la liaison céleste ancienne avec la dynamo étoilée dans la mécanique nocturne, qui pauvreté et haillons, et œil creux et défoncés restèrent debout en fumant dans l’obscurité surnaturelle des chambres bon marché flottant par-dessus le sommet des villes en contemplant du jazz (...)" Extrait de Howl, d'Allen Ginsberg 


Allen Ginsberg est l'auteur central du mouvement de la Beat Generation, fédérant autour de lui Jack Kerouac, Gregory Corso, William Burroughs ou encore Neal Cassady. Il publie Howl en 1956, qui deviendra le poème manifeste de ce mouvement au même rang que Sur la route de Kerouac (1950) ou Le Festin Nu de Burroughs (1959). La prose moderne du poème dévoile une écriture spontanée, emblématique du nouveau langage des auteurs de la Beat Generation. Allen Ginsberg est un homme spirituel, très engagé contre les discriminations sexuelles et la Guerre du Vietnam.

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LITTÉRATURE • La lettre qui a inspiré à Kerouac "Sur la route" a été retrouvée

LITTÉRATURE • La lettre qui a inspiré à Kerouac "Sur la route" a été retrouvée | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it
Disparue il y a soixante ans, une longue lettre de Neal Cassady à Jack Kerouac vient d'être retrouvée aux Etats-Unis. Pour beaucoup, il s'agit de l'œuvre qui a marqué les débuts du mouvement littéraire et artistique de la Beat Generation.

 

"Une lettre longtemps perdue de Neal Cassady* [1926-1968] adressée à son ami Jack Kerouac [1922-1969], l'auteur de Sur la route (considéré comme le manifeste de la Beat Generation), a été retrouvée après plus d'un demi-siècle", annonce The Daily Telegraph. Ce document – 18 pages d'écriture "spontanée" – était considéré comme l'une des plus grandes pertes de l'histoire de la littérature, précise le quotidien londonien.

Dans cette fameuse lettre, Neal Cassady décrit à Jack Kerouac une visite dans sa ville natale de Denver, un périple chargé en drogue, alcool et sexe, mais aussi en anecdotes comiques. Le tout écrit "dans un style qui aurait établi le genre" qu'allait devenir le mouvement littéraire et artistique de la Beat Generation, explique le journal britannique. Kerouac en parlait ainsi : "C'est la plus grande œuvre écrite que j'aie jamais vue ; mieux que ce que quiconque écrirait aux Etats-Unis, ou au moins que [Herman] Melville, [Mark] Twain, [Théodore] Dreiser, [Thomas Clayton] Wolfe et je ne sais qui d'autres qui reposent dans leur tombe."



La lettre n'avait jamais totalement disparu ; elle avait été transmise à une petite maison d'édition de San Francisco, puis récupérée par un certain M. Spinosa, directeur d'un petit label de musique, qui l'a conservée chez lui sans savoir qui étaient Neal Cassady et Jack Kerouac. C'est la fille de ce M. Spinosa qui vient de retrouver le document et de le rendre public. La lettre sera prochainement vendue aux enchères...

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Saison 2 - Episode 3 - Jusqu’où nous emmène la Route 66 ? / France Inter

Saison 2 - Episode 3 - Jusqu’où nous emmène la Route 66 ? / France Inter | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it
Philippe Collin et Xavier Mauduit prennent le volant sur la route 66 qui relie Chicago à Santa Monica en Californie. Ils reçoivent l'artiste plasticien Jean-Jacques Lebel et le journaliste Vincent Desmonts.
Vincent DUBOIS's insight:

De nombreuses anecdotes sur Jack Kerouac et Allen Ginsberg racontées par Jean-Jacques Lebel.

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Neal Cassady : la correspondance d’une tête brulée de la Beat Génération

Neal Cassady : la correspondance d’une tête brulée de la Beat Génération | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it
Finitude (quel beau nom pour une maison d’édition !) publie ces jours-ci "Un truc très beau qui contient tout", soit la volumineuse correspondance de Neal Cassady, le clochard céleste en chef, le chauffeur de tout ce que la Beat Generation compte de bon, d’Allen Ginsberg à Kerouac, en passant par William Burroughs et Herbert Huncke. Un recueil de textes qui dévoile enfin le véritable talent de ce poète des bas-fonds, son audace et sa folie. Un hommage, aussi, au moins connu des Beat.

 

Des lettres, des lettres, des lettres. Voilà ce que contient Un truc très beau qui contient tout de Neal Cassady. Meilleur ami de Jack Kerouac (avec qui il prend la pause sur la photo ci-dessus) et d’Allen Ginsberg, personnage principal de Sur la Route du même Kerouac (le roman fondateur de la Beat Generation - et plus tard de Vision de Cody - dans lequel il apparait sous le nom d’emprunt de Dean Moriarty), séducteur impénitent, voleur de voiture "pour la bonne cause", époux polygame, amant aux amours ambiguës, Neal Cassady était un aventurier un vrai, et surtout l’un des derniers vrais outlaw américain. Avec Un truc très beau qui contient tout nous tenons en main les lettres dont Jack Kerouac lui-même disait qu’il s’agissait "des meilleurs choses jamais écrites en Amérique". Autant dire qu’après Première Jeunesse, autobiographie non-terminée de l’auteur, on attendait de pied ferme cette traduction de la correspondance de Neal Cassady, tête brulée de la Beat Génération !


S’il est omniprésent dans le littérature Beat, Neal Cassady est bien souvent également décrit comme un personnage au double visage, souvent peu recommandable, voir détestable. William Burroughs, qui ne s’est jamais reconnu comme un écrivain "beat" (et à raison) ne l’appréciait pas, c’est bien connu. Pourtant il s’agit bel et bien d’un des tout premiers rebelles Beat. "Beat", Cassady l’était bien avant que le mot n’existe. Comme l’explique sa traductrice Fanny Wallendorf, à la fin des années 40 déjà, alors que Ginsberg et Kerouac (ex-footballeur fraichement débarqué) trainaient encore entre les murs de l’université de Columbia en compagnie de leur aîné William Burroughs, le courrier que Cassady adressait à son ami Haldon Chase faisait le tour du campus tant son style, sa verve et son énergie transparaissait, faisant déjà naitre quelque chose de nouveau et de fulgurant. Ces mots, envoyés avec la passion qu’on connaissait à ce chien fou, eurent un impact non négligeable sur ceux qui allaient devenir les chantres de la génération Beat....

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« Family Business » : dans la famille Ginsberg, je demande le père - Rue89

« Family Business » : dans la famille Ginsberg, je demande le père - Rue89 | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it
La correspondance entre Allen Ginsberg et son père va bien au-delà du document de plus sur la Beat Generation.

Au fil de plumes alertes, complices et contradictoires, c’est, de 1944 à l’orée des années 80, toute l’histoire des Etats-Unis, entre guerre et utopie, qui fait un retour.

« Tu es peut-être un grand poète. En fait, je suis certain que tu en es un. Mais il n’empêche : malgré tes belles intentions, tu as des idées politiques ineptes qui reposent sur des faits complètement erronés. T.S. Eliot et Ezra Pound aussi étaient de grands poètes, mais ils ont viré fascistes. »

Extrait d’une lettre du 23 novembre 1965 adressée à Allen Ginsberg par son père, Louis du même nom, en bisbille avec les prises de positions de son fils contre la guerre au Vietnam.

 

Malgré la virulence du propos – de l’un comme de l’autre, puisque Allen n’y allait non plus dans ses arguments avec le dos de la cuiller –, l’affection et la complicité entre les deux épistoliers ne se sont jamais démenties. Chaque page de « Family Business », le formidable recueil de leur correspondance, en témoigne.

De 1944 jusqu’à 1976, Allen et Louis ont tissé sans temps mort un lien précieux, réuni dans un consistant volume composé et commenté par Michael Schumacher, biographe du pape de la Beat Generation, mais aussi d’Eric Clapton et de Francis Ford Coppola.

 

Tandis que le compagnon de route de Jack Kerouac, Neal Cassady, William S. Burroughs, Gregory Corso, Lawrence Ferlinghetti et plus tard de Bob Dylan arpentait la planète en explorant en tous sens les paradis artificiels, le sexe, la poésie et la politique, Louis Ginsberg, lui-même poète, menait la vie nettement plus sédentaire d’un professeur de lettres dans les « high schools » (l’équivalent des lycées) du New Jersey.....

Vincent DUBOIS's insight:

Avec 2 extraits, l'un vidéo mettant en scène Allen Ginsberg et Jack Kerouac déambulant dans la faune new-yorkaise, l'autre étant un extrait audio de la lecture de Howl par Ginsberg himself.

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L’introspection Ginsberg

L’introspection Ginsberg | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it
L’exposition à Metz sur le chantre de la Beat Generation est prolongée jusqu’à début janvier.

Via Valaf Lebu
Vincent DUBOIS's insight:

Pourquoi bouder son plaisir?

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Les petits secrets du Chelsea Hotel | Slate

Les petits secrets du Chelsea Hotel | Slate | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it
Il y a six ans, le Chelsea Hotel, à New York, qui avait ouvert presque un siècle et demi plus tôt (1884), alors conçu comme un phalanstère, fut vendu à un magnat de l’immobilier puis à une chaîne d’hôtels concepts. Il doit désormais être rénové pour la somme de 40 millions de dollars.

En cette période agitée, Vanity Fair a demandé aux résidents, passés ou futurs, de raconter ce lieu mythique, qui vit Jack Kerouac coucher avec Gore Vidal, Andy Warhol tourner une partie de Chelsea Girls; Dylan Thomas y séjourner peu avant sa mort, Arthur Miller après son divorce de Marilyn Monroe.

Le producteur Scott Griffin raconte ainsi qu’à l’époque où il y louait une chambre le mélange le fascinait:

«Vous pouviez monter à un étage, discuter théâtre avec Stefan Brecht ; à un autre étage parler poésie avec Arnold Weinstein et puis descendre dîner au rez-de-chaussée avec Arthur Miller.»

Milos Forman se souvient du déclenchement de l’alarme incendie une nuit. Il sort voir ce qu’il se passe. Claque la porte de sa chambre derrière lui et se retrouve nu dans le couloir. Une voisine de chambre propose de lui passer une jupe. Tous regardent vers le cinquième étage où un appartement en feu se voit inonder d’eau par les pompiers. Et tandis qu’ils regardent le spectacle, ils font tourner des joints...

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Le 18 septembre sur ARTE : Beat Génération - Kerouac - Ginsberg - Burroughs.

Le 18 septembre sur ARTE : Beat Génération - Kerouac - Ginsberg - Burroughs. | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it
Le 18 septembre sur ARTE en deuxième partie de soirée, diffusion d'un film documentaire inédit réalisé par Jean-Jacques Lebel et Xavier Villetard : Beat Génération - Kerouac - Ginsberg - Burroughs. Écrit par Jean-Jacques Lebel, commissaire de l’exposition « Beat Génération / Allen Ginsberg » qui se tient au Centre Pompidou-Metz depuis le 31 mai et dont ARTE est partenaire, ce film est le récit de la formidable et durable amitié entre Jack Kerouac, Allen Ginsberg et William Burroughs, qui a donné naissance au mouvement littéraire de la « Beat Generation ». Ils se rencontrent à New York à la fin de la deuxième guerre mondiale. Il y a aussi trois livres écrits pendant les années 1950 : « Sur la route » de Kerouac, « Howl » de Ginsberg et « Le Festin nu » de Burroughs. Trois livres qui vont influencer durablement les avant-gardes futures, les modes de vie et les mentalités à venir.
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En images et en sons : Allen Ginsberg et les poètes de la « Beat Generation »

En images et en sons : Allen Ginsberg et les poètes de la « Beat Generation » | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it
L'exposition Beat Generation/Allen Ginsberg fait le choix du brouhaha visuel et sonore plutôt que de la clarté documentaire, pour faire parler l'esprit des Ginsberg, Burroughs, Kerouac, Giorno, etc...
Une compilation en images et en sons des grands moments de ce cercle de poètes disparus, dont on peut retrouver une partie sur Internet. Assez déroutante, l'exposition Beat Generation/Allen Ginsberg est présentée simultanément dans quatre institutions : au Centre Pompidou-Metz, aux Champs Libres, à Rennes, au Fresnoy, à Tourcoing, et au ZKM de Karlsruhe. Une diffraction dans l'espace qui correspond au principe de l'expo, ainsi formulé par son concepteur, l'artiste Jean-Jacques Lebel : « Une anthologie visuelle et sonore, une expérience sensorielle, une jungle d'images projetées, une promenade virtuelle à travers un vaste mouvement transculturel né pendant la Seconde Guerre mondiale, à New York, et qui, à partir de 1955, s'est répandu dans le monde ». De fait, l'exposition (telle que vue à Metz) est un zapping d'images et de sons diffusés sur des écrans disposés à mi-hauteur d'une vaste salle noire, très froide. Éclatées, les voix de la Beat Generation – principalement celles d'Allen Ginsberg, mais aussi John Giorno, William S. Burroughs, Jack Kerouac ou Brion Gysin – s'enchevêtrent sans ordre : un joyeux bordel qui sied bien à l'esprit du temps et reprend le brouhaha des conversations passionnées, mais nuit à la compréhension d'ensemble. C'est pourtant le même principe que l'on a choisi d'adopter pour évoquer la vigueur de ce (dernier ?) mouvement poétique du XXe siècle, en images (et dans le désordre)...
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Nova Express / William Burroughs

Nova Express / William Burroughs | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it
Déposition Technique De La Puissance-Virus. "Messieurs, il a été dit d'abord que nous devrions prendre notre propre image et l'examiner afin de savoir comment la transformer pour qu'elle soit plus transportable.

Nous avons découvert que des systèmes de codes binaires suffisaient pour contenir l’image entière mais elle exigeait un espace énorme pour les emmagasiner puis nous découvrîmes que les renseignements binaires pouvaient être écrits au niveau moléculaire, et que toute notre image pouvait être contenue dans un grain de sable. Cependant on a découvert que ces renseignements moléculaires n’étaient pas matière morte mais révélaient une capacité de vivre que l’on retrouve autre part dans la forme du virus. Notre virus infecte l’homme et crée notre image de lui.
D’abord nous avons pris notre image et l’avons mise en code. Un code technique développé par les théoriciens du renseignement. Ce code rédigé au niveau moléculaire pour gagner de l’espace, quand nous découvrîmes que le matériel-image n’était pas matière morte, mais qu’il révélait la même capacité de vie que le virus. Si on lâchait le virus sur terre il infecterait la population entière et la transformerait en réplique de nous-mêmes, il n’était pas prudent de lâcher le virus à moins de s’assurer que les derniers groupes et les répliques ne les remarqueraient pas. A cette fin nous inventâmes une variété de plusieurs formes, c’est-à-dire une variété du contenu-renseignement dans une molécule, qui enfin est toujours une permutation du matériel existant. Renseignement expédiés, ralentis, permutés, transformés au hasard en irradiant le matériel-virus avec des rayons de haute énergie issus de cyclotrons, en bref nous avons créé une infinité de variétés au niveau du renseignement, assez de fait pour que les soi-disant savants soient occupés pour toujours avec l’exploration des « richesses de la nature ».
« C’était important il fallait pendant tout ce temps que l’homme ne puisse pas imaginer qu’il n’avait pas de corps. Souvenez-vous que la variété inventée par nous était permutation de la structure électromagnétique des interactions de la matière énergétique qui n’est pas la matière brute d’une expérience non-corps. »
William Burroughs
Nova express / 1961-1964

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The Beats : a graphic history- Par CritiquesLibres.com

The Beats : a graphic history- Par CritiquesLibres.com | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it

En vingt chapitres, des auteurs s’inscrivant dans la mouvance du roman graphique américain racontent avec passion l’histoire des Beatniks, dont les représentants plus emblématiques étaient Jack Kerouac, Allen Ginsberg, William Burroughs. La Beat Generation, qui a connu une vie d’excès et d’intense créativité, aura marqué durablement de son empreinte la littérature et la création mondiale.

Produire une anthologie des Beatniks était une bonne idée. Ce mouvement qui a vu le jour dans les années 50 demeure une référence culturelle de poids sur le plan mondial, et nombre d’artistes actuels, aujourd’hui encore, y puisent leur inspiration. Le projet, ambitieux et sans aucun doute sincère, aurait pu être passionnant. Il s’avère juste ennuyeux, et c’est bien dommage.

La moitié de l’ouvrage expose la biographie des trois figures les plus célèbres, Kerouac, Ginsberg et Burroughs, la seconde partie étant consacrée aux seconds couteaux ou à ceux qui ont participé à la genèse du mouvement. Pour les deux tiers, un seul dessinateur, Ed Piskor. Pour le tiers restant, plusieurs dessinateurs dont la sympathie à l’égard des Beatniks paraît évidente, ne serait-ce que par le style graphique peu conformiste et plus ou moins déjanté. Du coup, on se demande pour quelle raison on a confié la main à Piskor pour la majeure partie du projet. Si son trait est soigné, je le trouve par ailleurs assez pataud. Les corps ont l’air avachi et paraissent disproportionnés avec des bras simiesques. Les personnages ont des expressions souvent ahuries, parfois carrément éteintes, et je ne pense pas que ce soit voulu, même si les Beatniks il est vrai avaient tendance à abuser de substances diverses et variées… Le dessinateur se contente de les dessiner, case après case, avec assez peu de fantaisie graphique. On les voit le plus souvent saouls, drogués, colériques ou déprimés… du coup ça devient déprimant… Je ne dis pas qu’il aurait fallu systématiquement enjoliver la vie de ces artistes, mais une telle évocation ne me paraît pas des plus adaptées, le manque de délire et de légèreté y est criant. D’autres dessinateurs de la seconde partie (Summer Mc Clinton, Peter Kuper, Mary Fleener, Anne Timmons) auraient pu produire quelque chose de plus original...

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Brion Gysin | De passage | Marseille 4e. Galerie Porte Avion

Brion Gysin | De passage | Marseille 4e. Galerie Porte Avion | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it
En 1993, la Galerie Porte Avion organisait la première exposition monographique en France, consacrée au travail plastique de William S. Burroughs.

20 ans plus tard, elle rend hommage à Brion Gysin, compagnon de route de Burroughs et artiste protéiforme, dont de nombreuses œuvres inédites issues de la collection de Paul Armand Gette seront visibles.

 

 Brion Gysin
De passage
17 mai-13 juil. 2013
Vernissage le 17 mai 2013



«He was completely enigmatic, but he was completely himself.»
W.S. Burroughs

«J'ai eu un déchaînement transcendantal de visions colorées aujourd'hui, dans le bus, en allant à Marseille. Nous roulions sur une longue avenue bordée d'arbres et je fermais les yeux dans le soleil couchant quand un flot irrésistible de dessins de couleurs surnaturelles d'une intense luminosité explosa derrière mes paupières, un kaléidoscope multidimensionnel tourbillonnant à travers l'espace. Je fus balayé hors du temps. Je me trouvais dans un monde infini... La vision cessa brusquement quand nous quittâmes les arbres.»
Brion Gysin, extrait de journal, décembre 1958

C'est ainsi que Brion Gysin décrira en 1958 à son ami Ian Sommerville, la vision qu'il eut de la «Dream machine», qu'ils réaliseront ensemble à partir de 1960. Cet événement sert de base à l'exposition proposée ici, une présentation intimiste autour d'œuvres inédites provenant de la collection personnelle de Paul Armand Gette, d'écrits et de films, révélant la présence de l'artiste, comme une courte escale dans un périple créatif au long cours.

Peintre, poète, écrivain et performer américain, Brion Gysin est né à Taplow, Angleterre, en 1916 et mort à Paris en 1986. Installé à Paris en 1934, il fréquente le groupe surréaliste dont il sera exclu par André Breton pour homosexualité. Après un séjour à New York pendant la guerre, il s'installe à Tanger où il ouvre un restaurant: «Les Mille et une Nuits». Il y rencontre William Burroughs qu'il retrouvera à Paris, au Beat Hôtel, à la fin des années 50, commençant alors une longue période de collaboration littéraire.

Il met au point avec Ian Sommerville, la Dream Machine, expérimente le cut-up, (qui influencera considérablement l'œuvre de Burroughs) ainsi que les permutations, qu'il utilisera dans son travail plastique, écrit ou sonore. Gysin, au delà des milieux littéraires et picturaux, aura influencé de nombreux acteurs de la scène rock, Joy Division, David Bowie, Throbbing Gristtle, Kurt Cobain, entre autres, feront référence à ses recherches. A la fin de sa vie, il enregistrera et se produira avec le musicien Ramuntcho Matta.

«Brion Gysin est le seul homme que j'ai jamais respecté, j'en ai admiré beaucoup, estimé et évalué encore d'autres, mais je n'ai respecté que lui.»
W.S Burroughs, 1986

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Beat Generation (2/4) : William S. Burroughs, junky céleste

Beat Generation (2/4) : William S. Burroughs, junky céleste | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it

Fondateur d'une nouvelle forme d'écriture, William S. Burroughs (1914-1997) a révolutionné l'écriture à partir des années 1950 en proposant un langage abstrait et halluciné, tiré d'une expérience de l'excès : portrait du plus énigmatique des romanciers de la Beat Generation.


William Seward Burroughs reste encore aujourd'hui l'auteur le plus sombre et le plus littéraire de la Beat Generation. Auteur majeur dans l'histoire de la littérature américaine, il expérimenta et développa la technique du Cut-up, qui consiste à défragmenter un texte original pour produire un nouveau langage. Il connaît la notoriété avec son ouvrage phare: The Naked Lunch/ Le Festin Nu publié pour la première fois en France en 1959. Du monde littéraire à la peinture, William Burroughs s'est illustré comme chef de file de la contre-culture en s'affranchissant des règles de l'art et des conventions sociales par la consommation excessive de drogues dures et d'une passion déroutante pour les armes à feu, jusqu'à tuer "accidentellement" sa femme en 1951....

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Beat Generation (4/4) : Créateurs foisonnants

Beat Generation (4/4) : Créateurs foisonnants | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it

Dernier volet d'une semaine consacrée à la Beat Generation pour une déambulation entre littérature et arts visuels au Centre Pompidou, au cœur de l'exposition rétrospective intitulée Beat Generation. New York, San Francisco, Paris du 22 juin au 3 octobre 2016 qui décloisonne les arts.


Intitulée Beat Generation, New York, San Francisco, Paris: cette exposition propose une véritable rétrospective de ce mouvement à la fois littéraire et artistique essentiellement actif entre les années 40' et 60 'autour de ces jeunes gens, des hommes pour la plupart, qui ont scandalisé l’Amérique et bousculé l’image rassurante de l’American Way of life. Et lui opposa une autre réalité, celle de la drogue, du sexe, et des grands esprits de sa génération qu'Allen Ginsberg décrira dans son poème Howl: "Détruits par la folie, affamés hystériques, nus, se trainant à l’aube dans les rues nègres à la recherche d’une fausse piqure, (…) ceux qui mangèrent du feu dans des hôtels à peinture ou burent de la thérébantine dans Paradise Alley"....

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Les Inrocks - Jack Kerouac et Allen Ginsberg : correspondance entre deux apôtres de la déraison

Les Inrocks - Jack Kerouac et Allen Ginsberg : correspondance entre deux apôtres de la déraison | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it
Pendant vingt ans, Allen Ginsberg et Jack Kerouac n'ont cessé d'échanger des lettres enflammées. Aujourd'hui traduite, leur correspondance éclaire la genèse et les enjeux de la beat generation.

 

Parfois, quelques phrases suffisent à faire basculer une époque. En 1957, quand la profession de foi du premier chapitre de Sur la route (“Les seuls qui m’intéressent sont les fous furieux, les furieux de la vie, les furieux du verbe…”) fait écho à l’entrée en matière de Howl (“J’ai vu les plus grands esprits de ma génération détruits par la folie, affamés hystériques nus…”), l’Amérique littéraire se divise. Pour ainsi susciter enthousiasme ou scandale, il aura fallu à deux apôtres de la déraison – d’authentiques fous d’écriture, eux-mêmes familiers des expériences psychiques limites – des années de voyages (pas uniquement géographiques), de complicité intellectuelle, d’amitié passionnelle, de brouilles et de réconciliations. De quoi nourrir des échanges épistolaires survoltés, dont une sélection est aujourd’hui publiée sous le titre de Correspondance.

En août 1944, quand il reçoit la première lettre, Jack Kerouac est en taule à New York – au lendemain d’une nuit de beuverie, il a tenté de faire disparaître l’arme avec laquelle l’un de ses amis a poignardé le prof de lettres qui lui faisait du gringue. Dans le courrier d’Allen Ginsberg, il est pourtant moins question de stratégie judiciaire que de Gogol, de Dickens et d’Emily Brontë – Goethe, Ulysse et La Montagne magique figurant pour leur part au menu de la réponse de Kerouac. Boulimiques de lecture, Allen et Jack sont, à 18 et 22 ans, d’infatigables propagandistes des grands noms de la littérature mondiale, Shakespeare, Blake, Rabelais et Rimbaud voisinant dans leur panthéon avec Thoreau et Whitman.

 

Comment se mesurer à ces géants ? C’est de l’Ouest que viendra la réponse. En décembre 1948, Jack a une grande nouvelle : “Neal débarque à New York. Neal débarque à New York pour le premier de l’an. Neal débarque à New York pour le premier de l’an au volant d’une Hudson de 1949. J’ai presque de bonnes raisons de peut-être presque croire qu’il a volé la voiture…” Le voleur de voitures, c’est Neal Cassady, bourreau des cœurs et auteur en décembre 1950 de la “great sex letter” dont Kerouac écrira cinq ans plus tard que “c’est un chef-d’oeuvre et ça a été la base de mon idée sur la prose… Je la préfère à Joyce ou Proust ou Melville ou Wolfe ou quiconque”.

Cassady apporte le beat – le rythme effréné, l’inventivité vernaculaire et la bougeotte syntaxique qui feront de Sur la route un mythe littéraire. Propagé par Jack dès 1951, le virus contamine Allen, qui dans une lettre d’août 1955 avouera à son aîné que le poème le plus électrisant des fifties – Howl, écrit sous l’influence conjointe du peyotl et de la prosodie bop – est né “selon ta méthode, ça sonnait comme ta voix, pratiquement une imitation”. ...

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Un truc très beau qui contient tout | NOVAPLANET

Un truc très beau qui contient tout | NOVAPLANET | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it

Cassady : le modèle de la Beat Generation.

 

La naissance du style «HIPSTER» des aventuriers intellos de la « Beat génération » vient de deux rencontres principales.

D'un côté, Herbert Huncke, un éternel fugueur, junkie, plein de ressources et qui va inspirer William Burroughs. Son expression favorite est : « I am beat » : je suis crevé, fourbu (rien à voir donc avec Béat ou le Beat, comme le dira plus tard Kerouac)

Et voici le flamboyant Neal Cassady, inspiration absolue de Jack Kerouac, qui finira sa vie (de 1964 à 1968), au volant du bus de Ken Kesey, avec sa bande de Merry Pranksters et des Grateful Dead, les pionniers du LSD, du light show et de la Pop west coast.

Huncke comme Cassady ont pondu leur stupéfiants livres de mémoires, après avoir servi de personnages de référence dans les livres de Burroughs et Kerouac .

Aux éditions Finitude paraissent les lettres de Cassady (de 1944 à 1950), sous ce titre « UN TRUC TRES BEAU QUI CONTIENT TOUT ».

Le titre qu’il aurait voulu donner à un livre-album total sur lui-même et ses pensées éclatées…

Précieuses lettres où l’on voit cet ex fils de clochard survivre (car il a littéralement été élevé dans des asiles et hospices, des rues et des squats où son père, hobo errant, l’a fait vivre et où il a tout appris de la débrouille.) 

Neal est beau, et possède une énergie folle. La bande de poètes de New York puis de San Francisco rêvent d’aventure et Cassady va leur en mettre plein la vue…

De son côté il est affamé de culture, de lecture, de Jazz… Et ses potes intellos vont lui donner de quoi se gaver et perdre la tête. Il va donc tout dévorer en autodidacte, ce qui va ajouter à sa vie de fou des résonances culturelles, poétiques et pseudo philosophiques !

 

 

 

Il rêve d’écrire comme Kerouac, et Kerouac d’être libre et fonceur comme lui !

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William S. Burroughs | ARTE

William S. Burroughs | ARTE | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it
Aux États-Unis, William S. Burroughs est considéré comme l'un des plus grands auteurs du XXe siècle. Inventeur d'une nouvelle forme de littérature, il est célèbre pour sa vie de débauche et ses romans (de 'Junky' au 'Festin nu') mêlant drogue, homosexualité et hallucination. Portrait d'une figure de la Beat Generation.
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Blacksad sur les traces de la Beat Generation

Blacksad sur les traces de la Beat Generation | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it
BANDE DESSINÉE - Juanjo Guarnido, le dessinateur de la somptueuse série animalière revient sur les sources d'inspiration de ce cinquième tome, en analysant trois planches symboliques d'Amarillo qui sort ce vendredi en librairie.

 

John Blacksad change d'air. Dans Amarillo, le cinquième volet de ses aventures dessiné par le virtuose Juanjo Guarnido, le chat détective un brin désabusé, amateur de belles filles et de scotch, ne déambule plus entre les gratte-ciels de l'Amérique des années 50, mais trace la route.

Déjà, le quatrième tome de la saga, L'enfer, le silence, extirpait le détective félin de la ville pour le plonger dans le milieu du jazz et des drogues dures de la Nouvelle-orléans: «Diaz Canales (le scénariste, NDLR) avait envie de projeter Blacksad dans les grands espaces. Lui donnant ainsi l'occasion de parler de la Beat Generation, de la pulsion créatrice qui devient parfois auto-destructrice chez ces écrivains, de Jack Kerouac à Allen Ginsberg, en passant par William Burroughs. Sujet qui lui tient très à coeur», explique Guarnido.

Amarillo s'ouvre à La Nouvelle-Orléans où le félin héros recherche du travail. Il y croise par chance un riche Texan qui lui propose de ramener sa voiture chez lui: un boulot simple et bien payé! Comme rien ne relève de l'évidence avec Blacksad, il se fait voler la voiture par Chad Lowell et Abe Greenberg - deux écrivains beatniks qui cherchent à rejoindre Amarillo, au Texas. Les deux hommes, rivaux, se querelle: Chad, poussé à bout, tire sur Abe qui meurt sur le coup. Obligé de fuir, Chad trouve refuge dans un cirque. John se lance à sa poursuite sur les routes américaines du Nouveau-Mexique.

Entre Beat generation et références cinématographiques, Juan Guarnido analyse pour Le Figaro les trois principaux univers graphiques qui jalonnent ce nouveau tome.

 

Sur cette planche, les trois écrivains phare de la Beat Generation, Jack Kerouac, Allen Ginsberg et William Burroughs sont représentés chacun avec leurs particularités. Chad Lowell, le jeune lion incarne Kerouac (notons au passage le nom de la ville natale de l'écrivain), le bison Abe Greenberg illustre Ginsberg et enfin, le flamand rose fantasque Billy Sorrows, Burroughs. Chad est un jeune lion perdu et timoré qui, lorsqu'il libère la bête féroce qui est en lui, finit par provoquer des catastrophes...

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Karaoké : William Burroughs chante REM et les Doors

Karaoké : William Burroughs chante REM et les Doors | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it
Albums hommages

William Burroughs s'était fait remarquer pour ses romans jusqu'à présent, mais il avait déjà réalisé une collaboration musicale avec Kurt Cobain, pour Priest The Called Him. Et le rocker de Nirvana avait rendu un hommage tout particulier en 1997, au romancier dans l'album September Songs, en compagnie de PJ Harvey, Nick Cave, Elvis Costello, et Lou Reed. 

Revenons un instant en 1996, époque à laquelle Burroughs s'improvise soudainement chanteur, et retrouve le groupe R.E.M. pour une reprise de leur chanson phare Star Me Kitten, tiré de l'album Automatic fort the people. Sur la version instrumentale, Burroughs reprend les textes de Michael Stipe. Cette version provient, explique Open Culture, de Songs in the Key of X: Music From and Inspired By the X-Files.

Mais ce n'est pas tout : quoiqu'il fut contemporain de Jim Morrisson, et que ce dernier ait déjà vanté les mérites du romancier, il semble que jamais les deux hommes ne se soient rencontrés. En revanche, un album hommage, Stoned Immaculate: The Music of The Doors, sorti en 2000, fait revenir Burroughs à la chanson, avec le titre Is Everybody In. 

 

Une voix toute particulière, avec une orchestration légèrement acid-jazz, où l'on retrouve distinctement les sonorités du clavier, le Vox Continental, de Ray Manzarek.

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Avec deux saxophones tenors, Kerouac met du jazz dans ses haïkus

Avec deux saxophones tenors, Kerouac met du jazz dans ses haïkus | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it
Exercice de lecture

 

ack Kerouac en compagnie de deux saxophonistes, Al Cohn et Zoot Sims, dans un enregistrement de 1958, c'est séduisant pour attaquer la matinée. Au printemps de cette année, l'écrivain s'embarque avec les deux jazzmen et leurs saxos ténors, pour enregistrer le second album de Kerouac. Un mélange de jazz, et de poésie, Blues and Haikus.

 

Composé de trois vers, avec une rythmique de 5 syllabes, 7 syllabes, 5 syllabes, le haïku est une forme traditionnelle dans la poésie japonaise. Sur l'archipel, elle implique plusieurs règles très précises, mais Kerouac expliquera, en 1959, quand l'album sortira, qu'il s'est accommodé du principe, pour approcher une forme plus libre.  

Le haïku américain n'est pas exactement le haïku japonais. Le haïku japonais est limité à six-sept syllabes, mais puisque la structure de la langue est différente, je ne pense pas que le haïku américain doive se soucier des syllabes, parce que le langage américain est quelque chose de nouveau... rempli d'éclatements.

 

La suite de l'enregistrement par d'elle-même. La lecture des poèmes est entrecoupée de pauses musicales, durant une récitation de 10 minutes, intitulée Haïkus américains. Et toute liberté est donnée à l'improvisation pour Cohn et Sims. Open culture présente la vidéo que l'artiste Peter Gulerud a réalisée.

 

10 minutes d'Haïkus musicalisés

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Beat Generation / Allen Ginsberg | Centre Pompidou Metz

Beat Generation / Allen Ginsberg | Centre Pompidou Metz | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it
SALUT LES BEATNIKS !

Ce qui vous est proposé ici n’est pas une exposition classique composée d’œuvres accrochées aux murs, mais plutôt une anthologie visuelle et sonore, une expérience sensorielle, une jungle d’images projetées, une promenade virtuelle à travers un vaste mouvement transculturel né pendant la Seconde Guerre Mondiale, à New York, et qui, à partir de 1955, s’est répandu dans le monde. Le poète Allen Ginsberg, figure tutélaire et principal catalyseur de la Beat Generation, nous sert de cartographe et de guide. Il nous introduit auprès de ses amis — qu’il a souvent photographiés à différentes époques — et, surtout, de leurs œuvres, en soulignant la personnalité singulière de chacune d’entre elles. Films connus ou inconnus, lectures publiques, enregistrements, reportages inédits, textes, œuvres plastiques, entretiens, photographies et documents en tous genres… Cet ensemble d'éléments réunis pour la première fois offre une perspective supranationale, labyrinthique et multimédia qui excède les limites d’une présentation muséale linéaire et didactique. Les visiteurs sont ici invités à entrer de plain-pied dans l’univers halluciné/hallucinant des poètes de la Beat Generation et à en revivre, pour leur propre compte, cette aventure à la fois collective et subjective....
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ipaginablog

ipaginablog | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it

Second ajout à notre ipaginathèque : « Sur la route de Jack Kerouac », un film de Ann Chakraverty, prenez votre baluchon, embarquement immédiat !

Sujet :

« Sur la route de Jack Kerouac, une jeune aventurière se met en tête de repartir sur les traces de l’écrivain. De San Francisco à Mexico City…voyage initiatique, fantasque, et rencontre avec le poète et éditeur de la Beat generation Lawrence Ferlinghetti. Un film de Ann Chakraverty, musique originale de Claude Samard-Polikar, image Jean-Max Bernard, montage Stéphane Elmadjian. Version bilingue, sous-titrée en français. »

 

Durée du doc: 50'01"

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La “beat generation “aux Champs Libres

La “beat generation “aux Champs Libres | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it
Blog des bibliothèques de l'université Rennes 2

 

Les Champs Libres présentent ainsi  leur nouvelle  exposition à voir du 31 mai au 1er septembre 2013 :

“Plus qu’une exposition au sens classique du terme, « Beat Generation / Allen Ginsberg » est une expérience sensorielle, une plongée au cœur d’une jungle d’images, une promenade virtuelle à travers l’aventure de la Beat Generation, ce vaste mouvement international, littéraire et artistique, qui débuta dans les années 1950 aux États-Unis avant de se répandre à travers le monde.

Allen Ginsberg servira de guide, dans cet univers à la fois halluciné et hallucinant de la Beat Generation, dont il est, avec Jack Kerouac et William Burroughs, à la fois une des figures emblématiques et le principal catalyseur.

D’images en images – dont de nombreux inédits – se revit l’aventure de cette jeunesse qui inventa une rébellion, une écriture, un mode de vie, une vision poétique du monde, qui se prolonge jusqu’à aujourd’hui.”...

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Rennes - Jack Kerouac, ce breton d'Amérique - Le Mensuel de Rennes

Rennes - Jack Kerouac, ce breton d'Amérique - Le Mensuel de Rennes | La Beat Generation ou l'exploration de l'esprit. | Scoop.it
L'exposition Beat generation/Allen Ginsberg, consacrée au mouvement littéraire et artistique né aux États-Unis dans les années 1950, débute ce vendredi aux Champs libres, à Rennes. Le journaliste Hervé Quéméner a enquêté sur les origines bretonnes de Jack Kerouac, icône de la Beat generation.

 

   Le Mensuel : En 2009, vous publiez Jack Kerouac, le Breton d'Amérique, livre corédigé avec la généalogiste Patricia Dagier. Vous avez retracé les origines de l'ancêtre breton (Urbain-François Le Bihan de Kervoac, NDLR) que Jack Kerouac n'a jamais réussi à retrouver de son vivant. Comment est né ce travail enquête ?

   Hervé Quéméner : En 1975, j'avais lu un article dans la revue Bretagnes (disparue après neuf numéros, NDLR), dans lequel des spécialistes de la Beat generation révélaient que Jack Kerouac cherchait ses ancêtres bretons.

En 1998, j'étais rédacteur en chef de Bretagne magazine, où je tenais la rubrique « Bretons d'ailleurs ». J'ai repensé à Jack Kerouac et à sa quête pour retrouver ses origines. J'ai commencé mes recherches et j'ai appris qu'une généalogiste de Quimper travaillait sur le sujet depuis deux ans. Elle avait répondu à une annonce de Clément Kirouac, président de l'association des familles Kirouac d'Amérique inc, parue dans Le Télégramme en 1995. Il cherchait lui aussi son ancêtre breton. Patricia Dagier avait une piste du côté de Huelgoat, près de Carhaix, qui s'est avérée exacte. On a sorti un premier opus en 1999, mais on était loin d'avoir tous les éléments, donc on a publié une deuxième version en 2009.

 

   Jack Kerouac est mort en Floride le 21 octobre 1969 sans avoir retrouvé la trace de son ancêtre. Patricia Dagier y est parvenue trente ans plus tard. Quels obstacles a-t-elle rencontrés ?

   Quand Clément Kirouac est venu en Bretagne pour lancer son appel dans la presse, il croyait savoir que son ancêtre s'appelait "Le Bris" et "venait de Cornouailles". Il était muni du fac-simile de l'acte de mariage de l'ancêtre qui datait de 1732. Le manuscrit était quasiment illisible, le nom de la paroisse était mal orthographié et le nom de l'individu était faussé ! Patricia n'avait pas trouvé de "Le Bris de Kervoach" mais un "Le Bihan de Kerouac". Au début du XVIIIe siècle, il n'y avait pas de carte d'identité, les gens portaient le nom qu'ils voulaient bien donner au curé !

Elle a découvert grâce à des compte-rendus judiciaires que le jeune Urbain-François Le Bihan de Kervoac avait dû changer de nom. Ce fils de notaire avait été accusé de vol et de viol durant un mariage. L'affaire avait fini devant les juges. Il aurait dû prendre la succession de son père, mais un notaire se doit d'être au-dessus de tout soupçon. Sa réputation étant entachée, il n'avait d'autre choix que de partir. Il a migré au Canada où il a été forcé par l'Eglise à épouser une femme parce qu'il l'avait mise enceinte. Il avait donné un faux nom, ce qui lui laissait la possibilité de rentrer au pays sans s'encombrer de sa famille.

 

   Quelle a été la réaction des descendants de Jack Kerouac quand ils ont pris connaissance de la véritable identité d'Urbain-François Le Bihan de Kervoac, un ancêtre assez sulfureux ?

   Il y a toujours eu une mythification autour des origines de la famille Kerouac. Leur ancêtre n'a jamais raconté son histoire et il est mort très jeune. Mais c'était un hâbleur, un mythomane. Les descendants, qui sont plus de 5 000 en Amérique, pensaient que c'était un noble ou un officier de l'armée. Ils avaient complètement fantasmé l'identité de leur ancêtre.

A tel point que fin XIXe, ils sont venus frapper à la porte de la famille de Kerouartz, persuadés qu'un héritage les attendait....

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