L'industrie de l'économie verte et durable all around the world!
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Une nouvelle source majeure d’eau douce découverte au Kenya

Une nouvelle source majeure d’eau douce découverte au Kenya | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it
KENYA - De l'eau pour les 70 années à venir, le Kenya est en train de vivre les bienfaits d'une grande découverte. Celle du bassin souterrain de Lotikipi...
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Vivapolis : la ville durable « made in France »

Vivapolis : la ville durable « made in France » | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it
Avec la marque Vivapolis, le ministère du Commerce extérieur veut positionner la France sur le lucratif marché international de la ville durable, qui pourrait
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Ces éco-technologies qui réinventent l’industrie

Ces éco-technologies qui réinventent l’industrie | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it
Déchets

Comment rendre l’extraction et l’affinage des métaux rares et précieux issus des déchets d’équipements... Sujets liés Environnement, France, Chimie - L'information de l'industrie
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Un Togolais crée une imprimante 3D grâce à des déchets électroniques

Un Togolais crée une imprimante 3D grâce à des déchets électroniques | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it
Des unités centrales hors d’usage, des scanners d’occasion, et une bonne dose de débrouillardise, voilà ce qu’il a fallu...
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Informatique/télécoms : 300.000 tonnes de e-déchets en moins avec de nouvelles normes

Informatique/télécoms : 300.000 tonnes de e-déchets en moins avec de nouvelles normes | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it
GENÈVE, 20 décembre 2013 (AFP) - De nouvelles normes techniques adoptées par l'ONU dans le domaine de l'informatique et des télécommunications réduiront les déchets d'équipements électriques et électroniques d'environ 300.000 tonnes par an.
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L'industrie chimique bascule vers la bio-économie

L'industrie chimique bascule vers la bio-économie | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it
Fonder une chimie axée sur les matières végétales et le recyclage plutôt que les minéraux fossiles : c'est en partie l'ambition de la bio-économie. Qui (...)
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2013/12/02 > BE Italie 120 > De nouvelles performances pour les systèmes exploitant l'énergie marine

2013/12/02 > BE Italie 120 > De nouvelles performances pour les systèmes exploitant l'énergie marine | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it
Les Bulletins Electroniques des Ambassades de France - un service ADIT
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Vauban, l’écoquartier du futur écologiquement exemplaire, mais socialement discutable

Vauban, l’écoquartier du futur écologiquement exemplaire, mais socialement discutable | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it

Construit sur une base militaire désaffectée, le quartier Vauban, près de Fribourg en Allemagne, est devenu la vitrine européenne des écoquartiers. Entre maisons passives et positives, toits végétalisés et solaires, ce quartier de 5.500 habitants concentre d’innombrables innovations écologiques. Pensé par les résidents comme un « quartier des courtes distances », Vauban a progressivement réduit l’empreinte de l’automobile pour laisser la rue aux enfants. L’exemplarité pèche néanmoins par son manque de mixité sociale.


Via Lockall
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[chauffage] Pourquoi installer des murs chauffants ?

[chauffage] Pourquoi installer des murs chauffants ? | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it

Les murs chauffants sont encore peu répandus en France, pourtant cette technologie a déjà séduit de nombreux pays européens dont l’Allemagne, toujours à la pointe des innovations écologiques. Cette innovation fonctionne à basse température et permet de réaliser des économies d’énergie. Les murs chauffants diffusent de la chaleur de façon homogène pour apporter un plus grand confort. Des tubes (le plus généralement en cuivre) sont logés dans le mur où ils diffusent de la chaleur. Cette technologie peut être raccordée à ...


Via Mon-Habitat Web
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 La péninsule, l'autre   pays des robots

 La péninsule, l'autre   pays des robots | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it

Après l'industrie lourde, l'électronique et le haut débit, l'avenir de l'industrie coréenne se jouera dans deux secteurs : les technologies vertes et la robotique. Telle est l'ambition affichée par le gouvernement local, qui multiplie depuis dix ans les initiatives en ce sens. En 2009, il a mis en place un plan quinquennal de 900 millions de dollars pour pousser les industriels à aller vers la robotique, notamment dans les secteurs de l'éducation, la santé, la défense et l'agriculture. Il y a deux semaines, le ministre de l'Industrie a annoncé un investissement supplémentaire de 300 millions d'euros pour les dix prochaines années.


Via Jean-Philippe BOCQUENET
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Le Canada fait la "promo" de son pétrole issu des sables bitumineux

Le Canada fait la "promo" de son pétrole issu des sables bitumineux | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it

Le ministre canadien des ressources naturelles, Joe Oliver, entame un voyage officiel en Europe jusqu'à vendredi 11 mai - successivement à Paris, Bruxelles et Londres -, envoyé spécial du gouvernement fédéral pour défendre auprès des Européens l'industrie pétrolière des sables bitumineux et son "bilan" environnemental.


Ce voyage intervient alors que l'Union européenne s'apprête à adopter une directive, qui vise à réduire l'empreinte carbone des carburants fossiles utilisés dans le transport, en prenant en compte les émissions de gaz à effet de serre liés à leur production.

 

Dans cette liste, le pétrole extrait des sables bitumineux se voit attribuer une "valeur" de gaz à effet de serre nettement supérieure à celle du pétrole conventionnel.

 

"Ce n'est pas dans l'intérêt économique de l'Europe de se priver du pétrole canadien", estime M. Oliver, ajoutant que la directive européenne pourrait avoir cet effet.

 

Il juge cette dernière "injuste", car ignorant des sources de gaz à effet de serre d'autres pays "moins transparents", dont la production pétrolière a "une intensité égale ou supérieure aux sables bitumineux, comme le brut léger russe, aux méthodes d'extraction plus polluantes."

 

2 MILLIONS DE BARILS DE PÉTROLE PAR JOUR


Alors que la demande énergétique mondiale devrait augmenter d'un tiers d'ici à 2035 et que les hydrocarbures occuperont encore les deux tiers du marché, selon l'Agence internationale de l'énergie, le ministre défend l'idée que le Canada est "un fournisseur d'énergie écologiquement responsable", y compris dans les sables bitumineux.

 

L'industrie canadienne de l'or noir produit près de 2 millions de barils de pétrole par jour, soit 2% de la production mondiale. Le chiffre devrait atteindre 3,7 millions d'ici à 2020. A condition de pouvoir l'exporter!

 

C'est là que le bât blesse. Aux États-Unis, principal marché, le Canada lorgne sur une voie d'exportation par le golfe du Mexique, avec le projet d'oléoduc Keystone XL (5 milliards de dollars d'investissement), mais celui-ci rencontre une vive opposition.

 

Deux autres projets d'oléoducs sont aussi controversés au Canada : vers l'ouest pour accéder au Pacifique et vers l'est pour acheminer le pétrole vers des raffineries, avec visées sur le marché européen.

 

Les groupes de défense de l'environnement ou les scientifiques, canadiens ou étrangers, dénoncent la dérive du Canada dans la lutte contre les changements climatiques, depuis son retrait du Protocole de Kyoto.

 

DES PROGRÈS "DÉCEVANTS"


L'Institut Pembina, think tank canadien réputé sur les questions énergétiques, a indiqué, le 29 avril, que "les progrès réalisés depuis deux ans pour développer les sables bitumineux de façon responsable sont très décevants".

 

Il s'inquiète de la pollution à grande échelle de l'eau en Alberta et du manque de volonté pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

M. Oliver réplique en rappelant que, contrairement à d'autres pays, notamment européens, le Canada a "77% d'électricité venant de sources non émettrices de gaz à effet de serre", principalement hydroélectriques.

 

Un document de son ministère avance que les émissions découlant de la production d'électricité dans l'UE représentaient, en 2010, un quart de ses émissions totales et étaient "près de 30 fois supérieures à celles de l'industrie des sables bitumineux."

 

Le Canada a fait "des efforts énormes", selon M. Oliver, pour limiter les dégâts, investissant "10milliards de dollars [7,6 milliards d'euros] dans des technologies vertes, des études et des technologies visant à diminuer les émissions du secteur hydrocarbures."

 

Avec pour résultat, dit-il, une baisse de 26 % de l'intensité des émissions pour les sables bitumineux entre 1990 et 2010.

 

Cette intensité est toutefois une mesure contestée par rapport à celle qui identifie des réductions "absolues" d'émissions. Or, en prenant ce critère, les émissions de gaz à effet de serre au Canada ont augmenté de 26 % par rapport à 1990.

 


Via Damoclès
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Biomass Fact vs. Fiction - Timber Growth Rates Vastly Exceed Forest Removals in the US Southeast

Biomass Fact vs. Fiction - Timber Growth Rates Vastly Exceed Forest Removals in the US Southeast | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it
Does the biomass industry need to be more proactive in establishing its green and sustainable credentials?

Via World Biomass Power
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Britain’s #£85Billion Bill For [IMAGINARY] #Climate Policies

Britain's £85 Billion Bill For Climate Policies, UK Industry Near ‘Crisis Point’ Over Green Taxes, The secret society of warmists, Green energy could kill Britain’s economy, David Viner Gets It Wrong Again,...

Via #BBBundyBlog #NOMORELIES Tom Woods #Activist Award #Scoopiteer >20,000 Sources >250K Connections http://goo.gl/ruHO3Q
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Une sphère solaire pourrait révolutionner les panneaux photovoltaïques - CitizenPost

Une sphère solaire pourrait révolutionner les panneaux photovoltaïques - CitizenPost | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it
Tweeter Si aujourd’hui la part des énergies solaires n’excède pas quelques pourcents dans la production mondiale d’énergie électrique, ceci pourrait changer grâce
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Les eaux usées : un gisement d’énergie et de matières premières

Les eaux usées : un gisement d’énergie et de matières premières | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it
Les eaux usées et les boues d’épuration peuvent servir à produire de la chaleur, de l’électricité et des combustibles. Elles peuvent par ailleurs être recyclées dans l’agriculture ou l’industrie. Comment les eaux usées peuvent elles être valorisées ?

Via algrappe
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Emballages plastiques et empreinte écologique : ces innovations qui font la différence

Emballages plastiques et empreinte écologique : ces innovations qui font la différence | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it
Les emballages en matière plastique sont problématiques pour l’environnement. De nombreuses entreprises ont adopté des engagements forts afin de limiter l’empreinte écologique de leurs packagings.
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Croissance verte : La Banque mondiale appuie le Maroc - LE MATIN.ma

Croissance verte : La Banque mondiale appuie le Maroc - LE MATIN.ma | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it
La Banque mondiale approuve un prêt de 300 millions de dollars en faveur du Maroc. Ce prêt est le premier d'une série de deux opérations qui favoriseront la diversification des sources de revenus dans les zones rurales.
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Ecologie : transformer les couches usagées en mobilier c’est possible ?

Ecologie : transformer les couches usagées en mobilier c’est possible ? | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it
En Australie c’est plus de 450 000 tonnes de déchets hygiéniques qui sont détruits chaque année dans les décharges du pays, produisant d’importes émissions de dioxyde de carbone nocives pour notre environnement.
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Information Economique - Actualité de l'entreprise 63 / CHIMIE VERTE : Carbios prêt à partir à l'assaut de la Bourse - BusinessMan.fr

Information Economique - Actualité de l'entreprise 63 / CHIMIE VERTE : Carbios prêt à partir à l'assaut de la Bourse - BusinessMan.fr | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it
CARBIOS / T : 04.73.86.51.76 (Saint-Beauzire, 8 personnes), expert en procédés biologiques innovants pour la valorisation des déchets plastiques et le développement de biopolymères, chef du file du projet Thanaplast, a annoncé vendredi...
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2013/09/30 > BE Israël 92 > Produire de l'hydrogène solaire à partir de la rouille

2013/09/30 > BE Israël 92 > Produire de l'hydrogène solaire à partir de la rouille | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it
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"En Inde, des agriculteurs irriguent leurs champs avec des SMS"

"En Inde, des agriculteurs irriguent leurs champs avec des SMS" | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it

Si la révolution numérique menée par les TICs, opérateurs télécoms en tête, a largement investi les secteurs de la banque ou de la santé, on dénombre encore peu de croisements avec le secteur de l'agriculture. Pourtant, à l'échelle régionale, nationale, ou globale, l'agriculture est affectée par des transformations d'ampleur: évolutions socio-économiques, changements politiques, bouleversements climatiques et écologiques... 

Sur le continent africain notamment, les innovations agricoles ne font pas écho à l'importance que le secteur représente: 30% du PIB de la région, majoritairement de petites exploitations familiales, sans accès aux méthodes modernes de production. Un petit nombre d'applications innovantes méritent pourtant que l'on s'y attarde.


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/en-inde-des-agriculteurs-irriguent-leurs-champs-avec-des-sms_1289843.html#u4hOUM9EQyfos8hW.99
Via Paul-Jean Ricolfi
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L'« Eco-Vallée » niçoise : du béton dans la plaine - Terra eco

L'« Eco-Vallée » niçoise : du béton dans la plaine - Terra eco | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it
 Industrie verte, énergies renouvelables, matériaux du futur… L'Eco-vallée de la campagne niçoise portera le futur économique de la région, assure le maire, Christian Estrosi. Les opposants, eux, dénoncent sa folie des grandeurs.  

Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
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Réindustrialiser la Belgique

Réindustrialiser la Belgique | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it

Bruno Colmant, professeur d’économie (Vlerick School, UCL) -  "partner" chez Roland Berger. © Image Globe

 

Comment réindustrialiser la Belgique ?

 

 

« Un pays qui n’a pas d’industrie n’est pas un pays », déclarait récemment Jean-Claude Juncker, le Premier ministre luxembourgeois dans une interview à L’Écho. Si le chef du gouvernement d’un aussi petit pays que le Grand-Duché de Luxembourg, surtout connu pour son économie de services, le pense... c’est bien la preuve que l’industrie a retrouvé grâce aux yeux des décideurs en Europe.

 

Car il y a six ans, avant la crise financière, le mot « politique industrielle » avait pratiquement disparu du vocabulaire des autorités belges et européennes. Ces dernières n’en avaient que pour les services et, plus précisément, pour l’économie de la connaissance. Aujourd’hui, avec la crise qui n’en finit pas et la réindustrialisation des États-Unis en marche, on redécouvre l’importance de l’industrie. Et pour cause : les économies européennes qui ont le mieux résisté à la crise sont celles qui ont gardé une économie industrielle, comme l’Allemagne. Aujourd’hui, politiciens, patrons et syndicats sont unanimes : il faut garder des usines chez nous.

 

Le plan « Horizon 2022 » du gouvernement wallon articule d’ailleurs le redéploiement de l’économie sudiste autour d’une « nouvelle révolution industrielle ».

 

Ce thème crucial était au cœur d’un colloque organisé à Charleroi la semaine dernière par l’IEV, le centre de recherches du PS. Il est aussi analysé de près par divers organismes et instituts. Dont l’Académie Royale de Belgique qui avait déjà publié un manifeste sur la désindustrialisation de la Belgique en juillet 2010.

 

Un nouveau groupe de travail au sein de la classe Technologie et Société vient d’être mis sur pied pour se pencher à présent sur sa réindustrialisation. Dans ce groupe, on trouve des industriels de haut vol comme Christian Jourquin, Daniel Janssen (anciens CEO de Solvay) et Étienne Davignon ; un professeur d’université ; les anciens ministres Philippe Busquin et Jean-Pol Poncelet ainsi que Bruno Colmant, professeur d’économie (Vlerick School, UCL) et partner chez Roland Berger. Ce cabinet de consultance vient de réaliser une étude intitulée Enclencher un processus de réindustrialisation à haute valeur ajoutée en Belgique, qui servira notamment de base de travail aux académiciens.

 

Quelque 136.000 emplois perdus

 

Que nous apprend cette étude ? La Belgique n’est pas le seul pays développé à faire face à la désindustrialisation de son économie. Dans le royaume, l’emploi industriel a chuté de 19 % (-136.000 emplois) entre 1995 et 2012, ce qui représente une baisse moyenne de 1,2 % par an. Entre 2000 et 2012, la part de la valeur ajoutée industrielle est ainsi passée de 22 à 17 % alors qu’en Allemagne elle a augmenté de 25 à 26 %.

 

C’est grave, docteur ? Moins en tout cas que la situation de la France (13 % à comparer à 18 %, il y a 12 ans) et du Royaume-Uni (15 contre 21 %). « De manière générale, l’euro a accentué le maintien de l’industrie dans le nord de l’Europe et aggravé la désindustrialisation du sud, alors que l’on aurait pu croire que, vu le coût de la main-d’œuvre moins élevé, la production industrielle s’y déplacerait », observent Bruno Colmant et Michel Vlasselaer (également partner chez Roland Berger).

 

Généralement les rapports sur le sujet se focalisent sur le coût du travail, trop élevé en Belgique par rapport à nos pays voisins (entre 10 et 15 %) pour expliquer ce phénomène.

 

Les consultants de Roland Berger avancent d’autres causes : la faiblesse de la structure financière de nos PME, le manque de flexibilité de notre tissu industriel du fait, notamment, d’un dialogue social complexe, une valeur ajoutée par unité de coût du travail trop faible, un effort insuffisant en matière de recherche et de développement et surtout un manque de culture entrepreneuriale.

 

Sans oublier que la collaboration entre les systèmes éducatif et industriel fait défaut. A tout cela s’ajoute une réalité historique malheureuse, explique Bruno Colmant : « Pendant très longtemps, notre industrialisation fut un peu trop élémentaire, car le charbon était présent, l’acier rapidement transformé et nous profitions de l’apport de nos colonies.

 

Depuis une quarantaine d’années, notre industrie a été limitée à des produits semi-finis, ce qui explique aussi son déclin, contrairement à l’Allemagne qui s’est concentrée sur les produits à haute valeur ajoutée ».

 

Le modèle allemand

 

L’Allemagne, encore et toujours citée en exemple. « Le succès de l’industrie allemande est dû à de nombreux facteurs qui font partie de politiques cohérentes à long terme, analysent les auteurs de l’étude : son réseau de petites et moyennes entreprises familiales, fortement tournées à l’exportation ; l’innovation et la technologie — l’Allemagne est un des pays d’Europe à déposer le plus grand nombre de brevets ; la compétitivité avec un coût du travail inférieur au nôtre ; une culture du consensus (15 jours de grève annuels par 1.000 travailleurs contre 64 pour la Belgique et 162 pour la France) et une politique de clustering efficace ou, en d’autres termes, une bonne collaboration entre entreprises, organismes publics et de recherche et universités tout au long de la chaîne de valeur. »

 

La réindustrialisation de la Belgique engendrera de multiples effets positifs pour l’ensemble de l’économie, affirme Michel Vlasselaer, indicateurs à l’appui.

 

« L’industrie belge participe à 50 % de l’effort total d’investissement en R&D (Recherche et développement) et à 75 % des dépenses de R&D des entreprises ; plus de 75 % de nos exportations sont constituées de biens industriels ; les projets industriels constituent 40 % des projets financés par les investissements directs étrangers (selon les chiffres de 2 010) ; le tissu industriel actuel est le terreau nécessaire pour préparer les grandes évolutions technologiques dans les nouveaux matériaux, les nanotechnologies, l’énergie... et enfin, l’industrie est un grand consommateur de biens et de services. »

 

Biotech vertes, tri automatique des déchets, photonique....

 

« Un plan de réindustrialisation ne peut pas s’envisager sans une approche géographique. La Belgique a cette mauvaise chance d’être une économie de transit. Elle ne peut pas se contenter d’être une simple autoroute.

 

Pour attirer des capitaux, elle doit se muer en sous-traitant à haute valeur ajoutée, complète Bruno Colmant, rappelant que la Wallonie est beaucoup moins bien positionnée que la Flandre, qui jouit d’un accès direct à la mer via ses ports.

 

« La géographie, qui était un avantage de la Wallonie quand son économie était extractive, est presque devenue un inconvénient. Le territoire wallon étant moins densément peuplé et plus difficile à entretenir en termes de voies ferrées et routières, il faut produire des biens à haute valeur ajoutée et pas trop lourds à transporter. »

 

Dans ce contexte,

Roland Berger a identifié six secteurs porteurs d’avenir :

 

— l’économie numérique,

— les TIC (technologies de l’information et de la communication),

— l’économie verte,

— les transports,

— l’espace,

— la santé,

— l’agroalimentaire,

— les nouveaux matériaux.

 

Plus intéressant, il a retenu, parmi ces secteurs d’avenir,

80 domaines d’innovation à fort potentiel de création de valeur ajoutée et d’emplois :

 

— technologies 3D,

— tri automatique des déchets,

— satellites de communication,

— télésanté,

— biotech vertes,

— photonique,

— nouveaux vitrages intelligents,

— voitures et train du futur, etc.

 

Le consultant parle d’innovation de rupture, essentielle à ses yeux, car elle crée de nouvelles industries autour desquelles se bâtissent des écosystèmes. Comme l’a initié le Plan Marshall en créant six pôles de compétitivité. « Ces innovations de rupture, précise Michel Vlasselaer, peuvent venir de différents matériaux, de technologies qui sont en train d’émerger ou de produits du futur. Elles peuvent aussi se situer au niveau de procédés et de processus. »

 

Enclencher une spirale positive

 

Miser sur ces secteurs d’avenir en investissant dans la R&D, les technologies et la formation permettra de développer et de garder un savoir-faire technique et industriel sur nos terres et de valoriser cette expertise en fabriquant localement des produits finis.

 

Pour les consultants de Roland Berger, il importe par ailleurs de conserver un portefeuille équilibré entre les différents types d’industrie : les secteurs en déclin, en consolidation, les domaines d’avenir dans lesquels on a investi et les industries du futur.

 

En fonction de l’exposition de ces secteurs à la concurrence mondiale et des atouts des entreprises industrielles belges, le consultant a défini quatre stratégies.

 

Un : la spécialisation ou le positionnement dans des niches haut de gamme.

 

Deux : la globalisation en favorisant l’export et surtout la grande exportation.

 

Trois : la consolidation, c’est-à-dire encourager le regroupement d’acteurs afin de faire émerger des entreprises de taille critique pour affronter la concurrence internationale.

 

Et quatre : viser le leadership en développant une reconnaissance internationale au sein des secteurs d’avenir.

 

En jouant la carte de la « montée en gamme », les économistes estiment que l’industrie manufacturière pourrait, à l’horizon 2022, revenir à un niveau de 20 % du PIB. Mais il faut accepter que l’industrie de demain n’aura plus rien à voir avec celle d’hier. Et agir de toute urgence !

 


Via Koter Info
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Karité raffiné : arnaque commerciale

Karité raffiné : arnaque commerciale | L'industrie de l'économie verte et durable all around the world! | Scoop.it

Entre conditions de travail non éthiques et amandes de mauvaises qualité, le karité raffiné utilisé dans l'industrie cosmétique et agroalimentaire, même bio, est une arnaque commerciale. La spécialiste Carole Tawema, fondatrice de la marque Karethic, nous explique pour quelles raisons.

 

Pourquoi votre beurre de karité est-il raffiné ?

 

La raison pour laquelle la plupart des laboratoires recourent au karité raffiné est simple : Le karité raffiné s’obtient selon un processus industriel physique ou chimique, il est donc disponible en quantité plus importante et à moindre coût. Par ailleurs les productrices de karité vivent en majeure partie en zone rurale et ne disposent pas de matériels leur permettant de préparer et stocker leurs amandes dans de bonnes conditions.

 

La qualité des amandes et du beurre de karité qu’elles produisent n’est donc pas toujours au rendez-vous. Le raffinage présenté par les industriels comme nécessaire pour stabiliser le beurre apparaît souvent comme une solution idéale pour masquer les défauts d’un beurre de karité obtenu à partir d’amandes de mauvaises qualités.

 

Une situation qui bénéficie malheureusement aux négociants qui n’hésitent pas à acheter ces amandes au plus bas prix, profitant du fait qu’a cette période de l’année, les femmes ont cruellement besoin de ressources financières… Nous sommes à la limite de l’esclavage.

 

Les réalités et conséquences du raffinage industriel du karité

 

Peu de marques proposant du karité, même certifié bio (la plupart des karités bio étant raffinés) ont conscience ou connaissance de cette réalité et supposent qu’un beurre de karité bio suffit à garantir le fait que celui-ci a été fourni par des productrices africaines et acheté à un prix équitable. Il suffirait pourtant pour obtenir un bon beurre de karité frais, naturel et authentique, de fournir aux productrices les moyens de de s’équiper et travailler dans des conditions dignes.

 

Il suffirait d’avoir une démarche responsable vis-à-vis des productrices de karité. Mais puisqu’il n’y a pas de protection du terme "beurre de karité naturel" ou "beurre de karité naturel d’Afrique" et que le consommateur non averti n’y voit que du feu, pourquoi s’embarrasser de questions éthiques ? Tant qu’il y a aura des femmes pour collecter des amandes et tant qu’elles auront besoin de les vendre pour survivre, pourquoi se tourmenter ? Il faudra pourtant "s’embarrasser de ces question éthiques" car l’exploitation actuelle du karité pour l’industrie du raffinage a des conséquences sociales et écologiques néfastes qui durent depuis des siècles.

 

Du karité à moindre coût en quantité industrielle pour l’agroalimentaire… et la cosmétique

 

Le raffinage industriel, différent de la filtration mécanique réalisé par quelques groupements de productrices pour éliminer naturellement les résidus des amandes de karité, au-delà du fait qu’il pollue, nécessite une quantité très importante d’amandes collectées auprès des femmes. Un point positif à priori pour les productrices si ce n’est que la majeure partie des industriels qui doivent supporter des coûts liés au processus de raffinage industriel ne collaborent pas directement avec des productrices mais avec des négociants, ce, pour s’assurer d’acquérir les amandes en quantité importantes au plus bas prix…peu importe la qualité.

 

Heureusement, conscients des pertes générées par des amandes de mauvaises qualité, certains industriels s’approvisionnent à un tarif équitable et vont jusqu’à transformer localement les amandes en beurre dans leur propres usines délocalisées en Afrique ou achètent directement le beurre de karité aux productrices. Mais le cahier des charges équitable fixe le prix "juste" des amandes uniquement. Celui du beurre est laissé à la libre appréciation de l’acheteur! Un "détail" qui ne contribue pas au développement de la transformation locale du beurre de karité par les femmes des zones rurales car celles-ci n’y trouvent bien évidemment pas leur compte. La majorité des amandes et du beurre de karité sont ensuite exportés pour être raffinés industriellement principalement en Europe et en Asie puis introduits dans des produits agroalimentaires et cosmétiques.

 

Une ressource alimentaire et thérapeutique oubliée

 

Or le karité est une ressource végétale aux vertus nutritionnelles et thérapeutiques reconnues mais malheureusement oubliée par les africains eux-mêmes au profit d’huiles importées dites plus "raffinées". Résultat de cette situation absurde, le beurre de karité autrefois préféré à l’huile de palme, susceptible donc de garantir la souveraineté alimentaire des pays africains producteurs est sans doute plus consommé par un parisien qu’un citadin africain. On retrouve le beurre de karité raffiné dans des préparations industrielles comme exhausteur de goût (ex pâte feuilletées, margarines), dans le chocolat bas de gamme, comme substitut du cacao et bien sûr dans la majorité des cosmétiques…même bio.

 


Via Damoclès
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Via Thomas Faltin
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