l'implantation de terasses végetales
7 views | +0 today
Follow
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Rescooped by thibaud pedeprat from Macadam" Seeds
Scoop.it!

L’agriculture urbaine: Pourquoi faire pousser des aliments en ville?

L’agriculture urbaine: Pourquoi faire pousser des aliments en ville? | l'implantation de terasses végetales | Scoop.it

 Pour plus d’autonomie alimentaire.

 

Aujourd’hui, dans le monde entier et plus encore dans notre société occidentale, chacun de nous est largement dépendant, pour s’alimenter, de l’industrie agro-alimentaire et du commerce mondial. Cultiver ses aliments, au moins en partie, cela signifie s’autonomiser d’un système qui repose sur l’injustice et la dégradation accélérée des ressources naturelles. C’est aussi garder le contrôle sur la production et s’assurer de la qualité de ce qu’on mange, chose fort difficile de nos jours… Et puis, à condition d’y mettre un peu d’énergie (humaine !), cela peut engendrer des économies substantielles dans un budget un peu trop serré !

 

 

Pour créer et entretenir des liens sociaux.

 

On sait que les espaces verts, en ville, sont des lieux privilégiés de socialisation. Qui n’aime pas s’échapper de la grisaille ambiante et aller y chercher un peu de calme et d’oxygène ? Partager un coin de terrain et le travailler à plusieurs, par exemple avec des voisins, peut aussi créer aussi une toute nouvelle dynamique dans un quartier. Et rapprocher les citadins les uns des autres…

 

 

Pour améliorer notre cadre de vie.

 

Le vert, ça embellit la ville. Tout le monde rêve d’un jardin à soi ! Mais, étant donné le manque d’espace disponible au niveau individuel dans notre ville, des arbres dans la rue, des fleurs aux balcons, des parcelles collectives de potager, des parcs pour tous créent déjà un sentiment de bien-être. Il ne s’agit pas que d’esthétique : la couverture végétale, en ville, améliore réellement nos conditions de vie en nous fournissant de l’ombre, de l’oxygène, en nous procurant une isolation sonore et thermique (d’où le grand intérêt des toitures vertes), ainsi qu’en absorbant les eaux, évitant ainsi des inondations provoquées par l’imperméabilisation des sols.

 

 

Pour développer et transmettre des savoir-faire.

 

Il y a quelques dizaines d’années encore, à peu près tout le monde avait un contact avec la terre et une connaissance pratique du travail de celle-ci. Aujourd’hui, pour la majorité des gens, ce savoir est perdu. Sans supermarché, le citadin moderne n’a plus aucune idée de comment se fournir son alimentation. Même les jardiniers amateurs, souvent, ne choisissent plus pour leurs jardins et balcons que des variétés ornementales exotiques et commerciales. Est-ce une fatalité ? Non, car de plus en plus de citoyens, préoccupés par la qualité de leur alimentation et par la santé de la planète, prennent l’initiative de se former aux méthodes de l’agriculture biologique et de les transmettre à d’autres. Et pour ça, pas de meilleur enseignement que de mettre soi-même ses mains dans la terre. Un atout de taille face à un avenir écologique incertain !

 

 

Et bien sûr, pour le plaisir.

 

Ceux qui le pratiquent déjà savent que le jardinage est une source infinie de plaisirs. Au-delà de l’émerveillement d’observer les cycles de la nature, il y a aussi ce sentiment de paix et de bien-être suscité par le travail manuel en plein air. Sans parler de la joie et de la fièrté de manger ses propres fruits et légumes une fois arrivés à maturité…

 

 

 

Où cultiver en ville ?

 

Dans son jardin ou sa cour, sur les toîts, dans les terrains vagues, dans un coin de parc, sur les balcons, terrasses et appuis de fenêtre, les accotements, et même en appartement… Ouvrez grands les yeux et vous découvrirez toutes sortes d’espaces disponibles autour de chez vous. Pourquoi pas les occuper pacifiquement avec vos petites plantations ? Cherchez et vous trouverez… même s’il faut commencer petit. Réfléchissez aussi de façon tridimensionnelle : certains fruits et légumes peuvent être cultivés sur un axe vertical, par exemple le long d’un treillage fixé au mur, et se combiner ainsi avec d’autres s’étendant au sol. Notre devise : profiter de tout l’espace disponible.

 

 

Plein d’avantages…

 

Du bien-être, de nouveaux savoirs, des produits frais, sains et économiques, du plaisir à admirer la croissance de ses plantes… Et aussi, un merveilleux moyen de recycler les déchets organiques de son foyer via le compost, tout en enrichissant notre sol.

 

 

 

… Et aussi quelques mises en garde.A prendre en considération afin de réussir son petit jardin urbain :

 

# Lorsque qu’on cultive en bacs, l’humidité du sol s’évapore beaucoup plus rapidement qu’en pleine terre. Il faut donc s’assurer d’arroser très régulièrement en cas de temps sec, ou votre récolte sera perdue en un rien de temps.

 

# Attention au plomb ! A Bruxelles, beaucoup de sols sont pollués. On a décelés dans certains d’entre eux de très hauts taux en plombs, très dangereux pour la santé. Prenez donc la peine de faire analyser votre sol si vous récupérez un terrain au passé inconnu.

 

# Il est vrai que la pollution de l’air nuit aux cultures en milieu urbain, d’autant plus que les tissus végétaux fixent les polluants atmosphériques. Il est donc conseillé de laver trois fois ses légumes et herbes aromatiques avant de les consommer. Cependant, n’oublions pas que les terres et eaux de nos campagnes étant très polluées, elles ne nous garantissent pas nécessairement des aliments plus sains qu’en ville !

 

 

 

source : jardins potagers urbains

 


Via CosmoCat
more...
No comment yet.
Rescooped by thibaud pedeprat from De la Fourche à la Fourchette (Agriculture Agroalimentaire)
Scoop.it!

Agriculture sur les toits : une solution innovante pour cultiver en pleine ville

Agriculture sur les toits : une solution innovante pour cultiver en pleine ville | l'implantation de terasses végetales | Scoop.it

L'association Potager sur les toits a investi le toit de l'école AgroParisTech en plein cœur de Paris. 600 mètres carrés transformés en jardin expérimental dans lequel poussent toutes sortes de légumes. Objectif : prouver les bénéfices de l'agriculture urbaine.

 

video

http://www.actu-environnement.com/ae/news/jardin-agriculture-urbaine-17033.php4#.UKR60MtYDCw.twitter

 

Aubergines, tomates, fraises des bois… le toit d'AgroParisTech a été transformé en véritable jardin par l'association Potager sur les toits. L'ingénieur "Agro" Nicolas Bel y mène des expériences pour cultiver en pleine ville. Cet espace, il rêve en effet de l'exploiter à des fins agricoles en valorisant les résidus organiques de la ville. Et le potentiel de développement est bien là : selon la Mairie de Paris, 314 hectares de toitures seraient végétalisables au sein de la capitale.

Optimiser le substrat

Dans son potager expérimental, ce scientifique teste notamment la pousse des salades vertes sur des sols composés de déchets de bois et de compost, enrichis avec des vers de terre et des champignons. L'objectif : créer un substrat économique, écologique et léger favorable au développement des cultures.

Les résultats sont encourageants : en comparaison avec des salades cultivées en bac sur du terreau classique, les salades qui ont poussé sur le compost issu de déchets verts se développent mieux. Autre avantage, la relocalisation des cultures permet d'envisager de planter des variétés rares de légumes qu'on ne retrouve plus dans les marchés car trop fragiles à transporter.

Evaluer le risque sanitaire

Ces expérimentations visent aussi à s'assurer de l'innocuité des aliments cultivés en ville. En effet, en zone urbaine, les sols sont plus chargés en contaminant métallique qu'en milieu naturel ou agricole.

Or les premiers résultats montrent que les légumes cultivés sur les toits ne sont pas plus pollués que ceux qui sont vendus dans les commerces. En partenariat avec l'Inra, le laboratoire de chimie analytique d'AgroParisTech a montré que les teneurs en cadmium et en plomb contenus dans les tomates et les laitues cultivées sur le toit sont largement en dessous des normes recommandées.

Si les légumes cultivés par Nicolas Bel échappent à la contamination c'est sans aucun doute grâce à la distance entre les voies de circulation et le milieu dans lequel ils poussent, c'est-à-dire le toit.

L'agriculture en altitude serait-elle le seul moyen d'obtenir des légumes sains en pleine ville ? L'association Potager sur les toits a prévu de planter un peu partout dans Paris, même à proximité du périphérique, pour répondre à cette question.


Via Paul-Jean Ricolfi
more...
No comment yet.