L'Histoire autrement
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"Visites privées" : le style Bern

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Chaque jour, en compagnie d'un invité, Stéphane Bern explore une grande thématique ayant trait à la culture, au patrimoine, ou à la face cachée d'un personnage illustre. C'est gai, intelligent, et passionnant


Que n’a-t-on entendu, depuis la rentrée de septembre, sur les nouveaux programmes des après-midis de France 2 accusés de faire moins d’audience que les émissions qu’ils ont remplacé. Premier visé dans les médias : Stéphane Bern avec ses "Visites privées", lui qui réunissait plus d’un million de téléspectateurs l’an dernier avec "Comment ça va bien", doit se contenter d’environ 500 000 aujourd’hui.


Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, a cependant renouvelé sa confiance à l’ancien Fou du roi de France Inter, en lui laissant terminer la saison 2016-2017. Bien lui en a pris car l’audience de "Visites privées" commence à décoller.


"Il est sûr que les tutoriels de maquillage et de coiffure de "Comment ça va bien" avaient un peu plus de succès que cette nouvelle émission, nous confie Stéphane Bern. Mais celles et ceux qui la regardent l’adorent. Cinq cent mille personnes sont quand même présentes tous les jours devant leur télévision pour entendre parler de patrimoine."


"Ce qui me chagrine c’est que tous les médias critiquent les chiffres d’audience mais personne ne regarde le programme. On me juge sur le résultat et non sur la qualité. Or, nous essayons d’être toujours dans le qualitatif. "


Mi-décembre, Stéphane Bern enregistrait, en une après-midi, les 3 premiers volets de l’année 2017. Le studio de "Visites privées" est installé à demeure dans une des salles des réserves du Mobilier national, le Garde-meuble de la République, à Paris, dans le 13ème arrondissement.


Il y fait un froid de canard car ces locaux ne sont pas chauffés afin de préserver les meubles, tableaux et objets en attente d’être restaurés, tandis que le mobilier destiné aux palais de la République et aux institutions d’Etat est entreposé ailleurs.


Sur le plateau sont disposées quelques pièces rares : un magnifique lustre en cristal, une tapisserie de Jacques Monory, un fauteuil venant du château de Versailles, un autre de l’Elysée, et de nombreux objets d’art.


Ballade en pays d'Auge


Sur le thème "Ballade en pays d’Auge", Stéphane Bern, toujours aussi aimable et souriant, reçoit Philippe Normand, responsable culturel de la ville de Deauville venu évoquer cette commune, édifiée sur d’anciens marais, qui voit déambuler depuis le XIXème siècle, sur ses fameuses "planches", tous les grandes fortunes et têtes couronnées de la planète. Les autres stations balnéaires et villes de l’intérieur du pays d’Auge ne sont bien sûr pas oubliées.


Suit un reportage sur le vin de Calvados dans une distillerie artisanale des environs de Lisieux, puis une visite, à Pont-l’Evêque, du musée du Calvados, et une rencontre avec des membres de la confrérie éponyme. Un deuxième reportage - il y en a trois dans chaque émission- emmène le téléspectateur le long de la côte fleurie à la découverte du bateau de pêche typique de Honfleur et du plus petit musée de France.


Enfin, un film formidable sur la vie de Sainte-Thérèse de Lisieux (sa maison natale, le carmel de Lisieux, la basilique dédiée à la jeune religieuse), clôt cette émission qui sera diffusée le 17 janvier.


Les doigts de fée de la couture


Nous assistons aussi au tournage de l’émission "Les doigts de fée de la couture", diffusée le 19, avec, pour invité, le couturier Jean Paul Gaultier. Celui-ci raconte comment il est tombé tout petit dans la marmite de la mode. Un reportage sur l’Ecole de la chambre syndicale de la couture parisienne montre comment sont formés petites mains et créateurs de la haute-couture.


Un autre fait découvrir les coulisses du défilé de la collection "métiers d’art" de la mode, organisé par Karl Lagerfeld à l’hôtel Ritz, et toute la préparation de celui-ci dans les ateliers de la maison Chanel. Un sujet raconte par ailleurs l’histoire de la machine à coudre américaine Singer qui a supplanté une invention à l’origine française.


Sur le plateau, le ton est gai. On apprend pleins de choses en se promenant derrière les caméras dans des lieux magnifiques. Alors, si vous ne connaissez pas encore "Visites privées" rendez-vous, pour une petite heure, tous les après-midis de la semaine sur France 2.


Sylvie Veran

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Les premiers de la classe prennent leur revanche sur YouTube

Les premiers de la classe prennent leur revanche sur YouTube | L'Histoire autrement | Scoop.it
Doctorants en mathématiques, férus d'histoire, diplômés en philo ou en droit, ils vulgarisent leur savoir sur Internet avec des vidéos qui visent le million de vues. Et offrent une belle leçon aux déclinistes.

Cela fait plaisir de voir que les sérieux ont pris leur revanche : ce sont eux, maintenant, les nouveaux cools, qui paradent avec leurs millions de vues sur YouTube, sortent des livres et reçoivent les honneurs de la presse. Si les cancres se sont emparés du créneau (rentable) de l’humour en ligne, les autres — geeks, polars, fayots, grosses têtes, bref tous ceux qu’on croisait jadis en cour de récré avec un bécher à la main, un compas dans la poche ou un Folio tout moisi sur la guerre de Cent Ans — commencent à riposter sur Internet avec une certaine allégresse.

Le youtubeur La Tronche en Biais, sorte de fils illégtime du père Fouras et de Jamy Gourmaud, a reçu la semaine dernière le prix Diderot qui récompense les meilleures initiatives pour le partage des savoirs. Il a 40 000 abonnés sur sa chaîne, qui le regardent (blouse, collier de barbe, lunettes rondes) et l’écoutent parler avec passion de zététique (la science du doute) en compagnie d’une curieuse marionnette.

Défi aux enseignants

Le célèbre physicien Etienne Klein, qui présidait cette année le jury du prix Diderot, a souvent vanté les vertus pédagogiques des vidéos de scientifiques amateurs. Le Monde leur a consacré une grande enquête il y a quelques semaines, comme Libé et tant d’autres... Pour Klein, ces vidéastes savants lancent un défi aux enseignants (on ajoutera : aux journalistes !), tant ils parviennent à transmettre des mécanismes abstraits à grand renfort d’humour, d’images et d’anecdotes — et un sens aigu du montage. Dans cette veine de la pédagogie pour les (presque) nuls, on connaissait le concours Ma thèse en 180 secondes (dont la finale a eu lieu il y a quelques jours au Maroc, avec notamment un étudiant en philo évoquant la réification chez Guy Debord en trois minutes). Les youtubeurs scientifiques sont leurs nobles héritiers.

Aujourd’hui, on leur consacre des dossiers ou des conférences à l’Ecole normale supérieure. Parmi les stars du genre, Léo Grasset, alias DirtyBiology, ancien prof de SVT qui vit désormais à temps plein de ses vidéos (grâce à sa communauté de 400 000 abonnés !). Ou évidemment Bruce Benamran, 39 ans, titulaire d’une licence de maths et architecte logiciel, dont la chaîne E-penser (qui parle intelligence artificielle, physique quantique ou champ magnétique) est suivie par 782 000 internautes ! Le résultat fait penser à une version à la fois plus potache et plus pointue de C’est pas sorcier.

L'Olympia, Bercy…

Bruce Benamran parle face caméra de Max Planck, Alan Turing ou Werner Heisenberg, puis dialogue avec ses abonnés (les commentaires de sa chaîne sont à peu près quinze fois plus riches que ceux qu’on peut lire sur n’importe quel site de presse). Son succès lui a permis d’assurer la première partie du spectacle d’Alexandre Astier (« L’Exoconférence ») à l’Olympia, Bercy et dans des dizaines de villes françaises. Il a également publié un livre, Prenez le temps d’e-penser, vendu à plus de 90 000 exemplaires, comme d’autres collègues (Léo Grasset a publié, en 2015, Le Coup de la girafe, des savants à la savane).

Hors de la science dure (qui foisonne de vulgarisateurs vidéo, de David Louapre à Tania Louis), on vous invite à découvrir le boulot de Benjamin Brillaud, mordu d’histoire, qui recadre Nicolas Sarkozy sur les Gaulois ou vous explique, sur sa chaîne Nota Bene, en deux extraits et trois estampes comment Charles VI ou Henri VI ont inspiré des personnages de Game of thrones :

Autre talent du Web, Patrick Baud et sa chaîne Axolot (400 000 abonnés), dont les reportages (sur les momies, New York ou le Louvre) pourraient presque passer tels quels à la télévision tant ils sont formellement aboutis (ajoutons que le vidéaste a exactement la même voix que François Busnel, ce qui peut aider).

Enfin, dans le registre du droit, voici Eloïse Wagner, avocate au barreau de Paris, qui a récemment lancé une chaîne de vulgarisation juridique, 911 Avocat. La spécialiste de la propriété intellectuelle a bien intégré les codes du Web, qu’elle utilise sur la forme et questionne sur le fond : a-t-on le droit de montrer des enfants sur YouTube ? Peut-on dire du mal d’un produit ? Que doit-on flouter sur une caméra cachée ? L’avocate conseille les youtubeurs, qu’elle finira peut-être par défendre pour de vrai, en cas de litige. La boucle est bouclée. 
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Muséonaute, une surprise pour l'histoire de l'art - Tourisme Culturel

Muséonaute, une surprise pour l'histoire de l'art - Tourisme Culturel | L'Histoire autrement | Scoop.it
I- MUSÉONAUTE, la surprise!

Voici une petite pépite qui devrait vous ravir. Non seulement c’est une vidéo sur YouTube, plus facile à lire qu’un long texte, mais la vraie surprise est que c’est un cours d’histoire de l’art qui dure DIX minutes seulement (10.37mn exactement) . La surprise, enfin, c’est que tout le monde comprendra ses histoires et… que personne ne baillera en regardant la vidéo!

Quand l’humour est roi, on ne s’ennuie pas! Les psychologues disent depuis longtemps que l’on ne peut apprendre sans plaisir. Quand les choses sont dites avec humour et simplicité, quant le jargon et les mots inutilement compliqués sont bannis, oui, il y a du plaisir! Comme Artips, que nous avions adopté sur ce petit blog, comme Webhistorypics, qui nous fait mourir de rire, comme CulturoGame, qui prend aussi le chemin de parler comme tout le monde, depuis l’ancêtre D’art D’art en 2002 à la télé, Muséonaute a pris le parti de l’humour et de l’érudition pour tous. Pour que les jeunes y aient accès sans être mis en échec dès la première phrase, sans craindre le vocabulaire habituel d’un « cours » académique,érudit, forcément barbant »- y compris pour les plus vieux!

– Nous saluons donc la naissance de Muséonaute, enitèrement créé par deux jeunes historiens d’art (Écriture, réalisation, acting de qualité et montage!) Chloé Bruneau et Guillaume Fabius.

Nous lui souhaitons longue vie, avec un petit conseil à nos Amis du tourisme : si vos visiteurs aiment, comme plus de la moitié des touristes, l’art et son histoire, pourquoi ne pas afficher ces petites vidéos sympathiques sur vos sites Internet, au menu de votre offre hôtelière, dans les transports locaux ou dans la salle d’attente d’un aéroport ?

II- LES PROCHAINS ÉPISODES!

– Les prochains épisodes de Muséonaute sont annoncés : Le Gothique, Marcel Duchamp, la Venus de Milo, les Buddha, Roy Lichtenenstein.Et annoncés pour leur public, plutôt jeune, car il est illusoire de dire que l’on peut s’adresser de la même façon aux plus jeunes et aux anciens.
– « Tu penses que le gothique, c’est juste un style vestimentaire?Parce qu’il y a l’architecture médiévale, aussi…
– Pour toi Duchamp c’était quand même un gros feignant parceque, bon, retourner un urinoir c’est bof…
– Tu possèdes une statuelle de Bouddha mais au fond tu connais pas trop le type. On t’expliquera
– Tu te demandes à quoi ressemblait la Venus de Milo? En fait elle en avait pas. Non, on rigole, on te dira tout sur @museonaute
– Tu penses que Lichtenstein est un pays? Alors en effet t’as pas tort, mais on te diras tout sur @museonaute «

III- MUSÉONAUTE, des histoires « en ligne » pour un public… en ligne!

Si nous aimons ce Muséonaute, c’est aussi parce qu’il convient aux français qui ne vont ou ne peuvent fréquenter les musées, et qu’ il convient aussi à ce vaste vivier de centaines de millions de visiteurs étrangers attirés par l’art de vivre en France. Muséonaute existe aussi en anglais (Traduction anglaise : Matthew Y.)! et il sera certainement très vu par les visiteurs en ligne.

– Notre pays, nous l’écrivons souvent, est très en retard pour le Tourisme international, en particulier pour apporter des contenus nécessaires aux visiteurs qui ne viendront jamais mais sont toujours ravis de se régaler à distance avec des offres en ligne! Leur parler de nous et d’histoire de l’art fait partie de notre Soft Power, de notre influence. Faute de volonté et de choix politique, nous n’arrivons à la cheville de nos concurrents, ces autres destinations que choisiront les touristes s’ils aiment l’art et ont « le choix ». Aux USA, par exemple, des millions d’oeuvres et de cours sont en ligne (Sites des musées ou MOOC) tout comme au Royaume Uni ou à Amsterdam (Avec des millions, aussi, de photos HD téléchargeables et même modifiables et commercialisables sur le Rijksmuseum Studio!).

II- LE TOURISME EN CROISSANCE

Autre bonne nouvelle, cette semaine : le Tourisme est en croissance, et le « vivier » de visiteurs potentiels pour notre culture l’est donc l aussi! 
Résumé des statistiques de l’OMT (Organisation mondiale du Tourisme) (Source : le quotidien belge Pagtour) :
– une croissance de 5 % des arrivées des touristes internationaux entre Janvier et Avril 2016 par rapport à l’année 2015;
– 348 millions de touristes internationaux (visiteurs qui passent la nuit) entre janvier et avril 2016, soit environ 18 millions de plus que l’an dernier (+5,3%) pour la même période.
– En Europe (+4%), région la plus visitée au monde, la croissance n’a rien perdu de sa vigueur de ces dernières années : l’Europe du Nord et l’Europe centrale et orientale (+6 % toutes les deux) arrivent en tête, suivies de l’Europe méridionale et méditerranéenne (+4 %) et de l’Europe occidentale (+3 %).
– L’Asie-Pacifique (+9 %) est la région du monde ayant affiché la plus forte croissance des arrivées internationales. L’Asie du Sud-Est et l’Océanie ont toutes les deux atteint 10 % de croissance tandis que les arrivées en Asie du Nord-Est ont augmenté de 8 % et en Asie du Sud de 7 %.

POUR EN SAVOIR PLUS

– MUSÉONAUTE, UNE NOUVELLE CHAINE SUR YOUTUBE , et MUSÉONAUTE #1 avec la vidéo » L’Image dans l’Égypte Antique » de Chloé Bruneau & Guillaume Fabius :https://youtu.be/by09PwR4Fkg
– Twitter et Instagram : @museonaute (https://twitter.com/museonaute et https://www.instagram.com/museonaute)
Musique : Swans On The Groove,un groupe de six amis, originaire de la ville de Le Blanc (36) formé en 2013.Soundcloud : https://soundcloud.com/swansonthegroove
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Une YouTubeuse dans nos musées ! | Musee du Luxembourg Une YouTubeuse dans nos musées !

Une YouTubeuse dans nos musées ! | Musee du Luxembourg Une YouTubeuse dans nos musées ! | L'Histoire autrement | Scoop.it
"C'est une autre histoire", c'est le nom de la chaîne YouTube de Manon Champier, alias Manon Bril. Son but : vulgariser l'histoire, notamment à travers la série de vidéos "Tu vois le tableau". Dans quelques jours vous découvrirez un nouveau numéro de cette série, en collaboration avec la Rmn-GP pour l'exposition Chefs-d'œuvre de Budapest au Musée du Luxembourg. Rencontre.

Rmn-Grand Palais : Bonjour Manon, vous signez une vidéo avec la Rmn-Grand Palais pour l’exposition Chefs-d’œuvre de Budapest au Musée du Luxembourg. Avant toute chose pouvez-vous nous parler de vous et de votre parcours en quelques mots ? 

Manon Champier : Je suis actuellement doctorante en histoire. Avant cela j’ai fait un master « Sciences de l’Antiquité » à Toulouse et j’ai été professeur des écoles pendant 3 ans. Mon sujet de thèse porte sur l’utilisation de la déesse Athéna dans l’imagerie officielle du XIXe siècle, c’est-à-dire toutes les images qui sont produites par l’État (timbres, sceaux, monnaies, façades de monuments publics etc…). L’Antiquité est en effet très à la mode au XIXe, notamment grâce aux grands chantiers archéologiques de la fin du XVIIIe, comme Pompéi, et on utilise beaucoup les figures antiques pour construire des allégories modernes. 

Rmn-GP : Vous êtes une « YouTubeuse », pouvez-vous nous parler de votre chaîne "C'est une autre histoire", du concept de vos vidéos ? 

MC : C’est une chaîne de vulgarisation de l’histoire, en rapport avec mes thématiques de recherche et mes goûts personnels. Le premier format s’appelle le « Relooking mythologique », il présente une divinité antique en faisant son portrait dans l’Antiquité, puis en montrant des réutilisations qui en sont faites tout au long de l’histoire, jusqu’à nos jours avec le cinéma, les arts, la politique, la culture en général etc.. Le 2e format s’appelle « Tu vois le tableau » et a pour but d’accompagner le visiteur novice au musée. On ne parle pas du tout d’histoire de l’art, c’est plus une éducation de l’œil : on raconte l’histoire ou on explique le thème qui est représenté, on donne des clés de lecture du style « on reconnaît ce personnage parce qu’il est habillé comme ça, il a tel attribut, la scène est reconnaissable car on voit tel et tel perso… ». L’œuvre choisie n’est donc qu’un prétexte et le but est que le spectateur puisse reconnaître les grands thèmes de l’histoire de l’art quelle que soit l’œuvre qui les représente devant laquelle ils se tiennent. Le dernier format propose de visiter les villes d’une autre façon, en prêtant attention aux petits détails devant lesquels on peut passer sans les remarquer et qui pourtant sont chargés d’histoire ou d’anecdotes rigolotes et insolites. 

Rmn-GP : Et pourquoi choisir particulièrement YouTube pour diffuser votre savoir ? 

MC : Parce que c’est un format qui me permet de faire exactement ce que je veux, comme je l’entends, sans contrainte académique ou autre. Enfin c’est beaucoup plus regardé que vimeo ou dailymotion. 

Rmn-GP : Pouvez-vous nous donner quelques exemples de commentaires qui vous ont fait particulièrement plaisir et qui montrent que votre méthode de transmission des savoirs fonctionne bien ? 

MC : Mes préférés sont sans doute ceux des gens qui me disent qu’ils n’aimaient pas l’histoire et que pourtant ils se sont intéressés à nos vidéos ! J’apprécie aussi les spécialistes qui regardent et diffusent, ce qui me donne une certaine crédibilité. 

Rmn-GP : Qu'est ce qui vous intéresse dans ce partenariat avec la Rmn-GP ? 

MC : Je suis extrêmement heureuse de voir que les institutions s’intéressent à notre travail et lui accordent de la reconnaissance. C’est toujours de la crédibilité gagnée pour moi et c’est l’occasion de commencer à donner une tournure professionnelle à la chaîne en enrichissant mon CV. J’ai beaucoup apprécié le fait que la Rmn-GP veuille faire du « Manon Bril » et exactement du « Manon Bril » et ne cherche pas à lisser le ton ou autre. Par exemple c’est la Rmn qui a insisté pour qu’on ne tourne pas dans le musée, mais en extérieur, exactement comme on le faisait sur notre chaîne. 

Rmn-GP : Votre vidéo portera sur des tabeaux de l'exposition Chefs-d'œuvre de Budapest au Musée du Luxembourg, cette passion pour la Hongrie, ça vous a pris toute petite ? 

MC : J’adore la Hongrie, ce que je préfère c’est la statue de la liberté, c’est vraiment très beau :)
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Aurélie R.'s comment, April 8, 2016 5:57 AM
Je vous recommande vivement sa chaîne youtube : https://www.youtube.com/channel/UCKjDY4joMPcoRMmd-G1yz1Q et son interview dans l'émission La Fabrique de l'Histoire sur France Culture : http://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-l-histoire/vive-les-auditeurs-24-histoire-en-video
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Manon Bril, la prof d'histoire youtubeuse qui cartonne

Manon Bril, la prof d'histoire youtubeuse qui cartonne | L'Histoire autrement | Scoop.it

On représente souvent le professeur d'histoire vêtu d'un un blazer en velours côtelé, lunettes posées sur le nez, plongé dans un des livres d'une bibliothèque poussiéreuse. Préjugé ! Manon Bril, doctorante en histoire et jeune youtubeuse toulousaine, a décidé de révolutionner le genre en proposant des vidéos décalées traitant de sujets historiques et culturels sur sa chaîne YouTube. L'objectif ? S'adresser à un large public en traitant différents thèmes de manière accessible. Et c'est réussi !

 

«Il y aura deux séries de vidéos : la première sera consacrée à une divinité gréco-romaine, la seconde (d'un format plus court) aura pour but d'accompagner le visiteur au musée en lui donnant les clefs pour comprendre les tableaux en face de lui» explique Manon. Mais comment une idée pareille a-t-elle pu lui venir ? «Je voulais faire ça pour vulgariser l'histoire auprès du plus grand nombre, comme je le dis au début de ma première vidéo : je m'adresse à tous ceux qui sont passionnés d'Histoire mais aussi à tous ceux qui n'en ont rien à taper mais qui, peut-être, après cette vidéo, en auront quelque chose à taper (sic)».

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Anthony Fouqué's curator insight, March 13, 2016 12:22 PM

Revoir ses compétences en art avec Manon qui lie les nouvelles technologies avec ses compétences en art

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Visite interdite au château de Chenonceau #4 : le couvent secret dans les combles

Visite interdite au château de Chenonceau #4 : le couvent secret dans les combles | L'Histoire autrement | Scoop.it

Après nous avoir présenté le bain de Diane et la tribune royale de la chapelle, notre guide Catherine Thibaud nous entraîne sous le toit pour découvrir une installation exceptionnelle, unique en France : un pont-levis intérieur. Il est situé juste au débouché de l'escalier menant dans les combles. Datant du début du XVIIe siècle, il reste pleinement opérationnel. Une fois remonté à la main, plus personne ne peut accéder à l'étage. Quelle étrange protection ! "Il protégeait le sommeil de religieuses dormant dans le grenier aménagé en couvent", explique Catherine avec un grand sourire.

 

Étrange histoire qui mérite une petite explication. Quand Henri III meurt assassiné en 1589, son épouse Louise de Lorraine se retire à Chenonceau pour vivre son deuil. Très pieuse, elle désire accueillir en France une communauté de l'ordre des Clarisses capucines établie en Italie. Morte en 1601 avant d'avoir pu exaucer son voeu, elle charge son frère Philippe-Emmanuel de Lorraine d'organiser cette venue à Bourges avec 20 000 écus qu'elle lègue à cet effet. Celui-ci décède à son tour, transmettant la mission à son épouse Marie de Luxembourg. Cette dernière, qui s'est installée à Chenonceau, reprend donc le flambeau avec la bénédiction du roi Henri IV, qui décide d'installer carrément les capucines à Paris, où il leur fait bâtir un couvent à l'emplacement de l'actuelle place Vendôme. 

 

En attendant la construction de ce couvent, Marie de Luxembourg fait venir une douzaine de religieuses avec l'intention de les installer à Tours. Autre voeu de Louise de Lorraine, dit-on. Or, les édiles de Tours faisant tout pour retarder cette venue, Marie accueille les capucines dans son château de Chenonceau, leur installant un couvent miniature dans les combles, protégé par le fameux pont-levis. Elles ont à leur disposition une salle capitulaire, un réfectoire, des cellules et un oratoire.

Aurélie R.'s insight:

Voir également la vidéo sur l'article sur les pages du point.fr

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Retour vers le futur !

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Prendre des photos de sa ville ? Jusqu’ici rien d’extraordinaire, mais c’est sans compter sur l’imagination décalée de l’artiste ukrainien Alexey Kondakov !


En effet, en utilisant la technique du collage numérique, il insère des tableaux classiques de Bouguereau, Caravage ou encore Hayez dans ses photos contemporaines de la ville de Kiev.


Le résultat est surprenant  : les figures classiques ainsi transposée dans des actions quotidiennes d’aujourd’hui prennent un tout nouveau sens !

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En savoir plus - Quelle Histoire Éditions

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POUR QUE L’HISTOIRE DEVIENNE UN JEU D’ENFANT

L’objectif de Quelle Histoire est de rendre ludique l’apprentissage de l’Histoire et de permettre aux plus jeunes de fixer leurs connaissances en les invitant à la découverte du patrimoine culturel mondial. Un vrai partage d’expérience avec les plus grands !

Quelle Histoire appuie sa collection, de livres et d’applications sur de «petits personnages», grandes figures de l’Histoire, auxquels les enfants peuvent facilement s’identifier. Le traitement graphique de la collection est novateur, coloré et adapté aux enfants.

 

UNE DÉMARCHE DE QUALITÉ

Quelle Histoire s’assure de la qualité de ses contenus en s’entourant d’acteurs de référence. Les textes sont rédigés par Patricia Crété, ancienne rédactrice en chef de la revue Historia.

Quelle Histoire travaille également avec des laboratoires de recherche tels que MoDyCo, un laboratoire spécialisé dans les sciences du langage adaptées aux jeunes publics ou encore le LUTIN, laboratoire de la Cité des Sciences qui développe des outils de recherche ergonomique comme l’Eye Tracking.

 

DESTINÉ AU PLUS GRAND NOMBRE

Parce que connaitre l’Histoire nous concerne tous, la maison d’édition multiplie les supports d’apprentissage : des livres, des cahiers d’activités, des jeux et des applications diffusées en 11 langues.

Que vous soyez à la pointe du numérique ou attaché à l’encre et au papier Quelle Histoire vous propose une large gamme de produits pour aller à la découverte de la grande Histoire du Monde !

 

NOTRE EXPERTE
PATRICIA CRÉTÉANCIENNE RÉDACTRICE EN CHEF DE LA REVUE HISTORIA 

Jeune licenciée d’histoire, part aux Etats-Unis pour une année d’études à Nashville (Tennessee). Au retour, entre aux éditions Tallandier pour une longue carrière de journaliste. Passe d’un hebdomadaire, la Guerre d’Algérie, au mensuel, Génie du Monde, pour les jeunes, avant de devenir rédacteur en chef d’Historia.

Curieuse de nature, s’intéresse autant aux sports – le tennis n’a pas de secret pour elle – qu’à la peinture, aux fleurs qu’à la musique (notamment l’opéra), aux romans policiers (historiques ou pas) qu’à la civilisation japonaise. Aime raconter des histoires aux enfants, adore la compote de pommes, les chats et les abécédaires aux points de croix.

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Anthony Fouqué's curator insight, March 13, 2016 12:16 PM

Une excellente série de livres pour vos enfants nés dans le numérique qui pourront apprendre l'histoire d'une autre manière

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La cité de Pompéi renait en Lego

La cité de Pompéi renait en Lego | L'Histoire autrement | Scoop.it

Les petites briques danoises peuvent donner naissance à des constructions impressionnantes. Après la cité des Elfes du Seigneur des Anneaux, c’est maintenant au tour de l’ancienne cité de Pompéi d’être entièrement reconstruite en Lego.

 

On doit cette œuvre à Ryan McNaught, alias Le Brickman, un professionnel certifié de LEGO. Le projet a  été réalisé à la demande du Musée Nicholson, à l’université de Sydney (Australie). Nécessitant pas moins de 190.000 briques, il s’agit ici de la plus grande reproduction de la cité de Pompéi jamais construite en LEGO. Ainsi, la réalisation illustre Pompéi au moment de sa destruction par le Vésuve en l’an 79. Mais elle montre également à quoi elle ressemblait lors de sa redécouverte en 1700 et son état actuel. Au final, il aura fallu 470 heures de travail pour aboutir à ce résultat et illustrer l’histoire de cette ancienne cité en Lego. 

 

Cette construction de Pompéi est actuellement exposée au Musée Nicholson de Sydney. Auparavant, son créateur avait déjà reproduit le Colisée de Rome en Lego pour un autre musée.

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Sauvons le Louvre! dans la peau de Jacques Jaujard

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Vous êtes Jacques Jaujard, directeur des musées nationaux et vous devez sauver les chefs d'œuvre du Louvre du pillage nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.
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[détox] Youtube et la vulgarisation de la culture

[détox] Youtube et la vulgarisation de la culture | L'Histoire autrement | Scoop.it
YouTube s’est imposé comme un acteur incontournable du partage de vidéos. Vimeo ne vise pas forcément le grand public et si Facebook compte bien concurrencer l’entreprise de Google sur son propre terrain de jeu, cette dernière reste quand même la référence pour le partage de vidéos. Tout comme la télévision à son époque (oui je sais, le média n’a pas encore dit son dernier mot), les YouTubeurs sont-ils les nouveau acteurs du partage culturel ?

Ce que YouTube apporte au monde

YouTube est un acteur incontournable du partage de vidéo. Bien plus mainstream que son concurrent Vimeo, la plateforme d’hébergement rachetée par Google en 2006 pour 1 650 000 000 $ est un formidable bric-à-brac de vidéos en tous genres : musique (clips, reprises acoustiques, live), humour (sketch, vidéos amateurs), vidéos parfois violentes, témoignages d’un contexte social, archives culturelles ou encore tout simplement diaporamas de photos sur fond musical (presque) émouvant.

YouTube a également profité de la transformation numérique du domaine de la musique et de ses nouveaux business model en devenant un canal de choix pour l’écoute de musique en ligne, voire le téléchargement illégal de morceaux grâce à des sites permettant de convertir des vidéos en mp3. Alors que pour la première fois, au mois d’octobre 2016, l’Internet mobile a dépassé l’Internet fixe dans le monde et que la 4G s’impose de plus en plus, l’écoute en streaming de musique sur YouTube se pose en véritable concurrent des Spotify, Deezer et autres SoundCloud. Mais c’est un sujet que nous traiterons dans un prochain article !

Si la musique tient une place de choix sur YouTube, qu’en est-il du savoir et de la culture ? Comment la plateforme est-elle utilisée pour le partage des connaissances ? Car s’il est incontestable que YouTube peut être une source de savoir, la normalisation des vidéos mises en ligne par les YouTubeurs (rythme rapide, durée de la vidéo, coupures humoristiques) tend parfois à homogénéiser le fond et la forme des contenus proposés sur la plateforme.

Quelle place pour la culture au milieu de tout ?

L’excellente émission l’Atelier des Médias s’est penchée sur la question “La vulgarisation des savoirs est-elle compatible avec YouTube ?”. Si dans cette rubrique nous avons eu l’occasion de discuter avec quelques YouTubeurs, comme Hugo Travers ou Mr Hyanda, qui partagent leurs connaissances et leur passion via la plateforme de Google, j’ai trouvé intéressant de replonger une nouvelle fois dans ce sujet.

Première à prendre la parole au sein de l’émission, Manon Bril, de la chaîne «C’est une autre histoire». Doctorante en histoire et jeune YouTubeuse toulousaine, elle a décidé de partager ses savoirs en proposant des vidéos décalées traitant de sujets historiques et culturels sur sa chaîne YouTube. Tout comme Hugo Travers, qui souhaitait s’adresser à un public jeune et décrypter la politique, Manon s’adresse à un large public en traitant différents thèmes de manière accessible. Elle travaille également sur les images puisque elle étudie la façon dont la déesse Athéna est utilisée dans l’imagerie officielle du XIXe siècle (l’imagerie officielle regroupe toutes les images produites par ou pour l’État : timbres, sceaux, monnaies, façades de monuments publics, etc.).

« YouTube apporte un changement à l’accès à la connaissance, même si cela dépend forcément du type de connaissances mises à disposition. Une historienne a récemment fait le parallèle entre le développement de l’imprimerie de masse au XVIIIème siècle. À cette époque, les gens ont dit que tout le monde allait lire de tout et n’importe quoi et c’est un peu la même chose aujourd’hui avec YouTube. Aujourd’hui, on est plutôt d’accord sur le fait de dire que même s’il y a de tout et n’importe quoi, c’est quand même bien de pouvoir mettre beaucoup de livres à disposition des gens ».

En jetant un coup d’œil à ses vidéos, on se rend compte que le but n’est pas forcément de devenir un expert en histoire mais plutôt de passer un bon moment en apprenant quelques petites choses. Manon reprend ainsi les codes des vidéos disponibles sur YouTube, comme le montage serré, le débit de parole, la façon d’accrocher le public. Toutefois, il serait faux de dire que cette « vulgarisation » est mal perçue. « C’est plutôt bien perçu de la part de mes directeurs de thèse qui me poussent à continuer (même s’ils n’oublient de me dire d’avancer sur ma thèse). Les gens peu familiers du format trouvent eux, au contraire, que c’est trop vulgaire, que je me mets trop en avant et que l’objectif est tout simplement de faire le buzz, même si c’est difficile de faire le buzz avec de l’histoire sur YouTube. Mais cette critique, si elle est intéressante, vient aussi du fait que ces personnes ne connaissent pas forcément le format YouTube ». Manon le dit très bien elle-même, ce n’est pas en regardant une vidéo de 15 minutes que l’on va devenir un expert ou un passionné de l’histoire. Mais le devient-on en regardant un reportage d’une heure sur Arte ? Probablement pas, il s’agit d’un autre moyen, d’une autre façon de partager des connaissances.

YouTube n’est pas le seul canal de vulgarisation

Si vous êtes nés dans les années 90, vous n’êtes certainement pas passés à côté des émissions C’est pas sorcier ou Il était une fois la vie. Il s’agissait d’émissions de vulgarisation scientifique disponibles sur le petit écran. YouTube a simplement été un nouveau canal vers lequel les jeunes se sont déportés. Cependant, il est certain qu’Internet est bien plus accessible et riche que la télévision et que cette vulgarisation a, elle aussi, opéré une transition et vécu une fulgurante expansion sur les plateformes de partage de vidéos.

Si ce concept fonctionne, c’est qu’il existe un public qui réclame de l’information ludique présentant l’avantage de divertir et instruire et se révélant au final très accessible. La principale différence entre les émissions de télévision citées en amont et les vidéos sur YouTube est la forte présence de pop culture souvent utilisée pour expliquer des concepts (comme DirtyBiology expliquant la pandémie avec le MMO World of Warcraft par exemple).

« Moi, quand j’étais au collège et au lycée, l’Histoire, ça me faisait profondément chier » explique Benjamin, créateur et animateur de la chaîne de vulgarisation d’histoire Nota Bene. « Apprendre des dates auxquelles je ne comprenais pas grand-chose, j’en voyais pas l’intérêt. Quand j’ai commencé un peu à m’intéresser à l’Histoire, et à trouver pas mal de trucs « rigolo » (même si ce n’est pas forcément « rigolo » l’Histoire), je me suis dit que c’était intéressant d’aller fouiller, d’essayer de comprendre les choses, de les résumer un petit peu. C’est comme ça que j’en suis venu à la vulgarisation. On est à une époque où chacun peut, chez soi, produire des contenus de qualité s’il s’en donne la peine, rendant l’accès à la culture très facile. »

Alors bien évidemment, le revers de la médaille est double (une médaille à deux revers ? est-ce qu’un YouTubeur scientifique peut expliquer le concept ?) : il peut être difficile de vérifier la véracité de tous les concepts expliqués et on peut parfois arriver à un phénomène de starification avec un objectif de quantité plutôt que de qualité.

On pourrait se plaindre de cette normalisation globale des chaînes YouTube dédiées au partage du savoir et de connaissances mais c’est, à mon sens, une simple preuve que YouTube est aujourd’hui, au même titre que la télévision ou les livres, un moyen de se cultiver. Les autres médias sont eux aussi soumis à des normes (journaux télévisés, reportages proches de la fiction, etc.) et le phénomène de starification touche aussi les émissions TV.

La normalisation est finalement quelque chose de normal (oui, c’était facile) car elle permet d’attirer un nombre important de personnes. C’est en établissant des codes, en donnant des repères aux gens qu’on les amène à découvrir de nouveaux contenus avant que, probablement dans quelques années, un autre média prenne le relai, impose ses codes via ses utilisateurs les plus inventifs et soit à son tour utilisé comme outil de transmission de connaissances. Finalement, c’est le mélange et la richesse des différents vecteurs de diffusion qui permet à la culture de se propager et au grand public d’apprendre.

Et vous, vous préférez dormir devant un reportage à la télévision ou regarder une vidéo sur YouTube tout en surfant sur Internet ? Allez, à dans 15 jours !
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Benjamin Brillaud, l'homme qui raconte l'Histoire en version 2.0

Benjamin Brillaud, l'homme qui raconte l'Histoire en version 2.0 | L'Histoire autrement | Scoop.it

Ennuyeuse, l'Histoire ? Pas avec les vidéos de ce jeune Youtubeur en vue, qui réussissent à présenter sous une forme divertissante un contenu sérieux.


Il n'a que 28 ans, et aux derniers Rendez-vous de l'Histoire de Blois (qui ont eu lieu du 6 au 9 octobre), son look tranchait indéniablement avec celui, plus académique, des centaines d’intervenants habitués de la manifestation. Rien dans le jean-tee-shirt-baskets, les cheveux longs attachés et la barbe fournie de Benjamin Brillaud ne laissait supposer qu'il venait débattre avec l'universitaire Catherine Brice de la vulgarisation de l'histoire sur Internet. Sauf que pour un autre public, c’est déjà une star… Durant l'heure d'interview qu'il nous consacre à l’issue de sa conférence, notre interlocuteur est d’abord interpellé par un enseignant d’histoire qui le remercie pour son travail « génial », puis par un jeune étudiant qui lui demande un… selfie.


Des vidéos qui cartonnent chez les 18-35 ans


Non seulement « Ben » n'a rien d'un historien traditionnel, mais il déroge en outre à beaucoup d'autres codes. Depuis août 2014, il a réalisé plus de 80 vidéos sur sa chaîne YouTube, un canal qui attire à chaque épisode quelque 200 000 à 250 000 visiteurs, et atteint des sommets à 637 000. Ses Nota Bene font un carton chez les 18-35 ans, qu’ils soient collégiens, étudiants, enseignants, allergiques à l’Histoire ou initiés. Car non, YouTube n'est pas qu'un repaire de midinettes qui vous racontent comment réussir un smoky eye, d'apprentis humoristes qui alignent les sketchs (parfois drôles), ou de geeks mordus de jeux vidéos. La plateforme fourmille désormais de jeunes gens très sérieux et décomplexés qui ont pris le parti de vulgariser les sciences, la biologie, la physique quantique, l’intelligence artificielle ou encore l'Histoire.


Ainsi, en une dizaine de minutes, « Ben » revient sur les cinq règnes de tous les records, les erreurs historiques dans Braveheart, la mythologie des Aztèques, l'histoire de la peine de mort ou celle de la médecine. Le tout en évitant d'être « chiant » : « Moi-même, je n'étais pas un fana d'Histoire, confie-t-il. J'avais l'impression qu'il fallait écouter et recracher des faits et des dates sans en comprendre l'intérêt. » Il a obtenu pour tout diplôme un BTS d’audiovisuel, après avoir lâché la fac d’Histoire au bout de six mois. Mais six années à bosser pour des boîtes de production ou des grands groupes privés (« où je devais débiter trois minutes de film construites à partir de discours de chimistes qui duraient des heures et auxquels je ne captais rien », résume-t-il, pragmatique) lui ont permis de se forger une solide technique.


Des papes en capes de Superman


Lorsqu’il perd son emploi, Ben décide de mettre à profit ses compétences pour raconter l'Histoire à sa manière. « Ne serait-ce que pour montrer à un employeur potentiel que je n’étais pas resté sans rien faire. » Résultat, le produit fini est techniquement correct, le timing souvent idéal (le dernier Star Wars sort au ciné ? Hop, voilà un épisode sur l'histoire du film et la mythologie), le propos clair et le langage familier, quitte à ce que les puristes en perdent leur latin.


Un exemple ? « Aujourd'hui, on va parler des papes. Vous savez, ces mecs avec de longues capes de Superman qui se baladent en Papamobile et qu'on laisse une vingtaine de jours au soleil une fois qu'ils ont passé l'âme à gauche » : voilà le genre d'entrée en matière que l'on découvre dans l'épisode sur les cinq papes « déjantés », vu plus de 360 000 fois sur YouTube. Que les « vrais » historiens se rassurent, Brillaud en vient vite à des faits plus sérieux, rappelant que le Pape est d'abord l'évêque de Rome et le chef de l'église catholique romaine ; avant de s'arrêter, anecdotes croustillantes (pardon, « fun facts ») à l’appui, sur les peu orthodoxes Etienne VI, Serge III, Jean XII, Benoit IX et Alexandre VI.


A ceux qui s’inquiéteraient d’une dérive simplificatrice de l’enseignement de l’Histoire, Benjamin Brillaud avance ses arguments. « Je ne suis pas là pour remplacer les cours que dispensent les profs, mais ces vidéos peuvent être prises comme une béquille. C’est un complément à un cours plus complet, et d’ailleurs, certains profs, souvent âgés de moins de 40 ans, les donnent en devoirs à leurs élèves et les débriefent en cours le lendemain. »


A son interlocutrice, historienne de 59 ans, qui assume, non sans humour, qu’elle fait « de l’Histoire chiante avec des dates » dans sa fac de Créteil et qui souligne le « fond parfois léger » des contenus publiés, il rétorque que c’est son appréhension de la matière qui change tout. « Je travaille avec l'œil d'un novice, et je formule les questions que poserait quelqu'un qui ne comprend rien au sujet. Parfois, ça fait du bien reprendre le B.A.BA des choses ! Et surtout, c'est plus efficace de partir de la petite histoire avant de contextualiser les faits pour mieux les comprendre. »


Aujourd’hui, aucun procès en illégitimité ne semble pouvoir atteindre ces jeunes francs-tireurs d’Internet, dont la crédibilité progresse au fil des clics. On dissèque leurs pratiques dans des conférences, on se les arrache pour les publier (Brillaud a été courtisé par cinq éditeurs avant que Robert Laffont ne sorte ses Pires batailles de l’Histoire ; l’ex-prof de biologie Léo Grasset, aka DirtyBiology, David Louapre et sa Science étonnante ou encore Bruce Benamran, créateur de la chaîne E-penser et licencié en mathématiques, ont aussi eu droit à leurs ouvrages).


On leur décerne en outre des récompenses : le 15e prix Diderot, qui distingue les meilleures initiatives pour le partage des savoirs, a été remis fin septembre à La Tronche en Biais, pro de la zététique, autrement dit l’art du doute... Comble de cette reconnaissance légitimante, le musée du Louvre a fait appel aux talents de « Ben » et de deux autres réalisateurs pour produire des vidéos dans ses couloirs… « Beaucoup de gens ont compris qu’il était possible de travailler sérieusement et de toucher un public nouveau », analyse Benjamin Brillaud, qui se félicite d'avoir gagné en crédibilité grâce à ce projet avec le Louvre.


Et aussi de profiter de quelques retombées financières. Parce que faire le buzz, c’est bien, mais ça ne nourrit pas une compagne (elle aussi Youtubeuse) et deux enfants en bas âge. La pub ? « C’est peu : il faut compter entre 600 euros et 1 500 euros pour un million de vidéos vues, explique Ben. Là-dessus, Google retient une large part, puis les networks auxquels nous sommes affiliés [un outil qui permet d’être protégé en cas de recours à des images protégées par le droit d’auteur, par exemple, ndlr] prennent entre 10 et 40 % du chiffre d’affaires », explique Ben. En bons débrouillards, beaucoup de Youtubeurs font donc appel à des sites de financement participatif, dont Tipeee, qui fonctionne sur le principe du pourboire : j’aime, je donne, à une fréquence déterminée.


Partenariats et clip pour Amnesty


« Ça permet d’établir un certain prévisionnel », concède Brillaud, avant d’ajouter que les épisodes de commande (pour des institutions culturelles, des marques) ou les partenariats avec des offices de tourisme et des musées sont d’autres sources de revenus. Sans risque d’être « télécommandé » par certains établissements ravis de se faire un peu de pub sur un médium qu’ils maîtrisent peu ? « Je peux me permettre de refuser si ça ne me convient pas », assure-t-il. Restent également, dans une moindre mesure, les produits dérivés, le livre, et des propositions de collaboration extérieure. La voix off du dernier clip d’Amnesty International contre la peine de mort, dévoilé ce lundi 10 octobre, c’est lui…


De toute manière, l’internaute n’est pas longtemps dupe. Et en cas d’arnaque, c’est le bad buzz assuré... « Il m'est déjà arrivé de rajouter une annotation dans une vidéo suite à une imprécision qu'on m'avait signalée, admet l'auteur des NotaBene. Mais personne n'a jamais trouvé des craques. »


D'où vient le contenu de ses vidéos ? Sans grande surprise, Benjamin Brillaud manipule avant tout les outils de notre époque. « Google est un instrument formidable, mais qui nécessite de trier le bon du mauvais, explique-t-il. Idem avec Wikipedia : c’est une base formidable qu’il faut apprendre à utiliser, ça ne peut bien sûr pas suffire mais je considère que c’est un bon moyen de défricher un sujet. » Place, ensuite, à des sites comme Herodote, des ouvrages accessibles sur Internet via Persee ou Gallica, des moteurs de recherche scientifique (Google Scholar), et des livres que les éditeurs lui adressent ou que ses amis lui offrent.


A force de conférences, de rencontres et échanges d’e-mails, son carnet d’adresses commence aussi à se remplir de coordonnées d’historiens ou d’universitaires souvent disposés à le relire ou à l’orienter. « Pour un épisode sur Le Dernier Samouraï, j’ai ainsi fait appel à Julien Peltier, qui a relu le script en y apportant des précisions. Pour un autre sur Braveheart, c’est un copain docteur en histoire de l'Ecosse ayant travaillé au musée de Culloden qui m’a aiguillé, notamment sur la bataille des Jacobites. »


Vous avez dit pas sérieux, l’Histoire sur Internet ? « Reste qu’il faut enseigner aux jeunes à se servir de l’outil numérique et surtout, à développer leur esprit critique. Il faut qu’ils apprennent à se poser les bonnes questions, quitte parfois à les piéger en leur montrant de fausses vidéos ! », assure-t-il. A la fin de son entretien avec Catherine Brice, devant une salle de jeunes gens conquis, la rédactrice en chef de la très sérieuse revue Histoire tente une approche. Elle lui tend le dernier exemplaire : « Vous connaissez ? » 

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HAPPY VISITES poursuit sa conquête des visites ludiques et décalées - Actualités Pro de Museumexperts

HAPPY VISITES poursuit sa conquête des visites ludiques et décalées - Actualités Pro de Museumexperts | L'Histoire autrement | Scoop.it
La société HAPPY VISITES SAS, créatrice et éditrice de contenu pour les sites culturels et touristiques, souhaite s’inscrire dans une démarche touristique résolument créative. En proposant à ses utilisateurs de découvrir des lieux culturels en s’amusant, HAPPY VISITES rend accessible au plus grand nombre la culture et mêle astucieusement histoires originales, illustrations souvent inédites et univers graphique et musical décalé.

Après Happy Versailles en 2013, qui permettait de découvrir les 22 salles du Château en utilisant son Smartphone comme un audio-guide illustré, HAPPY VISITES poursuit sa conquête des visites ludiques et décalées avec Happy Orsay (20 œuvres majeures l’impressionnisme et 1001 anecdotes) et Happy Eiffel (20 points d’intérêts à chaque étage).

Les trois parcours proposent une heure de discours, sont 100% gratuits et disponibles en exclusivité en français et prochainement en anglais sur l’application iziTRAVEL.

Cette application gratuite référence à ce jour plus de 1500 visites dans 260 villes du monde et est destinée à tous les curieux et amoureux de la culture. Elle permet aux voyageurs de découvrir des villes, musées et sites touristiques grâce à des visites audio-guidées. Ces visites peuvent être utilisées sur place lors de la visite ou à distance, depuis chez soi. Chaque mois de nouveaux tours sont mis en ligne sur la plateforme que ce soit par des institutions de type musée ou office du tourisme, ou par des particuliers soucieux de faire connaître leurs lieux préférés.

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Dans le feu de l’action…

Dans le feu de l’action… | L'Histoire autrement | Scoop.it

'Dans le feu de l’action…' - Où l’on découvre pourquoi il ne faut pas faire de grands gestes brusques.' 

Anecdote d'histoire de la musique sur Jean-Baptiste Lully , racontée par Maud Valer.

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Avec l'histopad, Chambord propose une visite immersive du château sous le règne de François 1er

Avec l'histopad, Chambord propose une visite immersive du château sous le règne de François 1er | L'Histoire autrement | Scoop.it

Le mardi 23 juin 2015, pour accompagner la commémoration des 500 ans du couronnement de François Ier, le domaine national de Chambord a lancé son nouvel un outil de visite «l’HistoPad Chambord», une tablette numérique qui permet au visiteur de redécouvrir, grâce à la réalité augmentée, le Chambord d’il y a cinq siècles.


Après le Château de Guillaume Le Conquérant à Falaise en Normandie, Chambord est le second monument français à proposer un tel outil de médiation conçu par Histovery (anciennement Normandy Productions). Un outil destiné à permettre aux 760.000 touristes qui visitent Chambord chaque année de mieux comprendre l’histoire et de découvrir plus facilement les plus de 400 pièces du Château mais également ses 83 escaliers et ses 365 cheminées sculptées.


Comme l’annonce le Château de Chambord: « L’innovation technologique se met au service du patrimoine qui se vit et se transmet comme un patrimoine vivant. L’HistoPad à Chambord s’inscrit dans une démarche générale d’adaptation aux usages et nouvelles pratiques des visiteurs ».


« Grâce à un système de réalité augmentée, les touristes vivront une reconstitution virtuelle envoûtante imaginée par la société Histovery qui leur donnera les volumes des salles, le mobilier, la grandeur des cheminées et surtout le décor de l’époque », a expliqué au Figaro Yannick Mercoyrol, directeur de la programmation culturelle de Chambord.


Immersion à l’époque de François Ier

 

Grâce à la technologie de la réalité augmentée, les visiteurs seront immergés dans un univers inédit, qui recrée l’atmosphère de Chambord d’il y a quelques 500 ans, à la fin du règne de François Ier (1539-1545). La tablette, un iPad mini, propose une expérience de visite à travers les salles emblématiques et les décors marquants de la Renaissance. Les décors mobiliers et textiles ont été spécifiquement reconstitués dans huit salles du château de Chambord sous la supervision historique d’un comité scientifique constitué de grands spécialistes de la période, et en collaboration avec le musée national de la Renaissance du château d’Ecouen. Les éléments de décor mobilier et textile en 3D et 2D viennent ainsi se superposer aux espaces réels pour une visite immersive, via l’histopad, à 360 degrés, du sol au plafond.


Une visite en 12 langues

 

Les services apportés par l’histopad ne s’arrête pas à la réalité augmentée. Les tablettes équipées de l’application propose également :


. une visite multimédia « augmentée » de 20 espaces

L’HistoPad propose un complément d’information, sous forme de légendes, textes, sons, explications graphiques et animations pour les salles principales du château. Ces informations, d’intérêt esthétique ou historique ou architectural, portent sur les collections du château. Elles permettent également de faire parler les oeuvres et d’en révéler les secrets. Près de 150 pièces de mobilier, objets d’art et éléments de décor sont ainsi présentés, et certains d’entre eux sont même reproduits en haute définition afin de permettre de zoomer et d’en découvrir les détails.


. une chasse aux trésors pours le jeune public

L’HistoPad propose au jeune public une application ludique sous forme d’une chasse au trésor au sein des pièces du château. En ouvrant les tiroirs, soulevant la vaisselle, les enfants doivent trouver des pièces d’or cachées dans les espaces reconstitués virtuellement par l’HistoPad.


. l’orientation dans le Château avec la géolocalisation

Grâce au système de géolocalisation, l’HistoPad situe le visiteur en temps réel sur le plan du château, repère quels espaces ont déjà été visités, ainsi que les salles qui restent à découvrir.


. une personnalisation de « Ma Visite »

L’HistoPad permet à chaque visiteur de mémoriser son parcours, ses oeuvres et ses reconstitutions favorites tout au long de la visite. Un tableau de bord personnalisé permet ensuite d’y avoir accès à tout moment, de suivre son parcours, et de remplir le livre d’or. La possibilité de recevoir le compte-rendu de sa visite par mail sera possible avant la fin de l’année 2015.

 

Pensé pour la famille et un large public de visiteurs touristes, l’HistoPad Chambord est proposé en douze langues (Français, Anglais, Espagnol, Chinois, Japonais, Italien, Russe, Néerlandais, Allemand, Portugais, Polonais, Coréen) afin d’être accessible à toutes les nationalités.

300 iPad mini HistoPad ont étémis en circulation, auxquels s’ajouteront 100 nouvelles tablettes d’ici l’été.

 

L’HistoPad Chambord est proposé à la location au tarif de 8€ pour une tablette, 20€ pour 3 tablettes et 6€ pour les groupes.


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"Sauvons nos trésors": Stéphane Bern à la rescousse des ruines

"Sauvons nos trésors": Stéphane Bern à la rescousse des ruines | L'Histoire autrement | Scoop.it
Stéphane Bern, grâce à sa nouvelle émission « Sauvons nos trésors », fera découvrir aux Français, en septembre, différents monuments laissés à l'abandon. Et incitera les téléspectateurs à participer au financement de leur restauration.


On ne compte plus les châteaux, les églises et autres ruines dans l'Hexagone. Les passionnés d’histoire désespèrent de ne pouvoir agir. Or le patrimoine français, c'est la passion de Stéphane Bern, et pour la transmettre, il se fait écrivain, journaliste, présentateur et animateur de télévision… En septembre, il consacre, sur France 2, une nouvelle émission aux monuments laissés à l'abandon. Dans l’espoir de faire réagir les téléspectateurs et de les inciter à aider à leur restauration, grâce au financement participatif. Un numéro de « Sauvons nos trésors » est prévu en prime-time, un samedi soir. 

 

« Raconter des histoires humaines en narrant celle des édifices »

 

Après « Secrets d’histoire », « le Village préféré des Français » et « le Monument préféré des Français », cette nouvelle émission suit cette même idée de sensibilisation des Français à leur patrimoine, parfois oublié. « On va essayer de faire en sorte que les gens se mobilisent pour sauver des trésors qui sont en train de disparaître, déclare Stéphane Bern. Il y a urgence ! L'idée est de raconter des histoires humaines en narrant celle de ces édifices, pour les faire revivre, et donner l'envie de les sauver. »


« La France, un monument à ciel ouvert »


Il ajoute, avec son habituel humour bon enfant : « Là, je joue ma peau ». Et emprunte plus sérieusement l’argumentaire économique : « On est le premier pays le plus visité au monde. Ce qui est grave, c'est que l'État ne reconnaît pas cela. Les autorités n'assument pas qu'on soit devenu un monument à ciel ouvert. On prétend encore être rester une puissance industrielle. Mais, les Chinois ou les Japonais ne viennent pas pour notre industrie, ça se saurait quand même ! »


Parler de nouveau des chefs-d'œuvre en péril

 

L’idée n’est pas tout à fait nouvelle. Dans les années 1960 et 1970, une émission, présentée par l’historien producteur Pierre de Lagarde, sensibilisait également les Français à leurs « Chefs-d’œuvre en péril ».  Le royaliste préféré des Français s’en est sûrement inspiré. 

 

Simon Bentolila


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D’Instagram au musée, la photo n’a pas changé - Rue89

D’Instagram au musée, la photo n’a pas changé - Rue89 | L'Histoire autrement | Scoop.it

Le musée d’art de la ville de Columbus, dans l’Ohio, vient d’ouvrir la plus grande exposition consacrée aux photos prises sur mobile. Visible en ligne, la sélection vaut le détour, et permet de mesurer combien la photo change d’usage... mais rêve encore de la même façon.

L’expo est littéralement née sur Instagram. C’est le groupe #JJ Community, la plus grande communauté de photographes sur le réseau social, qui l’a proposée au musée de Columbus. Celui-ci suivait déjà de près les pratiques associées à l’application.

 

Candidatures par hashtags

 

Ils ont publié sur leur fil un appel à candidatures, proposant à tous les photographes amateurs ou professionnels de soumettre leurs photos, avec des hashtags (mots-clés) spécifiques (#mobilephotonowcma, #jj_cma_street, #jj_cma_portrait, #jj_cma_community, #jj_cma_blackandwhite).

Les organisateurs ont « reçu » plus de 45 000 photos du monde entier, et en ont retenu 650. Ce sont ensuite deux commissaires d’exposition professionnels qui ont fait la sélection finale.

Sur les cimaises du musée, sont aujourd’hui accrochées 320 photos, de 240 photographes représentant une quarantaine de pays.

 

La photo est « conversationnelle »

 

Cette expo et son histoire symbolisent les mutations contemporaines de la photo. Aujourd’hui, explique le chercheur en histoire visuelle André Gunthert, celle-ci est devenue « conversationnelle ». 

Car le passage au numérique n’avait pas en soi révolutionné les pratiques photographiques ; même pixelisés, les clichés étaient restés sensiblement les mêmes. L’iPhone, lui, avec son appareil photo, ses applis et la possibilité de partager instantanément ses clichés, a tout changé : 

« Par son adaptation à l’univers communicant, la photographie vient de connaître l’évolution la plus décisive de son histoire. L’ancien paradigme photographique, basé sur la technique, la primauté de la prise de vue, la matérialité et l’objectivité de l’image, a perdu sa position prépondérante. »

C’est ça la grande révolution : la photo est sociale, elle existe dans un contexte de discours, de commentaires, de partages, de hashtags et de retweets.

C’est exactement ce que montre l’expo de Columbus.

 Des images familières

 

La plupart des photos sont retouchées, bien sûr, passées aux filtres ou à Photoshop – qui sont peut-être les équivalents modernes de nouveaux pigments ou de brosses à peinture.

Mais malgré ces nouveaux outils, ce qui frappe dans la sélection des photos, c’est combien les images elles-mêmes semblent familières. Photos de rue, « instants décisifs », portraits, paysages, natures mortes... on y retrouve finalement des obsessions anciennes de la photo, rejouées dans le langage visuel des filtres et des retouches contemporaines.

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François Boutard's curator insight, February 20, 2015 2:23 AM

Une communauté à suivre !

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Artips ou l’histoire de l’art racontée autrement

Artips ou l’histoire de l’art racontée autrement | L'Histoire autrement | Scoop.it

Start-up innovante du secteur culturel, Artips est en lice pour les prochains Trophées de l’économie numérique organisées par l’Acsel. Repérée au Camping, l’incubateur du Numa à Paris, la jeune pousse revisite l’histoire de l’art sur un ton décalé. Explications.


L'histoire de l'art autrement ? A dose quotidienne, façon anecdote et défricheur de savoir... C'est ce que propose la jeune start-up Artips qui, sous la houlette de ses fondateurs Coline Debayle et Jean Perret, invite ses abonnés à la lecture d'une newsletter revisitant les poncifs de l'art. « Nous avions deux envies fondamentales : transmettre notre passion de l'art au plus grand nombre, dans une nouvelle forme d'accessibilité qui soit gratuite, et rendre cette information rapide, ludique et instructive, raconte Coline qui se souvient avec quelle spontanéité, Jean et elle ont allié leur passion au goût d'entreprendre. Car il faut en avoir de la passion pour s'attaquer à cette forteresse qui abrite l'art et son passé, sa culture dite élitiste ou trop souvent perçue comme telle. Et puis, entre les emplois du temps chargés et les files d'attente interminables devant les grands musées victimes du succès de leurs expositions, il n'est pas toujours facile de conjuguer vie professionnelle et vie personnelle dans la plus grande sérénité. C'est en tous les cas ce que Coline et Jean se disent mutuellement lorsqu'ils se rencontrent il y a deux ans, elle tout juste diplômée de Science Po Paris, lui développeur web dans une start-up. L'une ayant suivi les cours d'histoire de l'art de Gérard Marié, l'autre plongé dans la lecture d'une œuvre, d'un artiste ou d'un courant artistique, chaque matin avant d'aller travailler. « Nous avons alors eu l'idée de raconter l'histoire de l'art différemment ; de sortir des sentiers battus et du cadre souvent institutionnel, poursuit Coline. Il y a mille façon de raconter une histoire ; nous avons opté pour l'anecdote ».


Une dose d'art par jour


Avril 2013, Artips est lancé. Le concept ? Très simple : chaque internaute abonné au site, reçoit une newsletter quotidienne qui raconte en une minute un fait singulier et décalé de l'histoire de l'art, de l'Antiquité à aujourd'hui. Tous les pans de l'art sont revisités, de Rembrandt à Picasso en passant par Gauguin et Manet jusqu'à Ramette et les jeunes artistes émergeants ; un panel non exhaustif qui révèle certains secrets de création, de circonstances autour d'une œuvre ou d'un courant artistique et même l'identité des modèles. Où l'on apprend que la Joconde aurait un sosie réalisé par un des apprentis de Léonard de Vinci, ou pourquoi Michel-Ange a signé comme un voleur sa « Pietà » située dans la Basilique Saint-Pierre de Rome ; ou encore comment un faussaire a réussi à duper les nazis pendant la seconde guerre mondiale.


Quelques semaines après son lancement, la newsletter Artips rassemblait des milliers de lecteurs qui ont fait le buzz sur les réseaux sociaux. Il faut dire que la formule a la particularité d'être amendée et validée par Gérard Marié, associé à l'aventure de son ancienne étudiante de Science Po ; Coline qui s'attèle plus que jamais à dénicher les anecdotes qui feront la marque de fabrique d'Artips.


Artips addict


Un an et demi plus tard, Artips rassemble plus de 100 000 abonnés, compte plus d'une centaine de rédacteurs et vient de lancer des versions en anglais, espagnol, italien, allemand et portugais avec l'objectif affiché de s'inscrire dans le paysage international. Une question toutefois : avec zéro pub et zéro abonnement payant, comment Artips vit ? « En proposant ses services aux institutions, musées et entreprises, explique Coline. Nous avons développé un service de rédaction d'anecdotes directement lié à la programmation des espaces culturels et musées comme le Louvre ou la Piscine à Roubaix ; chaque newsletter renvoie aux sites de nos partenaires, cela leur permet de toucher de nouveaux publics ». Evénements et concours sont également de mise, toujours dans un esprit attractif et ludique. Quant aux entreprises, la newsletter est adaptée à leurs couleurs et spécificités pour des envois ciblés.


Lisible sur tout support numérique, de l'ordinateur à la tablette en passant par le smartphone, l'Artips du jour surfe sur son succès et a même réussi le pari d'être édité en format beau livre aux éditions du Chêne. Une dose d'art au quotidien pour un "boost" d'énergie culturelle... une formule qui a tout pour séduire le jury des Acsel du numérique le 30 mars prochain.

 

Infos + sur www.artips.fr

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François Boutard's curator insight, February 10, 2015 2:32 PM

Artips : @Artips_fr, une dose d'art journalière

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Franck Ferrand : L'Histoire à l'école n'amuse pas les jeunes !

Franck Ferrand : L'Histoire à l'école n'amuse pas les jeunes ! | L'Histoire autrement | Scoop.it

Journaliste, écrivain, conférencier, Franck Ferrand consacre sa vie à l’Histoire. Les auditeurs le retrouvent tous les jours à 14 heures sur Europe 1 avec Au coeur de l’Histoire ainsi que dans la matinale avec Aujourd’hui dans l’Histoire. Sur France 3, il présente tous les premiers lundis du mois son magazine L’Ombre d’un doute.

 

Ce lundi soir, à 20h45, il le consacre aux Artistes sous l’occupation. « C’est une période très passionnante parce que chacun a un comportement différent. On pourrait imaginer qu’il y a ceux qui continuent à travailler et ceux qui ne veulent de près ou de loin n’avoir aucun rapport avec les Allemands. C’est beaucoup plus complexe, explique le journaliste. Chacune des émissions mobilise une quinzaine de personnes pendant vingt-deux semaines : c’est une véritable enquête dans laquelle nous faisons des découvertes étonnantes. Et là, nous nous sommes rendus compte que chaque parcours est très spécifique [...] On ne peut pas faire de généralité sur cette période : il y a les circonstances, le contexte et les convictions de chacun. A partir de là, advienne que pourra ! », lance Franck Ferrand.

 

Sept artistes sont passés au gril de L’Ombre d’un doute. « Ça va de Joséphine Baker à Jean Gabin, qui ont carrément quitté la France, à Maurice Chevalier, Edith Piaf, Arletty ; et nous allons jusqu’à des cas un peu plus compliqués comme Sacha Guitry ou Coco Chanel, révèle-t-il. J’ai une certaine tendresse pour Arletty. Elle tombe amoureuse d’un Allemand et on va le lui faire payer cher. Elle a toujours été d’une parfaite franchise, d’un parfait naturel dans cette histoire. Le modèle, c’est évidemment Joséphine Baker. Nous lui consacrons la première place de cette émission », explique le présentateur.

 

« L’un des meilleurs scores du lundi soir »


Alors que l’an dernier, la case du lundi soir était l’un des points noirs de la grille de France 3 avec notamment l’échec de Laurent Bazin (Tout peut changer), L’Ombre d’un doute suscite la curiosité des téléspectateurs : le dernier numéro consacré à Louis XVII a séduit 2,4 millions de téléspectateurs (9,4% de part d’audience).

 

« Je ne suis pas un grand expert des histoires de case ou d’audience... 9,4%, c’est bien. C’est même l’un des meilleurs scores du lundi soir. D’avoir 2,4 millions de personnes qui vont suivre une enquête historique — on n’est pas dans du divertissement ! — avec une courbe ascendante : ça me va !, se félicite-t-il. Au-delà des chiffres, je m’attache beaucoup à la cohérence de l’émission. Au bout de quatre ans, j’ai un produit fini qui correspond à très peu de choses près à ce que j’avais en tête », argumente Franck Ferrand.

 

« Il serait déplacé que je me déguise » comme Mac Lesggy


Alors qu’il « partageait » la vulgarisation de l’Histoire à la télévision avec son confrère de France 2, Stéphane Bern, Mac Lesggy est venu chasser sur leur territoire avec L’Histoire au quotidien sur M6 (2,5 millions de téléspectateurs, 10,6% de part d’audience).

 

« Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas encore eu le temps de la suivre. Il faut que je la regarde, avoue Franck Ferrand. J’ai cru comprendre, pour ce qu’on m’en a dit, qu’il s’agissait beaucoup d’histoire quotidienne [...] C’est une approche extrêmement différente de la mienne. Le seul point commun, c’est que ça parle d’histoire. J’ai passé ma vie à lutter contre les chasses gardées. Et il y a vraiment de la place pour tout le monde [...] En revanche, à chacun son registre : nous sommes dans l’enquête. Il serait complètement déplacé que je me mette à me déguiser », indique Franck Ferrand.

 

Selon lui, l’Histoire est devenue la « Nouvelle Star » du petit écran parce que « l’Education nationale en a une approche qui n’amuse pas tellement les enfants ou les jeunes gens ! Ils ont tendance à venir chercher ce qui leur manque dans les grands médias. C’est très frappant à la radio : nous avons de très jeunes auditeurs qui nous abreuvent de mails. C’est très sympathique », relève le journaliste qui est aux commandes tous les jours sur Europe 1 d’Au coeur de l’Histoire (14-15 heures). Son rendez-vous connaît depuis la rentrée des audiences qu’il qualifie de « stables dans un contexte de régression assez fort, surtout sur cet horaire » .

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La chambre momifiée du jeune officier

La chambre momifiée du jeune officier | L'Histoire autrement | Scoop.it

Bélâbre. Ses parents avaient demandé que la chambre d’Hubert Rochereau, sous-lieutenant de carrière tué en 1918, reste en l’état. Volonté respectée. Et extraordinaire visite, cent ans après.

 

Les cigarettes contenues dans le paquet cartonné ont toujours la même odeur subtile de tabac anglais. Dans une fiole posée sur la table de travail, se trouve « de la terre de Flandre sur laquelle notre cher enfant est tombé et qui a conservé ses restes pendant quatre années », comme l'indique l'étiquette. Hubert Rochereau est né dans cette chambre le 10 octobre 1896. Depuis son décès, survenu sur le champ de bataille, le 25 avril 1918, la pièce est restée telle que le jour de son départ pour la grande guerre. Une inoubliable remontée dans le temps.

 

 Chaussures éperons et casque à pointe

La belle maison bourgeoise appartenant à la famille Fabre se trouve dans le bourg de Bélâbre. Daniel Fabre, conseiller d'État aujourd'hui à la retraite, est presque surpris de notre intérêt. L'histoire qu'il va nous raconter est pourtant extraordinaire. Tout commence en 1935, quand la famille Rochereau décide de quitter cette maison sans doute trop chargée de terribles souvenirs. L'acte de donation serait des plus classiques s'il ne contenait cette clause étonnante : ceux qui prendront possession des lieux, doivent s'engager à ne rien toucher dans la chambre du fils unique trop tôt disparu, pendant une période de 500 ans ! « Cette clause n'avait aucun fondement juridique », sourit Daniel Fabre. Les propriétaires successifs – le grand-père de sa femme, puis M. Fabre et son épouse – vont pourtant la respecter. Depuis près de cent ans, tout est donc resté en l'état. Les livres de classe de ce saint-cyrien enrôlé au 15e dragons, ces chaussures cloutées, un casque à pointe prussien, des drapeaux, une tenue militaire mitée, les éperons du jeune sous-officier de cavalerie, son masque d'escrimeur, ses pipes, ses pistolets de collection. Même le papier qui commence à partir en lambeaux, est d'époque.
Émouvant ? Daniel Fabre relativise. « Mon émotion irait plutôt à ceux qui n'étaient pas militaires de carrière et qui se trouvent sur le monument aux morts », un monument situé à proximité vers lequel notre interlocuteur pointe le doigt : « Eux n'avaient rien demandé. »


Reste maintenant à envisager le devenir de la fameuse chambre. Tant que les Fabre seront là, rien ne bougera. La suite de l'histoire ne leur appartiendra sans doute pas. Mais comment imaginer que l'on puisse un jour toucher à cette chambre devenue une véritable relique ?

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Souriez, vous êtes sculpté(e) !

Souriez, vous êtes sculpté(e) ! | L'Histoire autrement | Scoop.it
Où l’on apprend qu’il faut arrêter les sourires crispés.
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