L'enseignement dans tous ses états.
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Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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A l’école des croque-morts, on ne vient pas par hasard - Rue89

A l’école des croque-morts, on ne vient pas par hasard - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Désormais obligés de se former, les conseillers funéraires se retrouvent sur les bancs d'écoles spécialisées. Souvent une seconde vie. Rencontres.

 

Dans la salle de classe, il y a un cercueil en bois clair, en position debout. Et une vue sur un petit jardin. Une quinzaine d’élèves écoutent le prof de comptabilité, qui décrit les différents taux de TVA du secteur de la mort. Tous les âges sont représentés, les femmes sont en large majorité.

Florence Fresse, petite rousse rigolote, est la directrice de l’Ecole nationale des métiers du funéraire qui vient de s’installer dans le XXe arrondissement de Paris (voir encadré plus bas) :

« C’est important pour mon programme pédagogique d’être près du cimetière du Père-Lachaise. On emmène les élèves avec un guide officiel et un marbrier. On leur montre tout ce qui est rituel. Certains n’ont jamais vu les petits cailloux laissés sur les tombes israélites. »

Pour compenser les clichés qui circulent sur la profession, elle a bien voulu nous faire rencontrer des candidats au métier de croque-mort.

 

Elle rappelle ce qu’est un conseiller funéraire. Il organise la réception funèbre : les porteurs, le cercueil, le faire-part, le cimetière. C’est un métier qui demande de l’organisation (beaucoup de paperasse administrative), des compétences commerciales et de la psychologie :

« Ce n’est pas comme être vendeur de jeans. On a des responsabilités lourdes, des cas de familles qui se déchirent, des volontés à respecter. »

Pas de pré-requis pour intégrer. Ici, la formation n’est pas axée sur la technique de vente :

« Ce que je veux voir chez les élèves, ce sont des qualités humaines. Trois familles peuvent entrer en pleurs dans la journée. Il faut assumer.

Mon référent, dans le côté humain, c’est Jean-Claude Simon, qui a des petites pompes à Villejuif. Quand une femme a perdu son papa le matin, il commence par lui demander si elle a déjeuné. Je lui dis souvent, pour rire, que je voudrais que ce soit lui qui s’occupe de moi. »

Elle a beaucoup d’élèves de province : plusieurs viennent de Belfort ou de grande banlieue. Et, c’est une surprise, il n’y a qu’un seul « fils de » :

« Les profils changent, les élèves sont beaucoup plus là par choix. »....

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« L’esprit d’entreprise » à l’école : une atteinte à la laïcité - Rue89

« L’esprit d’entreprise » à l’école : une atteinte à la laïcité - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La principale critique que nous faisions du projet de loi d’orientation pour la refondation de l’école de la République de Vincent Peillon résidait dans l’accumulation de contresens et d’aveuglements idéologiques sur lesquels il repose.

 

Le discours prononcé le 29 avril par le président de la République en clôture des assises de l’entrepreneuriat valide de fait notre analyse. Il offre en effet un condensé édifiant de ces déficiences dûment constatées.

François Hollande propose de « stimuler l’esprit d’entreprise » dans l’école, en prévoyant notamment de la sixième à la terminale un programme sur « l’entrepreneuriat ». Ce faisant, il décline les impasses idéologiques qui obscurcissent la loi d’orientation en discussion au Parlement, votée en première lecture par les députés et prochainement soumise aux sénateurs.

C’est d’abord remettre en cause de manière frontale la laïcité qui ne se résume pas au champ du religieux. Elle vise également à garantir la neutralité en mettant à distance tous les dogmes : celui du marché et de l’économisme triomphant doivent être maintenus hors de portée des enfants.

L’augmentation du nombre de stages en entreprises, outre qu’elle vise à formater les futurs salariés à la doxa libérale véhiculée au sein de l’entreprise, réduira en conséquence la part des savoirs transmis. En effet, les stages ne se traduiront pas par des heures supplémentaires pour les élèves. C’est donc accentuer la dérive minimaliste et utilitariste du socle commun de compétences instauré par la précédente loi d’orientation de 2005 de François Fillon et confirmé par la future.

 

L’intrusion au sein de l’école des façons de penser de l’entreprise et des intérêts du monde économique constitue une régression. L’école de la République s’était mise en place en s’affranchissant de tous les intérêts locaux, clientélistes, cléricaux ou mercantiles. Il s’agit d’une évolution à rebours de la construction d’un cadre national garantissant au mieux une égalité territoriale même imparfaite. C’est en définitive ouvrir la voie à plus d’autonomie, à une balkanisation de l’école et une gestion managériale....

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Les références hasardeuses de Vincent Peillon sur la « morale laïque » - Rue89

Les références hasardeuses de Vincent Peillon sur la « morale laïque » - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Auditionné par la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale le 30 janvier dernier, Vincent Peillon s’est de nouveau attardé sur la morale laïque qu’il entend promouvoir dans le cadre de la prochaine loi d’orientation sur l’école.

 

Les références historiques dont il a cru bon faire état auprès des députés sont pour le moins hasardeuses, tout comme les vertus magiques prêtées aux leçons de morale chères à l’école de Jules Ferry.

« Qu’est-ce qu’une morale laïque ? » s’est interrogé le ministre.

« C’est une morale non confessionnelle, qui ne repose pas sur le fondement d’une révélation. Elle doit rassembler, et non diviser. Autrefois, ce concept était compris de tous […] La république s’est d’ailleurs construite sur le refus de séparer morale et politique.

De la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen au refus de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain en passant par l’affaire Dreyfus, il existe une continuité d’actes supérieurs aux lois. Tous les enfants savaient cela mais comme ce n’est plus le cas, cela doit être de nouveau enseigné et j’ai installé une mission chargée de l’organiser. »

Morale la république ?

Si l’on comprend bien le ministre, la république trouverait sa spécificité et sa légitimité dans « le refus de séparer morale et politique », une affirmation étayée par quelques aperçus historiques aussi imprudents qu’abusifs, en réalité bien peu respectueux de l’histoire. Ainsi, la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, dont la rédaction (août 1789) est pourtant antérieure de trois ans à la proclamation de la république (septembre 1792).

C’est indéniablement un régime monarchique certes finissant et non un régime républicain qui a accouché de la déclaration, de la même manière que c’est bien la justice de la république qui en 1895, condamne au bagne le capitaine Dreyfus. La fiction atteint des sommets avec la prétention affichée par le ministre de rattacher le « refus de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain » à un idéal républicain plus virtuel que réel et dont on aurait peine à retrouver la trace dans les événements de l’été 1940.

Car enfin, s’il y eut bien 80 parlementaires à refuser de voter les pleins pouvoirs à Pétain en juillet 1940, il s’en est trouvé 569 autres, pas moins « républicains » que les premiers, pour les lui accorder, ouvrant ainsi la voie au régime de Vichy et à la collaboration. Dans l’histoire, la morale républicaine a toujours su trouver les accommodements nécessaires...

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Trop bons, les Asiatiques sont les pestiférés de l’Université américaine - Rue89

Trop bons, les Asiatiques sont les pestiférés de l’Université américaine - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Je préfère prévenir: je vais employer des mots tabous. Je vais parler de Juifs, de Noirs, de Blancs, d’Asiatiques, et de race et d’ethnicité. Pas moyen de faire autrement.

 

Aux Etats-Unis, il est difficile d’oublier sa couleur de peau ou son origine, les « communautés » elles-mêmes s’en réclamant à cor et à cri pour être sûres que la société ne les lèse en aucune façon.

Plus de 20 millions d’élèves de terminale ont passé des vacances de Noël fébriles, planchant sur leurs dossiers de candidatures à la fac. Angoisse jusqu’en avril ! Leurs notes comptent, mais pas seulement : les activités extra-scolaires et l’origine ethnique sont déterminantes.

A la mi-décembre, un prix prestigieux de la presse américaine a récompensé un essai paru dans la revue mensuelle The American Conservative, intitulé « Le mythe de la méritocratie américaine ». L’auteur, Ron Unz, y pointait le fait qu’aujourd’hui les meilleurs élèves des lycées américains sont largement asiatiques, mais qu’ils sont sous-représentés dans les facs d’élite.

 

Aussitôt ont fleuri dans la presse des tribunes commentant – pour le critiquer ou le justifier – ce phénomène flagrant d’ostracisme, dont une de l’universitaire Carolyn Chen :

« Plus que ce qu’ils imaginent, le résultats de la course aux admissions dépendra de la race des élèves. Si vous êtes asiatique, vos chances d’entrer dans les collèges et les universités les plus sélectifs seront certainement moindres que si vous êtes blanc. »

Pour comprendre les dessous de la polémique, il faut connaître son contexte. Mes trois enfants (blancs), aujourd’hui tous en fac, viennent de passer par là, je peux raconter le processus par le menu.

Tout lycéen de terminale désireux d’entrer à l’université va sacrifier entièrement son mois de décembre au remplissage des dossiers. Bien que les conseillers d’éducation recommandent de ne pas déposer plus de cinq à huit dossiers de candidature, la plupart des jeunes en complètent une dizaine, dont la forme varie selon les cibles.

 

Il faut bien sûr fournir son relevé de notes des quatre années de lycée, ainsi que les résultats de son SAT. Cet examen national fait office de bac aux Etats-Unis. On peut le repasser plusieurs fois pendant sa scolarité pour l’améliorer, sachant que sa note globale est le premier des critères de sélection.

Il faut aussi obtenir des lettres de recommandation personnalisées des professeurs, et surtout écrire des essais, sortes de lettres de motivation spécifiques à chaque université convoitée.

Il faut remplir un questionnaire concernant ses activités en dehors de l’école (sportives, artistiques, bénévoles, professionnelles du soir ou du week-end), faire état de toutes les compétences possibles (en langue, en leadership…), preuves vérifiables à l’appui, évidemment.

Enfin, on demande au candidat sa religion et son ethnicité [PDF] : hispanique ou latino, blanc, afro-américain, asiatique, indien américain, natif d’Alaska, d’Hawaï ou d’une autre île du Pacifique (l’origine moyenne-orientale est considérée blanche). La réponse à cette question est facultative. Elle sert à alimenter les statistiques. Mais aussi à équilibrer la composition ethnique des effectifs de l’université.

Ne hurlez pas tout de suite. C’est grâce à cette mesure, l’« affirmative action » (discrimination positive), qu’un nombre important de bons élèves pauvres appartenant à une « minorité » ont accès gratuitement, ou à très bas prix, aux universités du pays tant publiques que privées, et à celles, ultra prestigieuses, de la Ivy League...

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Rédaction sur le suicide au collège : de l’émotion, pas de prévention - Rue89

Rédaction sur le suicide au collège : de l’émotion, pas de prévention - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le professeur de français d'un collège de Charente, qui avait donné un sujet de rédaction sur le suicide à ses élèves de troisième, est provisoirement suspendu depuis lundi.

Ce mardi, plusieurs associations de parents et le syndicat Sud-Education Charente ont réclamé « le retour immédiat à son poste de l’enseignant ». Celui-ci est selon eux victime d’un déferlement médiatique « démesuré et inadapté ».

Cette histoire montre d’abord que le suicide reste un sujet délicat à aborder dans le cadre scolaire ; c’est pourtant la deuxième cause de décès chez les jeunes, et les programmes officiels de sensibilisation au phénomène en milieu scolaire sont quasiment inexistants. ...

En France, on recense près de 11 000 décès par suicide chaque année. Et nous détenons le record du taux de « passages à l’acte réussis » (sic) le plus élevé de l’Union européenne.

Mais si les médias se sont ainsi emparés de cette histoire, c’est peut-être parce qu’elle révèle le tabou qui entoure encore le suicide en France. Et notamment chez les jeunes : le suicide est la deuxième cause de décès chez les 15-24 ans (16%), derrière les accidents de la route.

Selon les derniers chiffres disponibles, on dénombrait 521 décès pour cause de suicide chez les moins de 24 ans en 2009.
Moins de moyens que pour la sécurité routière

En début d’année, l’association Phare enfants-parents (agrée par l’Etat) s’alarmait pourtant de ce que le budget alloué à la sécurité routière était trente fois plus important que celui destiné à la sensibilisation au suicide...
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Majda Maalal's comment, December 13, 2012 7:43 AM
Cet enseignant a eu raison d'évoquer le sujet du moment que les statistiques montrent que la france détient le record. C'est vraiment navrantde le punir pour avoir voulu faire son travail d'enseignant et éducateur.
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Le Figaro et les programmes d’histoire : une tentative de subversion - Rue89

Le Figaro et les programmes d’histoire : une tentative de subversion - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

La prochaine loi d’orientation censée permettre une « refondation » de l’école s’accompagnera de l’élaboration de nouveaux programmes scolaires.En toute logique, l’écriture des programmes d’histoire -- il s’agit en gros, de choisir entre les périodes, le thématiques, de définir des priorités – devrait revenir à des enseignants, des historiens, des didacticiens, des pédagogues, compétents et donc légitimes à un titre ou à un autre, pour définir ce qui doit être enseigné. Encore faudra-t-il que l’autorité politique qui, en la matière, a souvent tendance à s’immiscer dans le processus, leur donne la parole sans se laisser impressionner par le bruyant et indécent battage médiatique organisé depuis plus d’un mois par Le Figaro sur l’histoire à l’école et malheureusement relayé par beaucoup d’autres.

Cette année, la traditionnelle campagne annuelle conduite par cet organe de presse, sans pour autant renouveler le moins du monde ses analyses, a pris l’allure d’une violente charge contre l’enseignement de l’histoire, amplifiée par l’accueil inconsidéré que lui ont apporté les télés, les radios, les organes de presse dont les journalistes ont pour la circonstance fait preuve d’amateurisme, de complaisance, en tout cas d’une profonde méconnaissance de la question...

 

Pour les lecteurs qui ne voudraient pas dépenser leur argent à acquérir des livres aussi inutiles et indigestes que ceux de Laurent Wetzel, Dimitri Casali ou encore Vincent Badré, je ne peux que les orienter vers le site en question.

Comprenons-nous bien : dans un pays où la liberté d’expression est un droit constitutionnel, il est parfaitement fondé que chacun puisse faire valoir son opinion sur quelque sujet que ce soit. Encore faut-il que ce soit à visage découvert.

Avec cette polémique montée de toutes pièces sur l’enseignement de l’histoire, ce n’est pas le cas. A son origine ne se trouvent ni des historiens ni des enseignants, titres abusivement attribués à des gens qui n’ont pour la plupart pas mis les pieds dans un établissement scolaire depuis des décennies ou qui bafouent les principes basiques du métier d’historien (partir des sources, les citer) mais en réalité une opération de subversion visant un domaine de l’enseignement, l’histoire, à haute teneur idéologique....

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Bonnes nouvelles de l’école - Rue89

Bonnes nouvelles de l’école - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Mais non, il n'y a pas que des mauvaises nouvelles. Prenez la violence scolaire. A en croire le "20 Heures", pour ceux qui croient encore le "20 Heures", on pourrait penser que tout va très mal : baffes, passages à tabac d'enseignants, etc.

 

Eh bien, pas du tout. Il résulte d’une enquête que la majorité des personnels du primaire et de maternelle jugent l’ambiance « plutôt bonne ». Ainsi est titrée une dépêche AFP, qui rend compte d’une enquête menée par l’Observatoire national de la violence à l’école. La plupart des reprises médiatiques des résultats de cette enquête ont aussi adopté un titre positif.Mais derrière ce « plutôt bonne », se cachent d’étranges chiffres. On apprend par exemple dans cette enquête que :

35,8% des enseignants (de maternelle et de primaire, rappelons-le) se sont dits victimes d’injures,17,1% de menaces,14% de harcèlement (par des parents d’élèves ou d’autres membres du personnel),3,6% de coups.

 

Plus d’un instituteur sur trois victime d’injures, ça peut sembler beaucoup (en ZEP, souligne l’enquête, il faut quasiment multiplier tous ces chiffres par deux), mais il est vrai qu’on peut aussi, comme Le Monde, l’écrire ainsi :

« Les violences verbales (injures pour 35,8% des victimes, menaces pour 17,1%) l’emportent de loin sur les violences physiques (5,6% des répondants bousculés, 3,6% frappés). »

Présenté ainsi, avouons-le : on est tout de même soulagé par le faible taux de baffes, du même soulagement que l’amputé d’un bras, qui réalise qu’il lui reste tout de même l’autre bras...

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Monia, « prof passionnée » que l’Education ne « respecte pas » - Rue89

Monia, « prof passionnée » que l’Education ne « respecte pas » - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Monia Baup est une prof de lettres qui part au lycée "en chantant" tout en songeant à une analyse de texte peaufinée la veille. Alors qu'on parle de crise des vocations, de déprime dans l'éducation, cette prof clame sa passion "intacte" d'enseigner.

Elle est pourtant au bord de la grève de la faim : Monia conteste sa nouvelle affectation dans un collège du Rhône.Ce lundi, elle est tenue d’entamer un temps partiel de onze heures à Saint-Martin-en-Haut. Problème : le collège se situe à près de 1h15 de son domicile, à Eyzin-Pinet (Isère). La prof a fait les comptes : elle serait obligé de rouler presque 2h30 par jour, et ceci trois à quatre fois par semaine.

Cette affectation est aberrante pour deux raisons, explique-t-elle dans ses courriers :

elle n’est pas adaptée à ses contraintes de santé (suite à un accident vasculaire cérébral et un infarctus, elle est en temps partiel sur autorisation) ;elle n’est pas adaptée à ses élèves : pour Monia, un prof doit pouvoir revenir le soir au collège pour aider aux devoirs, monter une pièce de théâtre ou rencontrer les parents :...

...

Monia veut servir d’exemple : elle cite un collègue, David Clément, deux enfants, habitant dans le Vaucluse mais nommé à Créteil (Val-de-Marne) qui a saisi la médiatrice de l’Education nationale. Monia Baup trouve que le système manque d’humanité en « déplaçant les professeurs comme des pions ». Elle mentionne une lettre cosignée en juin par Vincent Peillon, ministre de l’Education et George Paul-Langevin, déléguée à la réussite éducative.

« La réussite des élèves repose sur la confiance et le respect que la Nation accorde à celles et ceux qui servent l’éducation nationale [...] », cite-t-elle. Le ministère n’a pas répondu à ses courriers. « Il ne me respecte pas. »...

 

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Ma vie (merdique) d’EVS à l’Education nationale - Rue89

Ma vie (merdique) d’EVS à l’Education nationale - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Commencer tes études par un contrat d’insertion, c’est un peu comme faire la vaisselle à ton propre mariage. OK, j'abuse, mais pas tant que ça.Avant d’obtenir mon diplôme, je postule tranquillement pour des petits boulots, gardes d’enfants, etc.

C’est comme ça que j’ai été EVS, employée de vie scolaire pour l’Education nationale.Mais attends.

Je vais à un entretien d’embauche et là, une DRH assez âgée et une chef de division m’accueillent et essaient de me faire passer pour la reine du
bal. Sur l’air de : vous êtes trop qualifiée donc voilà ce qu’on vous propose, intégrer l’Education nationale administrative (et attendre une
superbe création de vrai poste qui, bien sûr, me reviendra).

Mon profil est parfait pour ce petit plongeon de six mois avant la création de 80 postes et blablabla. Là, je ne sais pas trop si je dois me réjouir ou pas.

Bon, je me réjouis, on verra bien s’il faut chialer plus tard. J’avoue que je fais même alors un peu la fête (après coup, je me sens ridicule de crédulité)....

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Québec : une loi d’exception pour casser le « printemps érable » - Rue89

Québec : une loi d’exception pour casser le « printemps érable » - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Sous prétexte de "réorganiser le calendrier scolaire", le gouvernement vient d'adopter une loi spéciale qui porte atteinte au droit de manifester.

 

A peine la nouvelle loi restreignant le droit de manifester adoptée, les étudiants québecois sont redescendus dans la rue, en pleine nuit, pour défier la police.

Il souffle comme un air d’insurrection dans cette province chahutée par trois mois de manifestations étudiantes contre la hausse des frais de scolarité. Des violences entre manifestants et forces de l’ordre ont éclaté à Montréal, mais pas à Québec.

Le mouvement de protestation contre « l’Etat policier », s’étend très rapidement. Sur Twitter, on parle « révolution », « action directe » et on cite Gandhi :

« La désobéissance civile devient un devoir sacré quand l’Etat devient hors-la-loi. »

Il faut dire que le gouvernement libéral du premier ministre du Québec, Jean Charest, a choisi la méthode forte pour mater la contestation, au risque de radicaliser le mouvement. Comment en est-on arrivé là ?...

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Wikipédia favorise-t-elle l'esprit critique ? - Rue89

Wikipédia favorise-t-elle l'esprit critique ?  - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le témoignage du professeur Loys Bonot a été très médiatisé. Repris sur Rue89, il attiré près de 300 000 lecteurs.

Cette expérience pédagogique qui consiste, de l'aveu de son auteur, à « pourrir le Web » pour mesurer le degré de servilité de ses élèves à l'égard des sources numériques, a réveillé de nombreuses préoccupations latentes. Principale concernée par cette affaire, l'encyclopédie en ligne Wikipédia n'est pas restée insensible. Dès jeudi matin, une longue discussion, toujours en cours, s'est amorcée sur la principale interface communautaire, Le Bistro. Les articles affectés ont été repris en main....

...De manière un peu subversive, le bloggeur (et wikipédien) David Monniaux inverse les termes de la conclusion de Loys Bonot. Selon lui, si les écoliers ne font pas usage d'un esprit critique, ce n'est pas parce qu'ils sont trop jeunes, mais parce que l'école leur enseigne exactement le contraire.

« L'enseignement des disciplines scientifiques et notamment des mathématiques fait de moins en moins appel à la réflexion, me disent mes collègues enseignants dans le secondaire. On évacue tout ce qui est conceptuel, car les élèves redoutent ce qui exige une réflexion. On se concentre donc sur l'apprentissage de techniques et de formules à appliquer. »

Dans une certaine mesure, l'institution scolaire paraît conditionner une lecture référente du texte académique, littéraire ou scientifique. Physiquement, le professeur surplombe les élèves : il est incité à se poser en dispensateur d'une parole unique, non réciproque....

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Dans ce lycée, Noirs et Blancs ne déjeunent pas ensemble - Rue89

Dans ce lycée, Noirs et Blancs ne déjeunent pas ensemble - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Un parent d'élève a alerté Rue89 : dans un lycée agricole du sud de la France, la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle exacerbe le racisme de certains.

 

Mi-février, en pleine vague de froid, le lycée paraît sans vie : rectangles en béton silencieux et pelouse gelée. Mais devant le réfectoire, dès 11h45, des dizaines de jeunes s'agglutinent, et il se passe quelque chose : les Noirs mettent leurs sacs près de la vitre ; les Blancs, à un autre endroit.

Beaucoup de lycéens ne souhaitent pas discuter de politique, certains déclinent par un sourire ironique, déplaisant. Les premiers qui témoignent sont de gauche : une partie des élèves est tentée par le FN, disent-ils, et c'est pour virer les étrangers....

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Sophie, moins de 500 euros par mois, étudiante et voleuse

Sophie, moins de 500 euros par mois, étudiante et voleuse | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
A 25 ans, Sophie est très prise par ses études et galère pour s'en sortir : elle a recours à l'aide de ses amis et à la fauche. Rue89 décortique ses comptes.

 

La jeune fille de 25 ans a grandi dans un village de province dans une famille d'origine modeste :

« Mes parents sont fonctionnaires, ils n'ont pas fait d'études mais ils étaient un peu plus cultivés que leur niveau social. »

Après le bac, elle hésite entre plusieurs filières, renonce à faire une classe prépa pour se lancer dans une formation en sciences humaines qui la passionne. « Ça m'a convaincue dans l'idée que je voulais faire de la recherche », explique-t-elle.

L'autre aspect de sa vie, c'est le militantisme, à l'extrême gauche. La fréquence de cet engagement fluctue au gré de l'actualité sociale. Elle ne cache pas qu'avec Nicolas Sarkozy, elle a été servie.

Arrivée à Paris l'année dernière, elle commence par loger chez des proches. Boursière, elle parvient alors à s'en sortir. Mais cette année, elle a dû prendre son propre appartement. Sans l'aide régulière de ses parents qui n'ont pas les moyens, et parce qu'elle n'a pas touché la bourse cette année, elle est en proie à de graves difficultés financières. Elle lâche, un peu fataliste :

« Les problèmes de thunes dans les études, c'est atroce parce que tu ne peux pas travailler sans y penser...

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Réformes de l’Education : comment j’ai été dé-formé au métier de prof - Rue89

Réformes de l’Education : comment j’ai été dé-formé au métier de prof - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
A la rentrée 2010, j'ai expérimenté la nouvelle (et déjà obsolète) formation enseignante mise en place en 2009.

 

A la rentrée 2010, j’ai expérimenté la nouvelle (et déjà obsolète) formation enseignante mise en place en 2009. J’étais en Master éducation, enseignement et formation (MEEF), pour devenir enseignant en histoire-géographie.

Aujourd’hui je suis sorti de l’université (ouf !), après avoir validé maints diplômes. Je suis en recherche d’emploi. Je me réoriente, je cherche à travailler dans le social.

La situation des étudiants concernés par ces formations enseignantes est terrible : en l’espace de trois ans, nous avons connu deux réformes. Je suis entré dans le master du précédent gouvernement, j’en ressors au moment où s’installe le système du ministre de l’Education Vincent Peillon... Je vous épargne le coup des fameuses « années de transition », où l’université met en place des masters qui sont avant tout des prototypes de ce que ces formations seront dans les années suivantes. Du moins jusqu’à la prochaine réforme.

 

La réforme de 2009 avait pour ambition de donner toutes les aptitudes professionnelles aux enseignants, tout en rehaussant le niveau d’études requis (passage de bac+3 à bac+5), et permettant de rapprocher (voire de fusionner) les IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) avec les universités. De grandes ambitions… Qui se manifestèrent dans les faits par une destruction de la formation des enseignants.

Exit la pédagogie, place à la formation purement disciplinaire : autrement dit, si vous êtes en mathématiques, vous ne travaillerez que sur les mathématiques, et non plus sur le métier d’enseignant.

Vous passerez le concours du CAPES, et si vous avez la chance de l’obtenir, on vous accordera un poste de prof sans que vous n’ayez jamais sérieusement abordé ce métier. Pédagogie, prise en charge de classe, montage de cours, de contrôles de connaissances, travail en collaboration avec les élèves… Oubliez tout cela. A la place, vous aurez le plaisir d’étudier les dernières recherches scientifiques de la matière qui vous intéresse.

Alors oui, évidemment, il y a quelques résidus des anciennes formations enseignantes : quelques heures de cours, de discussions et de conseils pédagogiques, dispersés dans les deux ans de formation. Mais rien qui puisse nous former sérieusement au métier. Pour vous donner un ordre d’idée : en deux ans de formation universitaire, nous nous sommes entraînés à faire... deux cours. En deux ans, on aurait peut-être pu mieux faire....

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Rythmes scolaires : mon expérience dans une école canadienne - Rue89

Rythmes scolaires : mon expérience dans une école canadienne - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Au Canada dans le cadre d'un visa d'un an, je suis depuis six mois en charge d'un programme avant et après école dans une école de langue française à Toronto (l’Ontario, province d’un pays bilingue, soutient autant l’enseignement anglophone que...

 

Ce qui m’amène à parler de mon cas et de ma position au sein d’une école. Le système ontarien s’appuyant sur les besoins des enfants pour assurer l’apprentissage de la vie propose aux enfants de venir cinq jours par semaine, à raison de 5h30 par jour (sans les récréations).

L’école se terminant aux environs de 15 heures, il faut donc proposer aux enfants un accueil post-scolaire permettant aux parents de continuer à travailler.

Des garderies existent ainsi dans pratiquement toutes les écoles. Ceci fonctionne très bien et le gouvernement assure de manière partielle et différenciée la prise en charge financière de ces garderies.

Pour ma part, je ne suis pas responsable d’une garderie d’une école, mais d’un programme après-école, un peu entre une école alternative et une garderie. C’est un projet spécifique créé par le Conseil dont je dépends. Il s’agit de proposer aux enfants inscrits de continuer à apprendre par le jeu et le sport.

 

Cela leur permet de développer des compétences qu’ils ne peuvent parfois pas faire en classe : construire un spectacle ou réaliser un film de l’écriture des textes à la création des décors en passant par la production de supports de publicité, créer un jeu de société sur la ville de Toronto, etc.

Ils améliorent leur pratique du français (ce qui n’est pas un mal dans un pays bilingue) et leur estime de soi (ce qui n’est pas sans conséquence sur leur niveau académique).

De la même manière, pour la pause de mars (il existe seulement deux vacances ici, deux semaines en décembre et une semaine en mars), je propose aux enfants une semaine d’apprentissage des notions d’alimentation par la découverte de la faune et de la flore....

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L’éducation civique au collège, ça sert aussi à faire la guerre - Rue89

L’éducation civique au collège, ça sert aussi à faire la guerre - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Dans le but d’entraîner les élèves de 3e à l’épreuve écrite d’éducation civique au diplôme national du brevet (DNB) -- car en France, le civisme est soluble dans l’examen écrit -- l’académie de Nantes a préparé et mis en ligne un sujet test : les missions de l’armée française.

Pourquoi pas, sauf que, dans le cas présent, les candidats ne sont pas évalués sur leur esprit critique, leurs capacités de raisonnement ni même de rédaction mais exclusivement – dans le cadre d’une stricte grille de « réponses attendues » – sur leur disposition à réciter un cours dont les contenus, définis par le ministère de l’Education nationale, ne souffrent aucune discussion.

Sans état d’âme, mais aussi sans le moindre respect pour les convictions personnelles, les programmes d’éducation civique imposent sur la guerre et l’armée une vérité officielle, une morale d’état.

 

Pour un candidat au DNB, les missions de l’armée sont celles-ci et rien d’autre : « protéger le territoire français et sa population (dans le cadre de la défense globale) ; garantir les intérêts de la France ; former la jeunesse dans la JDC ». Il y a aussi les missions dites « de souveraineté », à ne pas confondre avec les missions « de présence » : assurer la paix et la sécurité internationale, et participer à des missions humanitaires ou à d’autres actions en collaboration avec l’UE, l’Onu et l’Otan.

 

Actualité oblige, viendrait-il à l’esprit d’un citoyen ou d’un apprenti-citoyen de s’interroger sur la présence militaire française en Afrique depuis la fin officielle de la décolonisation ? De se demander au nom de quelle légitimité, au cours du demi-siècle écoulé, la France fait et défait les régimes politiques sur le continent, soutenant les plus autoritaires et les plus brutaux, sans être en mesure pour autant de garantir la paix et le développement ?...

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Plusieurs choses que vous ignorez sûrement sur Erasmus - Rue89

Plusieurs choses que vous ignorez sûrement sur Erasmus - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Erasmus est sauvé. La "success story" de l'Union européenne était menacée : "Erasmus est à court d’argent", reconnaissait début octobre le porte-parole du commissaire européen au Budget.

 

Le programme européen d’échange d’étudiants et de professeurs allait-il disparaître en raison des coupes budgétaires imposées par de nombreux pays de l’Union ?

Finalement non. Lors de sa plénière de décembre, le Parlement européen a soutenu l’accord de six milliards d’euros destiné à couvrir les factures en suspens ainsi que le budget 2013, sauvant ainsi un programme vieux de 25 ans. La première année, à peine plus de 3 000 étudiants en avaient profité ; ils sont 270 000 aujourd’hui. En 25 ans, plus de deux millions de jeunes issus de 33 pays ont ainsi pu étudier à l’étranger.

Un programme pour tous ? Qui favorise l’intégration européenne ? Et qui marche vraiment bien ? Pas si sûr...

 

1.L’anglais plus que la fiesta au soleil.L’Espagne est le premier pays d’accueil et d’origine des étudiants Erasmus. Soit. Mais la France et l’Allemagne suivent. L’Hexagone arrive en deuxième position : environ 30 000 étrangers y séjournent cette année, et le même nombre d’étudiants le quitte pour parfaire ses connaissances hors des frontières.... 2.Portugal, Danemark et Suède à la mode

 Erasmus stagne en France. Entre 2005 et 2009, les arrivées ont cru de 2,8% seulement, et les départs d’un petit 8,6%.

Le Portugal, le Danemark et la Suède deviennent en revanche des destinations de plus en plus prisées ; entre 2005 et 2009, le Portugal a vu ses séjours Erasmus augmenter de 45%.

Encore plus flagrant : le nombre d’étudiants turcs en mobilité Erasmus augmente très rapidement. Ils étaient moins de 3 000 en 2005, pour passer la barre des 8 000 en 2010 – une augmentation de 180%.

 

3.Trop cher pour plaire à tous

 Le programme devait concerner 10% des étudiants, rappellent les auteurs d’une étude du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) sur le sujet. L’objectif est loin d’être atteint...

 

4.L’étudiant Erasmus : une femme de 23,5 ans

Pour l’année académique 2009-2010, l’âge moyen des étudiants Erasmus était de 23,5 ans.

Et l’étudiant était une étudiante : 62% des Erasmus sont des femmes, soit une part légèrement supérieure à celle des femmes dans la population étudiante globale....

 

5.Pas très branchés sciences dures

Ce sont enfin les étudiants issus de l’enseignement supérieur universitaire qui se déplacent plus que ceux issus des filières professionnalisantes, selon les mêmes études. Et ils se penchent en priorité sur les sciences sociales, les affaires ou le droit, voire les sciences humaines ou les arts. Les disciplines scientifiques restent boudées....

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Le sport à l’école, école de l’humiliation ? - Rue89

Le sport à l’école, école de l’humiliation ? - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
L'EPS, l'éducation sportive et physique, est une des disciplines les plus haïes à l'école, surtout à partir du collège. Témoignages et remèdes.

En plus des témoignages récoltés, nous avons interviewé Fabien Ollier, professeur d’EPS à qui nous avions déjà consacré un article l’an dernier, et Pierre Merle. Sociologue de l’enseignement, il est l’auteur du livre « L’élève humilié. L’école : un espace de non-droit ? ».

Il note que « le sport n’est pas mal placé » dans les disciplines qui génèrent un sentiment d’humiliation, même si ce sont les maths qui reviennent le plus dans les témoignages « à cause du prestige de la discipline.

A 35 ans, Emilie se souvient :

« J’ai carrément vécu le sport comme une humiliation au lycée. Je le ressentais comme tel parce que j’avais des gros seins pour mon âge, et des rondeurs et que ça se voyait plus en tenue de sport. »

Beaucoup parlent de leur puberté, de cette violence qu’il y a à devoir exhiber un corps qu’on ne possède pas encore et qui commence à susciter le désir.

Johanna raconte par exemple ce sale jour de printemps où tout le collège se réunissait pendant des heures pour regarder chaque élève effectuer d’« horribles enchaînements de gym ».

« Je me demandais s’il ne valait pas mieux que je me casse une jambe sur la route.

Tout le collège était assis dans les gradins – parmi eux, il y avait forcément des mecs que je kiffais un peu – et là, je me tapais la grosse honte à enchaîner, pataude et ridicule, des figures nulles avec un jogging pourri. »

La question du poids revient aussi souvent. Dans un article publié en 2002, Pierre Merle rapportait le témoignage de l’une de ses élèves....

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Comment Mathias, prof, a été viré de l’Education nationale - Rue89

Comment Mathias, prof, a été viré de l’Education nationale - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En 2002, Mathias décroche son Capes ; en 2012, il est licencié pour "insuffisance professionnelle". Retour sur une carrière qui a viré au cauchemar.

 

De 2003 à 2007, il connaîtra différents collèges pour un bilan mitigé, avec du négatif mais aussi du positif :

« En 2007, à Compiègne, j’avais une classe de terminale L. C’était le bonheur absolu avec des élèves motivés et intéressés. »

En se remémorant cette période, il se demande comment il en est arrivé là : « Une élève m’avait même envoyé une lettre pour me remercier après avoir eu 15 au bac. »

Un point que souhaite mettre en avant le juriste qui le défend, Marcello Rotolo :

« Il a obtenu d’excellentes notations dans certains établissements. Un enseignant peut aussi avoir des difficultés, mais l’insuffisance professionnelle se justifie seulement quand la carence est totale. Or, le problème n’avait lieu que dans certaines classes. »

Avant d’ajouter :

« Dans certains cas, ça peut être justifié, mais pas pour Mathias. »

Pour l’année scolaire 2007-2008, Mathias décroche son premier poste, là où il le souhaitait : à Saint-Etienne. Dans ce collège, une classe lui pose rapidement problème : « J’ai dû empêcher un élève de mettre le feu aux cheveux d’une de ses camarades. »...

Le véritable tournant se trouve en 2010-2011. La suppression d’un poste l’envoie dans un collège du centre-ville. Cette première année dans ce nouvel établissement tournera rapidement au calvaire :

« Dès le début, la principale adjointe m’a mis beaucoup de pression et n’a rien fait pour me mettre à l’aise. »

Marcello Rotolo va même plus loin : « Le proviseur avait préparé un dossier sur Mathias avant son arrivée. » Contacté à ce sujet, le proviseur d’alors n’a pas souhaité s’exprimer.

Peu de temps après la rentrée, une bagarre éclate dans sa classe. « C’était la première fois en neuf ans. » Il les sépare.

« A la fin du cours, je rédige un rapport pour les faire punir, mais pendant ce temps-là, ils se battent dans la cour. On m’a reproché de ne pas avoir sorti les enfants de classe. Mais c’était inhabituel pour moi, j’ai géré ça comme je le sentais. ».....

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35 élèves par classe ? On va vous expliquer pourquoi c’est trop - Rue89

35 élèves par classe ? On va vous expliquer pourquoi c’est trop - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Au lycée Pablo Picasso de Fontenay-Sous-Bois (Val-de-Marne), nous avons repris les cours le mercredi 12 septembre. Avant, nous étions en grève.

Les profs d’abord, puis les élèves qui, en début de semaine ont bloqué le lycée pour protester contre le bourrage des classes voulu par le rectorat.Jusqu’à présent, et depuis une quinzaine d’années, nos classes de seconde comptaient un effectif maximum de 32 élèves par classe. A la rentrée, surprise : 35 élèves sur toutes les listes de seconde !

C’est déjà souvent le cas en première et en terminale, mais les élèves à ce niveau sont un peu plus mûrs, et leur choix d’une série générale ou technologique règle une partie des problèmes qui les agitent encore en seconde (et les conduit, dans le meilleur des cas, à se projeter dans le supérieur).

Courrier au recteur, préavis, grève enseignante massive (75%), blocus lycéen, audiences, manifestations, occupation de l’administration, classe ouverte dans la rue, lettre au ministre... Rien n’y a fait, l’ouverture de classe n’a toujours pas été accordée....

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Prof au jury du bac, comment j’ai cogité pour noter vos copies - Rue89

Prof au jury du bac, comment j’ai cogité pour noter vos copies - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
« Alors, on lui donne ? » Vous avez eu entre 10 et 10,1 de moyenne au bac ? Alors probablement, vous ne l’avez pas eu. Ce n’est pas grave, on vous a repêché.

 Pour un jeune prof comme moi, qui corrige le bac pour la première fois et qui a été convoqué aux jurys de délibération, voilà une des premières choses que je découvre. Une demi-découverte, pas la plus grande.Les coulisses du baccalauréat ne manquent pas de piquant. C’est déjà l’occasion de voir du pays. Après avoir surveillé le bac dans mon lycée, assisté à une « commission d’entente » dans un autre (réunis par discipline, les professeurs s’entendent sur le barème de notation), corrigé les copies à domicile, m’être rendu à une « commission d’harmonisation » (les mêmes professeurs harmonisent leurs notes et débattent des copies difficiles à évaluer), je me rends au « jury de délibération ».

 

Quatrième ville et ultime étape de la correction du bac. Hormis les oraux de rattrapage qui reproduisent cinq jours plus tard le même principe, le jury de délibération est la fin du parcours. Et l’occasion d’apprendre beaucoup de choses. On y discute les moyennes des candidats au bac, la veille de l’affichage public des résultats nationaux.

Nous sommes jeudi 5 juillet. Mon premier jury est à 8h30. J’en ai deux et je suis un peu stressé. Objectif : traiter le cas de 70 candidats au bac en série technologique. Il est composé de :

*nous (les professeurs qui ont corrigé les candidats) ;

*le président du jury, un universitaire qui n’a pas corrigé de copies car il doit diriger les débats et donner un avis impartial. Il est un peu perdu : c’est aussi sa première fois ;

*cinq personnes de l’administration du lycée (principalement des CPE) qui expliquent au président du jury la procédure à suivre, mais ne participeront pas aux délibérations (ils l’assisteront et tamponneront les procès-verbaux).....

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Quand le Tea Party réécrit les manuels d’histoire américains - Rue89

Quand le Tea Party réécrit les manuels d’histoire américains - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Au volant de son 4x4, Don McLeroy déboule sur l'autoroute George W. Bush. Nous sommes à Dallas, au Texas. Ce dentiste de métier, au visage rond et à la moustache bien taillée, est une star dans l'Etat du sud des Etats-Unis.

 Et un objet de raillerie dans le reste du pays, notamment parce qu’il est convaincu que les dinosaures et les humains ont coexisté.Pendant treize ans, il a été membre du rectorat du Texas, dont deux années en tant que président. Et c’est suite à ses décisions qu’à la rentrée 2013, les écoliers de tous les Etats-Unis vont peut-être devoir entendre leurs professeurs évoquer le créationnisme en classe.

Aux Etats-Unis, les manuels scolaires sont revus tous les dix ans. Les éditeurs publient généralement une seule version pour tout le pays. Et c’est le Texas, Etat comportant le plus grand nombre d’écoliers et donc le plus puissant, qui décide ce qui sera enseigné dans les livres scolaires des écoles publiques....

...

McLeroy et ses compères ont pu faire passer de très nombreux amendements, des plus farfelus aux plus politisés. Ainsi, dans les livres d’histoire, les Etats-Unis ne seront désormais plus une « démocratie » – terme qui rappelle trop le parti démocrate – mais une « république constitutionnelle », une expression qui évoque cette fois le parti républicain. Autre changement, le retrait du mot « hip-hop », remplacé par « country music ».

A quelques votes près, Barack Obama aurait pu devenir Barack Hussein Obama. Mais c’était sans compter sur les républicains un peu plus modérés, et surtout plus raisonnables.

Toutes les discussions autour de ces amendements déposés et votés la minute suivante ont été filmées par le réalisateur Scott Thurman, pour son documentaire « The Revisionaries » (« les révisonnistes »), qui retrace les débats autour de la place du créationnisme dans les livres scolaires.....

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Le code au lycée : Sarkozy ressort encore un projet enterré - Rue89

Le code au lycée : Sarkozy ressort encore un projet enterré - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le président-candidat a proposé de faire passer le code de la route à tous les lycéens, une idée pourtant abandonnée sous la pression des auto-écoles en début de mandat.

 

Nicolas Sarkozy a choisi le dimanche de Pâques, un jour creux pour l’actualité, pour faire son annonce. Dans une interview au Journal du dimanche, il explique :

« Je propose une réforme ambitieuse. De même que tous les enfants apprennent à nager à l’école parce que cela fait partie des apprentissages élémentaires, les auto-écoles viendront dans tous les lycées apprendre le code aux jeunes et l’examen sera organisé dans les établissements. Tous les lycéens quitteront l’école avec le code en poche. »

Cette réforme est sans doute « ambitieuse », mais Nicolas Sarkozy et son équipe ont eu le temps de la préparer. L’idée est en effet étudiée depuis les débuts du quinquennat.

En avril 2008, Dominique Bussereau, alors secrétaire d’Etat aux Transports, annonce un rapport « qui va décoiffer » sur une réforme du permis de conduire. Et, précise-il, l’enseignement du code au lycée sera « vraisemblablement une des préconisations »....

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Tunisie : l'affaire du niqab à l'Université de la Manouba dans l'impasse - Rue89

Tunisie : l'affaire du niqab à l'Université de la Manouba dans l'impasse - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La tension s’est brusquement accrue, mercredi, à l’université de lettres et de sciences humaines de La Manouba, à proximité de Tunis, après une journée de confrontation et de violence entre partisans et adversaires de l’autorisation du port du niqab...

 

Cette question entrave le fonctionnement normal de l'Université depuis le début d'un sit-in, fin novembre, organisé par des militants salafistes, dont certains ne sont pas étudiants, pour exiger de la direction qu'elle lève son interdiction du voile intégral durant les cours et les examens.

L'Uget (l'Union générale des étudiants tunisiens) avait prévu d'organiser ce mercredi une mobilisation pour exiger du ministère de l'Enseignement supérieur qu'il mettre fin au conflit qui empoisonne l'atmosphère politique depuis plus de trois mois....

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Ma journée à soutenir des élèves en grande difficulté - Rue89

Ma journée à soutenir des élèves en grande difficulté - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Sophie V. est maître au sein d'un réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased), menacé par les suppressions de postes. Elle raconte son quotidien.
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