Passionnant, complexe, quoiqu’un peu inégal, l’ouvrage coordonné par Georges Felouzis et Siegfried Hanhart intéressera (ou devrait intéresser) tant les sociologues, que les chercheurs en sciences de l’éducation, les économistes de l’école, les acteurs du système scolaire (enseignants, élèves, directeurs, parents d’élèves…) et les évaluateurs privé ou public, qu’ils travaillent avec des méthodes qualitatives ou quantitatives. 2Parfois un peu redondants, parfois au contraire très singuliers, les dix articles réunis dans Gouverner l’éducation par les nombres ? offrent une succession de points de vue sur la place de l’évaluation dans l’éducation, et en particulier la place des indicateurs quantitatifs dans l’évaluation. Ils décrivent les effets positifs et négatifs de l’évaluation selon les aspects géographiques : différents niveaux (local, national,..) et dans différents pays francophones (Canada, Suisse, Belgique, France). L’ouvrage s’intéresse également à la forme des effets selon les publics : constitution d’un groupe, estime de soi des élèves, motivation ou démotivation des enseignants, utilisation de l’outil « évaluation » par les chefs d’établissement, ou insertion dans l’emploi selon les résultats aux évaluations par exemple....