L'enseignement dans tous ses états.
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Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Les Inrocks - Au lycée Bergson, le calme est revenu après les violences policières

Les Inrocks - Au lycée Bergson, le calme est revenu après les violences policières | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

La nouvelle journée de manifestation contre la loi Travail s'est déroulée dans le calme au lycée Bergson malgré le traumatisme des récents événements.


Sous la devanture de la piscine Pailleron, en face du lycée Bergson dans le 19ème arrondissement, une dizaine de journalistes patientent à l’abri de la pluie. A ce même endroit, quelques jours auparavant, les images d’une altercation entre des policiers et des jeunes avaient submergé les réseaux sociaux. Mais ce jeudi, la rue est déserte. Le calme semble être revenu. A l’entrée de l’établissement, une silhouette, isolée sous son parapluie orange, veille. Impassible et lapidaire, le proviseur Patrick Hautin, distille quelques renseignements : les cours sont suspendus mais une salle a été mise à la disposition des professeurs grévistes et des lycéens pour préparer le défilé.


Gwenaël Cau, une élue de la Fédération des Conseils des Parents d’élèves (FCPE), est venue pour anticiper de possibles débordements. Déjà signataire d’une tribune contre les bavures policières dans le Huffington Post, la mère de famille ne dissimule pas ses inquiétudes. ‘’Nous avions peur d’un effet de masse, nous voulions que les lycéens puissent manifester sans la présence de casseurs. ‘’ Car les parents d’élèves ne craignent pas seulement l’attitude des policiers. ‘’Certains actes contre les commissariats ont été revendiqués par des groupes d’ultra, donc des adultes’’, précise la membre de la FCPE en s’indignant que les lycéens puissent être assimilés à des actions dont ils ne sont pas forcément responsables. Une petite dizaine de parents était donc présente pour éviter que les jeunes ‘’se fassent embarqués’’ par des ‘’casseurs’’.....

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Rythmes scolaires : ça ressemble à quoi, une semaine idéale ?

Rythmes scolaires : ça ressemble à quoi, une semaine idéale ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Libération a posé la question aux enseignants, parents d'élèves et animateurs dans le cortège de la manifestation parisienne de jeudi contre les rythmes scolaires.



Et obtenu des réponses pour le moins variées. Dans la capitale, la manifestation a rassemblé plus de 5000 personnes dans les rues avec près d’un enseignant sur quatre en grève.

 

Durée de la vidéo : 3'16"

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Grèce : dans les griffes d’Aube dorée

Grèce : dans les griffes d’Aube dorée | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Fragilisés par la crise et le chômage de leurs parents, les adolescents sont une cible privilégiée du parti d’extrême droite qui tente de recruter jusque dans les lycées.

 

Il est 8 h 30 ce matin-là, en janvier, et l’agression du garçon de 17 ans provoque immédiatement un mouvement de panique. Les hurlements des élèves alertent les responsables de l’établissement. «Les agresseurs se sont enfuis, Phivos était couvert de sang, je l’ai emmené à l’hôpital dans ma propre voiture. On a tous eu très peur», se souvient Lena Daminopoulou, la proviseure du lycée. Plusieurs mois après le drame, elle refuse pourtant de spéculer sur les motifs et l’identité des agresseurs : «L’un d’eux a été arrêté car Phivos l’avait reconnu. Pour le reste, l’enquête est en cours et c’est à la police de se prononcer.» Elle ne peut toutefois s’empêcher d’évoquer «un cercle habitué à la violence», «un climat politique un peu particulier» et «le besoin de protéger les enfants». Avant de lâcher : «C’est un incident regrettable, mais nous sommes vigilants. Dans d’autres banlieues voisines, à Kallithea, à Glyfada, les risques de dérapages sont bien plus nombreux. Il y a même des élèves qui font le salut nazi en entrant en classe ! Dans ces écoles, ils sont déjà bien présents.»...

 

...

Depuis quelque temps, Aube dorée s’intéresse ouvertement à cette jeunesse déstabilisée. Avec des succès divers. L’université, farouchement à gauche, reste une forteresse impénétrable pour elle. En revanche, les plus jeunes représentent une cible de choix. Comme le révèle une vidéo diffusée en février sur le site officiel d’Aube dorée : on y voit une vingtaine de gamins, âgés de 6 à 10 ans, invités au siège du parti pour un cours d’histoire célébrant les vertus des Grecs anciens.

Parallèlement, un député néonazi s’est insurgé contre l’«inacceptable» journée de commémoration de l’Holocauste dans les écoles grecques. Un mois plus tard, en mars, le même révélait le projet du parti d’ouvrir sa propre école privée.

Aube dorée tente surtout de séduire la jeunesse de façon plus subliminale en attisant la révolte contre la crise. «Beaucoup de jeunes se sentent humiliés par les difficultés de leurs parents. Ils peuvent se montrer sensibles à un discours qui flatte leur fierté bafouée», soupire Vagelis Marinis dans le hall du lycée dont il est le directeur, à Perama, au Pirée. A quelques mètres de lui, des lycéens piochent pommes et sandwichs dans de grands cartons. C’est l’heure de la distribution, comme chaque matin depuis la rentrée de septembre. «Nous savons que certains élèves ne mangent plus à leur faim. D’autres se contentent d’un plat de pâtes en guise de petit-déjeuner. Ils n’en parlent jamais ouvertement, ils ont trop honte. Alors nous avons décidé de faire appel à une ONG qui distribue des repas dans plus de 150 écoles», souligne ce quinquagénaire....

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Les Inrocks - Aide alimentaire, difficultés de logement... enquête sur la précarité étudiante

Les Inrocks - Aide alimentaire, difficultés de logement... enquête sur la précarité étudiante | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En 2011, 60 % des étudiants estimaient que leurs ressources ne leur permettaient pas de vivre dans de bonnes conditions. Reportage à Nantes dans la première banque alimentaire créée au profit des étudiants les plus modestes.

 

Chaque jeudi soir, ils sont au rendez-vous. Un sac de courses à la main, des dizaines d’étudiants font la queue derrière la cité universitaire Launay-Violette, à Nantes. L’objet de leur venue ? Une distribution alimentaire au profit des plus modestes, organisée à l’initiative de l’Association pour la solidarité étudiante en France (Asef). Moyennant un euro symbolique, chacun remplit son cabas de fruits, légumes, laitages, conserves, plats surgelés, viande… Des denrées fournies par la Banque alimentaire de Loire-Atlantique.


“Au début, on n’accueillait qu’une cinquantaine d’étudiants. Depuis deux ans, ils sont entre 200 et 250 selon les semaines“, estime Cécile Hellegouarch, vice-présidente de l’Asef, qui a fêté ses dix ans en 2012. Certains arrivent par le bouche à oreille, d’autres sont orientés par les assistantes sociales du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous). C’est le cas de Shérérazade, vingt ans, qui, en cette veille des vacances d’hiver, y fait ses courses pour la deuxième fois : “Mes parents ne peuvent pas trop subvenir à mes besoins, ils ne roulent pas sur l’or“, se justifie la jeune femme, en deuxième année de langues étrangères appliquées.

Un moyen pour elle comme pour tous les bénéficiaires d’alléger leur budget nourriture, de manger équilibré et de repartir avec des produits habituellement sacrifiés. “Surtout la viande, le poisson et les desserts“, précisent Cristina, Maria et Laura, originaires d’Espagne, venues accompagnées de Moira et Maria, d’Italie. “En Espagne et en Italie, ce genre d’initiatives existe mais pas pour les étudiants. C’est dommage car la situation est encore pire qu’ici“, déplorent les cinq étudiantes en échange Erasmus.


Sur le modèle nantais, première banque alimentaire étudiante créée en France, d’autres antennes ont vu le jour : Saint-Nazaire, Strasbourg, Pau et même Bruxelles. Lutter contre la précarité des jeunes, c’est l’un des chantiers prioritaires du Secours populaire (SP) pour les deux ans à venir. L’association tire le même constat : les étudiants sont de plus en plus nombreux à faire appel à ses services, tant pour une aide alimentaire, un soutien, une écoute, que pour l’accès à la culture et aux loisirs. A ce jour, sur les 8 500 personnes accueillies régulièrement par la Fédération de Loire-Atlantique du SP, 1 363 sont des étudiants, soit environ 16 %.

“Jusqu’en 2011-2012, cette proportion était de l’ordre de 10 %”, signale Nathalie Boyer, la directrice départementale. Là où l’on constate de façon la plus flagrante que la part des étudiants augmente parmi nos bénéficiaires, poursuit-elle, c’est au niveau de l’aide vestimentaire.”...

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Rythmes scolaires: les enseignants se sentent incompris

Rythmes scolaires: les enseignants se sentent incompris | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
De nouveaux mobilisés aujourd'hui dans la rue, ils tentent de se défendre de l'accusation de «corporatisme» alors que le mouvement est mal perçu dans l'opinion.

 

«On nous accuse de corporatisme. On dit qu’on ne veut pas revenir travailler le mercredi. Mais les medias ne présentent pas la réforme telle qu’elle est. A Paris, les élèves auront trois quarts d’heure de cours en moins et pour qu’ils sortent à 16 h 30, on parle de rallonger d’autant la pause déjeuner pour organiser des activités. Mais avec qui ? Les animateurs du midi sont des précaires sans formation. Si c’est pour récupérer les enfants excités comme après la cantine, je ne vois pas l’intérêt. Dans notre école, les locaux sont tout petits. Si ça se passe dans nos classes, on va où, nous ?» Françoise et Mathilde sont profs en maternelle à Paris. Elles ont fait grève déjà mardi, et elles défilent ce mercredi aux côtés de quelques milliers d’enseignants.

Les enseignants mobilisés contre la réforme des rythmes scolaires se sentent aujourd’hui incompris. Dans la manifestation parisienne, notamment appelée par le SNUipp (principal syndicat du primaire) et par FO, ils se défendent d’un quelconque égoïsme, estimant qu’il s’agit d’un malentendu. S’ils se battent contre la dégradation de leurs conditions de travail, expliquent-ils, ils défendent aussi l’intérêt des élèves.

 

Il est clair que l’hostilité des enseignants au retour à la semaine de quatre jours et demi passe mal dans l’opinion. Les rapports se sont succédé ces dernières années pour dénoncer la semaine de quatre jours généralisés en 2008, à l’occasion de la suppression du samedi matin, par le ministre de l’Education Xavier Darcos. Pour les experts, cette semaine — unique en Europe — ne respecte pas le rythme de l’enfant: elle est déséquilibrée avec de nombreuses coupures et des journées trop denses – six heures de cours quotidiennes dès le CP...

 

La plupart des syndicats partageaient cette analyse… jusqu’au jour où il a fallu négocier le retour aux quatre jours et demi, incluant cette fois le mercredi matin, avec le ministre Vincent Peillon. SNUipp en tête, les syndicats ont alors réclamé des compensations pour les coûts que cela allait engendrer pour eux – frais de transport et de garde d’enfants le mercredi. Ils ont aussi avancé que la réforme était trop précipitée, que les villes n'étaient pas prêtes pour organiser des activités intéressantes, qu’il y avait des problèmes plus urgents à traiter à l'école, qu’ils n’avaient pas été consultés...

«Bien sûr, les enseignants ne sont pas chauds à l’idée de revenir en classe le mercredi, reconnaît Marie, directrice de maternelle dans les Yvelines, personne n’aime que l’on revienne sur un acquis. Mais ils l’auraient mieux accepté s’ils avaient vu des perspectives s’ouvrir, avec une réforme des programmes par exemple. Au lieu de cela, les enseignants, déjà maltraités par le pouvoir précédent, ont vu une nouvelle réforme brutale s’abattre sur eux.»


Marie, militante au SNUipp, soutient pourtant le principe de la réforme – «les quatre jours ne sont pas bons, tous les chronobiologistes l’affirment». Mais elle aurait préféré le samedi matin: «C'était l’occasion de voir les parents.»

Surtout, elle s’inquiète de la mise en place de la réforme qui risque d’aggraver les inégalités territoriales : «A Versailles ou au Chesnay, les enfants vont avoir du théâtre ou de l’escrime s’ils sont libérés plus tôt après les cours. Mais dans les communes rurales pauvres, cela risque d'être de la garderie. Quand on explique cela aux parents, ils déchantent.»....

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La réussite de l'école : une question de moyens ?

La réussite de l'école : une question de moyens ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
L'Éducation nationale représente le plus gros budget de l'État.

Comment sont répartis ces moyens ? Le sont-ils équitablement ? Sixième volet : reportage à l'école de Colembert, un village du Boulonnais.

 

Quel calme. Dans la classe de « monsieur Couliou », ce matin frileux, des enfants sages passent au tableau réciter leur poésie. Vingt-neuf écoliers - un double niveau CM1- CM2 - et pas un bruit. Sinon la musique des rimes, les bêlements de moutons égarés, au loin, dans la brume. Le pas du maître.

Le directeur est arrivé tôt ouvrir sa classe, la lumière, les ordinateurs, le rétroprojecteur et pousser le chauffage. Bienvenue au village de Colembert, dans la campagne boulonnaise, à l'école du XXIe siècle. Où les écrans rident un peu plus la vieille carte de France « relief-hydrographie ». Où lesnotebooks côtoient les trousses ventrues. Où le TBI, le tableau blanc interactif, a remplacé le tableau vert, poussé sur le côté. « Il sert encore », sourit le maître. Il y a noté, à la craie, d'une belle écriture, la date du jour, les devoirs de la veille.

 

Mais c'est au tableau numérique que s'affichent en un clic le texte sur le calcul de l'heure, la correction des soustractions. Le « crayon magique », capable tout à la fois d'écrire, gommer, tracer des traits droits, a remplacé la craie. Sous les doigts de la petite Lola, chiffres et retenues prennent vie avec dextérité. « Je ne me salis plus les mains », dit en riant Dominique Couliou. Et, plus sérieusement : «Ce tableau, c'est un ordinateur. Je peux accéder à tout, très vite. En maths, je peux faire des jeux, dans une leçon de grammaire, l'enfant va classer les mots dans un endroit... On peut faire du travail sur Internet, consulter des livres numériques. C'est très complet. Et encore, j'utilise pour l'instant peut-être moins de 10 % des possibilités. Le tableau a été installé pendant les vacances, il y a moins d'une semaine. »...

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Etre étudiant au Vietnam, par Xavier Monthéard (Le Monde diplomatique)

Etre étudiant au Vietnam, par Xavier Monthéard (Le Monde diplomatique) | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Face a une crise qui n'a pas épargné le Vietnam, l'espoir d'ascension sociale passe plus que jamais par une meilleure instruction, voire par l'accès à l'enseignement supérieur.

 

« J’ai bien aimé manier le kalachnikov. Comme ça, je saurai toujours me défendre contre les méchants impérialistes ! », lance Hien (1) en éclatant de rire. La jeune femme fait référence aux enseignements militaires, théoriques et pratiques, de son premier mois à l’université. Le cas n’a rien d’exceptionnel : les instructeurs de l’armée populaire dispensent des cours semblables dans chaque établissement du pays. Pendant leur première année, les étudiants doivent également digérer un manuel en sept chapitres sur la « pensée Ho Chi Minh », du nom du fondateur de la République démocratique du Vietnam en 1945. Qu’ils se destinent à être physiciens, comptables ou professeurs d’arts plastiques, il leur faut assimiler la ligne politique officielle. Car, issus d’une société qui a connu trois décennies de guerre contre le colonisateur français puis contre l’envahisseur américain, les jeunes Vietnamiens restent potentiellement des miliciens patriotes. Hien, comme d’autres, prend parfois le parti de s’en amuser...

 

Parmi d’autres parcours heurtés, celui de notre adepte du kalachnikov est éclairant. Née en 1985 dans la province de Bac Ninh, Hien est dès l’âge de 6 ans expédiée à Hanoï par des parents cultivateurs qui pensent déjà à l’avenir de leur fille : il faudra tirer parti de la position du grand-père, imprimeur dans l’armée. Fonctionnaire et militaire, l’homme est alors doublement privilégié dans un pays qui sort à peine de la disette. Grâce à son appui, une grosse décennie plus tard, la jeune fille intégrera après son baccalauréat une école d’imprimerie publique peu coûteuse (1,5 million de dongs par an, soit moins de 60 euros, pour les frais de scolarité). Mais le diplôme, obtenu après trois ans d’études, ne la destine qu’à un travail d’ouvrière. A 21 ans, en se comparant à d’autres jeunes de son âge, elle estime son apprentissage dévalué. « Alors j’ai décidé qu’il fallait que je passe le concours d’entrée à l’Université nationale du Vietnam [UNV]. Je me suis préparée pendant un an pour la grande épreuve de juillet. »

Si 95 % des lycéens obtiennent leur baccalauréat, les épreuves sanctionnant l’accès à l’université sont bien plus sélectives. La jeune femme échoue. Elle se rabat alors sur un établissement mi-public, mi-privé : l’université Thang Long et son département d’anglais commercial. Les frais de scolarité (480 euros par an, sept fois le salaire minimum) n’ont plus rien de commun avec ceux de l’école d’imprimerie, ni même avec ceux (100 euros par an) de l’UNV, publique, qu’elle convoitait. « Je ne paie pas de loyer puisque je vis chez mes grands-parents, mais cela ne me met pas très à l’aise. J’ai donc recommencé à travailler. » Un emploi de jour dans le commerce des vins et spiritueux. Le soir est réservé aux études. En octobre 2011, Hien obtient finalement sa licence. Sans garantie, pour autant, que ce nouveau diplôme soit le sésame vers un poste satisfaisant...

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Hongrie: quand l'Etat tranfère les écoles à l'Eglise

Hongrie: quand l'Etat tranfère les écoles à l'Eglise | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Sous couvert de bonne gestion, le Premier ministre ultraconservateur favorise le transfert des établissements scolaires aux institutions religieuses. Ce qui lui permet de remettre au goût du jour une morale traditionaliste.

 

Les vacances d'été se sont envolées, les résidences secondaires sont fermées. Avec l'automne, la petite commune d'Alsoörs a retrouvé son calme. Ce village cossu aux toits de tuiles, niché sur la rive nord du lac Balaton, au coeur de la Hongrie, ne compte que 1 850 habitants permanents. Et une seule école. Jusqu'à l'an dernier, elle relevait de l'enseignement public. A la rentrée de septembre, elle a été transférée à l'Eglise réformée qui la gère désormais aux frais de l'Etat. Chants religieux obligatoires, prière commune le lundi matin... Le catéchisme est facultatif mais il est remplacé, pour les enfants qui ne veulent ni de l'enseignement du pasteur ni de celui du curé, par des cours de morale.

"Au printemps dernier, raconte Monika Titscher, 37 ans, présidente de l'association des parents d'élèves, le maire et le proviseur ont convoqué toutes les familles. Ils nous ont expliqué qu'à partir du 1er janvier 2013, avec l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur l'éducation, nous ne pourrions pas garder notre école, faute d'un nombre suffisant d'élèves par classe, à moins de l'offrir à une institution religieuse." La nouvelle législation impose, en effet, le regroupement des petites écoles, mais cette contrainte ne concerne pas les établissements scolaires gérés par les Eglises qui conservent leurs subventions quel que soit le nombre d'élèves. A Alsoörs, seules deux familles, sur 96, ont voté contre le transfert proposé par le maire. La mairie a contacté le curé et le pasteur. Le premier, après en avoir référé à sa hiérarchie, a décliné l'offre, le second l'a acceptée. "Nous n'avions pas le choix, c'était la seule solution pour sauver l'école", souligne Monika Titscher, catholique non pratiquante....

...

Les valeurs morales sont en berne. Nous voulons les réhabiliter, qu'il s'agisse de la protection de la vie humaine, du travail, du respect des lois, de l'honnêteté ou de l'amour de la patrie. L'école n'a pas seulement pour but l'acquisition des connaissances, elle doit aussi transmettre des valeurs", justifie la ministre. Au passage, en littérature, le programme officiel réhabilite un quatuor d'auteurs ultranationalistes et notoirement antisémites, dont Albert Wass (1908-1998) chantre de la "magyarité", et Jozsef Nyirö (1889-1953), partisan du parti pro-nazi des Croix fléchées. Il y a bien eu quelques protestations, mais la secrétaire d'Etat juge que ce sont de "très bons écrivains" et que la "controverse est exagérée". Universitaire, spécialiste des questions d'éducation, Peter Rado estime cependant que ces tentatives d'endoctrinement idéologique sont "vouées à l'échec". Il prédit plutôt, chez les professeurs, une résurgence de cette forme de résistance que fut, dans la Hongrie communiste, le double langage! Vent debout contre la réforme, les syndicats d'enseignants ont le sentiment d'avancer à reculons. "On renoue avec une approche idéologique et avec un enseignement fondé sur le bourrage de crâne, à contre-courant de ce qui se fait partout en Europe", déplore Laszlo Mendrey, le président de l'Union démocratique des enseignants de Hongrie.....

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Les Universités Populaires - Idées - France Culture

Les Universités Populaires - Idées - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Crise, chômage, précarité, sélection sociale à la fac et nécessité d'une formation continue pour les salariés... Sans oublier la curiosité qui n'a pas pas d'âge limite ni besoin de se justifier : les Universités Populaires sont plus que jamais à l'ordre du jour.

Avec Genevière Tardieu pour son livre "L'Université Populaire Quart Monde" aux Presses Universitaires de Paris Ouest et Nicolas Roméas, directeur de la revue Cassandre , pour "Education populaire, une utopie d'avenir" qui paraît aux éd. Les Liens qui libèrent

Reportage de Sophie Bober à la Maison populaire de Montreuil et à l' Université Populaire de Lille

 

Durée de l'émission: 58 minutes.

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Classes prépas : cet enfer où coulent l'encre et le miel - Idées - France Culture

Classes prépas : cet enfer où coulent l'encre et le miel - Idées - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Les classes prépas : un enfer où les jeunes héritiers s'aguerrissent dans une ambiance "marche ou crève" digne de Full Metal Jacket ? Ou bien le paradis des savoirs, un Eden gorgé de fruits défendus laissés à portée de main des jouvenceaux initiés à la libido sciendi ?

Grantanfi explore aujourd'hui le quotidien des 79000 élèves des prépas publiques, (encore) gratuites et en accès libre, qui sont une singularité très française.

En reportage, avec Sophie Bober, à la rencontre des profs et des élèves de khâgne et d'hypokhâgne du lycée Jules Ferry de Paris.
Et en direct, avec les écrivains Marie Desplechin, qui a récemment signé une enquête iconoclaste pour Le Monde "Prépas, l' excellence au prix fort", et Emmanuel Arnaud, auteur du Théorème de Kropst, un roman de formation situé dans la "sup étoile" du lycée Louis-le-Grand…

Sans oublier le "Portrait de l'étudiant en artiste", à la rencontre de la jeune dramaturge Louise Emö qui propose Simon Au Kibélé de Paris le 27 septembre.

 

durée de l'émission : 59 minutes.

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«Tempête sous un crâne», un documentaire sur l'enseignement au collège

«Tempête sous un crâne», un documentaire sur l'enseignement au collège | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Comment peut-on enseigner aujourd'hui au collège ?

En 80 minutes, le documentaire de Clara Bouffartigue, Tempête sous un crâne, nous livre une réponse pleine d'entrain, en nous plongeant au vif d'une classe de 4e du collège Joséphine Baker, à Saint-Ouen (classé en ZEP), aux côtés des enseignantes de français et d'arts plastiques. Le film donne à voir l'invisible de la relation pédagogique, ce qui se passe dans l'acte d'enseigner et de transmettre, à travers le quotidien d'une équipe éducative. Tempête sous un crâne est un très joli film. Il est soutenu par le Snes, principal syndicat du secondaire.

Reportage sur ce documentaire à écouter: 2'39''

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ROUMANIE • Roms: l'école pour s'en sortir

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Grâce à l'un des leurs qui a suivi une scolarité complète et les stimule, les enfants roms d'une localité de l'ouest du pays fréquentent assidûment l'étude après la classe.

Malgré les difficultés, les familles ont compris que l'éducation est un passeport pour l'avenir.

 

Viorel Vereşan est un exemple pour les enfants roms inscrits au Centre de jour [une étude après la classe] de Periam, une localité de l'ouest de la Roumanie. Cet homme de 32 ans a réussi à convaincre ces jeunes qu'ils devaient acquérir quelque éducation, sous peine de vivre au pays la faim au ventre, ou de devoir partir tenter leur chance à l'étranger, sans autre choix que de mendier.

Employé par le Centre, Viorel prête main-forte à ces écoliers pour tout : il fait des allers-retours à la mairie avec les familles pour s'occuper des aides sociales ou du chauffage, et il est gêné lorsqu'il doit dire que certains ne savent pas écrire et doivent apposer leur empreinte en lieu et place de signature. En plus de sa responsabilité de médiateur entre les Tsiganes et les autorités, l'homme s'occupe aussi de récupérer les enfants le matin pour les emmener à l'école et de les ramener le soir après les cours. Son histoire commence dans un orphelinat et, paradoxalement, cela lui a réussi: des gens se sont occupés de lui et l'ont poussé à finir le lycée. Il reconnaît lui-même que, s'il était resté dans sa famille, il aurait probablement quitté l'école à 12-13 ans. Comme la plupart des Roms de Roumanie.

Sa mère avait recontré son père alors que son mari était en prison. Elle avait déjà cinq enfants à la maison, mais est tombée follement amoureuse. Quand l'époux est sorti de prison, sa mère est rentrée dans le rang, mais sans Viorel, car l'ex-détenu n'a pas accepté d'élever l'enfant d'un autre. La famille de son père biologique ne pouvait pas l'héberger non plus, car ce père se trouvait à son tour en prison pour le vol d'un sac de maïs... Viorel a donc échoué à l'orphelinat, mais il est fier d'annoncer qu'il est le plus instruit parmi ses sept frères: " J'ai eu plus de chance comme ça, sans eux.....

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Au Lycée français de New York, la fin d'un privilège - Les blogs du Diplo

Smokings, robes de soirée, parures étincelantes et champagne qui coule à flots.

Réception très attendue, le gala annuel du Lycée français de New York (LFNY), qui réunit les généreux donateurs de l’établissement, s’est tenu dans le hall bleu électrique du luxueux hôtel Park Avenue Armory, le 17 mars dernier. Jean Paul Gaultier s’y est vu remettre le prix Charles de Ferry de Fontnouvelle – du nom du comte et diplomate français qui fonda le lycée en 1935 – pour sa « contribution au rayonnement de la communauté franco-américaine ». Le couturier succédait à la journaliste Anne Sinclair, à Mme Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), ou encore à M. Michel Pébereau, président du conseil d’administration de BNP Paribas. Cette année, les commensaux de la table « Picasso » (douze personnes) avaient déboursé 25 000 dollars, contre 20 000 pour ceux de « Hemingway » (dix convives). A chaque fois, naturellement, la prestation offre la possibilité de projeter un logo d’entreprise sur un écran géant. Les bourses les plus étriquées se sont rabattues sur la table « Cocteau », qui, pour 10 000 dollars, ne donnait droit qu’au programme broché du gala.En 2011, la cérémonie avait permis de réunir près de 2 millions de dollars. La chanteuse Madonna, l’ex « chevalier d’industrie » M. Jean-Marie Messier, mais aussi Moët Hennessy — Louis Vuitton (LVMH), L’Oréal, Euro RSCG ou encore les banques Lazard et Société générale avaient versé jusqu’à 30 000 dollars. Cette année, 3,6 millions de dollars ont été récoltés au cours des réjouissances. Une question demeure néanmoins : pourquoi un lycée à but non lucratif, homologué par le ministère des affaires étrangères, et dont la mission consiste à assurer le « rayonnement de la France [1] » hors de ses frontières, doit-il avoir recours aux dons de millionnaires et de multinationales ? C’est, semble-t-il, le tribut à payer pour maintenir le niveau d’excellence de cet établissement privé bilingue dont le budget de fonctionnement annuel dépasse les 29 millions d’euros [2], et que la responsable des admissions, Mme Martine Lala, nous présente comme « très concurrentiel » et « de grand calibre »...

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«Dans mon lycée, le défi, c'est de retenir les élèves»

«Dans mon lycée, le défi, c'est de retenir les élèves» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
A Arras, le lycée professionnel Jules-Ferry voit ses indicateurs de performance progresser depuis deux ans, malgré des élèves souvent peu motivés en arrivant.

 

Elle a le sourire. La proviseur Katja Erdmann, pimpante, s’apprête à féliciter son équipe. Elle vient de recevoir les indicateurs des lycées, publiés aujourd’hui par le ministère de l’Education nationale.

 

Les résultats de son lycée professionnel Jules-Ferry, à Arras dans le Pas-de-Calais, montent en flèche depuis deux années. Le taux de réussite au bac est 18 points au dessus du taux attendu pour cet établissement par le ministère. Et parmi les élèves ayant quitté l'établissement l’année dernière, 97% sont repartis le bac en poche. Une belle performance. D’autant que la partie était loin d’être gagnée. «Les élèves viennent rarement parce qu’ils l’ont décidé. Ils arrivent en traînant des pieds souvent. Les filières que nous proposons n’ont pas la cote auprès des jeunes, elles ne plaisent pas.»

Ici, on apprend à réparer les tracteurs, à conduire les machines des usines, à remettre d’aplomb les ascenseurs ou encore entretenir les rails pour la SNCF. «C’est vraiment compliqué de les faire venir, insiste la proviseure, surtout dans la filière de maintenance de matériel agricole. Souvent, c’est la fin d’un rêve pour eux, un échec. Alors une fois qu’ils sont là, on fait tout pour essayer de les retenir.» Katja Erdmann a ses techniques. Elle a élaboré un vrai plan de bataille, qu’elle peaufine rentrée après rentrée.

 

Principe numéro 1, «agir tout de suite. Ne pas attendre, sinon il est trop tard.» Ses profs sont briefés. Dès la rentrée, ils doivent observer avec attention la classe et repérer ce qui ne va pas. Au bout de trois semaines - et non en fin de trimestre comme habituellement - la proviseure réunit un conseil de classe. Enseignants, surveillants, assistante sociale, infirmière, conseillères principales d'éducation... Tous s’attablent pour «faire le point» sur chaque élève. «Beaucoup de choses se repèrent très vite: souci financier pour payer les fournitures, absences non justifiées, problèmes médicaux, familiaux… On essaie de trouver des solutions d’emblée», poursuit la proviseure, au pas de course et sur talons hauts....

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Activités périscolaires : à Romainville, l'histoire de l'art essuie les plâtres

Activités périscolaires : à Romainville, l'histoire de l'art essuie les plâtres | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
«Libération» suit chaque semaine la mise en place de la réforme des rythmes scolaires et ses conséquences. Aujourd'hui, premier jour d'initiation artistique avec des CP-CE1 dans une école de Seine-Saint-Denis.

 

Deux jours après la rentrée, Libération a suivi jeudi le premier atelier d’histoire de l’art, dans l’école Charcot de Romainville (Seine-Saint-Denis), avec une dizaine d’enfants de CP et de CE1.

Romainville fait partie des 20% des villes qui ont accepté d'adopter la réforme de Vincent Peillon dès cette rentrée. Le retour à la semaine de 4,5 jours en primaire, supprimée en 2008 par la droite, doit permettre d’alléger les journées de classe et vise à lutter contre les inégalités sociales, en donnant à tous les enfants l’accès à des activités péri-éducatives (artistiques, culturelles, sportives...).

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Sciences Po : l’après Clément Méric - Les Inrocks

Sciences Po : l’après Clément Méric - Les Inrocks | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Plus d’une semaine après la mort de Clément Méric, élève à Sciences Po, l’Institut est toujours sous le choc. Reportage.


Le grand hall est désert, les couloirs sont vides, la bibliothèque aussi : Sciences Po est en vacances. Pourtant, il y a une semaine, une série de rassemblements mobilisait la communauté étudiante du 27 rue Saint-Guillaume : la mort de Clément Méric, un jeune homme de 18 ans en première année dans l’établissement. Le principal suspect a été mis en examen. Il s’agirait d’un militant proche des JNR (Jeunesses nationalistes révolutionnaires). Un drame qui a profondément choqué la communauté de Sciences Po.

Clémence, 19 ans, a intégré l’Institut d’Etudes Politiques parisien en même temps que Clément, l’année dernière. Quand elle a appris la nouvelle, l’étudiante venait de terminer un partiel à Paris IV :

“J’ai d’abord eu du mal à me dire que c’était possible. Ce qui vient après l’émotion, c’est le dégoût. Je suis écœurée qu’en 2013, des jeunes gens se fassent assassiner pour les idées, alors qu’ils se battent pour leurs rêves.”

“Ce qui a marqué les gens de Sciences Po, c’est cette phrase forte, qu’il aimait dire : ‘Je suis intolérant avec les intolérants’”, raconte Clémence. Mais pas au point d’opter pour la violence. “C’était loin d’être une tête brûlée”, selon Claire. Clément était même “extrêmement calme, réservé, pas du genre à attaquer quelqu’un”, ajoute un professeur d’histoire de Sciences Po qui le connaissait très bien. Un autre camarade militant, Paul*, commente :

“Clément et moi n’avions pas exactement la même culture politique mais c’était facile de discuter. il était respectueux, contrairement d’ailleurs à ce que certains voudraient relayer, ce n’était pas quelqu’un de bagarreur.”

Au contraire, “c’était plutôt le genre de garçon a montrer son désaccord en manifestant”, explique Clémence. A deux reprises, Clément Méric s’était interposé face au comportement violent de certains étudiants lors de manifestations mouvementées à Sciences Po. Malgré ses différends, il avait à chaque fois fait en sorte de calmer le jeu. “A l’IEP, on nous apprend à confronter nos points de vues, débattre et à trouver des solutions consensuelles” nous dit Clémence. Mais, après ce qui s’est passé, elle avoue ne plus vraiment avoir envie de discuter avec “ces gens-là”- comme ces groupuscules d’extrême-droite dont est issu celui qui a frappé son camarade : “On a envie qu’ils soient punis, c’est humain !”


Ses camarades militants rappellent que, même si les jours ont passé, il ne faut pas occulter la dimension politique de la mort de Clément :

“Je pense qu’il ne voudrait pas qu’on en fasse des caisses de pathos. Bien sûr il faut parler du drame humain mais il ne faut pas oublier la dimension politique et le fait qu’il est mort à cause de ses idées”, explique Paul.

L’étudiant en deuxième année décrit aussi une “forte solidarité entre les syndicalistes”, mais pas seulement :

“Le meurtre de Clément a une résonance pour n’importe quel militant de gauche, bien au-delà de l’extrême-gauche. Pour avoir discuté avec des gens qui ne le connaissaient pas, à Sciences Po ou dans les syndicats, sa mort invite à ne pas désarmer et à continuer le combat contre l’extrême-droite.”

A ce propos, Clémence est sans appel : “mon engagement politique sera d’autant plus fort maintenant”. Pour l’étudiante, le décès de Clément n’est malheureusement pas un cas isolé : “Il est mort parce qu’il avait été reconnu comme militant antifa”....


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Dans l'extrême sud thaïlandais, le calvaire des enseignants face à la guerre

Dans l'extrême sud thaïlandais, le calvaire des enseignants face à la guerre | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le corps professoral, majoritairement bouddhiste, est devenu une cible de choix pour l'insurrection islamiste, en butte au pouvoir de Bangkok. Un défi sécuritaire et identitaire.

 

A l'instar d'autres catégories de population, eux aussi ont subi, et continuent de subir, avec une douleur pudiquement contenue, les affres d'une guerre qui, au fond, n'est pas la leur. Depuis 2004, les enseignants de l'extrême sud de la Thaïlande n'échappent pas au conflit sanglant – plus de 5 300 morts et 11 000 blessés – qui met aux prises le pouvoir central de Bangkok et une insurrection séparatiste dans les provinces méridionales à majorité musulmane de Yala, Pattani et Narathiwat. Pis, ils sont devenus des cibles de choix. Harcelés, et parfois éliminés froidement par des sicaires sans états d'âme.

Ces dernières semaines, la triste litanie des victimes s'est encore allongée. Ainsi, mercredi 23 janvier, un enseignant a été tué par des individus armés qui ont fait irruption dans une école primaire du district de Bocho (province de Narathiwat). L'homme, âgé de 51 ans, est tombé sous les balles de ses agresseurs tandis qu'il déjeunait à la cafétéria de l'établissement. La scène s'est déroulée sous le regard horrifié d'une trentaine de témoins impuissants, élèves et professeurs.

Début décembre, déjà, des centaines d'écoles de cette même province, placée sous état d'urgence depuis juillet 2005, avaient été fermées en signe de protestation, après qu'une enseignante de 32 ans eut perdu la vie dans une embuscade mortelle sur le chemin du retour à son domicile. Le président de l'association des enseignants, Sanguan Intarak, avait alors décrété une suspension temporaire des cours, réclamant aux autorités "des mesures efficaces pour [protéger] les professeurs"...

 

Pourquoi les enseignants, a priori étrangers au conflit qui se déroule à seulement quatre cents kilomètres de Phuket et de ses plages paradisiaques prisées des touristes étrangers, sont-ils visés par un tel hallali meurtrier ? Les raisons sont à la fois d'ordre symbolique et politique. Symbolique, d'abord. "En Thaïlande, l'enseignement est vecteur, non seulement d'un savoir et de connaissances, mais aussi d'une identité nationale qui est profondément imprégnée des valeurs bouddhistes [95 % des habitants du pays sont de confession bouddhiste]. Ce sont ces valeurs qui sont visées par les partisans de la charia, la loi islamique. Ce faisant, les extrémistes expriment leur rejet vis-à-vis d'une nation dont ils ne se sentent en aucune façon membres à part entière", argumente Sophie Boisseau du Rocher, spécialiste des questions politiques et géostratégiques en Asie du Sud-Est...

 

A cette dimension symbolique s'ajoute un volet plus politique, qui contribue à faire du corps professoral une proie, sinon idéale, du moins de premier choix. "Les enseignants sont des fonctionnaires, donc des représentants de l'Etat, mais ils constituent des cibles plus faciles que les militaires. A travers eux, c'est, en filigrane, l'Etat qui est visé, et notamment son incapacité à régler la situation dans le sud du pays", explique Mme Boisseau du Rocher....

 

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« Une Grande école ? Pourquoi pas moi »? fête ses 10 ans (volet 1) / France Inter

« Une Grande école ? Pourquoi pas moi »? fête ses 10 ans (volet 1) / France Inter | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Vendredi prochain l’ESSEC, la prestigieuse école de commerce, fêtera les dix ans de son programme d’égalité des chances baptisé « Une grande école Pourquoi pas moi » ?

 

Pour les deux semaines à venir, Périphéries s’arrête sur ce dispositif qui permet d’accompagner des lycéens issus de milieu modestes vers les études supérieures.

Plusieurs centaines de jeunes ont déjà bénéficié en dix ans de ce programme qui loin d’être une stricte filière de recrutement se veut un moyen d’élargir les horizons de jeunes qui ne se projettent pas forcément dans des cursus longs et prestigieux.

Cette semaine, Périphéries est allée à la rencontre de Karim qui achève aujourd’hui ses études à l’école centrale de Lille et de Soujoud qui a achevé une formation à l’ESSEC et cherche actuellement un stage dans le management culturel.

Tous deux ont été des bénéficiaires du programme « Une grande école Pourquoi pas moi » ?

Ils reviennent sur cette expérience…

 

Durée du reportage: 9 minutes

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L'Alsace attire les étudiants chinois - France 3 Alsace

L'Alsace attire les étudiants chinois  - France 3 Alsace | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Depuis le début des années 2000, le nombre d'étudiants chinois a considérablement augmenté. Ils sont près de 800 aujourd'hui à être inscrits dans une université alsacienne.

 

Depuis 2000, leur nombre a été multiplié par 10. Près de 30 000 chinois étudient aujourd'hui en France. Parmi eux, 800 ont choisi l'Alsace.Plus humaine, culturellement très attractive, moins chère, la région séduit l'étudiant chinois qui est prêt à quitté pays et famille pour tenter l'aventure française. Ils se dirigent principalement vers les sciences économiques, l'ingénierie et les Lettres. Et après leur cursus universitaire, beaucoup décident de rester là pour démarrer une vie professionnelle. Pour autant, tout n'est pas gagné d'avance.

 

Avec un reportage télévisé de 2'48.

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Ces maternelles qui jouent aux prépas

Ces maternelles qui jouent aux prépas | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les parcours d'excellence commencent de plus en plus tôt. Certains établissements d'élite sélectionnent même leurs recrues dès l'âge de 4 ans, instaurant une compétition acharnée qui touche tous les milieux.

La rançon du succès scolaire?

 

Marceau (1) n'a pas réussi le test d'entrée à l'institution parisienne où sa mère souhaitait l'inscrire. L'Ecole active bilingue Jeannine-Manuel (EABJM) est une référence, un établissement d'élite. On y dispense les cours en français, en anglais, et les élèves découvrent le chinois dès le CE 2. Ici, les conditions d'apprentissage sont dignes d'un cinq-étoiles: locaux design, profs triés sur le volet, activités parascolaires (danse, cuisine, théâtre...) plus nombreuses que n'en peuvent contenir les sept jours de la semaine, conférences de haut niveau, bilans semestriels d'évaluation... Evidemment aussi, les résultats sont excellents: 100 % de réussite au bac, 96% de mentions bien. Evidemment, un tel niveau d'exigence implique une sélection drastique, tant sur le plan intellectuel que psychique. Marceau a ainsi été jugé "immature" par le comité de recrutement. Un peu dur pour un petit garçon de 4 ans. "Il a raté son test du bonhomme, soupire, encore énervée, Jeanne, sa mère. Il fallait dessiner un personnage. S'il est trop conceptuel ou trop moche, ça ne colle pas. Je vais retenter l'an prochain, et nous préparerons l'examen ensemble, quitte à prendre quelques cours avec un graphologue et un orthophoniste. Toutes les autres mamans le font. Si ça marche..."

Quatre ans, c'est jeune. Pourtant, comme Jeanne, de plus en plus de couples font des pieds et des mains pour inscrire leurs enfants dans une maternelle sélective privée. Mais en mettant leur progéniture sur les rails de l'excellence dès le premier Playmobil, ces parents aux petits soins se disent que tout, ensuite, s'enchaînera naturellement vers les voies royales. Jacques Attali leur donne raison. En 1998, déjà, dans son rapport "Pour un modèle eurpéen d'enseignement supérieur", il écrivait: "On notera que l'essentiel des élèves reçus aux grands concours comme ceux de l'Ecole normale supérieure ou de l'Ecole polytechnique viennent d'une dizaine de lycées. En poursuivant jusqu'à l'absurde, on pourrait même sans doute établir que la majorité des élèves des plus grandes écoles françaises ont commencé leur scolarité dans une ou deux centaines de classes maternelles!"...

 

Le marché de l'angoisse scolaire, déjà florissant, ne pouvait pas laisser passer un tel créneau. Cette année, Cours Ado, organisme de soutien scolaire, lance une offre pour les élèves de grande section de maternelle. Dix heures, précédées d'un test d'évaluation, afin de préparer les enfants à l'apprentissage des fondamentaux. "Le but n'est pas d'en faire des génies, mais de dédramatiser l'entrée au CP, explique Isabelle Dumas, la fondatrice. Un petit qui a des problèmes en CP les conservera tout au long de son parcours. Ensuite, on ne pourra que coller des rustines. Mais s'il est déjà à l'aise avec les chiffres et les phonèmes, tout coulera de source. Dix heures pour sécuriser une scolarité, c'est peu !" Même le très réputé éditeur Nathan s'y met ; il propose des coffrets éducatifs baptisés La Petite Ecole - tout un symbole - dès la première année de maternelle......

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Un goût d'école (3/4) : "Les tribus des récrés" - Information - France Culture

Un goût d'école (3/4) : "Les tribus des récrés" - Information - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Jeux de ballons ou de billes, échange de cartes, saut à l’élastique, cris joyeux ou petites bagarres… La cour de récréation est une microsociété qui a ses codes où l’enfant apprend (parfois durement) la vie en société. En fonction des âges, de la maternelle au lycée des leaders se dégagent. Sortant du cocon familial, les enfants expérimentent les relations de dominant ou de dominé. Le groupe social a ses codes, ses normes, son vocabulaire, ses références (mangas, dessins animés…), son bouc-émissaire...

Le mimétisme semble être l’une des clés du rapprochement. Mais ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas faire comme les autres sont perçus comme un danger à écarter. Ainsi se constitue une standardisation des comportements, des modes vestimentaires, par le groupe enfantin qui s’oppose à une trop grande originalité. Les petits y font aussi l’expérience de l’inégalité et de l’injustice, qui font partie de l’apprentissage social.

Du primaire au lycée, les lignes bougent et à partir du collège les originaux s’organisent, osent s’exprimer et peuvent se faire respecter. Des témoignages de jeunes de 6 à 15 ans racontent une microsociété un peu primitive, archaïque, cruelle dans son innocence. La cour de récré, c’est une école de la vie.

 

Reportage de 54 minutes.

Production : Andrada Noaghiu

Réalisation : Anna Szmuc

Prise de son : Yves Le Hors

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Éducation : l'école finlandaise, un « miracle » - videos.arte.tv

Éducation : l'école finlandaise, un « miracle » - videos.arte.tv | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Petites recettes éducatives, grands résultats : focus sur le système éducatif en Finlande, l'un des meilleurs en Europe.

 

Depuis 2000, les études PISA ont placé la Finlande au sommet de la réussite scolaire. Plusieurs raisons ont permis ce classement : le rythme scolaire, la décentralisation, la responsabilisation des professeurs ou encore la gratuité de l'enseignement. Tous ces atouts mis bout à bout ont créé une très efficace machine éducative pour les enfants finlandais, et d'intégration pour les enfants immigrés. Et ces résultats attirent la convoitise d'autres pays européens comme la France. En 2011, Ségolène Royale et Luc Châtel ont fait le voyage en Finlande pour voir ce qui était transposable chez nous. L'éducation - et les moyens qui y sont alloués - est d'ailleurs l'un des grands thèmes de campagne de la présidentielle française.

Pour mieux comprendre le fonctionnement du système éducatif finlandais, Yannick Cador et Cécil Thuillier, envoyés spéciaux d'ARTE Journal en Finlande, se sont rendus dans l'école "fondamentale" Eläintarhan, une école primaire à Helsinki. Reportage.

Date de première diffusion : Mer., 18 janv. 2012, 12h45

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Tunisie. La rentrée scolaire avec les enfants du Village SOS Gammarth

Tunisie. La rentrée scolaire avec les enfants du Village SOS Gammarth | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Après 3 mois de silence, la cloche de la rentrée scolaire a sonné et les 2 millions d’élèves ont repris dans la joie le chemin des écoles et des lycées. Kapitalis a rendu visite aux enfants du ‘‘Village SOS Gammarth’’. Par Zohra Abid

 

Mercredi dernier, 3e jour de la rentrée, les élèves ont acheté pratiquement toute leur fourniture scolaire. Les cours n’ont pas réellement commencé, mais tout comme. Les enseignants ont déjà fait subir quelques exercices d’évaluation à leurs élèves.

Ecole, couscous au poulet et pas de sieste

15 heures, le soleil automnal écrase la cour du village de 3 hectares, presque vide. Quelques petits chantiers de restauration ici et là. Sur une plaque vissée sur le mur, à l’entrée de l’une des 13 maisons que compte le village, nous lisons une plaque portant le nom Tunisie Telecom. Une jeune dame nous accueille avec le sourire. «C’est la stagiaire», nous dit le directeur Slim Ben Arab pour nous la présenter.

Mohamed, Tassim et Leïla sont les cadets de la maison. Ils s’accrochent aux jupons de la stagiaire, qui dégage une grande douceur, en la suivant comme son ombre. Au salon, deux autres garçons un peu plus âgés, absorbés par les dessins animés à la télévision. Notre présence ne les a pas fait bouger du tapis.

Nous apprenons que les trois autres membres de la famille «sont encore à l’école; ils rentreront vers 17h30. Leur maman, entre-temps, est en réunion avec les autres mamans du village. Je suis en train d’apprendre un métier formidable. Après mon stage, j’aime bien être du village», raconte la jeune femme qui bénéficie d’un stage rémunéré.

Certains enfants, n’ayant pas cours l’après-midi, sont déjà chez eux en compagnie de leur maman qui leur a préparé, selon l’un d’entre eux, «un bon plat de couscous au poulet. C’était succulent», en attendant le retour de leur frère et les deux autres sœurs pour prendre ensemble le goûter.

Ici, on ne badine pas avec l’horaire, c’est sacré. «Il fait chaud et je ne peux pas les laisser jouer dehors. Puis, ils s’occupent en faisant leurs devoirs ou en regardant la télé. Mais ils ne veulent pas fait la sieste. Ils sont très excités par la rentrée et les retrouvailles de leurs camardes»...

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Manifestation paisible à Québec

Manifestation paisible à Québec | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Une cinquantaine de manifestants ont marché durant près de deux heures dans les rues du centre-ville pour réclamer la solidarité citoyenne sur la question de la gratuité scolaire.

 

De 14 h à 16 h, les manifestants ont circulé dans l’ordre, sous une faible présence policière. Le trajet avait été remis aux forces de l’ordre avant le début de la marche.

Malgré un court « sit-in » à l’intersection de l’avenue Honoré-Mercier et de la rue Saint-Jean, les manifestants n’ont pratiquement pas nui à la circulation.

Escortés par quelques autopatrouilles, ils ont plutôt animé les rues brièvement, attirant plus d’appuis que de complaintes de la part des citoyens, qui semblaient toutefois curieux de les revoir après quelque temps d’absence.

À Montréal, environ un millier de personnes ont répondu à l’appel de la CLASSE en participant à la traditionnelle manifestation du 22e jour du mois.

Bien que la hausse des droits de scolarité ait été annulée et la loi 12 abrogée par le nouveau gouvernement de Pauline Marois, les ardeurs de certains manifestants n’ont de toute évidence pas été refroidies.

« J’ai trois enfants qui veulent aller à l’école et c’est beaucoup trop cher l’université, a déclaré Lisa, une mère de famille qui manifestait en compagnie de ses enfants. Tout le monde devrait pouvoir y aller », a-t-elle poursuivi.

Pour plusieurs, cette manifestation, organisée par la CLASSE, visait aussi à souligner la récente victoire du mouvement étudiant.

« D’un côté, on est là pour célébrer, et de l’autre, parce qu’on croit à la gratuité scolaire », a indiqué Antoine, un étudiant de l’Université de Montréal (UdeM)...

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Les élèves français sont-ils les plus malheureux au monde? | Slate

Les élèves français sont-ils les plus malheureux au monde? | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Avant la rentrée, le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon a déclaré que les élèves français étaient, avec les Japonais, les plus malheureux. Une déclaration qui doit être nuancée mais qui repose sur des constats très concrets.

 

Plus de 12 millions d’élèves ont fait leur rentrée scolaire, mardi 4 septembre. A cette occasion, Vincent Peillon, le ministre de l’Education nationale, a tenu à relancer le débat sur la notation. Une semaine jour pour jour avant la rentrée, il expliquait sur i-Télé son désir de faire «évoluer les notes», argument-massue à la clef:

«Vous savez, les élèves de France, à part les petits japonais, sont les plus malheureux au monde!»

Plus de 12 millions d’élèves ont fait leur rentrée scolaire, mardi 4 septembre. A cette occasion, Vincent Peillon, le ministre de l’Education nationale, a tenu à relancer le débat sur la notation. Une semaine jour pour jour avant la rentrée, il expliquait sur i-Télé son désir de faire «évoluer les notes», argument-massue à la clef:

«Vous savez, les élèves de France, à part les petits japonais, sont les plus malheureux au monde!»

 

Non, nous ne le savions pas. Et pour cause, cette conclusion précise n’apparaît nulle part. Si le ministère de l’Education nous a vaguement orientés vers une étude de l’OCDE datant de 2009, «Assurer le bien-être des enfants», celle-ci ne concerne que les 35 pays industrialisés membres de l’organisation. Et encore, pas tous, puisqu’elle précise: «Pas de données disponibles» pour… le Japon en ce qui concerne la «qualité de vie scolaire». La France, elle, est classée seulement 22e sur 25 pays sur ce critère (calculé à partir du nombre de «brimades» signalé par les élèves et de leur sentiment général sur l’école), devançant seulement la Grèce, le Luxembourg et la Slovaquie.

Contacté pour savoir si une étude contenait l’argument avancé par Vincent Peillon, l’OCDE a affirmé ne pas en avoir connaissance. Selon nos informations, que le ministère s’est refusé à commenter, le ministre de l’Education aurait exprimé cet argument (que l’on retrouve également dans de nombreux articles de médias) sans s'appuyer sur une source précise.

Néanmoins, l’argumentaire du ministre n’est pas totalement sans fondement. Une autre étude menée par l’OCDE dans le cadre de Pisa, un programme comparatif d’évaluation des performances scolaires, et intitulée «L’apprentissage des élèves: attitudes, engagement et stratégies», affirme que les élèves français et japonais font partie des plus stressés en ce qui concerne une matière précise: les mathématiques....

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