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L'enseignement dans tous ses états.
Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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La Finlande veut abandonner les matières à l'école au profit des «sujets»

La Finlande veut abandonner les matières à l'école au profit des «sujets» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

La Finlande se prépare à amorcer un changement radical de l'organisation de son enseignement, nous apprend The Independent. Le pays, qui fait partie des mieux notés au classement international Pisa, compte en effet «s'engager dans un des programmes de réforme de l'éducation les plus radicaux jamais mis en place par un Etat-nation, l'abandon du traditionnel "enseignement par matière" pour "l'enseignement par sujet"», dont le quotidien donne plusieurs exemples:

«Un adolescent suivant un cursus professionnel pourra prendre des cours de "services de restauration", qui incluraient des éléments de mathématiques, de langues étrangères (pour pouvoir servir des clients étrangers), de compétences écrites et orales.

 

Des élèves engagés dans un cursus général se verraient enseigner des sujets transversaux comme l'Union européenne –qui mélangeraient des éléments d'économie, d'histoire des pays concernés, de langues étrangères et de géographie.»

Cette réforme est actuellement testée, à raison d'une ou plusieurs périodes de cours par an, dans les écoles finlandaises, notamment à Helsinki.

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Rythmes scolaires : les pionniers déchantent

Rythmes scolaires : les pionniers déchantent | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Brest, correspondance. Plusieurs syndicats appellent à une journée de mobilisation nationale, ce jeudi, pour réclamer l'assouplissement du décret instituant la nouvelle semaine scolaire dans le primaire, ou son abandon. Premier établissement à expérimenter, avec succès, le retour à 4,5 jours de classe en 2009, l’école Sanquer, à Brest, fustige la nouvelle organisation imposée depuis septembre. Reportage.

L’école Sanquer de Brest a expérimenté la semaine de 4,5 jours dès 2009. Avec des journées de cours raccourcies et une matinée d’école supplémentaire le mercredi, enfants, parents et enseignants y ont tous trouvé leur compte. Pourtant, cette année, dans cette primaire du centre-ville où tout était parfaitement réglé, le nouvel emploi du temps mis en place en septembre passe mal, illustration des difficultés suscitées par cette réforme qui fait l’objet d’un nouvel appel à la grève ce jeudi (lire ci-dessous).

Pour Philippe Le Bian, le directeur, le constat est amer : « Il n’y a eu aucune conclusion tirée de ces quatre ans de test. L’étude chronobiologique commandée n’a pas abouti et c’est inacceptable. La ville a imposé de nouveaux horaires avec des matinées allongées : deux jours longs (8 h 40-16 h 30), deux jours courts (8 h 40-15 h 10) et le mercredi matin. Notre objectif de raccourcir la journée de classe n’est donc plus atteint comme il l’était avant. » Résultat, les élèves sont fatigués, les enseignants ne s’y retrouvent pas et une grande majorité de parents regrettent l’ancien emploi du temps. Adjoint au maire en charge de la politique éducative locale, Marc Sawicki défend le rythme instauré en septembre qui permet, lors des journées courtes, de dégager plus de temps pour proposer des activités périscolaires de qualité. Pour les parents au contraire, cette organisation ne fait qu’augmenter le temps que passent les enfants en collectivité. Yveline Lavanant, en charge des CE2, ajoute : « Le bien-être des élèves a été laissé de côté. Je ne fais pas grève contre les rythmes scolaires mais contre la manière dont Brest a décidé de les appliquer. Pourquoi ne pas avoir simplement repris l’emploi du temps qui a fait ses preuves ces quatre dernières années, avec des journées de classe de 9 heures à 16 h 15, suivies de quarante-cinq minutes d’activités ? »...

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La lutte des classes à l'école n'aide pas la réforme des rythmes | Slate

La lutte des classes à l'école n'aide pas la réforme des rythmes | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

 

Les syndicats des professeurs des écoles ont prévu un mouvement social ce jeudi; on annonce 25% dans toute la France et 50% pour l’académie de Paris. Car oui, la capitale et ses 663 écoles concentre beaucoup de problèmes. D’ailleurs mardi, c’était les animateurs de la ville qui étaient en grève ainsi que les Asem (Atsem dans le reste de la France), les personnels qui aident les enseignants des écoles maternelles et qui prennent maintenant en charge une partie des activités périscolaires (ARE à Paris)…

Les rythmes scolaires révèlent un mauvais climat, des incompréhensions mutuelles et des frustrations.

Malgré des communiqués très optimistes de l’Education nationale qui indique que «dans la quasi-totalité (93,5%) des communes, la mise en œuvre des rythmes scolaires se déroule sans difficulté (aucun signalement recensé des personnels, des mairies, ou des parents)», une grande partie des difficultés de la réforme se joue aussi là, dans cette difficulté de faire travailler ensemble toute la communauté scolaire.

 

Que les Atsem/Asem soient parfois employés par les écoles pour assurer des activités périscolaires –Bertrand Delanoë parlait en avril dernier d’un «recentrage sur le cœur de métier au contact des enfants grâce à une décharge de leurs tâches de ménage»– passe mal. En maternelle donc et pas qu’à Paris, on a vu des Asem assurer l’animation de temps périscolaire. Pas du goût de certains enseignants. L'une d'elles nous confie:

«Je vous assure que voir l’Asem s’installer seule avec mes élèves, dans ma classe, quitter la salle et lui laisser ma place ça a vraiment été un grand choc.»

Sébastien Sihr, secrétaire nationale du SNUipp, LE syndicat majoritaire du premier degré, tempère: les professeurs ne remettent pas en cause la présence des Atsem et Asem, mais les nouvelles fonctions de ces dernières privent parfois les enseignants de leur présence en classe (et leur faut aussi parfois faire le ménage dans l’école).

Les enseignants de maternelle ont vraiment besoin de leur appui. Les petits de deux, trois ans (et parfois plus) ne vont pas aux toilettes tous seuls, la mise en place de certaines activités nécessite de l’aide, surtout avec une trentaine d’élève dans la classe, ce qui est monnaie courante en maternelle en France, rappelons-le.....

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Rythmes scolaires : portrait d'une animatrice - Information - France Culture

Rythmes scolaires : portrait d'une animatrice - Information - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
On a beaucoup parlé des professeurs et des parents, dans la polémique sur les nouveaux rythmes scolaires. On a moins évoqué les animateurs. Ils sont en grève à Paris aujourd'hui. Un rassemblement est prévu à 10 h 30 place de l'Hôtel de ville. Le mouvement pourrait être très suivi et toucher 8 écoles primaires sur 10 à Paris. Outre la prise en charge des enfants pendant la cantine, la mission de ces animateurs, c'est bien sûr d'assurer les activités péri-scolaires : théâtre, dessin, etc... Ils sont pour la plupart favorables à la réforme mais réclament 100 euros d'augmentation, car leur "métier a changé". Valérie Bidault est animatrice dans une école du 12ème arrondissement de la capitale. Aujourd'hui elle fera grève. Trait pour trait signé Sébastien Hazard. Durée: 1 minute
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Rythmes scolaires: le stress comme matière principale

Rythmes scolaires: le stress comme matière principale | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Multiplication des intervenants, manque de locaux, horaires inadaptés... Loin de favoriser le « bien-être » des élèves, la désorganisation de la réforme a plutôt tendance à les épuiser.


«C’est la première fois que j’entends mon enfant me dire : ‘‘Maman, je ne veux pas aller à l’école.’’ » Sonia a beau être patiente, l’inquiétude la gagne de jour en jour. Un mois après la rentrée scolaire, cette mère d’élève partage le constat de nombreux parents et enseignants : loin d’améliorer le « bien-être » de l’enfant, la réforme des rythmes se révèle, pour l’instant, bien épuisante. Sur le papier, celle-ci devait desserrer l’étau scolaire en répartissant le même nombre d’heures de cours sur 4,5 jours au lieu de quatre. Le temps gagné, lui, devant être consacré à des « activités périscolaires », à la charge des communes. Mais voilà. À l’usage, ce bel ordonnancement bat de l’aile.

 

Un problème surtout pour les maternelles

Multiplication des intervenants, manque de locaux, horaires inadaptés... Ces reproches reviennent en boucle. « On constate une dégradation du climat scolaire », confirme Jérôme Lambert, responsable du SNUipp-FSU Paris, qui a publié hier les résultats d’une enquête dans 160 écoles de la capitale. Ici, la municipalité a décidé de réduire le temps de classe du mardi et du vendredi. Résultat ? Le lundi, les cours se terminent à 16 h 30, le mardi à 15 heures, le mercredi à 11 h 30, le jeudi à 16 h 30 et le vendredi à 15 heures...« Les enfants n’ont pas deux jours consécutifs semblables, s’agace un directeur d’école. C’est un problème surtout pour les maternelles qui ont besoin de régularité pour se structurer. » Jérôme Lambert confirme cette « perte des repères spatio-temporels » chez les plus petits qui voient se succéder dans leur classe la maîtresse, les Atsem, les animateurs de centre de loisirs, un intervenant de théâtre... « D’une manière générale, cette désorganisation provoque beaucoup de stress chez les adultes comme chez les enfants qui ne savent jamais ce qu’ils vont faire dans la journée. »

 

Chronobiologie

À regarder les organisations retenues par les 4 000 communes appliquant la réforme, on se dit que les préconisations des chronobiologistes ne sont également qu’un lointain souvenir. Souvent, le choix a été de placer les activités périscolaires après la classe, entre 15 h 30 et 16 h 30, au moment où « le pic de vigilance » des enfants est censé remonter... Mais pour beaucoup l’aberration suprême a été d’appliquer la même réforme en maternelle. ..



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L’année de la réforme des rythmes scolaires en 10 dessins

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L’année de la réforme des rythmes scolaires en 10 dessins

 

Pour conclure cette semaine "spécial rentrée", voici une petite rétrospective de la mise en place de la réforme des rythmes scolaires à partir de 10 strips réalisés pour la newsletter "La toile de l'éducation" (qui a repris mercredi).

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Rentrée scolaire. Rythmes scolaires, une aubaine pour le secteur privé ?

Rentrée scolaire. Rythmes scolaires, une aubaine pour le secteur privé ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

En lançant une réforme sans moyens pour l’appliquer, l’État offre un boulevard aux acteurs du périscolaire, un secteur déjà en plein essor. 

 

Bientôt des écoles primaires sponsorisées par le CAC 40 ? Nos enfants apprendront-ils à lire dans une classe Total et à compter grâce aux assurances Axa ? Un tel scénario relève de la fiction… pour l’heure en tout cas. Dès la rentrée 2014, certaines activités périscolaires, instaurées par la nouvelle semaine de quatre jours et demi, seront financées par l’entreprise Total. Le 7 juin, le groupe pétrolier a en effet signé un accord-cadre avec la ministre Valérie ­Fourneyron, aux termes duquel il s’engage à financer des projets en faveur de la jeunesse, à hauteur de 16 millions d’euros. Quatre millions seront destinés à « des activités éducatives et culturelles en dehors du temps scolaire, notamment en accompagnant la réforme des rythmes éducatifs dans le premier ­degré », détaille le communiqué du ministère. « Il ne s’agit que d’une renégociation d’un accord signé en 2009 avec Martin Hirsch », explique Catherine Ferrant, déléguée générale de la fondation Total. Qui s’est vu demander par le nouveau gouvernement d’orienter une partie de ces fonds vers le financement de sa réforme.

Ce recours à des fonds privés « trahit un glissement insupportable dans la manière dont l’État considère le futur de l’organisation scolaire », a ­dénoncé, cet été, l’Association des maires ruraux de France...

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Education: la "bivalence" des professeurs vue par Claude Lelièvre

Education: la "bivalence" des professeurs vue par Claude Lelièvre | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La bivalence ou l'enseignement de deux matières par les professeurs est l'une des pistes évoquées par la Cour des comptes pour réformer le métier enseignant. Eclairage historique par Claude Lelièvre, historien de l'éducation.



Un peu d'histoire - plus ''rétrospective'' que ''prospective'', car l'histoire repasse rarement deux fois le même plat - s'impose pour qui veut en savoir plus sur l'obscure question de la ''bivalence'' des professeurs de l'enseignement secondaire. Souhaitée par certains, elle est redoutée par d'autres, alors même qu'elle existe de fait en histoire-géographie, physique-chimie, sciences économiques et sociales, sans compter la ''trivalence'' français-latin-grec.

Il faut remonter jusqu'au début de la Ve République: dès 1959, il est décidé que les enfants ayant six ans cette année là auront obligatoirement deux années de scolarisation supplémentaire. La structure où devait se faire la prolongation de la scolarité obligatoire pouvait prendre des formes bien différentes. Ce qui est finalement choisi par la réforme Capelle-Fouchet de 1963 (qui a été décidée et tranchée par Charles de Gaulle lui-même), c'est l'institution d'un collège d'enseignement général (le CES) par lequel devront désormais transiter tous les élèves de 11-12 ans à 15-16 ans.

Le CES est un collège à filières qui réunit en un même établissement la voie dite longue (encadrée par des certifiés et des agrégés), la voie dite ''courte'' (encadrée par des PEGC, professeurs dits bi-valents), et une voie dite "transition-pratique" (qui doit être encadrée en principe par des instituteurs spécialisés).

La nouvelle structure unifiée institutionnellement (le "CES") va se construire effectivement en une dizaine d'années par la transformation de premiers cycles des établissements secondaires en ''CES'' ou par celles des CEG (anciens cours complémentaires rebaptisés ''collèges d'enseignement général'' en 1960) transformés en ''CES''; ou encore par la construction de nouveaux ''CES'' ex-nihilo. Mais l'arrivée des PEGC dans les ex-premiers cycles des collèges et lycées, ou l'arrivée symétrique des certifiés ou agrégés dans les ex-CEG, ne s'est pas faite sans mal, sans frictions de corps enseignants, et sans effet de distinction (qui laissent de nombreuses traces, et qui durent...).

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C'est classe !: Université: Tristes ethnologie et anthropologie

C'est classe !: Université: Tristes ethnologie et anthropologie | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La ministre Geneviève Fioraso veut en finir avec le maquis des licences. Et réduire drastiquement leur nombre. Alors on taille à la hache. L'ethnologie et l'anthropologie disparaissent et se retrouvent dans une licence de Sciences sociales.

 

Les spécialistes prédisent la mort de leurs disciplines. 

Pour Geneviève Fioraso, cette simplification est l'un des axes de sa politique. Mi-juillet, elle veut présenter au CNESER une liste de 40, voire 42 intitulés de licences contre 320 actuellement - et quelque 1600 diplômes, les licences pouvant avoir des spécialités. A l'automne, ce sera au tour des masters. 

A chaque conférence de presse, la ministre fustige le dédale des intitulés devenus illisibles.  

"Ce n'est pas la qualité des formations qui est en cause mais leur lisibilité, expliquait-elle le 3 juillet devant l'Association des journalistes Education, lorsque l'on a  des licences générales de "Physique et sciences de  l'ingénieur", "Sciences pour l'ingénieur", "Physique-chimie sciences pour l'ingénieur", "Physique et mécanique", "Mécanique physique", "Ingéniérie mécanique".... Regardez le MIT, il a des intitulés hyper simples, on peut suivre un MBA de maths et un autre d'arts plastiques par exemple".

La ministre affiche un double objectif. D'abord, que les étudiants s'y retrouvent. C'est, selon elle, l'une des causes de l'échec en licence,  des étudiants choisissant des filières sans bien comprendre de quoi il retourne, puis abandonnant et reprenant un autre cursus jusqu'à trouver le bon.

Ensuite, l'idée est que les entreprises comprennent mieux ce qu'il y a derrière ces licences. Cela passe par des intitulés simplifiés, avec un descriptif clair des compétences acquises par  les diplômés. Quitte à couper dans les licences actuelles et à provoquer des mécontentements.

 

Les universitaires d'ethnologie et d'anthropologie se sont ainsi très vite mobilisés. Une pétition a été signée par 1788 personnes (à la date du dimanche 7 juillet midi) . Et un groupe Promotion de l'Ethnologie-Anthropologie s'est constitué sur Facebook.

"Jusqu'à l'instauration du système LMD (licence-master doctorat), nos disciplines étaient le plus souvent des spécialités que les étudiants choisissaient en troisième année de licence de sociologie, explique Dejan Dimitrijevic, professeur d'ethnologie à l'université de Nice Sophia Antipolis. Avec le LMD, nous nous sommes émancipé de la sociologie, avec des licences d'ethnologie-anthropologie allant de la première à la troisième année. Or aujourd'hui, on supprime tout !".

Dejan Dimitrejevic se fonde sur un document du Comité de suivi de la licence, non diffusé officiellement mais qui a filtré. Il propose 42 mentions - ou grands intitulés - de licences, plusieurs comportant en leur sein des parcours spécifiques. L'ethnologie et l'anthropologie disparaissent des mentions, et apparaissent dans un des parcours de la licence de Sciences sociales.

"Cela nous est tombé dessus car nous n'avons pas du tout été associés à cette démarche, déplore le professeur, nous deviendrons comme un supplément d'âme".

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Thématique : L'éducation, avec Philippe Meirieu - Information - France Culture

Le projet de loi d’orientation et de programmation « sur la refondation de l’école » présenté par le Ministre de l’éducation nationale Vincent Peillon a été adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale le 19 mars. La loi prévoit une réforme de la formation des enseignants, avec la création, dès la rentrée 2013, des Ecoles Supérieurs du Professorat et de l’Education (E.S.P.E), qui prendront le relai des Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (I.U.F.M) mis en place en 1989 par la loi Jospin et supprimés en 2010 par la précédente majorité. Le candidat Hollande, qui a fait de la jeunesse sa priorité, s’était engagé à créer 60.000 postes d’enseignant sur cinq ans. La loi d’orientation et de programmation réserve deux tiers de ces postes au premier degré, dont elle fait la priorité pour « assurer l’apprentissage des fondamentaux et réduire les inégalités ». Le dispositif « plus de maîtres que de classes » prévoit la création de 7.000 postes dans les écoles primaires des zones difficiles. L’accueil des enfants de moins de trois ans sera en outre développé. Plusieurs mesures visant à « faire évoluer le contenu des enseignements » sont prévues, dont la mise en place d’une éducation au  numérique, la création d’un Conseil supérieur des programmes, l’introduction d’un enseignement moral et civique, l’enseignement d’une langue vivante étrangère dès le cours préparatoire. Le principe du collège unique est réaffirmé, à travers notamment l’abrogation de la loi Cherpion de 2011 qui autorisait l’apprentissage pour les jeunes à partir de 14 ans. Enfin, « une association plus étroite des collectivités territoriales à la gestion des établissements », de même que la « mise en place de projets éducatifs territoriaux » est envisagée. Le projet de loi ne modifie ni le statut des enseignants ni celui des établissements scolaires.

          La loi prévoit un « fonds d’amorçage » spécifique de 250 millions d’euros d’aide aux communes pour la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires. Afin d’alléger la journée de classe, le décret relatif à l’organisation du temps scolaire, publié au Journal Officiel le 26 janvier, prévoit pour l’école primaire le retour à la semaine de 4 jours et demi (supprimée en 2008), avec 5h30 de cours par jour (contre 6 actuellement), et 3 heures d’activités pédagogiques complémentaires par semaine. Parmi les 51 plus grandes villes de France, 17 ont choisi d’adopter la réforme dès la rentrée 2013, les autres - dont Marseille, Lyon et Lille - préférant reporter son application à 2014. Le 12 février, plus d’un professeur des écoles sur trois a fait grève pour protester contre cette réforme, à l’appel notamment du SNUipp-FSU, principal syndicat des enseignants du primaire....

 

Durée de l'émission: 59 minutes

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Rythmes scolaires: "Les cinq visages de la réforme"

Rythmes scolaires: "Les cinq visages de la réforme" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Un quart des écoles appliqueront la réforme dès la rentrée 2013, mais pas toutes de la même manière! Horaires, activités, organisation...
Lorène Prigent, consultante en développement des systèmes éducatifs, analyse pour L'Express les 5 formules sur la table.

 

Depuis le 31 mars, on sait de manière officielle qu'un quart des élèves français passeront aux nouveaux rythmes scolaires à la rentrée de septembre. Ces quelques pionniers doivent ouvrir la voie à toutes les écoles de France qui suivront leur exemple un an plus tard. Les mairies qui ont choisi de ne pas attendre dévoilent progressivement leurs "modèles" de réorganisation du temps scolaire.  

Le décret, il est vrai, impose un cadre relativement contraint en termes d'aménagement des horaires, tout en permettant un certain nombre de variantes. Il est encore tôt pour se prononcer sur le "bon modèle, celui qui améliorera réellement le bien-être des enfants ou l'efficacité des apprentissages. Mais il peut être utile, d'ores et déjà, de les répertorier. Et de constater que les communes ont inventé plusieurs manières possibles de "récupérer" les trois heures de classe du mercredi matin (ou du samedi matin, selon les choix), quittes à s'éloigner franchement des propositions présentées dans le guide pratique fourni par le Ministère de l'Education Nationale. Voici une tentative d'inventaire, qui se garde bien de porter un jugement. 

Modèle 1: un ajustement étalé des horaires d'entrée et de sortie....

 

Modèle 2: raccourcissement de la journée de classe de 45 minutes tous les soirs durant lesquelles sont proposées des activités périscolaires facultatives...

 

Modèle 3: allongement de la pause méridienne de 45 minutes par jour...

 

Modèle 4: regroupement des activités périscolaires sur deux jours, deux fois une heure trente environ...

 

Modèle 5: 5 matinées de 4 heures de classe avec 2 après midi de 2 heures, les deux autres deux après-midi de la semaine étant totalement libérés pour mettre en place des "parcours". Un modèle jugé "hors des clous" pour l'instant....
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Education : ce qui va changer à la rentrée

Education : ce qui va changer à la rentrée | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Création de postes, une école pour devenir prof, tour de vis sur la carte scolaire... Le ministère vient de publier la circulaire de rentrée 2013.

 

La prochaine année scolaire sera «une année de transition», a averti le ministre de l’Education Vinent Peillon qui publie ce jeudi la circulaire de rentrée 2013 (voir le document en bas de l'article). Voici, dans les grandes lignes, ce qui va changer :

 

Sous l’ère Sarkozy, 80 000 postes avaient été supprimés. Changement de cap. Pour la première fois en six ans, de nouveaux postes sont créés : 3 000 dans le primaire (maternelle et élémentaire) et 3 770 dans le secondaire. Auxquels s’ajoutent 350 nouveaux emplois d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) et 50 assistants sociaux. Dans sa circulaire, le ministre promet : «Tous les départs définitifs d’enseignants seront remplacés et 60 000 postes seront créés sur la durée du quinquennat.»


C’est le retour de la formation des profs, livrés à eux-mêmes depuis la fameuse réforme de masterisation tant décriée par le corps enseignants. A la rentrée vont s’ouvrir des «écoles supérieures du professorat et de l’éducation» (Espe) placées sous la responsabilité de l’ensemble des universités d’une académie. Ce qui devrait permettre aux nouveaux profs de ne plus être parachutés en classe sans expérience mais d’apprendre au préalable à transmettre des connaissances et gérer une classe.

 

Vincent Peillon l’avait annoncé, il veut revenir sur l’assouplissement de la carte scolaire voulu par Nicolas Sarkozy. Depuis 2008 en effet, les parents peuvent plus facilement obtenir des dérogations à la règle de l’affectation dans le collège-lycée de leur zone géographique. Peillon veut plus de «mixité sociale» dans les établissements mais les modalités de la réforme n’ont pas encore été décidées...

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Rythmes scolaires : près d'un tiers des villes font le saut en 2013

Rythmes scolaires : près d'un tiers des villes font le saut en 2013 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
1,5 million d'élèves, dont un quart dans les communes pauvres, passeront à la semaine de 4,5 jours d'école à la rentrée 2013.
Passera en 2013 ou reportera en 2014 ? La question taraude les maires des 24 000 communes ayant au moins une école primaire depuis que le chef de l'Etat a annoncé, le 20 novembre, la possibilité d'étaler la réforme des rythmes scolaires sur deux ans. A quarante-huit heures de la fin du délai accordé aux villes pour se décider, les jeux sont faits. Ou presque : manquaient encore au ministère de l'éducation nationale, à la veille de la date butoir du 31 mars, les "vœux" d'un cinquième des communes concernées.


Rien d'étonnant à ce que certaines aient attendu le dernier moment pour se "dévoiler", vu les inquiétudes suscitées par le retour à la semaine d'école de quatre jours et demi. Entre 35 % et 55 % des enseignants du primaire étaient en grève, le 12 février, à l'appel d'une intersyndicale, pour dénoncer une "réforme précipitée". Jeudi 28 mars, ils n'étaient que 2 % à avoir répondu à l'appel lancé par quatre fédérations minoritaires. Mais les communes n'ignorent pas dans quel bras de fer elles sont engagées.


Fresnes (Val-de-Marne) aura attendu jusqu'à jeudi soir, 21 h 30, pour arrêter son choix. Le maire Jean-Jacques Bridey (PS) défendait un scénario complexe : regrouper les activités périscolaires sur des tranches horaires d'une heure et demie par jour – comme a choisi de le faire Paris les mardis et vendredis –, mais accessibles aux élèves tous les jours, bien qu'ils n'y participent qu'un jour sur deux.Un scénario jugé "irréalisable" et même "hors la loi" par les enseignants fresnois. Leur mobilisation n'aura pas été vaine : le projet a été rejeté en conseil municipal, le 28 mars...

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N.b Lanotte-Fauré's curator insight, June 11, 2013 1:19 PM

Ils y arriveront un jour, ils y arriveront (2)

Rescooped by Vincent DUBOIS from Idées
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5 idées venues d'ailleurs pour changer l'école en France

5 idées venues d'ailleurs pour changer l'école en France | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Alors que l'OCDE rétrograde la France dans l'enquête Pisa sur le niveau des élèves de 15 ans, certaines pratiques se révèlent particulièrement efficaces à l'étranger.

 

1 / Mettre les enseignants aguerris dans les classes difficiles2 / Former les enseignants aux meilleures pratiques3/ Des programmes pour les élèves, pas pour les profs4 / Bâtir la confiance en soi5 / Développer l'autonomie des établissements
Via Nelson Ferreira
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Les nouveaux rythmes scolaires plaisent aux maires - France Inter

Les nouveaux rythmes scolaires plaisent aux maires - France Inter | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Et si la réforme des rythmes scolaires n'était pas si détestée que ça ? Elle semble en tout cas plaire aux maires qui l'ont déjà appliquée. Selon une enquête de l'Association des maires de France, 80% des communes concernées disent être satisfaites.

 

Cette réforme, qui signe le retour de la semaine à 4,5 jours qui avait été supprimée par la droite en 2008, continue de susciter des interrogations chez certains parents d'élèves et des critiques chez certains enseignants et maires.

Mardi, Jean-Marc Ayrault a annoncé une série de mesures techniques pour faciliter la tâche des maires sans toutefois leur donner satisfaction sur la pérennisation des aides financières.

Selon l'enquête menée par l'AMF dans les quelque 4.000 communes où la réforme est actuellement appliquée, 83 % des villes se disent satisfaites, dont 60 % plutôt satisfaites et 23 % tout à fait satisfaites, de sa mise en oeuvre.

Pour le président de l'AMF, Jacques Pélissard (UMP), ces chiffres sont rassurants... Aussi pour les opposants. Il était l'invité d'Angélique Bouin dans le journal de 18h. Ecoute en cliquant sur le titre de ce topic.


Concernant son financement, 77 % des communes indiquent avoir eu des difficultés à la financer, dont 17 % qui disent n'y être parvenues que très difficilement.

Plus de six communes sur dix estiment dépenser entre 100 euros et 200 euros par élève.

La coopération avec les enseignants s'est quant à elle révélée plus facile dans les zones rurales que dans les communes urbaines où deux tiers des maires font part de difficultés.

A l'exception des villes de 30.000 habitants dans lesquelles 45 % de parents se disent globalement insatisfaits, les parents d'élèves sont plutôt satisfaits de la réforme, avec un taux compris entre 70 et 80%.

L'enquête a été réalisée auprès de 3.852 communes. Plus de 1.100 réponses ont été analysées par l'AMF après vérification de leur représentativité démographique par rapport à l'échantillon de communes interrogées.


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Rythmes scolaires : ça ressemble à quoi, une semaine idéale ?

Rythmes scolaires : ça ressemble à quoi, une semaine idéale ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Libération a posé la question aux enseignants, parents d'élèves et animateurs dans le cortège de la manifestation parisienne de jeudi contre les rythmes scolaires.



Et obtenu des réponses pour le moins variées. Dans la capitale, la manifestation a rassemblé plus de 5000 personnes dans les rues avec près d’un enseignant sur quatre en grève.

 

Durée de la vidéo : 3'16"

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Quel financement pour la réforme des rythmes scolaires en 2014 ?

Quel financement pour la réforme des rythmes scolaires en 2014 ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le gouvernement s'est engagé à pérenniser le fonds d'amorçage de 250 millions d'euros pour la rentrée 2014.



Avec quel argent est financée la réforme des rythmes scolaires ? Cette question fait partie de celles que les élus d'opposition posent avec insistance au ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon.

Pour l'Association des maires de France (AMF), le coût d'une telle mesure "ne peut être supporté" par les communes. Pour l'UMP, il s'agit d'un "transfert déguisé de charges de l'Etat vers les communes". Lors d'une réunion publique à Caen (Calvados), mercredi 2 octobre, le président du parti, Jean-François Copé, a parlé de la mise en place d'une "taxe Peillon" que les collectivités locales allaient, selon lui, devoir mettre en place pour financer cette réforme.

"Nous mettons de l'argent. Il n'y a pas d'inquiétude pour l'avenir", a répondu le ministre de l'éducation nationale jeudi 3 octobre sur France Info.

 


Combien apporte l'Etat ?

Pour la mise en place de la réforme, l'Etat a mis à disposition des communes un "fonds d'amorçage" doté de 250 millions d'euros. Les municipalités qui ont mis en place la réforme à la rentrée 2013 perçoivent 50 euros par élève, 90 euros dans les zones en difficulté. S'y ajoute une prestation versée par les caisses d'allocations familiales de 53 euros par an et par enfant.

 



Cette aide sera-t-elle pérénnisée ?

Le ministère précise sur son site que "le fonds mis en place par le gouvernement présente un caractère exceptionnel". Dans la note adressée le 17 juin aux recteurs, il est bien spécifié : "Le versement de ce montant forfaitaire ne peut être renouvelé au titre de l'année 2014-2015."
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Maïm Beaussier's curator insight, October 11, 2013 2:24 AM

alors au final, qui c'est qui va payer ? Les familles ??

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«Les profs inventent, s’adaptent, la réforme doit venir d’eux…»

«Les profs inventent, s’adaptent, la réforme doit venir d’eux…» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Antoine Prost Historien
INTERVIEW Le ministre Vincent Peillon veut «refonder» l’école. Après avoir changé, non sans mal, les rythmes scolaires, il ouvre des discussions sur le métier enseignant et sur le collège. L’historien Antoine Prost signe un livre, Du changement dans l’école (Seuil), où il analyse la longue histoire des réformes, plus ou moins réussies, dans l’Education nationale. Pourquoi faut-il toujours réformer ? Est-ce qu’il n’y a pas une cacophonie de réformes ? Comme tout être vivant, l’Education nationale ne cesse de se réformer. La réforme, c’est la vie. Il n’y a que dans les cimetières que l’on ne réforme plus. Le problème, ici, est que les débats sur l’éducation sont devenus des débats politiques. Les alternances politiques empêchent la gouvernance de l’Education nationale d’être constante, cohérente dans le temps. Par exemple, les zones d’éducation prioritaire ou Zep [créées par la gauche en 1981, ndlr]. Lorsque la droite arrive au pouvoir, elle ne s’en occupe plus. Quand la gauche arrive, elle les relance. Nous avons un vrai problème de gouvernance : la continuité n’est pas assurée, or elle est absolument nécessaire dans l’Education nationale. Est-ce qu’on ne tourne pas en rond ? On tourne en rond. La gauche défait ce que la droite a fait et réciproquement. Depuis le début de la Ve République, un seul ministre est resté aussi longtemps à son poste qu’un élève dans l’école élémentaire : ce fut Christian Fouchet, ministre de 1962 à 1967. Ou alors, si l’on change tout le temps de ministre, il faut que l’administration fasse la politique et que les directeurs restent longtemps en fonction. La politique de Ferry, qui passe, c’est Ferdinand Buisson, qui est resté dix-huit ans directeur de l’instruction primaire. Il a pu mener une politique. Si la politique du collège unique est entrée dans les faits, c’est qu’elle a été appliquée avec constance et continuité, de 1962 à au moins 1975, par une administration convaincue de sa justesse. Il faut de la suite dans les idées et les politiques. Il y a aujourd’hui une controverse sur les programmes d’histoire. C’est très bien de les alléger, mais il ne faut pas les changer tout de suite. Il faut laisser le temps aux profs de les apprivoiser sur au moins quatre ou cinq ans. Ce serait les traiter avec désinvolture que de jeter à la corbeille tout le travail qu’ils ont fait pour s’adapter aux programmes thématiques. Le temps pédagogique ne s’accorde pas avec le temps politique....
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Activités périscolaires : à Romainville, l'histoire de l'art essuie les plâtres

Activités périscolaires : à Romainville, l'histoire de l'art essuie les plâtres | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
«Libération» suit chaque semaine la mise en place de la réforme des rythmes scolaires et ses conséquences. Aujourd'hui, premier jour d'initiation artistique avec des CP-CE1 dans une école de Seine-Saint-Denis.

 

Deux jours après la rentrée, Libération a suivi jeudi le premier atelier d’histoire de l’art, dans l’école Charcot de Romainville (Seine-Saint-Denis), avec une dizaine d’enfants de CP et de CE1.

Romainville fait partie des 20% des villes qui ont accepté d'adopter la réforme de Vincent Peillon dès cette rentrée. Le retour à la semaine de 4,5 jours en primaire, supprimée en 2008 par la droite, doit permettre d’alléger les journées de classe et vise à lutter contre les inégalités sociales, en donnant à tous les enfants l’accès à des activités péri-éducatives (artistiques, culturelles, sportives...).

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La réforme des rythmes scolaires se met en place en ordre dispersé

La réforme des rythmes scolaires se met en place en ordre dispersé | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les quelques 4000 communes qui ont choisi de passer à la la semaine de 4,5 jours offriront à la rentrée un choix hétéroclite d'activités périscolaires.

 

C'est "le" sujet dont tous les parents d'élèves parlent à cinq jours de la rentrée ; un sujet qui a éclipsé bien d'autres aspects de la "refondation de l'école" voulue par le ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon. Dans les quelque 4 000 communes qui ont choisi de revenir, dès 2013, à la semaine de 4,5 jours d'école – la majorité préférant attendre 2014 –, l'épineuse réforme des rythmes scolaires se fait en ordre dispersé. C'était l'une des craintes mises en avant au plus fort de la contestation, début 2013. C'est aussi ce qu'a souligné, le 27 août, le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, en présentant les remontées du terrain de 2 000 écoles.

 

"Que ce soit en termes d'organisation du temps scolaire, de contenu des activités périscolaires, de leur encadrement ou de leur coût, la diversité prévaut dans la mise en oeuvre de la réforme", affirme Sébastien Sihr, secrétaire général de ce syndicat. Une diversité qui rime parfois avec inégalités. Alors qu'à Paris, les 137 000 écoliers ploient un peu sous l'offre – 7 700 ateliers proposés, les mardis et vendredis, dans 662 écoles –, d'autres enfants devront se contenter de peu, selon le SNUipp-FSU, qui a déjà recensé une vingtaine de communes où ce sera "garderie tous les soirs".

La diversité prévaut aussi dans les emplois du temps. La Rue de Grenelle avait fixé le cadre général, limitant les journées de classe à 5 h 30, en contrepartie du retour au mercredi matin travaillé – ou au samedi, sur dérogation. Et laissant chaque commune organiser la journée (et la semaine) de classe en y intégrant trois heures hebdomadaires de périscolaire. Schéma le plus fréquent (43 % des écoles) : une fin de la classe à 15 h 45 quatre jours par semaine. Le modèle dit "parisien", avec des activités concentrées sur deux journées, n'a inspiré que 10 % des écoles. Dans 5 % d'entre elles, la cloche sonnera à 15 h 30, d'autres ont choisi d'allonger la pause déjeuner...

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Rythmes scolaires : les communes percevront 103 ou 143 euros par élève

Rythmes scolaires : les communes percevront 103 ou 143 euros par élève | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les communes les plus en difficulté toucheront 143 euros pour les aider à organiser la nouvelle semaine de 4,5 jours.



Les communes appliquant la semaine de 4,5 jours dans les écoles dès la rentrée 2013 recevront 103 euros d'aide par enfant la première année, et 143 euros pour celles qui sont le plus en difficulté, a annoncé lundi 8 juillet le ministère de l'éducation.

Pour répondre aux inquiétudes des élus face au coût généré par la réforme des rythmes scolaires, le président François Hollande avait annoncé en novembre que celle-ci s'étalerait sur deux ans – 2013 et par dérogation 2014 – et débloqué un fonds d'amorçage de 250 millions d'euros pour aider les communes qui franchiront le pas dès 2013.


A la prochaine rentrée, au titre de ce fonds, les communes percevront une aide composée d'un forfait de 50 euros par élève et d'une majoration de 40 euros par élève réservée aux communes urbaines ou rurales les plus en difficulté.

A cela s'ajoute une prestation spécifique versée par les caisses d'allocations familiales pour un forfait de trois heures par semaine d'activités périscolaires, d'un montant de 53 euros par an et par enfant.

En septembre, les communes connaîtront le montant des aides pour l'année 2013-2014 et le montant du premier versement qui interviendra en octobre. Le solde sera versé au premier trimestre 2014....

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OCDE : même avec les nouveaux rythmes scolaires, la France reste mauvaise élève - France Info

OCDE : même avec les nouveaux rythmes scolaires, la France reste mauvaise élève - France Info | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
D'après le rapport annuel de l'OCDE, la France doit encore faire des efforts en matière d'éducation. Ses enseignants sont mal payés, le rythme scolaire des enfants d'école primaire doit être amélioré, et les jeunes sans diplôme sont plus au chômage que dans les autres pays. L'organisation de coopération et de développement économique (OCDE), qui regroupe les pays les plus riches de la planète, vient de publier son rapport annuel sur l'éducation. L'OCDE met en garde la France sur plusieurs sujets : le salaire des enseignants, la semaine de classe sur quatre jours et demi et le problème de l'avenir des jeunes non diplômés. L'OCDE estime que les enseignants français du primaire et du secondaire sont moins payés que ceux des autres pays. Pour les débutants, comme pour les confirmés, le salaire horaire est en moyenne inférieur de 10 à 15 euros en France, par rapport aux autres nations de l'OCDE. En 2011 en moyenne, un enseignant français du primaire a gagné environ 25.000 euros par an contre 29.000 dans l'OCDE. Dans le premier cycle de l'enseignement secondaire, le salaire moyen français était de 27.000 euros contre 30.000 dans l'OCDE. Dans le deuxième cycle de l'enseignement secondaire, 27.000 euros contre 31.000 dans l'OCDE....
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L'enseignement public dans la rue en Espagne

L'enseignement public dans la rue en Espagne | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Professeurs, élèves et parents ont protesté contre une réforme conçue sous l'emprise de la rigueur budgétaire.

 

De la crèche à l'université, parents, élèves et professeurs étaient appelés à participer à la grève générale de l'enseignement, jeudi 9 mai, en Espagne. Des milliers de personnes ont manifesté dans tout le pays contre le projet de réforme de la loi de l'enseignement que le gouvernement devait initialement présenter vendredi en conseil des ministres. Plus généralement, leur colère s'est déversée contre les mesures de rigueur et les coupes budgétaires qui ont réduit le budget de l'éducation de plus de 6 milliards d'euros en deux ans.

Selon les syndicats, la grève a été suivie par 70 % des enseignants et 90 % des étudiants universitaires. Ces taux de participation ont été abaissés à 20 % par le gouvernement. Mais dans les rues de Barcelone ou de Madrid, impossible de nier le succès de l'appel lancé par les syndicats et les associations réunis dans la plate-forme pour l'école publique.

Dans la capitale, une marée verte, la couleur des tee-shirts en faveur de "l'éducation publique pour tous", a inondé le paseo du Prado et la rue Alcala pour venir crier sa colère sous les fenêtres du ministère de l'éducation et demander la démission du ministre, José Ignacio Wert. ...

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Chili: des milliers d'étudiants dans la rue pour une réforme de l'éducation

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SANTIAGO DU CHILI (AFP) - Des dizaines de milliers d'étudiants chiliens sont à nouveau descendus dans les rues de Santiago jeudi pour réclamer un système d'éducation gratuit et de qualité.

La Confédération des étudiants du Chili (Confech), regroupant les principales universités chiliennes, a estimé à 100.000 le nombre de manifestants qui ont défilé dans le centre de la capitale.

"L'année 2012 a été une année de reflux, mais cette année nous sortirons en force parce que c'est une année importante", a déclaré Andrés Fielbaum, président de la Fédération des étudiants de l'Université du Chili.

Le manifestation, appuyée par la Centrale Unitaire des Travailleurs (CUT) chiliens, s'est déroulée sans incident, contrairement à de nombreuses éditions précédentes.

La parcours de la marche, approuvé par les autorités municipales et contrôlé par des centaines de policiers et de membres des forces spéciales, a évité de passer devant le Palais de La Moneda, siège de la présidence.

"Nous sommes plus de 120.000 personnes ici à Santiago et il faut ajouter les autres manifestations dans le reste du pays, ce qui démontre que nous pouvons changer la réalité de ce pays où il existe une injustice latente dans le domaine de l'éducation", a indiqué pour sa part Diego Vela, président de la Fédération des étudiants de l'Université Catholique.

Le Chili est "le deuxième pays au monde où il existe le plus de ségrégation au niveau de l'éducation", a-t-il affirmé.

Les étudiants ont réalisé plus de 40 marches depuis 2011 pour demander au gouvernement de Sebastian Piñera (premier président de droite depuis la fin de la dictature en 1990) une réforme du système éducatif, cher et inefficace, selon eux.

Le système actuel, faisant la part belle au privé, est hérité de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990).

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Manifestation à Paris pour une «vraie refondation de l’école»

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Les manifestants ont défilé à l’appel de la FSU, principal syndicat de l’éducation.

 

«Peillon, Peillon, faut vite que tu balayes toutes les réformes de Chatel... Livret de compétences, mise en concurrence», clamait-on au porte-voix. Et d’entonner avec une orchestre de rue : «Emplois, salaires, c’est la galère, les enseignants sont en colère, Peillon, tu parles d’refondation, depuis pas d’amélioration».

Guislaine, professeur d’histoire-géo venue d’Agen, se dit «extrêmement déçue de la politique éducative mise en place par Peillon. Il faut aller beaucoup plus loin et beaucoup plus vite, revenir sur toutes les réformes depuis dix ans, le socle, le collège, la reforme du lycée qui est une catastrophe», estime-t-elle.

Les revendications étaient multiples: les manifestants réclamaient le maintien du réseau des CIO (centre d’information et d’orientation), l’ouverture de discussions sur le collège et le lycée, des négociations salariales ou encore des pré-recrutements d’enseignants, comme Marianne, professeur du secondaire à la retraite, qui s’inquiète face aux postes non pourvus: «Mon fiston a tout le lycée à faire, j’aimerais bien qu’il ait des profs»...

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