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L'enseignement dans tous ses états.
Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Mariage homosexuel : un nouvel épisode de la «guerre scolaire» ?

Mariage homosexuel : un nouvel épisode de la «guerre scolaire» ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Partisans de l'école laïque et défenseurs de l'enseignement privé s'opposent régulièrement depuis deux siècles. La polémique du moment entre Vincent Peillon et les milieux catholiques marque-t-elle un renouveau des tensions ?

 

Les débats autour du projet de loi sur le mariage pour tous réveillent de vieux démons. En particulier sur le thème de la «guerre scolaire», qui oppose la République et l’Eglise catholique depuis la Révolution française. Le ministre de l’Education, Vincent Peillon, a allumé la mèche en écrivant aux recteurs d’académie, leur demandant «la plus grande vigilance» vis-à-vis des établissements privés. Jugeant qu’il n’est «pas opportun d’importer dans l'école le débat sur le mariage pour tous», le ministre a cependant tempéré : «Je promeus dans ce pays une laïcité ouverte, il n’y aura pas de guerre scolaire.»

Une précision qui n’a pas rassuré plusieurs responsables de droite. Christine Boutin y voit une nouvelle preuve de la «cathophobie» gouvernementale. Laurent Wauquiez dénonce une tentative de «faire culpabiliser les chrétiens». Quant à Luc Chatel, ancien locataire de la rue de Grenelle, il évoque une «dérive préoccupante».

En filigrane, on retrouve un dénominateur commun : la «guerre scolaire». Le vocable désigne, en France, l’affrontement plus que centenaire entre les enseignements laïc et confessionnel. Eclairage avec deux spécialistes de la question, Claude Lelièvre et Bruno Poucet (1). Qui tiennent à cependant relativiser : la situation actuelle relève bien plus de la polémique passagère que de la querelle de fond....

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A Toulon, le Portugal forme les médecins français

Pour contourner le numerus clausus qui régit les études de santé, plus besoin d'aller étudier à l'étranger : à Toulon, l'université privée portugaise Fernando-Pessoa a ouvert une antenne.

 

Devenir dentiste, pharmacien ou orthophoniste sans passer de concours... A Toulon, c'est en train de devenir possible depuis l'ouverture, à la rentrée, d'une antenne de l'université privée portugaise Fernando-Pessoa.

Installé dans un bâtiment désaffecté du centre hospitalier de LaGarde, commune voisine de Toulon, ce nouvel établissement ne compte, pour l'instant, qu'une douzaine d'étudiants en odontologie (chirurgie dentaire) et huit apprentis orthophonistes, admis sur dossier et contre un chèque de 9500 euros, pour les premiers, 7500 euros pour les seconds. Si tout va bien, ils décrocheront un diplôme portugais qui, en vertu des équivalences et des règles européennes, leur permettra d'exercer en France. Une stratégie redoutable pour éviter le numerus clausus qui bloque chaque année des dizaines de milliers d'étudiants français.

 

Les effectifs sont très modestes, mais les ambitions sont grandes. "Nous accueillerons, à terme, cinquante étudiants par promotion en dentaire et pharmacie, trente en orthophonie. Nous avons prolongé les délais d'inscription jusqu'à mi-janvier pour permettre à ceux qui auront échoué à leur semestre de première année commune aux études de santé [Paces] de nous rejoindre", explique Bruno Ravaz. Professeur de droit, avocat et ancien président de l'université du Sud-Toulon-Var, M.Ravaz est vice-président de Fernando-Pessoa.

L'université privée, fondée par Salvato Trigo, qui en est le recteur, compte bien exploiter le vivier presque inépuisable des recalés du concours d'entrée en médecine : seuls 16 % des candidats passent directement en deuxième année. "Nous récupérons d'excellents élèves et leur proposons des méthodes pédagogiques personnalisées dans des amphis qui ne sont pas bondés. Nous avons déjà 282 pré-inscriptions", se félicite-t-il.

Les modalités pratiques du cursus restent, cependant, floues: où et comment se dérouleront les indispensables stages? Qui seront les professeurs? Le matériel, pour les dentistes par exemple, sera-t-il fourni? "Le montant de 9500euros de frais d'inscription peut sembler élevé, mais le coût de revient d'un étudiant en odontologie s'élève, pour l'Etat, à au moins 15000 euros", rappelle Robert Garcia, président de la conférence des doyens des seize facultés de chirurgie dentaire.
Les porteurs du projet se sont assuré une caution scientifique de poids en la personne du neurologue et psychiatre Boris Cyrulnik, qui a accepté la présidence du conseil scientifique....

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Privé-public, ces parents qui choisissent les deux écoles

Privé-public, ces parents qui choisissent les deux écoles | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Près de 5 % des élèves du second degré passent d'un secteur à l'autre chaque année. Leurs familles revendiquent le "sur-mesure".

 

Avant, il y avait le poids des idéologies. La France scolaire se partageait en deux camps : les "publics" et les "privés". Ceux qui jamais n'auraient frappé à la porte d'un établissement privé, et ceux qui n'auraient pas pensé que leurs enfants puissent, un jour, étudier à l'école publique.

Depuis quinze ans déjà, on sait qu'une famille sur deux a recours, au moins une fois durant la scolarité de ses enfants, à l'enseignement privé. Des "allers-retours" – un "zapping", disent les plus critiques – qui concernent 5 % des élèves du second degré chaque année, estime le ministère de l'éducation nationale, soit 270 780 adolescents. Ces chiffres rejoignent les calculs établis par le secrétariat général de l'enseignement catholique, qui évoque de 200 000 à 300 000 enfants.

En cette rentrée, on voit des parents un peu plus pressés que d'autres : ils revendiquent le choix de l'école publique "et" de l'école privée. Jean-Philippe Aubert, 45 ans, et Petra Van Vucht Tijssen, 40 ans, se reconnaissent dans cette "troisième voie" : leur fils aîné, Théotime, 11 ans, entre mardi 4 septembre en 6e dans un collège privé des Hauts-de-Seine, tandis que leur cadet, Louis, 8 ans, passe en CM1 dans l'école publique du quartier de Meudon où ils vivent depuis une dizaine d'années. Pour ces quadras actifs – lui est consultant dans un cabinet de conseil et de formation, elle est fonctionnaire –, l'excitation le dispute à l'anxiété – "mais c'est le cas de toutes les mamans dont un enfant passe au collège, non ?", interroge Petra.

Pour la jeune femme, née aux Pays-Bas, se tourner vers l'enseignement catholique n'allait pas de soi, en tout cas moins que pour son compagnon, Jean-Philippe, qui a fait toute sa scolarité dans le "privé catho". "Je viens d'une famille athée, explique-t-elle. Quand j'étais enfant, mon père refusait que j'assiste aux cours de religion.....

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Une rentrée scolaire 2012 pleine de promesses

Une rentrée scolaire 2012 pleine de promesses | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

En guise de cir­cu­laire de ren­trée, les ministres Vincent Peillon et George Pau-Langevin ont adressé fin juin une lettre à tous les per­son­nels de l'Education natio­nale. Décryptage.

 

Le réta­blis­se­ment de l'enseignement facul­ta­tif d'histoire-géographie en ter­mi­nale S, le retour de la semaine de 4,5 jours à l'école, la créa­tion d'un mil­lier de postes de pro­fes­seurs des écoles et de 1500 auxi­liaires de vie sco­laire afin d'améliorer la sco­la­ri­sa­tion des élèves en situa­tion de han­di­cap... Autant d'annonces qui figurent dans la lettre minis­té­rielle adres­sée, fin juin, à tous les per­son­nels de l'éducation.

-L'école pri­maire reste la « pre­mière prio­rité ». Hormis les 1000 nou­veaux emplois d'enseignants créés, en prio­rité pour les écoles les plus en dif­fi­culté, les ministres demandent que le CP ne soit confié qu'à des pro­fes­seurs expé­ri­men­tés. La réforme des rythmes sco­laires se tra­duira par le réta­blis­se­ment de la semaine de 4,5 jours dans le pre­mier degré, avec une pause le midi d'au moins 1h30. Autre chan­ge­ment attendu : les résul­tats des évalua­tions en CE1 et CM2 ne seront pas cen­tra­li­sés au niveau national.

-Le col­lège unique, incluant un ensei­gne­ment iden­tique pour tous les élèves de la 6e à la 3e, demeure une ambi­tion. Toutefois, selon les ministres, « main­te­nir l'obligation d'un tronc com­mun pour tous n'interdit pas de pro­po­ser aux élèves des approches péda­go­giques dif­fé­ren­ciées ». La loi Cherpion, favo­ri­sant l'apprentissage pré­coce, est abro­gée. De même, le dis­po­si­tif d'initiation aux métiers en alter­nance (Dima) pour les moins de 15 ans est suspendu...

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Nouvelles tensions entre enseignement public et privé

Nouvelles tensions entre enseignement public et privé | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les deux camps s'opposent notamment sur la répartition des 60.000 postes à créer.

 

Lors de son congrès annuel, qui a réservé ce week-end aux Sables-d'Olonne (Vendée) un accueil chaleureux au ministre de l'Éducation nationale Vincent Peillon, la FCPE a lancé une attaque en bonne et due forme contre l'enseignement privé.

«Nous voulons que la priorité soit clairement donnée à l'école publique», a indiqué Jean-Jacques Hazan, président de la fédération de parents d'élèves. Il en a profité pour revenir sur les déclarations d'Éric de Labarre, le secrétaire général de l'enseignement catholique.

Dans un entretien publié le 24 mai par La Croix , ce dernier demandait la création de 5 100 postes dans l'enseignement catholique - qui représente 95 % de l'enseignement privé - dans les cinq ans à venir, sur le total de 60.000 promis par le président Hollande pour l'Éducation nationale. Soit une proportion de 10 %, équivalente, comme il l'expliquait, à celle des suppressions de postes essuyées par l'enseignement catholique sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy (6 700 sur 80.000 au total).

Le président de la FCPE a saisi cette information au vol, «aveu» selon lui du «favoritisme» dont aurait bénéficié l'enseignement privé sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Car, selon une règle tacite instaurée en 1985 par Jean-Pierre Chevènement, après les grandes manifestations de 1984, les créations - et suppressions de postes, de fait - se répartissent entre les deux parties à hauteur de 80 % pour le public et 20 % pour le privé…

L'enseignement privé explique le déséquilibre par le fait qu'il comptabilise «des professeurs devant élèves», là où le public a aussi des professeurs remplaçants ou bénéficiant d'un détachement. Au-delà, le secrétaire de l'enseignement catholique conclut: «5 100 nouveaux postes, cela nous convient.»

«Pour nous, 10 % c'est déjà trop, affirme de son côté le président de la FCPE. Les mesures d'urgence doivent aller en priorité à l'école publique, qu'il faut reconstruire.»

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Et si la crise menaçait l‘éducation publique ?

Et si la crise menaçait l‘éducation publique ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

 L‘éducation est touchée de plein fouet par la crise économique. On le voit partout dans le monde à travers la réduction des dépenses publiques qui n‘épargnent pas les écoles, lycées et universités. Inquiets, les étudiants manifestent dans les rues et les gouvernements tentent, coûte que coûte, de préserver ce droit fondamental qu’est l’accès à l‘éducation.

 

Zoom particulier sur la Grèce et le Chili et une interview d'Ellen Hazelkorn, responsable de l’unité de recherche de l’enseignement supérieur à l’Institut de technologie de Dublin, qui finit ainsi: "A l’avenir, on va voir des universités devenir des multinationales sur le modèle de celles qui existent déjè aux Etats-Unis avec des campus éparpillés un peu partout dans le monde, y compris au Moyen-orient. Les gouvermements sont en train de se demander où ils vont investir leur agrent. Il y a dans certains pays une poussée vers l’excellence; c’est le cas en Chine, en Inde, en Malaisie, en Allemagne ou en France. Le risque c’est de voir se creuser l‘écart entre deux modèles d‘éducation."

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L'enseignement catholique, laboratoire de l'éducation nationale

L'enseignement catholique, laboratoire de l'éducation nationale | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Les pratiques de l'enseignement catholique et privé semblent séduire le gouvernement. Pourtant, selon le professeur Philippe Szykulla, les innovations du secteur privé ne doivent pas être adaptées à l'enseignement public. Extraits.

 

L'enseignement catholique prend régulièrement des libertés avec la norme notamment grâce à la particularité de son statut revendiqué dans la loi Debré de 1959, et fait, ou fera, des propositions à l'Éducation Nationale en terme d'organisation des cours. Il est évident que Luc Chatel, le ministre de l'Education s'intéresse de près à cette frange de la population scolaire qui compte tout de même environ 21 % des élèves dans le secondaire...

 

En premier lieu, l'enseignement catholique va prôner la souplesse dans le temps scolaire, c'est à dire l'annualisation de l'horaire des élèves et de leurs enseignants. Pour avoir vu son fonctionnement dans l'enseignement agricole, on connaît les dégâts que cela produit en termes de conditions de travail des enseignants, mais aussi de la motivation des élèves qui pourraient être invités à l'exploration de modules "ludiques" qui plaisent aux familles, demandeuses d'occupation pour leur progéniture...

 

On peut imaginer, ensuite, qu'Éric de Labarre apportera "sa" preuve que l'on peut fonctionner avec des moyens humains en réduction pourvu que la manne financière ne se tarisse pas ! Il suffit de demander aux enseignants de travailler sur plus de séquences réduites à 45 ou 50 minutes, d'imposer des plages de présence obligatoires à ces mêmes enseignants pour pallier l'absence d'un collègue...

 

+ Débat et réactions.

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L'enseignement catholique en fait-il trop sur le mariage pour tous ?

L'enseignement catholique en fait-il trop sur le mariage pour tous ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Dans un courrier que publie Libération, le ministre de l'Education appelle les recteurs à «la plus grande vigilance» face aux risques de «stigmatisation homophobe» dans les établissements privés qui pourraient débattre du sujet.

 

Avec ses quelque deux millions d'élèves, l’enseignement catholique se prépare-t-il à la mobilisation contre le projet de loi sur le mariage pour tous ? C’est la crainte du ministre de l’Education Vincent Peillon, qui a envoyé ce vendredi une lettre à ses recteurs d’académie, leur demandant «la plus grande vigilance» vis-à-vis des établissements privés. «Le caractère propre de ces établissements ne saurait leur permettre de déroger au strict respect de tous les individus et de leurs convictions, écrit le ministre dans ce courrier que Libération s'est procuré (voir ci-dessous). Il convient donc d'appeler à la retenue et à la neutralité au sein de tous les établissements afin que l'école ne fasse l'objet d'aucune instrumentalisation.»

La lettre ministérielle est en fait une réponse au courrier envoyé à la mi-décembre par le secrétaire général de l’enseignement catholique, Eric de Labarre. Dans cette missive transmise à 8 300 chefs d'établissements, il rappelle son opposition au projet de loi ouvrant la voie au mariage pour les couples homosexuels. De Labarre va même plus loin, en proposant aux directeurs de «prendre des initiatives qui [leur] paraissent localement les plus adaptées pour permettre à chacun l’exercice d’une liberté éclairée».

Tollé chez certains syndicats du privé, qui dénoncent une ingérence intolérable, et une volonté d’instrumentaliser les élèves. La tonalité est semblable chez Vincent Peillon. Le ministre dénonce la «faute» du secrétaire de l’enseignement catholique, jugeant qu'il n'est «pas opportun d’importer dans l'école le débat sur le mariage pour tous». «Je ne veux pas raviver la guerre scolaire», nuance-t-il toutefois au Monde. Dans sa lettre, il rappelle par ailleurs que «la prévalence du suicide chez les jeunes homosexuels est plus de cinq fois supérieure que chez les jeunes hétérosexuels». ...

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Contractuels de l'Education nationale : l'Etat, cet employeur pire que le pire des signataires de CDD dans le privé

Contractuels de l'Education nationale : l'Etat, cet employeur pire que le pire des signataires de CDD dans le privé | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Travailler pour l'Etat ? Un rêve pour beaucoup de Français, a fortiori en temps de crise.

Mais entre les contractuels en attente de titularisation, les salariés mal qualifiés et de manière générale le non respect du Code du travail, l'Etat n'est pas toujours un employeur modèle.

 

Depuis bien des décennies, selon de nombreux instituts de sondages, nos concitoyens expriment le vœu très majoritaire de devenir fonctionnaires. Autrement dit, il y a un fort pouvoir attractif afin que l’Etat soit leur employeur. Bien évidemment, la crise économique renforce ce sentiment car l’Etat signifie bénéficier dans la presque totalité des cas de la sécurité de l’emploi. Et pourtant, à regarder les modalités concrètes de la gestion de ses effectifs par l’Etat, on découvre de graves dérogations au Code du travail.

La dérogation souvent rencontrée est celle du travail effectué mais qui ne reçoit pas la juste et valable qualification. Dans certaines filiales de la SNCF, des agents exécutent des tâches complexes voire dangereuses (entretien des voies) et ne bénéficient pas toujours du plein descriptif contractuel de leurs fonctions.

Cet état de fait représente un manque à gagner salarial mais aussi un risque car ces agents mal qualifiés (au regard de leurs vrais « jobs ») ne reçoivent pas de mise à niveau et de formation directement liées à leur métier.

Un décrochage entre les fonctions effectivement accomplies et la position sur la nomenclature professionnelle est constitutif d’un manque à gagner pour le salarié mais aussi d’un risque potentiel lié à chaque cas d’espèce. Des stratégies d’externalisation de cette main d’œuvre sont fréquemment mises en place afin de transférer une partie du risque et de limiter celui du donneur d’ordre. Dualité et inégalités définissent de telles situations.

S’il peut y avoir non-coïncidence entre le contenu des tâches et le statut de l’agent – comme l’a souvent dénoncé l’ancien Inspecteur du travail emblématique Gérard Filoche - il peut y avoir non-respect du Code du travail dans des proportions assez incroyables....

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Le Brésil promulgue une loi sur les quotas raciaux et sociaux à l'université

Le Brésil promulgue une loi sur les quotas raciaux et sociaux à l'université | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La moitié des places dans les universités fédérales sera réservée aux étudiants venant des écoles publiques, en particulier aux noirs, métis et indiens.

 

Ce projet "représente un double défi : d'abord la démocratisation de l'accès à l'université et ensuite de maintenir un haut niveau d'enseignement" dans le pays, a déclaré la présidente. La loi oblige à réserver 50 % des places des universités fédérales gratuites aux élèves ayant fait leurs études secondaires dans des écoles publiques. Ce quota comprendra un nombre de places réservées aux Noirs, aux Métis et aux Indiens, qui sera proportionnel à la composition de la population de chaque Etat du Brésil....

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Rapport du Sénat sur l'enseignement

Rapport du Sénat sur l'enseignement | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Le Sénat a édité un rapport intéressant sur l'enseignement le 19 juin 2012, qui m'intéresse à plus d'un titre.

En effet, en tant que secrétaire académique du privé, je me retrouve avec un nombre considérable d'enseignants qui subissent un harcèlement féroce de la part de directeurs d'établissements privés ( primaire et secondaire). Il est évident que les 150 "déclarations" de harcèlement en France dans le Public sont nettement en dessous de la réalité.

Les raisons énoncées sont valables pour le public, mais pour l'enseignement catholique, il faut ajouter l'incompétence. En effet, les chefs d'établissements catholiques n'ont pas de formation réelle sur la gestion des ressources humaines, pas de formation pédagogique, et agissent comme ils l'entendent sans aucune autorité au dessus d'eux pour les calmer, alors que tel n'est pas le cas dans l'enseignement public.

De plus, les chefs d'établissements catholiques continuent de violer la Loi et imposent leurs choix parmi les enseignants qu'ils recrutent. Quand par hasard, un enseignant n'est pas choisi ou qu'il prend la place d'un ami du directeur, les chances pour qu'il subisse un harcèlement sont grandes....

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L'enseignement privé veut plus d'autonomie des établissements scolaires

L'enseignement privé veut plus d'autonomie des établissements scolaires | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
PARIS (AFP) - L'enseignement privé, qui scolarise près d'un élève sur cinq en France, veut imprimer sa marque dans la campagne présidentielle en prônant plus d'autonomie pour les établissements et en mettant en garde contre le risque de revoir le statut des enseignants....

 

Le privé sous contrat avec l'Education nationale, qui scolarise deux millions d'élèves (18%), emploie 135.000 professeurs et dépend pour l'essentiel de l'enseignement catholique, avait pour habitude dans le passé d'envoyer une lettre, non rendue publique, aux candidats à la présidentielle.

Rompant avec cette tradition de discrétion, il a choisi cette année de livrer ses propres recommandations, y compris pour l'enseignement public, au travers d'un "Manifeste au service de la Nation", présenté mardi lors d'une conférence de presse.

En dressant "un état des lieux assez préoccupant de l'Ecole française", le secrétaire général de l'enseignement catholique, Eric de Labarre, a d'abord mis en garde les candidats sur ce qu'il conviendrait d'éviter.

"Nous souhaitons que l'école ne devienne pas un prétexte à des surenchères électorales", a-t-il dit, en demandant "d'arrêter l'empilement des réformes" et en jugeant que prôner la rigueur budgétaire tout en affichant l'éducation comme "la priorité des priorités" était "a priori contradictoire". La solution, pour l'ensemble du système éducatif, c'est surtout "une plus large autonomie" des établissements scolaires...

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Plus d'élèves en primaire à la rentrée 2012, moins dans le secondaire

Plus d'élèves en primaire à la rentrée 2012, moins dans le secondaire | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
PARIS (AFP) - Les prévisions du nombre d'élèves à la rentrée 2012, qui connaîtra 14.000 suppressions de postes, font état d'une hausse en primaire et d'une baisse dans le secondaire mais concentrée dans les lycées professionnels, a-t-on appris vendredi au ministère de l'Education nationale. Globalement, le premier degré public devrait scolariser en septembre 2.490 élèves de plus qu'à la rentrée 2011 (+ 0,04 %) et le second degré public 9.725 de moins (- 0,22 %), selon les prévisions de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) du ministère.

Mais primaire comme secondaire sont marqués par de forts contrastes.

Dans le primaire public, les écoles maternelles (trois à six ans) devraient perdre 9.587 élèves et les écoles élémentaires (du CP au CM2) devraient en scolariser 12.077 de plus. Tendances similaires dans les écoles du privé, avec 2.749 élèves de moins en maternelle et 5.259 de plus en élémentaire.

Dans le secondaire public, la baisse prévue de 9.725 élèves est entièrement imputable aux lycées professionnels (38.710 élèves de moins), collèges et lycées généraux et technologiques devant connaître des hausses d'effectifs...

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Dans les coulisses du marché de l'angoisse scolaire | Rue89

Dans les coulisses du marché de l'angoisse scolaire | Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

« L'école gratuite ? Ça n'a plus de sens », constate le sociologue de l'éducation François Dubet, à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) :

« Entre les fournitures, les livres, le soutien scolaire, les séjours à l'étranger, le logement... le budget explose. Il faut cesser cette hypocrisie de dire qu'on peut réussir sans mettre la main au portefeuille. »

Près d'un tiers des lycéens et un collégien sur cinq prennent des cours particuliers pour suivre la cadence, ce qui peut greverle budget d'une famille. Au total, le marché approcherait les 2,2 milliards nud'euros en France, selon un rapport remis en mai à la Commission européenne. Certes, le business a toujours existé, mais il se limitait, dans 90% des cas, à de petits cours d'appoints payés au noir. En dix ans,la donne a changé...

 

« L'important ce n'est plus d'être bon, c'est surtout d'être meilleur que les autres », regrette François Dubet. « C'est la conséquence mécanique de la massification de l'enseignement. » Et les parents sont prêts à tout pour forcer le destin de leur progéniture. A commencer par investir à l'année, en plaçant son enfant dans un établissement privé.

Pour la rentrée 2011, 12 000 élèves de plus ont rejoint le clan des 2 millions d'inscrits dans l'enseignement catholique privé. Cette année, faute de place, 30 à 40 000 familles ont été recalées. Au total, le privé accueille 20% des élèves, mais on estime que 40% y feront un passage au cours de leur scolarité....

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