L'enseignement dans tous ses états.
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Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Le Japon va-t-il vraiment supprimer les sciences humaines à l’université ? - Libération

Le Japon va-t-il vraiment supprimer les sciences humaines à l’université ? - Libération | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le monde académique critique une reprise en main de l'éducation par le pouvoir politique et un chantage au financement.

 

Depuis l’annonce en juin d’une réforme de l’enseignement à l’université, le gouvernement de Shinzo Abe fait face à de vives critiques. Le monde académique ainsi que le patronat fustigent un «anti-intellectualisme», selon les mots de professeurs contactés par Libération, qui critiquent une reprise en main par le pouvoir politique et un chantage au financement.

 

Dans une directive «non contraignante» d’une dizaine de pages en date du 8 juin, le ministre Hakubun Shimomura demande aux présidents des 86 universités nationales publiques de «réfléchir pour orienter les jeunes de 18 ans vers des domaines hautement utiles où la société est en demande».  Ce passage plutôt ambigu, qui s’intègre dans des recommandations générales visant à revoir le fonctionnement des universités afin de les rendre plus globales, plus efficaces et mieux notées dans les classements internationaux, cible les départements de sciences humaines et de formation des enseignants que le ministère de l’Education (MEXT) entend «abolir» ou «démanteler», selon les versions. Dans son plan de refonte, prévu pour durer six ans à partir d’avril 2016, le MEXT entend conditionner les subventions d’Etat à l’avancée des réformes. «Le ministère tient ainsi financièrement les universités, surtout celles qui sont les moins puissantes, au nombre d’une soixantaine environ. A la différence de Tokyo, Kyoto, Sendai ou encore Osaka qui ont de l’argent, de l’aura, elles n’ont pas les moyens de s’opposer à ce projet», analyse Christian Galan, japonologue et professeur des universités à Toulouse Jean-Jaurès...

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«Apologie du terrorisme» : un prof de philo suspendu

«Apologie du terrorisme» : un prof de philo suspendu | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Enseignant au lycée Victor-Hugo de Poitiers, il est suspendu quatre mois et une enquête est ouverte. Des actions de soutien sont mises en place.

 

Après les meurtres perpétrés par Coulibaly et les frères Kouachi, la plupart des enseignants, souvent démunis, ont voulu faire circuler la parole, organiser des débats, poser des mots sur ces événements glaçants. Dans le même temps, la ministre de l’Education nationale prévenait : tous les élèves ou les enseignants qui tiendraient des propos discutables seraient sanctionnés, voire signalés à la police.

 

Un exercice difficile qui pourrait coûter cher à Jean-François Chazerans, professeur de philosophie au lycée Victor-Hugo de Poitiers. Il s’est vu reprocher d’avoir «tenu des propos déplacés» lors de la minute de silence (à laquelle il assure cependant n'avoir pas assisté), jeudi 8 janvier, en hommage aux victimes, rapporte la Nouvelle République. «Il y a eu des plaintes de familles, a expliqué au journal régional le recteur de l’académie de Poitiers, Jacques Moret. L’enseignant aurait tenu des propos déplacés […]. J’ai immédiatement diligenté une enquête. Le professeur a été suspendu. Il fallait l’éloigner de ses élèves. La procédure suit son cours. Le conseil de discipline statuera [le 13 mars, ndlr] sur la suite de sa carrière.» Sa suspension de quatre mois maximum a été agrémentée d’une plainte en justice. Le parquet de Poitiers a ouvert une enquête pour «apologie d'actes de terrorisme». Il encourt 75 000 euros d'amende et jusqu'à 5 ans d'emprisonnement. La teneur des propos en question n’a pas été précisée.....

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Les tablettes au collège, la fausse bonne idée de François Hollande

Le conseil général de Corrèze achète depuis 2010 des iPad pour les collégiens. Les études sont toutefois partagées sur l'utilité pédagogique de ces outils.

 

« Des cours de codage » et « une tablette et une formation au numérique » pour tous les élèves de cinquième à partir de la rentrée 2016 : voilà les deux principaux points du « plan numérique » pour l'école qu'a précisé François Hollande, jeudi 6 novembre sur TF1. Les tablettes au collège, c'est presque une spécialité du président de la République : la Corrèze, son fief, équipe depuis 2010 les collégiens en iPad, la tablette d'Apple, dans le cadre d'un programme pilote qui prévoyait initialement d'équiper les élèves d'ordinateurs portables. 

Gadget ou vrai apport pédagogique, la tablette ? En avril, l'Université de Cergy-Pontoise a publié pour le ministère de l'éducation nationale un long rapport, portant sur des expérimentations d'usage de tablettes dans les classes de primaire de huit établissements. Tout en restant prudent, le document relève que « l'étude met à jour des cas d'usages pertinents, à valeur ajoutée pour les élèves et qui s'accompagnent d'une réflexion approfondie de la part des enseignants, autant sur des considérations didactiques et pédagogiques que sur d'autres plus techniques ». Ce constat globalement positif s'accompagne cependant de points de vigilance importants, sur le niveau d'aisance et de formation des enseignants à ces outils, mais aussi et surtout sur « les instruments eux-mêmes » : 

« La tablette apparaît dans l'étude comme ressource, pour accompagner les activités d'écriture en fournissant les aides adaptées facilement mobilisables. Elle offre des modalités d'écriture multiples et variées à forte valeur ajoutée, combinant très facilement des médias différents : texte-son, texte-image, vidéo. Elle constitue néanmoins un frein aux apprentissages, lorsque les processus cognitifs reliés à une tâche sont perturbés par des affichages subreptices. »

 

 

Surtout, le rapport de l'Université de Cergy-Pontoise soulève un point important : les tablettes, avec leurs interfaces intuitives, semblent simples et pratiques, mais leur utilisation efficace en classe nécessite de faire appel à certaines fonctions avancées qui, elles, n'ont rien d'évident :

« Les enseignants concernés par l'étude ont attribué des fonctions aux tablettes (produire, s'aider, consulter, superviser) et font face à de nombreuses questions d'ingénierie [...]. Ils ont développé des schémas professionnels parfois inédits, et élaboré une technicité en conceptualisant certains processus afin de les rendre intelligibles à leurs élèves. Ces processus concernent par exemple la circulation des documents, le partage d'applications, l'accès à des services en ligne ou bien la convergence entre les instruments, le stockage en « cloud », l'organisation des systèmes de fichiers, etc. Cependant, les schèmes professionnels repérés dans cette étude sont souvent le fait d'enseignants déjà rompus à la pratique des technologies de l'information et de la communication en classe. Ils sont sophistiqués et s'appuient souvent sur des connaissances des technologies qui ne sont pas de sens commun. »...

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Petit précis de recherche d’images à l’intention de Civitas

Petit précis de recherche d’images à l’intention de Civitas
Mauvaise foi ? Lundi 10 février, le site de l'institut Civitas, association catholique intégriste, a publié des clichés d'une enseignante qui semble montrer aux élèves d'une "école publique" française comment se servir d'un sex-toy, allant jusqu'à mimer certaines positions. Très rapidement, le site Debunkers de hoax (page qui démolit intox et rumeurs), spécialisé dans le démontage de rumeurs, pointe la supercherie avant d'être relayé par Le Figaro ou L'Express. Les images ont été prises au Canada et mettent en scène la consultante en sexualité Carlyle Jansen, laquelle enseigne effectivement outre-Atlantique. Face à l'évidence des faits, Civitas avait, semble t-il, fait amende honorable en reconnaissant l'erreur. L'association persistait cependant à vouloir démontrer que ce cours, qui a eu lieu au Canada, confirme la dérive de la moralité des élèves des écoles publiques françaises. Mais surtout, elle justifiait son erreur en soulignant la difficulté de tracer l'origine des images, allant jusqu'à se plaindre de ne pas disposer des "moyens des médias du système" pour vérifier l'origine desdites images. Il est vrai que les "médias du système" sont nombreux à avoir pointé l'erreur de Civitas. Quels sont donc ces fameux moyens – à supposer que le site Debunkers de hoax en ait – dont disposeraient les médias pour retrouver ce que Civitas n'a pas été en mesure de prouver ?....
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Les mères pourront rester voilées lors des sorties scolaires

Les mères pourront rester voilées lors des sorties scolaires | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le Conseil d'Etat recommande que les mères accompagnant les sorties scolaires puissent garder leur voile, sauf exception, pour « le maintien de l'ordre public ».
Les mères voilées accompagnant des sorties scolaires ne sont pas soumises, par principe, à la neutralité religieuse, a estimé le Conseil d'Etat lundi 23 décembre. La plus haute juridiction administrative a tout de même rappelé que « les exigences liées au bon fonctionnement du service public de l'éducation peuvent conduire l'autorité compétente, s'agissant des parents qui participent à des déplacements ou des activités scolaires, à recommander de s'abstenir de manifester leur appartenance ou leurs croyances religieuses ». Interrogé par le défenseur des droits sur plusieurs questions relatives à la laïcité et au service public, notamment l'accompagnement de sorties scolaires par des mères voilées, le Conseil d'Etat n'a fait aucune mention explicite, dans son étude, de la circulaire Chatel. Ce texte de l'ancien ministre de l'éducation Luc Chatel, datant de 2011, demande que les mères d'élèves accompagnant les sorties scolaires ne portent pas de signes religieux ostentatoires. Dans sa saisine, le défenseur constatait que, « sur le terrain », les « dispositions prises [variaient] d'un établissement à l'autre ». Dominique Baudis évoquait des « zones d'ombre » dans les textes et souhaitait « pouvoir être en mesure d'apporter des réponses étayées » aux personnes qui l'avaient interrogé. « La présente étude, purement descriptive, n'a [...] pour objet ni de dresser un panorama de la laïcité ni de proposer des évolutions, quelles qu'elles soient, mais de dresser un constat du droit en vigueur », rapelle le Conseil d'Etat dans son étude. Réagissant à la publication de cette étude, le ministère de l'éducation a affirmé que la circulaire Chatel « rest[ait] valable ». Le ministère réaffirme que « le milieu scolaire est un cadre qui doit être particulièrement préservé » et estime, dans un communiqué, que cette circulaire datant de mars 2012 « est mise en œuvre sur le terrain avec intelligence, en privilégiant toujours la voie du dialogue »....
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Mobilisation pour un lycéen parisien expulsé en Arménie

Khatchik, élève en CAP dans un lycée parisien, a été expulsé le week-end dernier vers l'Arménie. Révoltés, des élèves de la capitale ont manifesté devant le rectorat.

 

Khatchik Kachatryan a été arrêté le jour de son anniversaire, le 19 septembre. Le lycéen, scolarisé à Paris mais sans-papiers, fêtait ses 19 ans. Envoyé dans la foulée au centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, il a été expulsé samedi dernier, au petit matin, vers l’Arménie, son pays d’origine. Mais ses anciens camarades de classe ne désarment pas. Depuis un mois, ils se battent pour que Khatchik puisse construire son avenir en France. Ils s’étaient donné rendez-vous ce mercredi matin, devant le rectorat de Paris (dans le XXe arrondissement), pour protester contre la politique d’expulsion des élèves étrangers. Durant près de deux heures, plusieurs centaines d’élèves, venus de divers établissements de la capitale, ont bloqué la circulation sur l’avenue Gambetta. Leurs slogans : «Libérez Khatchik !» et «Valls démission !»

 

Ulysse a 16 ans. Elève en première au lycée Hélène-Boucher (XXe), il ne connaissait pas le jeune Arménien, mais est quand même venu lui apporter son soutien. «C’est une expulsion parmi tant d’autres, et ce n’est pas normal. Toutes les personnes qui sont scolarisées en France devraient être régularisées.» Steven, lui, a rencontré Khatchik début septembre, lors de la rentrée scolaire. Elève dans la même classe de CAP entreposage, au lycée professionnel Camille-Jenatzy (XVIIIe), il décrit quelqu’un de «sympathique», qui «voulait donner les moyens à ses parents de sortir de leurs problèmes».

L’adolescent se félicite de la mobilisation pour son camarade de classe. «On avait réussi à empêcher son embarquement dans un premier avion pour l’Arménie. Même s’il a fini par être renvoyé, on continue !» Il appuie : «Jamais je n’aurais pensé faire quelque chose comme ça. Avant, je serais resté dans mon coin. Mais là, je me dis que je n’aimerais vraiment pas être à sa place.»

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"C'est une injustice de ne pas pouvoir travailler avec son voile"

"C'est une injustice de ne pas pouvoir travailler avec son voile" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Alors que le Haut Conseil à l'intégration recommande d'interdire les signes religieux à l'université, des étudiantes musulmanes racontent les aléas du port du voile dans leur établissement.

 

Elles le portent sombre et strict, serré sous le menton ou noué sur la nuque, en voile ou en turban, fleuri ou assorti à leur tenue du jour, un tailleur ou une longue tunique unie, agrémenté de maquillage ou en toute sobriété. Passées par des lycées publics où le port du voile est interdit depuis 2004, ou scolarisées en lycées privés catholiques où il n'était pas forcément le bienvenu, ces jeunes musulmanes voilées suivent aujourd'hui des études supérieures ou viennent de terminer leur cursus.

Pour l'instant, la loi leur permet d'étudier ainsi, même si le Haut conseil à l'intégration recommande d'interdire les signes religieux à l'université [article en zone abonnés]. Mais dans le monde du travail, nombre de femmes se défont de leur foulard à la porte du bureau. En dépit des "peurs" et de possibles débats à venir sur le port du voile en entreprise, les jeunes femmes que nous avons interrogées se montrent relativement "optimistes". Elles parient sur leurs diplômes et "l'évolution des mentalités" pour trouver du travail.

 

 

Saïda Ounissi, 26 ans, doctorante en sciences politiques à Paris-I

Lorsqu'elle est entrée à l'université, Saïda a pensé que "cela allait être compliqué" d'étudier avec son voile. Finalement, un seul incident a émaillé sa scolarité. "En master 1, un prof m'a virée car il estimait que je prônais un "islam politique" ; j'ai porté plainte et l'affaire s'est réglée par la médiation au sein de l'université." Saïda se savait "dans son droit".

"Ça a donné lieu à des discussions et des étudiants m'ont dit qu'eux aussi pensaient que je dépassais les bornes. Ils se sont demandé s'il ne fallait pas étendre la loi de 2004 à l'université, au nom de la neutralité. Moi je n'ai jamais rien organisé à la fac alors qu'il y a une aumônerie catholique très active et le syndicat des étudiants juifs, l'UEJF ! Comme on se sent tout juste tolérées, on ne la ramène pas !"

La jeune femme au foulard strict achèvera sa thèse dans dix-huit mois ; elle regrette de ne pouvoir donner des cours de TD avec son voile : "C'est dommage, parce que j'étais boursière et j'ai coûté de l'argent au pays." Comme beaucoup de ses amies, elle espère que les mentalités vont évoluer. "On se dit toutes que cela va finir par arriver, car c'est une injustice de ne pas pouvoir travailler avec son voile."

"Aujourd'hui, pour moi, ce serait difficile, physiquement et psychologiquement, de l'enlever. Beaucoup de femmes qui travaillent dans la finance le font ; mon luxe est de savoir que je peux bosser ailleurs qu'en France." Saïda envisage de travailler dans une organisation internationale.

 

 

Marwa, 25 ans, orthoptiste en province

Tout au long de ses études et de ses stages, Marwa a jonglé entre les bandeaux, les bonnets, les bandanas, les serre-tête, les accessoires de mode lui permettant de dissimuler ses cheveux. "Pour moi, il était important de porter le voile, tout en étant intégrée professionnellement. C'était une manière de sortir du cliché "femme voilée = femme au foyer"".

Elevée dans la campagne normande, Marwa a choisi une profession libérale "en partie à cause du voile. Je savais que cela me simplifierait la vie". Installée depuis deux ans dans le centre d'une ville de province avec une collègue non musulmane, elle porte le voile noué sur la nuque. "Tant que je fais bien mon travail, cela ne pose aucun problème aux patients, même si, vu la société dans laquelle on vit, les gens sont parfois méfiants", assure-t-elle. Elle trouve "un peu fatigant tous les débats sur le voile". "On est Françaises, on aimerait être considérées comme tout le monde, sans avoir toujours à se justifier."

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C'est classe !: Université: Tristes ethnologie et anthropologie

C'est classe !: Université: Tristes ethnologie et anthropologie | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La ministre Geneviève Fioraso veut en finir avec le maquis des licences. Et réduire drastiquement leur nombre. Alors on taille à la hache. L'ethnologie et l'anthropologie disparaissent et se retrouvent dans une licence de Sciences sociales.

 

Les spécialistes prédisent la mort de leurs disciplines. 

Pour Geneviève Fioraso, cette simplification est l'un des axes de sa politique. Mi-juillet, elle veut présenter au CNESER une liste de 40, voire 42 intitulés de licences contre 320 actuellement - et quelque 1600 diplômes, les licences pouvant avoir des spécialités. A l'automne, ce sera au tour des masters. 

A chaque conférence de presse, la ministre fustige le dédale des intitulés devenus illisibles.  

"Ce n'est pas la qualité des formations qui est en cause mais leur lisibilité, expliquait-elle le 3 juillet devant l'Association des journalistes Education, lorsque l'on a  des licences générales de "Physique et sciences de  l'ingénieur", "Sciences pour l'ingénieur", "Physique-chimie sciences pour l'ingénieur", "Physique et mécanique", "Mécanique physique", "Ingéniérie mécanique".... Regardez le MIT, il a des intitulés hyper simples, on peut suivre un MBA de maths et un autre d'arts plastiques par exemple".

La ministre affiche un double objectif. D'abord, que les étudiants s'y retrouvent. C'est, selon elle, l'une des causes de l'échec en licence,  des étudiants choisissant des filières sans bien comprendre de quoi il retourne, puis abandonnant et reprenant un autre cursus jusqu'à trouver le bon.

Ensuite, l'idée est que les entreprises comprennent mieux ce qu'il y a derrière ces licences. Cela passe par des intitulés simplifiés, avec un descriptif clair des compétences acquises par  les diplômés. Quitte à couper dans les licences actuelles et à provoquer des mécontentements.

 

Les universitaires d'ethnologie et d'anthropologie se sont ainsi très vite mobilisés. Une pétition a été signée par 1788 personnes (à la date du dimanche 7 juillet midi) . Et un groupe Promotion de l'Ethnologie-Anthropologie s'est constitué sur Facebook.

"Jusqu'à l'instauration du système LMD (licence-master doctorat), nos disciplines étaient le plus souvent des spécialités que les étudiants choisissaient en troisième année de licence de sociologie, explique Dejan Dimitrijevic, professeur d'ethnologie à l'université de Nice Sophia Antipolis. Avec le LMD, nous nous sommes émancipé de la sociologie, avec des licences d'ethnologie-anthropologie allant de la première à la troisième année. Or aujourd'hui, on supprime tout !".

Dejan Dimitrejevic se fonde sur un document du Comité de suivi de la licence, non diffusé officiellement mais qui a filtré. Il propose 42 mentions - ou grands intitulés - de licences, plusieurs comportant en leur sein des parcours spécifiques. L'ethnologie et l'anthropologie disparaissent des mentions, et apparaissent dans un des parcours de la licence de Sciences sociales.

"Cela nous est tombé dessus car nous n'avons pas du tout été associés à cette démarche, déplore le professeur, nous deviendrons comme un supplément d'âme".

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Espagne: polémique sur le retour de la religion dans le cursus éducatif

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MADRID, 18 mai 2013 (AFP) - L'opposition espagnole a dénoncé samedi la réforme de l'éducation approuvée par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy qui, entre autres, redonne une valeur académique aux cours de religion, pris en compte pour la moyenne des notes et l'obtention de bourses.

"Qu'est-ce que la qualité de notre éducation a à voir avec l'éducation religieuse, la religion catholique, notée pour avoir des bourses ou pour entrer en médecine", s'est insurgé le leader de l'opposition socialiste, Alfredo Pérez Rubalcaba.

Sous le nom de Loi organique d'amélioration de la qualité de l'éducation, le gouvernement de Mariano Rajoy a approuvé vendredi un projet présenté par le ministre de l'Education José Ignacio Wert, qui sépare dès 15 ans les élèves se dirigeant vers une filière professionnelle de ceux souhaitant aller à l'université et impose de nouveaux examens à la fin de chaque cycle.

Le texte doit maintenant être débattu au parlement où le gouvernement détient la majorité absolue.

Son objectif est de réduire le niveau élevé d'échec scolaire (25%) dans un pays où 57% des jeunes sont sans emploi. Toutefois, la réforme comprend d'autres mesures polémiques telles que l'enseignement de l'espagnol dans les régions bilingues comme la Catalogne ou le retour de la religion dans le calcul des notes.

Considérant que "la réforme éducative de Wert cède aux exigences de l'Eglise", le journal de centre-gauche El Pais a rappelé que "l'évaluation des cours de religion a été abandonnée par une loi de 1990", approuvée sous un gouvernement socialiste.

"S'il nous parait excessif de prétendre comme les partis de gauche que ce texte représente un retour au national-catholicisme, il est certain que l'enseignement de la religion en Espagne est doctrinaire et ne devrait donc pas compter pour les notes", a estimé le quotidien de centre-droit El Mundo...

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L'école, une volière de pigeons ?

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L’annonce du président de la République d’inclure l’entrepreneuriat dans l’enseignement du collège au lycée soulève fronde et stupeur au sein de l’éducation nationale. Retrouvez notre table ronde avec Bertrand Geay, sociologue et professeur en sciences de l’éducation, Christian Poyau, président de la fondation Croissance responsable et PDG de Micropole et Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU.

« Stimuler l’esprit d’entreprise dans notre pays, c’est d’abord le rôle de l’école », déclarait François Hollande, le 29 avril, lors de la clôture des assises de l’entrepreneuriat. La dogmatique patronale dans les programmes scolaires ? Le monde de l’éducation n’en revient pas. Comment conjuguer les valeurs de la morale laïque, de l’égalité, de la justice, de la solidarité, de la citoyenneté, avec « l’esprit d’entreprise », la concurrence, la course au profit, l’individualisme ? Décidément, le président de la République a la mémoire courte. Pas nous. On se souvient de son allocution d’investiture, sous les auspices de Jules Ferry, qui avertissait déjà le 4 août 1879 : « Dans une société démocratique, surtout, il est de la plus haute importance de ne pas livrer les études aux entreprises de l’industrialisme, aux caprices des intérêts à courte vue (...). »

 

 

Que pensez-vous d’inclure un programme sur l’entrepreneuriat dans l’enseignement, de la sixième à la terminale, comme le préconise le président de la République, François Hollande ?

 

Bertrand Geay.Je me demande de quel esprit perturbé de conseiller en communication a pu sortir une idée aussi stupide. L’entrepreneuriat constitue-t-il un champ de savoirs qui nécessite la prise de distance et l’approche méthodique qui sont le propre de la connaissance scolaire ? Nos élèves sont-ils en difficulté car il leur manque « l’esprit d’entreprise » ? On voit bien qu’il ne s’agit là que d’une proposition vide de sens et qui n’a d’autre but que de se montrer sympathique envers les représentants patronaux des entreprises. On en voit bien les ressorts politiques. On peut se demander jusqu’où ira la surenchère. Par ailleurs, ce type de sortie est particulièrement dommageable pour la réorientation de la politique scolaire en matière de programmes. L’idée d’imposer comme cela un nouveau programme est absolument l’inverse de ce qui devrait être la priorité : repenser l’unité et la progressivité des programmes, sur la base d’un débat démocratique, et en prenant appui sur une institution d’arbitrage collégiale et indépendante, comme le ministre Vincent Peillon dit vouloir le faire.

 

Christian Poyau. Les mesures annoncées par le président de la République, la semaine dernière, vont dans le bon sens. Il est en effet indispensable de stimuler « l’esprit d’entreprise » chez les jeunes, et plus largement auprès des acteurs du monde éducatif. C’est ce que fait la fondation Croissance responsable en proposant des stages de découverte de trois jours aux enseignants de collège et lycée ainsi qu’aux conseillers d’orientation. C’est par des expériences concrètes (stages d’élèves et d’enseignants, visites d’entreprises, témoignages d’entrepreneurs) que l’on pourra faire tomber les appréhensions de part et d’autre...

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Bibliothèque IUT Dijon's curator insight, May 14, 2013 4:26 AM

une discussion avec deux points de vue sur la mise en oeuvre de mesures visant à accentuer la dimension professionnelle dans le monde de l'éducation

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Une collégienne exclue pour le port d'un bandeau et d’une jupe longue

Une collégienne exclue pour le port d'un bandeau et d’une jupe longue | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

FRANCE - Un collège du Val-de-Marne a décidé, vendredi, d'exclure une jeune musulmane de 15 ans après qu'elle a refusé d'ôter un bandeau lui couvrant une partie des cheveux ainsi qu'une jupe longue portée par-dessus son pantalon.

Une jeune musulmane de 15 ans s’est vue exclure de son collège, vendredi, car elle refusait d’ôter un bandeau ainsi qu’une jupe noire recouvrant son pantalon. "Elle portait un bandeau de cinq centimètres et une jupe longue. Le conseil de discipline a estimé que les deux associés, c'était un signe religieux. C'est n'importe quoi", s'est offusquée Fatiha Ben Yahiaten, la mère de la jeune fille.

Scolariée au collège Les Prunais à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), elle s’était présentée le 4 décembre 2012 avec son bandeau et sa jupe longue. La direction du collège l’avait alors avertie que sa tenue était contraire à la loi restreignant le port des signes religieux à l’école.

La jeune fille, refusant de changer de vêtements, a alors été placée pendant plusieurs semaines en permanence. Des éléments de cours lui étaient donnés pour qu’elle puisse continuer à suivre le programme scolaire en vue du brevet des collèges, tandis qu’un dialogue était mis en place entre l’établissement et sa famille. Une tentative qui n’a manifestement pas abouti, puisque l’affaire a été portée en justice....

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Valaf Lebu's comment, April 6, 2013 10:01 AM
Les néo-laïcs aiment les jupes (ils tentent même d'imposer à l'éducation nationale notamment la "journée de la jupe"), mais seulement les jupes courtes... http://lmsi.net/Une-revolution-conservatrice-dans
Valaf Lebu's comment, April 6, 2013 10:05 AM
Effarante islamophobie des intitutions et des élites...
Valaf Lebu's comment, April 6, 2013 10:17 AM
Je me demande si s'appeler Fatiha n'est pas déjà un signe religieux inacceptable dans la sublime République laïque et égalitaire et juste et propre qui est la nôtre ???
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Un maire PS relègue les élèves roms dans un gymnase

Un maire PS relègue les élèves roms dans un gymnase | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le maire socialiste de Ris-Orangis, dans l'Essonne, refuse d'inscrire des enfants roms dans les écoles de la ville. Il leur propose un gymnase. Le Défenseur des droits s'est saisi du dossier.

 

Ce jeudi matin, la «classe» est sortie de «l'école» un peu avant 11h30. Treize enfants roms scolarisés depuis lundi dans une annexe de gymnase municipal de Ris-Orangis (Essonne) en bordure de la nationale 7, à quelques centaines de mètres du bidonville où ils vivent depuis l'été dernier. Le maire PS de la ville, Stéphane Raffalli, leur a refusé l'inscription dans les écoles de la ville au début de l'année scolaire, comme il en a pourtant l'obligation. Après l'occupation de la mairie par des associations de soutiens aux Roms et des familles début janvier, il a fini par proposer la solution du gymnase, avec l'aval de l'inspection d'académie.

Une solution jugée «honteuse et scandaleuse» par les associations de soutiens aux familles roms, syndicats enseignants et élus Front de gauche qui manifestaient hier devant la préfecture de l’Essonne, dénonçant la mise en place d’une «classe ghetto» et réclamant au préfet d’imposer la scolarisation dans de vraies écoles de ces enfants.

Parallèlement, le défenseur des droits, Dominique Baudis, s’est saisi de l’affaire. Selon son cabinet,«la question du caractère discriminatoire de cette classe se pose car il y a un accès différencié et non justifié aux services de l’enseignement public à raison de l’origine des enfants». Le défenseur des droits demande depuis plusieurs semaines au maire de s’expliquer sur le refus de scolarisation des enfants alors même que leurs dossiers sont complets. Ses services ont pu constater que les circulaires publiées début septembre sur l'obligation de scolarisation des enfants roms et itinérants n'étaient ici pas appliqué. Ris-Orangis n'est pas la seule municipalité, ni d'ailleurs la seule municipalité PS, à ne pas respecter les engagements du gouvernement. Mais elle est la seule à avoir mis en place un tel dispositif de séparation des enfants roms....

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CROATIE • L'Eglise en croisade contre l'éducation sexuelle

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L'introduction d'un module sur la sexualité dans les programmes scolaires a provoqué une charge sans précédent de l'influente Eglise catholique contre le gouvernement social-démocrate de Zagreb. L'éditorial de Novi List.

 

"La sexualité est un énorme pouvoir, celui qui la contrôle, contrôle la société". C'est en ces termes qu'Ana Maria Grünfelder, la théologienne féministe a expliqué la "guerre" entre l'Eglise catholique et le gouvernement qui secoue actuellement la Croatie au sujet de l'éducation sexuelle à l'école.

Ces derniers jours, on a pu entendre tout et n'importe quoi à ce sujet. Un théologien de renom, Adalbert Rebic, a littéralement déclaré : "La Croatie est en train à rejoindre le complot mondial des pédés, des homosexuels et des gouines qui s'efforcent d'imposer les opinions d'une minorité à tous les autres en menaçant ainsi la société de sombrer dans la déchéance." Le cardinal Josip Bozanic a estimé que les cours d'éducation sexuelle, introduits dans l'enseignement scolaire par le ministre de l'Education Zoran Jovanovic, "menaient à l'anéantissement de l'homme". Le comble a été atteint lorsque l'adjoint à l'évêque de Zagreb, Valentin Pozaic, a comparé le pouvoir actuel à celui des nazis et des communistes.

"La révolution culturelle et anthropologique néocommuniste et néolibérale ne prend pas en considération l'homme tel qu'il est, mais elle le transforme en machine de satisfaction des besoins sexuels, qui ne connaît ni l'amour, ni la chasteté, ni la fidélité, ni le sacrifice ni la solidarité", a dit Pozaic...

 

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Texas : le port d’armes bientôt autorisé sur les campus ?

Texas : le port d’armes bientôt autorisé sur les campus ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Si le projet de loi défendu par la majorité républicaine est adopté par le gouverneur du Texas, Greg Abbott - ce qui n’est plus qu’une question de temps, selon le "New York Times" -, les armes seront autorisées sur les campus de l'Etat dès 2016.

Les élèves et le personnel des universités pourront ainsi porter une arme au sein de l’université, dans les salles de classe comme dans les dortoirs. La seule restriction exige de "dissimuler" l’arme.

Les défenseurs de la loi affirment que les campus seront "plus sûrs" puisque les propriétaires d’armes à feu en règle pourront désormais se défendre et sauver des vies en cas de fusillade, comme celle survenue à Virginia Tech en 2007.

L’argument peine à convaincre de nombreux étudiants, qui jugent cette mesure "irresponsable et inutile". Certains professeurs s’inquiètent notamment à l’idée de se trouver seuls dans leurs bureaux au moment d’annoncer à un étudiant potentiellement armé qu’il est défaillant…

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La nouvelle carte de l'éducation prioritaire

La nouvelle carte de l'éducation prioritaire | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le ministère de l'Education nationale publie ce mercredi la nouvelle organisation des REP, qui soulève des contestations depuis plusieurs semaines.

 

Ce mercredi matin, la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem présente officiellement la nouvelle carte de l’éducation prioritaire. On ne parlera plus de ZEP (zone d’éducation prioritaire), mais de REP pour réseau d’éducation prioritaire et de REP-Plus pour les établissements les plus difficiles. Au total, seront concernés, 1 082 collèges et les écoles primaires qui en dépendent. «Le nombre global d’établissements ne change pas», insiste le ministère, se défendant de vouloir faire des économies en douce.

 

L’objectif affiché est de lutter contre les inégalités scolaires qui s’aggravent, en ciblant mieux les établissements à aider. La carte de l’éducation prioritaire n’a en effet pratiquement pas évolué depuis sa création en 1981 alors que le profil social des communes où ils sont situés a, lui, souvent changé. Dans des quartiers qui se sont embourgeoisés, certains établissements ne méritent plus ce label qui leur permet de recevoir des moyens supplémentaires. A l’inverse, d’autres, dans des zones appauvries, en ont vraiment besoin…...

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L’université 2.0, avenir de la fac ?

L’université 2.0, avenir de la fac ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Aux Etats-Unis, des centaines de milliers d'étudiants suivent des cours en ligne gratuits. L'enseignement supérieur français se lance dans l'aventure.

 

Au rez-de-chaussée d’un banal silo à voitures, l’endroit n’attire, pour l’instant, l’œil de personne. Ni plaque à l’entrée, ni annonce publique d’une prochaine inauguration. Une nuée de câbleurs et de plaquistes s’affairent dans un total anonymat. Pourtant, sur cette moquette turquoise se joue peut-être l’avenir de l’université du Michigan, l’un des plus prestigieux établissements d’enseignement supérieur publics des Etats-Unis.


Là, en plein cœur du campus fréquenté par 43 000 étudiants, professeurs et techniciens disposeront bientôt d’un laboratoire superbement équipé (cinq studios d’enregistrement, sept salles de montage, une cuisine…) pour concevoir ensemble l’enseignement en ligne de demain. « Diffuser gratuitement le savoir sur toute la planète aux populations qui en sont privées : jamais je n’ai occupé une fonction aussi enthousiasmante ! », s’exclame Timothy O’Bryen, grand ordonnateur du projet, en feignant d'ignorer qu'il prend ainsi parti dans une virulente controverse nationale.


Dans son bureau inondé de soleil de la bibliothèque historique, Terrence McDonald, doyen de la faculté de littérature, sciences et arts pendant dix ans jusqu’en 2013, sourit derrière ses moustaches grisonnantes. « Les MOOCs [acronyme de massive open on-line courses ou “cours en ligne ouverts et massifs”] n’ont aucun rapport avec un enseignement de qualité, mais ils vont plaire énormément aux Français : leur premier résultat est de créer des superstars mondiales de l’université comme ils les aiment tant. Imaginez un MOOC sur Foucault : succès planétaire assuré ! » 

A entendre l’historien, l’idée des cours massifs en ligne a surtout prospéré depuis 2008 dans le contexte de la crise financière qui a violemment touché les universités américaines : effondrement de leurs placements en Bourse, réduction drastique des subventions publiques… Il fallait trouver un remède. Des spécialistes de l’intelligence artificielle de la Silicon Valley ont brandi la panacée : des cours en vidéo mis en ligne gratuitement et s’adressant à des milliers, voire des centaines de milliers d’étudiants.


« Ils ont mis en avant un but très généreux : éduquer le monde entier, se souvient Terrence McDonald. Mais dans notre contexte éducatif de course à la productivité, ils sont d’abord apparus comme de redoutables concurrents promettant de formidables économies d’échelle et mettant en cause l’obsolescence de notre fonctionnement. Aujourd’hui, ils ont échoué à trouver leur modèle économique. Ils vont être réduits à insérer des publicités dans les cours et à vendre les données personnelles des étudiants. Comme Facebook. »...


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Education sexuelle : «Les parents ne sont pas informés»

Education sexuelle : «Les parents ne sont pas informés» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Après la polémique autour d’un prétendu enseignement de la théorie du genre à l'école, Hélène Romano, psychothérapeute, revient sur les tensions liées à l’éducation sexuelle.

 

Après des SMS qui annonçaient des cours de masturbation en maternelle, des parents ont décidé de ne pas envoyer leurs enfants à l’école. Puis, suite à des rumeurs d’un prétendu enseignement de la théorie du genre, des établissements de banlieue parisienne ont été dépeuplés jusqu’à un tiers de leurs élèves, provoquant la polémique. Hélène Romano, psychothérapeute et chercheuse associée à l’Inserm, vient de publier Ecole, sexe et vidéo (Dunod). Elle tente d’expliquer pourquoi ces tensions autour de l’éducation sont loin d’être nouvelles et analyse les réactions des parents et leurs craintes.

 

Pourquoi est-ce si compliqué de parler de sexualité à l’école ?

Parce que c’est très compliqué de parler de sexualité en général, à l’école comme ailleurs. On peut le voir ne serait-ce qu’au niveau politique avec l’actualité récente. Cela touche à l’intime, à l’éducatif, à la loi, à la transgression, à tout ce qui est fondateur des interdits d’une communauté humaine. Dès qu’on aborde ce sujet, on remet en cause les repères culturels et religieux et on interroge la question de la transgression. Et le curseur est différent d’une société à l’autre, d’une époque à une autre. Ce que l’on remarque, c’est que c’est le plus souvent un paratonnerre, une sorte d’objet expiatoire qui relève un mal-être sociétal. Quand une société se sent insécurisée, l’éducation sexuelle est porteuse de polémique....

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La lutte des classes à l'école n'aide pas la réforme des rythmes | Slate

La lutte des classes à l'école n'aide pas la réforme des rythmes | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

 

Les syndicats des professeurs des écoles ont prévu un mouvement social ce jeudi; on annonce 25% dans toute la France et 50% pour l’académie de Paris. Car oui, la capitale et ses 663 écoles concentre beaucoup de problèmes. D’ailleurs mardi, c’était les animateurs de la ville qui étaient en grève ainsi que les Asem (Atsem dans le reste de la France), les personnels qui aident les enseignants des écoles maternelles et qui prennent maintenant en charge une partie des activités périscolaires (ARE à Paris)…

Les rythmes scolaires révèlent un mauvais climat, des incompréhensions mutuelles et des frustrations.

Malgré des communiqués très optimistes de l’Education nationale qui indique que «dans la quasi-totalité (93,5%) des communes, la mise en œuvre des rythmes scolaires se déroule sans difficulté (aucun signalement recensé des personnels, des mairies, ou des parents)», une grande partie des difficultés de la réforme se joue aussi là, dans cette difficulté de faire travailler ensemble toute la communauté scolaire.

 

Que les Atsem/Asem soient parfois employés par les écoles pour assurer des activités périscolaires –Bertrand Delanoë parlait en avril dernier d’un «recentrage sur le cœur de métier au contact des enfants grâce à une décharge de leurs tâches de ménage»– passe mal. En maternelle donc et pas qu’à Paris, on a vu des Asem assurer l’animation de temps périscolaire. Pas du goût de certains enseignants. L'une d'elles nous confie:

«Je vous assure que voir l’Asem s’installer seule avec mes élèves, dans ma classe, quitter la salle et lui laisser ma place ça a vraiment été un grand choc.»

Sébastien Sihr, secrétaire nationale du SNUipp, LE syndicat majoritaire du premier degré, tempère: les professeurs ne remettent pas en cause la présence des Atsem et Asem, mais les nouvelles fonctions de ces dernières privent parfois les enseignants de leur présence en classe (et leur faut aussi parfois faire le ménage dans l’école).

Les enseignants de maternelle ont vraiment besoin de leur appui. Les petits de deux, trois ans (et parfois plus) ne vont pas aux toilettes tous seuls, la mise en place de certaines activités nécessite de l’aide, surtout avec une trentaine d’élève dans la classe, ce qui est monnaie courante en maternelle en France, rappelons-le.....

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Rentrée scolaire. Rythmes scolaires, une aubaine pour le secteur privé ?

Rentrée scolaire. Rythmes scolaires, une aubaine pour le secteur privé ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

En lançant une réforme sans moyens pour l’appliquer, l’État offre un boulevard aux acteurs du périscolaire, un secteur déjà en plein essor. 

 

Bientôt des écoles primaires sponsorisées par le CAC 40 ? Nos enfants apprendront-ils à lire dans une classe Total et à compter grâce aux assurances Axa ? Un tel scénario relève de la fiction… pour l’heure en tout cas. Dès la rentrée 2014, certaines activités périscolaires, instaurées par la nouvelle semaine de quatre jours et demi, seront financées par l’entreprise Total. Le 7 juin, le groupe pétrolier a en effet signé un accord-cadre avec la ministre Valérie ­Fourneyron, aux termes duquel il s’engage à financer des projets en faveur de la jeunesse, à hauteur de 16 millions d’euros. Quatre millions seront destinés à « des activités éducatives et culturelles en dehors du temps scolaire, notamment en accompagnant la réforme des rythmes éducatifs dans le premier ­degré », détaille le communiqué du ministère. « Il ne s’agit que d’une renégociation d’un accord signé en 2009 avec Martin Hirsch », explique Catherine Ferrant, déléguée générale de la fondation Total. Qui s’est vu demander par le nouveau gouvernement d’orienter une partie de ces fonds vers le financement de sa réforme.

Ce recours à des fonds privés « trahit un glissement insupportable dans la manière dont l’État considère le futur de l’organisation scolaire », a ­dénoncé, cet été, l’Association des maires ruraux de France...

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Le droit de porter le voile à l'université remis en question

Le droit de porter le voile à l'université remis en question | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le Haut Conseil à l'intégration réclame l'interdiction des signes religieux dans l'enseignement supérieur.

 

C'est un rapport alarmiste et une proposition polémique que le Haut Conseil à l'intégration (HCI) a légués à l'Observatoire de la laïcité, détenteur depuis avril des prérogatives de sa mission sur la laïcité. Dans l'un de leurs derniers travaux que Le Monde s'est procuré, les membres de cette mission, menée par l'inspecteur général de l'éducation nationale Alain Seksig, se sont intéressés au respect de la neutralité religieuse dans l'enseignement supérieur.

Face aux "nombreux contentieux intervenus dans tous les secteurs de la vie universitaire", le rapport émet douze propositions parmi lesquelles l'adoption d'une loi interdisant "dans les salles de cours, lieux et situations d'enseignement et de recherche des établissements publics d'enseignement supérieur, les signes et tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse".

Sans aller jusqu'à étendre à l'enseignement supérieur la loi de 2004 en vigueur dans le second degré, l'idée est bien d'interdire aux étudiantes musulmanes de porter le voile islamique pendant les cours. Une proposition potentiellement polémique, alors que se discute l'opportunité d'interdire les signes religieux, et principalement le voile, dans d'autres sphères de la société française.

 

A l'appui de leur proposition, les rapporteurs rappellent la loi Savary de 1984, qui précise que la liberté d'expression accordée aux usagers de l'enseignement supérieur "ne doit pas porter atteinte aux activités d'enseignement et à l'ordre public". Les rapporteurs précisent aussi que le code de l'éducation prévoit que "le service public de l'enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique". Ils "voient donc mal pourquoi l'enseignement supérieur camperait dans un hypothétique statut d'extraterritorialité"....

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Etudiants chinois agressés, un fait divers diplomatiquement sensible

Trois hommes ont été mis en examen et écroués après l'agression de six jeunes en cursus de viticulture à Hostens en Gironde.

 

L'affaire finira-t-elle par compliquer les relations entre la France et la Chine? Dans la nuit de vendredi à samedi, six étudiants chinois venus suivre un cursus de viticulture et d’œnologie en Gironde ont été agressés à leur domicile à Hostens, par trois jeunes hommes complètement ivres. L’une des Chinoises assez grièvement blessée au cours de la rixe serait la fille d’un haut dignitaire chinois, un ministre selon certaines sources. Ce qui explique pourquoi cette histoire qui aurait pu rester un banal fait divers sur fond d’alcoolisation comme les journaux locaux s’en font l’écho tous les week-ends, est devenue en quelques heures une quasi affaire d’Etat. Dès samedi dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, informé par la préfecture que des ressortissants chinois avaient été «pris à partie par trois habitants de la commune, visiblement en état d’ébriété», condamnait «cet acte xénophobe, dont les auteurs devront répondre devant la justice».

 

Vendredi, trois hommes âgés de 18 à 20 ans et connus dans la commune pour «des actes d’incivilité», sont rappelés à l’ordre par les gendarmes pour tapage nocturne. Enervés par cette intrusion des forces de l’ordre dans leur soirée, ils décident d’aller s’en prendre à leurs voisins, six jeunes Chinois hébergés près de chez eux par le conseil général de Gironde. Ils les soupçonnent de les avoir dénoncés. Une bagarre éclate, au cours de laquelle une jeune fille de 22 ans est gravement blessée au visage, par un jet de bouteille. Selon des témoins, des insultes racistes auraient également été proférés.

Placés en garde à vue samedi matin tôt, les agresseurs trop saouls pour s’exprimer clairement et pour comprendre ce qu’on leur reprochait n’ont pu être entendus qu’hier par les enquêteurs...

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Cours en anglais à l'université : débat passionné à l'Assemblée

Cours en anglais à l'université : débat passionné à l'Assemblée | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les députés ont retoqué les propositions de parlementaires qui souhaitaient supprimer les dispositions du projet de loi Fioraso sur une plus grande utilisation de l'anglais dans l'enseignement.

 

Les députés ont précisé mardi 14 mai les conditions d'une plus grande utilisation de l'anglais dans l'enseignement supérieur, et ont retoqué en commission les propositions de parlementaires PS, UMP et FG qui souhaitaient supprimer les dispositions sur le sujet prévues par un projet de loi. Ce texte, porté par la ministre de l'enseignement supérieur Geneviève Fioraso, étend en effet les exceptions à l'enseignement en français, notamment dans le cadre d'accords avec des universités étrangères ou de programmes financés par l'Union européenne.

Plusieurs intellectuels se sont prononcés contre cette initiative ces dernières semaines et l'Académie française a demandé au gouvernement de renoncer. D'aucun soulignent que la loi Toubon de 1994 écrit expressément que la langue de l'enseignement est le français et prévoit déjà des exceptions.

 

La ministre a un peu regretté le caractère "passionné" de ce débat et "la focalisation médiatique sur le sujet", mais s'est dite ouverte à des "améliorations". "Personne ne s'est offusqué qu'on enseigne en anglais dans les écoles de commerce", a-t-elle lancé, se disant "confiante dans la force du français", alors que lui était opposée "une atteinte à la francophonie".

Le député UMP Daniel Fasquelle a, lui, mis en avant "la perte d'influence" de la France et dit craindre une "perte de la maîtrise technique et scientifique dans un certain nombre de domaines". "Michel Serres (philosophe) a très bien expliqué que c'est par ce biais qu'on déstabilise des langues et qu'elles finissent par disparaître", a-t-il argumenté. Au nom d'une quarantaine de députés PS, le député Pouria Amirshahi (Français établis à l'étranger – Maghreb et Afrique de l'Ouest) a estimé, citant les printemps arabes, que cet article ne donnait pas un "signal favorable", notamment dans les territoires qui se "réorganisent". La députée communiste Marie-George Buffet a également plaidé en faveur d'une suppression.

"On est un peu faux-cul : à Sciences Po où j'enseigne on parle en anglais mais à l'université on n'a pas le droit de parler l'anglais, mais les élites oui", s'est au contraire exclamé Jean-Yves Le Déaut (PS) venu au soutien de la ministre. "Ce n'est pas avec cette disposition qu'on revient en arrière", a renchéri le rapporteur du texte, Vincent Feltesse (PS)...

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Harcèlement à l'école : la violence du clip d'Indochine choque

Harcèlement à l'école : la violence du clip d'Indochine choque | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Françoise Laborde, membre du CSA, envisage de l'interdire aux enfants de moins de 16 ans, en raison d'images qu'elle juge "insoutenables".

 

Le clip était annoncé depuis quelques semaines. Personne ne s'attendait à tant de réactions outrées. Dans son dernier clip, College boy, sorti en exclusivité sur Le Parisien.fr, le groupe de musique français Indochine évoque le harcèlement à l'école.

Six minutes d'un court-métrage tourné en noir et blanc par le réalisateur québecois Xavier Dolan. Une esthétique irréprochable, mais des images d'une rare violence : un jeune garçon harcelé par ses camarades est crucifié avant d'être exécuté par balles devant une assemblée aveugle.

Les images choquent. Pour certains, trop. Françoise Laborde, membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), a estimé sur Europe 1 que ces images étaient d'une violence "insoutenable", et qu'elles n'avaient "pas leur place en journée sur des chaînes de musique".

"On va l'étudier évidemment en groupe de travail. Mais il devrait y avoir au minimum une interdiction aux moins de 16 ans et peut-être une aux moins de 18 ans", a jugé Mme Laborde, qui préside le groupe de travail sur la jeunesse et la protection des mineurs au CSA. "On avait interdit aux moins de 18 ans un clip de Marylin Manson il y a quelques années. On pourrait refaire quelque chose d'approchant", a-t-elle ajouté.


Eric Debarbieux, chargé de la prévention de la violence en milieu scolaire, a estimé que "ce clip d'Indochine est une œuvre artistique, qui en cela doit être respectée et qui a le mérite de rappeler l'importance et la gravité du phénomène de harcèlement à l'école. Il n'est pas question de censure".

"Mais je dois souligner le caractère outrancier de ces images, qui sont d'une violence insoutenable", a-t-il ajouté. "Ce qui est dommage, c'est que ce film ne montre aucune solution, alors qu'elles existent. Il n'y a pas de fatalité au harcèlement. Les pays qui ont mis en place des politiques énergiques contre ce phénomène, comme la Finlande, sont parvenus à le diviser par trois."


Dans une interview au Parisien, Nicolas Sirkis, leader d'Indochine, tente d'expliquer sa démarche : "La violence du clip n'est pas gratuite. Pour moi, c'est la même démarche que lorsque la sécurité routière réalise un clip choc pour sensibiliser aux accidents de la route. C'est plus éducatif qu'autre chose." Pour lui, il s'agit d'"une réalité qui existe". En effet, selon une enquête du ministère de l'éducation nationale, un élève sur vingt se dit harcelé de manière sévère ou très sévère...

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Peillon préconise six semaines de vacances d'été avec deux zones

Peillon préconise six semaines de vacances d'été avec deux zones | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le ministre de l'éducation nationale a préconisé dimanche des vacances d'été d'une durée de six semaines réparties en deux zones, précisant que la question ne serait pas abordée avant 2015.

 

Le ministre a réaffirmé que son objectif était d'étaler "progressivement" l'année scolaire sur 37 à 38 semaines, contre 36 semaines, voire 35 avec les ponts à l'heure actuelle, alors qu'il y a 40 semaines de cours en Allemagne. Il a réaffirmé que durant l'année il préconisait une alternance de sept semaines de cours et de deux semaines de vacances.

Dans le cadre de son ambitieuse réforme des rythmes scolaires, le gouvernement veut revoir les rythmes de la journée, de la semaine et de l'année, considérant que l'année scolaire est à la fois trop courte et trop concentrée, au détriment des apprentissages.

Le ministre a souligné qu'il fallait "d'abord monter la première marche" de la réforme des rythmes scolaires hebdomadaires à l'école primaire, puis au collège et au lycée. "Nous commençons par l'école, il faudra continuer avec les collèges et lycée et puis il faudra faire l'année scolaire", a-t-il dit.


Cette proposition est contenue dans un livre sur la refondation de l'école publié par le ministre. Elle correspond aux souhaits des professionnels du tourisme, qui ont demandé au début du mois de raccourcir les vacances estivales à six semaines avec l'instauration d'un zonage pour mener la réforme des rythmes scolaires "à son terme et dans sa globalité". Depuis 1964, la France est découpée en trois zones permettant d'étaler les vacances d'hiver et de Pâques sur quatre semaines pour favoriser les activités touristiques, notamment les sports d'hiver, et répondre aux impératifs de sécurité routière...

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Et si les étudiants notaient leurs profs de fac ?

Et si les étudiants notaient leurs profs de fac ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
C'est ce que propose un député socialiste dans un rapport sur la refondation de l'université, remis à Jean-Marc Ayrault la semaine dernière.

 

«Cette proposition avait été formulée durant les assises de l’enseignement supérieurs les 26 et 27 novembre 2012», indique le quotidien qui y voit un double avantage : «Améliorer la qualité de l’enseignement et augmenter leur poids dans les évolutions de carrière». «Aujourd’hui, à l’université, l’évaluation des enseignants-chercheurs est presque exclusivement basée sur la recherche», écrit le Figaro. En clair, poursuit le journal, «la qualité des cours dispensés importe peu».

«Cette proposition, inspirée des pays anglo-saxons, où elle est entrée dans les moeurs depuis longtemps, figurait dans la réforme Bayrou en 1997 et avait été relancée en 2008 avec la loi LRU, dite "d’autonomie des universités"», rappelle le quotidien.

«C’est un outil formidable, qui a été très bien accueilli par les professeurs. Il nous permet d’aider avant tout les enseignants en difficulté à améliorer leurs cours», explique le professeur Cuny, responsable de ce dispositif à l’université de Bordeaux Segalen, l’un des rares établissements à l’avoir mis en place....

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