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L'enseignement dans tous ses états.
Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Pourquoi l’école française a tant de mal à passer au numérique

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Pourquoi l’école française a tant de mal à passer au numérique

 

Il flotte encore dans les classes comme une odeur de craie. Même après une bonne quinzaine de plans numériques, le petit crissement n’a pas si souvent laissé place au stylet numérique. Comment l’école française a-t-elle raté toutes ces révolutions, au point qu’aujourd’hui, de l’avis d’un des consultants les plus au fait de la réalité du terrain, « un tiers des collectivités territoriales ont des établissements équipés où ça fonctionne. Le second  tiers a juste besoin de la petite étincelle pour que ça démarre. Et le dernier, lui, a trop de soucis financiers pour y penser». Ce spécialiste s'appelle Jean-Loup Bourrissoux, c'est un enseignant reconverti dans l’aide aux municipalités et conseils généraux. Et si l'on résume son propos: dans deux tiers des collectivités, il ne se fait toujours  pas grand chose!


La grande révolution aurait pourtant dû commencer en 1985, avec le plan informatique pour tous (IPT). Lancé par Laurent Fabius, ce plan  reste dans les annales des plus jolis fiascos de la décennie ! Des ordinateurs inadaptés, parfois non compatibles, restés dans les cartons dans les couloirs des lycées… De quoi vous dégoûter pour longtemps! « C’est vrai que le mauvais souvenir laissé par plusieurs programmes peut expliquer certaines réticences actuelles à se lancer»,  regrette M. Bourrissoux. Pourtant à ses yeux ce ne sont pas là les seuls verrous au non basculement de l’école française dans la modernité.

Le consultant estime surtout qu’on s’y prend bien mal ! Pour qu’un enseignant se lance, il faut trois conditions premières: « installer un  tableau numérique dans sa classe, d’abord. Lui donner un portable et le former tout de suite». En théorie, c'est tout bête, mais sur le terrain, ça ne se passe pas toujours comme ça...

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N.b Lanotte-Fauré's curator insight, June 11, 2013 7:15 PM

Dans certains petits villages dont je tairais le nom, les toilettes de ces chères têtes blondes ne sont pas françaises mais turques. Je le sais, j'y ai mis malencontreusement un pied dedans en les utilisant lors d'une de mes interventions musicales. Alors je souris (jaune) lorsque je lis cet article.

N.b Lanotte-Fauré's comment, June 11, 2013 7:38 PM
Encore un article qui me fait faire des bonds sur mon fauteuil ! Il est gentil le consultant de l'article.... Décider ou pas d'installer une salle informatique (au mieux) dans une école n'est pas une décision prise ou non par le prof des écoles ! Ce dernier (et en général il est plutôt POUR bosser dans les meilleures conditions !) pond un projet (donc ici s'informatiser), le fais passer par toutes les voies hiérarchiques dont l'E.N. est bien friande, et, lors d'une réunion Ecole / Mairie, tend d'une main plus ou moins tremblante le document à l'adjoint présent (ou pas) et présentera le projet (ou pas) lors d'un futur conseil municipal. Car (et là je fais un copier/coller d'éduscol) : " La commune a la charge des écoles publiques. Elle est propriétaire des locaux et en assure la construction, la reconstruction, l'extension, les grosses réparations, l'équipement et le fonctionnement." (article L212-4 du code de l'éducation). Bien sûr, les parents d'élèves, en bons électeurs chouchoutés, peuvent faire pression sur leur Mairie. Autre possibilité : le Maire est POUR ce genre de projet (mais, parce que j'ai travaillé de longues années pour l'E.N. et que je connais bien le fonctionnement des écoles, l'école, les enfants, c'est rarement la priorité des Politiques) et est copain comme cochon avec le Conseil Général qui pourra participer au projet. Alors quand je lis que le numérique dans une école est dû au bon vouloir d'un instit, je glousse....
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Education algérienne et gestion des institutions : halte au silence !

Education algérienne et gestion des institutions : halte au silence ! | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

L'Algérie connaît une situation des plus inédites depuis son indépendance, une situation qui illustre le volume de la corruption qui émaille la scène nationale, les dernières élections ont démontré d'ailleurs la dangerosité de ce phénomène au su et au vu de ceux qui occupent le pouvoir mais pour qui sonne le glas ? L'écrit qui suit est la synthèse qui montre les causes et les effets de l'idéologie de ceux qui ont confisqué l'avenir de ce grand pays et continuent de brader le sacrifice de ce peuple qui assiste à son destruction sans l'intervention de son élite, et de ses intellectuels qui ont accepté d'assumer le rôle de muets....

 

L’école, par la complicité du pouvoir, forme jusqu’à ce jour un troupeau dolent, éparpillé puis délaissé sans la moindre sollicitude, où les seules victimes sont nos petits enfants, naturellement innocents, qui affronteront par le crime des autres, une vie si rance, plus compliquée. Nous assistons sans révolte à un système d’enseignement adopté afin d’effacer toute trace d’algérianité en altérant notre authenticité par ses tendances tantôt extrémistes qui sèment une pernicieuse léthargie, cachant une constante torture héritée par les ennemis ancestraux de la civilisation et tantôt occidentales qui nous attribuent toutes les épithètes de la régression.

Les programmes enseignés sont, paradoxalement, une culture qui inflige à nos élèves le rabâchage et l’anachronisme  qui les incitent à penser en s’illusionnant et à marcher en reculant. Ce que reçoit notre enfant à l’école n’est qu’un greffage moribond de sa volonté et tout cela explique le factice amour des enfants vis-à-vis de l’école.

L’éducation a pris l’allure d’un cataclysme démontrant l’absence absolue du bon exemple et le vide permanent des principes. La langue primant dans nos établissements est l’arabe, langue pour laquelle nos enseignants ont un complexe d’incapacité, comme étant une langue moins développée, trop sinueuse, ne considérant ce moyen de communication que comme un passe-temps qui ne favorise point l’épanouissement spirituel, ce handicap remet l’école en question et l’enfant est pris en otage.

Ce secteur constitue encore des corps sans âmes, où le message moral s’est converti en une délinquance qu’on côtoie quotidiennement, en condamnant les écoles, ces usines d’esprits, d’être le fief de la dérive et source d’inanité. L’étalon de probité n’est guère suivi, voire contesté  par ceux qui considèrent cette noble fonction comme un gagne- pain, d’où une rupture s’impose entre le guide du comportement et le message de la connaissance, ce divorce clarifie formellement la faillite préméditée de l’enseignement algérien, et le lâche triomphe des machinations pour inhumer les cervelles créatrices des nôtres....

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Cinq idées pour un nouvel enseignement de l'art

Cinq idées pour un nouvel enseignement de l'art | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Aurélie Filippetti et Vincent Peillon présentent mercredi un plan en faveur de l'enseignement artistique, de la maternelle au bac. Cinq personnalités livrent leurs idées au Figaro.

1. Jean-François Zygel, pianiste et compositeur: «Que les politiques donnent l'exemple»...

2. Yves Aupetitallot, directeur du Magasin, à Grenoble: «Ne pas scolariser les visites de musée»...

3. Pierre Rosenberg, académicien, président du Louvre de 1994 à 2001: «Créer un Capes d'histoire de l'art»....

4. François de Mazières, député maire de Versailles: «Laisser l'art envahir la ville»...

5. Didier Lockwood, violoniste: «S'appuyer sur les artistes»...

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Education : Peillon veut rapprocher l’école de l’entreprise

Education : Peillon veut rapprocher l’école de l’entreprise | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon souhaite que les élèves fassent un stage en entreprise dès la 6e et que les profs aient une formation au monde de l’entreprise. Objectif : préparer les jeunes à l’emploi.

 

Objectif: éviter de « fabriquer des décrocheurs » en orientant mieux les élèves, du coup, lutter contre le chômage mais aussi faire que l’école prenne en compte les besoins des entreprises. « Nous avons 600 000 offres d'emploi qui ne sont pas pourvues », explique le ministre de l’éducation. « Nous avons besoin d'un lieu où l'on puisse discuter sereinement des prospectives et des besoins en emplois. Je veux que l'on puisse ajuster les préoccupations des entreprises et les nôtres pour donner la meilleure formation possible et la plus utile aux jeunes ».

+ des opinions.

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Bonnes nouvelles de l’école - Rue89

Bonnes nouvelles de l’école - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Mais non, il n'y a pas que des mauvaises nouvelles. Prenez la violence scolaire. A en croire le "20 Heures", pour ceux qui croient encore le "20 Heures", on pourrait penser que tout va très mal : baffes, passages à tabac d'enseignants, etc.

 

Eh bien, pas du tout. Il résulte d’une enquête que la majorité des personnels du primaire et de maternelle jugent l’ambiance « plutôt bonne ». Ainsi est titrée une dépêche AFP, qui rend compte d’une enquête menée par l’Observatoire national de la violence à l’école. La plupart des reprises médiatiques des résultats de cette enquête ont aussi adopté un titre positif.Mais derrière ce « plutôt bonne », se cachent d’étranges chiffres. On apprend par exemple dans cette enquête que :

35,8% des enseignants (de maternelle et de primaire, rappelons-le) se sont dits victimes d’injures,17,1% de menaces,14% de harcèlement (par des parents d’élèves ou d’autres membres du personnel),3,6% de coups.

 

Plus d’un instituteur sur trois victime d’injures, ça peut sembler beaucoup (en ZEP, souligne l’enquête, il faut quasiment multiplier tous ces chiffres par deux), mais il est vrai qu’on peut aussi, comme Le Monde, l’écrire ainsi :

« Les violences verbales (injures pour 35,8% des victimes, menaces pour 17,1%) l’emportent de loin sur les violences physiques (5,6% des répondants bousculés, 3,6% frappés). »

Présenté ainsi, avouons-le : on est tout de même soulagé par le faible taux de baffes, du même soulagement que l’amputé d’un bras, qui réalise qu’il lui reste tout de même l’autre bras...

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Huit heures: interrogatoire écrit

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RENTRÉE - L'officieuse fiche tire insidieusement - et d'autorité - les vers du nez pour lire dans le passé, dans le privé, dans l'intime.

Et à part créer l'embarras du fiché à qui l'on demande d'étaler sa vie, elle ne sert à rien; si ce n'est à renseigner l'élève sur l'esprit de l'enseignant qui se renseigne sur l'élève.

 

Pour mal commencer l'année scolaire, il existe une méthode simple : faire remplir à ses nouveaux élèves une petite fiche de renseignements.

- Sur un quart de feuille, que vous prenez dans le sens de la hauteur, vous écrivez vos noms et prénoms, en haut à gauche. Et en dessous, vous écrivez votre adresse.
Kévin, il en a trois d'adresse. Celle de son père, celle de sa mère, et celle où il habite un peu en ce moment. Quitte à ce que le premier contact avec lui soit gâché, on pourrait tout aussi bien débuter par un contrôle surprise. Un direct du droit. Sur un quart de feuille, vous vous exprimerez sur la question des sans domicile fixe dans notre société. Attention au style et à l'orthographe. Vous avez une heure.

Soihirdine, ses parents ne sont pas en règle avec les services d'immigration de l'État. Remplir une fiche d'identification n'est pas un acte anodin pour lui. Il est d'ailleurs un peu inquiet. Nom, prénom, adresse du squat. Pour ne pas prendre un bon départ avec lui, autre contrôle surprise possible : un direct du droit d'entrée. Sur un quart de feuille, vous commenterez les dernières mesures gouvernementales mises en place pour pister les sans-papiers. Attention au style et à l'orthographe. Vous avez une heure pour quitter les lieux.

Avoir des adresses à revendre ou n'en avoir aucune n'est pas quelque chose qu'on a envie de crier sur le toit du lycée. Les élèves de ma classe ont parfois des situations personnelles compliquées et pour avoir toutes les chances d'être pris en grippe dès les premières secondes de l'année, le prof a la solution en main...

- Un peu plus bas, en dessous de votre adresse, vous écrivez votre date de naissance. Michaël est né le 17 juillet 1993. Il entre en seconde à dix-huit ans. À son âge, d'autres sortent de terminale. Mettre le doigt, d'entrée de jeu, sur le retard qu'il a pris dans sa scolarité est une mauvaise idée....

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C'est classe !: Education: tout est calme, est-ce bien normal ?

C'est classe !: Education: tout est calme, est-ce bien normal ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

C'est le calme plat dans l'éducation. Et ça fait drôle. Pas un conflit d'envergure à l'horizon, pas d'appel à manifester ni de pétitions nationales ... Tout n'est que soulagement après la victoire de François Hollande et surtout la chute de Nicolas Sarkozy. Jusqu'à quand ? Mystère. En attendons, goûtons la sérénité retrouvée.

 

Depuis plusieurs années, on s'était habitués à des printemps plutôt chauds (et des hivers aussi d'ailleurs) dans l'éducation nationale avec manifs, débrayages, occupations d'écoles par les parents, classes en plein air avec, souvent, le soutien d'élus, etc.

En janvier-février en effet, les établissements apprennent les "dotations horaires globabes" (les DHG) qu'ils vont avoir à la rentrée, en gros le nombre de profs. Et chaque année depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, on coupait dans les effectifs selon la règle sacrosainte du "un sur deux"(le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite). Du coup, chaque fois, des actions de protestations éclataient un peu partout - dans un village de montagne à qui on allait supprimer une classe, une école de banlieue qui n'arrivait déjà plus à assurer les remplacements, un lycée pro où on supprimait des spécialités, etc.Or depuis l'élection présidentielle et la chute de Nicolas Sarkozy - que la FSU (première fédération de l'éducation) avait appelé à dégager, comme la CGT et Solidaires - , c'est le calme plat, ou presque.

Pourtant, il y a bien encore 14 000 suppressions de postes à la rentrée. Et François Hollande avait prévenu: élu, ce serait trop tard pour lui de revenir en arrière, il faudrait faire avec.

Mais voilà: entretemps Nicolas Sarkozy a bien dégagé (et avec lui son ministre Luc Chatel qui se vantait de supprimer des postes "sans problèmes"). Et c'est un immense soulagement, une ambiance qui change du tout au tout, comme allégée d'un poids, et l'espoir d'un retour à des relations "normales" où, par exemple, le ministre rencontre et écoute, consulte en somme.

Il y en a bien qui râlent un peu lorsque le nouveau ministre Vincent Peillon annonce, parmi les mesures d'urgence pour la rentrée, 1 000 postes pour le primaire. C'est trop peu, disent les uns. Et pourquoi rien pour le secondaire ?, s'agacent les autres....

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La française coincée dans l’érable en colère « C'est vous qui le dites

La française coincée dans l’érable en colère « C'est vous qui le dites | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Je lis beaucoup de choses sur la grève au Québec. On parle de « printemps érable » au sein des articles français mais rendez vous bien compte qu’il ne s’agit point d’une grève banale à base d’érable. Ce sirop est doux alors que la colère est dure.

Selon un certain nombre de québécois, nous, les français, faisons la grève pour tout et pour rien. Peut-être que ceci n’est pas faux mais nous n’avons pas la même histoire. Pour ma première année au Québec, je suis arrivée en échange universitaire. A première vue, le québécois est gentil, doux, pacifique et ne « chiale » pas comme nous autres les maudits français. Lorsque j’ai entendu parler du mouvement de grève et du résultat de l’assemblée générale, je me suis dit automatiquement: « Fuck, je change de continent mais ces putains de grèves me poursuivent ». Je ne savais même pas pourquoi ils faisaient grève mais je suis tombée sur des panneaux « 1625 $ de frais supplémentaires ». Je ne savais même pas le prix d’une année dans une université québécoise mais ce prix dépassait ce que je payais pour mes trois ans de licence en France.

J’avoue bien volontairement que je n’étais pas impliquée dans les mouvements de grèves étudiantes mais aujourd’hui, je veux prendre position contre la répression qui sévit au Québec. La loi 78 est bien entendue une entrave à la liberté d’expression....

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L'historien de l'éducation Antoine Prost pour la suppression de la semaine de quatre jours à l'école - Lagazette.fr

Antoine Prost, historien de l'éducation, attend du futur président de la République qu'il supprime la semaine de quatre jours à l'école primaire et qu'il rétablisse une formation des enseignants à partir des stages, en veillant à une bonne gouvernance du système éducatif....

 

La priorité numéro un, c’est d’en finir avec la semaine de quatre jours dans le primaire. Il n’y a pas de mystère, cet enseignement ne peut pas être efficace : avec 140 jours de classe, contre 180 à 200 dans les autres pays, on est nécessairement perdants.
Et on ne peut pas organiser l’enseignement en faisant l’impasse complète sur les possibilités réelles d’attention et d’acquisition des savoirs des élèves de 6 à 11 ans.
C’est une entreprise de démolition de l’école : on continue à soigner les cancers avec de l’aspirine.

Sur le constat, tout le monde est d’accord. En 2002, un rapport des inspections générales concluait que la semaine de quatre jours était la pire des solutions. Or, c’est précisément ce qui a été fait !
Vous n’avez pas une entreprise qui, ayant commandé un rapport d’audit interne, fait le contraire de ce qu’il propose. C’est un mode de gouvernance insensé ! Pour moi, le plus efficace, ce serait 5 jours à 5 heures par jour.

La deuxième priorité, c’est de rétablir une formation des maîtres à partir des stages, mais cela suppose des créations de postes. François Bayrou, qui affiche cette volonté sans créer de postes, je ne sais pas comment il fait...

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L'Education d'abord, parce qu'une société solide commence par là

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Lire la contribution de Pierre ESTRATE au débat : Devenir enseignant est-il un engagement ?

 

Que tous ceux qui, lorsqu'ils lisent "Education" quelque part, ne voient pas plus loin que "4 mois de vacances", "mi-temps payé plein temps" et "immobilisme corporatiste", passent leur chemin. Ce que j'ai à dire ne les intéressera pas.
Aux autres maintenant.
Une société, c'est une masse d'individus dont une partie est en âge de produire. Cette production engendre un revenu que l'on peut appeler "richesse", ou "surplus". La visée d'une société, c'est d'établir un projet de répartition de ce surplus. Et RIEN d'autre. TOUT en découle.
Ce propos n'a rien de glamour, mais a pour objet de ne pas se disperser.

De ce projet de répartition montent deux piliers qui soutiennent la cohésion de la société, qui font qu'on trouve une raison de vivre en elle: l'éducation, et la protection de ceux qui ne peuvent pas encore, qui ne peuvent plus, qui ne peuvent momentanément produire...

 

...Il FAUT que les décideurs politiques sachent EXACTEMENT ce qu'ils veulent faire de notre Education en France. Dans un deuxième temps seulement, on pourra entrer dans le détail. Les conservatismes corporatistes ou idéologiques tomberont d'eux-mêmes devant une politique claire et courageuse, qui SAIT OU ELLE VA...

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Insolite éducatif : les propos de Meirieu sur les images de Marc Le Bris

Insolite éducatif : les propos de Meirieu sur les images de Marc Le Bris | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

C’est la dure loi du e-marketing viral : j’avais, sous prétexte de la sortie du livre d’entretiens Un Pédagogue dans la Cité, promis ici du Meirieu à toutes les sauces, il faut maintenant que je fournisse…

De manière très altruiste, bien que tardive, le plat du jour sera, en fait, dédié à un autre livre que le sus-mentionné. Publié en mars 2011 aux éditions Jacob-Duvernet et intitulé L’Ecole et son miroir, l’ouvrage dont je vais parler entre dans la catégorie « beau livre », relié et doté d’une riche iconographie.

Son sous-titre est Regards croisés sur l’école d’hier et d’aujourd’hui. Les regards que ce livre fait se croiser, à égalité de statut, sont ceux de Philippe Meirieu, donc, et du philosophe, psychanalyste et écrivain Jean-Bertrand Pontalis.

Ce compagnonnage éditorial m’a beaucoup amusé lors de sa publication : j’y ai vu un plaisant pied-de-nez (pour ne pas dire un medius honoris causa, comme disent certains latinistes forcément distingués, voir la note en bas de page) à ce que j’appelle le chic anti-Meirieu...

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Etudiants étrangers : Claude Guéant doit s'excuser - LeMonde.fr

Etudiants étrangers :  Claude Guéant doit s'excuser - LeMonde.fr | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le Monde.fr - Bienvenue au pays de la "préférence nationale", dans toute son absurdité.

Par Caroline Fourest.

 

César, vénézuélien, est architecte. Il est venu étudier à l'Ecole spéciale d'architecture de Paris, où il a obtenu le Prix du meilleur diplôme. Un cabinet new-yorkais cherche à le recruter depuis des mois. Lui a préféré Paris. "Parce que j'aimais la France, son histoire et son architecture." Il hésite à en parler au passé. Avant, il disait "j'aime la France" sans hésiter. Aujourd'hui, il ne sait plus. La circulaire Guéant a tout brisé. Ses rêves, son CDI dans un cabinet parisien, et son projet : une résidence étudiante à Boulogne (156 logements étudiants), sur lequel il planche depuis un an et qui, du coup, va prendre beaucoup de retard. A croire que ce gouvernement en veut à la jeunesse...

Ils sont des milliers dans son cas. Sid est tunisien, diplômé d'un master et spécialisé dans la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Un domaine où la maîtrise de l'arabe peut aider. Pourtant, la société de conseil qui comptait sur lui va devoir se passer de ses talents. Indésirable... Parce qu'étranger. Allez me chercher un bon Français !

Bienvenue au pays de la "préférence nationale", dans toute son absurdité. Morale, économique et culturelle. Elle fracasse l'image de la France à l'étranger et le modèle français, basé sur le partage des savoirs. Elle prive la France de sa principale force : le rayonnement culturel grâce à la francophonie. Elle prive les entreprises françaises de talents dont elles ont besoin pour gagner des parts de marché. Il ne faudra pas s'étonner si les élites de demain ne parlent plus français, mais uniquement anglais !..

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Circulaire Guéant: la polémique vue par la presse étrangère

Circulaire Guéant: la polémique vue par la presse étrangère | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Depuis septembre, des milliers de diplômés étrangers sont privés de travail en France pour cause de restriction de l'immigration légale. Après les recruteurs et les universitaires, la presse étrangère s'en fait l'écho.

 

Après l’école obligatoire, le passage au gymnase ou à l’apprentissage n’est plus automatique. Dans le canton de Vaud, un jeune sur cinq passe par un dixième année ou par une autre passerelle. Cette proportion a quadruplé en vingt ans.

L’enquête «Choix 2010», publiée vendredi par Statistique Vaud, a recensé les projets de formation ou professionnels de 7598 jeunes achevant leur scolarité obligatoire dans le canton en été 2010. Ces élèves étaient âgés en moyenne de 16,5 ans, 27% étaient d’origine étrangère. Neuf jeunes sur dix ont effectué l’entier de leur scolarité en français.

Réalisée périodiquement depuis 1978, cette étude permet de mesurer l’évolution des choix de formation. Premier constat: les études au gymnase se sont démocratisées en trente ans. En 1978, 27% des jeunes entraient au gymnase après l’école obligatoire. En 2010, cette part s’élève à 38%...

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« L’esprit d’entreprise » à l’école : une atteinte à la laïcité - Rue89

« L’esprit d’entreprise » à l’école : une atteinte à la laïcité - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La principale critique que nous faisions du projet de loi d’orientation pour la refondation de l’école de la République de Vincent Peillon résidait dans l’accumulation de contresens et d’aveuglements idéologiques sur lesquels il repose.

 

Le discours prononcé le 29 avril par le président de la République en clôture des assises de l’entrepreneuriat valide de fait notre analyse. Il offre en effet un condensé édifiant de ces déficiences dûment constatées.

François Hollande propose de « stimuler l’esprit d’entreprise » dans l’école, en prévoyant notamment de la sixième à la terminale un programme sur « l’entrepreneuriat ». Ce faisant, il décline les impasses idéologiques qui obscurcissent la loi d’orientation en discussion au Parlement, votée en première lecture par les députés et prochainement soumise aux sénateurs.

C’est d’abord remettre en cause de manière frontale la laïcité qui ne se résume pas au champ du religieux. Elle vise également à garantir la neutralité en mettant à distance tous les dogmes : celui du marché et de l’économisme triomphant doivent être maintenus hors de portée des enfants.

L’augmentation du nombre de stages en entreprises, outre qu’elle vise à formater les futurs salariés à la doxa libérale véhiculée au sein de l’entreprise, réduira en conséquence la part des savoirs transmis. En effet, les stages ne se traduiront pas par des heures supplémentaires pour les élèves. C’est donc accentuer la dérive minimaliste et utilitariste du socle commun de compétences instauré par la précédente loi d’orientation de 2005 de François Fillon et confirmé par la future.

 

L’intrusion au sein de l’école des façons de penser de l’entreprise et des intérêts du monde économique constitue une régression. L’école de la République s’était mise en place en s’affranchissant de tous les intérêts locaux, clientélistes, cléricaux ou mercantiles. Il s’agit d’une évolution à rebours de la construction d’un cadre national garantissant au mieux une égalité territoriale même imparfaite. C’est en définitive ouvrir la voie à plus d’autonomie, à une balkanisation de l’école et une gestion managériale....

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"Les trois catégories d'enseignants vues par un père"

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Parent d'élève, notre contributeur Marc Serrand s'est amusé à " classer" les enseignants à travers sa vision du métier. Il avoue préférer ceux "qui ont envie d'explorer, de chercher, de partager".

En 13 ans d'école, mon aîné qui est en 1ère a vu quelques 60 à 70 enseignants. Si si, j'ai fait le compte! En encore je n'ai pas compté les remplaçants... il est vrai devenus denrée rare depuis quelques années, (je ne remercie pas la RGPP). Le plus jeune, qui est au collège, en a vu un peu moins, bien entendu. Je réfléchis souvent à tous ces enseignants, si différents les uns des autres que je ne résiste pas à la tentation: il faut que je les classe! L'exercice est idiot et donc il me plait. Il va m'attirer des commentaires acerbes qui déploreront mon simplisme navrant.

Première catégorie d'enseignants: ceux qui ne doutent pas d'eux. Ce ne sont pas les plus nombreux, mais il y en a. Des enseignants qui refusent de discuter avec qui que ce soit, (sauf avec la hiérarchie). Des enseignants qui ne comprennent pas l'intérêt de bouquiner, de se former puisqu'ils savent tout. ...

Deuxième catégorie d'enseignants: ceux qui doutent d'eux... et ont peur! Je crois que la majorité des enseignants ne sont pas certains de leurs pratiques, doutent de leur pédagogie, se rendent compte des limites de la situation actuelles, voient les enfants s'ennuyer. Mais cette première catégorie a besoin de se protéger. Ces enseignants-ci ferment les fenêtres, les portes, et n'aspirent qu'à une chose: ne plus entendre parler d'école dès qu'ils sont chez eux, le soir ou en vacances...


Enfin, les enseignants qui doutent... et cherchent... Il existe une fraction non négligeable d'enseignants qui doutent tout autant de leurs pratiques, de leur quotidien, mais qui ont envie d'explorer, de chercher, de partager... Ces enseignants s'inscrivent dans la droite ligne des mouvements pédagogiques. Ils sont souvent sur le Net. Ce sont eux qui peuplent ces rencontres dont je parlais juste auparavant.

Ils ne sont pas plus sûrs d'eux que les autres, mais ils acceptent d'envisager d'autres pratiques. Lorsqu'ils ferment la porte de leur classe et quittent l'établissement, ils sont prêts pour d'autres aventures autour de l'éducation. Alors attention: ces enseignants-là, il leur arrive d'être un peu découragés parfois...
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L’école française est fondamentalement inégalitaire !

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L’école française est fondamentalement inégalitaire !

 

Disons-le donc clairement et une bonne fois pour toute, la France est dans la moyenne des 34 pays de l’OCDE évalués dans PISA. Les plus optimistes diront que la situation n’est donc pas aussi alarmante qu’on le prétend souvent ; les autres, qu’elle n’est pas aussi brillante que ce que l’on pouvait escompter, surtout par rapport à l’investissement financier consenti ou encore à l’image positive que le mot « éducation » véhicule dans notre conscience collective.Si on s’arrête à cette lecture, on pourrait intituler cet article « France, encore un effort… » ou tout autre titre de la même veine déjà lu à maintes reprises. C’est donc le moment pour ceux qui ne souhaitent pas entendre de messages plus pessimistes de détourner les yeux de l’écran, pour les autres, on continue.

 

Alors certes, le système d’éducation français obtient, dans l’enquête PISA, des performances équivalentes à la moyenne des pays de l’OCDE, mais il est devenu de plus en plus dichotomique : d’un côté, soutenu par ses bons éléments qui représentent environ 1/3 des élèves âgés de 15 ans (contre 28 %, en moyenne, dans les pays de l’OCDE), mais de l’autre, se dégradant par le bas et conduisant chaque année 150 000 jeunes à quitter l’école sans diplôme, et donc à se retrouver en situation d’extrême précarité sur le marché du travail.

Plus encore, le poids des inégalités sociales n’a jamais été aussi fort pour expliquer les performances des élèves de 15 ans et le taux d’échec scolaire est passé, en 10 ans, de 15 % à 20 %. C’est au fond actuellement le chiffre le plus alarmant du système français, celui qu’il convient de corriger car il est anormal que la France (après la Nouvelle-Zélande) soit le pays où la corrélation entre le milieu socio-économique des parents et les résultats des élèves de 15 ans est la plus forte .

Tout n’est quand même pas à jeter dans la structure de l’école française. Gardons en tête qu’un tiers des élèves s’en sortent relativement bien. Cependant, le système doit évoluer, et de façon urgente, pour aider ceux qui sont en difficulté scolaire. Telle est la clé de la réussite ou, tout du moins, la clé de l’amélioration ! Tous les efforts doivent converger vers cet objectif. Pour ce faire, il convient désormais de réfléchir aux solutions pouvant aller dans ce sens.

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Détruire, dit-elle | Causeur

Détruire, dit-elle | Causeur | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Nous sommes heureux d’accueillir le blog “Bonnet d’Âne” de Jean-Paul Brighelli, notamment auteur de La Fabrique du crétin (2005) et de La Société Pornographique (2012). Voici le premier article publié sur Causeur de ce grand spécialiste de l’éducation pourfendeur du pédagogisme.

La rédaction

 

Geneviève Fioraso, actuelle ministre de l’Enseignement Supérieur, n’a pas de pétrole, mais elle a des idées pour faire des économies. « Pourquoi, demande-t-elle (en s’abritant derrière l’anonymat du « cabinet », comme si tout cabinet ministériel ne demandait pas la permission du ministre avant de lever le petit doigt), les élèves de Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE) ne paient-ils pas les mêmes droits d’entrée que les étudiants d’université ? La justice ne voudrait-elle pas que ces rejetons de la grande bourgeoisie soient taxés comme leurs petits camarades de fac ? » Soit 181 euros par an en moyenne (il est des universités quelque peu plus gourmandes, mais ne mégotons pas). Une goutte d’eau — 18 euros par mois ouvrable, trois paquets de cigarettes… Cela ferait entrer 9 millions d’euros dans les caisses de l’Etat — Byzance ! Voilà une belle occasion de taxer les riches, puisque chacun sait que les élèves de prépas sont des nantis, des « héritiers », aurait dit Bourdieu.
Remarque préalable : primo, lesdits élèves appartiennent surtout aux classes moyennes, qui descendent régulièrement vers le moyen moins. Ils ont plutôt le cœur à gauche — pour le moment. Coup double : on pourrait faire des économies de bouts de chandelles, et se couper d’une partie de son électorat. Bonne idée. Quant à l’équité d’une telle mesure, elle appartient à cette catégorie de justice génératrice d’injustice — mais qui permet de jolis effets de manches.....

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« Profs : les esprits sont mûrs pour le changement »

« Profs : les esprits sont mûrs pour le changement » | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
« Profs : les esprits sont mûrs pour le changement » - 12 millions d'élèves et 850 000 professeurs ont repris le chemin de l'école aujourd'hui. Comment redonner du sens au métier de professeur ?

Pour Serge Boimare, psychopédagogue, priorité doit être donnée à la formation relationnelle, pour apprendre à gérer la classe et les élèves opposants.

 

      Attendez-vous beaucoup de la nouvelle loi d'orientation et de programmation?
J'espère qu'elle ne passera pas à côté de l'enjeu pédagogique. C'est toute la difficulté de l'Education nationale française qui accumule les directives, sans pour autant obtenir un réel changement de fond.        Une pluie de directives officielles contribue à entretenir la peur d'enseigner. Ceci dit, il me semble que les esprits sont mûrs pour un changement. Il existe une réelle lassitude chez les enseignants, confrontés à des situations difficiles, dévalorisés par un discours ambiant, accusés de démagogie relationnelle ou d'un déficit d'exigence. Les syndicats semblent prêts à soutenir une évolution. J'y crois, tout en rappelant qu'une réelle évolution nécessitera plusieurs années.

 

     Lors de sa conférence de presse de rentrée, Vincent Peillon a confirmé le rétablissement d'une année de stage dès la rentrée 2013 dans la formation de l'enseignant. Un bon début ?
      En effet, la formation s'était appauvrie. il est indispensable d'en proposer une digne de ce nom. Mais là encore, elle passerait à côté de l'essentiel si elle zappait la dimension pédagogique. Dans leur formation disciplinaire, les futurs enseignants apprennent un savoir-faire technique. Or, il faudrait ajouter à cette formation une composante relationnelle : apprendre à gérer un « groupe classe » par exemple, ou bien les élèves opposants, et ceux qui sont en difficulté. Ce n'est pas le tout de connaître sur le bout des doigts le théorème de Thalès, si vous ne savez pas réagir face à un élève qui refuse de sortir son cahier d'exercices. Or cette situation est fréquente, sinon quotidienne !....

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L'éducation : un enjeu primordial pour la protection du français

Depuis le début des élections, l'éducation est un enjeu important au coeur des différents débats. D'entrée de jeu, je trouve que le français est une très belle langue et je me considère comme un privilégié de pouvoir bien la maîtriser.

 

J'ai souvent rencontré des gens qui n'avaient pas beaucoup d'éducation et qui avaient un français écrit et parler qui était horrible. J'ai également rencontré des étudiants qui avaient beaucoup de difficulté en français. Écoutez les gens parler et vous entendrez souvent des expressions comme : si j'aurais, avez-vous tu et le fameux verbe «jouser». Je ne suis pas fâché du tout contre eux ; je suis triste. Ce texte n'est pas non plus destiné aux professeurs, car ils pratiquent le plus beau et le plus difficile métier au monde. Je crois que le gouvernement ne donne pas les ressources nécessaires aux enseignants. Cela doit certainement avoir un impact sur les étudiants. Comment la ministre de l'Éducation peut-elle m'expliquer que des étudiants de niveau collégial ne maîtrisent pas leur langue maternelle ? Plus que jamais, l'éducation doit être un enjeu présent dans les débats.

La réforme scolaire a nui à l'apprentissage de plusieurs étudiants. Le gouvernement a carrément distribué des diplômes à rabais. Le Parti québécois a imposé un système bâclé où personne ne s'y retrouvait. Par après, le gouvernement libéral a improvisé dans ce dossier. Je ne me rappelle plus du nombre de fois où ils ont changé le bulletin. On ne sait plus si on doit parler de connaissances ou bien de compétences. Je crois que le gouvernement doit trouver des moyens de protéger la langue française et cela passe par un meilleur système d'éducation. Au lieu d'investir 240 millions dans des tableaux blancs interactifs, nous devrions investir dans des actions concrètes pour fournir des ressources ou de l'aide aux professeurs....

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Billet de fin d'année scolaire: hommage aux professeurs

Billet de fin d'année scolaire: hommage aux professeurs | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Si on se fie uniquement aux médias, on peut avoir l'impression que tout va mal dans les écoles, que les professeurs ont perdu le contrôle et qu'ils sont incompétents.

 

C'est loin d'être le cas, bien sûr. Sauf que le même principe s'applique toujours, « Good news is no news »: les manchettes concernent des cas d'exception. Mais, bombardés que nous sommes par les histoires les plus désolantes, on finit parfois par l'oublier.Et c'est pourquoi, alors que l'année scolaire se termine, et que mes propres garçons terminent le primaire, je veux rendre hommage à ceux et celles qui les si bien accompagnés pendant toutes ces années. Et, en même temps, à tous ces professeurs du primaire et du secondaire au sujet desquels vous ne verrez jamais rien aux nouvelles, ou en première page des journaux. Parce qu'ils font remarquablement bien leur travail, et que personne ne songe à s'en plaindre.

On ne lit rien dans les médias au sujet de professeurs qui, par exemple, conçoivent une véritable « classe virtuelle » sur Internet, comme l'a fait le professeur de 5e année de mon garçon: un site où les élèves de la classe pouvaient échanger de la connaissance, des suggestions de lecture, et se poser mutuellement des questions. Un jeune professeur dont les notes aux parents, par ailleurs, étaient toujours rédigées dans un français impeccable, tout comme celles de la tout aussi jeune professeur de 6e année de mon garçon. Ce sont peut-être des exceptions, mais voilà au moins deux exemples contraires à la notion que les plus jeunes, en enseignement, ne savent plus écrire.

Alors, je prends un moment pour rappeler qu'il y a des gens comme ce professeur de musique, qui compose de remarquables chansons qui parlent de la réalité de l'école, pilote une chorale... le tout en débordant largement des heures de travail régulières....

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Des mesures pour accroître l'accessibilité universitaire | Opinions

Des mesures pour accroître l'accessibilité universitaire | Opinions | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Pour dénouer l'impasse qui perdure avec les associations étudiantes, le gouvernement a annoncé des changements importants dans l'Aide financière aux études (AFE).Certes, il maintient le cap sur la hausse des droits de scolarité, mais les modifications proposées ont pour effet d'accroître l'accessibilité universitaire....

 Par Luc Godbout, professeur à l'Université de Sherbrooke.

 

À chaque occasion qui s'offre à moi, je me fais un devoir de rappeler que les étudiants bénéficiant d'une bourse de l'AFE - 30% des inscriptions à temps plein (1er et 2e cycles universitaires) en 2007-2008 - ne sont nullement touchés par la hausse des droits de scolarité. Chaque dollar additionnel payé en droits de scolarité entraîne une majoration de la bourse du même montant. Donc, une hausse de 1625 $ provoque automatiquement une hausse de 1625 $ de leur bourse.

Parallèlement à l'augmentation des droits de scolarité, le gouvernement avait également en mars 2011 assoupli la contribution parentale servant à la détermination de la bourse. Dans le cas d'un étudiant dont le revenu parental est de 45 000 $, la bourse passera de 193 $ à 3060 $ au terme de la hausse des droits de scolarité en 2006-2017....

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Faillite de l'éducation : ce n'est pas l'école qu'il faut réformer, c'est la société

Faillite de l'éducation : ce n'est pas l'école qu'il faut réformer, c'est la société | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le revoici, sempiternelle antienne et vieux marronnier, le chœur des lamentations qui monte de plus belle avec la présidentielle sur la faillite de notre système éducatif : illettrisme, absentéisme, vandalisme et échecs en masse. Juré, craché : on va réformer l'école ou équiper les profs, dès la maternelle, de gilets pare-balles !...

 

Rassurez-vous : aucune crainte à avoir, d'abord, pour "les héritiers" pointés naguère du doigt par Pierre Bourdieu. Ils se portent toujours bien, merci, et continueront à faire carrière. Ils en ont les moyens : écoles privées sans caillera", (bilingues de préférence), grands lycées, classes prépas prestigieuses, séjours linguistiques, milieux familiaux et culturels de qualité, réseaux professionnels et relationnels influents etc.

Le gros du troupeau ? L'école-ascenseur-social pour le tiers-monde des banlieues, des fils d'ouvriers, d'émigrés, de chômeurs et autres prolos ? Vous vous croyez sous la IIIe République, ou quoi? C'en est fait du temps glorieux des "hussards noirs" de Jules Ferry ! (Relire ou revoir "La Gloire de mon père" de Pagnol). Les "hussards" d'aujourd'hui? Des "has-been" et des péquenots qui tombent en dépression.

Car ça sert à quoi, entre nous, dans notre libéralisme flamboyant, l'Education nationale ? L'éducation, elle est où ? Vous êtes aveugles ? Mais, elle est partout, l'éducation, au coeur de notre marketing hédoniste : sur nos ordis, sur nos portables, à la télé, dans nos rues, nos vitrines, nos baladeurs, nos clubs, nos supermarchés ! Millions de disques, millions de pubs, de signaux, de mots, de slogans alléchants, envoûtants qui flattent à longueur d'année nos désirs.....

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Education : face au manque de moyens et d'autorité, quel avenir pour les profs ?

Education : face au manque de moyens et d'autorité, quel avenir pour les profs ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
L'enseignant actuel a mûri et s'est adapté à son environnement au rythme des changements imposés par l'évolution des mentalités de consommation.

Il s'est affranchi du progrès, l'a domestiqué afin de préparer ses classes à voler de leurs propres ailes. Son œil périphérique, sa curiosité professionnelle lui permettent de s'insérer dans ce petit pourcentage du peuple qui comprend ce qui se passe. Sueurs froides assurées, mais soulagement de ne pas se sentir ignorant et espoir de pouvoir peser. Peser sur les échéances politiques, sur les choix culturels ou sur les désirs de la population.

De par son contact privilégié avec ses élèves, avec les parents de cultures différentes et d'origines variées, il est en haut de la souffrance sociale, sorte de buvard qui absorbe les turpitudes de la société actuelle. En fin de course de la conscience collective, il est positionné en redresseur de torts éducatifs autant qu'en laissé pour compte de la reconnaissance de la République...

...Tout a changé ! Il est devenu dépendant d'un système qui le contraint à servir sans gloire. Le professeur est lié par un contrat moral à la destruction du système scolaire qu'il anime. À ce titre, il devient corvéable à merci, complice du glissement du service public vers la libéralisation de l'accompagnement des jeunes et surtout lié poings et pieds à une administration qui le pousse, tel un pion, se tenant prêt à être sacrifié sur l'autel de l'intérêt supérieur...

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L’éducation : moteur du changement bien mal utilisé | Le Cercle Les Echos

Composante essentielle du développement de chacun à tout point de vue, l'éducation doit être l'outil principal de notre société afin d'affronter l'ensemble des défis que nous rencontrons. C'est également le paramètre qui présente le retour sur investissement le plus important à court, moyen et long terme...

 Encore une fois, l’éducation est l’occasion d’un débat animé, mais stérile - et comme d’habitude en politique ces derniers temps - plein de critiques étroites et bridées… Mais ce qui est plus encore plus grave c’est ce sur quoi on recentre de plus en plus le débat éducatif : économie budgétaire, revalorisation salariale… De fait, nous arrivons même progressivement à une gestion des établissements qui s’apparente à celle d’une entreprise : des chefs d’établissements propulsés manager, des professeurs qui doivent former un collectif soudé, autonomie des universités… Sauf que l’apprentissage et l’enseignement ne forment pas une entreprise mercantile, non ! (et encore une bonne entreprise fonctionne sur des bases solides !) Si l’on met en parallèle les mesures appliquées à leur formation, il semble que les enseignants vont à présent être formés sur le terrain une fois sorti du moule. Une méthode qui dans la rapidité avec laquelle un enseignant doit être opérationnel face à ses élèves ne peut être qu’inefficace. L’absence de stage dans leur formation est la touche finale à l’affaiblissement de leur formation, en effet, ce n’est pas en ne faisant que remplir ces têtes déjà bien faites que l’on améliorera le profil des enseignants...

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Entretien sur l'école française, ce chef-d'oeuvre en péril

Entretien sur l'école française, ce chef-d'oeuvre en péril | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Rares sont les occasions de synthétiser une pensée, de brasser différents points précis pour finalement construire une vision cohérente d’un sujet.Le Nouvel économiste, sous la plume de Caroline Castets, a bien voulu, en novembre dernier, me donner cette occasion. Les propos qui suivent retranscrivent une discussion à bâton rompu, et la journaliste a choisi de leur conserver leur part d'oralité pour en rappeler le contexte. Ils viennent compléter l’excellent entretien (sur des sujets plus divers, médias, écologie, rapports hommes-femmes…) mis en ligne par David Desgouille sur le blog Antidote, partenaire de l’indispensable site Causeur. Histoire de réviser un peu son Polony dans le texte…

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