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L'enseignement dans tous ses états.
Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Qui décide dans l’éducation nationale ?

Qui décide dans l’éducation nationale ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Globalement, en moyenne des pays de l’OCDE, 41% des décisions sont prises par les établissements, contre 31% en France. 6% le sont en moyenne par le niveau régional ou départemental contre 37% en France, ce qui souligne le caractère effectivement décentralisé de notre république en matière éducative ; 36% le sont en moyenne par l’Etat, pour 32% seulement, a-t-on envie d’écrire, en France. On peut dire qu’arithmétiquement, l’Etat ne compte que pour un tiers dans les décisions organisant le système éducatif. Voilà qui va à l’encontre de certaines de nos idées reçues.

Les données par secteur d’activité sont également intéressantes. La pédagogie se décide à 80% dans l’établissement (les moyennes OCDE et France sont identiques). La gestion des personnels  relève à 62% de l’Etat en France contre 40% dans l’OCDE : notre fonction publique d’Etat fait encore bien la différence. La planification de l’éducation  est réalisée à 42% par l’Etat en France, contre 60% dans l’OCDE : y aurait-il donc plus jacobins que nous au sein de l’OCDE ? Quant aux ressources utiles à l’éducation, elles sont fournies à 80% par les régions ou les départements en France, contre seulement 10% en moyenne dans l’OCDE. On prendra soin de ne pas perdre de vue que ces ressources n’incluent pas les dépenses de traitement des personnels qui,  pour l’essentiel, incombent en France à l’Etat.

L’évolution observée par l’OCDE dans le temps ne manque pas d’intérêt non plus : en France, entre 2007 et 2011 on constate une baisse de 10% du nombre de décisions prises par les établissements. L’évolution n’est donc pas linéaire, et, pour ce qui concerne notre pays, paraît démentir les discours politiques, tenus lors du dernier quinquennat, sur l’autonomie nécessairement grandissante dévolue aux établissements....

 

Dans un ouvrage publié en 2010, Jean-Michel Chapoulié a mis en lumière, en examinant deux siècles de politique scolaire en France, la prise réduite de l’institution centrale, de l’Etat, sur les évolutions réalisées au sein de l’organisation scolaire. Si, pour Jean-Michel Chapoulié, l’Etat est loin d’être maître des évolutions de l’institution scolaire, cela s’explique d’abord par l’ignorance frappante du détail des organisations scolaires par ceux qui, pour les réformer, sont obnubilés par un aspect du système scolaire à transformer et sous-estiment les réactions en chaîne provoquées par une seule modification sur le système entier et sur ses acteurs. Cela s’explique ensuite par le mode de recrutement des enseignants. Celui-ci les incite, par exemple, quelles que soient les orientations pédagogiques officielles, à valoriser les savoirs abstraits et généraux diffusés dans les filières d’excellence. Cela s’explique également par les résistances de la partie de la population menacée dans son hégémonie sociale par une démocratisation de l’école : ces résistances contrecarrent également les projets politiques de réduction des inégalités face à la formation scolaire. Au final, les comportements de la population à l’égard de l’école comptent au moins autant  que les dispositions législatives sur la scolarisation....

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État de crise pour l’école primaire en France

État de crise pour l’école primaire en France | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Vincent DUBOIS's insight:

Rythme scolaire, illettrisme, formation et revalorisation des enseignants, nouvelles réformes, etc. Ces derniers temps, on n’en finit pas d’entendre les maux de l’école primaire, surtout après la publication d’enquêtes internationales qui montrent combien la situation est alarmante en France et nécessite des réformes.

Des études reflet d’un échec

Publié le mardi 11 décembre dernier, le Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS) est affligeant pour la France. Cette étude est réalisée tous les 5 ans par l’Association internationale pour l’évaluation de la réussite scolaire (IEA) et a mesuré les compétences de lecture de 300 000 élèves de 45 pays, à la fin de leur quatrième année de scolarité obligatoire (niveau CM1).

Dans cette enquête, la France se situe seulement au 29e rang mondial, avec un triste score de 520 points, loin derrière Hong Kong (571 points), la Russie et la Finlande (568 points), qui occupent le haut du classement. L’apprentissage de la lecture en France rencontre clairement des difficultés, en affichant des performances moins bonnes que la Pologne (526 points), l’Australie (571 points) ou la Lituanie (528 points).

Les bases de la lecture sont simplement mal acquises dès l’école primaire. Ce constat ne fait que confirmer ce que révélait déjà la dernière étude de référence PISA (Program for International Students Assessment) de 2009.

Organisée par l’OCDE, cette enquête évaluait les compétences des élèves âgés de 15 ans et montrait que les collégiens, « en grande difficulté de lecture », étaient passés de 15 à 20 % dans notre pays, entre 2000 et 2009.

Vers de grandes réformes ?

Le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, a rapidement fait acte de cette nouvelle étude affligeante pour la France, expliquant que « l’enquête PIRLS rappelle plus que jamais l’urgence d’une évolution de l’école et nous oblige aussi à réussir cette refondation de l’école qui est un enjeu majeur pour le pays ».

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Des parents d'élèves en lutte pour obtenir une éducation de qualité pour leurs enfants

Des parents d'élèves en lutte pour obtenir une éducation de qualité pour leurs enfants | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Vendredi 21 septembre, un matin pas comme les autres à l’école « blanche » place Jeanne d’Arc dans le 13ème arrondissement. En lieu et place des aux-revoir plus ou moins joyeux des enfants se tiennent des discussions d’adultes bien sérieuses. L’école est occupée… par les parents. Les enfants iront plus tard en classe. L’école a perdu 6 heures de « RASED » (réseau d’aides aux élèves en difficultés) sur les 15 heures dont bénéficiaient l’établissement l’an passé. Les parents expliquent les raisons de l’occupation dans la vidéo ci-dessus.

Les RASED sont des enseignants spécialisées travaillant sur plusieurs classes et qui interviennent pour aider les enfants en grandes difficultés. Cet accompagnement personnalisé permet à des élèves en échec scolaire grave (difficulté de lecture, d’écriture…) de rattraper leurs retards et ainsi de suivre un parcours scolaire classique. Loin d’être isolée, la suppression des RASED est une tendance lourde depuis plusieurs années. Les 2 500 postes supprimés sur 14 000 (18%) de cette rentrée 2012 viennent s’ajouter aux 2 500 emplois RASED effacés entre 2008 et 2011. S’il faut se féliciter de la fin de la suppression des postes dans l’éducation nationale depuis l’arrivée des socialistes au pouvoir, la suppression des RASED est symptomatique d’un manque d’ambitions pour l’éducation nationale....

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L’acte fondateur de l’âge barbare

L’acte fondateur de l’âge barbare | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Je publie cette lettre ouverte de deux enseignants québécois révoltés par la "loi 78", une loi d'exception visant à bloquer le mouvement étudiant et, au-delà, permettant de criminaliser les démonstrations de protestation et les actions revendicatives. Un témoignage particulièrement éloquent sur l'a-démocratie néolibérale.

L’acte fondateur de l’âge barbare

Par Gordon Lefebvre, enseignant à la retraite et Eric Martin, Professeur de philosophie, Collège Édouard-Montpetit

 

Pour une première fois, nous prenons la plume au Québec en craignant que cela ne puisse entraîner des représailles à notre endroit. Malgré cela, il existe des choses qu’il faut dire et écrire lorsque des crises significatives éclatent qui risquent d’ébranler les fondements mêmes de la démocratie. Depuis le début du conflit étudiant, le gouvernement présente l’augmentation des droits de scolarité comme une décision purement budgétaire qui relèverait du bon sens et de la saine administration. Or, malgré son aspect comptable à première vue, il s’agit dans les faits d’une décision proprement politique, laquelle participe d’un projet néolibéral de transformation du rapport que la jeunesse entretient avec le savoir, les institutions et la société en général.

En effet, dans son discours de présentation de la loi d’exception, Jean Charest a qualifié la réforme du financement universitaire « d’acte fondateur » : « le gouvernement a posé un acte fondateur, il s’agit de l’avenir de nos universités et de nos collèges, il s’agit donc de l’avenir de nos enfants, du financement d’institutions qui sont névralgiques pour l’avenir de notre peuple ».....

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Éducation : d’un sens à la réalité

L’éducation, depuis ses origines dont le sens approchait de nourrir, dans ses définitions, donc dans ses acceptions, a considérablement évolué. Ainsi, au XVIè siècle, l’éducation se voulait être « l’art d’élever un enfant en favorisant le développement de son corps et de son esprit ». Avant de devenir, à la fin de ce même siècle : « le soin qu’on prend de l’instruction des enfants, soit en ce qui regarde les exercices de l’esprit, soit en ce qui regarde les exercices du corps. Bonne éducation ; mauvaise éducation ; l’éducation des enfants ; prendre soin de l’éducation des enfants ; « il se sent bien de la bonne éducation qu’il a eue »....

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L’éducation, dans sa globalité comprend donc tant ce qui s’apparente à de l’intentionnel que ce qui relève de l’influence recherchée, non recherchée ou contradictoire. L’éducation est donc à la fois un résultat et un processus vaste, dont les contours sont relativement mal délimités, qu’il est nécessaire de préciser davantage pour l’utiliser. Les concepts d’éducation formelle, d’éducation non formelle et d’éducation informelle vont nous y aider....

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L’éducation informelle est « un processus se poursuivant tout ou long de la vie, permettant d’acquérir des comportements, des valeurs, des compétences et des connaissances, en dehors d’un dispositif structuré, à partir d’expériences quotidiennes, d’influences éducatives et d’autres ressources de son environnement »....

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Ainsi, structures de l’éducation non formelle, les centres de vacances et les accueils de loisirs, au-delà de prétendre favoriser la socialisation et l’intégration, sont vecteurs d’apprentissages variés et de natures différentes, depuis les apprentissages les plus modestes, les plus quotidiens, jusqu’aux plus académiques....

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Éducation et formation des adultes

Éducation et formation des adultes | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Se former, pour un adulte, résulte d’un choix de vie où l’influence de la profession n’est pas la seule cause possible.

L’adulte ne se forme pas dans les institutions sans y avoir réfléchi à deux fois. Souvent son passage par l’école n’a pas toujours été très heureux, surtout s’il appartient aux couches les plus défavorisées de la société. Sa formation tout le long de la vie va dépendre d’un ensemble de variables à la fois fonctionnelles et imaginaires.

Se former s’inscrit dans s’éduquer. Les Québécois parlent de cette catégorie d’adultes en formation sous le terme de « s’éduquant ». Ils ont raison.

On a trop souvent la tendance à remplacer le terme éducation par celui de formation comme si la transformation d’un mot changeait l’ordre des choses. Or, la formation est le moyen par lequel l’éducation prend toute son ampleur dans la pratique. Je me forme et on me forme parce que je m’éduque en tant qu’adulte. L’éducation est le concept « animateur » dans la formation continue. Inversé l’ordre des termes conduit à suivre le courant d’un « imaginaire social » dont parle Cornelius Castoriadis qui réduit l’éducation à une fonctionnalité d’apprentissage liée aux diktats de l’économie dominante.

L’adulte va se former à un âge déjà tardif pour réfléchir avant tout sur ce qu’il a fait de sa vie professionnelle soumise aux aléas du quotidien. Cela ne l’empêche pas de vouloir affiner son expérience technique, mais ce serait méconnaître l’attrait de la formation pour un adulte que d’ignorer – ou de vouloir ignorer – la dynamique d’éducation qui l’anime en profondeur....

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youta's curator insight, December 17, 2014 6:37 AM

apprentissage et andragogie.

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L’éducation rom, une logique singulière

L’éducation rom, une logique singulière | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Les préjugés sur l'éducation donnée par les Rom à leurs enfants sont source de malentendus durables, avec des effets sur l'accueil qui leur est fait. Contrairement aux idées reçues, le plus souvent négatives, l'éducation rom valorise la satisfaction des besoins des enfants.

La mère rom et son bébé sont en contact constant ce qui explique qu’elle ne s’en sépare pas, même quand elle mendie. Quand l’enfant rom grandit et que ses parents s’absentent dans la journée, c’est le groupe qui prend le relais et le surveille. D’ailleurs, la seule condition posée à sa liberté de mouvements tient dans l’obligation pour lui d’être accompagné d’autres enfants en cas de déplacement dans l’environnement extérieur perçu non sans raisons, comme hostile. L’enfant rom ne connaît donc pas l’isolement avec pour conséquence une crainte, voire une « phobie », (B. Formoso]), de l’isolement, et une dépendance forte à son groupe. La séparation d’avec la famille et le groupe constitue un traumatisme. Philippe Alain dans son billet intitulé Un bébé en garde à vue, accusé d’avoir mendié,  indique que « Lors de l’été 2011, (…) des mamans roms qui mendiaient avaient été arrêtées et séparées de leurs enfants plusieurs semaines. A l’époque, c’est la « privation de soins » qui avait été évoquée par les policiers, mais le tribunal de Bobigny avait décider de relaxer les mamans injustement incriminées. »

 

On imagine dans quel état de détresse ont dû se trouver ces enfants séparés de leurs parents et de leurs proches durant plusieurs semaines, habitués qu’ils sont à être entourés constamment par leurs proches, leur mère en particulier. Quant à l’argument de « la privation de soins », imputée aux mères roms par la police dans le cas cité par Philippe Alain, il témoigne de l’ignorance des sociétés d’accueil à l’égard de l’éducation rom. Ce n’est pas le manque de soins qui place les enfants roms aux côtés de leurs mères dans l’exercice de la mendicité mais d’une part, leur situation économique et sociale précaire et leurs activités de subsistance pour y faire face, de l’autre le fait que les mères n’aiment pas se séparer de leurs enfants en bas âge.

Le maternage pour une mère rom consiste à prendre en compte pendant 3 à 4 ans les besoins du tout petit et à s’adapter à son rythme (nourrissage, sommeil), et non l’inverse (à adapter le bébé au rythme des parents et des adultes, ce qui est le cas dans le placement du bébé en crèche, puis du tout petit en maternelle). Le sevrage du bébé rom et son éducation à la propreté (dressage sphinctérien) sont progressifs et tardifs. La satisfaction (non différée) des besoins au principe de l’éducation rom crée les conditions d’une éducation très personnalisée versus l’éducation non rom qui privilégie des normes éducatives socialisant l’enfant sur la base de la privation et de sa « mise en conformité » avec le monde adulte, par exemple en restreignant ses mouvements et en lui imposant une régulation arbitraire du temps (horaires). Si ces contraintes nous paraissent tout à fait normales, elles ne le sont pas pour les Rom : « Les adultes et les enfants mangent et dorment selon leurs besoins, sans lieux prescrits, ni moments spécifiés», (B. Formoso).

 

Ce rythme de vie très libre de même que cette mobilité sont perçus par les Gadjè comme des traits d’asocialité et d’indiscipline alors que les Rom les considèrent comme gages de liberté et d’appartenance au groupe puisqu’ils sont des éléments fondamentaux de l’organisation familiale et sociale.

L’éducation rom repose l’interaction de la demande et du don, de la sollicitude et de la sollicitation: « dans un milieu où la sollicitation est un acte ordinaire, la sollicitude est une réaction valorisée et la satisfaction rapide des besoins, une issue normale » (B. Formoso). ....

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Pour la refondation de l'école : 31 - l'éducation artistique, culturelle et scientifique

Pour la refondation de l'école : 31 - l'éducation artistique, culturelle et scientifique | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

L’éducation artistique, culturelle et scientifique doit être pleinement intégrée avec l’adaptation et l’utilisation des ressources locales et Internet.

La première des conditions est l’accessibilité de l’information à caractère culturel au plus grand nombre.

Il faut diffuser les liens concernant sites reconnus comme pédagogiquement intéressants.

Il faut créer un cahier des charges pour les musées, centre de vulgarisation scientifique, lieu historique et autre lieu d’exposition à la culture « Grand Public ».

Ce cahier des charges permet :

- vérifier que les informations sont compréhensibles pour tous les publics. Cela demande un effort particulier de pédagogie et de connaissance des techniques de vulgarisation,

- avoir une attention pour replacer les expositions dans le contexte (historique ou métiers nécessaires),

- vérifier le caractère non sexiste des informations.

Il y a des progrès à faire dans de nombreux établissement de culture artistique ou scientifique, pour que les informations données soient utiles et accessibles à tous ceux qui ont acquis ce que j’ai appelé les fondamentaux de niveau 1 du collège.

La deuxième condition est de voir les cours de Sciences ou Histoire y compris de l’art comme ayant deux buts :

- l’acquisition de points de repères (événements ou connaissances scientifiques) en nombres limités pour lesquels l’enseignant utilisera des techniques de mémorisation dans la durée (y compris répétition) et qui devra être acquis par tous y compris par ceux qui maîtrisent insuffisamment la lecture, l’écriture et le calcul....

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Pour une éducation prioritaire sans "zone"

Pour une éducation prioritaire sans "zone" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Les Zep nous placent aujourd'hui devant le dilemme que l'on pourrait, parodiant Castoriadis quand il disait devoir rompre avec le marxisme pour rester fidèle à l'idéal révolutionnaire, formuler par:

Faut-il (ou non) les abandonner pour rester fidèle au combat contre les inégalités?

Au long de leur évolution les ZEP passant par des formes sensiblement différentes ont toujours conservé comme objectif théorique de réduire les inégalités scolaires et sociales.

L'échec est patent, l'école reproduit ou amplifie toujours autant les inégalités sociales.

On peut décrire l'évolution de la politique de ZEP comme s'étant de plus en plus centrées sur la notion de « Zone ».

A l'origine cette idée de donner plus à ceux qui ont moins au sein d'une zone strictement définie n'allait pas de soi.

Les réserves formulées en 1981 par le SNI (syndicat alors largement majoritaire chez les instituteurs) portaient précisément sur le fait de circonscrire la différenciation à des zones alors que les difficultés scolaires et sociales si elles s'y concentrent sont évidemment aussi présentes sur le reste du territoire.

Dans les textes initiaux eux mêmes, on trouve de façon certes ténue et contradictoire une distance vis à vis d'un zonage trop strict:

« Il conviendra au demeurant de définir le projet moins par son aire géographique d'application

que par ses objectifs et les moyens programmés, qui peuvent concerner des établissements ou parties d'établissements....hors « zone » au sens géographique ». circulaire n° 81-536 du 28 décembre 1981.

 

La « zone » cependant n'ignorait pas « l'éducation » et, même s'il n 'y a pas été trouvé toutes les réponses et encore moins la réponse, au travers de projets, réunions de conseils, journées thématiques, elle était encore jusqu'à il y a peu, un lieu de où l'on se préoccupait des questions posées par l'éducation en milieu populaire.

Mais peut être cette approche par zonage a-t-elle par elle même contribué à faire perdre le fil, elle conditionne en tout cas le regard porté sur les milieux populaires et leurs difficultés propres d'apprentissage scolaire...

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Etudiants étrangers : une nomination ubuesque, mediapart.fr

Les nominations dans la haute fonction publique ou les organismes publics vont bon train ces jours-ci. A la veille d’un vraisemblable changement de majorité, il s’agit souvent, pour l’actuelle, de recaser in extremis quelques amis mais aussi de récompenser les plus fidèles soutiens. - Mediapart.fr via Sauvons l'Université !


Via Collectif PAPERA
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Il n'y aura d'Education que si elle est globale. Qu'est-ce à dire ?

Il n'y aura d'Education que si elle est globale. Qu'est-ce à dire ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

À l'occasion des prochaines élections présidentielles, quelques candidats mettent au centre de leur projet de société l'Education. Pour la majorité des électeurs ce choix fait référence à l'école. Cette institution est dans un état de délabrement alarmant parce qu'elle à volontairement été démembrée. Contrairement à ses fondements elle devient productrice d'inégalités inégalées jusqu'à présent. (Voir tous les rapports et études nationaux ou internationaux). À tel point que le métier, si noble d'enseignant, n'attire plus. Mieux il suscite une grande inquiétude. À tort.

Mais l'Education ne peut s'entendre que globale. C'est-à-dire qu'elle concerne tous les espaces, tous les temps, toutes les relations humaines, toutes les activités côtoyés au quotidien. Elle s'adresse d'abord à l'Homme. Pas à ce qu'il va produire. C'est en conjuguant ses expériences conscientes ou non que les enfants, les jeunes mais aussi les adultes vont construire ensemble des réponses à leurs aspirations, leurs capacités, leurs besoins singuliers. Cette conception de l'Education passe par une volonté Politique délibérée de "conscientisation" des peuples". C'est leur reconnaître leurs capacités à trouver les réponses à leurs questionnements, à inventer des nouveaux dispositifs solidaires... à auto construire l'avenir...

 

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