L'enseignement dans tous ses états.
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Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Les illusions de la démocratisation scolaire

Les illusions de la démocratisation scolaire | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Une scolarisation précoce et une conception élargie de l'éducation sont nécessaires pour espérer réduire les inégalités sociales par le biais de l'école.


Les chercheurs américains des années 1960 qui travaillaient sur la mobilité sociale plaçaient beaucoup d’espoir dans l’école. Les travaux de Blau et Duncan avaient montré que l’école jouait un rôle important dans les mécanismes de reproduction sociale, mais qu’elle pouvait aussi favoriser la réussite individuelle indépendamment de l’origine sociale des élèves. On pouvait donc espérer qu’une politique éducative bien menée contrecarre les effets de la reproduction sociale liée au milieu familial. Ces espoirs ont été en partie déçus. D’après les travaux les plus récents (ceux de Richard Breen et de ses collègues), les inégalités d’éducation en fonction de l’origine sociale se seraient certes réduits sur le long terme (Breen et ses collègues examinent le destin de cohortes nées en 1900 et 1954) mais ce mouvement est lent et relativement modéré. Les inégalités de réussite en fonction du milieu social d’origine restent extrêmement marquées. Cette lenteur du processus de démocratisation peut trouver une explication rationnelle, celle qu’avançait déjà Raymond Boudon dans son fameux livre sur l’inégalité des chances en 1973. Il ne faut pas juger des différences de réussite de manière absolue, mais de manière relative en fonction de la distance que les individus ont à parcourir pour atteindre un point donné de la hiérarchie sociale et scolaire. Plus cette distance est grande (du fait d’un point de départ peu élevé), plus les coûts et les risques pour l’atteindre sont élevés. Les individus et leurs familles évaluent évidemment ces coûts et ces risques à chaque seuil d’orientation et font la balance avec les bénéfices escomptés pour décider de leur orientation et du niveau visé....

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La maîtrise du français, facteur clé de l’insertion des enfants d’immigrés

La maîtrise du français, facteur clé de l’insertion des enfants d’immigrés | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

 

Au pays de l’égalité républicaine, la discrimination finit par se voir. En tout cas, l’organisme France Stratégie, officiant auprès du premier ministre, l’a repérée dans son dernier travail intitulé « Jeunes issus de l’immigration : quels obstacles à leur insertion économique ? » « Une fois les effets de l’origine sociale des parents, du niveau de diplôme et du lieu de résidence neutralisés, le risque de chômage persiste pour les descendants d’immigrés », conclut l’étude. Le message est clair : à diplôme égal et même s’il habite en centre-ville, un enfant d’immigré connaît davantage de difficultés à trouver un emploi que ses camarades qui ont des parents nés en France.

 


Via Alcofribas
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Les Inrocks - "Les inégalités n'ont pas disparu, elles ont juste été repoussées plus loin dans le cursus scolaire."

Les Inrocks - "Les inégalités n'ont pas disparu, elles ont juste été repoussées plus loin dans le cursus scolaire." | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En France, en 2013, 70 % des enfants d’ouvriers n’ont pas d’opportunités de promotion sociale. Face à ce constat, le sociologue Camille Peugny appelle à réinventer une école “vraiment” démocratique.

 

Dénoncé dès 1970 par Pierre Bourdieu, le mécanisme du déterminisme social se perpétue depuis les années 80. Selon le sociologue Camille Peugny, pour déjouer les pièges de notre école méritocratique et élitiste, il faut mettre l’accent sur le primaire et promouvoir la formation tout au long de la vie.

 

Qu’avez-vous voulu démontrer avec votre nouveau livre ?

Camille Peugny - Que la France de 2013 est loin d’être un paradis de la mobilité sociale et de l’égalité des chances. Quelques années après la fin de leurs études, 70 % des enfants d’ouvriers exercent aujourd’hui un emploi d’ouvrier ou d’employé. A l’inverse, 70 % des enfants de cadres exercent un emploi d’encadrement. C’est dire à quel point la reproduction des inégalités demeure forte. En réalité, depuis le début des années 1980, elle n’a pas diminué. Cela a des conséquences importantes en termes de défiance, de pessimisme, de cohésion sociale.

 

Est-ce un constat partagé par tous les sociologues, même par ceux qui insistent sur la mobilité sociale ?

La mobilité sociale existe : 30 % des enfants d’ouvriers connaissent une vraie promotion sociale et il n’y a heureusement pas de déterminisme absolu. Mais personne ne peut nier que notre milieu social a une influence sur nos destins et nos parcours. En trente ans, l’égalité des chances entre les enfants favorisés et les défavorisés n’a pas du tout progressé. Ce qui interroge notamment notre système éducatif. L’école s’est largement massifiée mais cela ne s’est pas traduit par une augmentation de la mobilité sociale. C’est un constat qui doit interpeller la société tout entière....

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Les Inrocks - Quand une institutrice raconte ses 30 ans d'enseignement dans le 9-3

Les Inrocks - Quand une institutrice raconte ses 30 ans d'enseignement dans le 9-3 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it


Véronique Decker, institutrice et directrice d'une école primaire à Bobigny, évoque dans son livre "Trop classe" une vie de luttes et de solidarité pour sauver l'école. Rencontre avec une femme de valeurs.


On peut survivre à trente ans d’enseignement en Seine-Saint-Denis, Véronique Decker en est la preuve. Cette institutrice raconte dans Trop classe (éditions Libertalia) sa longue carrière au sein de ce département de mauvaise réputation. Militante, syndiquée, elle est aussi directrice d’une école primaire à Bobigny qui use de la pédagogie dite Freinet. Une méthode où les élèves apprennent à leur rythme, par “tâtonnement expérimental”, en coopérant. Cette pédagogie a pour objectif de développer la créativité et l’autonomie des enfants. Femme de valeurs, après s’être beaucoup exprimée dans des blogs, elle a voulu avec ce livre pousser un cri d’alarme et exprimer son mécontentement face aux dérives du système. La situation qu’elle dénonce ne se résume pas au 9-3. Ce triste portrait de notre société va bien au-delà du débat éducatif. Depuis plusieurs années, les réformes concernant le système éducatif et scolaire se succèdent. Ce débat passionne toujours autant, pourtant nous avons tendance à croire en la stabilité de nos institutions. L’école publique n’a pas toujours existé et pourrait ne pas survivre à ces bouleversements…...

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Rapport Pisa sur l’éducation : la France championne… des inégalités scolaires

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L’OCDE publie mardi matin le rapport Pisa sur l’éducation. Vincent Peillon prédit un recul en maths et une hausse «terrible» des inégalités. Le ministre de l’Education, Vincent Peillon, prédit le pire . Les résultats de l’enquête Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), dirigée par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui sont publiés mardi matin, ne devraient pas être très bons. Lancée en 2000, cette étude sort tous les trois ans et s’est imposée comme la principale évaluation internationale des systèmes éducatifs : 470.000 élèves de 15 ans et 65 pays y avaient participé en 2009. Dans les trois domaines étudiés par Pisa, la France s’était alors classée 21e (compréhension de l’écrit), 22e (mathématiques) et 27e (sciences), loin derrière le trio de tête du classement (Shanghai, Corée du Sud et Finlande). Et elle devrait faire encore moins bien cette année, si l’on en croit le ministre. « La France décroche totalement dans les performances de ses élèves sur dix ans, affirmait Vincent Peillon, le 10 octobre. Sur un certain nombre de compétences, cela devient dramatique. Ce n’est pas seulement la lecture. Ce sont les mathématiques. C’est la confiance des élèves en eux-mêmes. (…) Et en plus, et ça, c’est terrible pour nous tous, c’est le pays dans lequel les inégalités sociales et scolaires s’accroissent le plus. On laisse sur le côté 25 % de notre jeunesse. » Le ministre est bien décidé à utiliser les résultats de Pisa pour justifier ses réformes, alors que « le système scolaire commence à très mal marcher pour une proportion de plus en plus importante d’élèves », de 20 % à 25 % des jeunes étant en difficulté lorsqu’ils entrent au collège. Dans son « Portrait social » publié il y a deux semaines, l’Insee soulignait que les décrocheurs se distinguent des autres élèves par leur origine sociale, rejoignant en cela ce que pointait déjà l’OCDE en 2009. La proportion des enfants de cadres est bien plus faible parmi les décrocheurs que parmi les non-décrocheurs (5 % contre 18 %) et la proportion d’enfants d’ouvriers y est, à l’inverse, plus élevée (48 % contre 31 %). « Les inégalités sont plus fortes qu’ailleurs, c’est le plus grand échec du système français, renchérit Eric Charbonnier, expert à l’OCDE. Et elles démarrent dès la maternelle. » En lecture, en 2009, la France faisait partie des pays où l’écart entre les élèves les plus forts et les plus faibles était le plus important. Et cet écart avait déjà augmenté de 5 % entre 2000 et 2009. Les inégalités valent aussi en mathématiques....
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Liberian women battle against 'sex for grades' at universities

Liberian women battle against 'sex for grades' at universities | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Female university students are mobilising to change a culture where academic success is often dependent on sexual favours. Liz Ford meets them

 

During her first few days at the University of Liberia, a male student asked Famata Adrekis if she was taking the "Sex 101" class. "I said: 'What do you mean?' I was shocked," says the fourth-year sociology student.

"Sex 101" was a reference to the expectation that female students will have sex with their male lecturers to get good grades or pass their degree courses. The practice is often referred to as "transactional sex" – sex for grades – and it's common not only in Liberian universities but also throughout sub-Saharan Africa.

A 2011 survey conducted by ActionAid in three Liberian universities found that about 85% of female students had been sexually harassed or involved in transactional sex while they studied. Some women said they were forced to keep repeating classes if they refused to have sex with their male lecturers. If a woman reported her lecturer and he was sacked, the teacher would often simply move to another institution, the survey revealed.

Adrekis is now involved in setting up a women's forum at her university. The forum will provide a safe space to report incidents, find support and lobby the university's student affairs office to take action against perpetrators. The forum will also seek to educate men about a woman's right not to be harassed. The forum met for the first time in February, following weeks of leaflet drops and awareness-raising among students.

"I'm trying to organise a women's forum so people are able to speak out," Adrekis said at a meeting of the forum's steering committee in Monrovia last month. "We will be talking to students about the issues affecting women at university and what is the way forward."...

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