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L'enseignement dans tous ses états.
Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Au XIXe siècle, l'université d'Heidelberg réservait un endroit spécial aux étudiants: une prison

Au XIXe siècle, l'université d'Heidelberg réservait un endroit spécial aux étudiants: une prison | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les conditions de détention n'étaient pas des plus horribles.

 

Au cours du XIXe siècle, les étudiants turbulents de l'Université d'Heidelberg, en Allemagne, étaient ostracisés dans un lieu insolite: la prison du campus.

Le «studentenkarzer», ou cachot des étudiants, détenait des étudiants de premier cycle coupables de menus larcins, souvent sous l'emprise de l'alcool, comme du tapage, des duels ou des lâchers inopinés de cochons dans la ville.

Les punitions allaient de quelques jours à quelques mois dans la prison, suivant le degré de gravité du délit. Les étudiants devaient continuer à suivre leurs cours durant leur incarcération.

Les conditions de détention n'étaient pas vraiment des plus horribles: les cellules étaient spacieuses et dotées de bureaux et de vrais lits.

Un séjour dans le studentenkarzer est donc vite devenu un rite de passage pour les fortes têtes, qui griffonnaient leur nom et les symboles de leur fraternité étudiante sur les murs. Dans ses dernières années de service, quand les visites extérieures furent autorisées, les détenus y faisaient venir leurs amis et la prison devint un lieu de fêtes.

Après sa fermeture en 1914, le studentenkarzer a été transformé en musée, avec ses graffitis et autres curiosités, ouvert au public.

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Education: la "bivalence" des professeurs vue par Claude Lelièvre

Education: la "bivalence" des professeurs vue par Claude Lelièvre | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La bivalence ou l'enseignement de deux matières par les professeurs est l'une des pistes évoquées par la Cour des comptes pour réformer le métier enseignant. Eclairage historique par Claude Lelièvre, historien de l'éducation.



Un peu d'histoire - plus ''rétrospective'' que ''prospective'', car l'histoire repasse rarement deux fois le même plat - s'impose pour qui veut en savoir plus sur l'obscure question de la ''bivalence'' des professeurs de l'enseignement secondaire. Souhaitée par certains, elle est redoutée par d'autres, alors même qu'elle existe de fait en histoire-géographie, physique-chimie, sciences économiques et sociales, sans compter la ''trivalence'' français-latin-grec.

Il faut remonter jusqu'au début de la Ve République: dès 1959, il est décidé que les enfants ayant six ans cette année là auront obligatoirement deux années de scolarisation supplémentaire. La structure où devait se faire la prolongation de la scolarité obligatoire pouvait prendre des formes bien différentes. Ce qui est finalement choisi par la réforme Capelle-Fouchet de 1963 (qui a été décidée et tranchée par Charles de Gaulle lui-même), c'est l'institution d'un collège d'enseignement général (le CES) par lequel devront désormais transiter tous les élèves de 11-12 ans à 15-16 ans.

Le CES est un collège à filières qui réunit en un même établissement la voie dite longue (encadrée par des certifiés et des agrégés), la voie dite ''courte'' (encadrée par des PEGC, professeurs dits bi-valents), et une voie dite "transition-pratique" (qui doit être encadrée en principe par des instituteurs spécialisés).

La nouvelle structure unifiée institutionnellement (le "CES") va se construire effectivement en une dizaine d'années par la transformation de premiers cycles des établissements secondaires en ''CES'' ou par celles des CEG (anciens cours complémentaires rebaptisés ''collèges d'enseignement général'' en 1960) transformés en ''CES''; ou encore par la construction de nouveaux ''CES'' ex-nihilo. Mais l'arrivée des PEGC dans les ex-premiers cycles des collèges et lycées, ou l'arrivée symétrique des certifiés ou agrégés dans les ex-CEG, ne s'est pas faite sans mal, sans frictions de corps enseignants, et sans effet de distinction (qui laissent de nombreuses traces, et qui durent...).

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Pourquoi il faut enseigner l’Holocauste dans toutes les écoles du monde.

Pourquoi il faut enseigner l’Holocauste dans toutes les écoles du monde. | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Pourquoi un enfant africain ou chinois devrait-il étudier l’Holocauste ? Quelle utilité cela peut-il avoir dans des régions qui n’ont aucun lien historique avec le génocide des juifs ?

 

Il est de plus en plus reconnu que l’Holocauste est un point de référence mondial pour les atrocités de masse. Ceci pose des défis particuliers, notamment dans les régions où le génocide n’a pas été perpétré. M. Yehuda Bauer, une autorité mondiale en matière d’histoire de l’Holocauste, déclare : « Que vous habitiez en Afrique centrale, en Chine, dans le Pacifique sud ou en Suisse, vous devez être sensibilisé au danger que représente le génocide. L’éducation à l’Holocauste consiste à éloigner le plus possible l’humanité de cette forme extrême de meurtre de masse. »  

Apprendre les circonstances de cette histoire universelle donne l’occasion aux apprenants de se forger un point de vue personnel sur le patrimoine commun de l’humanité, les racines du génocide et la nécessité de promouvrir la paix et les droits de l’homme pour empêcher que de telles atrocités ne se reproduisent.  

Pour marquer la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste (27 janvier 2013), l’UNESCO a publié une nouvelle brochure,

« Pourquoi enseigner l’Holocauste ? » qui donne un aperçu de l’éducation à l’Holocauste.  La brochure explique que l’Holocauste a été un moment historique décisif, que le génocide n’est pas inévitable, que les états et les citoyens ont des responsabilités, que le silence contribue à l’oppression et que les préjugés et le racisme ont des racines. Elle présente par ailleurs les défis et les opportunités de l’enseignement de l’Holocauste et fournit des ressources pédagogiques sur l’Holocauste et d’autres génocides.  

Comment les écoles des différents pays du monde appréhendent-elles le sujet de l’Holocauste ? Dans quelles régions du monde l’Holocauste fait-il partie des questions abordées en cours ? Des réponses à ces questions seront apportées fin 2013 grâce à un projet conduit par l’UNESCO et l'Institut Georg Eckert de recherche internationale sur les manuels scolaires...


Via alozach
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alozach's curator insight, January 22, 2013 9:32 AM

Dommage que la brochure ne soit disponible qu'en Anglais !

 

Extrait de la présentation par l'Unesco :

 

« Que vous habitiez en Afrique centrale, en Chine, dans le Pacifique sud ou en Suisse, vous devez être sensibilisé au danger que représente le génocide. L’éducation à l’Holocauste consiste à éloigner le plus possible l’humanité de cette forme extrême de meurtre de masse. »  

Apprendre les circonstances de cette histoire universelle donne l’occasion aux apprenants de se forger un point de vue personnel sur le patrimoine commun de l’humanité, les racines du génocide et la nécessité de promouvrir la paix et les droits de l’homme pour empêcher que de telles atrocités ne se reproduisent.  

Pour marquer la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste (27 janvier 2013), l’UNESCO a publié une nouvelle brochure,

« Pourquoi enseigner l’Holocauste ? » qui donne un aperçu de l’éducation à l’Holocauste.  La brochure explique que l’Holocauste a été un moment historique décisif, que le génocide n’est pas inévitable, que les états et les citoyens ont des responsabilités, que le silence contribue à l’oppression et que les préjugés et le racisme ont des racines. Elle présente par ailleurs les défis et les opportunités de l’enseignement de l’Holocauste et fournit des ressources pédagogiques sur l’Holocauste et d’autres génocides.  

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Mariage homosexuel : un nouvel épisode de la «guerre scolaire» ?

Mariage homosexuel : un nouvel épisode de la «guerre scolaire» ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Partisans de l'école laïque et défenseurs de l'enseignement privé s'opposent régulièrement depuis deux siècles. La polémique du moment entre Vincent Peillon et les milieux catholiques marque-t-elle un renouveau des tensions ?

 

Les débats autour du projet de loi sur le mariage pour tous réveillent de vieux démons. En particulier sur le thème de la «guerre scolaire», qui oppose la République et l’Eglise catholique depuis la Révolution française. Le ministre de l’Education, Vincent Peillon, a allumé la mèche en écrivant aux recteurs d’académie, leur demandant «la plus grande vigilance» vis-à-vis des établissements privés. Jugeant qu’il n’est «pas opportun d’importer dans l'école le débat sur le mariage pour tous», le ministre a cependant tempéré : «Je promeus dans ce pays une laïcité ouverte, il n’y aura pas de guerre scolaire.»

Une précision qui n’a pas rassuré plusieurs responsables de droite. Christine Boutin y voit une nouvelle preuve de la «cathophobie» gouvernementale. Laurent Wauquiez dénonce une tentative de «faire culpabiliser les chrétiens». Quant à Luc Chatel, ancien locataire de la rue de Grenelle, il évoque une «dérive préoccupante».

En filigrane, on retrouve un dénominateur commun : la «guerre scolaire». Le vocable désigne, en France, l’affrontement plus que centenaire entre les enseignements laïc et confessionnel. Eclairage avec deux spécialistes de la question, Claude Lelièvre et Bruno Poucet (1). Qui tiennent à cependant relativiser : la situation actuelle relève bien plus de la polémique passagère que de la querelle de fond....

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Apprendre dans la société numérique : temps, lieux, ressources, attitudes. - A.F.A.E.

Apprendre dans la société numérique : temps, lieux, ressources, attitudes. - A.F.A.E. | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
par Jean-Louis Durpaire et Paul Mathias, Inspecteurs généraux de l’Éducation nationale.

 

La réflexion sur la place des technologies de l’information et de la communication à l’école a été longtemps centrée sur leur rôle pédagogique et sur la plus-value qu’elles pouvaient apporter. Cette approche est devenue insuffisante dans une société bouleversée par le numérique : il faut repenser les conditions mêmes de l’enseignement et de l’éducation, c’est-à-dire les temps où ils sont organisés et structurés, les lieux de leur mise en œuvre, les ressources qui les rendent possibles, ainsi que les attitudes des élèves – futurs citoyens de cette nouvelle société.

 

Les temps de l’éducation et de l’instruction

Faire venir les élèves à l’école pendant une certaine durée fut un combat républicain, et la première condition pour qu’ils fussent instruits. Dans son Premier mémoire sur l’instruction publique , Condorcet, en 1791, définissait le cadre d’« une instruction commune » pour chaque enfant, « suivant la durée du temps dont il peut disposer », et suggérait à cet effet une durée de quatre ans (Second mémoire), de 9 à 13 ans, « âge avant lequel les enfants ne sont pas encore d’une grande utilité à leurs familles ». Condorcet n’envisageait pas que toute l’instruction fût donnée par le maître, mais souhaitait qu’une partie fût confiée à des élèves qualifiés de « répétiteurs » : « La moitié de la leçon serait donnée par le maître et l’autre moitié par un élève des premières classes chargé de cette fonction ». Il faudra presque un siècle pour que les idées de Condorcet se traduisent par une obligation scolaire, condition pourtant fondamentale pour que tous les élèves puissent recevoir une instruction. La loi du 28 mars 1882 rendit ainsi l’école obligatoire de 6 à 13 ans. L’allongement de ce temps de scolarité obligatoire sera porté à 14 ans en 1936, puis à 16 ans en 1959....

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Le défi planétaire des « bâtisseurs d’école » (2) : l’émergence du droit à l’éducation

Le défi planétaire des « bâtisseurs d’école » (2) : l’émergence du droit à l’éducation | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le défi planétaire des « bâtisseurs d’école » (2) : l’émergence du droit à l’éducation...

 

La question de « l’éducation pour tous » – comme le programme du même nom (EPT) - et de sa progression dans le monde est parfois difficilement intelligible. Elle implique en effet un enchevêtrement de structures et de sigles parmi lesquels l’observateur ou le simple curieux est vite perdu : ONU, Unesco, Unicef, Campagne mondiale pour l’éducation (CME), Partenariat global pour l’éducation…Chacune de ces appellations correspond à un mode d’organisation, un niveau de responsabilité et une histoire propres. Mais il existe un fil conducteur, qui relie cet ensemble diversifié : c’est l’émergence du droit à l’éducation, lequel ne peut être compris qu’à l’échelle historique, en le situant dans la (très) longue marche du droit international.

Le « droit à l’éducation » n’est pas un slogan mais partie intégrante – comme on l’ignore souvent – des droits de l’homme (appellation française) ou droits humains (human rights, appellation internationale désignant exactement le même corpus). Ces droits sont reconnus par la communauté internationale et consignés dans ses grands textes de référence, à commencer par le plus important de tous : la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

Les amis des dictatures se font un plaisir de dénoncer dans l'universalisme humaniste une « prétention » occidentale d'essence néo-coloniale, mais sous un autre angle la réalité même d’un « droit international » peut être contestée : certains diront qu’il s’agit d’une illusion, qu’il n’y a pas en l’occurrence de « droit », seulement d’impitoyables rapports de forces. Ce ne sera pas faux, à ceci près que le droit, effectivement, est une construction sociale et qu’entre sa proclamation et sa réalisation, il y a tout l’espace du politique...

 

Mais il y faut surtout de la volonté. De même qu’il n’y a pas de liberté sans exercice de la liberté, aucun droit ne vit sans qu’on le fasse vivre. Les droits de l’homme ne sont pas, n’ont jamais été et ne seront jamais de l’ordre du seul discours : ils se façonnent, se construisent, se mettent en œuvre. Au besoin ils s’arrachent. La réalité oblige à dire qu'ils se bafouent aussi.

Autrement dit, ces textes, justement appelés fondamentaux, ne dessinent que des fondations, mais l’édification reste de l’ordre du politique. Ils n’ont pas, au départ, valeur contraignante. Leur puissance symbolique et leur autorité morale n’est pas directement productrice de « droit », au sens de ce qui est garanti par la loi et dont chacun peut se prévaloir devant un tribunal. Mais elle amorce, indéniablement, une évolution en ce sens. C’est le cas, par exemple, pour la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), adoptée le 20 novembre 1989 par l’assemblée générale des nations unies, au terme de dix ans de négociations entre Etats....

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Les Inrocks - Hollande veut "transmettre" la mémoire de la Shoah

Les Inrocks - Hollande veut "transmettre" la mémoire de la Shoah | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le chef de l’Etat a inauguré vendredi matin à Drancy le Mémorial de la Shoah, un "lieu de la mémoire nationale".

 

“Il ne s’agit plus d’accuser. La justice est passée. Ou est arrivée trop tard. Il ne s’agit plus d’établir la vérité : nous la connaissons, nous en savons l’horreur. Il s’agit de transmettre.”

En inaugurant vendredi matin le Mémorial de la Shoah à Drancy, d’où 63.000 juifs ont été déportés vers les camps d’extermination pendant l’Occupation, François Hollande a voulu s’attacher à définir le devenir du devoir de mémoire.

Le chef de l’Etat est arrivé en milieu de matinée devant le Mémorial, un bâtiment de béton aux larges baies vitrées, situé juste à côté de la cité de la Muette, où subsiste au pied des bâtiments un des wagons plombés utilisés pour la déportation. Les immeubles n’ont pas changé depuis la guerre, quelques fenêtres ont été changées et on continue de découvrir les graffitis des internés. François Hollande a été accueilli par des enfants des écoles, qui ont entonné la Marseillaise. “Vous l’avez bien chantée, sans une seule faute. Si tous les Français la savaient comme vous…”, leur dit-il. Une dizaine d’entre eux sont des lauréats du concours de la Résistance et de la Déportation. “Vous devez absolument continuer à parler aux survivants et ensuite transmettre à d’autres”, leur explique François Hollande, qui consacre ensuite l’essentiel de son discours à cette thématique de la transmission.

 

Le président confie son “émotion” de se trouver là “au milieu de rares survivants, des familles, des enfants” pour évoquer “un crime abominable”.

“Six millions de juifs – près des trois quarts des juifs d’Europe – ont été assassinés par les nazis. 76 000 d’entre eux venaient de France. Parmi ceux-ci, 63 000 ont été déportés depuis le camp de Drancy. De tous âges, de toutes origines, de toutes nationalités, de toutes conditions sociales, ils n’avaient qu’un point commun, ils n’allaient être frappés que pour une seule raison : ils étaient juifs. Cela suffisait pour qu’on les envoie à la mort. Drancy était la dernière étape avant l’enfer des wagons à bestiaux et des camps d’extermination. Drancy, c’était la porte de l’enfer.”...

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Les nouveaux programmes d’histoire du Lycée / France Inter

Les nouveaux programmes d’histoire du Lycée / France Inter | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
C'est une polémique récurrente. On nous ferait disparaître des programmes les bons vieux héros de la cour et des champs de bataille. « Qui veut casser l'histoire de France ? », titre un hebdo.

A quoi un ministre responsable a répondu il y a longtemps : « Notre histoire ne s'explique bien qu'à la condition d'étudier celle des autres ». Victor Duruy, ministre de l'Instruction publique 1863.

Le même Victor Duruy qui fortifiait l'enseignement obligatoire de l'histoire dans le primaire. C’est sur le primaire qu'il faudrait d'ailleurs s'interroger par priorité. Mais la dispute est ainsi faite qu'elle se focalise bien davantage sur le secondaire parce qu'y existe un corps de professeurs spécialisés. Et sur le programme de première depuis que le gouvernement de 2009 a décidé de rétrograder l'histoire-géo en simple option dans certaines terminales dont la fameuse terminale S.

 

Invité:

David Colon, chercheur au Centre d’histoire de Sciences Po.

 

Durée de l'émission: 29 minutes.

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Activités périscolaires : à Romainville, l'histoire de l'art essuie les plâtres

Activités périscolaires : à Romainville, l'histoire de l'art essuie les plâtres | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
«Libération» suit chaque semaine la mise en place de la réforme des rythmes scolaires et ses conséquences. Aujourd'hui, premier jour d'initiation artistique avec des CP-CE1 dans une école de Seine-Saint-Denis.

 

Deux jours après la rentrée, Libération a suivi jeudi le premier atelier d’histoire de l’art, dans l’école Charcot de Romainville (Seine-Saint-Denis), avec une dizaine d’enfants de CP et de CE1.

Romainville fait partie des 20% des villes qui ont accepté d'adopter la réforme de Vincent Peillon dès cette rentrée. Le retour à la semaine de 4,5 jours en primaire, supprimée en 2008 par la droite, doit permettre d’alléger les journées de classe et vise à lutter contre les inégalités sociales, en donnant à tous les enfants l’accès à des activités péri-éducatives (artistiques, culturelles, sportives...).

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Les références hasardeuses de Vincent Peillon sur la « morale laïque » - Rue89

Les références hasardeuses de Vincent Peillon sur la « morale laïque » - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Auditionné par la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale le 30 janvier dernier, Vincent Peillon s’est de nouveau attardé sur la morale laïque qu’il entend promouvoir dans le cadre de la prochaine loi d’orientation sur l’école.

 

Les références historiques dont il a cru bon faire état auprès des députés sont pour le moins hasardeuses, tout comme les vertus magiques prêtées aux leçons de morale chères à l’école de Jules Ferry.

« Qu’est-ce qu’une morale laïque ? » s’est interrogé le ministre.

« C’est une morale non confessionnelle, qui ne repose pas sur le fondement d’une révélation. Elle doit rassembler, et non diviser. Autrefois, ce concept était compris de tous […] La république s’est d’ailleurs construite sur le refus de séparer morale et politique.

De la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen au refus de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain en passant par l’affaire Dreyfus, il existe une continuité d’actes supérieurs aux lois. Tous les enfants savaient cela mais comme ce n’est plus le cas, cela doit être de nouveau enseigné et j’ai installé une mission chargée de l’organiser. »

Morale la république ?

Si l’on comprend bien le ministre, la république trouverait sa spécificité et sa légitimité dans « le refus de séparer morale et politique », une affirmation étayée par quelques aperçus historiques aussi imprudents qu’abusifs, en réalité bien peu respectueux de l’histoire. Ainsi, la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, dont la rédaction (août 1789) est pourtant antérieure de trois ans à la proclamation de la république (septembre 1792).

C’est indéniablement un régime monarchique certes finissant et non un régime républicain qui a accouché de la déclaration, de la même manière que c’est bien la justice de la république qui en 1895, condamne au bagne le capitaine Dreyfus. La fiction atteint des sommets avec la prétention affichée par le ministre de rattacher le « refus de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain » à un idéal républicain plus virtuel que réel et dont on aurait peine à retrouver la trace dans les événements de l’été 1940.

Car enfin, s’il y eut bien 80 parlementaires à refuser de voter les pleins pouvoirs à Pétain en juillet 1940, il s’en est trouvé 569 autres, pas moins « républicains » que les premiers, pour les lui accorder, ouvrant ainsi la voie au régime de Vichy et à la collaboration. Dans l’histoire, la morale républicaine a toujours su trouver les accommodements nécessaires...

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L'éducation sexuelle à l'école, quarante ans de tâtonnements

L'éducation sexuelle à l'école, quarante ans de tâtonnements | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Depuis 1973, des «cours d'information sexuelle» sont programmés dans les collèges... parfois limités à la dissection des souris.

 

«Guerre scolaire» autour du débat sur le mariage gay ou commission d’enquête sur l’enseignement du genre à l’école réclamée par deux députés UMP, les questions de sexualité à l’école sont toujours un sujet sensible.

Pourtant, les cours d’éducation sexuelle ne sont plus tous jeunes. Ils ont été mis en place pour les collégiens dès l'année scolaire 73/74 par un gouvernement de droite. Lorsqu’on se plonge dans les vidéos d'archives de l’INA, les réactions et les questions des parents, élèves et professeurs ressemblent étrangement à ce que l’on peut entendre aujourd’hui.

A l'époque, on parle officiellement «d’information sexuelle» plutôt que «d’éducation sexuelle», comme le montre le reportage télé ci-dessous réalisé en 1974. Les professeurs doivent expliquer la procréation de «manière exclusivement scientifique», et ne pas donner des conseils. Mais le journaliste s'interroge : «Information sexuelle, mais pas éducation sexuelle, reconnaissons que la frontière est difficile voire impossible à établir.» Ce flou ne satisfait déjà personne.

«J’aimerais qu’on m’apprenne sur le plan scientifique mais aussi sur le plan affectif, parce qu’en général en troisième on sait déjà beaucoup de choses mais on ne sait pas tout», témoigne une collégienne. Une autre réclame des réponses claires, «pas des fables», tandis qu’une troisième est plutôt contente car «c’est assez difficile d’en parler avec les parents».

Les avis sont partagés chez les professeurs. Certains se demandent si c’est leur rôle, une autre se félicite de pouvoir donner aux élèves les «mots qui conviennent».


A l’époque, si les enfants ou les parents veulent aller plus loin, ils peuvent avoir accès à des cours facultatifs où sont abordés «les aspects familiaux et moraux». Pour faire face à une demande générale d’information, les manuels d’éducation sexuelle à destination des enfants fleurissent dans les librairies. Selon le journaliste Alain Gillot-Pétré, dans le reportage filmé en 1978 ci-dessous, ils se vendent même «mieux que les ouvrages pornographiques» et sont salués pour leur aspect clair et pédagogique. «On ne naît plus dans les choux, les cigognes ont été plumées», estime l’ancien chroniqueur météo de Libération. L’encyclopédie de la vie sexuelle de Hachette, en cinq volumes qui vont de sept ans à l'âge adulte, connaît un beau succès.

Aujourd’hui, les photos utilisées dans cet ouvrage seraient censurées aujourd'hui même si on trouve très facilement des exemplaires d'occasion. Des mineurs nus apparaissent en couverture et en pages intérieures. «Pour les 10-13 ans, la photo est la reine, on entre dans l’explication scientifique des phénomènes sexuels. Les acteurs de l’histoire ont évidemment l’âge de leur lecteur (...) et on découvre au fil des photos comme une représentation de la tendresse», raconte Alain Gillot-Pétré....


Vincent DUBOIS's insight:

Quatre archives vidéo de l'INA à découvrir avec ce lien.

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Education 1/4 - Histoire - France Culture

Education 1/4 - Histoire - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Premier temps d’une histoire de l’éducation dans la Fabrique de l’histoire , alors que le projet de loi sur la refondation de l’école sera présenté le 23 janvier en Conseil des ministres.

Demain le documentaire de Séverine Liatard et Séverine Cassar se souviendra des tentatives pédagogiques de Célestin Freinet .

Mercredi nous débattrons des expériences de radio et de télévision scolaire dans les années 50, 60 et 70 grâce à de belles archives inédites issues du fonds du CNDP.

Jeudi nous débattrons de l’éducation des filles aux XVIII, XIX et XX eme siècle.

Et aujourd’hui eh bien nous avons le bonheur de recevoir un spécialiste de l’histoire de l’éducation , Antoine Prost.
Antoine qui, il y a cinquante ans, en 1963, publiait avec Jacques Natanson son premier livre sur l’école, la révolution scolaire aux editions de l’EPI. Depuis cette date il a milité , au sein d’un syndicat, le SGEN, écrit, en 1968,  une histoire de l’enseignement, puis une histoire de l’enseignement et de l’école depuis 1930, publié nombre de tribunes, conseillé divers ministres et même une Premier ministre, Michel Rocard et feraillé longtemps pour faire entendre ses convictions sur la pédagogie,  le savoir enseigner qui est aussi un savoir pratique, le faire classe ou faire cours.

Avec nous jusqu’à dix heures, Antoine Prost est avec nous, dans la fabrique de l’Histoire.

 

Durée de l'émission: 53 minutes.

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Les Grecs commémorent la révolte étudiante de 1973 contre la dictature | Europe

Les Grecs commémorent la révolte étudiante de 1973 contre la dictature | Europe | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Des dizaines de milliers de Grecs sont descendus dans les rues, samedi, pour commémorer le 39e anniversaire d'une révolte étudiante meurtrière contre l'ancienne dictature du pays.

 

Alors que plus de 6000 policiers avaient été déployés dans les rues de la capitale, les manifestants ont marché jusqu'à l'ambassade américaine depuis l'Université technique d'Athènes, où avait commencé la révolte étudiante de 1973. Un groupe d'étudiants portant un drapeau grec qui avait été ensanglanté à l'époque était à la tête du cortège.

Plusieurs Grecs tiennent les États-Unis responsables pour leur appui à la dictature qui a dirigé le pays de 1967 à 1974. Des manifestants ont brûlé un drapeau américain devant l'ambassade, un rituel annuel.

Les sympathisants du Parti communiste ont pris part à une manifestation séparée devant l'ambassade américaine.

Les communistes avaient annoncé leur intention de défiler devant l'ambassade israélienne pour protester contre les bombardements de la bande de Gaza. La police avait initialement bloqué la route à la demande d'un procureur, mais l'a rouvert après avoir discuté avec les manifestants.

Les deux marches ont attiré 22 000 personnes, selon la police. Aucune violence n'a été rapportée....

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Cinquante ans d’école russe

Cinquante ans d’école russe | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le premier forum international "Découverte d'innovations", consacré aux divers aspects du développement de la Russie et de la communauté internationale, s'achève à Moscou le 2 novembre.
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Ankara interpelle Paris sur le génocide arménien dans les manuels d'histoire

Ankara interpelle Paris sur le génocide arménien dans les manuels d'histoire | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

La Turquie a interpellé les autorités françaises sur l'insertion dans certains manuels scolaires d'histoire français de détails sur le génocide arménien, dénonçant des "allégations qui ne reflètent pas la réalité", a rapporté mercredi l'agence de presse turque Anatolie.L'ambassade de Turquie à Paris a transmis une note diplomatique au ministère français des Affaires étrangères et une lettre au ministère de l'Education pour se plaindre de la place plus grande accordée cette rentrée dans les manuels de collège et de lycée au génocide arménien de 1915-1917, selon Anatolie.

Dans ces courriers cités par l'agence, la Turquie exprime "sa réaction face à des allégation qui ne reflètent pas la réalité et sont enseignées de manière partisane dans les manuels d'histoire".

Les affirmations de ces ouvrages "ne sont pas fondées sur des données impartiales" et "accordent de la place à des faux documents", ajoutent ces messages signés par l'ambassadeur turc en France Tahsin Burcuoglu.

Les courriers évoquent également un malaise provoqué par ces manuels chez les familles d'origine turque vivant en France et qui ont des enfants scolarisés dans les écoles françaises.

Sollicité par l'AFP, le ministère turc des Affaires étrangères n'était pas immédiatement disponible pour commenter ces messages.

La Turquie reconnaît des massacres d'Arméniens en 1915-1917 --elle parle de 500.000 tués-- dans les territoires alors administrés par l'empire ottoman, dont elle est l'héritière, mais récuse le terme de génocide. Les Arméniens avancent le chiffre de 1,5 million de morts dans un génocide....

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Une nouvelle étude examine l'enseignement de l'Holocauste dans le monde

Comment les écoles gèrent-elles le sujet de l'Holocauste dans le monde? Dans quelles régions du monde la Shoah  fait-elle partie de l'enseignement? Un projet conduit par l'UNESCO et l'Institut de recherche internationale sur les manuels scolaires, Georg Eckert, répondra à ces questions. Le projet, intitulé «Statut international de l'éducation sur l'Holocauste, une cartographie mondiale des programmes et des manuels scolaires», permettra pour la première fois de comparer les enseignements de  la Shoah  dans les manuels scolaires et les programmes nationaux.

L'étude commencera par une évaluation des programmes scolaires de 195 pays, montrant où et dans quelle mesure l'Holocauste est inscrit dans le programme officiel. Le résultat prendra la forme d'une cartographie mondiale, illustrant l'emplacement où l'Holocauste est effectivement enseigné.

Les enseignements de l'Holocauste sont-ils nuancés, complets et impartiaux ? Dans quels contextes apparaissent-ils? Y a-t-il des différences nationales et régionales entre eux? Afin d'étudier ces questions, les manuels scolaires de 20 pays représentatifs seront examinés qualitativement, de façon minutieuse, et comparés les uns aux autres.

Les résultats de cette enquête mondiale sans précédent, et les recommandations qui en découleront, fourniront aux décideurs des politiques éducatives une base de réflexion sur laquelle les décisions futures concernant les programmes pourront s’appuyer. Ceci sera d’autant plus intéressant dans les pays où l'Holocauste ne figure pas au programme.

Le projet, d’une durée de 18 mois, est de portée internationale. Grâce à la collaboration de nombreux centres de recherche et d’experts, ainsi qu’au soutien des ministères de l'éducation à travers le monde, il révèlera les données de pays où peu d'informations (si ce n’est aucune) n’étaient jusque-là disponibles sur l’enseignement de l'Holocauste.


Via Mawyl
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