L'enseignement dans tous ses états.
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Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Programmes scolaires : toute une histoire - Libération

Programmes scolaires : toute une histoire - Libération | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Après les vifs débats du printemps, Najat Vallaud-Belkacem, a reçu vendredi une copie remaniée. Trois profs la commentent pour «Libé».

 

Alors, ces nouveaux programmes ? «Ils sont extrêmement riches, cohérents, solides. Et ambitieux, mesdames et messieurs. Je vous parie qu’ils vont résister aux petites polémiques». Michel Lussault, le président du Conseil supérieur des programmes (CSP), a joué plein pot l’autosatisfaction, avec un sens théâtral indéniable. Vendredi matin, il remettait officiellement à la ministre de l’Education nationale la dernière mouture des programmes scolaires (du CP à la troisième), largement remaniée après la polémique du printemps dernier. La première version avait fait sauter au plafond un paquet d’historiens et d’intellectuels, remontés comme des coucous contre les programmes d’histoire du cycle 4 (regroupant les classes de cinquième, quatrième et troisième). L’exercice était donc périlleux : éviter tout départ de feu, au lendemain d’une nouvelle grève d’enseignants contre la réforme du collège (16 % de grévistes selon le ministère, le double selon les syndicats).

Tactique adoptée pour l’occasion : la diversion. La ministre Najat Vallaud-Belkacem est montée au front dès l’aube vendredi (interview radio, tribune dans la presse), pour annoncer la nouveauté du siècle : le retour à la dictée quotidienne pour les élèves du cycle 2 (CP-CE1-CE2), mais aussi des récitations et du calcul mental. Cap sur les fondamentaux donc. «Il faut des entraînements quotidiens pour que le cerveau automatise», a insisté la ministre, se félicitant qu’«enfin», des programmes soient en cohérence avec le socle commun de connaissances et de compétences adopté sous l’ancienne majorité de droite.

«Quand on dit dictée, ce n’est pas forcément à la Bernard Pivot, cela peut simplement consister à écrire une consigne d’exercice d’arts plastiques, par exemple», a tempéré Lussaul, ....

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Le témoin du vendredi : Mara Goyet, professeur d'histoire-géographie et d'éducation civique / France Inter

Le témoin du vendredi : Mara Goyet, professeur d'histoire-géographie et d'éducation civique / France Inter | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Il y a les injonctions, généralement vaines, des politiques. La ministre : « Nous voulons construire l’école du socle avec une continuité de la fin du primaire au début du collège »...

 

Et elle ajoute : « c’est formidable qu’au collège, on donne envie aux élèves de créer leur propre entreprise ». C’est la dernière marotte en date.

Il convient de suivre la nouveauté comme le chien l’os. Mais la difficulté, c’est qu’on ne sait où donner de la tête. Les spécialistes de l’éducation poussent comme chiendent en France. Et il y a aussi les nouveaux baromètres de l’évaluation : les mêmes qui maudissent les notes s’agenouillent devant les classements PISA.

En revanche, l’idée de mettre l’enfant au centre finit par faire consensus. L’élève dont on cherche parfois comment ouvrir les portes et fenêtres. En douceur, en poussant sur l’espagnolette ? Ou en force avec une barre à mines ? L’élève tel qu’il est, avec son univers de représentations : la terre sans frontières, le présentisme qui aplanit tout, comme l’esprit de parodie dominant aujourd’hui.

Le net est le plus fort, et le jeu vidéo et les groupes musicaux… Reste à faire du judo avec ce qui est le plus fort. Ou, puisque que nous allons parler, notamment, de l’enseignement de l’Antiquité, à procéder comme Ulysse, avec la même ruse – la métis- et le même esprit d’amitié qui le liait à ses compagnons.

Vincent DUBOIS's insight:

Durée de l'émission: 29 minutes

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Des programmes d'histoire-géo allégés : «Les profs étaient obligés d’aller trop vite»

Des programmes d'histoire-géo allégés : «Les profs étaient obligés d’aller trop vite» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En pleine rentrée scolaire, le ministère de l'Education nationale va raccourcir les programmes d'histoire-géographie de troisième et de terminale, face à la colère des enseignants.
Si la réforme de l’école primaire occupe les devants de la scène en cette rentrée scolaire, le collège et le lycée connaissent, eux, des réaménagements de dernière minute. L’éducation nationale prévoit d’alléger les programmes d’histoire-géographie des classes de troisième et de terminale (séries économique et sociale, littéraire et professionnelles). La mesure satisfait une demande des syndicats et des professeurs d’histoire-géographie, qui ont lancé une pétition dans ce sens en mai dernier. L’unanimité de la contestation pousse le ministère de l’Education à prendre une mesure d’urgence. Une réunion avec les syndicats, fin août, a permis de discuter des réaménagements jugés nécessaires à des programmes trop denses. «Ça s’est bien passé sur le fond», rapporte Jean-Rémi Girard, secrétaire national à la pédagogie du Syndicat national des lycées et collèges (SNALC). Les mesures seront appliquées dès cette année. Une victoire mitigée. «La question du calendrier est embêtante, continue-t-il, c’est compliqué de réaménager des programmes alors que l’année scolaire a déjà commencé». Les propositions d’allègement seront présentées au groupe d’experts du Conseil Supérieur qui se prononcera le 19 septembre prochain. En jeu : une vingtaine d’heures de programme en moins que ce soit au collège ou au lycée. Certains chapitres devraient être fusionnés, d’autres seront moins approfondis, voire carrément supprimés. «Les programmes d’histoire-géographie ne sont pas pensés pour une mise en œuvre accessible aux élèves», explique Sandrine Charrier, secrétaire nationale du Syndicat national des enseignements de second degré (Snes) chargée des questions et contenus d’enseignement....
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L’éducation civique au collège, ça sert aussi à faire la guerre - Rue89

L’éducation civique au collège, ça sert aussi à faire la guerre - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Dans le but d’entraîner les élèves de 3e à l’épreuve écrite d’éducation civique au diplôme national du brevet (DNB) -- car en France, le civisme est soluble dans l’examen écrit -- l’académie de Nantes a préparé et mis en ligne un sujet test : les missions de l’armée française.

Pourquoi pas, sauf que, dans le cas présent, les candidats ne sont pas évalués sur leur esprit critique, leurs capacités de raisonnement ni même de rédaction mais exclusivement – dans le cadre d’une stricte grille de « réponses attendues » – sur leur disposition à réciter un cours dont les contenus, définis par le ministère de l’Education nationale, ne souffrent aucune discussion.

Sans état d’âme, mais aussi sans le moindre respect pour les convictions personnelles, les programmes d’éducation civique imposent sur la guerre et l’armée une vérité officielle, une morale d’état.

 

Pour un candidat au DNB, les missions de l’armée sont celles-ci et rien d’autre : « protéger le territoire français et sa population (dans le cadre de la défense globale) ; garantir les intérêts de la France ; former la jeunesse dans la JDC ». Il y a aussi les missions dites « de souveraineté », à ne pas confondre avec les missions « de présence » : assurer la paix et la sécurité internationale, et participer à des missions humanitaires ou à d’autres actions en collaboration avec l’UE, l’Onu et l’Otan.

 

Actualité oblige, viendrait-il à l’esprit d’un citoyen ou d’un apprenti-citoyen de s’interroger sur la présence militaire française en Afrique depuis la fin officielle de la décolonisation ? De se demander au nom de quelle légitimité, au cours du demi-siècle écoulé, la France fait et défait les régimes politiques sur le continent, soutenant les plus autoritaires et les plus brutaux, sans être en mesure pour autant de garantir la paix et le développement ?...

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"Les programmes d'histoire sont de plus en plus ambitieux"

Selon l'historien Patrick Garcia, les polémiques sur l'enseignement de l'histoire ne sont, à bien des égards, qu'un remake médiocre du débat de la fin des années 1970.

 

Patrick Garcia est maître de conférences à l'université de Cergy-Pontoise et chercheur à l'Institut d'histoire du temps présent. Dans L'Enseignement de l'histoire en France de l'Ancien Régime à nos jours (Armand Colin, 2003), écrit en collaboration avec Jean Leduc, il a analysé l'évolution et les enjeux de l'étude de l'histoire à l'école. Entretien.

L'enseignement de l'histoire paraît une source inépuisable de polémiques. On l'accuse d'être dévoyé, politisé, d'abandonner ce qui fait l'identité française... Pourquoi ? L'histoire et la politique sont, en France, des données complémentaires. L'enseignement de l'histoire est considéré par beaucoup comme un marqueur identitaire de la formation des jeunes Français. Sa suppression en terminale S a été ressentie comme une amputation de la culture des meilleurs élèves. Mais toutes les sociétés occidentales connaissent des débats analogues, qui sont d'abord la résultante des changements profonds les affectant face à la mondialisation.

 

La difficulté d'aujourd'hui n'est-elle pas liée à l'entrechoquement entre des programmes d'histoire exigeants, posant des problématiques que l'on traitait, il y a vingt ans, à l'université, et l'ambition d'amener 80 % d'une classe d'âge au bac ? Plus on avance dans le temps et plus les programmes sont ambitieux, car la façon de poser les questions se complexifie. L'institution scolaire est travaillée par un double objectif : amener le plus grand nombre possible d'élèves à la réussite et maintenir le lien avec des savoirs de référence de plus en plus sophistiqués. Pour l'histoire, l'adaptation scolaire de la conception contemporaine du savoir historique est un défi. Il ne s'agit plus seulement d'enseigner des faits, mais de faire comprendre que nous saisissons le passé grâce à des interprétations contraintes par les sources dont nous disposons. Ce qui oblige l'enseignant à différencier avec netteté le champ des interprétations recevables d'un relativisme grossier qui voudrait que l'histoire ne soit qu'une opinion parmi d'autres portée sur le passé.

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Vincent Peillon réintroduit l'histoire-géo en terminale S

Vincent Peillon réintroduit l'histoire-géo en terminale S | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La suppression de la discipline, devenue optionnelle en 2009, avait suscité un tollé. Elle sera obligatoire dès 2014.

 

Le rétablissement de l'histoire-géographie en terminale scientifique : voilà un engagement de campagne sur lequel le gouvernement n'entend pas transiger. Dès 2013, les élèves de la "voie royale" n'auront plus, en 1re S, que deux heures et demie de cours d'histoire-géographie par semaine, contre quatre actuellement. En terminale en revanche, ils devront dès 2014 ajouter à leur emploi du temps déjà chargé - une trentaine d'heures hebdomadaires -, deux heures d'histoire-géo. Deux heures obligatoires, et pas optionnelles comme aujourd'hui. La discipline, ravalée au rang d'épreuve anticipée en fin de 1re, redeviendra une épreuve terminale en 2015.

Les tenants du "rétablissement" ont donc eu gain de cause. Il faut dire qu'ils ont su se faire entendre bien au-delà des cercles d'enseignants. Quand, à l'automne 2009, l'ancien ministre de l'éducation nationale, Luc Chatel, a présenté sa réforme du lycée, dont le but affiché était de rééquilibrer les filières - en rendant plus "scientifique" le bac S -, personne ou presque ne s'est ému de la disparition des mathématiques dans la filière littéraire. La suppression de l'histoire-géo en terminale S, en revanche, s'est hissée à la "une" des médias. L'appel lancé dans le Journal du dimanche, le 6 décembre 2009, par une vingtaine d'universitaires - dont les historiens Pierre Milza, Jean-Pierre Azéma ou Serge Bernstein -, a trouvé un large écho dans les rangs politiques....

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Les Inrocks - Hollande veut "transmettre" la mémoire de la Shoah

Les Inrocks - Hollande veut "transmettre" la mémoire de la Shoah | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le chef de l’Etat a inauguré vendredi matin à Drancy le Mémorial de la Shoah, un "lieu de la mémoire nationale".

 

“Il ne s’agit plus d’accuser. La justice est passée. Ou est arrivée trop tard. Il ne s’agit plus d’établir la vérité : nous la connaissons, nous en savons l’horreur. Il s’agit de transmettre.”

En inaugurant vendredi matin le Mémorial de la Shoah à Drancy, d’où 63.000 juifs ont été déportés vers les camps d’extermination pendant l’Occupation, François Hollande a voulu s’attacher à définir le devenir du devoir de mémoire.

Le chef de l’Etat est arrivé en milieu de matinée devant le Mémorial, un bâtiment de béton aux larges baies vitrées, situé juste à côté de la cité de la Muette, où subsiste au pied des bâtiments un des wagons plombés utilisés pour la déportation. Les immeubles n’ont pas changé depuis la guerre, quelques fenêtres ont été changées et on continue de découvrir les graffitis des internés. François Hollande a été accueilli par des enfants des écoles, qui ont entonné la Marseillaise. “Vous l’avez bien chantée, sans une seule faute. Si tous les Français la savaient comme vous…”, leur dit-il. Une dizaine d’entre eux sont des lauréats du concours de la Résistance et de la Déportation. “Vous devez absolument continuer à parler aux survivants et ensuite transmettre à d’autres”, leur explique François Hollande, qui consacre ensuite l’essentiel de son discours à cette thématique de la transmission.

 

Le président confie son “émotion” de se trouver là “au milieu de rares survivants, des familles, des enfants” pour évoquer “un crime abominable”.

“Six millions de juifs – près des trois quarts des juifs d’Europe – ont été assassinés par les nazis. 76 000 d’entre eux venaient de France. Parmi ceux-ci, 63 000 ont été déportés depuis le camp de Drancy. De tous âges, de toutes origines, de toutes nationalités, de toutes conditions sociales, ils n’avaient qu’un point commun, ils n’allaient être frappés que pour une seule raison : ils étaient juifs. Cela suffisait pour qu’on les envoie à la mort. Drancy était la dernière étape avant l’enfer des wagons à bestiaux et des camps d’extermination. Drancy, c’était la porte de l’enfer.”...

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Les nouveaux programmes d’histoire du Lycée / France Inter

Les nouveaux programmes d’histoire du Lycée / France Inter | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
C'est une polémique récurrente. On nous ferait disparaître des programmes les bons vieux héros de la cour et des champs de bataille. « Qui veut casser l'histoire de France ? », titre un hebdo.

A quoi un ministre responsable a répondu il y a longtemps : « Notre histoire ne s'explique bien qu'à la condition d'étudier celle des autres ». Victor Duruy, ministre de l'Instruction publique 1863.

Le même Victor Duruy qui fortifiait l'enseignement obligatoire de l'histoire dans le primaire. C’est sur le primaire qu'il faudrait d'ailleurs s'interroger par priorité. Mais la dispute est ainsi faite qu'elle se focalise bien davantage sur le secondaire parce qu'y existe un corps de professeurs spécialisés. Et sur le programme de première depuis que le gouvernement de 2009 a décidé de rétrograder l'histoire-géo en simple option dans certaines terminales dont la fameuse terminale S.

 

Invité:

David Colon, chercheur au Centre d’histoire de Sciences Po.

 

Durée de l'émission: 29 minutes.

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France/Monde | Joffre et Foch quittent les manuels d’histoire

France/Monde | Joffre et Foch quittent les manuels d’histoire | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Éducation. Les livres d’histoire de 3 e tentent de mieux coller à l’histoire récente.

 

Exit les maréchaux Joffre ou Foch, et même souvent le rôle de Pétain pendant la Première Guerre mondiale : les nouveaux manuels de troisième d’histoire-géo évoquent plus longuement le génocide arménien, l’indépendance de l’Algérie ou le peintre Otto Dix.

Suite logique de la rénovation des programmes lancée par les ministres de l’Éducation, Xavier Darcos, et Luc Chatel, les classes de troisième sont dotées de nouveaux manuels scolaires. « Pour la géographie, le programme est entièrement nouveau, les élèves étudient la France et le rôle mondial de la France, alors que ce sujet était au programme de quatrième il y a 2 ans », explique Valérie Perthué, responsable sciences humaines/livres scolaires chez Hatier. En histoire, la période étudiée va de 1910 au monde contemporain. Dans les manuels Hachette, Hatier et Belin les maréchaux Joffre et Foch disparaissent. Le rôle de Pétain pendant la Première Guerre mondiale n’est souligné que chez Belin, note Hubert Tison, secrétaire général de l’association des professeurs d’histoire-géographie.....

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Terminale S : polémique et lueur d’histoire

Terminale S : polémique et lueur d’histoire | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En supprimant la discipline de la section scientifique, Luc Chatel avait choqué. Elle va réapparaître l’an prochain, mais l’épisode souligne l’élitisme de la filière, et les passions autour de cette matière.

 

Dès la rentrée 2013, les élèves de terminale S referont de l’histoire, conformément à la promesse du candidat François Hollande. Cela va ravir les historiens, qui s’étaient massivement mobilisés contre sa suppression dans le cadre de la réforme du lycée. Mais la victoire relance le débat sur la place démesurée de la série scientifique, filière d’élite dont les parents rêvent pour leurs enfants et qui écrase toutes les autres.

La polémique a éclaté fin 2009. Le ministre de l’Education d’alors, Luc Chatel, annonce que dans le «nouveau lycée», les «scientifiques» passeront désormais l’histoire au bac en première et que la discipline ne sera plus qu’une option en terminale. Motif : la réforme veut introduire une spécialisation plus progressive au lycée, avec un tronc commun plus important en première - dont l’histoire - et des terminales plus typées - plus scientifiques en S où disparaît l’histoire, plus littéraires en L où l’on diminue les maths… Le but affiché - et raté - est de rééquilibrer les filières, et notamment de redonner du lustre à la L, en pleine déconfiture....

 

Dans le fond, c’est bien le rôle très particulier joué par la filière S dans le système français qui est soulevé par cette polémique. Si l’on considère qu’il existe une hiérarchie dans les filières et que la S en est la reine, sésame ouvrant la voie aux meilleures prépas et formations d’élite - aussi bien l’X que médecine, Sciences-Po ou Normale Sup -, les terminales S doivent avoir de l’histoire, et même un maximum d’options à disposition, pour ne leur fermer aucune voie. Si S était une série réellement scientifique, et à égalité avec les autres, le raisonnement serait bien différent. «L’affaire de l’histoire en S est le symptôme d’une réforme inachevée, celle du lycée, qui prétendait mettre fin à la hiérarchie des filières et à la logique de la filière d’élite, et qui a échoué», explique Thierry Cadart, le secrétaire général du Sgen-CFDT....

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Quand le Tea Party réécrit les manuels d’histoire américains - Rue89

Quand le Tea Party réécrit les manuels d’histoire américains - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Au volant de son 4x4, Don McLeroy déboule sur l'autoroute George W. Bush. Nous sommes à Dallas, au Texas. Ce dentiste de métier, au visage rond et à la moustache bien taillée, est une star dans l'Etat du sud des Etats-Unis.

 Et un objet de raillerie dans le reste du pays, notamment parce qu’il est convaincu que les dinosaures et les humains ont coexisté.Pendant treize ans, il a été membre du rectorat du Texas, dont deux années en tant que président. Et c’est suite à ses décisions qu’à la rentrée 2013, les écoliers de tous les Etats-Unis vont peut-être devoir entendre leurs professeurs évoquer le créationnisme en classe.

Aux Etats-Unis, les manuels scolaires sont revus tous les dix ans. Les éditeurs publient généralement une seule version pour tout le pays. Et c’est le Texas, Etat comportant le plus grand nombre d’écoliers et donc le plus puissant, qui décide ce qui sera enseigné dans les livres scolaires des écoles publiques....

...

McLeroy et ses compères ont pu faire passer de très nombreux amendements, des plus farfelus aux plus politisés. Ainsi, dans les livres d’histoire, les Etats-Unis ne seront désormais plus une « démocratie » – terme qui rappelle trop le parti démocrate – mais une « république constitutionnelle », une expression qui évoque cette fois le parti républicain. Autre changement, le retrait du mot « hip-hop », remplacé par « country music ».

A quelques votes près, Barack Obama aurait pu devenir Barack Hussein Obama. Mais c’était sans compter sur les républicains un peu plus modérés, et surtout plus raisonnables.

Toutes les discussions autour de ces amendements déposés et votés la minute suivante ont été filmées par le réalisateur Scott Thurman, pour son documentaire « The Revisionaries » (« les révisonnistes »), qui retrace les débats autour de la place du créationnisme dans les livres scolaires.....

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Accueil - Enseigner l'histoire de la Shoah

Accueil - Enseigner l'histoire de la Shoah | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Accueil du site Enseigner l'histoire de la Shoah réalisé par le Mémorial de la Shoah avec le soutien du ministère de l'Éducation nationale de la Jeunesse et de la Vie associative.

Via Florence Trocmé
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Le cahier de doléances des professeurs d'histoire - LeMonde.fr

Le cahier de doléances des professeurs d'histoire - LeMonde.fr | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le Monde.fr - Samedi, les enseignants d'histoire-géographie montent vers la capitale, cahiers de doléances sous le bras. Ils réunissent au lycée Louis-le-Grand leurs états généraux.

 

C'est significatif que l'APHG se réunisse à Louis le Grand et dénonce l'absence de l'HG pour nos futurs élites... Vous l'aurez compris, je ne partage pas complétement l'analyse de l'APHG (il y a moins de conetstation quand l'HG disparaît dans des filières moins élitistes...), mais sur le terrain, les nouveaux programmes posent des problèmes, surtout au lycée. Quelles propositions émergeront ?


Via alozach
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Comment enseigner l'histoire afro-américaine aux enfants?

Comment enseigner l'histoire afro-américaine aux enfants? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Comment enseigner l'histoire afro-américaine, et en particulier celle de ses principales figures féminines, aux enfants? Le photographe Marc Bushelle, et sa femme, Janine Harper, ont eu l’idée géniale de proposer à leur fille de 5 ans et demi, Lily, d’aller à la rencontre des noires américaines qui ont fait l’histoire. Mais en entrant dans leur peau.

..........

Comme le rappelle Marc Bushelle, Josphine Baker a assisté, enfant, à l’émeute raciale qui a éclaté à Saint-Louis en 1917 au cours de laquelle 40 Afro-Américains furent tués. Malgré sa grande popularité en France, et en Europe, elle s’est toujours attachée à militer pour les Noirs américains, apportant notamment son soutien au mouvement des droits civiques de Martin Luther King. |  A l’origine, l’expérience ne devait durer que quelques jour, à l’occasion du «Black month history». Cette période durant laquelle, depuis 1976, l’Amérique se penche sur l’histoire des Afro-Américains, revenant sur son lourd passé et tentant d’envisager les façons d’améliorer leur conditions de vie. Mais après avoir avoir été encouragé sur les réseaux sociaux, Marc Bushelle a décidé de prolonger l’exercice...

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Comment enseigne-t-on la Première guerre mondiale aux jeunes Français ?

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Via Jean-Michel Crosnier, Leoncio Lopez-Ocon, José Manuel Lara
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Jean-Michel Crosnier's curator insight, December 1, 2013 1:02 PM

Bourrage de crane ou pas ? Oubli de la chronologie ou pas ? Grands hommes ignorés ou magnifiés ? Roman national ou histoire scientifique ? Comment les enseignants français abordent la première guerre mondiale en classe ? Qu'en retiennent les élèves ? Que disent les programmes ?

Dossier réalisé par Jean-Pierre Meyniac et François Jarraud 
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Collège : le niveau des élèves s'effondre en histoire-géographie

Collège : le niveau des élèves s'effondre en histoire-géographie | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Entre 2006 et 2012, les élèves de troisième les plus faibles passent de 15 % à 21 %.

 

Entre 2006 et 2012, l'écart s'est particulièrement creusé entre les établissements qui accueillent des élèves de classes populaires et les collèges favorisés, dont les résultats chutent quasiment deux fois moins vite. Les programmes scolaires n'ont pas changé. Pourtant, «les réponses des élèves révèlent des apprentissages plus superficiels et des pratiques culturelles laissant une moindre place aux centres d'intérêt de l'histoire, de la géographie et de l'éducation civique». Les 17 % d'élèves les plus faibles ont «des connaissances très fragmentaires et restreintes. Ils sont capables de prélever quelques informations très explicites sur des supports simples (données statistiques dans un tableau, ville sur une carte) mais peinent à exploiter des textes même simples. Ils commencent à maîtriser le vocabulaire géographique le plus simple («urbain» pour qualifier un paysage)», décrit l'étude.

Comment expliquer cette baisse de niveau? Les élèves accordent moins d'importance à l'histoire-géographie, souligne l'étude. Ainsi, en 2012, 21 % des élèves considéraient ces disciplines comme peu importantes, voire pas du tout importantes (ils étaient 17 % en 2006). À l'opposé, 39 % des collégiens les considèrent comme importantes ou très importantes, alors qu'ils étaient 46 % en 2006...

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Nadine Lanotte-Faure's comment, June 27, 2013 4:15 AM
Ce n'est pas une question d'intérêt à la matière ou pas. Ma fille termine sa troisième, on a ramé et le mot est faible. Oui, je dis bien "on" car incapable de lui apporter de l'aide. Le contenu, elle le comprend, l'a intégré. Mais ce n'est pas celui-ci le plus important dans l'affaire. C'est la manière de l'exploiter, de l'expliquer, de le poser sur la feuille. Elle n'arrive pas à intégrer la méthode. Elle n'a pas l'esprit cartésien approprié à l'exercice. Et je sais qu'elle n'est pas la seule à vivre ce petit enfer. Car, oui, elle le vit très mal. Alors, forcément, pour se défendre sans doute, l'élève répondra que la matière ne l'intéresse pas. D'où cette étude... Dommage que cela doit être toujours l'enfant qui trinque face au manque de réflexion de l'adulte. Tout le monde ne peut pas avoir l'esprit "scientifique". Il serait temps d'intégrer cela...
Valaf Lebu's comment, June 27, 2013 5:52 PM
Je ne comprends pas que les élèves ne participent pas à l'engouement qui saisit pourtant nos sociétés qui n'ont de cesse de valoriser la culture, l'histoire et les humanités... Non ?
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Les petits miracles de l'éducation : Tal Bruttmann - Question d'éducation - Éducation / jeunesse - France Info

Les petits miracles de l'éducation : Tal Bruttmann - Question d'éducation - Éducation / jeunesse - France Info | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Ils sont aujourd'hui chercheurs, chefs d'entreprise, diplômés de grandes écoles, artistes... Et pourtant la partie était loin d'être gagnée d'avance. Pendant toutes ces vacances France Info vous dévoile les petits miracles de l'éducation.

 

Aujourd'hui l'historien Tal Bruttmann. Ou comment on risque de passer à côté d'une vocation si personne ne songe la reconnaître.

 

Ensuite il y a le travail fou de l'historien grenoblois Tal Bruttmann qui, pendant dix longues années, a écumé les archives nationales et départementales, pour mettre au jour le processus d'aryanisation économique, tel qu'il s'est déroulé en Isère pendant la Seconde Guerre mondiale.

Enfin, il y a cette expo percutante et à l'ampleur inédite en France, "Spoliés", qui sera inaugurée demain soir et accompagnée pendant trois jours d'un colloque international." Lire la suite sur le site du Dauphiné.

- Le site du Memorial de la Shoah, où se tient en janvier la prochaine exposition sur laquelle a travaillé Tal Bruttmann.

 

- Présentation de La logique des bourreaux (Hachette Littératures, 2003) :

"Sous occupation italienne jusqu'en 1943, le Dauphiné est une zone " sûre " pour les juifs persécutés en France. Nombre d'entre eux trouvent refuge à Grenoble, où la Résistance s'organise. Voilà ce que l'histoire a retenu. Elle a oublié qu'en 1943, l'arrivée des Allemands transforme la ville en enfer. Plus de 700 personnes sont arrêtées et envoyées vers les camps de la mort. Raflés dans la rue, pris dans les hôtels ou les meublés, les Juifs vivent dans une terreur minutieusement orchestrée par des agents redoutablement efficaces. Tal Bruttmann met à nu le fonctionnement de la machine oppressive nazie aux commandes de laquelle se trouvent d'" illustres " bourreaux allemands - dont Aloïs Brunner, bras droit de Adolf Eichmann et auteur des déportations de Nice et de Salonique - mais aussi des Français. Ces derniers ne sont pas les simples supplétifs des Allemands. Bridés du temps de Vichy, ces ultras de la collaboration, défenseurs d'une idéologie antisémite diffusée de longue date par certains partis politiques, se déchaînent dès 1943. Mettant tout leur zèle à " faire payer " les Juifs, ils pillent, torturent, massacrent. Inscrit dans l'évolution du travail mené par les historiens de la Shoah, l'ouvrage pionnier de Tal Bruttmann, préfacé par Annette Wieviorka, apporte des informations inédites sur la situation française et prolonge des réflexions entamées sur le déroulement de la Shoah en Pologne, en URSS, en Europe centrale et orientale."

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Portraits croisés Regards et Lieux, un parcours lycéen à Auschwitz Birkenau

Portraits croisés Regards et Lieux, un parcours lycéen à Auschwitz Birkenau | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Leah Déchelette jeune photographe diplômée de l'école de Condé à Lyon a suivi un des voyages organisé en Pologne par la Marche des Vivants en 2012. Elle en a tiré 22 dyptiques qui seront exposés en janvier dans l'atrium de la Mairie du 8e arrondissement à Lyon.

L’orientation du programme élaboré par les éducateurs vers les valeurs de la vie se traduit par l’incitation des participants à découvrir la richesse et la diversité de la vie juive en Pologne avant la destruction. 

Ces portraits croisés avec des lieux, des instants partagés et des rencontres intenses sont autant de moments qui ouvrent à la réflexion sur les voyages de mémoire et d’histoire comme facteurs éducatifs et humanistes.

 

Exposition du 2 au 12 janvier 2013 Mairie du 8ème 12, avenue Jean Mermoz 69008 LYON

 


Via Mawyl, Florence Trocmé
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Le Figaro et les programmes d’histoire : une tentative de subversion - Rue89

Le Figaro et les programmes d’histoire : une tentative de subversion - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

La prochaine loi d’orientation censée permettre une « refondation » de l’école s’accompagnera de l’élaboration de nouveaux programmes scolaires.En toute logique, l’écriture des programmes d’histoire -- il s’agit en gros, de choisir entre les périodes, le thématiques, de définir des priorités – devrait revenir à des enseignants, des historiens, des didacticiens, des pédagogues, compétents et donc légitimes à un titre ou à un autre, pour définir ce qui doit être enseigné. Encore faudra-t-il que l’autorité politique qui, en la matière, a souvent tendance à s’immiscer dans le processus, leur donne la parole sans se laisser impressionner par le bruyant et indécent battage médiatique organisé depuis plus d’un mois par Le Figaro sur l’histoire à l’école et malheureusement relayé par beaucoup d’autres.

Cette année, la traditionnelle campagne annuelle conduite par cet organe de presse, sans pour autant renouveler le moins du monde ses analyses, a pris l’allure d’une violente charge contre l’enseignement de l’histoire, amplifiée par l’accueil inconsidéré que lui ont apporté les télés, les radios, les organes de presse dont les journalistes ont pour la circonstance fait preuve d’amateurisme, de complaisance, en tout cas d’une profonde méconnaissance de la question...

 

Pour les lecteurs qui ne voudraient pas dépenser leur argent à acquérir des livres aussi inutiles et indigestes que ceux de Laurent Wetzel, Dimitri Casali ou encore Vincent Badré, je ne peux que les orienter vers le site en question.

Comprenons-nous bien : dans un pays où la liberté d’expression est un droit constitutionnel, il est parfaitement fondé que chacun puisse faire valoir son opinion sur quelque sujet que ce soit. Encore faut-il que ce soit à visage découvert.

Avec cette polémique montée de toutes pièces sur l’enseignement de l’histoire, ce n’est pas le cas. A son origine ne se trouvent ni des historiens ni des enseignants, titres abusivement attribués à des gens qui n’ont pour la plupart pas mis les pieds dans un établissement scolaire depuis des décennies ou qui bafouent les principes basiques du métier d’historien (partir des sources, les citer) mais en réalité une opération de subversion visant un domaine de l’enseignement, l’histoire, à haute teneur idéologique....

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Ankara interpelle Paris sur le génocide arménien dans les manuels d'histoire

Ankara interpelle Paris sur le génocide arménien dans les manuels d'histoire | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

La Turquie a interpellé les autorités françaises sur l'insertion dans certains manuels scolaires d'histoire français de détails sur le génocide arménien, dénonçant des "allégations qui ne reflètent pas la réalité", a rapporté mercredi l'agence de presse turque Anatolie.L'ambassade de Turquie à Paris a transmis une note diplomatique au ministère français des Affaires étrangères et une lettre au ministère de l'Education pour se plaindre de la place plus grande accordée cette rentrée dans les manuels de collège et de lycée au génocide arménien de 1915-1917, selon Anatolie.

Dans ces courriers cités par l'agence, la Turquie exprime "sa réaction face à des allégation qui ne reflètent pas la réalité et sont enseignées de manière partisane dans les manuels d'histoire".

Les affirmations de ces ouvrages "ne sont pas fondées sur des données impartiales" et "accordent de la place à des faux documents", ajoutent ces messages signés par l'ambassadeur turc en France Tahsin Burcuoglu.

Les courriers évoquent également un malaise provoqué par ces manuels chez les familles d'origine turque vivant en France et qui ont des enfants scolarisés dans les écoles françaises.

Sollicité par l'AFP, le ministère turc des Affaires étrangères n'était pas immédiatement disponible pour commenter ces messages.

La Turquie reconnaît des massacres d'Arméniens en 1915-1917 --elle parle de 500.000 tués-- dans les territoires alors administrés par l'empire ottoman, dont elle est l'héritière, mais récuse le terme de génocide. Les Arméniens avancent le chiffre de 1,5 million de morts dans un génocide....

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Le combat de Martin Luther King - B2

Le combat de Martin Luther King - B2 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Parlez d'histoire en classe de langue à partir de cette séquence pédagogique basée sur une archive de l'INA du 9 avril 1968, L'assassinat du leader noir intégrationniste Martin Luther King.


Via Aurélie Albisser
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Enquête sur des soupçons de fuite au bac 2012

Enquête sur des soupçons de fuite au bac 2012 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le parquet de Paris se penche notamment sur la publication d'un message sur le forum jeuxvideos.com au sujet de l'épreuve d'histoire géographie en section S.

 

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur des soupçons de fuites lors du baccalauréat 2012, notamment sur une possible fraude avant l'épreuve d’histoire-géographie de la filière S, a annoncé mercredi une source judiciaire.

Les enquêteurs devraient notamment tenter de vérifier ce que savait un internaute qui, lundi 18 juin, à la veille de cette épreuve, a posté sur un forum du site Jeuxvideo.com un message appelant les lycéens à réviser en particulier le thème de la guerre d’Algérie. L’enquête a été confiée à la brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) de la police judiciaire parisienne.

Le 18 juin, premier jour du baccalauréat, à 22H42, un internaute qui se fait appeler BAChistoire2012, recommande aux «1èreS de réviser la guerre d’Algérie», une fuite rapportée par leparisien.fr. «Vous me remercierez demain», ajoute-t-il sur un forum (Blabla 15-18) du site jeuxvideo.com, devenu célèbre depuis la fuite sur internet l’année dernière d’un sujet de mathématiques du bac S.

La guerre d’Algérie sera effectivement un des sujets proposés le lendemain après-midi aux lycéens de première S qui passent l'épreuve anticipée d’histoire-géographie....

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Education : vers un retour de l’histoire-géo en terminale S

Education : vers un retour de l’histoire-géo en terminale S | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

L’histoire-géo ne devait plus être qu’une option en terminale S l’an prochain, l’épreuve du bac étant anticipée dès la première S cette année. Mais le ministre veut faire marche arrière.

 

L’annonce de cette réforme, en 2009, avait suscité une fronde des historiens, stupéfaits « par son décalage avec les nécessités évidentes des jeunes Français ». L’histoire-géographie, supprimée des programmes de terminale S dès l’an prochain, pourrait bien y faire un retour en fanfare. La proposition fait partie des grandes orientations du ministre de l’Education nationale.

Dans une lettre bientôt adressée aux personnels, Vincent Peillon précise : « Pour la prochaine rentrée scolaire et dans l’attente du rétablissement de l’enseignement d’histoire-géographie en terminale scientifique, l’enseignement facultatif d’histoire-géographie prévu par les textes en vigueur sera obligatoirement proposé à tous les élèves de terminale de cette série. ».

Autrement dit, les élèves qui le souhaitent pourront suivre des cours dans cette matière en terminale, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent. « Mon lycée ne propose pas cette option l’année prochaine », confirme Gwendal, en 1re S en Seine-et-Marne. Cet adolescent de 16 ans fait partie de la première cohorte d’élèves à passer les épreuves anticipées d’histoire-géo mardi, en plus de celles de français, le lendemain. Un travail phénoménal : « Il y a neuf chapitres que l’on n’a pas vus, explique le jeune homme. Notre prof doit nous passer des polycopiés demain. »...

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A Auschwitz, des professeurs d'histoire en quête de réponses - LeMonde.fr

A Auschwitz, des professeurs d'histoire en quête de réponses  - LeMonde.fr | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le Monde.fr - Le photographe Adam Lach a suivi pour "Le Monde" un groupe de professeurs d'histoire de l'académie de Toulouse dans leur visite d'Auschwitz-Birkenau.
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Guerre d'Algérie. Un récit, deux voix

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En France et en Algérie, les manuels scolaires ne racontent pas la même guerre.

 

Lorsque débute la guerre d'Algérie en 1954, les appelés français ont une vision particulière de leur destination. Les manuels scolaires de leur enfance leur ont inculqué une image idéalisée de la colonisation - la mise en valeur du pays, l'extension des terres cultivées, l'établissement d'un réseau moderne de transport et de communication -, loin de la réalité qu'ils vont découvrir sur place. Comme l'a rapporté l'historien Daniel Lefèvre, les livres de classe sont alors "écrits pour remplir une fonction civique (...), transmettre une vérité officielle. La plupart des soldats du contingent et la masse des Européens d'Algérie ignorent donc son histoire, ses réalités, et vont aborder la guerre d'Algérie avec "bonne conscience"".

Cinquante ans après le cessez-le-feu conclu le 19 mars 1962, au lendemain des accords d'Evian, la perception a évidemment changé du tout au tout. Les enseignants eux-mêmes se sont affranchis des manuels. En 2004, Le Monde avait assisté, dans un collège de Longjumeau (Essonne) au questionnement d'élèves de 3e, souvent concernés dans leur environnement familial par la guerre d'Algérie, et à leur soif de témoignages sans parti pris. Seule une collégienne avait écrit : "Pour moi, les harkis sont des traîtres."

Huit ans plus tard, leur professeur d'histoire a changé d'établissement, mais n'a pas oublié la leçon....

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