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L'enseignement dans tous ses états.
Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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EN VIDÉO • Le bac, un atout pour la France ?

EN VIDÉO • Le bac, un atout pour la France ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le bac 2013 a débuté avec la célèbre épreuve de philosophie, qui s'est déroulée ce matin, lundi 17 juin. Comme chaque année, la question de la pertinence de l'examen est posée dans les médias français. Deux correspondants étrangers donnent leur avis sur la question...

 

Le bac est resté figé dans le temps", estime Philip Turle, chef du service anglais de RFI : désormais, il y a trop de candidats, et "pas assez d'emplois stables à la clé". Le gouvernement doit-il impulser une réforme ? "Avec d'autres crises en France, ce n'est pas le moment où nous allons revoir le bac refait à neuf", nuance cependant le correspondant anglais.

Pour Ana Navarro Pedro, correspondante à Paris de l'hebdomadaire portugais Visão, la vraie question est plutôt qu'il ne faudrait pas "établir une hiérarchie" entre les différents bacs, avec la suprématie accordée à la filière scientifique. "On devrait donner autant d'attention aux bacs professionnels", assure la correspondante portugaise. Le vrai problème, ce n'est pas le trop grand nombre de candidats, estime-t-elle, puisque dans le monde actuel, "les sociétés qui s'en sortiront seront celles qui auront une jeunesse bien formée".

Les deux correspondants reviennent également sur l'autre grand fait de la semaine : la France a défendu son "exception culturelle" à Bruxelles, afin que la culture ne soit pas concernée par l'accord commercial en préparation avec les Etats-Unis.

 

Durée de la vidéo: 4'31"

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Cours en anglais à l'université : débat passionné à l'Assemblée

Cours en anglais à l'université : débat passionné à l'Assemblée | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les députés ont retoqué les propositions de parlementaires qui souhaitaient supprimer les dispositions du projet de loi Fioraso sur une plus grande utilisation de l'anglais dans l'enseignement.

 

Les députés ont précisé mardi 14 mai les conditions d'une plus grande utilisation de l'anglais dans l'enseignement supérieur, et ont retoqué en commission les propositions de parlementaires PS, UMP et FG qui souhaitaient supprimer les dispositions sur le sujet prévues par un projet de loi. Ce texte, porté par la ministre de l'enseignement supérieur Geneviève Fioraso, étend en effet les exceptions à l'enseignement en français, notamment dans le cadre d'accords avec des universités étrangères ou de programmes financés par l'Union européenne.

Plusieurs intellectuels se sont prononcés contre cette initiative ces dernières semaines et l'Académie française a demandé au gouvernement de renoncer. D'aucun soulignent que la loi Toubon de 1994 écrit expressément que la langue de l'enseignement est le français et prévoit déjà des exceptions.

 

La ministre a un peu regretté le caractère "passionné" de ce débat et "la focalisation médiatique sur le sujet", mais s'est dite ouverte à des "améliorations". "Personne ne s'est offusqué qu'on enseigne en anglais dans les écoles de commerce", a-t-elle lancé, se disant "confiante dans la force du français", alors que lui était opposée "une atteinte à la francophonie".

Le député UMP Daniel Fasquelle a, lui, mis en avant "la perte d'influence" de la France et dit craindre une "perte de la maîtrise technique et scientifique dans un certain nombre de domaines". "Michel Serres (philosophe) a très bien expliqué que c'est par ce biais qu'on déstabilise des langues et qu'elles finissent par disparaître", a-t-il argumenté. Au nom d'une quarantaine de députés PS, le député Pouria Amirshahi (Français établis à l'étranger – Maghreb et Afrique de l'Ouest) a estimé, citant les printemps arabes, que cet article ne donnait pas un "signal favorable", notamment dans les territoires qui se "réorganisent". La députée communiste Marie-George Buffet a également plaidé en faveur d'une suppression.

"On est un peu faux-cul : à Sciences Po où j'enseigne on parle en anglais mais à l'université on n'a pas le droit de parler l'anglais, mais les élites oui", s'est au contraire exclamé Jean-Yves Le Déaut (PS) venu au soutien de la ministre. "Ce n'est pas avec cette disposition qu'on revient en arrière", a renchéri le rapporteur du texte, Vincent Feltesse (PS)...

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Rythmes scolaires: le débat - Le zoom du matin - Éducation / jeunesse - France Info

Rythmes scolaires: le débat - Le zoom du matin - Éducation / jeunesse - France Info | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Quel rythme scolaire pour nos enfants? La question divise et ressurgit aujourd'hui avec la grève dans les écoles parisiennes.

 

C'est une grève très suivie avec plus de la moitié des établissements fermés et plus de 80% des enseignants en grève.

Le motif de la grogne: le projet  mené par le ministre de l'Education Vincent Peillon de revenir à quatre jours et demi de classe par semaine dont le mercredi matin.

Mais ce projet qui doit entrer en vigueur dès la rentrée prochaine divise.

Pour nous présenter ces deux points de vues nous recevons dans le studio de France Info Sebastien Sihr, secrétaire général du SNUipp FSU principal syndicat du primaire, et qui nous expose les raisons de l'oppositions des enseignants à cette réforme. Il est confronté à Paul Raoult, vice-président national  de la FCPE, favorables aux mesures proposées par le ministre. 

 

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L'enseignement catholique en fait-il trop sur le mariage pour tous ?

L'enseignement catholique en fait-il trop sur le mariage pour tous ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Dans un courrier que publie Libération, le ministre de l'Education appelle les recteurs à «la plus grande vigilance» face aux risques de «stigmatisation homophobe» dans les établissements privés qui pourraient débattre du sujet.

 

Avec ses quelque deux millions d'élèves, l’enseignement catholique se prépare-t-il à la mobilisation contre le projet de loi sur le mariage pour tous ? C’est la crainte du ministre de l’Education Vincent Peillon, qui a envoyé ce vendredi une lettre à ses recteurs d’académie, leur demandant «la plus grande vigilance» vis-à-vis des établissements privés. «Le caractère propre de ces établissements ne saurait leur permettre de déroger au strict respect de tous les individus et de leurs convictions, écrit le ministre dans ce courrier que Libération s'est procuré (voir ci-dessous). Il convient donc d'appeler à la retenue et à la neutralité au sein de tous les établissements afin que l'école ne fasse l'objet d'aucune instrumentalisation.»

La lettre ministérielle est en fait une réponse au courrier envoyé à la mi-décembre par le secrétaire général de l’enseignement catholique, Eric de Labarre. Dans cette missive transmise à 8 300 chefs d'établissements, il rappelle son opposition au projet de loi ouvrant la voie au mariage pour les couples homosexuels. De Labarre va même plus loin, en proposant aux directeurs de «prendre des initiatives qui [leur] paraissent localement les plus adaptées pour permettre à chacun l’exercice d’une liberté éclairée».

Tollé chez certains syndicats du privé, qui dénoncent une ingérence intolérable, et une volonté d’instrumentaliser les élèves. La tonalité est semblable chez Vincent Peillon. Le ministre dénonce la «faute» du secrétaire de l’enseignement catholique, jugeant qu'il n'est «pas opportun d’importer dans l'école le débat sur le mariage pour tous». «Je ne veux pas raviver la guerre scolaire», nuance-t-il toutefois au Monde. Dans sa lettre, il rappelle par ailleurs que «la prévalence du suicide chez les jeunes homosexuels est plus de cinq fois supérieure que chez les jeunes hétérosexuels». ...

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Sommet sur l'éducation supérieure: entre méfiance et optimisme | Grands Titres | Radio-Canada.ca

Sommet sur l'éducation supérieure: entre méfiance et optimisme | Grands Titres | Radio-Canada.ca | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La première rencontre thématique sur l'enseignement supérieur se poursuit vendredi à l'Université Laval, à Québec. Il y est question de la qualité de l'enseignement supérieur.

 

En ouverture de la première de quatre rencontres préparatoires, jeudi, le ministre de l'Éducation supérieure, Pierre Duchesne, a rappelé aux 150 participants qu'ils devaient être conscients que l'heure était maintenant au dialogue.

Cette rencontre et les trois suivantes doivent préparer le terrain pour le Sommet sur l'enseignement supérieur, qui aura lieu en février et qui vise à tourner la page sur le conflit étudiant du printemps dernier. Au coeur du débat : le financement des universités.

« Mobilisez-vous, oui, mais d'une autre façon. Il est temps de se parler et de travailler ensemble. La confrontation des idées doit avoir lieu, mais dans le respect, autour d'une table. » — Pierre Duchesne, ministre de l'Éducation supérieure.

 

Autour de la table, des représentants des associations étudiantes et des universités ainsi que des acteurs de la société civile. Après un printemps chaud comme celui qu'ont connu les Québécois, les différents acteurs du conflit devront mettre de l'eau dans leur vin, a prévenu le ministre Duchesne. « Les Québécois souhaitent que nous nous entendions. Ils ne veulent pas subir de nouveau l'instabilité et le chaos. »

Des deux côtés du spectre, les participants sont méfiants et ont de grosses attentes. Les associations étudiantes craignent que les dés soient pipés, puisque le gouvernement Marois s'est déjà prononcé en faveur de l'indexation des frais de scolarité. Du côté des recteurs, on craint que le sous-financement dont seraient victimes les universités, selon eux, soit passé sous silence....

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Education : Peillon veut rapprocher l’école de l’entreprise

Education : Peillon veut rapprocher l’école de l’entreprise | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon souhaite que les élèves fassent un stage en entreprise dès la 6e et que les profs aient une formation au monde de l’entreprise. Objectif : préparer les jeunes à l’emploi.

 

Objectif: éviter de « fabriquer des décrocheurs » en orientant mieux les élèves, du coup, lutter contre le chômage mais aussi faire que l’école prenne en compte les besoins des entreprises. « Nous avons 600 000 offres d'emploi qui ne sont pas pourvues », explique le ministre de l’éducation. « Nous avons besoin d'un lieu où l'on puisse discuter sereinement des prospectives et des besoins en emplois. Je veux que l'on puisse ajuster les préoccupations des entreprises et les nôtres pour donner la meilleure formation possible et la plus utile aux jeunes ».

+ des opinions.

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Hong Kong: des milliers de manifestants protestent contre les cours de patriotisme

Hong Kong: des milliers de manifestants protestent contre les cours de patriotisme | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Des milliers de manifestants se sont rassemblés samedi à Hong Kong dans le but de contraindre le gouvernement à abolir les cours de patriotisme chinois avant la rentrée.

Quelque 40.000 parents et élèves se sont réunis devant le siège du gouvernement sous la pluie, selon la radio-télévision publique RTHK qui a cité des organisateurs, alors que la police a avancé le chiffre de 8.100 manifestants.

C'est la seconde manifestation après que quelque 90.000 enseignants et écoliers sont descendus dans la rue en juillet pour protester contre ces leçons de patriotisme qu'ils dénoncent comme une tentative de lavage de cerveau des enfants de la région semi-autonome de Hong Kong avec la propagande chinoise.

Le rassemblement a été organisé juste avant le début de la nouvelle année scolaire lundi. Le gouvernement a demandé aux écoles de commencer à introduire ces cours sur la base du volontariat à compter de la rentrée avant de les rendre obligatoires dans toutes les écoles d'ici à 2016....

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Université du Kansas : la résistance des auteurs face à la numérisation

Université du Kansas : la résistance des auteurs face à la numérisation | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Pour combien de temps encore ?...

 

La semaine dernière, l'Université du Missouri a pris la décision de fermer ses presses traditionnelles, pour se reconvertir dans l'édition numérique, provoquant un tolé parmi nombre d'auteurs, qui réclament un retour de leurs droits. Le 21 août prochain un rassemblement aura lieu à Columbia, de 14h à 16h, à l'auditorium du campus pour soutenir leur cause.

 

54 ans d'édition imprimée qui ne devrait pourtant pas partir complètement en fumée. L'intention est en effet louable : créer un nouveau modèle, par la numérisation du catalogue actuel. Le professeur d'anglais Speer Morgan vient d'être nommé directeur des nouvelles presses. L'opération de reconversion devrait par ailleurs servir de terrain d'entraînement pour les étudiants qui participeront à l'examen des publications à venir. Mais voilà, le personnel qui était composé de 10 membres a été remercié, alors même que la plupart d'entre eux mettent encore du coeur à l'ouvrage, travaillant à la publication des prochains livres prévus à la rentrée d'automne.

La page Facebook Sauvons les presses universiataires du Missouri a vu son record de statistiques exploser dernièrement, avec des centaines de messages de soutien provenant de tous les pays. Ned Stuckey, son co-fondateur, a publié sur celle-ci une liste de 29 auteurs qui réclament leurs droits. Légalement l'université pourra-t-elle s'asseoir dessus ? Debra Noble-Triplett, le vice président adjoint aux affaires académiques, a aimablement demandé aux auteurs de laisser le développement du nouveau modèle suivre son cours, les invitant à attendre de plus amples informations....

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Qu’attend l'école primaire, priorité de Vincent Peillon, de la "refondation de l'école"? / Les notes à l’index. - Information - France Culture

Qu’attend l'école primaire, priorité de Vincent Peillon, de la "refondation de l'école"? / Les notes à l’index. - Information - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Emission de 59 minutes.

 

1ère partie : Qu’attend l'école primaire, priorité de Vincent Peillon, de la "refondation de l'école"?

Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp (syndicat du primaire affilié à la FSU).

 

Dossier : Les notes à l’index

Vincent Peillon et ses équipes réfléchissent en ce moment à la suppression des notes à l’école primaire. En France, une petite révolution… et un vrai débat pédagogique

- André Antibi, professeur d’université émérite de mathématique à L’université Paul Sabatier de Toulouse et chercheur en sciences de l’éducation. Professeur de mathématique à l’école d’ingénieur SUP AERO de Toulouse. Président du mouvement contre la constante macabre.

- Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp (syndicat du primaire affilié à la FSU).

- Marc Vantourout et Rémi Goasdoué, Chercheurs à l'université Paris Descartes, faculté SHS Sorbonne, laboratoire EDA, Education et Apprentissages (75).

 

Le reportage de Maylis Besserie : la notation à l'école St Merri Renard.

On entend Evelyne Zarka, enseignante, une élève de CM2, Justine, et son père.

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Existe-t-il une éducation à la française? | Slate

Existe-t-il une éducation à la française? | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Une maman américaine et un papa français discutent du livre controversé de Pamela Druckerman sur l’éducation. Episode 1.

 

Cher Jean-Marc,

Je suis maman depuis plus de huit ans à présent et, pour tout avouer, je n’avais jamais vraiment lu jusqu’au bout d’un livre d’éducation. Mais j’ai trouvé irrésistible celui de Pamela Druckerman, intitulé Bringing Up Bébé: One American Mother Discovers the Wisdom of French Parenting (Parlons de bébé: une maman américaine découvre la sagesse de l’éducation à la française), surtout parce que des livres qui assènent aux parents américains qu’ils font tout mal déclenchent à tous les coups une controverse. Je te remercie de prendre part à cette discussion; j’ai hâte de connaître ton point de vue de parent français sur ce livre.

Je me présente: j’ai trois enfants âgés de 2 ans à 8 ans. Lorsque mon mari et moi avons décidé de fonder une famille, j’ai, à l’instar de Pamela Druckerman, amassé une pelletée de livres sur la grossesse et l’éducation.

En revanche, contrairement à elle, je n’ai pas plongé dedans ni retourné en tous sens la question de savoir quel «style éducatif» nous conviendrait le mieux. Nous nous sommes arrangés avec ce que j’aime à appeler la méthode «par tâtonnements».....

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Les grandes questions de la présidentielle | La-Croix.com

Les grandes questions de la présidentielle | La-Croix.com | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La Croix
 analyse huit questions sur lesquelles les principaux candidats à l’élection présidentielle s’opposent.

 

*Faut-il augmenter le nombre d’enseignants ?

*Réforme de l’éducation : les autres pistes possibles *Création de postes d’enseignants, débat d’experts *Les chiffres de l'éducation aujourd'hui

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Le drame des devoirs / France Inter

Le drame des devoirs / France Inter | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Emission de 52 minutes présentée par Guillaume Erner avec comme invités: Serge Hefez, Natacha Polony, et Patrick Rayou.

+ Le reportage de Thomas Chauvineau :

Les devoirs : qu'en pensent les enfants ? Thomas Chauvineau est allé voir des élèves du CP au CM2 pendant l'étude d'une école primaire.

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ILS PARLENT DE NOUS • France – “La voie royale vers la médiocrité”

ILS PARLENT DE NOUS • France – “La voie royale vers la médiocrité” | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Christian Rioux, correspondant du quotidien québécois Le Devoir, sur l’enseignement en anglais à l’université.

 

Courrier international – Le projet de loi qui facilite l’enseignement en anglais à l’université suscite un vif débat. C’est un sujet important ?
     Christian Rioux – Très important. Il y avait déjà tout ce qu’il fallait dans la loi pour permettre à un professeur étranger d’enseigner dans une autre langue. Cette fois, il en va de la qualité de l’enseignement supérieur en France et de la capacité des chercheurs français à faire de la recherche dans la seule langue où ils excellent vraiment : le français. A qui fera-t-on croire qu’un professeur français enseignera aussi bien en anglais qu’en français ? On veut attirer les meilleurs étudiants du monde et on pense le faire en rabaissant la qualité des cours ! Enseigner en anglais en France, c’est la voie royale vers la médiocrité.

Quel est votre regard de Québécois sur le sujet ?
    Cette loi sème le défaitisme dans toute la francophonie. Elle traite le français comme si c’était le suédois ou le néerlandais alors qu’il est la langue d’un bassin de 200 millions de personnes réparties sur tous les continents et la deuxième langue la plus traduite et enseignée dans le monde. Comment voulez-vous ensuite que les Québécois, les Sénégalais, les Roumains résistent à l’anglicisation galopante ? Ce sont eux que la France écarte ainsi d’un revers de la main. Quant aux meilleurs étudiants qui souhaitent étudier en anglais, croyez-moi, ils préféreront toujours l’original à sa pâle copie hexagonale.

Le français est menacé, dit-on. Mais par quoi ?
    Puisqu’ils ne craignent pas l’assimilation comme les Québécois, les Français cultivent un faux sentiment de sécurité. Parmi les élites, l’anglais est même devenu un snobisme. Ils ne voient plus les formes syntaxiques anglaises qui pénètrent massivement leur langue depuis une décennie. Or, avec elles, ce sont les idées et une façon de penser qui se répandent. Un jour, nous parlerons de ce que le poète québécois Gaston Miron appelait le “traduit du”, ce sabir vaguement français que l’on entend à Ottawa. A terme, ce qui est en jeu en France comme au Québec, c’est la capacité de nommer le monde et sa modernité en français. Nous avions cru naïvement que c’était çà, “le rêve français”…

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Marie-George Buffet : "Il y a un fossé entre la volonté de la loi sur la refondation de l'école et sa réalité"

Marie-George Buffet : "Il y a un fossé entre la volonté de la loi sur la refondation de l'école et sa réalité" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Le projet de loi sur la refondation de l’école est débattu depuis hier à l’Assemblée. Un texte qui mêle rupture et renoncement, estime la députée Marie-George Buffet, qui défendra des amendements au nom du Front de gauche. "En l’état actuel, il y a trop de carences", estime l’une des porte-parole du groupe gauche démocrate et républicaine sur ce texte.

Les députés ont entamé, hier, l’examen du projet de loi «pour la refondation de l’école de la République. Un texte qui entérine la création de 60 000 postes sur cinq ans et donne la priorité à l’enseignement primaire. Mais qui reporte également des dossiers cruciaux et poursuit certaines logiques délétères.

 

Ce projet de loi est-il une réelle «refondation» de l’école ou juste la continuité des politiques précédentes ?

Marie-George Buffet. On ne peut pas parler de continuité. Il y a une volonté affichée de refonder l’école alors que l’on avait, avec la droite, une dévalorisation permanente de l’institution. Il y a donc une belle ambition. Mais, malheureusement, entre le titre du texte et sa réalité, il y a un fossé… L’engagement sur les 60 000 postes est une rupture réelle. Mais certains sujets fondamentaux, comme le collège, l’éducation prioritaire et le lycée, sont repoussés à plus tard. On constate aussi des reculs inquiétants.

 

La priorité donnée au primaire est-elle une réalité ?

Marie-George Buffet. C’est indéniable. À commencer par le rôle reconnu de la maternelle. Mais l’ambition reste encore trop limitée. Sur l’accueil des enfants de moins de trois ans, nous défendrons un amendement pour le rendre obligatoire dans toutes les écoles – à partir du moment où les parents le souhaitent – et non pas le réserver aux seules zones prioritaires. De même, nous souhaitons que l’école soit obligatoire dès trois ans, ce que ne fait pas la loi. Concernant les réseaux d’aide aux enfants en difficulté (Rased – NDLR), plusieurs amendements adoptés en commission « confortent » leur existence mais le flou demeure sur leur mission...

 

 

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Mariage homosexuel : un nouvel épisode de la «guerre scolaire» ?

Mariage homosexuel : un nouvel épisode de la «guerre scolaire» ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Partisans de l'école laïque et défenseurs de l'enseignement privé s'opposent régulièrement depuis deux siècles. La polémique du moment entre Vincent Peillon et les milieux catholiques marque-t-elle un renouveau des tensions ?

 

Les débats autour du projet de loi sur le mariage pour tous réveillent de vieux démons. En particulier sur le thème de la «guerre scolaire», qui oppose la République et l’Eglise catholique depuis la Révolution française. Le ministre de l’Education, Vincent Peillon, a allumé la mèche en écrivant aux recteurs d’académie, leur demandant «la plus grande vigilance» vis-à-vis des établissements privés. Jugeant qu’il n’est «pas opportun d’importer dans l'école le débat sur le mariage pour tous», le ministre a cependant tempéré : «Je promeus dans ce pays une laïcité ouverte, il n’y aura pas de guerre scolaire.»

Une précision qui n’a pas rassuré plusieurs responsables de droite. Christine Boutin y voit une nouvelle preuve de la «cathophobie» gouvernementale. Laurent Wauquiez dénonce une tentative de «faire culpabiliser les chrétiens». Quant à Luc Chatel, ancien locataire de la rue de Grenelle, il évoque une «dérive préoccupante».

En filigrane, on retrouve un dénominateur commun : la «guerre scolaire». Le vocable désigne, en France, l’affrontement plus que centenaire entre les enseignements laïc et confessionnel. Eclairage avec deux spécialistes de la question, Claude Lelièvre et Bruno Poucet (1). Qui tiennent à cependant relativiser : la situation actuelle relève bien plus de la polémique passagère que de la querelle de fond....

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Ecole: un si sombre tableau? | Slate

Ecole: un si sombre tableau? | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Cette semaine, pour sa 19e livraison, Slate.fr-Les tablettes se penche sur les débats récurrents sur l'école, sans lesquels la France ne serait sans doute plus tout à fait la France...

 

Rien ne serait plus ennuyeux, et moins français à vrai dire, qu’une école débarrassée de ces grands débats fondamentaux et réminiscents de la querelle Blefuscu-Lilliput sur la meilleure façon d'aller se faire cuire un oeuf… Voyons voir... Il y a d’abord cette homérique bagarre sur les rythmes hebdomadaires:

―La semaine de quatre jours est une évidence! C’est la norme chronobiologique idéale!
―N’importe quoi! C’est une semaine de cinq jours qu’il faut! Votre position est purement idéologique!

Il y a aussi ce terrible combat sur la durée des vacances:

―Il y en a bien trop! Il en faut moins!
―Mais non, voyons, il en faut davantage!
―Il n’en faut ni plus ni moins: ce sont évidemment les périodes qu’il faut réaménager!

Vient ensuite le cruel écharpage sur la meilleure manière de former les maîtres:

―C’est la pédagogie qui compte désormais: il faut des IUFM ou des écoles normales! La salle de classe est une scène de théâtre!
―Vous êtes totalement à côté de la plaque: c’est la matière qui prime! Le reste, c’est du baratin pour soixante-huitard non-reconstruit!

Mais il y a bien sûr l'épineuse controverse sur les priorités:

―Il faut remettre l’élève au centre du système, c’est là la clé!
―Grotesque! Ce sont les savoirs qu’il faut revaloriser, et le rôle de l'enseignant comme architecte de l'édifice!...

 

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Le Figaro et les programmes d’histoire : une tentative de subversion - Rue89

Le Figaro et les programmes d’histoire : une tentative de subversion - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

La prochaine loi d’orientation censée permettre une « refondation » de l’école s’accompagnera de l’élaboration de nouveaux programmes scolaires.En toute logique, l’écriture des programmes d’histoire -- il s’agit en gros, de choisir entre les périodes, le thématiques, de définir des priorités – devrait revenir à des enseignants, des historiens, des didacticiens, des pédagogues, compétents et donc légitimes à un titre ou à un autre, pour définir ce qui doit être enseigné. Encore faudra-t-il que l’autorité politique qui, en la matière, a souvent tendance à s’immiscer dans le processus, leur donne la parole sans se laisser impressionner par le bruyant et indécent battage médiatique organisé depuis plus d’un mois par Le Figaro sur l’histoire à l’école et malheureusement relayé par beaucoup d’autres.

Cette année, la traditionnelle campagne annuelle conduite par cet organe de presse, sans pour autant renouveler le moins du monde ses analyses, a pris l’allure d’une violente charge contre l’enseignement de l’histoire, amplifiée par l’accueil inconsidéré que lui ont apporté les télés, les radios, les organes de presse dont les journalistes ont pour la circonstance fait preuve d’amateurisme, de complaisance, en tout cas d’une profonde méconnaissance de la question...

 

Pour les lecteurs qui ne voudraient pas dépenser leur argent à acquérir des livres aussi inutiles et indigestes que ceux de Laurent Wetzel, Dimitri Casali ou encore Vincent Badré, je ne peux que les orienter vers le site en question.

Comprenons-nous bien : dans un pays où la liberté d’expression est un droit constitutionnel, il est parfaitement fondé que chacun puisse faire valoir son opinion sur quelque sujet que ce soit. Encore faut-il que ce soit à visage découvert.

Avec cette polémique montée de toutes pièces sur l’enseignement de l’histoire, ce n’est pas le cas. A son origine ne se trouvent ni des historiens ni des enseignants, titres abusivement attribués à des gens qui n’ont pour la plupart pas mis les pieds dans un établissement scolaire depuis des décennies ou qui bafouent les principes basiques du métier d’historien (partir des sources, les citer) mais en réalité une opération de subversion visant un domaine de l’enseignement, l’histoire, à haute teneur idéologique....

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Morale laïque ou instruction civique

Quel contenu pour une éducation à refaire ?

Vincent Peillon, le ministre de l'éducation nationale, a annoncé une concertation sur la question de la création de cours de "morale laïque" à l'école au nom du "redressement intellectuel et moral" de la France. Malgré les bonnes intentions, cette proposition reste intellectuellement bancale et scolairement contestable.

D'abord, cette mesure, un appel du pied évident à la IIIe République et aux pères fondateurs de l'école républicaine, paraît bien isolée. Pourquoi, après tout, ne pas ressusciter l'école de la IIIe ? Dans ce cas-là, on attendrait du ministre qu'il redonne du sens aux programmes d'histoire, de lettres ou de philosophie. Par exemple, que s'arrête la destruction systématique de toute approche chronologique de l'enseignement de l'histoire (cette année, les élèves de troisième étudieront la chute du mur de Berlin avant la Résistance en France) ! Du reste, comment parler de "morale laïque" à des élèves à qui on n'enseigne pas la loi de 1905 ou la relation quasi mystique entretenue par une partie des républicains avec la laïcité ?

Les termes choisis par M. Peillon soulèvent d'autres questions. En effet, l'Etat doit-il se mêler de "morale" ? La République, en France, est neutre. Elle est censée garantir le vivre-ensemble qui passe par l'attachement à des valeurs politiques. Et on la voit mal prescrire des règles morales à ses élèves, si l'on excepte quelques injonctions basiques : "Tu ne tueras point", "Tu ne voleras point". Ou alors, cela sous-entend une véritable réflexion collective sur la morale qui prévaut dans notre société, puisque chaque société humaine se dote en effet de normes qui régissent les comportements publics et privés de ses membres. Or, malgré la volonté du gouvernement de lancer des concertations à tout bout de champ, celle-ci ne semble pas à l'ordre du jour...

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La fin des notes à l'école ?

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EXCLU - Une enquête du syndicat enseignant Unsa indique que l'idée fait son chemin chez les profs.

 

Le syndicat enseignant Unsa dévoile mardi une enquête fouillée, menée auprès de 6.500 professeurs*, sondés sur les principales pistes envisagées par le gouvernement pour réformer l'Education nationale. Europe 1 s'est procuré cette enquête en exclusivité. Globalement, il ressort de cette étude que les enseignants sont attachés au respect de leur autonomie dans les salles de classe et qu'ils souhaitent être mieux reconnus. Plus surprenant, et c'est la première fois qu'une étude le mesure à ce point, l'idée d'un abandon des bonnes vieilles notes sur 20 commence à faire son chemin chez les enseignants eux-mêmes. De quoi relancer le débat ?

 

Jusqu'à présent, les parents d'élèves étaient en première ligne dans ce débat sur le système de notes à la française, le jugeant trop subjectif, trop stigmatisant. Mais désormais, le débat s'invite jusque dans les salles de profs. De plus en plus d'enseignants, un gros tiers (39%) d'après l'étude de l'Unsa, se disent ainsi favorables à l'abandon des notes.

Selon Christian Chevalier, secrétaire général du Syndicat des enseignants de l'Unsa joint par Europe 1, "c'est une surprise d'avoir ce résultat". "Le fait qu'on s'interroge aujourd'hui sur les modalités d'évaluation des élèves est tout à fait nouveau. Jusqu'à présent, la note, c'était l'habitude, c'était comme ça et on voit bien qu'aujourd'hui elle ne permet pas de mesurer finement les évolutions des élèves. C'est souvent un couperet qui tombe, au-dessus de 10 et en dessous de 10. Y a-t-il une grande différence entre 9/20 et 11/20 ? C'est assez subjectif", rappelle-t-il au micro d'Europe 1....

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Trois mois de concertation pour « refonder » l’école | La-Croix.com

Trois mois de concertation pour « refonder » l’école | La-Croix.com | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Le coup d’envoi de la grande concertation sur l’école promise par le gouvernement, et qui devrait durer jusqu’en septembre, sera donné jeudi 5 juillet à la Sorbonne, à Paris....

 

Destinée à préparer la loi d’orientation qui sera soumise au Parlement à l’automne, cette démarche mobilisera les syndicats, les parents d’élèves, les chercheurs, les associations et les collectivités territoriales.

Des personnalités du monde éducatif nous ont livré leurs réflexions sur quatre des principaux thèmes inscrits au menu : les rythmes scolaires, la formation des enseignants, les missions des professeurs et l’éducation prioritaire.

Avec cet article

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Président de la fédération de parents d’élèves FCPE:

« Tout le monde s’accorde à dire que le rythme idéal est basé sur une succession de sept semaines de cours et de deux semaines de vacances. Il est temps d’appliquer ce principe. Cela passe par une légère réduction des vacances d’été, mais aussi par une remise en cause du zonage...

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Le Bac est-il en train de couler ? / France Inter

Le Bac est-il en train de couler ? / France Inter | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

| Le bac est-il en train de couler ? En tout cas, pour Bruno Hourst, il exclut trop d'enfants. Des élèves qui pourraient pourtant réussir si le système scolaire les prenait en main autrement. Pour ce chercheur en pédagogies nouvelles, les méthodes actuelles d'enseignement n'exploitent pas toutes les formes d'intelligences qu'a chaque personne dès son plus jeune âge....

 

Durée de l'émission radiophonique : 52 minutes

          Avec Natacha Polony, Michel Fize, Marie Duru-Bellat et Roland Hubert.

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Sarkozy et Hollande défendent deux visions opposées de l'éducation

Sarkozy et Hollande défendent deux visions opposées de l'éducation | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

L'un veut moins d'enseignants, l'autre plus: deux visions de l'école opposent nettement Nicolas Sarkozy et François Hollande, qui s'affrontent aussi sur la formation des maîtres, la maternelle et les moyens de lutter contre l'échec scolaire.

 

C'est sur les moyens de l'éducation que les clivages sont les plus nets: le candidat PS promet de créer 60.000 postes sur le quinquennat, le président sortant veut poursuivre sa politique de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, à l'exception toutefois du primaire à partir de la rentrée 2013.

Au total, entre 2007 et 2012, 80.000 postes ont été supprimés, avec en première ligne les postes d'enseignants "Rased" spécialisés dans la lutte contre l'échec scolaire ou encore l'accueil des tout-petits.

"Qui peut penser que dans l'état où se trouvent nos finances publiques, il est possible de créer 60.000 postes de fonctionnaires et en même temps de revaloriser la carrière des enseignants? Qui peut croire à cette fable?", a ironisé M. Sarkozy à Montpellier.

Les 60.000 postes "représentent sur cinq ans 2,5 milliards d'euros à la fin du quinquennat: c'est exactement ce qu'a représenté la perte de recettes du bouclier fiscal pour protéger les plus grandes fortunes et les plus hauts revenus", a répliqué M. Hollande sur TF1....

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L'université s'interroge sur ses droits d'entrée - LeMonde.fr

L'université s'interroge sur ses droits d'entrée - LeMonde.fr | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le Monde.fr - Les présidents d'université veulent améliorer l'accès des étudiants les plus modestes aux études longues.

 

Le débat vient, une nouvelle fois, rappeler les difficultés financières des universités et les inégalités dans l'accès à l'enseignement supérieur en France. "Pour permettre au plus grand nombre d'accéder aux études longues, l'une des solutions serait de moduler plus significativement les frais d'inscription : beaucoup moins élevés dans le premier cycle licence mais nettement plus chers au niveau master et doctorat", a déclaré au Monde Louis Vogel, président de la Conférence des présidents d'université (CPU), lors du colloque organisé à Marseille du 8 au 10 février. Prudent, M. Vogel précise que "ce n'est pour l'instant qu'une piste de réflexion et que rien n'est tranché" et qu'il faudrait, dans cette hypothèse, que l'Etat revalorise massivement le montant des bourses...

Pourquoi ne pas mettre à contribution les étudiants, comme le font d'autres pays, en considérant non pas leur situation financière actuelle mais future ? Au premier abord, la Suède offre une situation de rêve, avec une scolarité gratuite et donc ouverte à tous, et de généreuses bourses publiques. Le "revers de la médaille", explique Eric Charbonnier, expert à la direction de l'éducation de l'OCDE, ce sont les revenus moins élevés. Dès que le diplômé a un emploi, il verse 50 % de ses revenus en impôts. Bref, il paie sa dette.

D'autres pays ont innové sur la question des droits d'inscription. L'Australie, qui les avait supprimés dans un but d'équité sociale en 1973, les a rétablis pour la même raison en 1989. "Cela peut même être un moyen de régulation de l'emploi : lorsqu'il y a pénurie de main-d'oeuvre dans certains secteurs, on baisse les droits des filières qui y mènent afin d'attirer des candidats", explique M. Charbonnier. Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, les frais d'inscription sont diversifiés en fonction du rendement du diplôme : "Ils sont plus élevés si les chances de trouver un emploi sont plus grandes."..;

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