TIBET • Les cours de soutien interdits à l'école du village | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Des bénévoles se sont vus interdire l'utilisation de l'école locale pour faire du soutien scolaire, rapporte un habitant sur un site tibétain. L'enseignement de la langue comporte une dimension identitaire qui dérange.

 

Quelque chose d'incroyable s'est passé récemment dans le village de Changchub, dans la province du Qinghai. Tous les ans, des étudiants originaires du village mettent à profit leurs vacances universitaires d'été et d'hiver pour proposer, de manière bénévole et gratuite, des cours généraux et assurer le soutien scolaire dans les matières générales en tibétain, en chinois et en anglais, à partir des manuels de cours.

Les bénévoles se consacrent très activement, pendant tout un mois, à ces cours à destination des écoliers de primaire et de secondaire. Les villageois pour qui l’éducation est importante, qui se sentent concernés par le sort des générations futures, sont sincèrement comblés. De plus, cela a des conséquences bénéfiques sur la pédagogie utilisée dans l’école du village.

Mais, pour les vacances d'hiver de cette année [sept semaines à compter du 14 janvier], le chef des familles du village et les étudiants d'université - c'est-à-dire ceux qui organisent bénévolement ces cours -, ont eu beau s'adresser aux administrations et aux fonctionnaires concernés, ils se sont entendus répondre qu'il leur était interdit "d'emprunter" les écoles du village de Changchub.

Tout le monde sait bien que les écoles comme celles de Changchub n'ont pas été établies dans le seul but de fournir des salaires à quelques enseignants et aux chefs de quelques administrations. Cependant, les interdictions d'"emprunter" l'école ont mis un point final aux espoirs et aux rêves du village tout entier....