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L'enseignement dans tous ses états.
Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Matsushita, l'école qui veut former les hommes politiques du renouveau japonais

Matsushita, l'école qui veut former les hommes politiques du renouveau japonais | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Promotions réduites, discipline stricte, valeurs morales ambitieuses: cette école créée par le fondateur de Panasonic ambitionne de façonner des politiques de «haute valeur morale». Elle a formé un Premier ministre, Yoshihiko Noda, et a accueilli quelques rares Français.

 

L'accession au poste de Premier ministre du Japon de Yoshihiko Noda en septembre 2011 ne marquera sans doute pas l'histoire politique de l'archipel. Succédant à la hâte à un prédécesseur, Naoto Kan, laminé par les suites de l'accident nucléaire de Fukushima, ce dernier a clôturé une séquence d'instabilité politique du Japon qui a vu se succéder six chefs de gouvernement en six ans (dont un premier passage raté –qui semble oublié de tous– de l'actuel Premier ministre Shinzô Abe).

Cet homme politique d'allure discrète, reconnu comme intègre, largement réélu député malgré la déroute de son parti en 2012, et dont le principal tort est d'être devenu Premier ministre au pire moment possible pour espérer durer, est pourtant le précurseur de ce qui pourrait marquer profondément la vie politique japonaise dans les prochaines années  il est en effet le premier chef de gouvernement diplômé d'un institut privé de formation fondé en 1979, le Matsushita Seikei-juku, qui intrigue autant par sa discrétion et sa prétention à créer des hommes politiques de «haute valeur morale», que par la personnalité de son fondateur, Kônosuke Matsushita, le fondateur du géant de l'électronique Panasonic, décédé en 1989......

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Au XIXe siècle, l'université d'Heidelberg réservait un endroit spécial aux étudiants: une prison

Au XIXe siècle, l'université d'Heidelberg réservait un endroit spécial aux étudiants: une prison | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les conditions de détention n'étaient pas des plus horribles.

 

Au cours du XIXe siècle, les étudiants turbulents de l'Université d'Heidelberg, en Allemagne, étaient ostracisés dans un lieu insolite: la prison du campus.

Le «studentenkarzer», ou cachot des étudiants, détenait des étudiants de premier cycle coupables de menus larcins, souvent sous l'emprise de l'alcool, comme du tapage, des duels ou des lâchers inopinés de cochons dans la ville.

Les punitions allaient de quelques jours à quelques mois dans la prison, suivant le degré de gravité du délit. Les étudiants devaient continuer à suivre leurs cours durant leur incarcération.

Les conditions de détention n'étaient pas vraiment des plus horribles: les cellules étaient spacieuses et dotées de bureaux et de vrais lits.

Un séjour dans le studentenkarzer est donc vite devenu un rite de passage pour les fortes têtes, qui griffonnaient leur nom et les symboles de leur fraternité étudiante sur les murs. Dans ses dernières années de service, quand les visites extérieures furent autorisées, les détenus y faisaient venir leurs amis et la prison devint un lieu de fêtes.

Après sa fermeture en 1914, le studentenkarzer a été transformé en musée, avec ses graffitis et autres curiosités, ouvert au public.

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La lutte des classes à l'école n'aide pas la réforme des rythmes | Slate

La lutte des classes à l'école n'aide pas la réforme des rythmes | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

 

Les syndicats des professeurs des écoles ont prévu un mouvement social ce jeudi; on annonce 25% dans toute la France et 50% pour l’académie de Paris. Car oui, la capitale et ses 663 écoles concentre beaucoup de problèmes. D’ailleurs mardi, c’était les animateurs de la ville qui étaient en grève ainsi que les Asem (Atsem dans le reste de la France), les personnels qui aident les enseignants des écoles maternelles et qui prennent maintenant en charge une partie des activités périscolaires (ARE à Paris)…

Les rythmes scolaires révèlent un mauvais climat, des incompréhensions mutuelles et des frustrations.

Malgré des communiqués très optimistes de l’Education nationale qui indique que «dans la quasi-totalité (93,5%) des communes, la mise en œuvre des rythmes scolaires se déroule sans difficulté (aucun signalement recensé des personnels, des mairies, ou des parents)», une grande partie des difficultés de la réforme se joue aussi là, dans cette difficulté de faire travailler ensemble toute la communauté scolaire.

 

Que les Atsem/Asem soient parfois employés par les écoles pour assurer des activités périscolaires –Bertrand Delanoë parlait en avril dernier d’un «recentrage sur le cœur de métier au contact des enfants grâce à une décharge de leurs tâches de ménage»– passe mal. En maternelle donc et pas qu’à Paris, on a vu des Asem assurer l’animation de temps périscolaire. Pas du goût de certains enseignants. L'une d'elles nous confie:

«Je vous assure que voir l’Asem s’installer seule avec mes élèves, dans ma classe, quitter la salle et lui laisser ma place ça a vraiment été un grand choc.»

Sébastien Sihr, secrétaire nationale du SNUipp, LE syndicat majoritaire du premier degré, tempère: les professeurs ne remettent pas en cause la présence des Atsem et Asem, mais les nouvelles fonctions de ces dernières privent parfois les enseignants de leur présence en classe (et leur faut aussi parfois faire le ménage dans l’école).

Les enseignants de maternelle ont vraiment besoin de leur appui. Les petits de deux, trois ans (et parfois plus) ne vont pas aux toilettes tous seuls, la mise en place de certaines activités nécessite de l’aide, surtout avec une trentaine d’élève dans la classe, ce qui est monnaie courante en maternelle en France, rappelons-le.....

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Un professeur de biologie dit «vagin», les parents d'élèves portent plainte | Slate

Un professeur de biologie dit «vagin», les parents d'élèves portent plainte | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En dix-huit ans d'enseignement, le professeur de biologie Tim McDaniel n'a jamais reçu une seule doléance de la part de parents d'élèves. Mais récemment, quatre d'entre eux se sont plaints de ses méthodes d'enseignement.

 

Lors d'un cours sur le système reproductif humain dispensé à des élèves d'une quinzaine d'années (ils sont en 10th grade, l'équivalent de notre seconde), ce professeur de l'Idaho, aux Etats-Unis, a utilisé le mot «vagin», rapporte le site MagicValley. Une enquête de la commission d'étique professionnelle de l'Idaho est en cours.

Dans une lettre adressée à Tim McDaniel, le ministère de l’Education de l’Etat accuse le professeur d'avoir employé le mot «vagin» et d'avoir enseigné à ses élèves la mécanique biologique d'un orgasme ainsi que les différentes méthodes de contraception, explique MagicValley. Il aurait également diffusé en classe la vidéo d'un herpès génital et raconté des blagues inappropriées.

«Tout ce que j'enseigne sort tout droit du manuel, affirme Tim McDaniel à MagicValley. Je n'enseigne rien que le manuel ne mentionne pas. De plus, je donne à chaque étudiant la possibilité de ne pas assister à ce cours sur la reproduction s'il ne se sent pas à l'aise.»

Le professeur est également accusé d'avoir diffusé Une vérité qui dérange, le documentaire du démocrate Al Gore, candidat à l'élection présidentielle de 2000. Selon la commission d'éthique professionnelle de l'Idaho, la diffusion de ce documentaire dans l'école est une prise de position politique du professeur.

Tim McDaniel affirme avoir demandé ensuite à ses élèves d'écrire un devoir sur le climat:

«Je n'attendais pas une réponse précise, je voulais seulement qu'ils soient capables d'expliquer ce qu'ils croient.»

Selon Neil Hollingshead, l'administrateur de l'école, «il est très peu probable que tout ceci finisse avec son renvoi. Mais il recevra peut-être une lettre de réprimande de la commission de l'école»....

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Vangauguin's curator insight, March 29, 2013 6:52 PM

Certains Etats-Uniens naissent encore dans les choux ou apportés par des cigognes. Certains européens devraient se sentir moins seuls... La connerie nait un peu partout, pas forcément dans les choux ou sous l'aile des cigognes. Certains européens devraient se sentir inquiets...

 

Et Darwin n'a jamais existé, le premier qui le dit, premier qu'il est brûlé!

oliviersc's comment, March 30, 2013 12:15 PM
Partagé via Seenthis = http://seenthis.net/messages/126373
oliviersc's comment, March 30, 2013 12:18 PM
Le vagin, ça s'affiche ! https://plus.google.com/u/0/114108954249717412482/posts/JhHDhjxLWjY
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Ecole: un si sombre tableau? | Slate

Ecole: un si sombre tableau? | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Cette semaine, pour sa 19e livraison, Slate.fr-Les tablettes se penche sur les débats récurrents sur l'école, sans lesquels la France ne serait sans doute plus tout à fait la France...

 

Rien ne serait plus ennuyeux, et moins français à vrai dire, qu’une école débarrassée de ces grands débats fondamentaux et réminiscents de la querelle Blefuscu-Lilliput sur la meilleure façon d'aller se faire cuire un oeuf… Voyons voir... Il y a d’abord cette homérique bagarre sur les rythmes hebdomadaires:

―La semaine de quatre jours est une évidence! C’est la norme chronobiologique idéale!
―N’importe quoi! C’est une semaine de cinq jours qu’il faut! Votre position est purement idéologique!

Il y a aussi ce terrible combat sur la durée des vacances:

―Il y en a bien trop! Il en faut moins!
―Mais non, voyons, il en faut davantage!
―Il n’en faut ni plus ni moins: ce sont évidemment les périodes qu’il faut réaménager!

Vient ensuite le cruel écharpage sur la meilleure manière de former les maîtres:

―C’est la pédagogie qui compte désormais: il faut des IUFM ou des écoles normales! La salle de classe est une scène de théâtre!
―Vous êtes totalement à côté de la plaque: c’est la matière qui prime! Le reste, c’est du baratin pour soixante-huitard non-reconstruit!

Mais il y a bien sûr l'épineuse controverse sur les priorités:

―Il faut remettre l’élève au centre du système, c’est là la clé!
―Grotesque! Ce sont les savoirs qu’il faut revaloriser, et le rôle de l'enseignant comme architecte de l'édifice!...

 

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Profs sans élèves: mais combien sont-ils au juste? | Slate

Profs sans élèves: mais combien sont-ils au juste? | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Des dizaines de milliers d’enseignants ne sont pas devant les élèves mais l’Etat ne sait pas dire exactement combien. Ça ne l'empêche pas de vouloir en recruter de nouveaux.

 

François Hollande s’était engagé à recruter 60.000 enseignants et Vincent Peillon programme déjà l’arrivée de 40.000 nouveaux hussards de la République dans les casernes de la grande bavarde. Chouette alors! Mais comment calcule-t-on les besoins en postes et le nombre de places supplémentaires proposées aux concours? Je veux dire, au-delà de la nécessité de renvoyer l’ascenseur aux électeurs qui cotisent à la Maif et portent encore le deuil de la Camif?

Voyons voir… D’abord, il y a le «taux d’encadrement», c’est-à-dire la mesure du ratio maîtres-élèves. Mais la France est à peu près dans la moyenne des pays de l’OCDE et il ne semble pas qu’il y ait véritablement péril en la demeure de ce côté-là: elle est en dessous de la norme dans le primaire avec 19,7 élèves par prof contre 14,3, mais un poil au-dessus dans le secondaire avec 12,2 contre 13,5....

 

En 2005, d’après le rapport d’un parlementaire UMP, Jean-Yves Chamard, quelque 97.000 enseignants étaient, à des titres divers, dégagés de l’obligation d’animer une classe. 97.000?! Argh, ça fait pas mal de monde, ça, sur 800.000 profs et instits au total... Bon, en réalité, et justement parce que les situations sont si diverses, il ne s’agit pas de 97.000 tire-au-flanc. Le rapport le précise, il existe au moins quatre grandes catégories de profs sans classe:

1. Les enseignants sans classe mais ayant des activités pédagogiques....

2. Les enseignants temporairement hors du système éducatif

Là, ils étaient 21.000 dont il faut distinguer les personnels en disponibilité (qui ne sont pas rémunérés), des «détachés» auprès d’organismes divers...

3. Les enseignants exerçant en dehors du secondaire ou du ministère de l’Education nationale

Dans cette catégorie, Jean-Yves Chamard en dénombrait 26.500. Le rapport n’est pas clair sur la question des rémunérations.

4. Les enseignants sans classe et sans activité pédagogique

Ça, c’est la catégorie la plus rock’n’roll, puisqu’elle regroupait 32.000 enseignants en 2005, dont 9.500 «remplaçants inoccupés», 1.900 «surnombres disciplinaires», 1.000 «remplaçants incapables d’enseigner», 700 «enseignants en réadaptation», ainsi que de nombreuses décharges diverses jugées «obsolètes ou aux justifications mal contrôlées par la Cour des comptes»......

 

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Les élèves français sont-ils les plus malheureux au monde? | Slate

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Avant la rentrée, le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon a déclaré que les élèves français étaient, avec les Japonais, les plus malheureux. Une déclaration qui doit être nuancée mais qui repose sur des constats très concrets.

 

Plus de 12 millions d’élèves ont fait leur rentrée scolaire, mardi 4 septembre. A cette occasion, Vincent Peillon, le ministre de l’Education nationale, a tenu à relancer le débat sur la notation. Une semaine jour pour jour avant la rentrée, il expliquait sur i-Télé son désir de faire «évoluer les notes», argument-massue à la clef:

«Vous savez, les élèves de France, à part les petits japonais, sont les plus malheureux au monde!»

Plus de 12 millions d’élèves ont fait leur rentrée scolaire, mardi 4 septembre. A cette occasion, Vincent Peillon, le ministre de l’Education nationale, a tenu à relancer le débat sur la notation. Une semaine jour pour jour avant la rentrée, il expliquait sur i-Télé son désir de faire «évoluer les notes», argument-massue à la clef:

«Vous savez, les élèves de France, à part les petits japonais, sont les plus malheureux au monde!»

 

Non, nous ne le savions pas. Et pour cause, cette conclusion précise n’apparaît nulle part. Si le ministère de l’Education nous a vaguement orientés vers une étude de l’OCDE datant de 2009, «Assurer le bien-être des enfants», celle-ci ne concerne que les 35 pays industrialisés membres de l’organisation. Et encore, pas tous, puisqu’elle précise: «Pas de données disponibles» pour… le Japon en ce qui concerne la «qualité de vie scolaire». La France, elle, est classée seulement 22e sur 25 pays sur ce critère (calculé à partir du nombre de «brimades» signalé par les élèves et de leur sentiment général sur l’école), devançant seulement la Grèce, le Luxembourg et la Slovaquie.

Contacté pour savoir si une étude contenait l’argument avancé par Vincent Peillon, l’OCDE a affirmé ne pas en avoir connaissance. Selon nos informations, que le ministère s’est refusé à commenter, le ministre de l’Education aurait exprimé cet argument (que l’on retrouve également dans de nombreux articles de médias) sans s'appuyer sur une source précise.

Néanmoins, l’argumentaire du ministre n’est pas totalement sans fondement. Une autre étude menée par l’OCDE dans le cadre de Pisa, un programme comparatif d’évaluation des performances scolaires, et intitulée «L’apprentissage des élèves: attitudes, engagement et stratégies», affirme que les élèves français et japonais font partie des plus stressés en ce qui concerne une matière précise: les mathématiques....

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Les maths, cette matière inutile | Slate

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Faut-il continuer d'enseigner les maths à l’école? C’est la question que pose Andrew Hacker, professeur américain de sciences politiques, dans une tribune du New York Times. Hacker ne remet pas en cause l’utilité des mathématiques, mais critique la manière dont celles-ci sont enseignées alors que la question de l’échec scolaire concerne tous les pays développés.«Je ne cherche pas à épargner aux élèves une matière difficile, mais je veux attirer l’attention sur les problèmes réels que nous causons en ne les orientant pas correctement.»...

 

Aux Etats-Unis, un lycéen sur neuf abandonne ses études secondaires sans en être diplômé, une situation en partie due aux mathématiques selon les éducateurs. Dans le Nevada, ce taux s’élève à 45%.

En France, un quart des jeunes souffre d’un réel retard en mathématiques, souligne l’institut Montaigne. L’augmentation de l’échec scolaire a même poussé l’OCDE à produire un rapport pour proposer des solutions.

L’enseignement des mathématiques est obligatoire pour tous les lycéens américains, et parfois même dans leurs premières années universitaires, rappelle Andrew Hacker.

Barbara Bonham, professeur à l’université d’Appalachian State, explique que «certains étudiants prennent les mêmes cours trois, quatre ou même cinq fois (…) et beaucoup échouent». Ils abandonnent leurs études à cause des mathématiques....

 

«Oui les jeunes doivent apprendre à lire, écrire et faire des divisions, qu’ils le veuillent ou non. Mais il n’y a aucune raison de les forcer à comprendre les angles vectoriels et les fonctions.»

Il prône l’instruction par exemple de «statistiques citoyennes» qui prépareraient mieux les élèves à entrer dans la vie active.

«Il faudrait par exemple leur expliquer comment on calcule l’indice des prix à la consommation, ce qui est pris en compte et comment chaque article de l’indice est calculé –et amener à un débat à propos de quels articles devraient être inclus dans l’indice et quels poids on devrait leur donner.»

Andrew Hacker indique aussi que les départements de mathématiques et scientifiques des universités devraient inclure des cours d’histoire et de philosophie de leurs disciplines.

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On apprend mieux en ligne que dans un amphithéâtre | Slate

On apprend mieux en ligne que dans un amphithéâtre | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
L'enseignement en ligne accessible à tous et gratuit est la forme d'éducation de l'avenir, mais elle est aussi... la meilleure. Tandis que l'Unesco souligne que la numérisation de l'enseignement est le meilleur moyen de garantir le développement dans le monde dans les prochaines décennnie, une étude menée pendant plusieurs années par l'Université Carnegie Mellon de Pittsburgh montre que cette forme d'enseignement est la… plus efficace. Cela bouscule bien des idées reçues sur la meilleure façon d'apprendre....

 

Carnegie Mellon a lancé il y 10 ans en 2002 «L'Open Learning Initiative» (L'initiative d'enseignement ouvert). Elle offre gratuitement en ligne les cours d'une des plus prestigieuses universités américaines à ceux qui en font la demande. Des études ont été menées en 2005, 2006 et 2007 sur les performances des étudiants qui ont suivi les cours en ligne par rapport à celles de leurs homologues présents sur le campus de Pittsburgh. Première surprise, les résultats aux examens des uns et des autres ne sont pas différents et surtout les étudiants qui travaillent en ligne apprennent bien plus vite. Il leur faut en moyenne moitié moins de temps pour absorber l'enseignement d'un semestre et ils sont ensuite aussi bons ou meilleurs que les étudiants «traditionnels».

Si le concept de l'OERs (Open education ressources) est simple - mettre à disposition des outils d'enseignement qui sont accessibles et peuvent être utilisés par n'importe qui n'importe où - son potentiel est considérable.

L'Uneso en est persuadé qui a tenu il y a quelques jours le premier congrès mondial sur le Open Educational Resources considéré comme la solution à la fois pour résoudre la crise mondiale de l'éducation et de son manque de ressources à l'échelle planétaire et par voie de conséquence pour assurer le développement économique au XXIème siècle. Car sans progrès de l'enseignement, il n'y a pas de développement durable des sociétés et de progrès économique...

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Comment Harvard forme les futurs dirigeants chinois | Slate

Comment Harvard forme les futurs dirigeants chinois | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
L'université américaine est en train d’aider, de professionnaliser et de polir un régime autoritaire commettant de nombreuses violations des droits de l’homme, à une échelle rarement connue.

 

Harvard et la Chine ont un point commun: ils se considèrent tous deux comme le centre du monde. Il était donc inévitable que le scandale qui a fait tomber Bo Xilai, chef du Parti communiste à Chongqing, ait eu des répercussions jusqu’à Cambridge. Le lien? Bo Guagua, fils du dirigeant tombé en disgrâce. Le jeune Bo était étudiant à la Harvard’s Kennedy School of Government. En avril, il a cessé d’assister aux cours et a été vu quittant son appartement, en compagnie de ce qui ressemblait fort à une équipe de sécurité.

Le fait que Bo Guagua n’était qu’à quelques mois de l’obtention de son diplôme d’Harvard a tourné les projecteurs sur un certain nombre de petits princes chinois –les rejetons des principaux chefs du Parti communiste– qui font leurs études dans les grandes universités américaines.

La chose n’est pas rare. Xi Jinping, vice-président chinois, devrait devenir le nouveau dirigeant du pays à l’automne. Sa fille est étudiante à Harvard. Deux chefs récents du parti –Zhao Ziyang et Jiang Zeming– ont eu des petits-enfants à Harvard. Jia Qinglin, un des plus vieux représentants du pouvoir chinois, a une de ses petites-filles à Stanford. Selon Andrew Higgins et Maureen Fan, au moins cinq des membres du comité exécutif du Politburo, l’organe central de décision en Chine, ont des enfants ou des petits-enfants qui ont étudié aux Etats-Unis.

Mais il y a bien plus que les enfants des chefs du Parti communiste chinois étudiant à Harvard ou dans les grandes universités américaines: les chefs du parti eux-mêmes....

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Plus un pays a de ressources naturelles, moins son niveau scolaire est élevé | Slate

Plus un pays a de ressources naturelles, moins son niveau scolaire est élevé | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
C'est désormais prouvé: pétrole, gaz, charbon, or, fer, uranium et minerais de toutes sortes constituent une malédiction pour les petits écoliers des pays qui les abritent.

 

«Montre-moi ton bulletin, je te dirai si le sous-sol de ton pays regorge ou non de richesses naturelles.»

Telle est (un peu caricaturée) la proposition que lance Andreas Schleicher, directeur adjoint de l'OCDE et conseiller de l'organisation en matière de politique éducative. Car c'est désormais prouvé: pétrole, gaz, charbon, or, fer, uranium et minerais de toutes sortes constituent une malédiction pour les petits écoliers des pays qui les abritent.

Andreas Schleicher a en effet trouvé une corrélation significative et statistiquement vérifiée entre, d'un côté, la part du PNB (produit national brut) venant des ressources naturelles dans plus de soixante dix pays, et, de l'autre, la performance de leurs élèves aux évaluations Pisa (1) en mathématiques (ou équivalent).

Concrètement, lorsque la contribution des ressources naturelles au PNB augmente d'un point, on constate que les résultats à l'évaluation Pisa diminuent de 2,5 points (la moyenne des résultats étant de 450) (2). Le tout, bien entendu, par rapport aux performances que les autres indicateurs décisifs pour l'enseignement pourraient laisser espérer, et, notamment, le PNB (car, –bien heureusement–, la qualité de l'enseignement ne dépend pas simplement des ressources naturelles!)....

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Ces expériences insolites qui pourraient inspirer l'école | Slate

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Depuis quelques années, des expérimentations pédagogiques pour le moins originales fleurissent aux États-Unis. Cinq exemples d'initiatives dont les éducateurs français pourraient s'inspirer.

 

Pour examiner l’expérimentation scolaire débridée, partons aux Etats-Unis, où les éducateurs ne reculent devant rien pour tenter d’élever le niveau, particulièrement dans les établissements défavorisés. En partie grâce au soutien de plusieurs fondations privées, le pays s’est récemment transformé en un grand laboratoire d’expérimentations pédagogiques. Voici cinq projets américains commentés par trois personnalités françaises du monde de l'éducation.

 

 

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La rentrée des profs ressemble à celle des élèves: des angoisses et des jugements hâtifs

La rentrée des profs ressemble à celle des élèves: des angoisses et des jugements hâtifs | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
L'un de nos chroniqueurs, professeur de maths dans un lycée, raconte comment il a préparé sa rentrée et les erreurs à ne pas commettre les premiers jours.

 

Quand j’étais gamin, je pensais que mes profs n’avaient pas de vie en dehors de l’école. Qu’ils étaient juste profs. Je ne pouvais pas les imaginer en train d’aller au cinéma, de faire du sport, de jouer avec leurs enfants (pour cela il aurait déjà fallu qu’ils fassent des enfants, beurk). Mes camarades semblaient partager ce point de vue hyper paradoxal: faire cours ne nécessitait aucun travail préparatoire, mais être prof voulait dire l'être vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

En rejoignant à mon tour les rangs de l’Éducation nationale, j’ai réalisé que personne ne me demanderait de faire vœu de chasteté ou de renoncer à boire de la Guinness. J’allais être prof 18 heures par semaine (plus les heures supplémentaires, les réunions et le boulot à la maison); le reste du temps, je serais juste moi.

Ayant exercé en collège pendant une demi-douzaine d’années, j’ai pu constater que la croyance sur la non-humanité de l’enseignant a la dent dure, en particulier chez les plus jeunes. J’ai croisé plus d’une fois des élèves stupéfaits de me voir promener l’un de mes enfants en poussette ou écouter de la musique avec un casque (rendez-vous compte: avec un casque). J’ai pourtant l’air d’un type normal, qui porte des jeans et des t-shirts pas repassés. Mais rien n’y fait: fin juin début juillet, quand sonne l’heure des vacances d’été, je sais que beaucoup d’entre eux imaginent que je vais passer deux mois enfermé dans l’armoire de ma salle de classe, comme l’écorché de la salle de biologie, avant d’en ressortir comme si de rien n’était aux premiers jours de septembre.

Les vacances, c'est les vacances

Il est temps de dévoiler un secret qui va bouleverser plus d’un élève: à quelques détails près, les profs sont des gens comme les autres. Dans les jours qui précèdent les grandes vacances, ils prennent des bonnes résolutions pour l’année suivante. Puis beaucoup s’emploient à procrastiner, encore et encore, jusqu’à ce que les derniers jours d’août se fassent inévitables....

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Vous voulez lutter contre la violence à l'école? Emmenez un bébé dans la classe

Vous voulez lutter contre la violence à l'école? Emmenez un bébé dans la classe | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Les Canadiens ont une stratégie unique pour limiter la violence et le harcèlement à l’école: faire venir des bébés dans les classes.

Depuis 1996, le programme Roots of Empathy (Racines de l’Empathie) introduit des nourrissons dans les écoles primaires et les collèges. Assis par terre en cercle, les élèves observent, l’œil attendri, les bambins qui pleurent, bavent, rient et rampent. Plusieurs études ont montré que ces sessions permettaient de réduire les comportements agressifs chez les élèves, avec des effets qui durent jusqu'à trois ans après.

Un parent bénévole amène son petit une fois par mois pendant neuf mois, et les cours sont animées par un enseignant spécialisé.

Au début, le bébé a entre deux et quatre mois, et à chaque session, les élèves suivent son développement jusqu'à un an environ. La rencontre avec le bébé (qui porte un t-shirt sur lequel est écrit «petit prof») est suivie d’une session plus scolaire, avec lecture de textes et écriture d’histoires inspirées par le nourrisson.

Lors de ces cours, les enfants décrivent les émotions du bébé, le dessinent, posent des questions aux parents et chantent des comptines. L’idée est que la présence de ce bébé qui ne juge personne (et ne voit pas les hiérarchies sociales) a un effet calmant et libérateur.

Après avoir parlé des émotions du bébé, les élèves apprennent à nommer leurs propres émotions, et à développer leur capacité à se mettre à la place des autres pour imaginer ce qu’ils ressentent.

Si le bébé pleure, les élèves ont immédiatement envie de l’aider. Ensuite, ils auront une discussion sur ce qui les rend eux-mêmes tristes, et sur les circonstances dans lesquelles ils pleurent. Au fil de la séance, ils parleront aussi de comment réagir lorsqu’un de leurs camarades est en larmes.

Selon les organisateurs, cette sorte de thérapie de groupe impulsée par le bébé favorise les comportements altruistes....

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Comment concilier sport de haut niveau et école | Slate

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La tâche n'est pas simple. Cependant, de plus en plus de cursus spécifiques sont mis en place.

 

Depuis l'âge de 10 ans ou 12 ans, ils passent plusieurs heures par jour à taper dans la balle, pédaler, courir, nager, ou encore batailler sur un tatami. Sans compter les multiples compétitions qui monopolisent leurs week-ends et une bonne partie de leurs vacances. Contraints par le temps, bien plus soumis à la pression sportive qu'à celle de l'école, les sportifs de haut niveau qui n'entendent pas renoncer aux études n'ont pas la vie facile. C'est à ce thème, notamment,  qu'étaient consacrés les récents Entretiens de l'Insep intitulés «Regards de sportifs(ves) sur leur carrière». 

Benjamin Brossier, 19 ans, pongiste, a en la matière un cursus tout à fait représentatif: dès la fin du CM1, il a dû faire une croix sur sa vie d'écolier traditionnel. Son CM2, il l'a certes effectué dans une école «classique», mais, déjà, loin de chez lui, hébergé par une famille d'accueil.

Son jeune collègue Andréa Landrieu, 17 ans, lui aussi pongiste, a quitté les bancs de l'école dès le collège, avec deux années d'études à distance. Accueilli ensuite dans les structures fédérales, l'adolescent a été bien heureux de «retrouver enfin une vraie classe». 

Aujourd'hui à l'Insep, où les horaires sont aménagés, il étudie en première S et espère décrocher un bac avec mention pour intégrer une école d'ingénieurs. Une ambition qui ne va pas de soi, puisque le jeune homme, sous statut professionnel, gagne déjà sa vie grâce à son sport. D'autres, sans nul doute, éprouveraient bien du mal à ne pas se laisser aveugler par cette situation tout à fait inhabituelle chez des jeunes de leur âge. 

 

L'affaire se corse encore après le bac. C'est le temps, souvent, du début de la maturité sportive, des grandes compétitions internationales, de ces étapes que le sportif ne saurait manquer. Comment alors doser efforts scolaires et sportifs? Comment  bachoter lorsqu'une importante compétition internationale s'approche?

Bien souvent, le «double-projet» (sportif et scolaire) dont l'Insep rebat les oreilles à ses pensionnaires, ressemble plutôt à une succession de priorités qui s'empilent au gré des agendas sportifs...

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L'éducation, le parent pauvre de l'Egypte | Slate Afrique

L'éducation, le parent pauvre de l'Egypte | Slate Afrique | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les élèves des écoles gouvernementales égyptiennes attendent toujours leur révolution. L'avenir du pays est en jeu.

 

Des semaines et des semaines de débats, de violents accrochages et une Constitution adoptée, sans que le mot éducation n’apparaisse une seule  fois. Si ce n’est pour rappeler une fois de trop l’ignorance et la crédulité des Egyptiens.

Or, la déliquescence des services publics comme celui de l’éducation est un défi pour l’Egypte post-Moubarak.

L’ignorance pointée du doigt par les libéraux ne naît pas de nulle part. C’est le système éducatif égyptien qui en est le concepteur. Mohammed El-Baradei, alors président de l’Agence internationale de l’énergie atomique, disait déjà, en 2010:

«Nous pouvons transformer l'Egypte en un Etat moderne et en un Etat modéré, grâce à l'éducation.»

Selon l'Unicef, 95,4% de la population âgée entre six et 18 ans est inscrite à l'école. Malgré cela, l'agence onusienne observe que «la qualité de l'enseignement reste un défi majeur qui entrave la capacité des enfants à développer leur plein potentiel».


Près de deux ans après la révolution égyptienne, l’éducation demeure le parent pauvre du pays, au même titre que tous les services publics délaissés par l’Etat depuis la libéralisation de l’économie égyptienne, dans les années 1970, puis à plus grande échelle, dans les années 1990.  

Iman Farag, spécialiste de l’éducation en Egypte espérait pourtant, quelques mois après la révolte populaire qui a mis fin au règne d’Hosni Moubarak, que le thème de l’éducation fasse enfin son apparition dans les débats politiques. Elle était alors persuadée que tout changement viendrait d’une refonte du système éducatif égyptien.

Or, ce système ne semble pas être remis en question par le président islamiste Mohammed Morsi. Ce dernier ne cesse d’appeler à la nahda (renaissance) égyptienne dont les Frères musulmans seraient les grands instigateurs....


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Premier débat: Mitt Romney a lancé une idée très à gauche sur l'éducation | USA 2012

Premier débat: Mitt Romney a lancé une idée très à gauche sur l'éducation | USA 2012 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

L’idée la plus à gauche de la soirée à propos de l’éducation a été lancée… par le candidat républicain!

 

Mitt Romney a lancé l’idée la plus radicale et la plus clairement marquée à gauche du débat sur l’éducation: permettre aux écoliers pauvres et/ou handicapés de continuer de bénéficier des bourses fédérales même en cas de changement de secteur scolaire. Romney avait déjà évoqué cette idée dans un rapport publié en mai et il a réitéré sa proposition lors du débat de ce mercredi.

Venant d’un Républicain, cette idée est révolutionnaire: historiquement, les parents blancs et riches, ainsi que les responsables des secteurs scolaires, ont toujours fait leur maximum pour éviter que des enfants pauvres et non-blancs ne se retrouvent pas dans les classes de leurs enfants.

Ceux d’entre nous qui se sentent concernés par cette forme de reségrégation (un terme américain qui désigne le recul déguisé de la déségrégation, NdT) sont depuis très longtemps les partisans d’un partenariat plus resserré entre les districts urbains et les banlieues aisées (aux Etats-Unis, ce sont souvent les centres urbains historiques qui sont pauvres, la périphérie étant généralement peuplée par la classe moyenne blanche, NdT), par le biais des Magnet schools (ces écoles proposant des cursus spécifiques et qui attirent donc de nombreux élèves hors-secteur, NdT) et des systèmes de ramassages scolaires.

Mais tout ceci est généralement présenté comme une proposition tellement à gauche que même le Parti démocrate ne peut s’en emparer.

La réforme scolaire entreprise par l’administration Obama, baptisée Race to the Top, n’a en rien encouragé l’intégration scolaire et n’a pas non plus permis aux enfants d’être scolarisés en dehors de leur quartier –un droit important, car la plupart des écoles en grande difficulté sont situées dans des secteurs scolaires où la plupart des écoles sont dans le même cas (et celles qui ne le sont pas ont une liste d’attente longue comme le bras)....

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Et si on rémunérait les profs à la performance | Slate

Et si on rémunérait les profs à la performance | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
De la puissance de l’aversion aux pertes appliquée à l'éducation.

Dans un précédent article intitulé «Payer les élèves pour travailler à l'école», nous abordions la notion d'aversion aux pertes appliquée à l'éducation. Approfondissons un peu.

Pour l’analyse économique standard, les choix des agents économiques résultent simplement d’un calcul rationnel visant à maximiser leur utilité dans un environnement risqué ou incertain. L’homo economicus n’a aucune raison rationnelle de manifester une plus grande aversion aux pertes (qu’elles soient certaines, probables, improbables ou incertaines) qu’aux gains. Aucune raison, autrement dit, que la désutilité associée à une perte soit, chez lui, supérieure à l’utilité associée à un gain équivalent.

 

Deux figures majeures de l’économie comportementale, les psychologues Daniel Kahneman (récipiendaire du Prix Nobel d’économie 2002) et Amos Tversky, ont cependant démontré l’existence d’une aversion aux pertes particulièrement marquée des agents économiques. Autrement et trivialement dit, j’ai moins de plaisir à gagner 100 euros que je n’ai de déplaisir à perdre la même somme. Ce qui doit logiquement se traduire, chez moi, par une plus forte incitation à faire des efforts pour conserver mes 100 euros que pour en gagner 100 autres.

Les économistes Roland Fryer Jr., de l’université Harvard, Sally Sadoff, de l’université de San Diego, John List et Steve Levitt, tous deux de l’université de Chicago, semblent en apporter une nouvelle fois la démonstration dans un document de travail publié le 30 août dernier par le National bureau of economic research. Ces derniers ont en effet mis en place, dans neufs écoles d’une commune située à 50 kilomètres au sud de Chicago, au cours de l’année scolaire 2010-2011, une expérimentation visant à mesurer l’effet sur la qualité du travail des professeurs d’incitations monétaires reposant sur l’aversion aux pertes.

 

Si les études actuellement disponibles concernant l’efficacité des systèmes de prime à la performance visant à améliorer la «productivité» des enseignants ont démontré leur efficacité dans les pays en développement, il ne semble pas en aller de même dans un pays comme les Etats-Unis, où les résultats des dispositifs d’incitation mis en place n’apparaissent, pour l’heure, pas significatifs....

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Comment fabriquer de meilleurs profs | Slate

Comment fabriquer de meilleurs profs | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Aux Etats-Unis aussi, l'éducation fait l'objet d'un âpre débat. Certains pensent qu'il suffirait de virer les mauvais enseignants pour améliorer le système. A contrario, de nouvelles études montrent qu’ils peuvent apprendre à devenir bons.

 

Comment améliorer le système éducatif américain? Le débat est de plus en plus âpre. Les médias en donnent souvent une vision caricaturale, avec d’un côté des réformateurs exigeants, obsédés par les chiffres, pour qui la solution est de se débarrasser des enseignants peu performants, et de l’autre les syndicats, qui refusent toute méthode d’évaluation des profs et se préoccupent plus de conserver leurs emplois que des enfants qu’ils sont supposés éduquer.

Mais en se focalisant sur la question du renvoi, les deux camps passent en quelque sorte à côté du sujet. Comme l’a fait remarquer John King, le commissaire à l’Education de l’Etat de New York, en dehors de quelques pôles urbains comme New York et Los Angeles, peu de secteurs scolaires peuvent se permettre de renvoyer les profs les moins bons, les postulants ne se bousculant pas au portillon pour les remplacer.

Si renvoyer les mauvais n’est pas la solution, que peut-on faire pour résoudre la crise du système éducatif américain? Plusieurs études récentes de psychologues, d’économistes et d’éducateurs montrent que malgré ce que prétendent la plupart des réformateurs, il est peut-être possible de faire de bons profs avec des mauvais. Si ces études pouvaient être étendues sur des établissements scolaires entiers et à travers tout le pays, ce serait peut-être le début d’une révolution qui pourrait aboutir à un meilleur système éducatif pour les Etats-Unis....

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Quand l'éducation non-mixte à l'américaine renforce les stéréotypes | Slate

Quand l'éducation non-mixte à l'américaine renforce les stéréotypes | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Dans l'Idaho, on veut que les filles s'intéressent plus à l'informatique et les garçons à la littérature, mais dans des classes non-mixtes décorées avec des petits coeurs ou un thème camping...

 

L'idée de mettre les filles et les garçons dans des classes différentes ne date certainement pas d'hier –c'est la norme dans les écoles privées américaines depuis des lustres. Mais ces derniers temps, de plus en plus d'écoles publiques ont fait le choix de l'enseignement non-mixte. L'union américaine pour les libertés civiles (ACLU)s'est opposée à cette tendance, et certains programmes ont d'ores et déjà été abandonnés. Pour autant, les pédagogues défendant mordicus l'égalité-par-la-séparation sont encore légion...

 

Selon certains arguments en faveur de la ségrégation sexuelle scolaire, des classes séparées permettraient aux deux groupes de mieux se concentrer en ne se laissant pas perturber par la séduction. On est sérieux là? Difficile d'imaginer qu'un nombre significatif d'élèves échouent en classe parce qu'ils sont trop occupés à se conter fleurette. Il y a d'autres arguments, évidemment, y compris celui voulant que les enfants eux-mêmes préfèrent les classes non-mixtes ou qu'elles permettent d'améliorer la confiance en soi des écoliers, mais les recherches faites pour soutenir ces théoriessont plus que contestables.

Diane Halpern, ancienne présidente de l'APA, a passé en revue un ensemble de recherches et n'y a trouvé aucun effet positif mesurable de l'enseignement non-mixte. Selon elle, ce genre d'enseignement n'a non seulement aucun avantage, mais aussi de nombreux inconvénients: la ségrégation des enfants cause un bon nombre de problèmes, en particulier en aggravant les stéréotypes. Quand on connaît un peu l'histoire de la ségrégation raciale aux États-Unis, c'est parfaitement logique!...

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Etudiants étrangers, oui, mais étudiants à l'étranger aussi! | Slate

Etudiants étrangers, oui, mais étudiants à l'étranger aussi! | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La circulaire Guéant a été abrogée, c'est une bonne chose. Mais il faudrait également oeuvrer pour une meilleure mobilité des jeunes français.

 

La circulaire Guéant sur l’emploi des étudiants venus de l’étranger a vécu. C’est une bonne chose. Mais l’important battage médiatique qui a accompagné cette nouvelle tout au long de la journée de jeudi, très utile en période électorale pour qui en est à l’origine, m’a agacé.

Oui moralement et probablement économiquement, cette circulaire n’était pas adaptée. Certes, son abrogation va permettre aux étudiants concernés de retrouver agilité et sérénité dans la recherche d’un emploi en France. Mais derrière l’écume de l’actualité et au-delà de la satisfaction d’avoir renoué avec une certaine façon de faire s’épanouir la France, cet événement masque une réalité dont on parle bien peu: la France dépense infiniment plus pour accueillir des étudiants étrangers dans ses universités que pour aider ses propres étudiants à sortir du territoire, que ce soit pour des études ou pour des stages.

A l’heure où la France perd systématiquement –structurellement, pourrait-on dire, tant cela dure– des parts de marché à l’exportation, sensibilise-t-on la société au fait que nous sommes parmi les populations les moins mobiles du monde? Sait-on qu’en 2010, 45.000 étudiants français (dont 30.000 Erasmus) seulement sur un total de plus de 2 millions ont passé au moins un trimestre d’études à l’étranger? Sait-on que l’an dernier un peu plus de 17.000 étudiants français seulement ont eu l’opportunité de faire un stage à l’étranger alors que de très sérieuses études ont été faites qui montrent qu’un stage à l’étranger est une clé pour l’emploi? Comment croit-on que les entreprises françaises vont retrouver du dynamisme à l’exportation si leur recrutement ne leur permet pas d’embaucher des jeunes déjà entraînés à s’aventurer dans des pays et des cultures inconnus?

26.000 étudiants étrangers vont donc pouvoir dès maintenant chercher un travail en France. C’est très bien pour eux et c’est très bien pour notre économie. Mon propos n’est pas d’arrêter cet effort.

Mais pendant ce temps, réalisons que les entreprises ne voient passer en recrutement qu’un jeune candidat sur 50 en moyenne avec une première expérience internationale. L’Union européenne vise désespérément depuis l’an 2000 à atteindre une mobilité étudiante de 20% en Europe mais les chiffres européens sont têtus: ils restent coincés à 2%.....

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Existe-t-il une éducation à la française? | Slate

Existe-t-il une éducation à la française? | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Une maman américaine et un papa français discutent du livre controversé de Pamela Druckerman sur l’éducation. Episode 1.

 

Cher Jean-Marc,

Je suis maman depuis plus de huit ans à présent et, pour tout avouer, je n’avais jamais vraiment lu jusqu’au bout d’un livre d’éducation. Mais j’ai trouvé irrésistible celui de Pamela Druckerman, intitulé Bringing Up Bébé: One American Mother Discovers the Wisdom of French Parenting (Parlons de bébé: une maman américaine découvre la sagesse de l’éducation à la française), surtout parce que des livres qui assènent aux parents américains qu’ils font tout mal déclenchent à tous les coups une controverse. Je te remercie de prendre part à cette discussion; j’ai hâte de connaître ton point de vue de parent français sur ce livre.

Je me présente: j’ai trois enfants âgés de 2 ans à 8 ans. Lorsque mon mari et moi avons décidé de fonder une famille, j’ai, à l’instar de Pamela Druckerman, amassé une pelletée de livres sur la grossesse et l’éducation.

En revanche, contrairement à elle, je n’ai pas plongé dedans ni retourné en tous sens la question de savoir quel «style éducatif» nous conviendrait le mieux. Nous nous sommes arrangés avec ce que j’aime à appeler la méthode «par tâtonnements».....

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Fuyez les livres, fuyez l'école, fuyez Facebook! | Slate

Fuyez les livres, fuyez l'école, fuyez Facebook! | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Une histoire des craintes suscitées par la technologie, de l'imprimerie à Facebook.

...Tout cela remonte aux débuts de l'alphabétisation. Tout comme on s'inquiète aujourd'hui pour nos enfants qui passent trop de temps devant leur ordinateur, Socrate mettait ses contemporains en garde contre les dangers de l'écriture, qui ne «produira que l'oubli dans l'esprit de ceux qui apprennent, en leur faisant négliger la mémoire». Et comme les enfants étaient, selon lui, incapables de distinguer le rêve de la réalité, il recommandait aux parents de leur enseigner uniquement de saines allégories plutôt que des fables mensongères — leur développement mental était en jeu. Depuis, l'écho de cet avertissement socratique revient régulièrement à nos oreilles: l'ancienne génération nous met en garde contre les nouvelles technologies et déplore une société qui abandonne petit à petit ces médias «sains» avec lesquels eux ont grandi, ignorant vraisemblablement qu'à l'époque, on les considérait comme dangereux...

 

Cent ans plus tard, alors que l'alphabétisation était devenue indispensable et que l'on construisait des écoles un peu partout, ce fût au tour de l'éducation, soi-disant contre nature et dangereuse pour la santé mentale, d'être répudiée. Un article de 1883 paru dans le journal médical le Sanitarian, affirmait que les écoles «épuisent le cerveau ainsi que le système nerveux des enfants avec des études trop complexes, et ruinent leur corps en les gardant enfermés trop longtemps.» A la même époque, les médecins pensaient que des études trop longues et trop compliquées étaient une des causes principales de la folie....

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