L'enseignement da...
Follow
Find tag "Québec"
17.9K views | +0 today
L'enseignement dans tous ses états.
Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
Curated by Vincent DUBOIS
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les étudiants français au Québec inquiets pour leur porte-monnaie

Les étudiants français au Québec inquiets pour leur porte-monnaie | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
2 440 personnes ont signé une pétition contre l'augmentation des frais de scolarité des étudiants français, qui passeraient de 1 500 à 4 200 euros annuels.

 

S’endetter plus ou rentrer en France sans diplôme ? Les étudiants français au Québec sont des centaines à se poser cette question depuis quelques semaines. A l’origine de leurs inquiétudes, l’une des propositions faite par le nouveau Premier ministre du Québec, Philippe Couillard, durant sa campagne, ainsi que le budget présenté par l’ancien gouvernement, en février. Chacun prévoit une augmentation des frais de scolarité des étudiants français installés au Québec. Des frais qui pourraient tripler.

Depuis l’annonce de cette proposition dans le budget 2014-2015, une pétition a été lancée sur Internet. Ce vendredi, ils étaient 2 440 à y avoir apposé leur signature. Parmi eux, Margaud Castadère-Ayçoberry, étudiante en journalisme international à l’université de Laval. Comme pour la majorité des étudiants français de la Belle Province, son portefeuille ne pourra supporter une augmentation de plusieurs milliers d’euros par an. «Je compte rester au Québec, je compte y travailler. Mais je devrais arrêter ma scolarité si la loi passe», explique-t-elle. A 23 ans, elle a encore une année d’études à faire au Canada, où elle est arrivée il y a quatre ans. Comme elle, Camille Joyau, étudiante en première année de cinéma, ne compte pas quitter le Québec. Mais «si cette augmentation devient effective avant la fin de mon parcours, explique-t-elle, je serais sans doute obligée de rentrer.» A Montréal, ses études sont beaucoup moins chères qu’en France, où les écoles spécialisées sont souvent privées. Mais c’est surtout une culture et un mode de vie qu’elle est venue chercher au Québec, celles de l’Amérique du Nord.

C’est aussi le cas de Maxime Larnouhet, étudiant en Master à HEC Montréal. En décembre, ses études seront terminées. Il y a peu de chances que ses frais de scolarité augmentent d’ici là. Pourtant, il a lui aussi signé cette pétition. «Pour ceux qui se sont déjà engagés dans des études ici, c’est un coup dur. Certains ont fait des prêts. Si les frais augmentent, ils ne pourront pas continuer, et ne seront pas pour autant diplômés», explique ce jeune homme de 22 ans. «J’ai signé cette pétition jeudi parce que j’ai eu la chance de profiter de cet accord bilatéral, et je tiens à ce que les prochains étudiants aient la même chance que moi. Je ne serais pas venu si j’avais dû payer ce prix.»...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

FRANCE-QUÉBEC • Laïcité : des chartes très sectaires

FRANCE-QUÉBEC • Laïcité : des chartes très sectaires | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le gouvernement québecois souhaite suivre l'exemple français en lançant une charte pour promouvoir la laïcité.

Une très mauvaise méthode pour "éliminer" la religion de la vie publique, alors qu'il vaudrait mieux prôner la tolérance, selon un Canadien anglophone.

 

J'avais autrefois un médecin de famille dont l'expression favorite était "à la grâce de Dieu". Il passait son temps à dire cela pendant les examens : il invoquait le Créateur tout en enfilant ses gants en caoutchouc, et faisait ses prières pendant qu'il gonflait le brassard pour vous mesurer la tension artérielle. Ç'aurait pu être une de ces expressions archaïsantes comme "Dieu vous bénisse" [équivalent anglais d'"à vos souhaits"], mais à son ton j'avais vraiment le sentiment qu'il croyait à une force spirituelle agissant sur ma santé.

J'ai donc fini par me passer de ses services. Qui voudrait d'un médecin qui croie en autre chose que la médecine ? Et s'il est pieux, il pourrait au moins tenir sa piété à l'écart de sa profession.

Vous conviendrez que j'ai bien fait d'agir ainsi, j'en suis sûr. Mais cela doit-il pour autant devenir la loi du pays ? Devrait-il y avoir un écriteau, dans tous les cabinets médicaux, indiquant que toute manifestation ou expression religieuse est interdite ? Même chose dans les écoles, les universités, les tribunaux, les postes de police et les bureaux d'immatriculation ?


C'est devenu le grand projet politique de l'année, du moins dans les zones francophones de la planète. Cette semaine, la France a annoncé que chaque école du pays devrait afficher sur ses murs, avant la fin septembre, une "charte de la laïcité", qui a acquis force de loi en 2012, et qui rappellera aux élèves et étudiants qu'ils devront assister aux cours pendant certaines fêtes religieuses, participer à une heure de débat hebdomadaire sur la laïcité et respecter la loi, adoptée il y a neuf ans, qui interdit aux professeurs et aux élèves de porter des crucifix, des kippas ou des foulards islamiques.

La philosophie sur laquelle reposent les lois française et québécoise, connue sous le nom de laïcité*, s'enracine dans une noble tradition. Elle est apparue pour la première fois aux Etats-Unis, où les auteurs de la constitution, principalement athées, ont dû s'attaquer à ce problème complexe : créer un gouvernement unique pour un pays fondé et peuplé par des sectes extrémistes concurrentes. La solution a consisté à séparer religion et vie politique, à créer une sphère publique neutre et à faire en sorte que la religion relève strictement de la vie privée...

more...
Valaf Lebu's comment, September 17, 2013 12:35 PM
La laïcité, ce n'est pas la lutte contre les intégrismes, mais un principe de séparation de l'Eglise et de l'Etat... Les musulmans n'ont pas d'église, ils n'ont d'ailleurs pas assez de mosquées pour pratiquer leur culte (ce que devrait garantir justement la neutralité de l'Etat à l'égard de ces religions). De plus, le clergé musulman n'a jamais eu aucun pouvoir sur l'Etat en France (ce qui n'est pas le cas de l'Eglise catholique). Quand on parle de laïcité, il faut comparer ce qui est comparable ! Peut-être qu'en réalité, il ne s'agit pas du tout de laïcité, mais bien d'un dévoiement de cette notion récupérée par les extrémistes de droite pour séduire ceux qui ignorent leurs propres préjugés...
Valaf Lebu's comment, September 17, 2013 12:37 PM
Article premier de la loi de 1901 : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes [...] » Liberté de culte et droit de ne pas être croyant...
Majda Maalal's comment, September 17, 2013 1:42 PM
Le problème c'est qu'une loi n 'est pas forcément respectée par contre pour les états musulmans la religion est au sein du quotidien notamment du politique. D'ailleurs c'est pour ça que les religions monothéistes se côtoient sans aucun problème.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

QUÉBEC • Un nouveau "printemps érable" ?

QUÉBEC • Un nouveau "printemps érable" ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
De nouvelles manifestations ont eu lieu à Montréal, donnant à la ville des airs du printemps 2012.

 

A la suite du Sommet sur l’enseignement supérieur, qui a eu lieu les 25 et 26 février dernier, le gouvernement Marois a annoncé une indexation des droits de scolarité à hauteur de 3 %, ce qui équivaut à environ 70 dollars canadiens de hausse par an. Cette hausse doit être compensée par une aide financière accrue et une hausse du crédit d'impôt pour les droits de scolarité.

Cette nouvelle n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Le jour de l’annonce, plus de 5 000 étudiants ont manifesté dans les rues de Montréal pour dénoncer l’indexation des droits de scolarité. Quelques semaines plus tard, ce sont plus de 2 000 manifestants qui ont parcouru les rues de Montréal. Des infractions ont été commises lors de la manifestation, qui a été déclarée illégale dès son départ.

Un nouveau printemps mouvementé dans la Belle Province ? "Ça serait une bonne idée de repartir en grève, mais le mouvement s'est essoufflé. On a été écorchés par la police, les médias. Mais nous n'avons plus la masse. C'est dommage, on n'a pas fait six mois de grève pour ça", a affirmé une étudiante de Saint-Jean-sur-Richelieu au journal La Presse...

more...
oliviersc's comment, March 7, 2013 11:16 AM
La question est posée, merci ; j'attends des avis... https://plus.google.com/u/0/114108954249717412482/posts/3mazT5uhqrz
Rescooped by Vincent DUBOIS from Idées
Scoop.it!

5 idées venues d'ailleurs pour changer l'école en France

5 idées venues d'ailleurs pour changer l'école en France | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Alors que l'OCDE rétrograde la France dans l'enquête Pisa sur le niveau des élèves de 15 ans, certaines pratiques se révèlent particulièrement efficaces à l'étranger.

 

1 / Mettre les enseignants aguerris dans les classes difficiles2 / Former les enseignants aux meilleures pratiques3/ Des programmes pour les élèves, pas pour les profs4 / Bâtir la confiance en soi5 / Développer l'autonomie des établissements
Via Nelson Ferreira
more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

ILS PARLENT DE NOUS • France – “La voie royale vers la médiocrité”

ILS PARLENT DE NOUS • France – “La voie royale vers la médiocrité” | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Christian Rioux, correspondant du quotidien québécois Le Devoir, sur l’enseignement en anglais à l’université.

 

Courrier international – Le projet de loi qui facilite l’enseignement en anglais à l’université suscite un vif débat. C’est un sujet important ?
     Christian Rioux – Très important. Il y avait déjà tout ce qu’il fallait dans la loi pour permettre à un professeur étranger d’enseigner dans une autre langue. Cette fois, il en va de la qualité de l’enseignement supérieur en France et de la capacité des chercheurs français à faire de la recherche dans la seule langue où ils excellent vraiment : le français. A qui fera-t-on croire qu’un professeur français enseignera aussi bien en anglais qu’en français ? On veut attirer les meilleurs étudiants du monde et on pense le faire en rabaissant la qualité des cours ! Enseigner en anglais en France, c’est la voie royale vers la médiocrité.

Quel est votre regard de Québécois sur le sujet ?
    Cette loi sème le défaitisme dans toute la francophonie. Elle traite le français comme si c’était le suédois ou le néerlandais alors qu’il est la langue d’un bassin de 200 millions de personnes réparties sur tous les continents et la deuxième langue la plus traduite et enseignée dans le monde. Comment voulez-vous ensuite que les Québécois, les Sénégalais, les Roumains résistent à l’anglicisation galopante ? Ce sont eux que la France écarte ainsi d’un revers de la main. Quant aux meilleurs étudiants qui souhaitent étudier en anglais, croyez-moi, ils préféreront toujours l’original à sa pâle copie hexagonale.

Le français est menacé, dit-on. Mais par quoi ?
    Puisqu’ils ne craignent pas l’assimilation comme les Québécois, les Français cultivent un faux sentiment de sécurité. Parmi les élites, l’anglais est même devenu un snobisme. Ils ne voient plus les formes syntaxiques anglaises qui pénètrent massivement leur langue depuis une décennie. Or, avec elles, ce sont les idées et une façon de penser qui se répandent. Un jour, nous parlerons de ce que le poète québécois Gaston Miron appelait le “traduit du”, ce sabir vaguement français que l’on entend à Ottawa. A terme, ce qui est en jeu en France comme au Québec, c’est la capacité de nommer le monde et sa modernité en français. Nous avions cru naïvement que c’était çà, “le rêve français”…

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les coupes font mal aux écoles | Pascale Breton | Éducation

Les coupes font mal aux écoles | Pascale Breton | Éducation | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Augmentation des coûts du transport scolaire, abolition de programmes, dépassement du nombre d'élèves autorisé dans les classes. Les compressions dans le milieu de l'éducation ont un impact direct sur les services aux élèves, dénonce la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ).

Dire le contraire en laissant croire que ces compressions n'ont aucune conséquence pour les services aux jeunes équivaut à «un écran de fumée», dénonce le président de la Fédération, Gaston Rioux, en entrevue à La Presse.

Preuves à l'appui, son organisation a répertorié depuis le début de l'année scolaire les secteurs où les parents doivent débourser davantage pour leurs enfants ainsi que ceux où des services ont carrément été abolis.

Les commissions scolaires ont épongé au cours des dernières années des compressions de 300 millions. Le récent budget présenté par le gouvernement Marois en prévoit 200 millions de plus.

...
more...
No comment yet.