L'enseignement dans tous ses états.
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Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Université : « une situation préoccupante et un échec massif » en licence

Université : « une situation préoccupante et un échec massif » en licence | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Sophie Morlaix, pro­fes­seure en sciences de l'éducation et Cathy Perret, ingé­nieure de recherche à l'université de Bourgogne, ont mené une recherche sur les effets du Plan Réussite en Licence (PRL) lancé en 2007 par Valérie Pécresse, alors ministre de l'enseignement supé­rieur. Entretien avec Sophie Morlaix.

 

Vous poin­tez des résul­tats "déce­vants" du PRL. Quelles sont les rai­sons de cet échec ?

Notre recherche met au jour une situa­tion pré­oc­cu­pante avec un échec mas­sif et des résul­tats moins bons, année après année. Cela pose un cer­tain nombre de ques­tions, notam­ment par rap­port au chan­ge­ment observé, sur six années, dans la struc­ture de la popu­la­tion étudiante arri­vant en L1 : la pro­por­tion de bache­liers non géné­raux aux résul­tats plus médiocres, c'est-à-dire avec moins de men­tion et sou­vent en retard, s'accroît. Autre pro­blème : il n'y a pas eu de consignes pré­cises d'application de ce plan qui défi­nis­sait des objec­tifs très géné­raux (réno­va­tion des conte­nus, mise en place d'un ensei­gnant réfé­rent pour chaque étudiant, accrois­se­ment du volume horaire...) et lais­sait les équipes péda­go­giques libres d'adapter ce plan en fonc­tion des situa­tions locales. Dans une note parue en 2010, l'Inspection Générale de l'Administration, de l'Education Nationale et de la Recherche (IGAEN) poin­tait déjà le fait que les uni­ver­si­tés éprou­vaient " de réelles dif­fi­cul­tés à iden­ti­fier les cré­dits PRL et à en assu­rer le suivi" et que l'application du plan était très inégale selon les universités....

 

...

S'intéresser aux pra­tiques péda­go­giques des ensei­gnants du supé­rieur pour­rait per­mettre de trou­ver des leviers pour amé­lio­rer la qua­lité du ser­vice éduca­tif. On s'y est très peu inté­ressé pen­sant qu'un bon cher­cheur est for­cé­ment bon ensei­gnant et bon péda­gogue. Quelques uni­ver­si­tés fran­çaises, dont l'Université de Bourgogne, s'intéressent de près à l'influence des pra­tiques péda­go­giques inno­vantes sur la réus­site. Tous les ensei­gnants du supé­rieur ne sont pas effi­caces de la même façon pour trans­mettre un mes­sage aux étudiants et compte tenu de l'hétérogénéité sco­laire et sociale du public accueilli, il faut réflé­chir à de nou­velles formes de trans­mis­sion du savoir, plus inno­vantes que le cours magistral.

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Une rentrée scolaire 2012 pleine de promesses

Une rentrée scolaire 2012 pleine de promesses | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

En guise de cir­cu­laire de ren­trée, les ministres Vincent Peillon et George Pau-Langevin ont adressé fin juin une lettre à tous les per­son­nels de l'Education natio­nale. Décryptage.

 

Le réta­blis­se­ment de l'enseignement facul­ta­tif d'histoire-géographie en ter­mi­nale S, le retour de la semaine de 4,5 jours à l'école, la créa­tion d'un mil­lier de postes de pro­fes­seurs des écoles et de 1500 auxi­liaires de vie sco­laire afin d'améliorer la sco­la­ri­sa­tion des élèves en situa­tion de han­di­cap... Autant d'annonces qui figurent dans la lettre minis­té­rielle adres­sée, fin juin, à tous les per­son­nels de l'éducation.

-L'école pri­maire reste la « pre­mière prio­rité ». Hormis les 1000 nou­veaux emplois d'enseignants créés, en prio­rité pour les écoles les plus en dif­fi­culté, les ministres demandent que le CP ne soit confié qu'à des pro­fes­seurs expé­ri­men­tés. La réforme des rythmes sco­laires se tra­duira par le réta­blis­se­ment de la semaine de 4,5 jours dans le pre­mier degré, avec une pause le midi d'au moins 1h30. Autre chan­ge­ment attendu : les résul­tats des évalua­tions en CE1 et CM2 ne seront pas cen­tra­li­sés au niveau national.

-Le col­lège unique, incluant un ensei­gne­ment iden­tique pour tous les élèves de la 6e à la 3e, demeure une ambi­tion. Toutefois, selon les ministres, « main­te­nir l'obligation d'un tronc com­mun pour tous n'interdit pas de pro­po­ser aux élèves des approches péda­go­giques dif­fé­ren­ciées ». La loi Cherpion, favo­ri­sant l'apprentissage pré­coce, est abro­gée. De même, le dis­po­si­tif d'initiation aux métiers en alter­nance (Dima) pour les moins de 15 ans est suspendu...

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« Tout va trop vite pour une majorité des élèves » - VousNousIls

« Tout va trop vite pour une majorité des élèves » - VousNousIls | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
De plus en plus d’écoliers en difficulté, noyés par des programmes scolaires toujours plus denses, des évaluations imposées toujours plus tôt… Dans son documentaire "L’Ecole à bout de souffle", diffusé mardi 10 janvier à 20h35 sur France 5, la jour­na­liste Marina Julienne met en évidence les lacunes du sys­tème éduca­tif fran­çais et, à l'inverse, les atouts de l'école fin­lan­daise. Entretien....

 Extraits:

La pres­sion sco­laire est de plus en plus forte. J'ai constaté une sur­en­chère avec, d'une part, un sys­tème sco­laire tou­jours plus exi­geant et, d'autre part, des parents tou­jours plus stres­sés. En impo­sant des évalua­tions dès la grande sec­tion de mater­nelle, on se com­porte en pri­maire comme on le fai­sait il y a une quin­zaine d'années avec le col­lège. La pres­sion s'autoalimente, une com­pé­ti­tion entre les écoles com­mence à voir le jour. Une ensei­gnante dit avoir le sen­ti­ment de devoir "enfour­ner" de plus en plus de connais­sances avec de moins en moins de temps. En moyenne sec­tion, l'aide indi­vi­dua­li­sée a lieu pen­dant l'heure du déjeu­ner...

 ...

Il serait illu­soire de trans­po­ser le sys­tème fin­lan­dais en France car la société n'est pas la même. Mais on peut s'en ins­pi­rer ! En Finlande, en pri­maire, on compte 25 ou 26 élèves par classe. Ils sont en demi-groupe la majo­rité du temps, notam­ment pour l'apprentissage de l'anglais, avec un vrai prof bilingue. Pendant ce temps, l'autre demi-groupe fait des maths et le "RASED" inter­vient en sou­tien. L'autre dif­fé­rence repose sur les rythmes sco­laires : l'année type d'un petit Français de 7–11 ans repré­sente 847 heures de cours, sur 144 jours de classe. Alors que l'année type d'un petit Finlandais com­prend 608 heures de cours pour les 7–8 ans et 683 heures de cours pour les 9–11 ans, répar­tis sur 188 jours de classe...

 

 

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« Ce sont les bons élèves qui font les bons lycées »

« Ce sont les bons élèves qui font les bons lycées » | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Les lycées "pou­belles" méritent-ils leur répu­ta­tion ? Face à la stra­té­gie d'évitement de nom­breux parents, Gaëlle Guernalec-Levy, chef de ser­vice au maga­zine Parents, a poussé les portes d'un des établis­se­ments les moins cotés de Paris : le lycée public Henri-Bergson (19e). Elle y a décou­vert de très bons profs, inves­tis et bien­veillants, ainsi que des élèves nor­maux. Entretien.

 

   D'après votre livre "Jamais dans ce lycée" (1), les lycées "pou­belles" ne méritent pas leur répu­ta­tion et la stra­té­gie qui consiste à les fuir n'est pas jus­ti­fiée. Pourquoi ?

  Je me suis inté­res­sée au lycée Bergson parce qu'il est consi­déré par la plu­part des ado­les­cents comme le pire lycée de l'est pari­sien. Et, aussi, parce qu'on ne ren­contre pas les mêmes dif­fi­cul­tés sociales à Paris qu'en ban­lieue : a priori, il y a donc moins de rai­son de fuir tel ou tel établis­se­ment... Or on assiste à un phé­no­mène de contour­ne­ment de la carte sco­laire. Dans l'absolu, il n'existe pas de bons et de mau­vais établis­se­ments. C'est le recru­te­ment des élèves qui assure in fine un bon taux de réus­site. Ce sont les bons élèves qui font les bons lycées, pas l'inverse. A Paris, l'affectation d'un lycée prend en compte le niveau sco­laire. Tout le monde trouve ça nor­mal, au motif que le niveau sco­laire décou­le­rait du seul mérite. Pourtant, le pas­sage en seconde n'est pas un concours, il n'y a aucune rai­son de tenir compte de la moyenne d'un élève dans son affectation.

 

  Quelle est la res­pon­sa­bi­lité des ensei­gnants dans la répu­ta­tion d'un lycée ?

   Au lycée Bergson, qui souffre d'une si mau­vaise répu­ta­tion, j'ai vu des ensei­gnants pas­sion­nés qui refu­saient de faire des cours au rabais. Il faut savoir que ce lycée accueille tout le monde, y com­pris les multi-redoublants, et que beau­coup retrouvent le goût du tra­vail. Malgré tous les efforts entre­pris par l'équipe péda­go­gique, je conti­nue d'entendre des choses fausses sur l'établissement. Un tra­vail de com­mu­ni­ca­tion de longue haleine est à mener pour faire prendre conscience aux parents qu'on peut très bien réus­sir au lycée Bergson....

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Education/suppressions de postes: un « danger » pour les territoires ruraux - VousNousIls

Education/suppressions de postes: un « danger » pour les territoires ruraux - VousNousIls | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La région Limousin et la FCPE, principale fédération de parents d'élèves, ont dénoncé mercredi les suppressions de postes massives dans l'éducation, qui mettent en "dan­ger" les ter­ri­toires ruraux de la Corrèze, de la Creuse et de la Haute-Vienne, lors d'une confé­rence de presse.Avec 278 sup­pres­sions de postes pré­vues à la ren­trée 2012, "l'académie de Limoges est la plus tou­chée pro­por­tion­nel­le­ment par l'hémorragie d'enseignants" puisque ce sont 4% des emplois qui devront dis­pa­raître d'un coup, a déploré à Paris le pré­sident PS de la région Limousin, Jean-Paul Denanot.

"C'est deux fois plus que la moyenne natio­nale", a-t-il protesté.

Depuis 2007, ce sont plus de 1.000 postes qui ont déjà été sup­pri­més dans la région, dont plus de 200 postes d'enseignants dans les lycées pro­fes­sion­nels, a rap­pelé M. Denanot.

Le Limousin "a déjà été tou­ché par beau­coup de réduc­tions de ser­vices publics mais c'est la pre­mière fois que l'on s'attaque avec autant de déter­mi­na­tion à l'école rurale", a dit le pré­sident de région.

Il a repro­ché au rec­teur de l'académie de Limoges, Jean Bertsch, de n'avoir "fait aucun effort pour défendre la spé­ci­fi­cité rurale" mais "sur­tout de s'être atta­qué aux publics les plus fra­giles en sup­pri­mant les +Rased+" spé­cia­li­sés contre l'échec scolaire....
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