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L'enseignement dans tous ses états.
Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Le Japon va-t-il vraiment supprimer les sciences humaines à l’université ? - Libération

Le Japon va-t-il vraiment supprimer les sciences humaines à l’université ? - Libération | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le monde académique critique une reprise en main de l'éducation par le pouvoir politique et un chantage au financement.

 

Depuis l’annonce en juin d’une réforme de l’enseignement à l’université, le gouvernement de Shinzo Abe fait face à de vives critiques. Le monde académique ainsi que le patronat fustigent un «anti-intellectualisme», selon les mots de professeurs contactés par Libération, qui critiquent une reprise en main par le pouvoir politique et un chantage au financement.

 

Dans une directive «non contraignante» d’une dizaine de pages en date du 8 juin, le ministre Hakubun Shimomura demande aux présidents des 86 universités nationales publiques de «réfléchir pour orienter les jeunes de 18 ans vers des domaines hautement utiles où la société est en demande».  Ce passage plutôt ambigu, qui s’intègre dans des recommandations générales visant à revoir le fonctionnement des universités afin de les rendre plus globales, plus efficaces et mieux notées dans les classements internationaux, cible les départements de sciences humaines et de formation des enseignants que le ministère de l’Education (MEXT) entend «abolir» ou «démanteler», selon les versions. Dans son plan de refonte, prévu pour durer six ans à partir d’avril 2016, le MEXT entend conditionner les subventions d’Etat à l’avancée des réformes. «Le ministère tient ainsi financièrement les universités, surtout celles qui sont les moins puissantes, au nombre d’une soixantaine environ. A la différence de Tokyo, Kyoto, Sendai ou encore Osaka qui ont de l’argent, de l’aura, elles n’ont pas les moyens de s’opposer à ce projet», analyse Christian Galan, japonologue et professeur des universités à Toulouse Jean-Jaurès...

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Les sciences politiques interdites en Ouzbékistan

Les sciences politiques interdites en Ouzbékistan | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le ministre de l'Education a annoncé l'abolition de l'enseignement de la matière, taxée de «pseudo-science occidentale».

 

«Une pseudo-science occidentale qui ne prend pas en compte le modèle ouzbek» : c’est ainsi que le gouvernement d’Islam Karimov justifie l’interdiction de l’enseignement des sciences politiques dans les universités d’Ouzbékistan. C’est une lettre ouverte d’un groupe de chercheurs ouzbeks sur Facebook qui a donné l’alerte le 29 août, avant que le décret officiel ne soit rendu public. Dans celui-ci, le ministre de l’Education, Alisher Vakhabov, ordonne que les mots «science politique» soient retirés des intitulés de cours, qui devront s’appeler désormais «Théorie et pratique de la construction d’une société démocratique en Ouzbékistan». Le ministre demande aussi aux bibliothèques des universités de verser tous les livres traitant le sujet dans un fonds spécial accessible uniquement sur demande.

 

Vieux dinosaure à la tête du pays du temps même de l’Union soviétique, Islam Karimov a obtenu en mars un quatrième mandat de président à 77 ans, avec 90,39 % des voix, d’autant plus facilement que ses trois adversaires étaient tous issus de partis politiques alliés. Alors que la constitution de ce pays de 30 millions d’habitants ne permet que deux mandats, il dirige le pays depuis un quart de siècle.

Campagnes massives de travail obligatoire dans les champs de coton, stérilisation forcée, absence de médias indépendants, détention arbitraire, torture, sont régulièrement dénoncés par les défenseurs des droits de l’homme. Selon les ONG, au moins 10 000 personnes seraient détenues pour des motifs politiques par le régime de Tachkent. L’Ouzbékistan est considéré comme l’un des régimes les plus corrompus et autoritaires de la planète. Farkhad Tolipov, éminent professeur à l’origine de la lettre ouverte, rappelle que le terme «pseudo-science» était employé par l’Union soviétique dans les années 30 et 40, et incluait déjà la géopolitique.

Laurence DEFRANOUX
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Des milliers de bacheliers n'ont toujours pas de place en fac

Des milliers de bacheliers n'ont toujours pas de place en fac | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
A quelques semaines de la rentrée universitaire 7500 bacheliers attendent encore une place. Le ministère de l’Éducation promet que tout sera réglé d’ici septembre.

 

L’angoisse. A quelques semaines de la rentrée, plus de 7500 bacheliers n’ont toujours reçu aucune proposition de place à l’université. Ils étaient pourtant inscrits sur Admission post-bac (APB). La plate-forme d’orientation est le passage obligé pour poursuivre des études universitaires. A chacune des trois phases du processus, ils ont croisé les doigts. Mais au 12 août, toujours rien, ils ne connaissent ni le lieu, ni la filière qu’ils étudieront.

Thierry Mandon a assuré que «chaque cas individuel sera traité». Dans un entretien accordé au journal Les Échos le 5 août, le secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur précisait que le problème n’a rien de nouveau et existe «depuis deux ou trois ans et tend à se développer».

Les espoirs de ces laissés pour compte reposent maintenant sur la quatrième phase d’acceptation ouverte jusqu’au 15 septembre. Au-delà de cette date, Thierry Mandon et Najat Vallaud-Belkacem rappellent que «tout jeune qui n’aura reçu aucune proposition sera pris en charge par le rectorat de son académie et recevra une proposition d’admission au sein de son académie, conformément à la loi», selon un communiqué du ministère de l’Éducation nationale transmis ce mercredi....

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Le Québec réprime son deuxième printemps

Le Québec réprime son deuxième printemps | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le mouvement de protestation parti d’une université de Montréal prend de l’ampleur.

 

 

Le Québec serait-il le théâtre d’un nouveau printemps érable ? Il semblerait que oui, au vu des manifestations qui se succèdent depuis mercredi et qui ne sont pas sans rappeler celles de 2012 (les étudiants protestaient déjà contre les réductions budgétaires du gouvernement). Entre 200 et 300 personnes ont défilé jeudi dans les rues du centre-ville de Montréal, et une centaine d’autres dans l’Université du Québec à Montréal (Uqam). Les étudiants ont commencé avec une marche silencieuse le matin, puis ont appelé à la «levée des cours» tout au long de la journée.

Ce mouvement prend de l’ampleur. Ses dirigeants annonçaient vendredi sur Twitter : «Le quart des étudiant(e)s de l’Uqam sont en grève générale illimitée.» En soutien, des étudiants du campus de Laval ont occupé la tour du rectorat, selon le compte @Printemps2015, qui regroupe un ensemble de comités de mobilisation contre l’austérité et les hydrocarbures.

 

 

Expulsion. Au cœur de la contestation figure la mise en place d’une injonction ordonnée par la Cour suprême qui vise à empêcher les étudiants de perturber le bon déroulement des cours. «Je suppose qu’ils ont voulu défier l’injonction et poursuivre la levée des cours», estime la directrice générale du Syndicat des employées et employés de l’Uqam (Seuqam), Thérèse Fillion. «L’origine de la contestation, c’est bien sûr l’austérité. Mais ces derniers jours, ce sont plutôt l’injonction et les menaces d’expulsion des élèves qui les poussent à manifester», explique Gabriel Boileau, secrétaire général de l’Association étudiante de l’Ecole des sciences et de la gestion (AEESG) de l’Uqam.

La première cible de la contestation est le recteur de l’Uqam, Robert Proulx, qui a réclamé l’injonction au nom des non-grévistes et permis l’entrée de la police sur le campus. L’Association facultative étudiante des sciences humaines (Afesh) appelait ainsi à la «démission du recteur» et à «la fin des expulsions [et] des interventions du SPVM», la police de Montréal....

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«Charlie Hebdo» : comment les enseignants en ont parlé à l'école

«Charlie Hebdo» : comment les enseignants en ont parlé à l'école | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Débat constructif, provocations... les enseignants ont été confrontés à des réactions diverses après l'attentat meurtrier.

 

Comment parler de l’attentat de Charlie Hebdo à l’école ? Sur Internet, sur les réseaux sociaux, beaucoup de profs racontent leurs difficultés d’évoquer le sujet avec leurs élèves, de trouver les mots justes. Certains racontent avec émotion la richesse des débats quand d’autres déplorent, impuissants, les réactions négatives de certains de leurs élèves. 

«Mais qu’est ce que je vais dire à ces gamins de 10 ans?», s’interroge une professeure sur son compte Twitter comme beaucoup d’enseignants lorsqu’ils apprennent la nouvelle. Alors c’est à chacun sa méthode. Au lieu de demander aux plus petits de respecter la minute de silence en hommage aux victimes, une enseignante a par exemple proposé à ses maternelles de dessiner:

Je partage l’info que j’ai eue tout à l’heure par une collègue <3 #JeSuisCharlie#Ensemble#CharlieHebdopic.twitter.com/O5AgNMtC5J

— Princesse Soso ✏️ (@princessesoso) 8 Janvier 2015

Certains enseignants se félicitent d’avoir engagé un débat fructueux avec leurs élèves. Marie, professeure dans un collège de Seine-Saint-Denis, raconte dans son blog avoir montré les caricatures de Mahomet à ses 3ème: «Toutes et tous ont compris. Aucun ne m’a dit : “C’est bien fait”, “Ils l’ont bien cherché”. Aucun.» Ses élèves ont tous exprimé leur émotion de façon personnelle : «Certains ont écrit spontanément des plaidoyers pour la liberté d’expression. D’autres ont eu des remarques plus intelligentes que certains adultes. D’autres ont lu Liberté de Paul Eluard en sanglotant».

Une conseillère d’éducation raconte comment les élèves se sont sentis concernés par l’attentat : «Ils nous ont posé des questions, ils se sont posé des questions, ils étaient silencieux pour écouter les réponses.» Tout en se promenant dans les couloirs avec un journal à la main, ils commentent :«C’est affreux quand même, ils ont juste dessiné», «C’est vrai qu’ils sont allés loin mais quand même, les tuer».
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Les étudiants hongkongais sèchent les cours au nom de la démocratie

Les étudiants hongkongais sèchent les cours au nom de la démocratie | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Plusieurs milliers d'étudiants sont en grève pour protester contre la décision de Pékin de limiter le suffrage universel dans l'ancienne colonie britannique. Environ 13 000 étudiants d'universités diverses, vêtus de T-shirts blancs, la couleur du deuil en Chine, se sont rassemblés lundi sur le campus de l'Université chinoise de Hong Kong plutôt que d'aller en cours.

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Les enseignants français peu valorisés et en mal de formation

Les enseignants français peu valorisés et en mal de formation | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Une enquête de l'OCDE sur les conditions de travail et d’apprentissage des enseignants propose des pistes de réforme du système éducatif français.

 

Seulement 5% des enseignants français estiment que leur métier est valorisé par la société. C’est l’un des résultats les plus inquiétants de l’enquête Talis dévoilée ce mercredi par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), qui interroge sur les conditions de travail et d’apprentissage des enseignants dans 34 pays. Parmi les 107 000 enseignants interrogés, 3 002 professeurs et 204 directeurs de collèges français se sont prêtés au jeu entre février et juin 2013, mettant en exergue les faiblesses du système éducatif actuel, à savoir la formation et l’évaluation des professeurs.

 

«Deux tiers des enseignants interrogés estiment que leur métier n’est pas reconnu comme il devrait l’être», expose Eric Charbonnier, l’expert choisi par l’OCDE pour présenter ce rapport. En France, ils ne sont que 5% à penser que leur travail est valorisé par la société. Ce qui nous place en avant-dernière position, juste devant la République slovaque et loin derrière la moyenne de l’OCDE, qui est de 31%...

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City Of Words's comment, June 26, 2014 2:35 AM
c"est évident. Il y a un trop grand gap entre la mission historique philosophique de l'école et sa société qui désormais la .. consomme;
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Lourde pénurie de profs au Capes de maths

Lourde pénurie de profs au Capes de maths | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
A peine plus de la moitié des places ouvertes ont été pourvues lors du concours. La crise des vocations touche également les lettres classiques.
La moitié des postes de professeur de mathématiques n’ont pas été pourvus lors de la séance exceptionnelle 2014 du concours externe du Capes, selon les chiffres officiels disponibles mardi sur le site Publinet. Le précédent ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, avait décidé d’intercaler une session exceptionnelle des concours des professeurs entre les sessions annuelles 2013 et 2014 pour relancer le recrutement des enseignants. L’objectif était à la fois de remplacer les départs à la retraite et de pourvoir progressivement les 54 000 créations de postes programmées sur le quinquennat dans l’éducation, après 80 000 suppressions sous la droite. Les résultats commencent à être publiés sur Internet, par discipline et par concours. Pour le Capes de mathématiques, l’une des disciplines dites «déficitaires» depuis plusieurs années, 793 candidats ont été admis en liste principale, soit moitié moins que le nombre des postes à pourvoir (1 592). A noter que sur les 4 583 inscrits au Capes de maths, seulement 2 529 se sont effectivement présentés aux épreuves. Pour le Capes externe de lettres classiques, il y a presque deux fois moins d’admissibles (156) que de postes à pourvoir (300). Le nombre des admis, c’est-à-dire ayant réussi les oraux, n’est pas encore connu. Plusieurs raisons expliquent la crise du recrutement des professeurs, dont la réforme de la formation de 2010, ou «masterisation», qui a relevé au master (Bac+5) le niveau requis pour être enseignant. Or, le vivier des étudiants en master est beaucoup moins important qu’en licence. Pour les mathématiques, la baisse est plus ancienne, reflet d’un marché du travail qui sollicite et rémunère davantage les scientifiques. Par ailleurs, l’attractivité du métier a souffert de salaires considérés comme trop bas, pour des diplômés à Bac+5, et de la suppression, sous la droite, de la formation initiale des enseignants, sous la droite; elle a été rétablie par Vincent Peillon dans les Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation (Espé) qui ont ouvert à la rentrée 2013.
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Catherine Wihtol de Wenden : «L'émigration des jeunes diplômés devrait s'intensifier»

Catherine Wihtol de Wenden : «L'émigration des jeunes diplômés devrait s'intensifier» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
A l’occasion du Forum «Libé» de Rennes consacré au monde de demain, la politologue Catherine Wihtol de Wenden nous a donné son éclairage sur les perspectives migratoires de la France à l’horizon 2030.

 

La France s’inquiète de la fuite de ses cerveaux. Est-ce un phénomène qui risque de s’accentuer ?

Sans doute, s’il n’y a pas de reprise rapide sur le marché de l’emploi français. Il est difficile d’y entrer pour les nouveaux diplômés. Ces jeunes tentent donc leur chance à l’étranger, où en général, l’entrée se fait plus facilement. C’est un détour qui leur permet de booster leur CV. Toutefois, il est inutile d’être dramatique à ce propos : on a davantage à faire à un changement de mentalités qu’à un véritable exil de la jeunesse. Cette génération est née avec l’Europe, à leurs yeux, le marché du travail est européen et ils peuvent vivre dans les pays voisins sans se sentir expatriés.

Voit-on apparaître de nouvelles formes de mobilité ?

On assiste à un mouvement des retraités souhaitant vivre de leur pension au soleil dans des pays où la vie est peu chère. On voit aussi émerger ce qu’on appelle «le ryadisme», une pratique consistant à acheter des vieilles bâtisses dans des pays du Maghreb pour ensuite les louer. Beaucoup de Français partent développer le tourisme à l’étranger.

A l’inverse, va-t-on vers une intensification de l’immigration en France ?

Il y a actuellement 3,5 millions d’étrangers en France, et ce chiffre est resté fixe durant les vingt dernières années. Pourtant les arrivées ont continué, sous forme de regroupement familial, de réfugiés politiques ou de sans-papiers. Mais ce phénomène reste masqué car en parallèle, le flux de migrants est assimilé grâce aux naturalisations et à des retours au pays. Et cela continuera très certainement à l’avenir.

Est-ce que des nouvelles nationalités d’émigrés pourraient arriver dans les prochaines années ?

Traditionnellement, la France a connu des migrations provenant de Pologne, d’Italie, puis d’Afrique noire ainsi que du Maghreb. Cependant, ces dernières années, on a assisté à une diversification de l’immigration. Et cette diversification devrait s’accélérer. On assiste à l’arrivée de Pakistanais, d’Egyptiens ou de Bangladeshis....

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Education sexuelle : «Les parents ne sont pas informés»

Education sexuelle : «Les parents ne sont pas informés» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Après la polémique autour d’un prétendu enseignement de la théorie du genre à l'école, Hélène Romano, psychothérapeute, revient sur les tensions liées à l’éducation sexuelle.

 

Après des SMS qui annonçaient des cours de masturbation en maternelle, des parents ont décidé de ne pas envoyer leurs enfants à l’école. Puis, suite à des rumeurs d’un prétendu enseignement de la théorie du genre, des établissements de banlieue parisienne ont été dépeuplés jusqu’à un tiers de leurs élèves, provoquant la polémique. Hélène Romano, psychothérapeute et chercheuse associée à l’Inserm, vient de publier Ecole, sexe et vidéo (Dunod). Elle tente d’expliquer pourquoi ces tensions autour de l’éducation sont loin d’être nouvelles et analyse les réactions des parents et leurs craintes.

 

Pourquoi est-ce si compliqué de parler de sexualité à l’école ?

Parce que c’est très compliqué de parler de sexualité en général, à l’école comme ailleurs. On peut le voir ne serait-ce qu’au niveau politique avec l’actualité récente. Cela touche à l’intime, à l’éducatif, à la loi, à la transgression, à tout ce qui est fondateur des interdits d’une communauté humaine. Dès qu’on aborde ce sujet, on remet en cause les repères culturels et religieux et on interroge la question de la transgression. Et le curseur est différent d’une société à l’autre, d’une époque à une autre. Ce que l’on remarque, c’est que c’est le plus souvent un paratonnerre, une sorte d’objet expiatoire qui relève un mal-être sociétal. Quand une société se sent insécurisée, l’éducation sexuelle est porteuse de polémique....

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Rythmes scolaires : ça ressemble à quoi, une semaine idéale ?

Rythmes scolaires : ça ressemble à quoi, une semaine idéale ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Libération a posé la question aux enseignants, parents d'élèves et animateurs dans le cortège de la manifestation parisienne de jeudi contre les rythmes scolaires.



Et obtenu des réponses pour le moins variées. Dans la capitale, la manifestation a rassemblé plus de 5000 personnes dans les rues avec près d’un enseignant sur quatre en grève.

 

Durée de la vidéo : 3'16"

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«Les profs inventent, s’adaptent, la réforme doit venir d’eux…»

«Les profs inventent, s’adaptent, la réforme doit venir d’eux…» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Antoine Prost Historien
INTERVIEW Le ministre Vincent Peillon veut «refonder» l’école. Après avoir changé, non sans mal, les rythmes scolaires, il ouvre des discussions sur le métier enseignant et sur le collège. L’historien Antoine Prost signe un livre, Du changement dans l’école (Seuil), où il analyse la longue histoire des réformes, plus ou moins réussies, dans l’Education nationale. Pourquoi faut-il toujours réformer ? Est-ce qu’il n’y a pas une cacophonie de réformes ? Comme tout être vivant, l’Education nationale ne cesse de se réformer. La réforme, c’est la vie. Il n’y a que dans les cimetières que l’on ne réforme plus. Le problème, ici, est que les débats sur l’éducation sont devenus des débats politiques. Les alternances politiques empêchent la gouvernance de l’Education nationale d’être constante, cohérente dans le temps. Par exemple, les zones d’éducation prioritaire ou Zep [créées par la gauche en 1981, ndlr]. Lorsque la droite arrive au pouvoir, elle ne s’en occupe plus. Quand la gauche arrive, elle les relance. Nous avons un vrai problème de gouvernance : la continuité n’est pas assurée, or elle est absolument nécessaire dans l’Education nationale. Est-ce qu’on ne tourne pas en rond ? On tourne en rond. La gauche défait ce que la droite a fait et réciproquement. Depuis le début de la Ve République, un seul ministre est resté aussi longtemps à son poste qu’un élève dans l’école élémentaire : ce fut Christian Fouchet, ministre de 1962 à 1967. Ou alors, si l’on change tout le temps de ministre, il faut que l’administration fasse la politique et que les directeurs restent longtemps en fonction. La politique de Ferry, qui passe, c’est Ferdinand Buisson, qui est resté dix-huit ans directeur de l’instruction primaire. Il a pu mener une politique. Si la politique du collège unique est entrée dans les faits, c’est qu’elle a été appliquée avec constance et continuité, de 1962 à au moins 1975, par une administration convaincue de sa justesse. Il faut de la suite dans les idées et les politiques. Il y a aujourd’hui une controverse sur les programmes d’histoire. C’est très bien de les alléger, mais il ne faut pas les changer tout de suite. Il faut laisser le temps aux profs de les apprivoiser sur au moins quatre ou cinq ans. Ce serait les traiter avec désinvolture que de jeter à la corbeille tout le travail qu’ils ont fait pour s’adapter aux programmes thématiques. Le temps pédagogique ne s’accorde pas avec le temps politique....
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Des programmes d'histoire-géo allégés : «Les profs étaient obligés d’aller trop vite»

Des programmes d'histoire-géo allégés : «Les profs étaient obligés d’aller trop vite» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En pleine rentrée scolaire, le ministère de l'Education nationale va raccourcir les programmes d'histoire-géographie de troisième et de terminale, face à la colère des enseignants.
Si la réforme de l’école primaire occupe les devants de la scène en cette rentrée scolaire, le collège et le lycée connaissent, eux, des réaménagements de dernière minute. L’éducation nationale prévoit d’alléger les programmes d’histoire-géographie des classes de troisième et de terminale (séries économique et sociale, littéraire et professionnelles). La mesure satisfait une demande des syndicats et des professeurs d’histoire-géographie, qui ont lancé une pétition dans ce sens en mai dernier. L’unanimité de la contestation pousse le ministère de l’Education à prendre une mesure d’urgence. Une réunion avec les syndicats, fin août, a permis de discuter des réaménagements jugés nécessaires à des programmes trop denses. «Ça s’est bien passé sur le fond», rapporte Jean-Rémi Girard, secrétaire national à la pédagogie du Syndicat national des lycées et collèges (SNALC). Les mesures seront appliquées dès cette année. Une victoire mitigée. «La question du calendrier est embêtante, continue-t-il, c’est compliqué de réaménager des programmes alors que l’année scolaire a déjà commencé». Les propositions d’allègement seront présentées au groupe d’experts du Conseil Supérieur qui se prononcera le 19 septembre prochain. En jeu : une vingtaine d’heures de programme en moins que ce soit au collège ou au lycée. Certains chapitres devraient être fusionnés, d’autres seront moins approfondis, voire carrément supprimés. «Les programmes d’histoire-géographie ne sont pas pensés pour une mise en œuvre accessible aux élèves», explique Sandrine Charrier, secrétaire nationale du Syndicat national des enseignements de second degré (Snes) chargée des questions et contenus d’enseignement....
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Programmes scolaires : toute une histoire - Libération

Programmes scolaires : toute une histoire - Libération | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Après les vifs débats du printemps, Najat Vallaud-Belkacem, a reçu vendredi une copie remaniée. Trois profs la commentent pour «Libé».

 

Alors, ces nouveaux programmes ? «Ils sont extrêmement riches, cohérents, solides. Et ambitieux, mesdames et messieurs. Je vous parie qu’ils vont résister aux petites polémiques». Michel Lussault, le président du Conseil supérieur des programmes (CSP), a joué plein pot l’autosatisfaction, avec un sens théâtral indéniable. Vendredi matin, il remettait officiellement à la ministre de l’Education nationale la dernière mouture des programmes scolaires (du CP à la troisième), largement remaniée après la polémique du printemps dernier. La première version avait fait sauter au plafond un paquet d’historiens et d’intellectuels, remontés comme des coucous contre les programmes d’histoire du cycle 4 (regroupant les classes de cinquième, quatrième et troisième). L’exercice était donc périlleux : éviter tout départ de feu, au lendemain d’une nouvelle grève d’enseignants contre la réforme du collège (16 % de grévistes selon le ministère, le double selon les syndicats).

Tactique adoptée pour l’occasion : la diversion. La ministre Najat Vallaud-Belkacem est montée au front dès l’aube vendredi (interview radio, tribune dans la presse), pour annoncer la nouveauté du siècle : le retour à la dictée quotidienne pour les élèves du cycle 2 (CP-CE1-CE2), mais aussi des récitations et du calcul mental. Cap sur les fondamentaux donc. «Il faut des entraînements quotidiens pour que le cerveau automatise», a insisté la ministre, se félicitant qu’«enfin», des programmes soient en cohérence avec le socle commun de connaissances et de compétences adopté sous l’ancienne majorité de droite.

«Quand on dit dictée, ce n’est pas forcément à la Bernard Pivot, cela peut simplement consister à écrire une consigne d’exercice d’arts plastiques, par exemple», a tempéré Lussaul, ....

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Collèges, lycées : comment est décidée la composition des classes ?

Collèges, lycées : comment est décidée la composition des classes ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Une étude, menée par des sociologues, entre dans la boîte noire des pratiques des chefs d'établissement pour la constitution des classes.

 

Jour de rentrée. Les millions d’élèves, et leurs parents, ont tous la même appréhension : à quoi va ressembler la classe ? Seront-ils avec leurs copains ? Et surtout vont-ils être dans «une bonne classe», même si le mot n’est jamais officiellement prononcé ? Les classes de niveau sont en principe proscrites depuis 1975, mais existent dans un collège sur deux comme le révélait, en mai dernier, une enquête du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), une instance chargée d’évaluer les politiques éducatives.

 

Depuis, le Cnesco a poussé ses travaux plus loin, et publie ce mardi le deuxième volet : une étude sur la façon dont les classes sont constituées. Qui décide ? En fonction de quels critères ? Y a-t-il une volonté réelle de mélanger les élèves de différents niveaux scolaires, et en tenant compte de leur origine sociale ? Les incidents survenus dans certains établissements lors de la minute de silence en hommage aux victimes des attentats de janvier ont rappelé le défi de la mixité sociale entre les établissements et à l’intérieur des classes.

Cette enquête porte sur 480 chefs d’établissement, choisis de manière aléatoire dans les collèges et lycées, publics et privés. Les résultats révèlent quelques surprises...

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«Le bac est bien le seul moment où la constante macabre disparaît»

«Le bac est bien le seul moment où la constante macabre disparaît» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
André Antibi, professeur émérite de mathématiques, milite pour une réforme du système d'évaluation scolaire, qui crée, dit-il, de «l'échec artificiel».

Un jour, «le déclic». Il s’en souvient comme si c’était hier. C’était en 1988. A l’époque, André Antibi enseignait les maths à l’université Paul-Sabatier, à Toulouse. Désormais à la retraite, il passe son temps à prêcher la bonne parole. La semaine dernière, il organisait un colloque, fier comme la justice d’avoir fait venir l’ancien ministre Benoît Hamon et Jean-Paul Delahaye, auteur d'un récent rapport sur «La grande pauvreté et la réussite scolaire».

 

...on crée de l’échec artificiel. Surtout, sans que les professeurs n’en aient conscience ! J’étais comme eux, jusqu’au jour où j’ai compris. Inconsciemment, quand vous notez les élèves, vous avez tendance à faire trois piles : un tiers de bonnes notes, un tiers autour de la moyenne et un tiers de mauvaises… Imaginez qu’un professeur mette des excellentes notes à toute la classe, que penserait-on ? A quelques exceptions près (en musique et en arts), il serait taxé de laxiste. A commencer par les parents !

De fait, il y a toujours un pourcentage d’élèves dans une classe qui se retrouvent avec des mauvaises notes quoiqu’ils fassent. Ce que j’appelle la «constante macabre».

 

J’ai mené l’enquête en rencontrant plus de 3 000 enseignants dans 20 académies : et bien, après mes explications, 96% ont reconnu que oui, cette constante macabre existe. Et vous savez le plus dramatique dans cette histoire ? Ceux qui en pâtissent sont d'abord les élèves venant de milieu défavorisé. Ceux-là même dont les parents n’ont pas les moyens de payer des cours privés pour mieux déjouer les pièges lors des évaluations.

le bac est le seul examen de toute la scolarité où cette constante macabre a disparu. Cela n'a pas toujours été le cas, c'est vrai depuis une quinzaine d’années, quand la volonté politique a été affichée de démocratiser le bac. Des consignes ont été données : plus de «questions piège» dans les épreuves, et de nouveaux critères de notation....

 

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«Apologie du terrorisme» : un prof de philo suspendu

«Apologie du terrorisme» : un prof de philo suspendu | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Enseignant au lycée Victor-Hugo de Poitiers, il est suspendu quatre mois et une enquête est ouverte. Des actions de soutien sont mises en place.

 

Après les meurtres perpétrés par Coulibaly et les frères Kouachi, la plupart des enseignants, souvent démunis, ont voulu faire circuler la parole, organiser des débats, poser des mots sur ces événements glaçants. Dans le même temps, la ministre de l’Education nationale prévenait : tous les élèves ou les enseignants qui tiendraient des propos discutables seraient sanctionnés, voire signalés à la police.

 

Un exercice difficile qui pourrait coûter cher à Jean-François Chazerans, professeur de philosophie au lycée Victor-Hugo de Poitiers. Il s’est vu reprocher d’avoir «tenu des propos déplacés» lors de la minute de silence (à laquelle il assure cependant n'avoir pas assisté), jeudi 8 janvier, en hommage aux victimes, rapporte la Nouvelle République. «Il y a eu des plaintes de familles, a expliqué au journal régional le recteur de l’académie de Poitiers, Jacques Moret. L’enseignant aurait tenu des propos déplacés […]. J’ai immédiatement diligenté une enquête. Le professeur a été suspendu. Il fallait l’éloigner de ses élèves. La procédure suit son cours. Le conseil de discipline statuera [le 13 mars, ndlr] sur la suite de sa carrière.» Sa suspension de quatre mois maximum a été agrémentée d’une plainte en justice. Le parquet de Poitiers a ouvert une enquête pour «apologie d'actes de terrorisme». Il encourt 75 000 euros d'amende et jusqu'à 5 ans d'emprisonnement. La teneur des propos en question n’a pas été précisée.....

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La nouvelle carte de l'éducation prioritaire

La nouvelle carte de l'éducation prioritaire | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le ministère de l'Education nationale publie ce mercredi la nouvelle organisation des REP, qui soulève des contestations depuis plusieurs semaines.

 

Ce mercredi matin, la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem présente officiellement la nouvelle carte de l’éducation prioritaire. On ne parlera plus de ZEP (zone d’éducation prioritaire), mais de REP pour réseau d’éducation prioritaire et de REP-Plus pour les établissements les plus difficiles. Au total, seront concernés, 1 082 collèges et les écoles primaires qui en dépendent. «Le nombre global d’établissements ne change pas», insiste le ministère, se défendant de vouloir faire des économies en douce.

 

L’objectif affiché est de lutter contre les inégalités scolaires qui s’aggravent, en ciblant mieux les établissements à aider. La carte de l’éducation prioritaire n’a en effet pratiquement pas évolué depuis sa création en 1981 alors que le profil social des communes où ils sont situés a, lui, souvent changé. Dans des quartiers qui se sont embourgeoisés, certains établissements ne méritent plus ce label qui leur permet de recevoir des moyens supplémentaires. A l’inverse, d’autres, dans des zones appauvries, en ont vraiment besoin…...

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Les enseignants deux fois plus insultés que les autres

Les enseignants deux fois plus insultés que les autres | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
12% du personnel (chefs d'établissement et professeurs) s'est plaint de violence morale sur un an selon une étude de l'Insee.

 

Etre prof n’est pas de tout repos. Une étude de l’Insee, publiée ce jeudi, révèle que les métiers de l’Education nationale sont deux fois plus touchés par les menaces et insultes que les autres professions. En effet, une personne sur dix s’est plainte de violence morale au cours de l’année précédant l’étude. Ce qui représente 12 % du personnel de l’Education nationale contre 7 % en moyenne pour les autres emplois.

Pour Pascale Breuil, la chef de l’unité des études démographiques et sociales de l’Insee, ces chiffres doivent faire l’objet «d’une préoccupation particulière» car c’est bien leur profession qui les expose à ces violences. «Quand on est en contact avec le public, on est de fait plus soumis aux insultes et aux menaces», explique-t-elle.

 

Les chefs d’établissement et les conseillers d’orientation les plus concernés. 23,4 % des chefs d’établissement et des conseillers d’éducation ont admis avoir été victimes de menaces ou d’insultes l’année précédant l’étude contre 16,7 % des enseignants en collèges et lycées, et 11,6 % des professeurs des écoles.

 

Les élèves plus violents au supérieur, les parents en primaire. Dans les collèges et lycées, ce sont les élèves qui sont à l’origine des menaces et des insultes dans 3 cas sur 4. Dans les écoles, les enseignants sont la cible des parents dans 7 cas sur 10....

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La reconnaissance d'un suicide lié au travail, fait rare à l'Education nationale

La reconnaissance d'un suicide lié au travail, fait rare à l'Education nationale | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le ministère a qualifié d'«imputables au service» les suicides de deux enseignants, l'un à Marseille en 2013, l'autre à Caen en 2012. Des décisions rares qui suivent une procédure très codifiée.
A deux reprises, le ministère de l’Education nationale vient de reconnaître que le suicide d’un enseignant était lié à ses conditions de travail. A Marseille, un professeur en lycée technologique avait mis fin à ses jours le 1er septembre 2013, expliquant dans une lettre que le métier «ne lui était plus acceptable en conscience». A Caen, c’est un enseignant en primaire qui s’était suicidé à son domicile le jour de la rentrée, le 4 septembre 2012. S’agit-il d’une première ? Non. Selon le ministère de l’Education, depuis 2010, 5 cas de suicides ont déjà officiellement été reconnus comme «imputables au service», c’est-à-dire comme des accidents de travail, à l’issue d’une procédure très codifiée. Ces chiffres ayant été communiqués le 5 juin, il faut a priori rajouter la décision de Marseille rendue publique plus tard. L’Education nationale a par ailleurs enregistré durant l’année scolaire 2011-2012 13 suicides – de membres du personnel, pas seulement de professeurs –, dont 4 sur le lieu de travail. En 2012-2013, ce chiffre est monté à 16, dont 4 sur le lieu de travail. En 2013-2014, il était encore de 16, tous perpétrés à l’extérieur des établissements...
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Les étudiants français au Québec inquiets pour leur porte-monnaie

Les étudiants français au Québec inquiets pour leur porte-monnaie | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
2 440 personnes ont signé une pétition contre l'augmentation des frais de scolarité des étudiants français, qui passeraient de 1 500 à 4 200 euros annuels.

 

S’endetter plus ou rentrer en France sans diplôme ? Les étudiants français au Québec sont des centaines à se poser cette question depuis quelques semaines. A l’origine de leurs inquiétudes, l’une des propositions faite par le nouveau Premier ministre du Québec, Philippe Couillard, durant sa campagne, ainsi que le budget présenté par l’ancien gouvernement, en février. Chacun prévoit une augmentation des frais de scolarité des étudiants français installés au Québec. Des frais qui pourraient tripler.

Depuis l’annonce de cette proposition dans le budget 2014-2015, une pétition a été lancée sur Internet. Ce vendredi, ils étaient 2 440 à y avoir apposé leur signature. Parmi eux, Margaud Castadère-Ayçoberry, étudiante en journalisme international à l’université de Laval. Comme pour la majorité des étudiants français de la Belle Province, son portefeuille ne pourra supporter une augmentation de plusieurs milliers d’euros par an. «Je compte rester au Québec, je compte y travailler. Mais je devrais arrêter ma scolarité si la loi passe», explique-t-elle. A 23 ans, elle a encore une année d’études à faire au Canada, où elle est arrivée il y a quatre ans. Comme elle, Camille Joyau, étudiante en première année de cinéma, ne compte pas quitter le Québec. Mais «si cette augmentation devient effective avant la fin de mon parcours, explique-t-elle, je serais sans doute obligée de rentrer.» A Montréal, ses études sont beaucoup moins chères qu’en France, où les écoles spécialisées sont souvent privées. Mais c’est surtout une culture et un mode de vie qu’elle est venue chercher au Québec, celles de l’Amérique du Nord.

C’est aussi le cas de Maxime Larnouhet, étudiant en Master à HEC Montréal. En décembre, ses études seront terminées. Il y a peu de chances que ses frais de scolarité augmentent d’ici là. Pourtant, il a lui aussi signé cette pétition. «Pour ceux qui se sont déjà engagés dans des études ici, c’est un coup dur. Certains ont fait des prêts. Si les frais augmentent, ils ne pourront pas continuer, et ne seront pas pour autant diplômés», explique ce jeune homme de 22 ans. «J’ai signé cette pétition jeudi parce que j’ai eu la chance de profiter de cet accord bilatéral, et je tiens à ce que les prochains étudiants aient la même chance que moi. Je ne serais pas venu si j’avais dû payer ce prix.»...

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«Dans mon lycée, le défi, c'est de retenir les élèves»

«Dans mon lycée, le défi, c'est de retenir les élèves» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
A Arras, le lycée professionnel Jules-Ferry voit ses indicateurs de performance progresser depuis deux ans, malgré des élèves souvent peu motivés en arrivant.

 

Elle a le sourire. La proviseur Katja Erdmann, pimpante, s’apprête à féliciter son équipe. Elle vient de recevoir les indicateurs des lycées, publiés aujourd’hui par le ministère de l’Education nationale.

 

Les résultats de son lycée professionnel Jules-Ferry, à Arras dans le Pas-de-Calais, montent en flèche depuis deux années. Le taux de réussite au bac est 18 points au dessus du taux attendu pour cet établissement par le ministère. Et parmi les élèves ayant quitté l'établissement l’année dernière, 97% sont repartis le bac en poche. Une belle performance. D’autant que la partie était loin d’être gagnée. «Les élèves viennent rarement parce qu’ils l’ont décidé. Ils arrivent en traînant des pieds souvent. Les filières que nous proposons n’ont pas la cote auprès des jeunes, elles ne plaisent pas.»

Ici, on apprend à réparer les tracteurs, à conduire les machines des usines, à remettre d’aplomb les ascenseurs ou encore entretenir les rails pour la SNCF. «C’est vraiment compliqué de les faire venir, insiste la proviseure, surtout dans la filière de maintenance de matériel agricole. Souvent, c’est la fin d’un rêve pour eux, un échec. Alors une fois qu’ils sont là, on fait tout pour essayer de les retenir.» Katja Erdmann a ses techniques. Elle a élaboré un vrai plan de bataille, qu’elle peaufine rentrée après rentrée.

 

Principe numéro 1, «agir tout de suite. Ne pas attendre, sinon il est trop tard.» Ses profs sont briefés. Dès la rentrée, ils doivent observer avec attention la classe et repérer ce qui ne va pas. Au bout de trois semaines - et non en fin de trimestre comme habituellement - la proviseure réunit un conseil de classe. Enseignants, surveillants, assistante sociale, infirmière, conseillères principales d'éducation... Tous s’attablent pour «faire le point» sur chaque élève. «Beaucoup de choses se repèrent très vite: souci financier pour payer les fournitures, absences non justifiées, problèmes médicaux, familiaux… On essaie de trouver des solutions d’emblée», poursuit la proviseure, au pas de course et sur talons hauts....

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Diplômés étrangers : «Il y a à nouveau une hausse des refus injustifiés»

Diplômés étrangers : «Il y a à nouveau une hausse des refus injustifiés» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Depuis la suppression de la circulaire Guéant, les refus de visas de travail aux motifs farfelus, s'étaient arrêtés. Voilà que ça repart, alerte Fatma Chouaieb, du «collectif du 31 mai».

 

Le téléphone a recommencé à sonner. Depuis quelques semaines, de jeunes diplômés étrangers, au parcours sans faute et sortant souvent de grandes écoles ou universités françaises, s’étonnent d’essuyer des refus de visas pour travailler en France.

 

La situation s’était pourtant bien arrangée depuis la suppression en mai 2012 de la fameuse circulaire Guéant du 31 mai 2011, qui avait laissé sur le carreau des centaines de jeunes talents, privés d’autorisation de travail. «Mais depuis quelques semaines, on constate une recrudescence des refus en préfecture, c’est très net», s’inquiète Fatma Chouaieb, la porte-parole du collectif du 31 mai, qui s’était créé à l’époque pour obtenir la suppression de la circulaire. Comment expliquer cette nouvelle vague de refus ? Le ministère de l’Intérieur a-t-il envoyé de nouvelles consignes aux préfectures ? Le collectif s’interroge, et s’apprête à interpeller le gouvernement.

 La situation est-elle semblable à l’automne 2011 quand les premiers effets de la circulaire Guéant commençaient à se faire sentir ?

Heureusement non, nous ne sommes pas du tout dans les mêmes proportions de refus. A l’automne 2011, on avait vraiment lancé l’alerte rouge, le nombre de visas refusés était vraiment très élevé. Et beaucoup de jeunes se retrouvaient pendant des mois et des mois sans réponse de la préfecture. Avec la suppression de la circulaire, les problèmes s’étaient vraiment bien résorbés. On ne recevait plus d’appels à l’aide. Jusqu’à ces dernières semaines. Là, ça recommence. Il y a une vague de refus, c’est net.

 Combien de cas de refus avez-vous enregistrés ?

Pour l’instant, on est encore dans la phase du recensement. Nous n’avons pas encore de chiffres précis, mais j'ai en tête 20 à 30 dossiers. On a ouvert une page Facebook [en septembre 2011, le collectif s’était constitué d’abord via Facebook, ndlr] pour essayer de voir combien de personnes sont concernées. Dès qu’on aura un peu plus de visibilité, on va interpeller les trois ministères concernés, Travail, Intérieur et Enseignement supérieur, pour demander des explications.

 Sur les 20 à 30 dossiers que vous citez, quels sont les motifs de refus ?

Dans la plupart des cas, comme à l’époque de la circulaire Guéant, les agents de préfecture ressortent l’argument du taux de tension dans un bassin d’emploi, en comparant un poste de junior avec un senior. Ça ne tient pas la route. 

 Du coup, vous réactivez le collectif ?

Non, nous n'avons pas cessé d'exister ! Nous avions juste quitté la rue mais nous avons continué à travailler...

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Mobilisation pour un lycéen parisien expulsé en Arménie

Khatchik, élève en CAP dans un lycée parisien, a été expulsé le week-end dernier vers l'Arménie. Révoltés, des élèves de la capitale ont manifesté devant le rectorat.

 

Khatchik Kachatryan a été arrêté le jour de son anniversaire, le 19 septembre. Le lycéen, scolarisé à Paris mais sans-papiers, fêtait ses 19 ans. Envoyé dans la foulée au centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, il a été expulsé samedi dernier, au petit matin, vers l’Arménie, son pays d’origine. Mais ses anciens camarades de classe ne désarment pas. Depuis un mois, ils se battent pour que Khatchik puisse construire son avenir en France. Ils s’étaient donné rendez-vous ce mercredi matin, devant le rectorat de Paris (dans le XXe arrondissement), pour protester contre la politique d’expulsion des élèves étrangers. Durant près de deux heures, plusieurs centaines d’élèves, venus de divers établissements de la capitale, ont bloqué la circulation sur l’avenue Gambetta. Leurs slogans : «Libérez Khatchik !» et «Valls démission !»

 

Ulysse a 16 ans. Elève en première au lycée Hélène-Boucher (XXe), il ne connaissait pas le jeune Arménien, mais est quand même venu lui apporter son soutien. «C’est une expulsion parmi tant d’autres, et ce n’est pas normal. Toutes les personnes qui sont scolarisées en France devraient être régularisées.» Steven, lui, a rencontré Khatchik début septembre, lors de la rentrée scolaire. Elève dans la même classe de CAP entreposage, au lycée professionnel Camille-Jenatzy (XVIIIe), il décrit quelqu’un de «sympathique», qui «voulait donner les moyens à ses parents de sortir de leurs problèmes».

L’adolescent se félicite de la mobilisation pour son camarade de classe. «On avait réussi à empêcher son embarquement dans un premier avion pour l’Arménie. Même s’il a fini par être renvoyé, on continue !» Il appuie : «Jamais je n’aurais pensé faire quelque chose comme ça. Avant, je serais resté dans mon coin. Mais là, je me dis que je n’aimerais vraiment pas être à sa place.»

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Activités périscolaires : à Romainville, l'histoire de l'art essuie les plâtres

Activités périscolaires : à Romainville, l'histoire de l'art essuie les plâtres | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
«Libération» suit chaque semaine la mise en place de la réforme des rythmes scolaires et ses conséquences. Aujourd'hui, premier jour d'initiation artistique avec des CP-CE1 dans une école de Seine-Saint-Denis.

 

Deux jours après la rentrée, Libération a suivi jeudi le premier atelier d’histoire de l’art, dans l’école Charcot de Romainville (Seine-Saint-Denis), avec une dizaine d’enfants de CP et de CE1.

Romainville fait partie des 20% des villes qui ont accepté d'adopter la réforme de Vincent Peillon dès cette rentrée. Le retour à la semaine de 4,5 jours en primaire, supprimée en 2008 par la droite, doit permettre d’alléger les journées de classe et vise à lutter contre les inégalités sociales, en donnant à tous les enfants l’accès à des activités péri-éducatives (artistiques, culturelles, sportives...).

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