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L'enseignement dans tous ses états.
Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Education: la "bivalence" des professeurs vue par Claude Lelièvre

Education: la "bivalence" des professeurs vue par Claude Lelièvre | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La bivalence ou l'enseignement de deux matières par les professeurs est l'une des pistes évoquées par la Cour des comptes pour réformer le métier enseignant. Eclairage historique par Claude Lelièvre, historien de l'éducation.



Un peu d'histoire - plus ''rétrospective'' que ''prospective'', car l'histoire repasse rarement deux fois le même plat - s'impose pour qui veut en savoir plus sur l'obscure question de la ''bivalence'' des professeurs de l'enseignement secondaire. Souhaitée par certains, elle est redoutée par d'autres, alors même qu'elle existe de fait en histoire-géographie, physique-chimie, sciences économiques et sociales, sans compter la ''trivalence'' français-latin-grec.

Il faut remonter jusqu'au début de la Ve République: dès 1959, il est décidé que les enfants ayant six ans cette année là auront obligatoirement deux années de scolarisation supplémentaire. La structure où devait se faire la prolongation de la scolarité obligatoire pouvait prendre des formes bien différentes. Ce qui est finalement choisi par la réforme Capelle-Fouchet de 1963 (qui a été décidée et tranchée par Charles de Gaulle lui-même), c'est l'institution d'un collège d'enseignement général (le CES) par lequel devront désormais transiter tous les élèves de 11-12 ans à 15-16 ans.

Le CES est un collège à filières qui réunit en un même établissement la voie dite longue (encadrée par des certifiés et des agrégés), la voie dite ''courte'' (encadrée par des PEGC, professeurs dits bi-valents), et une voie dite "transition-pratique" (qui doit être encadrée en principe par des instituteurs spécialisés).

La nouvelle structure unifiée institutionnellement (le "CES") va se construire effectivement en une dizaine d'années par la transformation de premiers cycles des établissements secondaires en ''CES'' ou par celles des CEG (anciens cours complémentaires rebaptisés ''collèges d'enseignement général'' en 1960) transformés en ''CES''; ou encore par la construction de nouveaux ''CES'' ex-nihilo. Mais l'arrivée des PEGC dans les ex-premiers cycles des collèges et lycées, ou l'arrivée symétrique des certifiés ou agrégés dans les ex-CEG, ne s'est pas faite sans mal, sans frictions de corps enseignants, et sans effet de distinction (qui laissent de nombreuses traces, et qui durent...).

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"Avant Vincent Peillon, c'était pire!"

"Avant Vincent Peillon, c'était pire!" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Cannabis, rythmes scolaires, vacances d'été... le ministre de l'Education nationale est devenu le "gaffeur" du gouvernement. Mais "au moins, il sait de quoi il parle" contrairement à ses prédécesseurs, juge notre contributeur Marc Serrand.

 

Est-ce une mode? Vilipender son projet de "refondation" de l'école, refuser sa réforme des temps scolaires, moquer son ton légèrement docte... J'ai l'impression que, ces derniers temps, tout est bon pour critiquer Vincent Peillon! Dernier épisode: sa sortie sur les vacances d'été. 

Rassurez-vous, je ne suis pas socialiste, ni enseignant. Je n'exprime donc pas ici un point de vue "partisan" -j'espère que vous ne m'en ferez pas le reproche! J'aimerais qu'on se rappelle un peu qu'il y a bien longtemps qu'on n'a pas eu un ministre de l'Education qui sait de quoi il parle. Et encore plus longtemps qu'on n'a pas eu un ministre qui aime l'école et les questions de pédagogie.  

J'ai lu hier soir un tweet qui m'a fait rire et je le cite: "Inviter Luc Chatel pour parler des rythmes scolaires, c'est comme inviter un coiffeur pour causer de plomberie" [l'ex-ministre de l'Education a d'ailleurs travaillé 12 ans chez l'Oréal, ndlr]. Et bien justement, il me semble qu'on a enfin un ministre qui aime ce dont il parle et sait de quoi "ça cause"... 

Il y a longtemps que le débat n'a pas volé si haut

Rappelons-nous Les enseignants de maternelle tout juste bons à changer des couches, c'est l'époque Darcos-Chatel! La suppression des IUFM, idem... La suppression du samedi matin pour laisser aux écoliers 144 jours d'école au lieu des 187 jours en moyenne dans l'OCDE, c'est eux encore, sous la férule de leur maître Nicolas Sarkozy. Cette dernière décision, on peut dire qu'ils l'ont prise rapidement. Après trois mois de consultation? Non! Trois semaines? Non plus. En trois jours, contre l'avis de tout le monde. Un "Münich pédagogique", avait commenté à l'époque l'historien de l'éducation Antoine Prost....

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"Les trois catégories d'enseignants vues par un père"

"Les trois catégories d'enseignants vues par un père" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Parent d'élève, notre contributeur Marc Serrand s'est amusé à " classer" les enseignants à travers sa vision du métier. Il avoue préférer ceux "qui ont envie d'explorer, de chercher, de partager".

En 13 ans d'école, mon aîné qui est en 1ère a vu quelques 60 à 70 enseignants. Si si, j'ai fait le compte! En encore je n'ai pas compté les remplaçants... il est vrai devenus denrée rare depuis quelques années, (je ne remercie pas la RGPP). Le plus jeune, qui est au collège, en a vu un peu moins, bien entendu. Je réfléchis souvent à tous ces enseignants, si différents les uns des autres que je ne résiste pas à la tentation: il faut que je les classe! L'exercice est idiot et donc il me plait. Il va m'attirer des commentaires acerbes qui déploreront mon simplisme navrant.

Première catégorie d'enseignants: ceux qui ne doutent pas d'eux. Ce ne sont pas les plus nombreux, mais il y en a. Des enseignants qui refusent de discuter avec qui que ce soit, (sauf avec la hiérarchie). Des enseignants qui ne comprennent pas l'intérêt de bouquiner, de se former puisqu'ils savent tout. ...

Deuxième catégorie d'enseignants: ceux qui doutent d'eux... et ont peur! Je crois que la majorité des enseignants ne sont pas certains de leurs pratiques, doutent de leur pédagogie, se rendent compte des limites de la situation actuelles, voient les enfants s'ennuyer. Mais cette première catégorie a besoin de se protéger. Ces enseignants-ci ferment les fenêtres, les portes, et n'aspirent qu'à une chose: ne plus entendre parler d'école dès qu'ils sont chez eux, le soir ou en vacances...


Enfin, les enseignants qui doutent... et cherchent... Il existe une fraction non négligeable d'enseignants qui doutent tout autant de leurs pratiques, de leur quotidien, mais qui ont envie d'explorer, de chercher, de partager... Ces enseignants s'inscrivent dans la droite ligne des mouvements pédagogiques. Ils sont souvent sur le Net. Ce sont eux qui peuplent ces rencontres dont je parlais juste auparavant.

Ils ne sont pas plus sûrs d'eux que les autres, mais ils acceptent d'envisager d'autres pratiques. Lorsqu'ils ferment la porte de leur classe et quittent l'établissement, ils sont prêts pour d'autres aventures autour de l'éducation. Alors attention: ces enseignants-là, il leur arrive d'être un peu découragés parfois...
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"Je veux que mes filles fassent les études que je n'ai pas pu faire"

"Je veux que mes filles fassent les études que je n'ai pas pu faire" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Notre contributeur Marc Serrand nous raconte comment l'envie de faire des études s'est transmise de génération en génération dans sa famille. Le tout, selon lui, reste de ne pas les enfermer dans un chemin tout tracé.

 

"Je veux que mes filles fassent les études que je n'ai pas pu faire." C'est ce qu'a dit Léon, mon grand-père, en 1932 sur son lit de mort.

Notre "projet éducatif familial" part de là. Léon est mourant. 37 ans. Une mauvaise péritonite... Sa femme est à ses côtés. L'une de leurs deux filles est ma mère. Elle a 5 ans. Marie, ma grand-mère, écoute ces paroles, qui seront les dernières de l'homme qu'elle a aimé. A l'époque, plus du tiers de la population active travaille encore dans l'agriculture. Léon et sa femme sont paysans.

Léon n'a pas pu poursuivre ses études au-delà du certificat, ferme familiale oblige. Pourtant, ses dernières pensées vont à ses filles et à leur parcours scolaire. Ce sera le projet de toute une famille: "Je veux que mes filles fassent les études que je n'ai pas pu faire". Avec un succès remarquable. Ma mère et sa soeur seront les seules de tout le Canton à obtenir leur bac.

Que recouvrait cet impérieux devoir? En 1932, nul besoin de diplôme pour trouver du travail. Sans doute mon grand-père pense-t-il important que ses filles apprennent, se chargent de savoir... Paysan, il a passé son temps libre à jouer de la musique, à faire du théâtre. Il a donc profondément conscience que l'éducation, c'est en premier lieu l'accès à la culture, à la littérture, à la musique...

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France Culture va lancer une web radio pour les étudiants

France Culture va lancer une web radio pour les étudiants | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Olivier Poivre d'Arvor, directeur de la station de radio France Culture, a annoncé mardi la création d'une web radio par la chaîne à destination du public étudiant. Lancement prévu au mois d'octobre prochain.

 

Au programme, un quart de contenus sélectionnés sur la grille de France Culture et trois quarts de contenus "frais", créés notamment par les étudiants et disponibles telle une banque de données sur le site internet de "France Culture Plus".

Plusieurs émissions devraient être ainsi concoctées avec les Radios Campus de France. La station devrait également diffuser un ensemble de "grandes conférences, de grands colloques présentés par les universités et écoles françaises". Au total, 35 conventions ont été signées avec des universités.

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Rythmes scolaires: 74% des parents préfèrent l'école le mercredi matin

Rythmes scolaires: 74% des parents préfèrent l'école le mercredi matin | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La fin de la semaine de quatre jours à l'école primaire pose de nombreuses questions. Les enjeux économiques et politiques sont majeurs.

La PEEP, fédération de parents d'élèves - que l'on dit plus à droite que sa concurrente, la FCPE - vient de divulguer les résultats d'une enquête sur la semaine de 4 jours et demi dans le primaire, qui redeviendra la norme dès la rentrée de 2013. La question essentielle est : vaut-il mieux travailler le mercredi ou le samedi matin? Les parents de la PEEP ont tranché: les trois quarts (74%) d'entre eux ont choisi le mercredi. Seuls 11% préféreraient le samedi matin et 12% n'émettent pas d'avis.

Le sondage révèle aussi que seules 45% des personnes interrogées (4522 répondants) se disent favorables à un nouveau changement de rythmes, bouleversé en 2008 sous Xavier Darcos. 35% se disent même contre (et 19% sans opinion).La PEEP, fédération de parents d'élèves - que l'on dit plus à droite que sa concurrente, la FCPE - vient de divulguer les résultats d'une enquête sur la semaine de 4 jours et demi dans le primaire, qui redeviendra la norme dès la rentrée de 2013. La question essentielle est : vaut-il mieux travailler le mercredi ou le samedi matin? Les parents de la PEEP ont tranché: les trois quarts (74%) d'entre eux ont choisi le mercredi. Seuls 11% préféreraient le samedi matin et 12% n'émettent pas d'avis.

Le sondage révèle aussi que seules 45% des personnes interrogées (4522 répondants) se disent favorables à un nouveau changement de rythmes, bouleversé en 2008 sous Xavier Darcos. 35% se disent même contre (et 19% sans opinion)....

 

..Le chantier auquel doit s'attaquer Vincent Peillon est plus compliqué qu'il n'y paraît. Car au delà du nombre de jours travaillés pour les enfants se posent de nombreuses questions économiques, sociologiques et politiques.

*Economiques, car si le nombre de jours de classe s'accroît et que la journée de classe est raccourcie, il faudra, par ricochet, réduire la durée des vacances d'été. Actuellement, c'est toujours la loi de 1938, qui instaurait des vacances d'été de deux mois et demi pour que les enfants aident aux moissons et aux vendanges, qui régit toujours la longue pause estivale... Il est sans doute temps de changer... Mais pour cela, il faudra amadouer l'industrie du tourisme, qui a longuement bataillé pour établir la création de zones, afin d'étaler les départs et de soutenir, notamment, les professionnels des sports d'hiver...

*Sociologique : Toucher aux vacances peut s'avérer compliqué pour les familles dont les parents sont divorcés. L'idée récemment émise par Vincent Peillon d'établir un zonage académique des vacances scolaires d'été - c'est-à-dire décaler le début des vacances en fonction des zones géographiques, comme c'est déjà le cas pour les vacances de février et de Pâques - a réjoui les professionnels du tourisme mais inquiété les enseignants et les parents d'élèves.

*Politiques: Si les journées se terminent plus tôt, à 15h30 par exemple, qui va s'occuper des enfants avant le retour des parents? En 2008, au moment du passage à la semaine de 4 jours, Jack Lang, ancien ministre de l'Education nationale affirmait dans L'Ecole abandonnée. Lettre à Xavier Darcos (Calmann-Lévy), que la mesure était discriminatoire. "Ce temps libéré permettra peut-être à des enfants privilégiés de parfaire leur éducation; mais les autres? [...]

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Education des enfants handicapés en France : l’état passe la main… | The autist

Education des enfants handicapés en France : l’état passe la main… | The autist | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Aujourd’hui est un jour pas comme les autres : Julien a une journée d’essai dans une structure adaptée, réservée aux autistes : pris en charge le matin dans les locaux, et l’après midi dans une classe qui leur est réservée, dans une école ordinaire.

 

Au moment de démarrer, je pense : « C’est une belle aubaine pour nous… Même si la structure est à 40 minutes en voiture, nous n’allons rien payer d’autre que les frais de transport aujourd’hui. Cela fait 100 euros non dépensés pour sa prise en charge. Et puis je n’ai pas Julien de la journée… ça va me faire drôle ! Bon, on doit profiter, il n’y sera certainement pas l’année prochaine, vue la liste d’attente ! »

On passe devant l’école du quartier, et là je réalise : « Les parents déposent leur enfant, et puis voila. Ils habitent à coté, ils y vont à pied. Puis ils vont à leurs activités et le récupèrent le soir. Ils ne payent rien, tout cela va de soi pour eux… Cette société est bien faite quand même, tout est structuré, finalement chacun y trouve sa place ! Enfin, chacun, pas exactement… »

Et là, j’ai subitement un coup au moral…

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Education: des écarts de 2000 euros par élève d'une académie à l'autre

Education: des écarts de 2000 euros par élève d'une académie à l'autre | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Selon un document interne au ministère, dont l'Express a eu connaissance, le coût d'un élève varie de près de 2000 euros d'une académie à l'autre.

Après la diffusion du pré-rapport de la Cour des Comptes sur les inégalités territoriales, ces données complètent la photographie, en l'atténuant pour partie.

 

Le coût d'un élève est-il le même si l'on se trouve en Martinique ou dans l'académie de Versailles? Non. Des disparités importantes existent d'une académie à l'autre, en fonction de la taille de l'académie, de ses caractéristiques socio-économiques, de la variation des effectifs, du profil des enseignants qui y exercent... Paris par exemple concentre 25% des classes préparatoires et l'âge moyen des enseignants y est de 42 ans quant il plafonne à 35 ans à Versailles. Ce type de caractéristiques gonflent ainsi l'enveloppe dont dispose cette académie à part. Les données publiées par l'Express, à partir d'un document interne au ministère et non publié, livrent une photographie de ces disparités territoriales.

La dépense par élève (1) est de 6361 euros en moyenne en 2010 pour l'ensemble du territoire. Elle oscille de 5916 euros pour l'académie de Versailles (10% des effectifs, 409 337 élèves) à 7894 euros par élève en Martinique. Pour Paris, ce coût s'élève à 7643 euros - et non 9300 euros comme l'indique la Cour des Comptes-. Dans l'académie de Créteil, une des plus difficiles de France, un élève coûte 6042 euros....

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Education: comment aider les "décrocheurs"?

Education: comment aider les "décrocheurs"? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Après l'appel lancé dans Libération par une cinquantaine de personnalités mobilisées contre la déscolarisation des jeunes, LEXPRESS.fr revient sur ce phénomène communément appelé "le décrochage".

 

Qui sont les "décrocheurs"?

Ce sont des jeunes sortis du système scolaire sans diplôme ni qualification. Ils ont abandonné les bancs de l'école à la fin de la scolarité obligatoire - à 16 ans- et n'ont pas de diplôme du second cycle. Au mieux, ils ont un Brevet. Selon le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, 223 000 lycéens sont sortis du système éducatif sans diplôme entre juin et octobre 2011, dont 160 000 ont été "perdus de vue". Selon l'INSEE, en 2010, cela représentait 12,8% des 18-24 ans. Les "décrocheurs" sont majoritairement issus de milieux défavorisés, tant économiquement que culturellement.

 

Est-ce un phénomène récent?

Depuis les années 1970, de nets progrès ont été constatés en terme de scolarisation. Ainsi, au sein d'une génération, la part des élèves déscolarisés de manière précoce a fortement diminué entre 1975 et 2005, passant de 25% à 6%. Mais depuis 2005, la situation ne s'améliore plus et on constate même une légère augmentation...

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Rythmes scolaires: "Les cinq visages de la réforme"

Rythmes scolaires: "Les cinq visages de la réforme" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Un quart des écoles appliqueront la réforme dès la rentrée 2013, mais pas toutes de la même manière! Horaires, activités, organisation...
Lorène Prigent, consultante en développement des systèmes éducatifs, analyse pour L'Express les 5 formules sur la table.

 

Depuis le 31 mars, on sait de manière officielle qu'un quart des élèves français passeront aux nouveaux rythmes scolaires à la rentrée de septembre. Ces quelques pionniers doivent ouvrir la voie à toutes les écoles de France qui suivront leur exemple un an plus tard. Les mairies qui ont choisi de ne pas attendre dévoilent progressivement leurs "modèles" de réorganisation du temps scolaire.  

Le décret, il est vrai, impose un cadre relativement contraint en termes d'aménagement des horaires, tout en permettant un certain nombre de variantes. Il est encore tôt pour se prononcer sur le "bon modèle, celui qui améliorera réellement le bien-être des enfants ou l'efficacité des apprentissages. Mais il peut être utile, d'ores et déjà, de les répertorier. Et de constater que les communes ont inventé plusieurs manières possibles de "récupérer" les trois heures de classe du mercredi matin (ou du samedi matin, selon les choix), quittes à s'éloigner franchement des propositions présentées dans le guide pratique fourni par le Ministère de l'Education Nationale. Voici une tentative d'inventaire, qui se garde bien de porter un jugement. 

Modèle 1: un ajustement étalé des horaires d'entrée et de sortie....

 

Modèle 2: raccourcissement de la journée de classe de 45 minutes tous les soirs durant lesquelles sont proposées des activités périscolaires facultatives...

 

Modèle 3: allongement de la pause méridienne de 45 minutes par jour...

 

Modèle 4: regroupement des activités périscolaires sur deux jours, deux fois une heure trente environ...

 

Modèle 5: 5 matinées de 4 heures de classe avec 2 après midi de 2 heures, les deux autres deux après-midi de la semaine étant totalement libérés pour mettre en place des "parcours". Un modèle jugé "hors des clous" pour l'instant....
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Rythmes scolaires: le décret rejeté par les syndicats

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Le décret sur les rythmes scolaires a reçu un avis négatif en conseil supérieur de l'éducation, une instance consultative qui réunit les représentants des syndicats enseignants, les fédérations de parents et les collectivités.

 

Le Conseil supérieur de l'Education (CSE), instance consultative, a massivement rejeté mardi le projet de décret sur les rythmes scolaires, qui doit rétablir la semaine de 4,5 jours à la rentrée 2013. 

Le gouvernement n'est pas tenu par l'avis de cette instance, qui réunit notamment syndicats d'enseignants, fédérations de parents d'élèves et collectivités locales. Le décret entrera en vigueur lorsqu'il sera publié au Journal officiel. Le texte, qui prévoit le retour à la semaine de 4,5 jours avec le mercredi matin dès la rentrée 2013 (dérogations possibles pour le samedi et pour un report à 2014) a recueilli 5 voix pour, 30 abstentions, 23 votes contre et 14 refus de votes, a précisé le ministère à l'AFP, sans détailler les votes. ...

 

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N.b Lanotte-Fauré's curator insight, June 11, 2013 1:22 PM

Il y arriveront un jour, ils y arriveront (3)

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Education: 2013 sera l'année de l'égalité des sexes

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L'égalité entre les filles et les garçons à l'école est la nouvelle priorité du gouvernement.

Au travers de mesures phares telles que la lutte contre les stéréotypes de genre ou l'enseignement de la sexualité, Vincent Peillon veut sensibiliser les enfants dès leur plus jeune âge.

 

2013 sera l'année de la mobilisation pour l'égalité des sexes à l'école ou ne sera pas. Le gouvernement, réuni ce vendredi 30 novembre à Matignon autour d'un comité interministériel aux droits des femmes, présente son plan d'attaque pour favoriser l'égalité entre les hommes et les femmes.

Parmi les mesures fortes annoncées, Vincent Peillon, le ministre de l'Education nationale entend mobiliser l'ensemble des acteurs éducatifs et associtatifs pour l'égalité entre les filles et les garçons à l'école. L'ensemble des personnels suivront, en effet, une formation spécifique à l'égalité.

Afin de lutter contre les stéréotypes de genre dès la primaire, un nouveau programme d'éducation va être spécialement créé. Baptisé "l'ABCD de l'égalité", il sera expérimenté à partir de la rentrée 2013 dans cinq académies et pourrait bien être généralisé dans toutes les écoles à la rentrée 2014.

Dans les collèges et les lycées, des actions de sensibilisation, d'éducation au respect, à l'égalité, à la mixité, à la lutte contre le harcèlement et les violences sexistes, seront mises en place. Les conclusions de la délégation ministérielle contre toutes les violences en milieu scolaire et celles de la mission relative à la lutte contre l'homophobie conforteront les campagnes de prévention....

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Ces maternelles qui jouent aux prépas

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Les parcours d'excellence commencent de plus en plus tôt. Certains établissements d'élite sélectionnent même leurs recrues dès l'âge de 4 ans, instaurant une compétition acharnée qui touche tous les milieux.

La rançon du succès scolaire?

 

Marceau (1) n'a pas réussi le test d'entrée à l'institution parisienne où sa mère souhaitait l'inscrire. L'Ecole active bilingue Jeannine-Manuel (EABJM) est une référence, un établissement d'élite. On y dispense les cours en français, en anglais, et les élèves découvrent le chinois dès le CE 2. Ici, les conditions d'apprentissage sont dignes d'un cinq-étoiles: locaux design, profs triés sur le volet, activités parascolaires (danse, cuisine, théâtre...) plus nombreuses que n'en peuvent contenir les sept jours de la semaine, conférences de haut niveau, bilans semestriels d'évaluation... Evidemment aussi, les résultats sont excellents: 100 % de réussite au bac, 96% de mentions bien. Evidemment, un tel niveau d'exigence implique une sélection drastique, tant sur le plan intellectuel que psychique. Marceau a ainsi été jugé "immature" par le comité de recrutement. Un peu dur pour un petit garçon de 4 ans. "Il a raté son test du bonhomme, soupire, encore énervée, Jeanne, sa mère. Il fallait dessiner un personnage. S'il est trop conceptuel ou trop moche, ça ne colle pas. Je vais retenter l'an prochain, et nous préparerons l'examen ensemble, quitte à prendre quelques cours avec un graphologue et un orthophoniste. Toutes les autres mamans le font. Si ça marche..."

Quatre ans, c'est jeune. Pourtant, comme Jeanne, de plus en plus de couples font des pieds et des mains pour inscrire leurs enfants dans une maternelle sélective privée. Mais en mettant leur progéniture sur les rails de l'excellence dès le premier Playmobil, ces parents aux petits soins se disent que tout, ensuite, s'enchaînera naturellement vers les voies royales. Jacques Attali leur donne raison. En 1998, déjà, dans son rapport "Pour un modèle eurpéen d'enseignement supérieur", il écrivait: "On notera que l'essentiel des élèves reçus aux grands concours comme ceux de l'Ecole normale supérieure ou de l'Ecole polytechnique viennent d'une dizaine de lycées. En poursuivant jusqu'à l'absurde, on pourrait même sans doute établir que la majorité des élèves des plus grandes écoles françaises ont commencé leur scolarité dans une ou deux centaines de classes maternelles!"...

 

Le marché de l'angoisse scolaire, déjà florissant, ne pouvait pas laisser passer un tel créneau. Cette année, Cours Ado, organisme de soutien scolaire, lance une offre pour les élèves de grande section de maternelle. Dix heures, précédées d'un test d'évaluation, afin de préparer les enfants à l'apprentissage des fondamentaux. "Le but n'est pas d'en faire des génies, mais de dédramatiser l'entrée au CP, explique Isabelle Dumas, la fondatrice. Un petit qui a des problèmes en CP les conservera tout au long de son parcours. Ensuite, on ne pourra que coller des rustines. Mais s'il est déjà à l'aise avec les chiffres et les phonèmes, tout coulera de source. Dix heures pour sécuriser une scolarité, c'est peu !" Même le très réputé éditeur Nathan s'y met ; il propose des coffrets éducatifs baptisés La Petite Ecole - tout un symbole - dès la première année de maternelle......

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Violences scolaires: "L'image de l'Education nationale est en jeu"

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Comment lutter contre les violences à l'école?

Luc Pham, conseiller prévention auprès du recteur de l'académie de Versailles, rappelle que le nombre d'incidents est resté "stable" ces dernières années mais y voit un chantier primordial pour l'Education nationale, qui passe avant tout par la cohérence de l'action éducative.

Quand on regarde les statistiques, on s'aperçoit que les violences scolaires ne flambent pas en France. Sur l'académie de Versailles, qui est représentative de ce qui se passe sur l'ensemble du pays, on n'observe pas d'évolution majeure des faits rapportés sur les cinq dernières années: les auteurs et les types d'incidents sont globalement les mêmes.

Ces violences, bien que regrettables, ne sont pas nouvelles. Les faits très graves comme les agressions physiques sur des personnels restent rares. Au quotidien, on voit surtout des violences entre élèves ou des professeurs victimes d'insultes.

Ce qui a changé ces dernières années, c'est que notre intolérance vis-à-vis de ces situations est de plus en plus forte. Nous ne considérons plus que ces faits sont normaux. Il y a un vrai défi à relever sur ce terrain car l'image de l'Education nationale est en jeu. Les parents cherchent un cadre serein pour que leurs enfants puissent apprendre.

 

Il n'y a pas de miracles lorsqu'il s'agit de lutter contre les violences scolaires. Par exemple, il est nécessaire de réfléchir à la cohérence de l'action éducative, à l'organisation des établissements et aux rythmes scolaires. Nous constatons chaque année des pics de violences à la veille des vacances, qui sont d'autant plus forts que la période entre deux temps de repos est grande.....

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Rentrée scolaire: les familles à la peine

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Selon la confédération syndicale des familles (CSF), l'augmentation de 25% de l'allocation de rentrée (en moyenne 70 euros supplémentaires) couvre à peine les frais de rentrée des élèves de maternelle et de collège mais pas ceux des lycéens.

 

"En 2011, un cahier avec une couverture en plastique coûtait 1,60€. Cette année le même article est vendu 3,30€ en promo!", déplore Danielle qui achète chaque année les fournitures de son petit-fils. Trois millions de famille vont recevoir dans le courant de la semaine prochaine l'allocation de rentrée scolaire. Une aide précieuse pour la mère de Shanka, 15 ans." Je n'ai pas les 200 euros nécessaires pour acheter les fournitures scolaires. J'espère que l'allocation ne va pas tarder." Son fils entre en septembre en 1ère au lycée Louis Armand de Nogent-sur-Marne (94). Son mari est retraité de la SNCF et gagne 1700 euros par mois."Avec nos deux fils, les fins de mois sont difficiles. J'ai déjà réglé le foyer socio-éducatif, l'assurance scolaire, la cantine et les 350 euros de bus. Au total, la rentrée coûtera 718 euros. Les 388 euros que j'attends couvriront en réalité seulement les frais de transports. Alors que d'autres dépenses interviennent en cours d'année...".

En moyenne, le panier de fournitures coûte 2,51% moins cher en ligne qu'en magasin mais attention! Acheter les copies, les cahiers et les crayons sur Internet requiert une grande vigilance." J'ai choisi un paquet de copies doubles 400 pages. Le prix me semblait intéressant mais je n'en ai reçu que 100!", témoigne Françoise, mère de famille qui finalement préfère aller comparer en magasin. En tout cas, "les familles sont responsables de leurs achats: elles font très attention", constate Marie-Françoise Martin, Présidente de la CSF...

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Espagne: le monde de l'éducation mobilisé contre les coupes budgétaires - LExpress.fr

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Des enfants de six ans portant une pancarte avec les mots "Quel avenir nous attend'", des professeurs, parents et lycéens au coude-à-coude dans les rues: le monde de l'éducation s'est mobilisé mardi en Espagne pour une journée de grève inédite contre les coupes budgétaires.

 

Enseignants portant le t-shirt vert de leur mouvement, la "marée verte", parents et enfants marchant côte à côte, lycéens ou étudiants inquiets pour leur avenir, ils étaient des dizaines de milliers à défiler à Barcelone, à Madrid et dans plusieurs autres villes dont Séville et Valence.

Tous dénoncent les coupes budgétaires annoncées par le gouvernement conservateur, engagé dans une difficile chasse au déficit et qui prévoit d'économiser trois milliards d'euros par an dans le secteur de l'éducation.

Le ministre de l'Education, José Ignacio Wert, a écarté tout retour en arrière, affirmant qu'il entendait "continuer la politique d'explication" de ces mesures....

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"L'éducation nationale doit retrouver le soutien de la nation"

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Ce sera l'un des thèmes majeurs de la campagne présidentielle. Philippe Meirieu, professeur en sciences de l'éducation à l'université Lumière-Lyon 2 et auteur de Un pédagogue dans la cité, livre sa vision de l'institution.

 

A l'occasion de chaque échéance électorale importante, on annonce à l'avance que l'éducation en sera l'un des thèmes majeurs. La déception est, en général, à la hauteur des espérances. Mais, en 2012, il semble, fort heureusement, qu'il n'en sera pas ainsi! Et nous le devons, paradoxalement, à Nicolas Sarkozy: sa politique scolaire fut, en effet, tellement catastrophique qu'on peut parler aujourd'hui d'une école en totale dépression. Depuis cinq ans, les décisions brutales se sont succédées à grande vitesse: abolition des programmes du primaire de 2002, pourtant largement consensuels, au profit des programmes bâclés et rétrogrades de 2008; "assouplissement" de la carte scolaire et ghettoïsation des établissements les plus en difficulté; mise en place démagogique de la semaine de quatre jours; démantèlement des réseaux d'aide aux élèves en difficulté (RASED); abandon progressif de la politique des Zones d'éducation prioritaire; orientation prématurée en collège et totémisation de l'apprentissage au détriment des lycées professionnels; caporalisation de l'Education nationale et pilotage technocratique "par les résultats"; mise en concurrence des personnes et des établissements; disparition catastrophique de la formation pédagogique des enseignants, tant dans la formation initiale, aujourd'hui défigurée, que dans la formation continue, totalement sinistrée; et, bien évidemment, suppression de postes qui rendent l'institution exsangue....

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Circulaire Guéant: la polémique vue par la presse étrangère

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Depuis septembre, des milliers de diplômés étrangers sont privés de travail en France pour cause de restriction de l'immigration légale. Après les recruteurs et les universitaires, la presse étrangère s'en fait l'écho.

 

Après l’école obligatoire, le passage au gymnase ou à l’apprentissage n’est plus automatique. Dans le canton de Vaud, un jeune sur cinq passe par un dixième année ou par une autre passerelle. Cette proportion a quadruplé en vingt ans.

L’enquête «Choix 2010», publiée vendredi par Statistique Vaud, a recensé les projets de formation ou professionnels de 7598 jeunes achevant leur scolarité obligatoire dans le canton en été 2010. Ces élèves étaient âgés en moyenne de 16,5 ans, 27% étaient d’origine étrangère. Neuf jeunes sur dix ont effectué l’entier de leur scolarité en français.

Réalisée périodiquement depuis 1978, cette étude permet de mesurer l’évolution des choix de formation. Premier constat: les études au gymnase se sont démocratisées en trente ans. En 1978, 27% des jeunes entraient au gymnase après l’école obligatoire. En 2010, cette part s’élève à 38%...

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