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Le Conseil d'Etat retoque la réforme de la mastérisation

Le Conseil d'Etat retoque la réforme de la mastérisation | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Rebondissement inattendu dans la saga de la réforme de la formation des profs, la mastérisation. Vincent Peillon va devoir resigner les décrets Chatel.

 

C'est un rebondissement inattendu dans la saga "mastérisation". Alors que le nouveau ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon, n'a pas caché vouloir engager, parmi ses chantiers prioritaires, une réforme de la formation des enseignants, le Conseil d'Etat vient de le prendre de vitesse.

Dans son arrêt du 1er juin, la haute juridiction a tout simplement retoqué le dispositif très décrié de la "mastérisation". Cette réforme, conçue par l'ancien ministre de l'éducation nationale Xavier Darcos et mise en œuvre, en 2010, par son successeur Luc Chatel, avait élevé le niveau de formation des professeurs à bac +5 (niveau master) et supprimé l'année de stage en alternance dans les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM). Les enseignants stagiaires étaient parachutés devant les élèves sans avoir reçu de formation professionnelle.

 

Le Conseil d'Etat a pointé un vice de procédure. Ou plutôt, en langage juridique, "l'incompétence du ministre de l'éducation nationale", Luc Chatel, qui avait signé, seul, les arrêtés du 12 mai 2010, en se passant de la signature de son homologue à l'enseignement supérieur, qui était alors Valérie Pécresse. Or les IUFM relevaient de sa compétence.

Théoriquement, à partir du 31 juillet 2012 - date à laquelle prend effet l'arrêt de la Cour d'Etat du 1erjuin -, les enseignants stagiaires lauréats des concours de l'enseignement basculeraient sous le régime de formation antérieur, celui de 2006. Ils auraient, en toute logique, droit à un quasi-mi-temps: dix heures en classe, huit heures de formation. Depuis 2010, ils étaient contraints d'effectuer un temps complet - soit dix-huit heures de "service"....

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Quand les IUFM se rappellent au bon souvenir du président

Quand les IUFM se rappellent au bon souvenir du président | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

En regardant le débat télévisé, mercredi soir Patrick Demougin a failli s’étrangler. Voilà qu’il entendait le chef de l’Etat se féliciter d’avoir supprimé l’établissement dans lequel il travaillait. Une institution qui compte 3 000 salariés et où 30 000 étudiants préparent les concours d’enseignant.Patrick Demougin est président de la Conférence des IUFM, ces 32 Instituts universitaires de formation des maîtres que Nicolas Sarkozy s’est réjoui lors du débat avec François Hollande d’avoir « supprimés »… « parce que c’était une catastrophe »…

Dans plusieurs IUFM, le téléphone n’a pas arrêté de sonner ce jeudi. Des parents suspicieux se demandaient si les études de leur enfant n’étaient pas une couverture… des épouses voulaient vérifier que leur mari n’avait pas un travail fictif…

Prenant l’affaire très au sérieux, la CDIUFM a décidé de rappeler dans un communiqué qu’ « il y a toujours trente-deux IUFM qui sont dirigés par trente-deux directeurs nommés par le Ministre de l’Enseignement Supérieur." Quelques directeurs plus offensifs ont pris la plume de leur côté. Les patrons des établissements de Lyon, Poitiers, Marseille et Bordeaux ont profité d'un courrier conjoint pour rappeler que " ces IUFM sont en charge de plus de 550 masters qui préparent aux métiers de l’enseignement» et pour revenir sur quelques épisiodes douloureux. "Certainement le candidat Nicolas sarkozy pense qu'il n'est pas nécessaire de former les enseignants et c'est pour cela qu'il rêve que le président Nicolas Sarkozy a supprimé les IUFM"

Ce n'est pas tous les jours qu'ils s'énervent les patrons d'IUFM. Mais cette fois c'était la goutte de trop. La petite phrase présidentielle leur a donné des aigreurs à eux qui depuis 2007 en ont vu et entendu!...

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