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L'enseignement dans tous ses états.
Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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UKRAINE • Les manifestations tournent à la révolution estudiantine

UKRAINE • Les manifestations tournent à la révolution estudiantine | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Suite à la mobilisation proeuropéenne de ces derniers jours, le mouvement de protestation contre le président Ianoukovitch s'organise et se renforce.

Le 29 novembre, deuxième jour du sommet de Vilnius, où le président d'Ukraine Viktor Ianoukovitch s'est rendu malgré sa décision de ne pas signer l'accord d'association avec l'Union européenne (UE), les Ukrainiens qui manifestent depuis une semaine contre cette volte-face ont l'intention de faire une chaîne humaine de 600 km ralliant Kiev à la frontière de l'UE.

"Mais, écrit depuis la capitale ukrainienne la correspondante du quotidien russe Nezavissimaïa Gazeta (NG), cette action symbolique ne mettra pas un point final au mouvement, qui prend progressivement la tournure d'une révolution estudiantine." La jeunesse adopte une position radicale et n'exclut pas que, à compter du 30 novembre, les manifestations réclament la démission du président.

Selon le journal, instituts supérieurs et universités, à travers tout le pays, ont décrété la grève et manifestent dans les rues en colonnes organisées. Des délégations d'étudiants convergent vers la capitale en provenance de toutes les régions. A l'ouest du pays, traditionnellement proeuropéen, les directions universitaires ferment les yeux sur l'absentéisme et la mobilisation des étudiants, tandis qu'à l'est, traditionnellement prorusse, des actions sont intentées pour faire obstacle au mouvement de protestation.
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SUISSE • Bientôt un système privé de bourses universitaires

SUISSE • Bientôt un système privé de bourses universitaires | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le canton de Lucerne veut mettre en place un système totalement nouveau qui permettrait aux étudiants d'obtenir une bourse auprès d'investisseurs privés. Les opposants redoutent une dérive "à l'américaine".
Le parlement du canton de Lucerne a adopté le 14 octobre en première lecture une nouvelle réglementation des bourses d'étude, qui, si elle passe le cap de la deuxième lecture, emprunte un chemin totalement nouveau pour la Suisse, puisqu'elle met sur pied une collaboration entre le canton et le secteur privé. Concrètement, l'association Studienaktie.org s'occupera des personnes dont la demande de bourse a été rejetée par le canton. Studienaktie.org met les étudiants en contact avec des investisseurs : si ses revenus sont conformes aux attentes, l'étudiant devra en reverser jusqu'à 5 %. Studienaktie.org compte actuellement 220 investisseurs prenant en charge 110 étudiants. C'est à la fin 2010 que le canton de Lucerne, ayant constaté l'existence de graves lacunes dans le système des bourses d'étude, a contacté Studienaktie.org pour chercher à l'améliorer, déclare Lars Stein, fondateur et président de l'association. Cette coopération a pour but "l'accès à l'éducation pour tous", ajoute Stein. Les prêts conclus par l'intermédiaire de Studienaktie.org ne seront pas le seul moyen pour y parvenir. A la demande du canton, l'association va également contacter des fondations accordant des bourses. Le processus se déroulera de la façon suivante : on va d'abord déterminer la contribution que l'étudiant peut apporter et celle du canton. Si celui-ci ne verse rien, Studienaktie.org recherchera des fondations susceptibles de contribuer au financement des études de l'intéressé, explique Stein. Si l'association n'en trouve aucune, elle cherchera des investisseurs. Stein compte en outre faire intervenir d'autres organismes, par exemple les établissements d'enseignement supérieur et les entreprises...
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ROYAUME-UNI • Etudier, un pari financier risqué

ROYAUME-UNI • Etudier, un pari financier risqué | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Cet été, comme chaque année, une nouvelle génération d'étudiants se prépare à entrer à l'université. Mais de nouveaux frais de scolarité élevés confrontent les jeunes Britanniques à des dettes que beaucoup ne pourront jamais rembourser.

Cette année, sur un million de jeunes Britanniques de 18 ans, un tiers va se lancer dans un gigantesque pari financier. Et ils le feront dans une ignorance brumeuse, pleine de naïveté. Beaucoup n'auront d'ailleurs même pas conscience de faire un pari. Si certains en récolteront d'énormes profits, d'autres devront en assumer les conséquences pendant la majeure partie de leur vie professionnelle.

Depuis l'année dernière, les étudiants doivent prendre en charge la totalité des coûts de leurs études universitaires, depuis les droits d'inscription jusqu'aux frais quotidiens. Ce qui représente des sommes astronomiques. Dans la grande majorité des universités, les frais de scolarité s'élèvent à 9 000 livres [10 501 euros. Le triplement des frais de scolarité, voté par le gouvernement Cameron en 2010, a pris effet à la rentrée 2012]. Les étudiants peuvent en outre emprunter 5 500 livres [6 418 euros] à l'Etat pour vivre, mais ce prêt ne suffit pas à payer le coût d'un loyer, des livres, des transports et de la nourriture, qui peut représenter le double.

50 000 euros de dettes en sortant de l'université

Cette année, les étudiants de premier cycle sortiront de l'université en devant autour de 43 500 livres à l'Etat [soit 50 748 euros. Un système de prêts gouvernementaux est disponible pour tous les étudiants du Royaume-Uni]. A cela s'ajouteront pour certains des dettes privées considérables. Ceux que les parents ne peuvent aider et qui n'arrivent pas à gagner suffisamment d'argent avec des petits boulots devront s'adresser à des banques pour emprunter encore plus. Et cette armée de diplômés quittera l'université en croulant sous une dette bien plus lourde qu'aucune autre génération auparavant.

Les autorités répondent, avec une grande banalité, que les études universitaires ont toujours une grande valeur. Elles nous disent que ces coûts sont justifiés par le fait que les diplômés d'universités ont de meilleurs salaires que ceux qui ne possèdent qu'un diplôme de fin d'études secondaires ou a fortiori un brevet des collèges. Et le gouvernement répète à loisir ce chiffre : en moyenne sur une vie, ceux qui détiennent un diplôme universitaire gagnent 100 000 livres [116 776 euros] de plus que les autres. Le jeu en vaut donc la chandelle.

Mais l'étude en question a 11 ans, et elle repose sur des données datant d'une époque où les diplômés étaient plus rares et plus recherchés par les employeurs qu'aujourd'hui. Il y a trente ans, sur dix jeunes qui quittaient l'école, seul un allait à l'université. Aujourd'hui, ils sont près de la moitié à le faire...

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ESPAGNE • Des étudiants et des professeurs à bout de souffle

ESPAGNE • Des étudiants et des professeurs à bout de souffle | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Dans le cadre des mesures d’austérité, le ministère de l’Education prévoit de revoir à la baisse les bourses universitaires. Témoignages.
Pedro González, 23 ans, étudiant en cinquième année d’ingénierie civile à l’université polytechnique de Madrid, est plongé dans ses examens de fin d’année. Tout comme Carolina Plata, 22 ans, qui n’a plus qu’un an à faire pour terminer son double diplôme de journalisme et de communication audiovisuelle à l’université Carlos III [Madrid], et Isabel Blanco, 20 ans, étudiante en histoire de l’art à la Complutense [université madrilène]. Entre les piles de notes, les tasses de café et les nuits blanches, tous attendent avec impatience la fin des épreuves, l’arrivée des vacances… et la rentrée des classes. Oui, vous avez bien lu : leur principal souci, aujourd’hui, c’est de pouvoir se réinscrire sans problème à l’université en septembre. Pour cette année, ils ont bénéficié d’une aide, mais à l’heure où le ministère de l’Education prévoit de réduire le montant et le nombre des bourses [voir ci-dessous], ils craignent d’avoir de sérieux problèmes pour financer leurs études l’année prochaine. “Mon objectif premier est de ne pas rater mes examens pour ne pas avoir à payer une seconde inscription”, explique Pedro. Ces quatre ­dernières années, grâce à ses bons résultats universitaires et aux revenus modestes de ses parents (un père hôtelier, une mère à son compte), il a reçu environ 6 000 euros. L’an dernier, sa mère ayant gagné un peu plus, sa bourse a été réduite de moitié. “Je crains qu’ils me donnent encore moins d’argent maintenant. Je devrai donc chercher un stage par moi-même, mais à vrai dire, je me vois plutôt travailler comme garçon de café ou téléopérateur”, soupire-t-il, résigné. Pour l’instant, il paye 300 euros de loyer et cherche déjà un logement moins cher à Madrid. Pendant toute l’année, il a photocopié les livres de ses camarades ou de la bibliothèque pour ne pas avoir à les acheter. “Ils coûtent très cher”, s’excuse-t-il. ...
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EN VIDÉO • Le bac, un atout pour la France ?

EN VIDÉO • Le bac, un atout pour la France ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le bac 2013 a débuté avec la célèbre épreuve de philosophie, qui s'est déroulée ce matin, lundi 17 juin. Comme chaque année, la question de la pertinence de l'examen est posée dans les médias français. Deux correspondants étrangers donnent leur avis sur la question...

 

Le bac est resté figé dans le temps", estime Philip Turle, chef du service anglais de RFI : désormais, il y a trop de candidats, et "pas assez d'emplois stables à la clé". Le gouvernement doit-il impulser une réforme ? "Avec d'autres crises en France, ce n'est pas le moment où nous allons revoir le bac refait à neuf", nuance cependant le correspondant anglais.

Pour Ana Navarro Pedro, correspondante à Paris de l'hebdomadaire portugais Visão, la vraie question est plutôt qu'il ne faudrait pas "établir une hiérarchie" entre les différents bacs, avec la suprématie accordée à la filière scientifique. "On devrait donner autant d'attention aux bacs professionnels", assure la correspondante portugaise. Le vrai problème, ce n'est pas le trop grand nombre de candidats, estime-t-elle, puisque dans le monde actuel, "les sociétés qui s'en sortiront seront celles qui auront une jeunesse bien formée".

Les deux correspondants reviennent également sur l'autre grand fait de la semaine : la France a défendu son "exception culturelle" à Bruxelles, afin que la culture ne soit pas concernée par l'accord commercial en préparation avec les Etats-Unis.

 

Durée de la vidéo: 4'31"

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ÉTATS-UNIS • Au Michigan, des profs armés pour protéger les élèves

ÉTATS-UNIS • Au Michigan, des profs armés pour protéger les élèves | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Depuis la tuerie à l'école de Sandy Hook l’introduction d'armes à feu dans les écoles est régulièrement évoquée. Dans une localité rurale du Michigan, le chef de la police a un plan "réfléchi", nous dit le très conservateur National Review.

 

Depuis Sandy Hook [dans le Connecticut], nombreux sont ceux qui considèrent l’introduction d'armes à feu dans les écoles comme une solution extrême. Mais dans une localité rurale du Michigan, le chef de la police a d’ores et déjà concocté un plan sérieux et réfléchi en ce sens.

En 33 ans de carrière dans le maintien de l’ordre, Victor Pierce a vu des corps d’enfants assassinés, et ces images le hantent toujours. Après Sandy Hook, il s’est senti dans l’obligation d'agir. Aussi a-t-il décidé d’inviter enseignants et administrateurs d’établissements scolaires à devenir officiers de réserve en participant à un programme d’entraînement.

Une fois la formation terminée, les stagiaires prêteront serment comme officiers de réserve volontaires. Si les autorités scolaires donnent leur feu vert, ils pourraient donc porter des armes à l’intérieur des écoles.

 

"Il nous faut recourir à la force."

"Comme le disait si bien Edmund Burke, le mal n'a besoin que d’une chose pour vaincre : que les hommes bons ne fassent rien", affirme-t-il. "Nous, nous essayons de faire quelque chose. Les écoles représentent des zones sans armes. En général, c’est la raison pour laquelle un assassin [les vise, choisissant] le chemin de la moindre résistance. Comme il sait qu’il y a une cible facile, il la vise. On peut installer tous les verrous et les détecteurs de métal qu’on veut, ça ne l’empêchera pas de se livrer à des actes sadiques, ni de commettre un carnage. Il nous faut recourir à la force."

Le programme a lieu à Barry Township, une petite municipalité de moins de 4 000 habitants située à 40 kilomètres au nord-est de Kalamazoo. Pendant 12 semaines, les participants suivent 60 heures de cours portant sur le droit, l’application et l’utilisation de la force, les tactiques défensives, la sécurité et le maniement des armes. La promotion en cours compte 31 élèves, dont deux enseignants et un administrateur scolaire. Pierce prévoit une formation continue pour ceux qui auront complété le stage....

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ÉDUCATION • Au Danemark, l'école ferme ses portes au profs

ÉDUCATION • Au Danemark, l'école ferme ses portes au profs | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Un conflit entre les professeurs et les communes danoises cause la fermeture des écoles ; 69 000 enseignants n'ont donc pas le droit d'enseigner avant qu'un accord ne soit trouvé. La presse danoise reproche aux enseignants leur intransigeance.

 

De combien de temps les professeurs ont-ils besoin pour préparer leurs cours ? Telle est la question au centre du conflit entre, d'un côté, les enseignants, et de l'autre, les municipalités et l'Etat danois, explique le quotidien Politiken. 

Selon l'accord qui a expiré fin mars, les professeurs disposent d'un temps défini pour préparer chaque heure de cours. Ainsi, un enseignant donne actuellement au maximum 25 heures de cours par semaine. Or, pour les communes et l'Etat, il faut que les directeurs d'école puissent disposer plus librement de leurs professeurs — voire leur demander de donner plus de cours.

Comme les nombreuses négociations ont échoué, les autorités ont décidé un "lock-out", c'est-à-dire la fermeture des établissements scolaires pour cause de grève partielle. Aucun gréviste n'est alors remunéré. Dans ce pays connu mondialement pour son modèle de marché de travail, environ 69 000 professeurs n'ont désormais pas le droit de travailler, et 875 000 élèves, dont 566 660 enfants, sont privés cours.

La presse est divisée sur le sujet. Pour Politiken, quotidien de centre-gauche, le plus important est que ce conflit ne détruise pas les bons côtés de l'école danoise : "Trop souvent, quand nous critiquons l'école danoise, nous oublions à quel point cette institution fonctionne bien. Nous oublions que les enfants danois sont vraiment contents d'aller à l'école — contrairement aux enfants dans beaucoup d'autres pays. Nous oublions que l'école danoise crée des enfants innovateurs et forme à l'indépendance d'esprit. Et nous oublions que ce sont des professeurs motivés et engagés qui font marcher l'école."...

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QUÉBEC • Un nouveau "printemps érable" ?

QUÉBEC • Un nouveau "printemps érable" ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
De nouvelles manifestations ont eu lieu à Montréal, donnant à la ville des airs du printemps 2012.

 

A la suite du Sommet sur l’enseignement supérieur, qui a eu lieu les 25 et 26 février dernier, le gouvernement Marois a annoncé une indexation des droits de scolarité à hauteur de 3 %, ce qui équivaut à environ 70 dollars canadiens de hausse par an. Cette hausse doit être compensée par une aide financière accrue et une hausse du crédit d'impôt pour les droits de scolarité.

Cette nouvelle n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Le jour de l’annonce, plus de 5 000 étudiants ont manifesté dans les rues de Montréal pour dénoncer l’indexation des droits de scolarité. Quelques semaines plus tard, ce sont plus de 2 000 manifestants qui ont parcouru les rues de Montréal. Des infractions ont été commises lors de la manifestation, qui a été déclarée illégale dès son départ.

Un nouveau printemps mouvementé dans la Belle Province ? "Ça serait une bonne idée de repartir en grève, mais le mouvement s'est essoufflé. On a été écorchés par la police, les médias. Mais nous n'avons plus la masse. C'est dommage, on n'a pas fait six mois de grève pour ça", a affirmé une étudiante de Saint-Jean-sur-Richelieu au journal La Presse...

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oliviersc's comment, March 7, 2013 11:16 AM
La question est posée, merci ; j'attends des avis... https://plus.google.com/u/0/114108954249717412482/posts/3mazT5uhqrz
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GÉORGIE • Saakachvili a saccagé l'éducation

GÉORGIE • Saakachvili a saccagé l'éducation | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

"En neuf ans de présidence de Mikheïl Saakachvili, quelque 1 900 professeurs d'école sont décédés, la plupart du temps pour cause de misère induisant une impossibilité d'acheter des médicaments, mais aussi pour cause de stress et de surmenage psychologique ; par ailleurs, un millier de professeurs ont hypothéqué leur appartement, des terrains à la campagne ou des bijoux, car leur rémunération s'élève à 0,78 lari [35 centimes d'euro] de l'heure, le prix de deux œufs ; enfin, quelque 25 000 enseignants ont été licenciés [pour avoir critiqué le pouvoir]", c'est ce qu'a confié au journal Georgia Times Gotcha Gourghénifdzé, président de l'Union de défense des droits des enseignants.

Ce dernier réclame le départ du président. Il accuse les anciens ministres de l'Education, Alexandre Lomaïa et Ghia Nodia, fidèles de Saakachvili, d'avoir "détourné 40,6 millions de laris [20 millions d'euros)]". Selon lui, "le système éducatif géorgien, totalement politisé, est devenu une sorte de filiale du Mouvement national uni de Saakachvili [battu par la coalition d'opposition Rêve géorgien aux législatives du 1er octobre] et a été entièrement détruit", faisant ainsi des jeunes une "génération perdue"...

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THAILANDE • Mauvaise note pour le système éducatif

THAILANDE • Mauvaise note pour le système éducatif | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Dans la deuxième économie d’Asie du Sud-Est, de nombreux élèves des zones rurales sortent de l’école sans avoir acquis les savoirs de base.

 

Pornchompoo Ratchatha, maître de conférences de l’université Khon Kaen, dans le nord-est de la Thaïlande, enseigne l’anglais à des étudiants de licence, mais il lui arrive souvent d’avoir dans sa classe des jeunes incapables de faire la différence entre to take [prendre] et to talk [parler]. “Parfois, je me demande ce qu’ils ont fait durant les douze années qu’ils ont passé à l’école”, observe-t-elle. Cette universitaire n’est pas la seule à se plaindre du système d’enseignement.

Des enquêtes internationales brossent un tableau plutôt sombre des résultats des élèves thaïlandais. Selon l’une de ces études, réalisée par l’Economist Intelligence Unit (EIU) et publiée en novembre dernier par le groupe Pearson Education, les élèves thaïlandais se classent au 37e rang – derrière la Roumanie, la Turquie et la Colombie – sur 40 en termes de facultés cognitives et de résultats scolaires. Une autre enquête, portant sur 54 pays et réalisée par la société de formations linguistiques EF, a placé la Thaïlande à l’avant-dernier rang pour la maîtrise de l’anglais, derrière des pays plus pauvres de la région comme le Vietnam et l’Indonésie. Même au niveau national, les résultats des élèves thaïlandais semblent insuffisants. A peine 31 % des élèves de sixième année ont réussi l’examen standardisé de thaïlandais organisé l’an dernier à l’échelon national. Le pourcentage pour l’examen équivalent en mathématiques a été de 35 %, soit cinq points de moins que l’objectif établi par l’Office of Basic Education Commission [OBEC, bureau du ministère de l’Education chargé de l’enseignement des niveaux primaire et secondaire].

Ces mauvaises notes ont suscité beaucoup d’interrogations dans le pays, deuxième économie d’Asie du Sud-Est, où plus d’un quart des jeunes sont diplômés de l’enseignement supérieur...

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ROUMANIE • Roms: l'école pour s'en sortir

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Grâce à l'un des leurs qui a suivi une scolarité complète et les stimule, les enfants roms d'une localité de l'ouest du pays fréquentent assidûment l'étude après la classe.

Malgré les difficultés, les familles ont compris que l'éducation est un passeport pour l'avenir.

 

Viorel Vereşan est un exemple pour les enfants roms inscrits au Centre de jour [une étude après la classe] de Periam, une localité de l'ouest de la Roumanie. Cet homme de 32 ans a réussi à convaincre ces jeunes qu'ils devaient acquérir quelque éducation, sous peine de vivre au pays la faim au ventre, ou de devoir partir tenter leur chance à l'étranger, sans autre choix que de mendier.

Employé par le Centre, Viorel prête main-forte à ces écoliers pour tout : il fait des allers-retours à la mairie avec les familles pour s'occuper des aides sociales ou du chauffage, et il est gêné lorsqu'il doit dire que certains ne savent pas écrire et doivent apposer leur empreinte en lieu et place de signature. En plus de sa responsabilité de médiateur entre les Tsiganes et les autorités, l'homme s'occupe aussi de récupérer les enfants le matin pour les emmener à l'école et de les ramener le soir après les cours. Son histoire commence dans un orphelinat et, paradoxalement, cela lui a réussi: des gens se sont occupés de lui et l'ont poussé à finir le lycée. Il reconnaît lui-même que, s'il était resté dans sa famille, il aurait probablement quitté l'école à 12-13 ans. Comme la plupart des Roms de Roumanie.

Sa mère avait recontré son père alors que son mari était en prison. Elle avait déjà cinq enfants à la maison, mais est tombée follement amoureuse. Quand l'époux est sorti de prison, sa mère est rentrée dans le rang, mais sans Viorel, car l'ex-détenu n'a pas accepté d'élever l'enfant d'un autre. La famille de son père biologique ne pouvait pas l'héberger non plus, car ce père se trouvait à son tour en prison pour le vol d'un sac de maïs... Viorel a donc échoué à l'orphelinat, mais il est fier d'annoncer qu'il est le plus instruit parmi ses sept frères: " J'ai eu plus de chance comme ça, sans eux.....

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ÉTATS-UNIS • Ces prêts étudiants qui étranglent les seniors

ÉTATS-UNIS  • Ces prêts étudiants qui étranglent les seniors | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Un nombre croissant de seniors sont endettés par des prêts étudiants contractés des années plus tôt. Une situation préoccupante due à une situation économique peu florissante, mais aussi au coût des études.

Par Ylan Q. Mui, du Washington Post.

 

Aux Etats-Unis, il n’est pas rare que les chèques de retraite soient saisis à la source, ou que des octogénaires soient harcelés par les créanciers pour des prêts étudiants souscrits voilà plusieurs dizaines d’années. Selon la Réserve fédérale de New York, les Américains de plus de 60 ans sont encore endettés à hauteur de 36 milliards de dollars [27,4 milliards d'euros] au titre de prêts étudiants. Et plus de 10 % de ces créances sont en souffrance.

Le fait que des seniors ploient encore sous le fardeau de leur prêt étudiant met en lumière ce qu’un nombre croissant de juristes, d’économistes et d’experts financiers considèrent comme une grave défaillance de l’enseignement supérieur aux Etats-Unis : les avantages tant vantés du diplôme universitaire sont de plus en plus contrebalancés par l’augmentation des frais de scolarité et la durée des prêts. Des Américains continuent d’être étouffés par leurs premiers prêts étudiants, d’autres sont handicapés par des crédits souscrits pour reprendre des études en cours de carrière. D’autres encore, très nombreux, ont accepté d’être coemprunteurs pour les prêts de leurs enfants et de leurs petits-enfants afin de les aider à faire face à la flambée des frais de scolarité. La récession est venue aggraver le problème, en rendant les emplois bien payés difficiles à décrocher pour les Américains d’un certain âge – comme pour les jeunes dont ils financent les études. Contrairement à d’autres dettes, les prêts étudiants ne sont pas soldés par la faillite personnelle.

Pour bien des seniors, loin de donner accès à une brillante carrière, le diplôme universitaire aura débouché sur une existence marquée par le poids de la dette....

 

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HONGRIE • Honte au président plagiaire !

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Les conclusions de la commission scientifique de l'université attestent que Pál Schmitt, le président de la Hongrie, a bel et bien copié des passages entiers d'autres thèses pour rédiger la sienne.

 

La commission scientifique ad hoc a établi que la thèse de Pál Schmitt, président de la république de Hongrie, présente une "conformité textuelle totale" avec un texte de Klaus Heinemann sur de nombreuses pages, ainsi qu’une "conformité partielle" avec "un ouvrage de Nikolaï Georgiev" sur 180 autres pages. En clair : la thèse de doctorat de Pál Schmitt est composée d’éléments écrits par d’autres.

Dans le jargon technique, cela s’appelle du plagiat. Autrement dit : Pál Schmitt a fait figurer dans son doctorat des idées mises en forme par d’autres en les faisant siennes. Le président de la république de Hongrie s'est approprié la propriété intellectuelle d'autrui pour la faire sienne...

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BULGARIE • Pourquoi nous devons protester avec les étudiants

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Depuis le 26 octobre, les étudiants ont rejoint le mouvement de protestation contre le Premier ministre Plamen Orecharski en occupant plusieurs bâtiments de l'université de Sofia.

Un de leurs enseignants, un ancien des grandes manifestations de 1997, leur rend hommage.

 

L'esprit de la révolte estudiantine vit toujours ! Pendant le rude hiver de 1997, se sont les étudiants de l'université de Sofia qui étaient à la pointe de la contestation contre le gouvernement socialiste [ex-communiste] de Jan Videnov qui avait conduit le pays au bord du précipice. Jour après jour, des cohortes de jeunes sillonnaient les rues de Sofia, recueillant les applaudissements des passants en criant : "Nous sommes les étudiants, nous n'avons pas peur !".

Ce sont bien eux, les étudiants, qui écrivaient alors l'ordre du jour moral de toute une société exactement comme ils le font de nouveau aujourd'hui. Ceux qui ont vingt ans aujourd'hui, jettent – sans peur et sans hésitation – leur pavé dans la mare de l'indifférence et du cynisme général. La génération de 1997 ce reconnaît dans ce mouvement. Et c’est pour cela que ceux qui, parmi les étudiants et leurs professeurs, ont fait la révolution de 1997 sont de nouveau là. Faites un petit tour dans la cour du rectorat de l'université et vous verrez pas mal de visages connus de cet mémorable hiver de 1997.



Aujourd'hui, je me retrouve dans les rangs des professeurs et je puise mon énergie dans le courage et la dignité civique de mes étudiants. L'autre soir, lors du meeting spontané devant l'université nous étions là nous aussi et nous nous sommes souvenus de cette soirée du 4 février 1997. Nous étions alors tous réunis sur les escaliers de la fac, enivrés par la nouvelle de la démission du gouvernement. Se rebellant contre la misère, l'absence de perspectives et la peur, nous avions obtenu une victoire. Nos dirigeants actuels n'ont peut-être pas ce courage, mais pour toute personne censée leur chute est inéluctable.

La plupart des arguments utilisés par les détracteurs des étudiants, relayés par des médias serviles au statu quo, aujourd'hui sont les mêmes qu'en 1997. "Vous êtes une infime minorité" ; "vous servez des intérêts de l'ombre" ; "vous faites de la politique, alors que vous êtes censés étudier"… Le pays entier sombrait dans l'hyperinflation et dans une crise abyssale, mais pour certains il était plus important de réussir ses examens !...

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FRANCE-QUÉBEC • Laïcité : des chartes très sectaires

FRANCE-QUÉBEC • Laïcité : des chartes très sectaires | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le gouvernement québecois souhaite suivre l'exemple français en lançant une charte pour promouvoir la laïcité.

Une très mauvaise méthode pour "éliminer" la religion de la vie publique, alors qu'il vaudrait mieux prôner la tolérance, selon un Canadien anglophone.

 

J'avais autrefois un médecin de famille dont l'expression favorite était "à la grâce de Dieu". Il passait son temps à dire cela pendant les examens : il invoquait le Créateur tout en enfilant ses gants en caoutchouc, et faisait ses prières pendant qu'il gonflait le brassard pour vous mesurer la tension artérielle. Ç'aurait pu être une de ces expressions archaïsantes comme "Dieu vous bénisse" [équivalent anglais d'"à vos souhaits"], mais à son ton j'avais vraiment le sentiment qu'il croyait à une force spirituelle agissant sur ma santé.

J'ai donc fini par me passer de ses services. Qui voudrait d'un médecin qui croie en autre chose que la médecine ? Et s'il est pieux, il pourrait au moins tenir sa piété à l'écart de sa profession.

Vous conviendrez que j'ai bien fait d'agir ainsi, j'en suis sûr. Mais cela doit-il pour autant devenir la loi du pays ? Devrait-il y avoir un écriteau, dans tous les cabinets médicaux, indiquant que toute manifestation ou expression religieuse est interdite ? Même chose dans les écoles, les universités, les tribunaux, les postes de police et les bureaux d'immatriculation ?


C'est devenu le grand projet politique de l'année, du moins dans les zones francophones de la planète. Cette semaine, la France a annoncé que chaque école du pays devrait afficher sur ses murs, avant la fin septembre, une "charte de la laïcité", qui a acquis force de loi en 2012, et qui rappellera aux élèves et étudiants qu'ils devront assister aux cours pendant certaines fêtes religieuses, participer à une heure de débat hebdomadaire sur la laïcité et respecter la loi, adoptée il y a neuf ans, qui interdit aux professeurs et aux élèves de porter des crucifix, des kippas ou des foulards islamiques.

La philosophie sur laquelle reposent les lois française et québécoise, connue sous le nom de laïcité*, s'enracine dans une noble tradition. Elle est apparue pour la première fois aux Etats-Unis, où les auteurs de la constitution, principalement athées, ont dû s'attaquer à ce problème complexe : créer un gouvernement unique pour un pays fondé et peuplé par des sectes extrémistes concurrentes. La solution a consisté à séparer religion et vie politique, à créer une sphère publique neutre et à faire en sorte que la religion relève strictement de la vie privée...

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Valaf Lebu's comment, September 17, 2013 12:35 PM
La laïcité, ce n'est pas la lutte contre les intégrismes, mais un principe de séparation de l'Eglise et de l'Etat... Les musulmans n'ont pas d'église, ils n'ont d'ailleurs pas assez de mosquées pour pratiquer leur culte (ce que devrait garantir justement la neutralité de l'Etat à l'égard de ces religions). De plus, le clergé musulman n'a jamais eu aucun pouvoir sur l'Etat en France (ce qui n'est pas le cas de l'Eglise catholique). Quand on parle de laïcité, il faut comparer ce qui est comparable ! Peut-être qu'en réalité, il ne s'agit pas du tout de laïcité, mais bien d'un dévoiement de cette notion récupérée par les extrémistes de droite pour séduire ceux qui ignorent leurs propres préjugés...
Valaf Lebu's comment, September 17, 2013 12:37 PM
Article premier de la loi de 1901 : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes [...] » Liberté de culte et droit de ne pas être croyant...
Majda Maalal's comment, September 17, 2013 1:42 PM
Le problème c'est qu'une loi n 'est pas forcément respectée par contre pour les états musulmans la religion est au sein du quotidien notamment du politique. D'ailleurs c'est pour ça que les religions monothéistes se côtoient sans aucun problème.
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ROYAUME-UNI • La programmation informatique bientôt enseignée à l'école primaire

ROYAUME-UNI • La programmation informatique bientôt enseignée à l'école primaire | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La version finale du programme scolaire britannique a été publiée lundi 8 juillet, relate The Guardian. Il aura un penchant prononcé pour l'enseignement de l'informatique dans le primaire et le secondaire.
Elaboré par Michael Gove, ministre de l’Education, le nouveau programme est destiné à donner aux élèves les bases des compétences qui leur seront nécessaires "à l’université et dans les entreprises". Il prévoit ainsi que les élèves de 5 ans apprendront à "écrire et à tester des programmes informatiques simples, ainsi qu’à organiser et à stocker des données". De même, "la sécurité sur Internet, notamment comment protéger ses données personnelles", leur sera enseignée. A partir de 7 ans, ils seront initiés à "des techniques de design informatique". Ce programme, qui doit prendre effet en septembre 2014, demande, selon le quotidien britannique, un travail "plus exigeant des élèves de primaire". De leur côté, les syndicats d’enseignants dénoncent un calendrier "irréaliste, vu le besoin de réécrire les plans de cours et les manuels"...
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oliviersc's comment, July 10, 2013 12:32 PM
et que faisions-nous - au Centre Mondial avec le Logo ? https://plus.google.com/u/0/114108954249717412482/posts/Tys1F78yg4y
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CHINE • Contre la fraude au bac, la grosse artillerie

CHINE • Contre la fraude au bac, la grosse artillerie | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
L’un des lycées d’une petite ville était dans la ligne de mire des examinateurs. Parents et élèves, unis dans la fraude, ont attaqué les surveillants, parfois physiquement.

 

"Frappons-les ! Frappons-les !" Tous ensemble, les élèves se sont brusquement rués sur les surveillants pour les frapper avec leurs règles et trousses. Le 8 juin à 17 heures, les professeurs finissaient de surveiller les épreuves du concours d'entrée à l'université [équivalent du baccalauréat] au lycée n° 3 de Zhongxiang, dans la province du Hubei, dans le centre de la Chine. Tenant les sacoches qui renfermaient les copies, ils se dirigeaient vers les bureaux de l'administration quand ils ont brusquement été cernés par une bonne vingtaine de lycéens ; ils se sont vite réfugiés au secrétariat, et les jeunes ont donné de grands coups de pied dans la porte et brisé des vitres.

Sur les vidéos de la scène [les caméras de sécurité sont omniprésentes en Chine], on voit une centaine de lycéens et leurs parents assaillir les professeurs. Cette scène de chaos a duré plus d'une heure.


Après ces incidents, les autorités ont réagi en expliquant que les lycéens avaient été perturbés par la présence parmi les surveillants de professeurs étrangers à la région. La sévérité de la surveillance avait empêché certains élèves de passer leurs examens dans de bonnes conditions, d'où leur mauvaise humeur.

D'après notre enquête, la ville de Zhongxiang a fait cette année l'objet d'une attention particulière à cause de précédents de fraudes. Centre d'examen pour le baccalauréat littéraire, le lycée n°3 a ainsi fait appel à des professeurs étrangers à la ville pour la surveillance, et fait en sorte de brouiller tous les signaux électroniques...

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ILS PARLENT DE NOUS • France – “La voie royale vers la médiocrité”

ILS PARLENT DE NOUS • France – “La voie royale vers la médiocrité” | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Christian Rioux, correspondant du quotidien québécois Le Devoir, sur l’enseignement en anglais à l’université.

 

Courrier international – Le projet de loi qui facilite l’enseignement en anglais à l’université suscite un vif débat. C’est un sujet important ?
     Christian Rioux – Très important. Il y avait déjà tout ce qu’il fallait dans la loi pour permettre à un professeur étranger d’enseigner dans une autre langue. Cette fois, il en va de la qualité de l’enseignement supérieur en France et de la capacité des chercheurs français à faire de la recherche dans la seule langue où ils excellent vraiment : le français. A qui fera-t-on croire qu’un professeur français enseignera aussi bien en anglais qu’en français ? On veut attirer les meilleurs étudiants du monde et on pense le faire en rabaissant la qualité des cours ! Enseigner en anglais en France, c’est la voie royale vers la médiocrité.

Quel est votre regard de Québécois sur le sujet ?
    Cette loi sème le défaitisme dans toute la francophonie. Elle traite le français comme si c’était le suédois ou le néerlandais alors qu’il est la langue d’un bassin de 200 millions de personnes réparties sur tous les continents et la deuxième langue la plus traduite et enseignée dans le monde. Comment voulez-vous ensuite que les Québécois, les Sénégalais, les Roumains résistent à l’anglicisation galopante ? Ce sont eux que la France écarte ainsi d’un revers de la main. Quant aux meilleurs étudiants qui souhaitent étudier en anglais, croyez-moi, ils préféreront toujours l’original à sa pâle copie hexagonale.

Le français est menacé, dit-on. Mais par quoi ?
    Puisqu’ils ne craignent pas l’assimilation comme les Québécois, les Français cultivent un faux sentiment de sécurité. Parmi les élites, l’anglais est même devenu un snobisme. Ils ne voient plus les formes syntaxiques anglaises qui pénètrent massivement leur langue depuis une décennie. Or, avec elles, ce sont les idées et une façon de penser qui se répandent. Un jour, nous parlerons de ce que le poète québécois Gaston Miron appelait le “traduit du”, ce sabir vaguement français que l’on entend à Ottawa. A terme, ce qui est en jeu en France comme au Québec, c’est la capacité de nommer le monde et sa modernité en français. Nous avions cru naïvement que c’était çà, “le rêve français”…

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SUÈDE • Un vestiaire "neutre" au lycée

SUÈDE • Un vestiaire "neutre" au lycée | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Le Lycée Södra Latin de Stockholm sera le premier en Suède à offrir aux élèves un vestiaire neutre, rapporte le Dagens Nyheter. C'est l'association HBQT (homosexuels, bisexuels, queer, transgenre) de l'école qui a soulevé la question, et le conseil des élèves a voté pour. "C'est pour les élèves qui ne souhaitent s'identifier ni comme hommes, ni comme femmes", explique au quotidien Camille Trombetti, 18 ans, présidente du conseil des élèves.

Comme plusieurs élèves à Södra Latin ne se sentaient pas à l'aise avec l'idée de se changer dans les vestiaires des filles ou des garçons, la direction du lycée a décidé d'approuver la proposition d'aménager un troisième vestiaire neutre. Il sera disponible pour tout élève qui souhaite se changer seul.

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ÉDUCATION • “Les bonnes réformes de Peillon”

ÉDUCATION • “Les bonnes réformes de Peillon” | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Solveig Gram Jensen, correspondante du quotidien danois Jyllands-Posten, sur les rythmes scolaires.

 

Courrier international – Le ministre de l’Education souhaite réduire les vacances d’été à six semaines. C’est une bonne idée ?
Solveig Gram Jensen — Oui, pour plusieurs raisons. D’abord par rapport à la qualité de l’enseignement : il est plus productif de faire un effort quotidien régulier que d’avoir des périodes plus courtes mais plus intenses. Ensuite, il y a le côté social : les vacances coûtent cher. Si l’on ne part pas, il faut que quelqu’un surveille les enfants. Je comprends les enjeux en ce qui concerne l’industrie du tourisme français, même si ce secteur n’est pas très développé au Danemark et ne joue donc pas de rôle majeur (voire pas de rôle du tout) dans le débat scolaire. Néanmoins il ne serait pas sérieux de prendre en compte les intérêts d’un secteur industriel si l’objectif était de créer de meilleures conditions d’enseignement pour les enfants.

En primaire, la question de revenir à 4,5 jours au lieu de 4 suscite débats et querelles. Quel regard portez-vous sur le sujet ?
— Encore une fois, je suis d’accord avec le ministre de l’Education : pour les enfants, il est préférable de répartir la semaine d’école sur 5 jours plutôt que sur 4 jours plus denses. Et c’est moins cher de faire garder un enfant un après-midi qu’une journée entière. Ce changement pourrait également renforcer l’égalité hommes-femmes, puisque c’est presque toujours la mère qui travaille à temps partiel pour s’occuper des enfants...

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TIBET • Les cours de soutien interdits à l'école du village

TIBET • Les cours de soutien interdits à l'école du village | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Des bénévoles se sont vus interdire l'utilisation de l'école locale pour faire du soutien scolaire, rapporte un habitant sur un site tibétain. L'enseignement de la langue comporte une dimension identitaire qui dérange.

 

Quelque chose d'incroyable s'est passé récemment dans le village de Changchub, dans la province du Qinghai. Tous les ans, des étudiants originaires du village mettent à profit leurs vacances universitaires d'été et d'hiver pour proposer, de manière bénévole et gratuite, des cours généraux et assurer le soutien scolaire dans les matières générales en tibétain, en chinois et en anglais, à partir des manuels de cours.

Les bénévoles se consacrent très activement, pendant tout un mois, à ces cours à destination des écoliers de primaire et de secondaire. Les villageois pour qui l’éducation est importante, qui se sentent concernés par le sort des générations futures, sont sincèrement comblés. De plus, cela a des conséquences bénéfiques sur la pédagogie utilisée dans l’école du village.

Mais, pour les vacances d'hiver de cette année [sept semaines à compter du 14 janvier], le chef des familles du village et les étudiants d'université - c'est-à-dire ceux qui organisent bénévolement ces cours -, ont eu beau s'adresser aux administrations et aux fonctionnaires concernés, ils se sont entendus répondre qu'il leur était interdit "d'emprunter" les écoles du village de Changchub.

Tout le monde sait bien que les écoles comme celles de Changchub n'ont pas été établies dans le seul but de fournir des salaires à quelques enseignants et aux chefs de quelques administrations. Cependant, les interdictions d'"emprunter" l'école ont mis un point final aux espoirs et aux rêves du village tout entier....

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CROATIE • L'Eglise en croisade contre l'éducation sexuelle

CROATIE • L'Eglise en croisade contre l'éducation sexuelle | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
L'introduction d'un module sur la sexualité dans les programmes scolaires a provoqué une charge sans précédent de l'influente Eglise catholique contre le gouvernement social-démocrate de Zagreb. L'éditorial de Novi List.

 

"La sexualité est un énorme pouvoir, celui qui la contrôle, contrôle la société". C'est en ces termes qu'Ana Maria Grünfelder, la théologienne féministe a expliqué la "guerre" entre l'Eglise catholique et le gouvernement qui secoue actuellement la Croatie au sujet de l'éducation sexuelle à l'école.

Ces derniers jours, on a pu entendre tout et n'importe quoi à ce sujet. Un théologien de renom, Adalbert Rebic, a littéralement déclaré : "La Croatie est en train à rejoindre le complot mondial des pédés, des homosexuels et des gouines qui s'efforcent d'imposer les opinions d'une minorité à tous les autres en menaçant ainsi la société de sombrer dans la déchéance." Le cardinal Josip Bozanic a estimé que les cours d'éducation sexuelle, introduits dans l'enseignement scolaire par le ministre de l'Education Zoran Jovanovic, "menaient à l'anéantissement de l'homme". Le comble a été atteint lorsque l'adjoint à l'évêque de Zagreb, Valentin Pozaic, a comparé le pouvoir actuel à celui des nazis et des communistes.

"La révolution culturelle et anthropologique néocommuniste et néolibérale ne prend pas en considération l'homme tel qu'il est, mais elle le transforme en machine de satisfaction des besoins sexuels, qui ne connaît ni l'amour, ni la chasteté, ni la fidélité, ni le sacrifice ni la solidarité", a dit Pozaic...

 

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INDONÉSIE • On se tue entre lycéens

INDONÉSIE • On se tue entre lycéens | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Après la mort de six élèves dans des rixes entre établissements scolaires, les autorités tentent de trouver des moyens pour endiguer la violence...

Les bagarres entre lycéens deviennent de plus en plus terrifiantes dans notre pays. Depuis le mois dernier, six élèves ont été tués dans ces rixes récurrentes. Qui aurait pensé que le lycéen F. R., brillant élève du temps du collège et fils de bonne famille – ses parents sont marchands d’antiquités à Bali –, serait un jour accusé d’avoir tué à l’arme blanche Alawy Yusianto, un camarade d’un autre lycée en guerre contre le sien ? A la suite de cet incident qui s’est produit le 24 septembre dernier à Jakarta, on est en droit de se demander si l’environnement du lycée a changé F. R. Son frère aîné reconnaît qu’il est devenu violent et très émotif, sans doute à cause des intimidations et des humiliations qu’il a subies depuis son entrée en seconde de la part des élèves des classes supérieures, dans la grande tradition du “bullying” [brimades].

“Le bullying est le mauvais usage de la force par une personne ou un groupe pour intimider les faibles. C’est la conséquence logique d’un déséquilibre social. Dans chaque milieu, y compris à l’école, il y a toujours les forts, les caïds, les faibles et les timides. Si l’on ne les gère pas apparaissent alors les oppresseurs, les opprimés et les spectateurs”, explique le fondateur de l’association Peace Generation, Irfan Amalee, qui termine une maîtrise sur les modèles de pacification à l’Université de Boston, aux Etats-Unis. Selon lui, ce sont ces trois groupes – les oppresseurs, les opprimés et les spectateurs – qui constituent les graines de la violence. “Les spectateurs sont en général plus nombreux que les oppresseurs et les opprimés. Mais s’ils ne font rien les oppresseurs continuent d’opprimer, parce qu’ils ont l’impression d’avoir l’assentiment social...

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QUÉBEC • L'École de la montagne rouge, la contestation par l'image

QUÉBEC • L'École de la montagne rouge, la contestation par l'image | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Ce collectif créatif et subversif inspiré par les affiches de Mai 68, constitué d'étudiants en design graphique montréalais, a donné au "printemps érable" une étonnante signature visuelle.

Le quotidien La Presse est allé à la rencontre de ces révolutionnaires de l'affiche.

 

Ils ont un local à eux et au milieu du local, un bocal où nagent des centaines de petits carrés rouge en feutre. Ils ont une mallette remplie de faux billets de 325 millions à l'effigie de Jean Charest [Premier ministre québecois] en souvenir des millions engloutis en pure perte par l'UQAM [université de Montréal] dans le gâchis de l'îlot Voyageur. Ils ont un exemplaire usé et écorné d'Universités inc., le brûlot d'Éric Martin et de Maxime Ouellet portant sur les mythes de la hausse des droits de scolarité. Ils ont une collection complète de salopettes rouges achetées chez Uniformes St-Henri, tachées de peinture et portées fièrement dans les manifs....

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Hebdo n° 1118 du 5 avril 2012 | Courrier international

Hebdo n° 1118 du 5 avril 2012 | Courrier international | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Éducation : les recettes qui marchent ailleurs

• Le système éducatif français perd du terrain dans les classements internationaux et tous les candidats à l’élection présidentielle promettent de réformer l’école.
• La France pourrait s’inspirer de certains exemples étrangers : programmes à la carte et soutien scolaire en Finlande, emplois du temps flexibles aux Pays-Bas, travail collectif en Hongrie…

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