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Le Monde.fr - Le ministère de l'éducation s'apprête à lancer un plan de lutte contre toutes les formes de harcèlement. Sur la Toile, pas de bousculade ni de racket comme dans une cour d'école, mais des rumeurs, des calomnies et des insultes, des photos et vidéos intimes, mises en ligne sans l'accord des intéressés. Un phénomène inquiète aujourd'hui experts, enseignants et familles en France : la place prise par le "cyber-harcèlement". Difficile, parfois, de distinguer ce qui relève du jeu entre adolescents, sur les réseaux sociaux, et ce qui va au-delà. "Les harceleurs ont leurs méthodes, explique Justine Atlan, directrice de l'association e-Enfance. Ils peuvent aller sur un profil, et l'inonder de commentaires insultants. Ou inventer un profil, et y poster des commentaires pour faire passer une camarade pour aguicheuse, un camarade pour agressif. Certains sont capables de pirater les comptes d'un ou d'une "ex"..." "On ne peut pas affirmer que la violence est plus grande sur Internet, car les évaluations sont en cours, affirme Catherine Blaya, professeure en sciences de l'éducation et spécialiste du cyber-harcèlement, mais il faut bien reconnaître que le Web a un effet désinhibiteur, et que les effets de dissémination sont plus importants quand, en un clic, toute la communauté peut être alertée, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7."...
Le Monde.fr - Déjà mis en examen pour violences volontaires en réunion avec arme après l'"intégration" d'un élève, des bizuteurs ont aussi été exclus de Dauphine. ... En brisant la loi du silence, ce jeune étudiant a sans le vouloir rouvert la polémique sur le bizutage. Une pratique qui remonte à la nuit des temps, et qui conserve quelques ardents défenseurs. Ils considèrent qu'elle préparerait au monde de l'entreprise. "Si jamais quelqu'un ne supporte pas une épreuve bon enfant, comment fera-t-il plus tard pour prendre des décisions difficiles, virer des gens ou supporter une pression énorme de son chef ?", avance un ancien étudiant de l'Ecole nationale supérieure d'ingénieurs de Poitiers. Mater les petits nouveaux au prétexte que ça fédère un groupe pour les années à venir, et peut-être même pour la vie, est une idée qui perdure. Comportements dégradants, insultes, jeux à caractère sexuel (concours de simulation d'orgasme, de fellation, etc.), absorption de grandes quantités d'alcool, de croquettes pour chien... Ces pratiques ont la vie dure. Ancienne élève d'HEC à Sainte-Geneviève (Versailles), Valérie Pécresse, aujourd'hui ministre du budget, avait déclaré, sur RTL, qu'elle-même avait subi un bizutage extrêmement dur en classe préparatoire : "Je garde le souvenir de rites humiliants moralement et psychologiquement, qu'on peut supporter quand on est soi-même très solide, mais qui peuvent briser des jeunes et pour toute l'année."...
Cihan Kirmizigul est l'un des 500 étudiants emprisonnés en Turquie. Son crime ? Avoir porté le pouchi (keffieh) kurde. Trois autres jeunes ont été arrêtés pour s'être coupé les cheveux en signe de solidarité avec les étudiants en prison. Cihan Kirmizigul, un étudiant de l'Université de Galatasaray à Istanbul, a été arrêté par la police turque alors qu'il attendait à un arrêt de bus, il y a 22 mois. Le 20 février 2010, un groupe de jeunes portant des « pouchis » avaient jeté des cocktails Molotov contre une banque, lors d'une manifestation dans le quartier de Kagithane. Deux heures plus tard, Cihan, âgé de 22 ans, se trouvait par hasard à un arrêt de bus proche du lieu de la manifestation avec un pouchi autour de son cou, ce qui a été le motif de son arrestation par la police, sans aucune preuve. Le procès s'est ouvert le 9 décembre devant la 14e cour d'assises d'Istanbul et ajourné au 23 mars 2012. Une peine de 45 ans de prison a été requise contre ce jeune étudiant qui continue de rester en prison.... En neuf ans, la Turquie d'Erdogan est devenue la plus grande prison du monde pour les avocats avec au moins 34, pour les journalistes avec plus de 70, loin devant la Chine et l'Iran, les syndicalistes avec une quarantaine, les étudiants avec 500, les enfants avec des centaines et les élus dont 18 maires et 8 députés.
La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, évaluera la possibilité de faire supprimer les pages Facebook des intimidateurs, une sanction vue par l'opposition péquiste comme un moyen de réduire l'intimidation en milieu scolaire. Les élus de l'Assemblée nationale ont rediscuté, hier, du suicide de la jeune Marjorie Raymond, 15 ans, victime d'intimidation répétée à l'école secondaire qu'elle fréquentait, à Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie. L'opposition officielle propose deux avenues pour juguler ce fléau. D'abord, «que chaque jeune vivant de l'intimidation soit pris en charge»; que chacun d'eux bénéficie d'«un parcours personnalisé impliquant le monde de l'éducation et les services sociaux». Elle suggère ensuite l'instauration d'une mesure «visant le réseau social Facebook». En France, a noté le député Sylvain Gaudreault, «les élèves coupables de harcèlement scolaire pourront voir leur site être fermé». «Il y a vraiment des dérapages importants sur Facebook», a analysé M. Gaudreault. Il suffit malheureusement, dit-il, «d'aller voir les commentaires qui ont été publiés avant la situation qu'on a connue à Sainte-Anne-des-Monts» pour s'en convaincre. «L'intimidation existait avant les réseaux sociaux, convient-il. Mais ils en ajoutent.» Pour combattre le «harcèlement à l'école», le ministre français de l'Éducation, Luc Chatel, s'est entre autres inspiré du Québec. Mais il a ajouté des mesures de son cru, ciblant spécifiquement le «cyber-harcèlement». «Pour faire face au harcèlement sur les réseaux sociaux, les élèves français devront s'engager expressément à ne pas intimider ou harceler un autre utilisateur», avait indiqué le ministre Chatel au printemps. C'est à ce même moment qu'il a annoncé que le compte des élèves «convaincus de harcèlement sur le réseau Facebook serait fermé» - une mesure difficile à mettre en place, toutefois....
Ettakatol France condamne fermement les actes de violences, d'intimidation et l'atmosphère de terreur intellectuelle en cours actuellement dans certaines Universités tunisiennes.
D'après une enquête sur le climat scolaire, entre un tiers et la moitié des élèves sont victimes de "violence verbale" et de "petits vols". Les collégiens dans leur grande majorité "se sentent bien" dans leur établissement, mais ce n'est pas le cas pour 10 % qui disent souffrir de harcèlement et cumulent les brimades : mis à l'écart, frappés, rackettés, ou obligés de jouer à des jeux dangereux. Plus de neuf collégiens sur dix (93 %) "se sentent bien" dans leur établissement, selon la première grande enquête nationale dite de "victimation", menée auprès de 18 000 élèves de 300 collèges français....
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Un garçon de onze ans, scolarisé en CM2 dans une école du 15e arrondissement de Marseille, a tenté d'étrangler lundi dans un accès de colère l'une des institutrices de l'établissement. L'enseignante, qui n'a pas été hospitalisée mais est toujours très choquée, est en arrêt maladie depuis l'incident. Elle a porté plainte au commissariat. Le garçonnet était "extrêmement excité" ce lundi et, alors que l'étude en fin de journée avait débuté, l'une des enseignantes de l'école en charge de la surveillance lui a demandé de rentrer dans le rang, ce qu'il a refusé de faire."Il a alors piqué une colère noire, s'est débattu, a bousculé l'enseignante, l'a fait tomber et a eu ce geste malheureux de tenter de l'étrangler", a ajouté M. Yaïche, évoquant un acte "qui n'est pas fréquent du tout". Ce geste "grave et inexcusable" n'est pas le fait d'un "voyou ou d'un délinquant", ni d'un enfant "délaissé", a-t-il immédiatement précisé....
Un ex-directeur d'école de Moussey (Moselle) a été condamné mercredi à 2 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Metz, qui l'a reconnu coupable d'avoir brutalisé des élèves de CM1 et CM2 de septembre 2009 à avril 2011...
Depuis la révolution du 14 janvier, les salafistes ont redoublé de dynamisme en Tunisie. Gros plan sur ce phénomène nouveau qui suscite l’inquiétude de la société civile tunisienne, notamment dans le domaine de l'enseignement. ... Le salafisme est généralement défini comme un courant islamiste qui prône un mode de vie semblable à celui du prophète Mahomet. Comme les autres courants islamistes soient-ils modérés ou extrêmes, le mouvement salafiste était pour le moins discret sous l’ère Ben Ali et précédemment sous le mandat de Bourguiba qui avait instauré un état laïque et moderniste contrant les mouvements islamistes. Un mois environ après la fin du soulèvement qui a mené à la chute de Ben Ali, le mouvement salafiste s’est fait plus présent dans le pays. La victoire du parti islamiste Ennahda aux législatives en octobre dernier a également créé un contexte propice à sa visibilité. Les salafistes se montrent désormais au grand jour, n'hésitant à faire des démonstrations de force. Certains d'entre eux ont ainsi pris d’assaut une maison close de la capitaleTunis pour demander sa fermeture arguant qu’il s’agissait d’un lieu de perdition. De même sont-ils intervenus en septembre dernier dans une université de la ville de Sousse pour réclamer le droit de s’inscrire pour les étudiantes portant le niqab. Ce scénario s’est également répété en novembre dernier, quand a été séquestré des heures durant le doyen d’une faculté de Lettres pour obtenir de lui la séparation des étudiants des étudiantes, et la création d’une salle de prière dans l’enceinte de cette université. Ces actions suscitent l’inquiétude d’un nombre grandissant de Tunisiens. Les salafistes de Tunisie n’ont d'ailleurs fait aucun effort pour rassurer la société civile, faisant usage de violences physique et morale...
Aux États-Unis, à la suite du décès de plusieurs enfants dont les parents avaient lu l’ouvrage d’un pasteur sur l’éducation, la polémique a éclaté sur un livre qui prône de violents châtiments, relate le New York Times. L’atmosphère bon enfant qui règne sur ces collines du Tennessee contraste fortement avec le tollé suscité dans le pays par les méthodes de discipline recommandées par ce pasteur, qui préconise l’usage systématique de la “baguette” pour faire plier la volonté des petits. Considérées comme relevant du bon sens par certains parents et comme épouvantables par d’autres, ces méthodes s’inspirent, comme lui-même le souligne, des “principes utilisés par les amish pour dresser leurs mules les plus têtues”. La polémique a éclaté sur des sites chrétiens et pris une nouvelle dimension après la mort d’un troisième enfant maltraité par des parents, qui, comme dans les deux cas précédents, avaient à leur domicile le livre publié par le couple Pearl, To Train Up a Child [Comment éduquer un enfant]. Le 29 septembre, ces parents ont été accusés de mauvais traitements ayant entraîné la mort. Le livre, publié à compte d’auteur et dont plus de 670 000 exemplaires sont en circulation, rencontre un grand succès chez les chrétiens adeptes de l’école à la maison, qui en font l’apologie dans leurs magazines ou sur leurs sites web. L’ouvrage donne des conseils sur la manière de frapper un enfant dès l’âge de 6 mois pour corriger les mauvaises conduites et explique comment lui donner des coups sur les bras, les jambes ou le dos, notamment avec un tuyau en plastique de 35 centimètres de long qui, précise le pasteur, a l’avantage de “pouvoir être enroulé et placé dans votre poche”...
Près de 10% des collégiens subissent des violences à l'école, d'après une enquête de l'Education Nationale. Sur LEXPRESS.fr, les internautes oscillent entre colère et inquiétude. On a tendance à idéaliser le "bon vieux temps". Regardez La guerre des boutons: c'est loin d'être idyllique en termes de relations humaines! Ce qui a changé, c'est notre tolérance. On supporte moins l'agressivité à l'école - et c'est positif! Certaines pratiques ont disparu, comme le bonnet d'âne, qui ne serait plus acceptable de nos jours. Il y a en revanche quelques nouveautés, comme le harcèlement sur les réseaux sociaux.
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