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L'enseignement dans tous ses états.
Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Quel financement pour la réforme des rythmes scolaires en 2014 ?

Quel financement pour la réforme des rythmes scolaires en 2014 ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le gouvernement s'est engagé à pérenniser le fonds d'amorçage de 250 millions d'euros pour la rentrée 2014.



Avec quel argent est financée la réforme des rythmes scolaires ? Cette question fait partie de celles que les élus d'opposition posent avec insistance au ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon.

Pour l'Association des maires de France (AMF), le coût d'une telle mesure "ne peut être supporté" par les communes. Pour l'UMP, il s'agit d'un "transfert déguisé de charges de l'Etat vers les communes". Lors d'une réunion publique à Caen (Calvados), mercredi 2 octobre, le président du parti, Jean-François Copé, a parlé de la mise en place d'une "taxe Peillon" que les collectivités locales allaient, selon lui, devoir mettre en place pour financer cette réforme.

"Nous mettons de l'argent. Il n'y a pas d'inquiétude pour l'avenir", a répondu le ministre de l'éducation nationale jeudi 3 octobre sur France Info.

 


Combien apporte l'Etat ?

Pour la mise en place de la réforme, l'Etat a mis à disposition des communes un "fonds d'amorçage" doté de 250 millions d'euros. Les municipalités qui ont mis en place la réforme à la rentrée 2013 perçoivent 50 euros par élève, 90 euros dans les zones en difficulté. S'y ajoute une prestation versée par les caisses d'allocations familiales de 53 euros par an et par enfant.

 



Cette aide sera-t-elle pérénnisée ?

Le ministère précise sur son site que "le fonds mis en place par le gouvernement présente un caractère exceptionnel". Dans la note adressée le 17 juin aux recteurs, il est bien spécifié : "Le versement de ce montant forfaitaire ne peut être renouvelé au titre de l'année 2014-2015."
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famille sur la terre's curator insight, October 10, 2013 11:24 PM

alors au final, qui c'est qui va payer ? Les familles ??

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Rythmes scolaires: le stress comme matière principale

Rythmes scolaires: le stress comme matière principale | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Multiplication des intervenants, manque de locaux, horaires inadaptés... Loin de favoriser le « bien-être » des élèves, la désorganisation de la réforme a plutôt tendance à les épuiser.


«C’est la première fois que j’entends mon enfant me dire : ‘‘Maman, je ne veux pas aller à l’école.’’ » Sonia a beau être patiente, l’inquiétude la gagne de jour en jour. Un mois après la rentrée scolaire, cette mère d’élève partage le constat de nombreux parents et enseignants : loin d’améliorer le « bien-être » de l’enfant, la réforme des rythmes se révèle, pour l’instant, bien épuisante. Sur le papier, celle-ci devait desserrer l’étau scolaire en répartissant le même nombre d’heures de cours sur 4,5 jours au lieu de quatre. Le temps gagné, lui, devant être consacré à des « activités périscolaires », à la charge des communes. Mais voilà. À l’usage, ce bel ordonnancement bat de l’aile.

 

Un problème surtout pour les maternelles

Multiplication des intervenants, manque de locaux, horaires inadaptés... Ces reproches reviennent en boucle. « On constate une dégradation du climat scolaire », confirme Jérôme Lambert, responsable du SNUipp-FSU Paris, qui a publié hier les résultats d’une enquête dans 160 écoles de la capitale. Ici, la municipalité a décidé de réduire le temps de classe du mardi et du vendredi. Résultat ? Le lundi, les cours se terminent à 16 h 30, le mardi à 15 heures, le mercredi à 11 h 30, le jeudi à 16 h 30 et le vendredi à 15 heures...« Les enfants n’ont pas deux jours consécutifs semblables, s’agace un directeur d’école. C’est un problème surtout pour les maternelles qui ont besoin de régularité pour se structurer. » Jérôme Lambert confirme cette « perte des repères spatio-temporels » chez les plus petits qui voient se succéder dans leur classe la maîtresse, les Atsem, les animateurs de centre de loisirs, un intervenant de théâtre... « D’une manière générale, cette désorganisation provoque beaucoup de stress chez les adultes comme chez les enfants qui ne savent jamais ce qu’ils vont faire dans la journée. »

 

Chronobiologie

À regarder les organisations retenues par les 4 000 communes appliquant la réforme, on se dit que les préconisations des chronobiologistes ne sont également qu’un lointain souvenir. Souvent, le choix a été de placer les activités périscolaires après la classe, entre 15 h 30 et 16 h 30, au moment où « le pic de vigilance » des enfants est censé remonter... Mais pour beaucoup l’aberration suprême a été d’appliquer la même réforme en maternelle. ..



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FRANCE-QUÉBEC • Laïcité : des chartes très sectaires

FRANCE-QUÉBEC • Laïcité : des chartes très sectaires | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le gouvernement québecois souhaite suivre l'exemple français en lançant une charte pour promouvoir la laïcité.

Une très mauvaise méthode pour "éliminer" la religion de la vie publique, alors qu'il vaudrait mieux prôner la tolérance, selon un Canadien anglophone.

 

J'avais autrefois un médecin de famille dont l'expression favorite était "à la grâce de Dieu". Il passait son temps à dire cela pendant les examens : il invoquait le Créateur tout en enfilant ses gants en caoutchouc, et faisait ses prières pendant qu'il gonflait le brassard pour vous mesurer la tension artérielle. Ç'aurait pu être une de ces expressions archaïsantes comme "Dieu vous bénisse" [équivalent anglais d'"à vos souhaits"], mais à son ton j'avais vraiment le sentiment qu'il croyait à une force spirituelle agissant sur ma santé.

J'ai donc fini par me passer de ses services. Qui voudrait d'un médecin qui croie en autre chose que la médecine ? Et s'il est pieux, il pourrait au moins tenir sa piété à l'écart de sa profession.

Vous conviendrez que j'ai bien fait d'agir ainsi, j'en suis sûr. Mais cela doit-il pour autant devenir la loi du pays ? Devrait-il y avoir un écriteau, dans tous les cabinets médicaux, indiquant que toute manifestation ou expression religieuse est interdite ? Même chose dans les écoles, les universités, les tribunaux, les postes de police et les bureaux d'immatriculation ?


C'est devenu le grand projet politique de l'année, du moins dans les zones francophones de la planète. Cette semaine, la France a annoncé que chaque école du pays devrait afficher sur ses murs, avant la fin septembre, une "charte de la laïcité", qui a acquis force de loi en 2012, et qui rappellera aux élèves et étudiants qu'ils devront assister aux cours pendant certaines fêtes religieuses, participer à une heure de débat hebdomadaire sur la laïcité et respecter la loi, adoptée il y a neuf ans, qui interdit aux professeurs et aux élèves de porter des crucifix, des kippas ou des foulards islamiques.

La philosophie sur laquelle reposent les lois française et québécoise, connue sous le nom de laïcité*, s'enracine dans une noble tradition. Elle est apparue pour la première fois aux Etats-Unis, où les auteurs de la constitution, principalement athées, ont dû s'attaquer à ce problème complexe : créer un gouvernement unique pour un pays fondé et peuplé par des sectes extrémistes concurrentes. La solution a consisté à séparer religion et vie politique, à créer une sphère publique neutre et à faire en sorte que la religion relève strictement de la vie privée...

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Valaf Lebu's comment, September 17, 2013 9:35 AM
La laïcité, ce n'est pas la lutte contre les intégrismes, mais un principe de séparation de l'Eglise et de l'Etat... Les musulmans n'ont pas d'église, ils n'ont d'ailleurs pas assez de mosquées pour pratiquer leur culte (ce que devrait garantir justement la neutralité de l'Etat à l'égard de ces religions). De plus, le clergé musulman n'a jamais eu aucun pouvoir sur l'Etat en France (ce qui n'est pas le cas de l'Eglise catholique). Quand on parle de laïcité, il faut comparer ce qui est comparable ! Peut-être qu'en réalité, il ne s'agit pas du tout de laïcité, mais bien d'un dévoiement de cette notion récupérée par les extrémistes de droite pour séduire ceux qui ignorent leurs propres préjugés...
Valaf Lebu's comment, September 17, 2013 9:37 AM
Article premier de la loi de 1901 : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes [...] » Liberté de culte et droit de ne pas être croyant...
Majda Maalal's comment, September 17, 2013 10:42 AM
Le problème c'est qu'une loi n 'est pas forcément respectée par contre pour les états musulmans la religion est au sein du quotidien notamment du politique. D'ailleurs c'est pour ça que les religions monothéistes se côtoient sans aucun problème.
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L’année de la réforme des rythmes scolaires en 10 dessins

L’année de la réforme des rythmes scolaires en 10 dessins | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
L’année de la réforme des rythmes scolaires en 10 dessins

 

Pour conclure cette semaine "spécial rentrée", voici une petite rétrospective de la mise en place de la réforme des rythmes scolaires à partir de 10 strips réalisés pour la newsletter "La toile de l'éducation" (qui a repris mercredi).

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40 % des enfants syriens n'iront pas à l'école cette année

40 % des enfants syriens n'iront pas à l'école cette année | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Près de 2 millions de jeunes Syriens ayant entre 6 et 15 ans, soit 40 % des élèves de cette tranche d'âge, ne vont plus à l'école, a déploré vendredi le Fonds des Nations unies pour l'enfance.

 

Près de 2 millions de jeunes Syriens ayant entre 6 et 15 ans, soit 40 % des élèves de cette tranche d'âge, ne vont plus à l'école, a déploré vendredi le Fonds des Nations unies pour l'enfance, l'Unicef. "Pour un pays qui avant le début du conflit était sur le point d'atteindre l'objectif de l'éducation primaire universelle, les chiffres sont renversants", a déclaré la porte-parole d'Unicef, Marixie Mercado, lors d'un point presse.

"Alors que les écoles vont rouvrir en Syrie et dans les pays voisins au cours des prochaines semaines, permettre aux enfants de recevoir une certaine forme d'apprentissage est une tâche monumentale", a-t-elle poursuivi. En Syrie, plus de 3 000 écoles ont été détruites ou endommagées depuis le début du conflit, et environ 900 sont occupées par des familles déplacées qui ont fui les violences.

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Des programmes d'histoire-géo allégés : «Les profs étaient obligés d’aller trop vite»

Des programmes d'histoire-géo allégés : «Les profs étaient obligés d’aller trop vite» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En pleine rentrée scolaire, le ministère de l'Education nationale va raccourcir les programmes d'histoire-géographie de troisième et de terminale, face à la colère des enseignants.
Si la réforme de l’école primaire occupe les devants de la scène en cette rentrée scolaire, le collège et le lycée connaissent, eux, des réaménagements de dernière minute. L’éducation nationale prévoit d’alléger les programmes d’histoire-géographie des classes de troisième et de terminale (séries économique et sociale, littéraire et professionnelles). La mesure satisfait une demande des syndicats et des professeurs d’histoire-géographie, qui ont lancé une pétition dans ce sens en mai dernier. L’unanimité de la contestation pousse le ministère de l’Education à prendre une mesure d’urgence. Une réunion avec les syndicats, fin août, a permis de discuter des réaménagements jugés nécessaires à des programmes trop denses. «Ça s’est bien passé sur le fond», rapporte Jean-Rémi Girard, secrétaire national à la pédagogie du Syndicat national des lycées et collèges (SNALC). Les mesures seront appliquées dès cette année. Une victoire mitigée. «La question du calendrier est embêtante, continue-t-il, c’est compliqué de réaménager des programmes alors que l’année scolaire a déjà commencé». Les propositions d’allègement seront présentées au groupe d’experts du Conseil Supérieur qui se prononcera le 19 septembre prochain. En jeu : une vingtaine d’heures de programme en moins que ce soit au collège ou au lycée. Certains chapitres devraient être fusionnés, d’autres seront moins approfondis, voire carrément supprimés. «Les programmes d’histoire-géographie ne sont pas pensés pour une mise en œuvre accessible aux élèves», explique Sandrine Charrier, secrétaire nationale du Syndicat national des enseignements de second degré (Snes) chargée des questions et contenus d’enseignement....
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Réformes de l’Education : comment j’ai été dé-formé au métier de prof - Rue89

Réformes de l’Education : comment j’ai été dé-formé au métier de prof - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
A la rentrée 2010, j'ai expérimenté la nouvelle (et déjà obsolète) formation enseignante mise en place en 2009.

 

A la rentrée 2010, j’ai expérimenté la nouvelle (et déjà obsolète) formation enseignante mise en place en 2009. J’étais en Master éducation, enseignement et formation (MEEF), pour devenir enseignant en histoire-géographie.

Aujourd’hui je suis sorti de l’université (ouf !), après avoir validé maints diplômes. Je suis en recherche d’emploi. Je me réoriente, je cherche à travailler dans le social.

La situation des étudiants concernés par ces formations enseignantes est terrible : en l’espace de trois ans, nous avons connu deux réformes. Je suis entré dans le master du précédent gouvernement, j’en ressors au moment où s’installe le système du ministre de l’Education Vincent Peillon... Je vous épargne le coup des fameuses « années de transition », où l’université met en place des masters qui sont avant tout des prototypes de ce que ces formations seront dans les années suivantes. Du moins jusqu’à la prochaine réforme.

 

La réforme de 2009 avait pour ambition de donner toutes les aptitudes professionnelles aux enseignants, tout en rehaussant le niveau d’études requis (passage de bac+3 à bac+5), et permettant de rapprocher (voire de fusionner) les IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) avec les universités. De grandes ambitions… Qui se manifestèrent dans les faits par une destruction de la formation des enseignants.

Exit la pédagogie, place à la formation purement disciplinaire : autrement dit, si vous êtes en mathématiques, vous ne travaillerez que sur les mathématiques, et non plus sur le métier d’enseignant.

Vous passerez le concours du CAPES, et si vous avez la chance de l’obtenir, on vous accordera un poste de prof sans que vous n’ayez jamais sérieusement abordé ce métier. Pédagogie, prise en charge de classe, montage de cours, de contrôles de connaissances, travail en collaboration avec les élèves… Oubliez tout cela. A la place, vous aurez le plaisir d’étudier les dernières recherches scientifiques de la matière qui vous intéresse.

Alors oui, évidemment, il y a quelques résidus des anciennes formations enseignantes : quelques heures de cours, de discussions et de conseils pédagogiques, dispersés dans les deux ans de formation. Mais rien qui puisse nous former sérieusement au métier. Pour vous donner un ordre d’idée : en deux ans de formation universitaire, nous nous sommes entraînés à faire... deux cours. En deux ans, on aurait peut-être pu mieux faire....

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Une charte de la laïcité affichée dans les établissements scolaires

Une charte de la laïcité affichée dans les établissements scolaires | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Tous les établissements publics devront afficher ce texte d'ici à la fin septembre.
À une semaine de la rentrée des classes, le ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon, confirme lundi 26 août l'affichage d'ici à la "fin septembre" d'une charte de la laïcité "dans tous les établissements" scolaires publics. Dans une interview accordée à de nombreux quotidiens régionaux, le ministre explique que cette charte, qu'il avait annoncée en décembre 2012, "rappellera les principes" de la laïcité. Le texte définitif devrait être connu à la mi-septembre. Cette charte précédera une autre mesure déjà annoncée par le ministère de l'éducation : l'instauration à partir de 2015 d'une heure de "morale laïque" pour les écoliers et collégiens. "Chacun est libre de ses opinions. Mais pas de contester un enseignement ou de manquer un cours" au nom notamment de préceptes religieux, affirme Vincent Peillon, demandant toutefois que "la question de la laïcité ne [tourne pas] à l'obsession de l'islam. La très grande majorité de nos compatriotes musulmans est convaincue des bienfaits de la laïcité". Une initiative saluée par son prédécesseur UMP, Luc Chatel. La rentrée début septembre sera la première entièrement préparée par la gauche depuis son arrivée aux affaires. Dans cet entretien, Vincent Peillon défend l'action du gouvernement, notamment la création de 6 700 postes, "le retour de la formation des enseignants avec la création des Écoles supérieures du professorat et de l'éducation", objet d'un déplacement à Toulouse lundi. La France compte plus de 55 000 établissements publics, où sont scolarisés quelque 10 millions d'élèves.
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oliviersc's comment, August 26, 2013 10:09 AM
Beaucoup vont ne pas aimer ; moi, je donne un bon point ! = https://plus.google.com/u/0/114108954249717412482/posts/F8LPcPJfXpo
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ROYAUME-UNI • Etudier, un pari financier risqué

ROYAUME-UNI • Etudier, un pari financier risqué | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Cet été, comme chaque année, une nouvelle génération d'étudiants se prépare à entrer à l'université. Mais de nouveaux frais de scolarité élevés confrontent les jeunes Britanniques à des dettes que beaucoup ne pourront jamais rembourser.

Cette année, sur un million de jeunes Britanniques de 18 ans, un tiers va se lancer dans un gigantesque pari financier. Et ils le feront dans une ignorance brumeuse, pleine de naïveté. Beaucoup n'auront d'ailleurs même pas conscience de faire un pari. Si certains en récolteront d'énormes profits, d'autres devront en assumer les conséquences pendant la majeure partie de leur vie professionnelle.

Depuis l'année dernière, les étudiants doivent prendre en charge la totalité des coûts de leurs études universitaires, depuis les droits d'inscription jusqu'aux frais quotidiens. Ce qui représente des sommes astronomiques. Dans la grande majorité des universités, les frais de scolarité s'élèvent à 9 000 livres [10 501 euros. Le triplement des frais de scolarité, voté par le gouvernement Cameron en 2010, a pris effet à la rentrée 2012]. Les étudiants peuvent en outre emprunter 5 500 livres [6 418 euros] à l'Etat pour vivre, mais ce prêt ne suffit pas à payer le coût d'un loyer, des livres, des transports et de la nourriture, qui peut représenter le double.

50 000 euros de dettes en sortant de l'université

Cette année, les étudiants de premier cycle sortiront de l'université en devant autour de 43 500 livres à l'Etat [soit 50 748 euros. Un système de prêts gouvernementaux est disponible pour tous les étudiants du Royaume-Uni]. A cela s'ajouteront pour certains des dettes privées considérables. Ceux que les parents ne peuvent aider et qui n'arrivent pas à gagner suffisamment d'argent avec des petits boulots devront s'adresser à des banques pour emprunter encore plus. Et cette armée de diplômés quittera l'université en croulant sous une dette bien plus lourde qu'aucune autre génération auparavant.

Les autorités répondent, avec une grande banalité, que les études universitaires ont toujours une grande valeur. Elles nous disent que ces coûts sont justifiés par le fait que les diplômés d'universités ont de meilleurs salaires que ceux qui ne possèdent qu'un diplôme de fin d'études secondaires ou a fortiori un brevet des collèges. Et le gouvernement répète à loisir ce chiffre : en moyenne sur une vie, ceux qui détiennent un diplôme universitaire gagnent 100 000 livres [116 776 euros] de plus que les autres. Le jeu en vaut donc la chandelle.

Mais l'étude en question a 11 ans, et elle repose sur des données datant d'une époque où les diplômés étaient plus rares et plus recherchés par les employeurs qu'aujourd'hui. Il y a trente ans, sur dix jeunes qui quittaient l'école, seul un allait à l'université. Aujourd'hui, ils sont près de la moitié à le faire...

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"C'est une injustice de ne pas pouvoir travailler avec son voile"

"C'est une injustice de ne pas pouvoir travailler avec son voile" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Alors que le Haut Conseil à l'intégration recommande d'interdire les signes religieux à l'université, des étudiantes musulmanes racontent les aléas du port du voile dans leur établissement.

 

Elles le portent sombre et strict, serré sous le menton ou noué sur la nuque, en voile ou en turban, fleuri ou assorti à leur tenue du jour, un tailleur ou une longue tunique unie, agrémenté de maquillage ou en toute sobriété. Passées par des lycées publics où le port du voile est interdit depuis 2004, ou scolarisées en lycées privés catholiques où il n'était pas forcément le bienvenu, ces jeunes musulmanes voilées suivent aujourd'hui des études supérieures ou viennent de terminer leur cursus.

Pour l'instant, la loi leur permet d'étudier ainsi, même si le Haut conseil à l'intégration recommande d'interdire les signes religieux à l'université [article en zone abonnés]. Mais dans le monde du travail, nombre de femmes se défont de leur foulard à la porte du bureau. En dépit des "peurs" et de possibles débats à venir sur le port du voile en entreprise, les jeunes femmes que nous avons interrogées se montrent relativement "optimistes". Elles parient sur leurs diplômes et "l'évolution des mentalités" pour trouver du travail.

 

 

Saïda Ounissi, 26 ans, doctorante en sciences politiques à Paris-I

Lorsqu'elle est entrée à l'université, Saïda a pensé que "cela allait être compliqué" d'étudier avec son voile. Finalement, un seul incident a émaillé sa scolarité. "En master 1, un prof m'a virée car il estimait que je prônais un "islam politique" ; j'ai porté plainte et l'affaire s'est réglée par la médiation au sein de l'université." Saïda se savait "dans son droit".

"Ça a donné lieu à des discussions et des étudiants m'ont dit qu'eux aussi pensaient que je dépassais les bornes. Ils se sont demandé s'il ne fallait pas étendre la loi de 2004 à l'université, au nom de la neutralité. Moi je n'ai jamais rien organisé à la fac alors qu'il y a une aumônerie catholique très active et le syndicat des étudiants juifs, l'UEJF ! Comme on se sent tout juste tolérées, on ne la ramène pas !"

La jeune femme au foulard strict achèvera sa thèse dans dix-huit mois ; elle regrette de ne pouvoir donner des cours de TD avec son voile : "C'est dommage, parce que j'étais boursière et j'ai coûté de l'argent au pays." Comme beaucoup de ses amies, elle espère que les mentalités vont évoluer. "On se dit toutes que cela va finir par arriver, car c'est une injustice de ne pas pouvoir travailler avec son voile."

"Aujourd'hui, pour moi, ce serait difficile, physiquement et psychologiquement, de l'enlever. Beaucoup de femmes qui travaillent dans la finance le font ; mon luxe est de savoir que je peux bosser ailleurs qu'en France." Saïda envisage de travailler dans une organisation internationale.

 

 

Marwa, 25 ans, orthoptiste en province

Tout au long de ses études et de ses stages, Marwa a jonglé entre les bandeaux, les bonnets, les bandanas, les serre-tête, les accessoires de mode lui permettant de dissimuler ses cheveux. "Pour moi, il était important de porter le voile, tout en étant intégrée professionnellement. C'était une manière de sortir du cliché "femme voilée = femme au foyer"".

Elevée dans la campagne normande, Marwa a choisi une profession libérale "en partie à cause du voile. Je savais que cela me simplifierait la vie". Installée depuis deux ans dans le centre d'une ville de province avec une collègue non musulmane, elle porte le voile noué sur la nuque. "Tant que je fais bien mon travail, cela ne pose aucun problème aux patients, même si, vu la société dans laquelle on vit, les gens sont parfois méfiants", assure-t-elle. Elle trouve "un peu fatigant tous les débats sur le voile". "On est Françaises, on aimerait être considérées comme tout le monde, sans avoir toujours à se justifier."

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Les 5 statistiques positives de l’école française

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Les 5 statistiques positives de l’école française

 

Le système éducatif français est souvent stigmatisé sur ses faiblesses et je veux bien reconnaitre que ce blog contribue à cette tendance sur la base des comparaisons internationales. Il ne faut pas non plus se voiler la face, les problèmes en France sont bien réels. Cependant, j’aimerais à travers cet article regarder les choses sous un angle résolument plus optimiste et attirer votre attention sur 5 statistiques où la France s’en sort particulièrement bien dans les comparaisons internationales par rapport à ses voisins de l’OCDE.

1ère statistique positive : la France a une école maternelle ouverte au plus grand nombre et financée principalement par des fonds publics.

La France fait partie des quelques pays de l’OCDE où la quasi majorité des enfants est déjà scolarisée à l’âge de 3 ans. C’est en Belgique, en Espagne, en France, en Islande, en Italie, en Norvège et en Suède que les taux de préscolarisation sont les plus élevés à l’âge de 3 ans : plus de 90 % des enfants de cet âge y sont préscolarisés.

Similairement, selon la moyenne calculée tous pays de l’OCDE confondus, plus de trois quarts des enfants de quatre ans (79 %) sont préscolarisés. À cet âge, le taux de préscolarisation est de quasi 100% en France alors qu’il est inférieur à 60 % en Australie, au Brésil, au Canada, en Finlande, en Grèce, en Indonésie, en Pologne, en Suisse et en Turquie...

 

De plus, le financement est essentiellement public en France, ce qui est un gage solide d’équité sociale. Les fonds privés représentent en moyenne 18 % du financement des écoles maternelles dans l’OCDE contre seulement 6% en France. A titre indicatif, les fonds privés représentent plus de 25 % en Allemagne, en Argentine et en Autriche, et même plus de  48 % du financement total en Australie, en Corée et au Japon.

Avoir une école maternelle bien structurée et qui accueille les enfants le plus tôt possible est un atout. Surtout lorsque l’on sait que les élèves âgés de 15 ans qui ont été préscolarisés ont obtenu de meilleurs scores aux épreuves PISA que ceux qui ne l’ont pas été, même après contrôle de leur milieu socio-économique,

2ème statistique positive : les enseignants du primaire et secondaire sont en moyenne plus jeunes en France que dans de nombreux pays européens et de l’OCDE.

Contrairement à l’idée reçue, les enseignants français sont plus jeunes que dans la plupart des pays de l’OCDE (et notamment européens). En moyenne, dans les pays de l’OCDE, 42 % des enseignants du primaire ont moins de 40 ans (contre 49 % en France). Dans l’enseignement secondaire, en France et dans seulement 13 autres des 32 pays de l’OCDE ou des autres pays du G20, 39 % au moins des enseignants en poste dans l’enseignement secondaire ont moins de 40 ans (voir le graphique D5.1 ci-dessous extrait de regards sur l’éducation)...

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Education: la "bivalence" des professeurs vue par Claude Lelièvre

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La bivalence ou l'enseignement de deux matières par les professeurs est l'une des pistes évoquées par la Cour des comptes pour réformer le métier enseignant. Eclairage historique par Claude Lelièvre, historien de l'éducation.



Un peu d'histoire - plus ''rétrospective'' que ''prospective'', car l'histoire repasse rarement deux fois le même plat - s'impose pour qui veut en savoir plus sur l'obscure question de la ''bivalence'' des professeurs de l'enseignement secondaire. Souhaitée par certains, elle est redoutée par d'autres, alors même qu'elle existe de fait en histoire-géographie, physique-chimie, sciences économiques et sociales, sans compter la ''trivalence'' français-latin-grec.

Il faut remonter jusqu'au début de la Ve République: dès 1959, il est décidé que les enfants ayant six ans cette année là auront obligatoirement deux années de scolarisation supplémentaire. La structure où devait se faire la prolongation de la scolarité obligatoire pouvait prendre des formes bien différentes. Ce qui est finalement choisi par la réforme Capelle-Fouchet de 1963 (qui a été décidée et tranchée par Charles de Gaulle lui-même), c'est l'institution d'un collège d'enseignement général (le CES) par lequel devront désormais transiter tous les élèves de 11-12 ans à 15-16 ans.

Le CES est un collège à filières qui réunit en un même établissement la voie dite longue (encadrée par des certifiés et des agrégés), la voie dite ''courte'' (encadrée par des PEGC, professeurs dits bi-valents), et une voie dite "transition-pratique" (qui doit être encadrée en principe par des instituteurs spécialisés).

La nouvelle structure unifiée institutionnellement (le "CES") va se construire effectivement en une dizaine d'années par la transformation de premiers cycles des établissements secondaires en ''CES'' ou par celles des CEG (anciens cours complémentaires rebaptisés ''collèges d'enseignement général'' en 1960) transformés en ''CES''; ou encore par la construction de nouveaux ''CES'' ex-nihilo. Mais l'arrivée des PEGC dans les ex-premiers cycles des collèges et lycées, ou l'arrivée symétrique des certifiés ou agrégés dans les ex-CEG, ne s'est pas faite sans mal, sans frictions de corps enseignants, et sans effet de distinction (qui laissent de nombreuses traces, et qui durent...).

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Education : Seul 1 Sénégalais sur 2 sait lire et écrire

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Selon l’enquête de suivi de la pauvreté au Sénégal réalisée en 2011 par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, le taux d’alphabétisation des adultes de 15 ans et plus est estimé à 52,1 %. S’agissant de la scolarisation au primaire, les taux net et brut atteignent respectivement 59,6 % et 79,8 %. Cependant, seul un Sénégalais sur deux sait lire et écrire dans une langue quelconque. Cette enquête note que seul un Sénégalais sur deux (52,1 % de la population) déclare savoir lire et écrire dans une langue quelconque. Pourtant, l’alphabétisation bénéficie, depuis longtemps, de programmes spéciaux et son taux a nettement évolué au Sénégal en 10 ans. En effet, à l’échelle nationale, l’enquête de l’Ansd relève que le taux s’établissait à 37,8 % en 2001-2002 et à 52,1 % en 2011. Cette tendance haussière se confirme en milieu urbain et rural où l’on remarque une nette amélioration. A Dakar urbain, le taux d’alphabétisation est passé de 58,3 % en 2001- 2002 à 68,8 % en 2011. Dans les autres villes, il est passé de 51,9 % à 61,8 % entre 2001 à 2011. En milieu rural où il était à 23,3 % en 2001-2002, il a atteint 38,9 % en 2011. Une analyse régionale permet de constater que les populations de Dakar (68,6 %), de Ziguinchor (65 %), de Thiès (53,8 %) et Saint-Louis (53,2 %) sont les plus alphabétisées. En revanche, les régions de Matam (28,4 %), Diourbel (35,1 %), Kédougou (35,0 %) et Tambacounda (35,0 %) se signalent avec les taux les plus bas....
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Brésil : les enseignants du public en grève se heurtent à la police

Brésil : les enseignants du public en grève se heurtent à la police | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Quelques centaines d'enseignants d'écoles publiques maternelles et primaires ont manifesté mardi devant le conseil municipal de la ville où devait être voté un plan de carrière rejeté par les professeurs.

 

Des heurts ont éclaté mardi 1er octobre à Rio entre quelques centaines d'enseignants d'écoles publiques maternelles et primaires et des policiers, devant le conseil municipal de la ville où devait être voté un plan de carrière rejeté par les professeurs.

Alors que les manifestants tentaient d'envahir la salle de vote aux cris de "ce gouvernement [de l'Etat de Rio] ne sert à rien, il va tomber", le bataillon de choc de la police de Rio a chargé en lançant des gaz lacrymogènes. En grève depuis quarante-six jours, les professeurs des écoles publiques, gérées par la municipalité, exigent le retrait de ce plan de carrière et de salaires pour reprendre les négociations avec la mairie.

 

 

8 EUROS DE L'HEURE

"Ce plan de carrière ne concerne que ceux qui travaillent quarante heures par semaine dans la même école – une minorité infime. Actuellement, on gagne à peine 25 réis (8 euros) de l'heure", a déploré Daniel Raposo, 28 ans, professeur de gymnastique.

"Pour faire nos quarante heures par semaine, nous sommes obligés de travailler dans plusieurs écoles. Il y en a marre. C'est un mouvement d'insatisfaction, on ne peut plus supporter tant d'humiliations, tant de mépris, tant de belles paroles, tant de mensonges", a de son côté déclaré à l'AFP l'instituteur Marcos Antonio.....

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«Les profs inventent, s’adaptent, la réforme doit venir d’eux…»

«Les profs inventent, s’adaptent, la réforme doit venir d’eux…» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Antoine Prost Historien
INTERVIEW Le ministre Vincent Peillon veut «refonder» l’école. Après avoir changé, non sans mal, les rythmes scolaires, il ouvre des discussions sur le métier enseignant et sur le collège. L’historien Antoine Prost signe un livre, Du changement dans l’école (Seuil), où il analyse la longue histoire des réformes, plus ou moins réussies, dans l’Education nationale. Pourquoi faut-il toujours réformer ? Est-ce qu’il n’y a pas une cacophonie de réformes ? Comme tout être vivant, l’Education nationale ne cesse de se réformer. La réforme, c’est la vie. Il n’y a que dans les cimetières que l’on ne réforme plus. Le problème, ici, est que les débats sur l’éducation sont devenus des débats politiques. Les alternances politiques empêchent la gouvernance de l’Education nationale d’être constante, cohérente dans le temps. Par exemple, les zones d’éducation prioritaire ou Zep [créées par la gauche en 1981, ndlr]. Lorsque la droite arrive au pouvoir, elle ne s’en occupe plus. Quand la gauche arrive, elle les relance. Nous avons un vrai problème de gouvernance : la continuité n’est pas assurée, or elle est absolument nécessaire dans l’Education nationale. Est-ce qu’on ne tourne pas en rond ? On tourne en rond. La gauche défait ce que la droite a fait et réciproquement. Depuis le début de la Ve République, un seul ministre est resté aussi longtemps à son poste qu’un élève dans l’école élémentaire : ce fut Christian Fouchet, ministre de 1962 à 1967. Ou alors, si l’on change tout le temps de ministre, il faut que l’administration fasse la politique et que les directeurs restent longtemps en fonction. La politique de Ferry, qui passe, c’est Ferdinand Buisson, qui est resté dix-huit ans directeur de l’instruction primaire. Il a pu mener une politique. Si la politique du collège unique est entrée dans les faits, c’est qu’elle a été appliquée avec constance et continuité, de 1962 à au moins 1975, par une administration convaincue de sa justesse. Il faut de la suite dans les idées et les politiques. Il y a aujourd’hui une controverse sur les programmes d’histoire. C’est très bien de les alléger, mais il ne faut pas les changer tout de suite. Il faut laisser le temps aux profs de les apprivoiser sur au moins quatre ou cinq ans. Ce serait les traiter avec désinvolture que de jeter à la corbeille tout le travail qu’ils ont fait pour s’adapter aux programmes thématiques. Le temps pédagogique ne s’accorde pas avec le temps politique....
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La laïcité en 15 articles - France Inter

La laïcité en 15 articles - France Inter | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Vincent Peillon s'est rendu ce matin dans un lycée de la La Ferté-sous-Jouarre en Seine-et-Marne. Il y a présenté la toute première charte sur la laïcité désormais affichée dans tous les établissements scolaires publics. Le texte rappelle notamment qu'un élève ne doit pas contester une matière au nom de ses convictions religieuses.

 

 

Le lieu n'a pas été choisi par hasard. Le lycée où a été présentée la charte est situé en zone rurale, loin des cités, où certains cours ont pu être remis en cause au nom de principes religieux. Robert Badinter, l'ancien président du Conseil Constitutionnel, sera notamment présent.

La charte reprend des principes généraux et ne vise aucune religion en particulier. La laïcité ne doit pas tourner "à l'obsession de l'islam", a rappelé cet été Vincent Peillon.


Ce rappel au droit, facilement compréhensibles pour des élèves du CP à la Terminale, décliné en 15 articles, souligne en préambule que "la Nation confie à l'Ecole la mission de faire partager aux élèves les valeurs de la République", sur les fondements de la Constitution, de la Déclaration des droits de l'Homme et de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Pendant six mois, le ministère a consulté avant de rendre sa copie et de rédiger une charte qui rappelle que "chacun est libre de ses opinions" mais "qu’on ne peut pas contester un enseignement ou manquer un cours en fonction de ses convictions religieuses".

Cette charte est plutôt bien accueillie par le monde enseignant alors que des cours comme les sciences de la vie et de la terre sont devenus sensibles dans quelques établissements...



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Activités périscolaires : à Romainville, l'histoire de l'art essuie les plâtres

Activités périscolaires : à Romainville, l'histoire de l'art essuie les plâtres | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
«Libération» suit chaque semaine la mise en place de la réforme des rythmes scolaires et ses conséquences. Aujourd'hui, premier jour d'initiation artistique avec des CP-CE1 dans une école de Seine-Saint-Denis.

 

Deux jours après la rentrée, Libération a suivi jeudi le premier atelier d’histoire de l’art, dans l’école Charcot de Romainville (Seine-Saint-Denis), avec une dizaine d’enfants de CP et de CE1.

Romainville fait partie des 20% des villes qui ont accepté d'adopter la réforme de Vincent Peillon dès cette rentrée. Le retour à la semaine de 4,5 jours en primaire, supprimée en 2008 par la droite, doit permettre d’alléger les journées de classe et vise à lutter contre les inégalités sociales, en donnant à tous les enfants l’accès à des activités péri-éducatives (artistiques, culturelles, sportives...).

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Rentrée scolaire. Rythmes scolaires, une aubaine pour le secteur privé ?

Rentrée scolaire. Rythmes scolaires, une aubaine pour le secteur privé ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

En lançant une réforme sans moyens pour l’appliquer, l’État offre un boulevard aux acteurs du périscolaire, un secteur déjà en plein essor. 

 

Bientôt des écoles primaires sponsorisées par le CAC 40 ? Nos enfants apprendront-ils à lire dans une classe Total et à compter grâce aux assurances Axa ? Un tel scénario relève de la fiction… pour l’heure en tout cas. Dès la rentrée 2014, certaines activités périscolaires, instaurées par la nouvelle semaine de quatre jours et demi, seront financées par l’entreprise Total. Le 7 juin, le groupe pétrolier a en effet signé un accord-cadre avec la ministre Valérie ­Fourneyron, aux termes duquel il s’engage à financer des projets en faveur de la jeunesse, à hauteur de 16 millions d’euros. Quatre millions seront destinés à « des activités éducatives et culturelles en dehors du temps scolaire, notamment en accompagnant la réforme des rythmes éducatifs dans le premier ­degré », détaille le communiqué du ministère. « Il ne s’agit que d’une renégociation d’un accord signé en 2009 avec Martin Hirsch », explique Catherine Ferrant, déléguée générale de la fondation Total. Qui s’est vu demander par le nouveau gouvernement d’orienter une partie de ces fonds vers le financement de sa réforme.

Ce recours à des fonds privés « trahit un glissement insupportable dans la manière dont l’État considère le futur de l’organisation scolaire », a ­dénoncé, cet été, l’Association des maires ruraux de France...

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Des milliers d’enfants handicapés privés de rentrée

Des milliers d’enfants handicapés privés de rentrée | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
«Entre 10.000 et 15.000» sont «sans solution, ou avec des solutions bricolées», selon l'Unapei, fédération de familles et proches de personnes handicapées mentales.

 

Des milliers d’enfants handicapés sont privés de rentrée faute de places en établissements spécialisés et doivent rester à la maison, une situation lourde à gérer pour leurs familles.

Paul Mouchon, 12 ans et demi, est atteint de cytopathie mitochondriale, une maladie génétique qui entraîne un retard psychomoteur. Depuis avril, il est «sans solution» éducative, selon sa mère, Valérie Briffaut.

En maternelle et primaire, il était scolarisé en milieu ordinaire, avec l’aide d’une auxiliaire de vie scolaire (AVS), puis en classe spécialisée. Mais son handicap a été jugé trop lourd pour le collège, et il a été orienté vers un institut médico-éducatif (IME) de Dijon (Côte-d’Or).

Il y avait fait sa rentrée l’année dernière. «Ca s’est très mal passé. Il se faisait pousser par d’autres enfants ; on lui a cassé ses lunettes ; une fois, il s’est ouvert la tête en tombant», explique sa mère. Comme il n’a pas été possible de négocier des aménagements au sein du même établissement, il en est sorti.

Ses parents n’ont pas pu obtenir de dérogation pour qu’il retourne en classe spécialisée en primaire, et «les IME des départements limitrophes n’ont pas de place». Il est donc sur liste d’attente, et c’est sa mère qui s’occupe de lui à la maison. «A l’approche de la rentrée scolaire, c’est angoissant» pour elle. Paul «a réclamé l’école plusieurs fois cet été. Ce n’est pas facile de lui dire: "Tu ne peux pas y retourner"».

«Au moins 5.000» enfants, et même probablement «entre 10.000 et 15.000» sont «sans solution, ou avec des solutions bricolées», selon Thierry Nouvel, directeur général de l’Unapei, fédération de familles et proches de personnes handicapées mentales. «C’est un phénomène qui se reproduit chaque année. C’est extrêmement difficile à gérer pour les familles, très désocialisant pour elles et pour l’enfant, qui subit un déficit d’éducation, donc un surhandicap»...

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oliviersc's comment, September 1, 2013 8:04 AM
partagé à T : https://twitter.com/oliviersc/status/374185840068399104
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La réforme des rythmes scolaires se met en place en ordre dispersé

La réforme des rythmes scolaires se met en place en ordre dispersé | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les quelques 4000 communes qui ont choisi de passer à la la semaine de 4,5 jours offriront à la rentrée un choix hétéroclite d'activités périscolaires.

 

C'est "le" sujet dont tous les parents d'élèves parlent à cinq jours de la rentrée ; un sujet qui a éclipsé bien d'autres aspects de la "refondation de l'école" voulue par le ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon. Dans les quelque 4 000 communes qui ont choisi de revenir, dès 2013, à la semaine de 4,5 jours d'école – la majorité préférant attendre 2014 –, l'épineuse réforme des rythmes scolaires se fait en ordre dispersé. C'était l'une des craintes mises en avant au plus fort de la contestation, début 2013. C'est aussi ce qu'a souligné, le 27 août, le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, en présentant les remontées du terrain de 2 000 écoles.

 

"Que ce soit en termes d'organisation du temps scolaire, de contenu des activités périscolaires, de leur encadrement ou de leur coût, la diversité prévaut dans la mise en oeuvre de la réforme", affirme Sébastien Sihr, secrétaire général de ce syndicat. Une diversité qui rime parfois avec inégalités. Alors qu'à Paris, les 137 000 écoliers ploient un peu sous l'offre – 7 700 ateliers proposés, les mardis et vendredis, dans 662 écoles –, d'autres enfants devront se contenter de peu, selon le SNUipp-FSU, qui a déjà recensé une vingtaine de communes où ce sera "garderie tous les soirs".

La diversité prévaut aussi dans les emplois du temps. La Rue de Grenelle avait fixé le cadre général, limitant les journées de classe à 5 h 30, en contrepartie du retour au mercredi matin travaillé – ou au samedi, sur dérogation. Et laissant chaque commune organiser la journée (et la semaine) de classe en y intégrant trois heures hebdomadaires de périscolaire. Schéma le plus fréquent (43 % des écoles) : une fin de la classe à 15 h 45 quatre jours par semaine. Le modèle dit "parisien", avec des activités concentrées sur deux journées, n'a inspiré que 10 % des écoles. Dans 5 % d'entre elles, la cloche sonnera à 15 h 30, d'autres ont choisi d'allonger la pause déjeuner...

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Le coût des études encore en hausse

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Selon les deux principales associations étudiantes, la rentrée universitaire et les dépenses sur l'année vont encore augmenter pour l'année à venir. Le coût de la rentrée universitaire et celui de la vie étudiante sur l’ensemble de l’année grimpent encore en 2013-2014, selon des enquêtes distinctes publiées lundi par les deux principales organisations étudiantes. Sur l’année, le coût de la vie étudiante augmente de 1,6%, soit 1,5 fois l’inflation, selon l’Unef, première organisation étudiante, en raison de la hausse de dépenses liées au logement comme l’électricité et l’assurance habitation, mais aussi de l’augmentation des frais obligatoires (frais d’inscription à l’université, tickets de restauration universitaire, cotisation à la Sécurité sociale étudiante...) qui ont progressé de 1,6% cette année et de 35% sur les dix dernières années. Il faudra ainsi compter entre 10 500 et 15 500 euros pour financer une année d’études hors domicile parental, alors qu’il devient de plus en plus difficile pour les étudiants de faire appel à la solidarité familiale sur fond de crise, pointe l’Unef. D’où un recours au salariat pour plus de la moitié des étudiants, qui obère leurs chances de réussite, tandis que certains renoncent à des soins médicaux. Pour le seul mois de septembre, le coût de la rentrée affiche une hausse de 2% à 2 481,73 euros, selon la Fage, deuxième organisation étudiante. «Le mois de septembre sera une nouvelle fois synonyme de sacrifices et de difficultés financières» pour les étudiants et leurs familles, pointe dans un communiqué le président de la Fage, Julien Blanchet. Et la hausse des dépenses liées aux études conduit «de plus en plus de jeunes issus des classes sociales les plus populaires à rester à la porte de l’université», regrette-t-il. «Le diplôme reste un rempart contre le chômage, mais encore faut-il y avoir accès». La refonte du système des bourses étudiantes annoncée cet été par le gouvernement permettra à 5% des étudiants de voir leur coût de la vie diminuer cette année, relève l’Unef, mais pour les 75% étudiants non boursiers, la hausse du coût de la vie attteint 1,9%. Parmi les postes de dépenses qui posent particulièrement problème, les deux organisations citent le logement et en appellent au gouvernement...
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Les pays où les études coûtent le plus cher

Les pays où les études coûtent le plus cher | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Un étudiant étranger dépenserait en moyenne six fois plus pour étudier en Australie qu'en Allemagne, selon une étude publiée par HSBC. L'Australie est le pays où les études sont les plus chères pour les étudiants étrangers. Telle est la conclusion d'une enquête publiée, mardi 13 août, par la banque HSBC sur le coût de la vie étudiante dans treize pays (la France ne fait pas partie des pays étudiés). En Australie, le coût des frais universitaires et de la vie quotidienne s'élève en moyenne à plus de 38 000 dollars (28 578 euros) par an pour les étudiants internationaux. Les Etats-Unis sont le deuxième pays où les études sont les plus chères, avec un coût moyen de plus de 35 000 dollars (30 892 euros) par an, devant le Royaume-Uni, qui affiche un total de 30 325 dollars (22 806 euros). Les Emirats arabes unis, le Canada, Singapour et Hongkong figurent également parmi les pays les plus chers. "En moyenne, les frais du quotidien représentent au moins un tiers du coût total et les parents doivent prévoir dans leur budget les voyages pour rentrer à la maison pendant les vacances scolaires. (...) Les subventions publiques diminuant, il est inévitable que le coût des études grimpe partout", commente Malik Sarwar, responsable mondial du développement patrimonial du groupe HSBC...
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Le droit de porter le voile à l'université remis en question

Le droit de porter le voile à l'université remis en question | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le Haut Conseil à l'intégration réclame l'interdiction des signes religieux dans l'enseignement supérieur.

 

C'est un rapport alarmiste et une proposition polémique que le Haut Conseil à l'intégration (HCI) a légués à l'Observatoire de la laïcité, détenteur depuis avril des prérogatives de sa mission sur la laïcité. Dans l'un de leurs derniers travaux que Le Monde s'est procuré, les membres de cette mission, menée par l'inspecteur général de l'éducation nationale Alain Seksig, se sont intéressés au respect de la neutralité religieuse dans l'enseignement supérieur.

Face aux "nombreux contentieux intervenus dans tous les secteurs de la vie universitaire", le rapport émet douze propositions parmi lesquelles l'adoption d'une loi interdisant "dans les salles de cours, lieux et situations d'enseignement et de recherche des établissements publics d'enseignement supérieur, les signes et tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse".

Sans aller jusqu'à étendre à l'enseignement supérieur la loi de 2004 en vigueur dans le second degré, l'idée est bien d'interdire aux étudiantes musulmanes de porter le voile islamique pendant les cours. Une proposition potentiellement polémique, alors que se discute l'opportunité d'interdire les signes religieux, et principalement le voile, dans d'autres sphères de la société française.

 

A l'appui de leur proposition, les rapporteurs rappellent la loi Savary de 1984, qui précise que la liberté d'expression accordée aux usagers de l'enseignement supérieur "ne doit pas porter atteinte aux activités d'enseignement et à l'ordre public". Les rapporteurs précisent aussi que le code de l'éducation prévoit que "le service public de l'enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique". Ils "voient donc mal pourquoi l'enseignement supérieur camperait dans un hypothétique statut d'extraterritorialité"....

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L'Unef accuse 27 universités de sélection illégale des étudiants

L'Unef accuse 27 universités de sélection illégale des étudiants | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Dans son rapport annuel, le syndicat déplore également des dérives concernant les frais d'inscription, dans 24 universités, contre 30 l'an dernier.

Vingt-sept universités pratiquent une sélection illégale des étudiants après le bac et 24 «persistent» à imposer des frais d’inscription illégaux malgré une amélioration sur ce point, a dénoncé lundi l’Unef.

«De plus en plus d’établissements choisissent de limiter le nombre de places disponibles dans leurs licences par un processus de sélection», déplore le premier syndicat étudiant dans son rapport annuel sur les dérives des universités. «Cette nouvelle tendance» est «en totale contradiction avec la loi, qui stipule que la sélection d’un bachelier pour l’accès aux premiers cycles universitaires est prohibée», ajoute le syndicat.

Parmi les mises en cause figurent les universités de Savoie (pour ses licences de physique-chimie), Bordeaux 1 (mathématiques), Paris I et Paris X (droit franco-allemand), Bourgogne (Administration économique et sociale), Rouen, Marne-la-Vallée, etc.

Certaines universités s’abritent, selon l’Unef, derrière le fait que des formations spécialisées nécessitent des «pré-requis», par exemple en musique. Le syndicat rejette cet argument au motif qu’une formation de licence «est censée être adaptée au niveau baccalauréat».

Cette pratique résulte du «manque de moyens» des établissements, dont 16 prévoient d’être en déficit à la fin de l’année, selon l’Union nationale des étudiants de France. Dans ce contexte, certaines «préfèrent réduire le nombre d’étudiants plutôt que d’affecter leurs moyens à l’embauche d’enseignants et au maintien de leurs capacités d’accueil», ajoute l’UNEF.

Elle a pour conséquence de pousser les étudiants «dans les bras du privé», estime le syndicat. ..

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Bourses étudiantes : François Hollande démine la rentrée

Bourses étudiantes : François Hollande démine la rentrée | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Geneviève Fioraso a annoncé 118 millions d'euros dès 2013 et 200 millions pour la rentrée 2014-2015.55.000 étudiants vont percevoir une nouvelle aide.

 

François Hollande met la main au portefeuille pour déminer la rentrée universitaire. La réforme des bourses étudiantes, annoncée hier par la ministre de l'Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, et concoctée avec l'Elysée, prévoit une enveloppe supplémentaire de 118 millions d'euros dès la rentrée 2013 et encore 200 millions pour 2014-2015. « La réforme s'inscrit dans le cadre de la priorité à la jeunesse du président de la République », s'est félicitée Geneviève Fioraso. Le chef de l'Etat veille surtout à éviter que les étudiants ne descendent dans la rue à la rentrée alors que des syndicats de salariés appellent déjà à manifester contre la réforme des retraites. L'annonce d'hier a d'ailleurs été bien accueillie par les organisations étudiantes.

La réforme a trois cibles et va permettre d'améliorer la situation de 92.000 étudiants, explique-t-on au ministère. D'abord, les étudiants dont les parents sont les plus en difficulté. Ainsi, 30.000 étudiants qui avaient atteint l'échelon maximal (échelon 6) et touchaient 4.019 euros sur dix mois. Ils percevront désormais 5.500 euros, grâce à la création d'un échelon 7.

L'aide s'adresse aussi, selon la ministre, « aux étudiants qui sont dans le bas des couches moyennes ». Les revenus de leurs parents leur permettent d'être à l'échelon 0, c'est-à-dire d'être exonérés des paiements des droits universitaires et de la cotisation à la Sécurité sociale étudiante. Sur ces 135.000 étudiants, 55.000 vont bénéficier d'une aide de 100 euros par mois, grâce à la création d'un échelon « 0 bis ». « Ce sont ces étudiants qui travaillent le plus pour financer leurs études, commentait hier Geneviève Fioraso. Or, au-delà de 16 heures de travail par semaine, ils compromettent durablement leurs études. En leur donnant 1.000 euros sur dix mois, nous attendons un gain de 6 à 8 points sur leur réussite en licence et en master. »

La réforme concerne aussi les étudiants en rupture familiale, non éligibles aux bourses classiques et qui touchent une aide du Fonds national d'urgence. Ils sont 6.000 dans cette situation. Le gouvernement a promis 1.000 allocations supplémentaires dès 2013, d'un montant supérieur au niveau moyen actuel : entre 4.019 et 5.500 euros, contre 3.600 euros aujourd'hui. Enfin, les 562.000 étudiants déjà boursiers verront leur bourse augmenter de 1 %, soit « plus que l'inflation », précise-t-on au ministère....

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