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Haïti : l'éducation, priorité d'après-séisme - Éducation / jeunesse - France Info

Haïti : l'éducation, priorité d'après-séisme - Éducation / jeunesse - France Info | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Près de trois ans après le tremblement de terre, Haïti ne jure que par l'école, planche de salut d'un pays où la reconstruction est en panne et la corruption en marche. Mais, le chantier est colossal.

 

Le paysage scolaire n'était déjà pas très riant en Haïti. Selon l'Unicef, environ un tiers des enfants de 6 à 11 ans n'allaient pas à l'école, avant le séisme du 12 janvier 2010. Mais le spectacle des quelque 1.500 écoles effondrées et 3.000 endommagées, a terminé de noircir le tableau. Un choc... et un sursaut. Pour se relever de cette énième catastrophe, le pays se doit de tout miser sur l'école. "C'est la seule chose qu'on va pouvoir laisser à nos enfants : une éducation, confie Elsie, quatre enfants. Moi, je suis prête à tout sacrifier, la bouffe, les chaussures. Je me saigne pour ça !" .

 

L'école ? Les parents, mais aussi le pouvoir haïtien, n'ont que ce mot à la bouche. Sept mois après le tremblement de terre, le ministère de l'Éducation publie un Plan pour la refondation du système éducatif haïtien. Michel Martelly, alors encore simple chanteur, commence à faire campagne sur ce thème. Élu président d'Haïti, il en fait la priorité numéro un de son mandat et lance un programme pour l'Éducation gratuite.

Les frais de scolarité réclamés dans le public sont supprimés, et les écoles privées se voient proposer 90 dollars US par an par enfant accueilli gratuitement. 

"Le montant qu'il donne, ça ne va pas. On est obligé de boycotter", affirme pourtant, la directrice d'une petite école privée de Port-au-Prince. Un moindre mal : certains directeurs peu scrupuleux ont empoché l'argent, sans scolariser un enfant de plus. Rien de très surprenant dans ce pays toujours classé parmi les pays les plus corrompus au monde, selon le dernier rapport de Transparency international. Un autre spot de la radio éducative d'ailleurs a été diffusé pour tenter de parer la fraude....

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"Le "bon devoir, c'est celui que l'élève peut faire seul"

"Le "bon devoir, c'est celui que l'élève peut faire seul" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
A l'heure où le gouvernement veut supprimer les devoirs à la maison, Séverine Kakpo, chercheuse en sciences de l'éducation, a enquêté sur le sujet et émet des réserves.

 

Un travail de terrain d'une année environ que cette ex-professeure de lettres en Seine-Saint-Denis a mené, dans les quartiers populaires de la périphérie parisienne, auprès d'une vingtaine de familles dont les enfants sont scolarisés à la charnière de l'école primaire et du collège. Les résultats de ce travail ethnographique viennent étayer les données de l'Insee : loin du cliché sur la "démission parentale", les familles populaires ont foi en l'utilité des devoirs, s'investissent chaque soir - ou presque. Et si l'abolition des devoirs, officiellement interdits depuis 1956, n'était pas le véritable enjeu ?

 

Pour ou contre les devoirs : la question est récurrente dans le monde éducatif. Au printemps, la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) a appelé à quinze jours de "grève des devoirs", relançant les discussions sur un sujet dont le ministère de l'éducation nationale s'est, depuis, emparé. Qu'est-ce que ce débat dit de notre rapport à l'école ?

    Le débat est, selon moi, très mal posé. La formulation "pour" ou "contre" nourrit artificiellement des lignes de tension bien réelles. Politiques, enseignants, parents et chercheurs s'accordent à dire que tout processus d'apprentissage scolaire doit passer par une phase de travail personnel de l'élève, permettant la consolidation des notions abordées en classe. Personne ne propose de supprimer ce travail-là. La vraie question est : où ce travail doit-il être fait ? Revient-il à l'institution de le prendre en charge ? Ou bien est-ce du ressort des familles, que l'ont sait inégalement disposées en matière de ressources - matérielles, temporelles, éducatives, culturelles... ?

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Faire travailler les élèves l'été, est-ce vraiment utile ? - VousNousIls.fr

Faire travailler les élèves l'été, est-ce vraiment utile ? - VousNousIls.fr | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Faire travailler les élèves l'été, est-ce vraiment utile ?VousNousIls.frLes grandes vacances sont arrivées. Pour une majorité d'élèves, elles sont synonymes de jeux en plein air, de baignades, mais aussi de la corvée des devoirs de vacances.

 

Pour beau­coup de parents, les devoirs pen­dant les vacances d'été sont une bonne chose : ces exer­cices consti­tuent un élément ras­su­rant, qui per­met­tra à leur enfant de se main­te­nir à niveau ou si besoin, de rat­tra­per les lacunes accu­mu­lées en cours d'année. Ils sont égale­ment un moyen pour les parents de se rendre compte de ce que doit savoir leur enfant à son âge. Le suc­cès des cahiers de vacances ne se dément d'ailleurs pas : en 2011, il s'en est vendu près de quatre mil­lions ! Mais la réa­lité montre que peu d'enfants sont assi­dus avec les cahiers : ceux qui les ter­minent sont, en géné­ral, de bons élèves qui prennent les exer­cices comme un passe-temps.

 Chez les ensei­gnants, le sujet fait débat. Certains encou­ragent à tra­vailler pen­dant les vacances mais la majo­rité s'interroge cepen­dant sur l'utilité et l'efficacité d'exercices rabâ­chés pen­dant l'été et pré­co­nise une vraie période de repos. Pour Valérie Sipahimalani, secré­taire natio­nale res­pon­sable du lycée au sein du Snes, « il ne faut pas impo­ser à l'enfant de devoirs d'été. Ces vacances sont un moment de repos et de détente qu'il faut savoir pré­ser­ver. On ne peut pas com­bler des lacunes accu­mu­lées en fai­sant des devoirs de vacances. Il vaut mieux souf­fler un peu. La pres­sion sco­laire est grande et l'enfant a par­fois besoin de se libé­rer d'un poids »...

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