 Your new post is loading...
La tâche n'est pas simple. Cependant, de plus en plus de cursus spécifiques sont mis en place. Depuis l'âge de 10 ans ou 12 ans, ils passent plusieurs heures par jour à taper dans la balle, pédaler, courir, nager, ou encore batailler sur un tatami. Sans compter les multiples compétitions qui monopolisent leurs week-ends et une bonne partie de leurs vacances. Contraints par le temps, bien plus soumis à la pression sportive qu'à celle de l'école, les sportifs de haut niveau qui n'entendent pas renoncer aux études n'ont pas la vie facile. C'est à ce thème, notamment, qu'étaient consacrés les récents Entretiens de l'Insep intitulés «Regards de sportifs(ves) sur leur carrière». Benjamin Brossier, 19 ans, pongiste, a en la matière un cursus tout à fait représentatif: dès la fin du CM1, il a dû faire une croix sur sa vie d'écolier traditionnel. Son CM2, il l'a certes effectué dans une école «classique», mais, déjà, loin de chez lui, hébergé par une famille d'accueil. Son jeune collègue Andréa Landrieu, 17 ans, lui aussi pongiste, a quitté les bancs de l'école dès le collège, avec deux années d'études à distance. Accueilli ensuite dans les structures fédérales, l'adolescent a été bien heureux de «retrouver enfin une vraie classe». Aujourd'hui à l'Insep, où les horaires sont aménagés, il étudie en première S et espère décrocher un bac avec mention pour intégrer une école d'ingénieurs. Une ambition qui ne va pas de soi, puisque le jeune homme, sous statut professionnel, gagne déjà sa vie grâce à son sport. D'autres, sans nul doute, éprouveraient bien du mal à ne pas se laisser aveugler par cette situation tout à fait inhabituelle chez des jeunes de leur âge. L'affaire se corse encore après le bac. C'est le temps, souvent, du début de la maturité sportive, des grandes compétitions internationales, de ces étapes que le sportif ne saurait manquer. Comment alors doser efforts scolaires et sportifs? Comment bachoter lorsqu'une importante compétition internationale s'approche? Bien souvent, le «double-projet» (sportif et scolaire) dont l'Insep rebat les oreilles à ses pensionnaires, ressemble plutôt à une succession de priorités qui s'empilent au gré des agendas sportifs...
Une enquête révèle un accroissement régulier de la consommation de boissons alcoolisées tout au long de la scolarité. La consommation d’alcool, si elle a globalement baissé depuis vingt ans, reste problématique. Elle gagne du terrain chez les collégiens et les lycéens, comme le montre une étude publiée hier par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire dans un numéro spécial consacré à l’alcoolisme en France. Cette publication s’appuie sur deux enquêtes en milieu scolaire (1) qui examinent les nouvelles habitudes de consommation d’alcool chez les jeunes. L’une révèle, ainsi, «qu’un collégien sur six et trois lycéens sur cinq ont déjà été ivres». Les comportements d’alcoolisation évoluent fortement au cours des «années collège», puisque 7% des élèves de sixième reconnaissent avoir déjà été ivres, alors qu’ils sont près de 70% en terminale. L’expérimentation des boissons alcoolisées largement répandue avant l’entrée au collège s’intensifie, donc, au fil des années. En sixième, 59% des élèves déclarent avoir déjà bu de l’alcool, la proportion grimpe à 93% en terminale (17-18 ans). Les degrés d’alcool absorbés vont crescendo - tout comme la consommation ou l’ivresse -, à mesure que les jeunes passent d’une classe à l’autre. Les boissons les plus prisées ? Au collège, c’est le champagne et le cidre. Au lycée, la bière et les alcools forts. Selon l’étude, le tournant intervient en quatrième. Un exemple : l’absorption d’au moins un verre d’alcool au cours du mois qui a précédé l’enquête progresse de 39% à 79% entre la quatrième et la terminale. L’usage régulier - au moins dix fois au cours du dernier mois - passant de 3% à 24% des élèves entre ces deux classes. Quant aux ivresses récentes (c’est-à-dire lors du dernier mois écoulé), elles augmentent, elles aussi rapidement, de 7% à 27% entre la quatrième et la terminale. Les auteurs de cette étude ne s’alarment pas outre mesure. «On ne peut évoquer une large diffusion de l’alcool durant l’adolescence», écrivent-ils. Soulignant néanmoins que «l’alcool est la substance psychoactive la plus précocement expérimentée» à cet âge-là....
FRANCE - Un collège du Val-de-Marne a décidé, vendredi, d'exclure une jeune musulmane de 15 ans après qu'elle a refusé d'ôter un bandeau lui couvrant une partie des cheveux ainsi qu'une jupe longue portée par-dessus son pantalon. Une jeune musulmane de 15 ans s’est vue exclure de son collège, vendredi, car elle refusait d’ôter un bandeau ainsi qu’une jupe noire recouvrant son pantalon. "Elle portait un bandeau de cinq centimètres et une jupe longue. Le conseil de discipline a estimé que les deux associés, c'était un signe religieux. C'est n'importe quoi", s'est offusquée Fatiha Ben Yahiaten, la mère de la jeune fille. Scolariée au collège Les Prunais à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), elle s’était présentée le 4 décembre 2012 avec son bandeau et sa jupe longue. La direction du collège l’avait alors avertie que sa tenue était contraire à la loi restreignant le port des signes religieux à l’école. La jeune fille, refusant de changer de vêtements, a alors été placée pendant plusieurs semaines en permanence. Des éléments de cours lui étaient donnés pour qu’elle puisse continuer à suivre le programme scolaire en vue du brevet des collèges, tandis qu’un dialogue était mis en place entre l’établissement et sa famille. Une tentative qui n’a manifestement pas abouti, puisque l’affaire a été portée en justice.... ...
Le ministère de l'éducation rend public, mardi 26 février, la première enquête nationale sur la perception du climat scolaire par les personnels exerçant dans le second degré. Près d'un personnel sur trois exerçant en collège et lycée songe souvent, ou très souvent, à quitter le métier. Autant estiment la violence présente dans leur établissement. Et plus d'un tiers encore ont une perception négative de leurs relations avec leur direction. Ces données sont tirées de l'enquête de "victimation" dans le second degré rendue publique par le ministère de l'éducation nationale, mardi 26 février. Portant sur un échantillon de 18 100 répondants – des enseignants mais aussi des chefs d'établissement, des conseillers principaux d'éducation, des surveillants... –, cette étude a voulu recueillir, au niveau national, la perception des personnels de collège et de lycée du climat scolaire et les atteintes dont ils peuvent souffrir. C'est aussi la première "copie" remise par Eric Debarbieux depuis qu'il a été nommé, à la mi-septembre 2012, délégué ministériel chargé de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire. Une enquête choc ? "N'exagérons rien, elle ne dévoile pas des horreurs", nuance M. Debarbieux. "Certaines données sont plutôt rassurantes au vu de ce qu'a pu laisser penser, ces derniers mois, la surmédiatisation de faits divers en milieu scolaire", ajoute ce professeur d'université. Il est vrai que l'année scolaire 2012-2013 avait plutôt mal commencé, avec une série d'agressions d'enseignants – à Bordeaux, Poitiers et Amiens. Mais rien, dans l'enquête Debarbieux, ne vient corroborer cette impression d'une "série noire". Au contraire, on y apprend que 70 % des personnels du secondaire ont une perception positive du climat scolaire. Plus de 8 sur 10 se sentent respectés par leurs élèves, et 9 sur 10 s'estiment en sécurité dans leur établissement. "Les violences physiques sont rares, ce qui n'enlève rien à leur gravité", explique M. Debarbieux : un peu plus de 5 % des répondants disent avoir été bousculés violemment depuis septembre, 0,9 % avoir été frappés, 0,3 % agressés avec une arme. "Les actes graves ne sont pas aussi répandus que l'on pourrait le croire."...
Dans le but d’entraîner les élèves de 3e à l’épreuve écrite d’éducation civique au diplôme national du brevet (DNB) -- car en France, le civisme est soluble dans l’examen écrit -- l’académie de Nantes a préparé et mis en ligne un sujet test : les missions de l’armée française. Pourquoi pas, sauf que, dans le cas présent, les candidats ne sont pas évalués sur leur esprit critique, leurs capacités de raisonnement ni même de rédaction mais exclusivement – dans le cadre d’une stricte grille de « réponses attendues » – sur leur disposition à réciter un cours dont les contenus, définis par le ministère de l’Education nationale, ne souffrent aucune discussion. Sans état d’âme, mais aussi sans le moindre respect pour les convictions personnelles, les programmes d’éducation civique imposent sur la guerre et l’armée une vérité officielle, une morale d’état. Pour un candidat au DNB, les missions de l’armée sont celles-ci et rien d’autre : « protéger le territoire français et sa population (dans le cadre de la défense globale) ; garantir les intérêts de la France ; former la jeunesse dans la JDC ». Il y a aussi les missions dites « de souveraineté », à ne pas confondre avec les missions « de présence » : assurer la paix et la sécurité internationale, et participer à des missions humanitaires ou à d’autres actions en collaboration avec l’UE, l’Onu et l’Otan. Actualité oblige, viendrait-il à l’esprit d’un citoyen ou d’un apprenti-citoyen de s’interroger sur la présence militaire française en Afrique depuis la fin officielle de la décolonisation ? De se demander au nom de quelle légitimité, au cours du demi-siècle écoulé, la France fait et défait les régimes politiques sur le continent, soutenant les plus autoritaires et les plus brutaux, sans être en mesure pour autant de garantir la paix et le développement ?...
Editorial. Les élèves français âgés de 10 ans maîtrisent moins bien la lecture que la moyenne des écoliers européens du même âge.
Si ce n'était une solide étude internationale, on pourrait croire que l'enquête Pirls a été commandée par le ministre de l'éducation nationale pour justifier sa politique. Et pour répondre à tous ceux qui s'affolent ou s'insurgent de voir le gouvernement déverser tant de milliards dans le tonneau des Danaïdes de l'école et recruter des enseignants par dizaines de milliers.
Vous avez dit Pirls ? Il s'agit du Programme international de recherche en lecture scolaire, coordonné tous les cinq ans dans 45 pays, dont 23 européens, par l'Association internationale pour l'évaluation des performances éducatives. Les résultats de sa dernière livraison viennent d'être rendus publics.
Que révèle-t-elle, cette enquête ? Que les élèves français âgés de 10 ans maîtrisent moins bien la lecture que la moyenne des écoliers européens du même âge. Et que, sur plusieurs points, leurs performances se sont dégradées depuis une décennie. Plus préoccupant encore : ce ne sont plus seulement les élèves des zones d'éducation prioritaire, les moins favorisées, qui tirent le niveau général vers le bas - tous les établissements sont touchés, et même le groupe des très bons élèves enregistre des résultats médiocres et en recul par rapport à la moyenne européenne.
Centrée sur la maîtrise de la lecture, qui est la clé de tous les apprentissages scolaires, cette enquête confirme d'autres évaluations internationales (comme l'enquête PISA de l'OCDE) ou nationales. Elle donne tout son sens à l'exposé des motifs du projet de loi d'orientation et de programmation auquel Vincent Peillon, le ministre de l'éducation nationale, met la dernière main : "Faire en sorte que tous les élèves maîtrisent les compétences de base en français et en mathématiques en fin de CE1, et les instruments fondamentaux de la connaissance en fin d'école élémentaire."
Cela paraît une évidence. Mais en faire un objectif témoigne que ce n'est pas la réalité. On le sait, en effet, depuis belle lurette, et chaque enquête le confirme : de l'ordre de 20 % des élèves n'ont pas, à l'entrée au collège, une maîtrise suffisante du français pour y réussir leur scolarité, ainsi qu'au lycée....
L'enseignant d'un collège de Charente a été suspendu à cause d'un exercice d'écriture polémique sur le suicide demandé à des élèves de troisième. Des associations de parents d'élèves de Montmoreau-Saint-Cybard, en Charente, ont réclamé mardi dans un communiqué le «retour immédiat à son poste» de l’enseignant de collège suspendu lundi, après avoir demandé à ses élèves de 3e d'écrire une rédaction en se mettant dans la peau d’un jeune suicidaire, exercice qui a suscité un fort émoi à l'échelle nationale. Dans un communiqué transmis à l’AFP, «les associations de parents d'élèves réunies», FCPE et Amicale des parents d'élèves, qui ont tenu lundi soir une réunion exceptionnelle, disent «soutenir totalement le professeur de français incriminé», déplorent un déferlement médiatique «démesuré et inadapté», et soulignent qu'élèves comme parents «sont attachés (à) et apprécient les qualités de ce professeur». «Nous souhaitons son retour immédiat à son poste pour le bien de nos enfants», pose le communiqué....
ANTICIPATION – Des élèves de 3e incités à imaginer leur suicide... Depuis l'introduction du Mythe de Sisyphe de Camus, on sait que le seul problème philosophique vraiment sérieux est le suicide. Mais de là à demander à des collégiens de mettre fictivement fin à leur jour, il y a un pas... "Vous venez d'avoir 18 ans. Vous avez décidé d'en finir avec la vie. Votre décision semble irrévocable. Vous décidez dans un dernier élan de livrer les raisons de votre geste. En dressant votre autoportrait, vous décrivez tout le dégoût que vous avez de vous-même. Votre texte retracera quelques événements de votre vie à l'origine de ce sentiment." Il y a un peu plus d'un mois, les élèves de deux classes de 3e du collège de Montmoreau-Saint-Cybard, en Charente, ont dû plancher sur ce sujet de rédaction. Un énoncé un peu dérangeant, surtout si l'on considère que le devoir n'était accompagné d'aucun cours de sensibilisation à la problématique du suicide, qui reste la deuxième cause de mort chez les jeunes de 15 à 24 ans. L'énoncé de la rédaction, dévoilé par La Charente libre, a été dénoncé par un groupe de parents d'élèves, qui n'ont pas hésité à l'envoyer au principal et à l'Inspection académique. Indignés que l'on puisse proposer un tel sujet à des enfants qui "à cet âge sont mal dans leur peau", les parents se sont également étonnés que rien n'ait filtré depuis le 22 octobre, jour où la rédaction a été proposée aux deux classes. "Un sujet comme ça, c'est quasiment de l'incitation !", a affirmé au quotidien le président des parents d'élève FCPE du collège. De leur côté, les enfants ne semblent pas avoir particulièrement tiqué sur l'incongruité du sujet, qu'ils ont pris comme un énième exercice de fiction. "On n'a pas eu l'idée d'en parler à nos parents. Quand le prof nous a donné le sujet, ça nous a étonnés. On lui a posé des questions. Il n'a pas voulu répondre, et nous a dit : 'C'est comme ça.'", témoigne Louis, un des élèves concernés. Parmi les éléments qui ont suscité la colère des parents d'élèves, ce commentaire, à côté de la note d'un élève : "Pas assez précis."
En pleine réforme de l'école voulue par le ministre de l'Education Vincent Peillon, nous publions le témoignage qu'a adressé à l'Humanité.fr une institutrice de Bordeaux. Un texte qui campe bien les enjeux d'une vraie réfléxion sur ce que pourrait être l'école de demain. "Institutrice, c'est mon métier, j'en ai longtemps été fière, du mot aussi: oui, dans les petites classes, on institue! Puis, ce cadeau empoisonné de « professeur des écoles », alors, petit à petit, on s'est mis à professer, j'ai essayé d'échapper à ce mouvement, mais je ne suis pas sûre d'avoir entièrement réussi. Subrepticement, ce n'était plus l'enfant, mais l'élève qui était au centre des préoccupations de l'école, puis les acquisitions, soit! Et enfin les savoirs, les « compétences », transversales ou pas...petit à petit on a dû réduire l'enfant à une suite de cases à cocher, ça ne rentrait jamais; moi, en tout cas, je n'ai jamais pu faire rentrer les enfants dans des cases. Un enfant qui apprend, il n'y a rien de plus beau, on le voit se développer, s'épanouir petit à petit, c'est lent, chez certains c'est extrêmement lent, mais ça avance, toujours! Je n'ai jamais rencontré un enfant « bête », j'en ai rencontré qui avaient besoin de temps et d'attention, ce qui n'est pas toujours possible au milieu d'une trentaine d'autres surtout si certains vont particulièrement mal... Et dans certains quartiers, la proportion est énorme d'enfants qui vont mal, parce que la famille va mal; qui manquent l'école parce que l'électricité est coupée, il faut aller quelques temps chez la grand-mère; les parents séparés qui sont forcés de vivre ensemble quand même, vu le prix des loyers; les familles déracinées, traquées, dont les enfants rêvent encore d'être français un jour et que l'on cache parfois... Ensuite, au lieu de vouloir sans cesse réformer l'école primaire(l'histoire des rythmes est une vaste pantalonnade, qu'on m'explique en quoi, se lever aux aurores un matin de plus et se presser d'arriver à l'heure un jour de plus dans la semaine, va éviter la fatigue des enfants...il faut surtout que les parents travaillent moins et les récupèrent plus tôt pour pouvoir les coucher plus tôt, mais ça c'est une transformation de société...et ça n'est pas au programme!), il faudra aussi se pencher sur le collège qui a en gros les mêmes besoins que l'école primaire mais à qui on réduit encore plus les moyens....
Selon l'enquête «France, portrait social» de l'Insee, 76% des enfants de cadres ou d'enseignants décrochent un diplôme supérieur, contre 20% pour les enfants d'ouvriers. Les destins scolaires, donc sociaux, se jouent très tôt. C'est l'une des conclusions de l'édition 2012 de l'enquête Insee «France, portrait social», qui, entre autres questions (conditions de vie, salaires, niveaux de vie..), traite d'éducation. Sur 100 jeunes entrés en 6e en 1995, 44 sont désormais titulaires d'un diplôme de l'enseignement supérieur, établit l'étude pour point de départ. Une moyenne qui cache de forte disparités: 20 % des enfants d'ouvriers sont diplômés de l'enseignement supérieur, contre 76 % pour les enfants de cadres ou d'enseignants. Ces derniers décrochent d'ailleurs plus souvent un diplôme de niveau bac + 5 (une fois sur deux, contre une fois sur quatre pour les enfants d'ouvriers). «Une grande partie des inégalités observées se construisent tôt dans le parcours scolaire et se voient avant le bac», explique l'enquête. Les résultats des élèves aux épreuves d'évaluation à l'entrée en 6e sont assez éloquent: 77 % des enfants de cadres font partie de la moitié des élèves qui ont le mieux réussi, contre 32 % des enfants d'ouvriers. Arrivés au baccalauréat, l'écart se creuse encore. Près de 90 % des enfants d'enseignants ou de cadres passent avec succès ce diplôme permettant d'accéder au supérieur, contre 40 % pour les enfants d'ouvriers non qualifiés. L'enquête de l'Insee constate en outre que ces inégalités sociales ont peu bougé sur les vingt dernières années....
A l'heure où le gouvernement veut supprimer les devoirs à la maison, Séverine Kakpo, chercheuse en sciences de l'éducation, a enquêté sur le sujet et émet des réserves. Un travail de terrain d'une année environ que cette ex-professeure de lettres en Seine-Saint-Denis a mené, dans les quartiers populaires de la périphérie parisienne, auprès d'une vingtaine de familles dont les enfants sont scolarisés à la charnière de l'école primaire et du collège. Les résultats de ce travail ethnographique viennent étayer les données de l'Insee : loin du cliché sur la "démission parentale", les familles populaires ont foi en l'utilité des devoirs, s'investissent chaque soir - ou presque. Et si l'abolition des devoirs, officiellement interdits depuis 1956, n'était pas le véritable enjeu ? Pour ou contre les devoirs : la question est récurrente dans le monde éducatif. Au printemps, la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) a appelé à quinze jours de "grève des devoirs", relançant les discussions sur un sujet dont le ministère de l'éducation nationale s'est, depuis, emparé. Qu'est-ce que ce débat dit de notre rapport à l'école ? Le débat est, selon moi, très mal posé. La formulation "pour" ou "contre" nourrit artificiellement des lignes de tension bien réelles. Politiques, enseignants, parents et chercheurs s'accordent à dire que tout processus d'apprentissage scolaire doit passer par une phase de travail personnel de l'élève, permettant la consolidation des notions abordées en classe. Personne ne propose de supprimer ce travail-là. La vraie question est : où ce travail doit-il être fait ? Revient-il à l'institution de le prendre en charge ? Ou bien est-ce du ressort des familles, que l'ont sait inégalement disposées en matière de ressources - matérielles, temporelles, éducatives, culturelles... ? ...
Jeux de ballons ou de billes, échange de cartes, saut à l’élastique, cris joyeux ou petites bagarres… La cour de récréation est une microsociété qui a ses codes où l’enfant apprend (parfois durement) la vie en société. En fonction des âges, de la maternelle au lycée des leaders se dégagent. Sortant du cocon familial, les enfants expérimentent les relations de dominant ou de dominé. Le groupe social a ses codes, ses normes, son vocabulaire, ses références (mangas, dessins animés…), son bouc-émissaire... Le mimétisme semble être l’une des clés du rapprochement. Mais ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas faire comme les autres sont perçus comme un danger à écarter. Ainsi se constitue une standardisation des comportements, des modes vestimentaires, par le groupe enfantin qui s’oppose à une trop grande originalité. Les petits y font aussi l’expérience de l’inégalité et de l’injustice, qui font partie de l’apprentissage social. Du primaire au lycée, les lignes bougent et à partir du collège les originaux s’organisent, osent s’exprimer et peuvent se faire respecter. Des témoignages de jeunes de 6 à 15 ans racontent une microsociété un peu primitive, archaïque, cruelle dans son innocence. La cour de récré, c’est une école de la vie. Reportage de 54 minutes. Production : Andrada Noaghiu Réalisation : Anna Szmuc Prise de son : Yves Le Hors
Le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon souhaite que les élèves fassent un stage en entreprise dès la 6e et que les profs aient une formation au monde de l’entreprise. Objectif : préparer les jeunes à l’emploi. Objectif: éviter de « fabriquer des décrocheurs » en orientant mieux les élèves, du coup, lutter contre le chômage mais aussi faire que l’école prenne en compte les besoins des entreprises. « Nous avons 600 000 offres d'emploi qui ne sont pas pourvues », explique le ministre de l’éducation. « Nous avons besoin d'un lieu où l'on puisse discuter sereinement des prospectives et des besoins en emplois. Je veux que l'on puisse ajuster les préoccupations des entreprises et les nôtres pour donner la meilleure formation possible et la plus utile aux jeunes ». + des opinions.
|
L’annonce du président de la République d’inclure l’entrepreneuriat dans l’enseignement du collège au lycée soulève fronde et stupeur au sein de l’éducation nationale. Retrouvez notre table ronde avec Bertrand Geay, sociologue et professeur en sciences de l’éducation, Christian Poyau, président de la fondation Croissance responsable et PDG de Micropole et Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU. « Stimuler l’esprit d’entreprise dans notre pays, c’est d’abord le rôle de l’école », déclarait François Hollande, le 29 avril, lors de la clôture des assises de l’entrepreneuriat. La dogmatique patronale dans les programmes scolaires ? Le monde de l’éducation n’en revient pas. Comment conjuguer les valeurs de la morale laïque, de l’égalité, de la justice, de la solidarité, de la citoyenneté, avec « l’esprit d’entreprise », la concurrence, la course au profit, l’individualisme ? Décidément, le président de la République a la mémoire courte. Pas nous. On se souvient de son allocution d’investiture, sous les auspices de Jules Ferry, qui avertissait déjà le 4 août 1879 : « Dans une société démocratique, surtout, il est de la plus haute importance de ne pas livrer les études aux entreprises de l’industrialisme, aux caprices des intérêts à courte vue (...). » Que pensez-vous d’inclure un programme sur l’entrepreneuriat dans l’enseignement, de la sixième à la terminale, comme le préconise le président de la République, François Hollande ? Bertrand Geay.Je me demande de quel esprit perturbé de conseiller en communication a pu sortir une idée aussi stupide. L’entrepreneuriat constitue-t-il un champ de savoirs qui nécessite la prise de distance et l’approche méthodique qui sont le propre de la connaissance scolaire ? Nos élèves sont-ils en difficulté car il leur manque « l’esprit d’entreprise » ? On voit bien qu’il ne s’agit là que d’une proposition vide de sens et qui n’a d’autre but que de se montrer sympathique envers les représentants patronaux des entreprises. On en voit bien les ressorts politiques. On peut se demander jusqu’où ira la surenchère. Par ailleurs, ce type de sortie est particulièrement dommageable pour la réorientation de la politique scolaire en matière de programmes. L’idée d’imposer comme cela un nouveau programme est absolument l’inverse de ce qui devrait être la priorité : repenser l’unité et la progressivité des programmes, sur la base d’un débat démocratique, et en prenant appui sur une institution d’arbitrage collégiale et indépendante, comme le ministre Vincent Peillon dit vouloir le faire. Christian Poyau. Les mesures annoncées par le président de la République, la semaine dernière, vont dans le bon sens. Il est en effet indispensable de stimuler « l’esprit d’entreprise » chez les jeunes, et plus largement auprès des acteurs du monde éducatif. C’est ce que fait la fondation Croissance responsable en proposant des stages de découverte de trois jours aux enseignants de collège et lycée ainsi qu’aux conseillers d’orientation. C’est par des expériences concrètes (stages d’élèves et d’enseignants, visites d’entreprises, témoignages d’entrepreneurs) que l’on pourra faire tomber les appréhensions de part et d’autre...
Dans un entretien au "Monde", le ministre de l'éducation détaille les modalités de cette nouvelle discipline. La morale laïque, dont Vincent Peillon précise aujourd'hui les modalités d'enseignement, est née dans la polémique. Le ministre de l'éducation avait annoncé, à la veille de la rentrée scolaire de septembre 2012 qu'il entendait développer cet enseignement du primaire au lycée. Luc Chatel, son prédécesseur rue de Grenelle, avait trouvé une résonance pétainiste dans cette volonté de "redressement intellectuel et moral" du pays. Pourtant, un sondage IFOP pour Dimanche Ouest-France révélait la semaine suivante que 91 % des Français étaient favorables à l'initiative, dont 48 % "très favorables". Une mission composée de l'historien Alain Bergounioux, du conseiller d'Etat Rémy Schwartz, et de l'universitaire Laurence Loeffel, a été chargée de définir le contenu de cet enseignement et de réfléchir à son évaluation. Leur rapport, que le ministre devait présenter lundi 22 avril, s'intitule "Pour un enseignement laïque de la morale". Eclairé par les six mois de lectures et d'auditions du rapport, comment définissez-vous le plus simplement la "morale laïque" ? La morale laïque est un ensemble de connaissances et de réflexions sur les valeurs, les principes et les règles qui permettent, dans la République, de vivre ensemble selon notre idéal commun de liberté, d'égalité et de fraternité. Cela doit aussi être une mise en pratique de ces valeurs et de ces règles. Le rapport préconise un "enseignement laïque de la morale" et non plus une "morale laïque". Est-ce une marche arrière après les critiques ? C'est la même chose ! Mais je comprends qu'il faut rassurer sur deux points. D'abord, certains voudraient laisser penser que la morale laïque serait antireligieuse. C'est exactement l'inverse : elle est une morale commune à tous, et c'est justement son respect qui autorise la liberté et la coexistence des croyances individuelles et privées de chacun. Ensuite, la morale laïque n'est pas non plus une morale d'Etat, une "orthodoxie à rebours". Elle est le contraire du dogmatisme et fait le pari de la liberté de conscience et de jugement de chacun : elle vise l'autonomie....
Une étude de l'association de consommateurs UFC-Que Choisir montre que la « junk-food » se développe notamment dans es collèges et lycées. Elle est proposée par les mêmes groupes de restauration qui gèrent aussi les cantines scolaires.... Danger, mal bouffe ! Dans son étude sur l'équilibre nutritionnel publiée mardi, l'association UFC-Que Choisir montre que la junk-food, avec ses sandwiches et ses en-cas industriels, se développe dans les collèges et les lycées. Et même s'il apparaît que, globalement, l'équilibre alimentaire a fait des progrès dans les cantines, ce constat est qualifié « d' inquiétant » par l'association de consommateurs. Une alarme d'autant plus forte qu'aujourd'hui en France 18% des enfants sont obèses ou en sur-poids. UFC-Que Choisir a étudié plus de 600 cantines scolaires (voir l'étude ci-dessous). Dans 48 établissements secondaires (10 collèges et 38 lycées), la cantine traditionnelle se trouve en concurrence directe avec des stands de type cafétéria, fast-food ou sandwicherie, qui proposent aux élèves des aliments déséquilibrés comme le pizza-frites-gaufres, croque-monsieur-pâtisserie-soda ou encore le panini-brownie-soda. Ces stands sont implantés au coeur même des établissements, dans les mêmes locaux ou à proximité des cantines. Et, selon l'UFC, une bonne partie d'enter eux se trouve « sous la responsabilité » de grands groupes de restauration scolaire. « Cette junk-food s'installe et se développe en dehors de toute obligation, c'est une découverte inquiétante qui nous amène à demander une extension de le réglementation », a expliqué Olivier Andrault, chargé de mission alimentaire et nutrition à l'UFC. Menée sur un an et demi après la mise en place en juillet 2011 d'un arrêté rendant obligatoire l'équilibre nutritionnel dans les restaurants scolaires, pour inciter les jeunes à consommer 5 fruits et légumes par jour (à manger moins gras, moins salé, moins sucré), l'étude ne porte pas sur la qualité gustative des repas....
Cet élève de 3e s'est aspergé d'essence dans la cour de récréation de son établissement à La Rochelle. L'intervention d'autres collégiens a empêché qu'il ne soit brûlé. Un adolescent de 16 ans, qui a tenté de s’immoler par le feu vendredi dans un collège de La Rochelle, en a été empêché par d’autres élèves et pris en charge médicalement, bien que ne souffrant pas de brûlures, selon une source policière. Selon les premiers éléments de l’enquête, le jeune homme, élève en classe de 3ème au Collège Albert Camus, se serait en partie aspergé d’un liquide inflammable dans un coin de la cour de récréation, et aurait allumé un briquet. Ses vêtements ont pris feu au niveau du thorax, mais d’autres élèves sont alors rapidement intervenus, l’un d’entre eux en particulier l’aspergeant d’eau, pour empêcher que le feu ne se propage. Seul son blouson a été en partie brûlé. Le collégien, qui «n’a pas de brûlure corporelle», a été pris en charge par les secours et hospitalisé, a-t-on précisé de source policière...
Parent d'élève, notre contributeur Marc Serrand s'est amusé à " classer" les enseignants à travers sa vision du métier. Il avoue préférer ceux "qui ont envie d'explorer, de chercher, de partager".
En 13 ans d'école, mon aîné qui est en 1ère a vu quelques 60 à 70 enseignants. Si si, j'ai fait le compte! En encore je n'ai pas compté les remplaçants... il est vrai devenus denrée rare depuis quelques années, (je ne remercie pas la RGPP). Le plus jeune, qui est au collège, en a vu un peu moins, bien entendu. Je réfléchis souvent à tous ces enseignants, si différents les uns des autres que je ne résiste pas à la tentation: il faut que je les classe! L'exercice est idiot et donc il me plait. Il va m'attirer des commentaires acerbes qui déploreront mon simplisme navrant.
Première catégorie d'enseignants: ceux qui ne doutent pas d'eux. Ce ne sont pas les plus nombreux, mais il y en a. Des enseignants qui refusent de discuter avec qui que ce soit, (sauf avec la hiérarchie). Des enseignants qui ne comprennent pas l'intérêt de bouquiner, de se former puisqu'ils savent tout. ...
Deuxième catégorie d'enseignants: ceux qui doutent d'eux... et ont peur! Je crois que la majorité des enseignants ne sont pas certains de leurs pratiques, doutent de leur pédagogie, se rendent compte des limites de la situation actuelles, voient les enfants s'ennuyer. Mais cette première catégorie a besoin de se protéger. Ces enseignants-ci ferment les fenêtres, les portes, et n'aspirent qu'à une chose: ne plus entendre parler d'école dès qu'ils sont chez eux, le soir ou en vacances...
Enfin, les enseignants qui doutent... et cherchent... Il existe une fraction non négligeable d'enseignants qui doutent tout autant de leurs pratiques, de leur quotidien, mais qui ont envie d'explorer, de chercher, de partager... Ces enseignants s'inscrivent dans la droite ligne des mouvements pédagogiques. Ils sont souvent sur le Net. Ce sont eux qui peuplent ces rencontres dont je parlais juste auparavant.
Ils ne sont pas plus sûrs d'eux que les autres, mais ils acceptent d'envisager d'autres pratiques. Lorsqu'ils ferment la porte de leur classe et quittent l'établissement, ils sont prêts pour d'autres aventures autour de l'éducation. Alors attention: ces enseignants-là, il leur arrive d'être un peu découragés parfois...
Il s'agit d'élèves de 6ème, scolarisés dans des zones d'éducation prioritaire.
Infographie. Vincent Peillon se dit prêt à rouvrir le chantier de la revalorisation des salaires des enseignants. Aujourd'hui, ceux-ci se situent plutôt dans la fourchette basse au niveau européen. Alors que le ministre de l'éducation, Vincent Peillon, annonce l'embauche de 43 000 enseignants pour les années 2013 et 2014, et se déclare prêt à rouvrir le chantier des revalorisations salariales des professeurs, Le Monde.fr revient sur les salaires que touchent les enseignants dans le primaire et le secondaire dans différents pays européens, en regard du nombre d'heures annuelles travaillées. Les trois graphiques ci-dessous (cliquez sue le lien) figurent la progression du salaire par pays du début à la fin de la carrière (en bleu) et le nombre d'heures de travail par an (en rose). Toutes les données proviennent du rapport de l'OCDE, "Regards sur l'éducation 2012", qui reprend les données disponibles en 2010. Pour les pays qui ont une devise autre que l'euro, nous avons pris le taux de change moyen entre l'euro et la devise nationale en janvier 2010.
L'égalité entre les filles et les garçons à l'école est la nouvelle priorité du gouvernement. Au travers de mesures phares telles que la lutte contre les stéréotypes de genre ou l'enseignement de la sexualité, Vincent Peillon veut sensibiliser les enfants dès leur plus jeune âge. 2013 sera l'année de la mobilisation pour l'égalité des sexes à l'école ou ne sera pas. Le gouvernement, réuni ce vendredi 30 novembre à Matignon autour d'un comité interministériel aux droits des femmes, présente son plan d'attaque pour favoriser l'égalité entre les hommes et les femmes. Parmi les mesures fortes annoncées, Vincent Peillon, le ministre de l'Education nationale entend mobiliser l'ensemble des acteurs éducatifs et associtatifs pour l'égalité entre les filles et les garçons à l'école. L'ensemble des personnels suivront, en effet, une formation spécifique à l'égalité. Afin de lutter contre les stéréotypes de genre dès la primaire, un nouveau programme d'éducation va être spécialement créé. Baptisé "l'ABCD de l'égalité", il sera expérimenté à partir de la rentrée 2013 dans cinq académies et pourrait bien être généralisé dans toutes les écoles à la rentrée 2014. Dans les collèges et les lycées, des actions de sensibilisation, d'éducation au respect, à l'égalité, à la mixité, à la lutte contre le harcèlement et les violences sexistes, seront mises en place. Les conclusions de la délégation ministérielle contre toutes les violences en milieu scolaire et celles de la mission relative à la lutte contre l'homophobie conforteront les campagnes de prévention....
monde - Les enseignants en Slovaquie ont entamé ce lundi une grève illimitée. Ils réclament une hausse des salaires de 10%. Le gouvernement dit ne pas pouvoir se permettre une telle une augmentation en pleine période d’austérité. Selon le syndicat national des enseignants, les trois quart des écoles primaires et des collèges sont fermées. Le mouvement touche aussi quelques universités
Aurélie Filippetti et Vincent Peillon présentent mercredi un plan en faveur de l'enseignement artistique, de la maternelle au bac. Cinq personnalités livrent leurs idées au Figaro. 1. Jean-François Zygel, pianiste et compositeur: «Que les politiques donnent l'exemple»... 2. Yves Aupetitallot, directeur du Magasin, à Grenoble: «Ne pas scolariser les visites de musée»... 3. Pierre Rosenberg, académicien, président du Louvre de 1994 à 2001: «Créer un Capes d'histoire de l'art».... 4. François de Mazières, député maire de Versailles: «Laisser l'art envahir la ville»... 5. Didier Lockwood, violoniste: «S'appuyer sur les artistes»...
Les structures scolaires n'échappent pas à la recrudence d'actes de violence. Les structures scolaires n'échappent pas à la recrudence d'actes de violence. Selon l'enquête annuelle réalisée par le Système d'information et de vigilance sur la sécurité scolaire (Sivis), dépendant du ministère de l'Education nationale, les violences scolaires ont augmentée en 2011-2012. Selon cette enquête, les établissements scolaires publics du second degré ont déclaré un taux de 13,6 actes de violences graves pour 1000 élèves, contre 12,6 faits l'année précédente. Une hausse notable que le rapport impute à la prise en compte des faits de harcèlements en milieu scolaire, alors que dans le même temps, les atteintes aux personnes concernent plus de 80% des faits constatés. Les garçons, auteurs et victimes Une fois encore, les lycées professionnels demeurent les principaux théâtres d'incidents avec 19,6 faits constatés, devant les collèges qui affichent 15 faits pour 1000 élèves. A l'inverse, les lycées d'enseignement général apparaissent comme les moins touchés, avec 5 cas pour 1000 élèves relevés en 2011-2012. “ Face à la montée de différentes formes d'exclusions au sein des structures scolaires, l'impératif est de renforcer le nombre de personnel de vie scolaire“, analyse à Metro, Frédérique Rolet, porte parole du syndicat national de l'enseignement scolaire (SNES). “Il faut également davantage de personnels sociaux, et notamment des assistantes sociales. On sait que beaucoup d'élèves gardent en eux différents maux, et il serait important de pouvoir travailler en amont sur ces problèmes afin d'éviter des situations dramatiques...
Les déploiements de tablettes se multiplient dans les établissements scolaires. Apple reste leader sur ce marché. Le lancement de l'iPad Mini, la semaine dernière, devrait confirmer cette domination.... Les ardoises restent l'outil fétiche dans les salles de classe. Mais leur forme a évolué par rapport au siècle dernier. Plus besoin de craie ni de feutre, les nouvelles ardoises sont numériques et se commandent avec un stylet, voire avec le doigt. La tablette est en effet en train de conquérir le monde de l'éducation. Un nouveau marché dont les fabricants de tablettes ont bien compris le potentiel. Le mois dernier, c'est Amazon qui dévoilait son nouveau service « Whispercast », permettant aux établissements scolaires de mieux gérer l'administration informatique des flottes de tablettes et de liseuses électroniques. Cette initiative accompagne l'offensive lancée par le géant du Web pour percer sur le marché des tablettes avec son nouveau Kindle Fire. Dans le même temps, le géant américain Intel s'associait à Bic pour présenter une tablette « made in France », destinée aux élèves d'écoles primaires. Equipée d'un stylet numérique, cette « Bic Tab », qui doit favoriser l'apprentissage de l'écriture dans les petites classes, sera commercialisée au premier trimestre 2013... En France, le marché se limite à quelques milliers d'unités, mais les projets d'équipement se multiplient depuis deux ans. Celui du Conseil général de Corrèze reste pour l'instant le plus important et le plus emblématique. En 2011, le département, alors présidé par François Hollande, avait décidé de fournir un iPad à tous ses collégiens -soit environ 7.500 tablettes au total. « Les conseils généraux ont été les premiers à piloter ces projets d'équipements en tablettes, pour les collèges. Depuis peu, les communes s'intéressent également à ces nouveaux matériaux pédagogiques », témoigne Olivier Dumontet, responsable du développement des nouvelles offres et des partenariats au sein de la SSII Computacenter...
|