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Les autorités grecques ont menacé les enseignants du secondaire d'arrestation s'ils participent à la grève prévue dans la semaine, qui pourrait perturber les examens d'entrée dans les universités. C'est la troisième fois que le gouvernement d'Antonis Samaras recourt à des mesures d'exception pour ramener des grévistes au travail. La coalition gouvernementale emmenée par les conservateurs de Nouvelle démocratie souhaite augmenter de deux heures le temps de travail des enseignants du secondaire et en muter 4.000 dans les zones isolées où les effectifs sont insuffisants. Dix mille professeurs à temps partiel pourraient en outre être remerciés à l'expiration de leurs contrats, selon le syndicat OLME, qui appelle à la grève le 17 mai, date du début des examens, et à des arrêts de travail tournants la semaine suivante. L'OLME prévoit en outre un rassemblement lundi à Athènes et invite les autres syndicats du public et du privé à s'associer au mouvement du 17 pour en faire une grève nationale...
Un conflit entre les professeurs et les communes danoises cause la fermeture des écoles ; 69 000 enseignants n'ont donc pas le droit d'enseigner avant qu'un accord ne soit trouvé. La presse danoise reproche aux enseignants leur intransigeance. De combien de temps les professeurs ont-ils besoin pour préparer leurs cours ? Telle est la question au centre du conflit entre, d'un côté, les enseignants, et de l'autre, les municipalités et l'Etat danois, explique le quotidien Politiken. Selon l'accord qui a expiré fin mars, les professeurs disposent d'un temps défini pour préparer chaque heure de cours. Ainsi, un enseignant donne actuellement au maximum 25 heures de cours par semaine. Or, pour les communes et l'Etat, il faut que les directeurs d'école puissent disposer plus librement de leurs professeurs — voire leur demander de donner plus de cours. Comme les nombreuses négociations ont échoué, les autorités ont décidé un "lock-out", c'est-à-dire la fermeture des établissements scolaires pour cause de grève partielle. Aucun gréviste n'est alors remunéré. Dans ce pays connu mondialement pour son modèle de marché de travail, environ 69 000 professeurs n'ont désormais pas le droit de travailler, et 875 000 élèves, dont 566 660 enfants, sont privés cours. La presse est divisée sur le sujet. Pour Politiken, quotidien de centre-gauche, le plus important est que ce conflit ne détruise pas les bons côtés de l'école danoise : "Trop souvent, quand nous critiquons l'école danoise, nous oublions à quel point cette institution fonctionne bien. Nous oublions que les enfants danois sont vraiment contents d'aller à l'école — contrairement aux enfants dans beaucoup d'autres pays. Nous oublions que l'école danoise crée des enfants innovateurs et forme à l'indépendance d'esprit. Et nous oublions que ce sont des professeurs motivés et engagés qui font marcher l'école."...
L'immeuble, réservé «exclusivement» aux étudiants, abrite un salon de massage. Cris de jouissance et musique exaspèrent les résidents. Les locataires de la résidence universitaires des Epinettes, aux Acacias, sont en colère. En cause, «des allées et venues incessantes d'hommes, de la musique à fond jusqu'à 2 heures du matin et des cris de jouissances d'hommes et de femmes», rapporte l'Hebdo. Après enquête d'une étudiante, il s'avère que le bâtiment abrite un salon de massage. Ses hôtesses s'adonnent à la prostitution. Comment cela est-il possible? «Pour arrondir ses fins de mois et assurer des loyers bas aux étudiants, la Fondation universitaire pour le logement des étudiants (FULE) a pris l'habitude de louer une partie de ses locaux à des commerces», dévoile l'hebdomadaire. La fondation aurait été trompée sur la nature du commerce. A la base, le salon de massage aurait été à l'origine un salon de beauté avant de changer d'orientation en 2008. Le Bureau des logements de l'Université de Genève a été alerté de la situation. Une pétition des locataires circule dans l'immeuble incriminé. Grâce à ce document écrit, la Fondation universitaire pour le logement des étudiants (FULE) pourra alors agir. Enfin, l'Université de Genève n'était pas au courant.
Le succès des classes de sixième «bilangues» a enrayé le déclin de l'apprentissage de l'allemand en France. Que serait devenu l’allemand sans l’anglais? Paradoxalement, la langue de Shakespeare, longtemps perçue comme une rivale, est venue au secours de la langue de Goethe. Pour stopper son déclin, des sections anglais-allemand ont été créées dès la sixième. Le succès est tel que l’espagnol a suivi et demandé l’ouverture de telles classes. Et le but est atteint: l’allemand s’est stabilisé dans le secondaire. Aujourd’hui 95% des élèves qui le choisissent en première langue le font dans le cadre de ces sections bilangues. Revers de la médaille: si les inscriptions en première langue font un bond, celles en seconde langue ont décliné au point que certains collèges ne le proposent même plus. Mais l’essentiel était de freiner la chute: l’allemand garde sa troisième place à l'école française, avec 15% des élèves du secondaire qui l'étudient, loin derrière l’espagnol (44%) – contre 25% pour la langue de Molière outre-Rhin. «La langue du partenaire» C’est en janvier 2005 que Français et Allemands décident de réagir. L’allemand est en chute libre. Or la connaissance de «la langue du partenaire» est considérée comme cruciale pour consolider le rapprochement entre les deux peuples. Un plan de relance est mis au place. Il inclue la multiplication de ces sections bilangues. L’expérience a d’abord été tentée en Alsace. L’allemand est obligatoire en primaire dans cette région frontalière, mais la plupart des élèves prenait ensuite l’anglais en sixième. Les sections ont ensuite été introduites un peu partout en France, rencontrant un succès rapide auprès des élèves....
Un beau jour, certains en ont assez d'aligner les heures de travail et des tâches qui n'ont guère de sens à leurs yeux. Ils décident de changer de vie, de boulot, de projet, et de ralentir la cadence. Lorsqu'il en a assez de ses prévisions budgétaires et de ses tableaux Excel, Peter Ferres s'installe dans une salle de son école et écoute le cours.
"Le fait de voir un petit de maternelle écrire son nom pour la première fois ou un collégien comprendre les fonctions linéaires me rend plus heureux que n'importe quelle bonne transaction financière dans mon ancien métier", explique le fondateur et directeur de la Metropolitan School Frankfurt, une école à but non lucratif.
Durant plus de vingt ans, Ferres a travaillé dans une banque d'investissement, conseillé des entreprises pour leurs plans de fusion et monté de grandes opérations boursières. Autant d'activités qui lui donnaient l'impression d'étouffer, d'être à l'écart de la vie réelle. "Je voulais faire quelque chose d'utile pour les gens autour de moi et qui me fasse plaisir", résume-t-il.
Il a toujours aimé enseigner. Enfant, il aidait déjà ses camarades de classe à l'école. A 48 ans, Ferres s'est risqué à prendre un nouveau départ. Il a quitté la banque et suivi une formation à Londres pendant un an, durant laquelle il a commencé à enseigner. Il voulait créer une école internationale en Allemagne. Il a préparé son projet et négocié des crédits auprès des banques.
A l'été 2007, Ferres ouvrait son école à Francfort avec 70 enfants. Aujourd'hui, ils sont 380, et la plupart suivent des cours en anglais. Le directeur lui-même se charge des cours de physique et de sport. Ferres n'a pas fondamentalement changé de mode de vie, même s'il gagne beaucoup moins qu'auparavant. "Nous n'avions pas un train de vie luxueux donc ma famille n'a pas eu besoin de faire des sacrifices", explique-t-il...
Faut-il y voir un effet de la crise ? Alors que les universités des pays européens secoués par la tempête économique subissent de sévères coupes budgétaires, les étudiants espagnols et italiens arrivent en masse dans les établissements d'enseignement supérieur français.Selon les chiffres donnés par Campus France, l'organisme public chargé de promouvoir l'enseignement supérieur français à l'étranger, en citant des statistiques publiques, le nombre d'Espagnols suivant leurs études en France a progressé de 17 % depuis le début de la crise, en 2009 (ils étaient 5 740 en 2011-2012 contre 4 904 en 2009-2010). Quant aux Italiens, la progression est de 13 % (à 7 954). Ce sont les progressions les plus fortes sur la période. Même si ces deux communautés nationales ne sont pas les plus représentées en France. Ce sont les étudiants marocains qui restent les plus nombreux : 32 482 en 2011-2012 (+ 3 % depuis 2009), suivis de près par les Chinois (29 696, + 2 %). Le Maghreb demeure l'origine première des étrangers qui suivent leurs études en France. Après les Chinois, viennent en effet les Algériens (23 735, + 9 %) puis les Tunisiens dont le nombre est cependant en forte baisse (12 976, - 10 %). Autre progression intéressante : les étudiants allemands sont 5 % plus nombreux qu'en 2009 (à 8 800). Globalement, la France reste demandée, figurant au quatrième rang des pays les plus attractifs. Le pays a accueilli 288 544 étudiants étrangers en 2011-2012, soit 4% de plus qu'en 2009 (et 1 % sur un an). Les Espagnols et les Italiens affluent dans l’enseignement supérieur français...
Infographie. Vincent Peillon se dit prêt à rouvrir le chantier de la revalorisation des salaires des enseignants. Aujourd'hui, ceux-ci se situent plutôt dans la fourchette basse au niveau européen. Alors que le ministre de l'éducation, Vincent Peillon, annonce l'embauche de 43 000 enseignants pour les années 2013 et 2014, et se déclare prêt à rouvrir le chantier des revalorisations salariales des professeurs, Le Monde.fr revient sur les salaires que touchent les enseignants dans le primaire et le secondaire dans différents pays européens, en regard du nombre d'heures annuelles travaillées. Les trois graphiques ci-dessous (cliquez sue le lien) figurent la progression du salaire par pays du début à la fin de la carrière (en bleu) et le nombre d'heures de travail par an (en rose). Toutes les données proviennent du rapport de l'OCDE, "Regards sur l'éducation 2012", qui reprend les données disponibles en 2010. Pour les pays qui ont une devise autre que l'euro, nous avons pris le taux de change moyen entre l'euro et la devise nationale en janvier 2010.
Le gouvernement prépare un plan pour renforcer des programmes qui reposent encore sur la bonne volonté des enseignants. C'était une (petite) promesse de campagne de François Hollande, nichée dans le point n° 19 du projet socialiste pour 2012. En bons soldats, Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, et Vincent Peillon, ministre de l'Éducation nationale, se sont donc attelés à la tâche: au Conseil des ministres de mercredi, ils présenteront un plan pour le développement de l'enseignement de l'histoire des arts à l'école. L'idée n'est pas d'annoncer une grande révolution, pour laquelle l'argent manquerait, même si 7 millions d'euros devraient être débloqués sur plusieurs années. Mais le gouvernement veut «instaurer un parcours artistique» tout au long de la vie scolaire, intégrant apprentissage de l'histoire des arts, rencontre avec des artistes, visite de musées, diffusion des bonnes pratiques locales et formation des enseignants à la création artistique. Avec un focus sur les zones rurales ou les zones d'éducation prioritaires (ZEP): les premières parce qu'elles sont éloignées des grands théâtres ou musées ; les secondes parce qu'elles ont d'autres priorités que l'apprentissage de la flûte à bec. «Nous ne recherchons pas seulement à provoquer chez les élèves le choc esthétique cher à André Malraux, mais aussi à pousser le principe d'égalité face à l'art et à la culture», explique-t-on au ministère de la Culture. ... Actuellement, l'histoire des arts est l'objet d'un enseignement obligatoire, de l'école primaire au lycée, tandis que le brevet des collèges lui réserve une épreuve orale. Au collège, l'histoire des arts représente désormais un quart du programme d'histoire et la moitié des programmes d'éducation musicale et d'arts plastiques, même si aucun programme spécifique n'a été défini par le ministère. Les arts visuels, les arts plastiques et la musique sont au programme des écoliers - avec des professeurs spécialisés pour les petits Parisiens - et des collégiens. Au lycée, les «enseignements artistiques» (arts plastiques, arts appliqués, musique, mais aussi le cinéma et l'audiovisuel, la danse, le théâtre) sont facultatifs. Ils font l'objet, en classe de seconde, d'un enseignement dit «d'exploration» (1 h 30 hebdomadaire), à choisir parmi une dizaine d'autres thèmes. À l'issue de la seconde, au moment des choix, ces enseignements artistiques ne sont ensuite dispensés que dans la filière littéraire... + l'enseignement de l'histoire des arts en Allemagne, en Grande-Bretagne et en Italie à partir de ce lien.
Les universités de l'ex-RDA ont lancé la campagne "Etudier en Extrême-Orient" pour vanter la qualité de leurs enseignements. Avant d'être chancelière, Angela Merkel fut aussi docteur en physique. En 1978, elle recevait son diplôme à l'Université de Leipzig, qui s'appelait alors Université Karl-Marx. Dans la vie de l'établissement fondé en 1409, la République démocratique allemande (1949-1990) fut un épisode bref, comme dans d'autres universités de l'est de l'Allemagne, anciennes et riches en traditions. Malgré cette parenthèse relativement courte, les effets de la division de l'Allemagne en deux Etats continuent de se faire sentir sur ces établissements. Ils disposent aujourd'hui de bonnes infrastructures et de professeurs reconnus, mais ont un problème majeur : les jeunes issus de l'ex-RDA – leurs étudiants potentiels – manquent à l'appel. En cause, la baisse de la natalité et le départ des jeunes vers l'Ouest, plus prospère. Pendant longtemps, les universités de l'Est ont aussi eu toutes les difficultés à attirer les étudiants de l'Ouest. Depuis le lancement, il y a trois ans, par les Etats-régions de l'Est d'une vaste campagne de publicité, la tendance s'est inversée et l'intérêt des étudiants de l'ouest de l'Allemagne pour le paysage scientifique de l'Est commence à croître.... Le projet "Etudier en Extrême-Orient" devait changer cette image : 44 universités et écoles supérieures spécialisées y ont pris part et le ministère fédéral de l'éducation a mis à disposition 16 millions d'euros sur cinq ans. Depuis 2009, les universités participantes rivalisent de projets : l'université de Halle, en Saxe-Anhalt, a développé un programme permettant de découvrir la ville en 3D ; des étudiants de Leipzig, en Saxe, ont filmé leur périple en Trabant – la voiture emblématique de la RDA, qui profite de la mode rétro – pour venir chercher des bacheliers de l'Ouest. Ces efforts commencent à porter leurs fruits : entre 2008 et 2011, le pourcentage des bizuts de l'Ouest a augmenté dans tous les Länder de l'Est : la progression la plus spectaculaire est pour la Saxe, où la proportion d'étudiants venus de l'Ouest est passée de 11 % en 2008 à 29 % en 2011. Le pourcentage des "Wessis" souhaitant étudier à l'Est est, lui, passé à 11 %...
Sous couvert de bonne gestion, le Premier ministre ultraconservateur favorise le transfert des établissements scolaires aux institutions religieuses. Ce qui lui permet de remettre au goût du jour une morale traditionaliste. Les vacances d'été se sont envolées, les résidences secondaires sont fermées. Avec l'automne, la petite commune d'Alsoörs a retrouvé son calme. Ce village cossu aux toits de tuiles, niché sur la rive nord du lac Balaton, au coeur de la Hongrie, ne compte que 1 850 habitants permanents. Et une seule école. Jusqu'à l'an dernier, elle relevait de l'enseignement public. A la rentrée de septembre, elle a été transférée à l'Eglise réformée qui la gère désormais aux frais de l'Etat. Chants religieux obligatoires, prière commune le lundi matin... Le catéchisme est facultatif mais il est remplacé, pour les enfants qui ne veulent ni de l'enseignement du pasteur ni de celui du curé, par des cours de morale. "Au printemps dernier, raconte Monika Titscher, 37 ans, présidente de l'association des parents d'élèves, le maire et le proviseur ont convoqué toutes les familles. Ils nous ont expliqué qu'à partir du 1er janvier 2013, avec l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur l'éducation, nous ne pourrions pas garder notre école, faute d'un nombre suffisant d'élèves par classe, à moins de l'offrir à une institution religieuse." La nouvelle législation impose, en effet, le regroupement des petites écoles, mais cette contrainte ne concerne pas les établissements scolaires gérés par les Eglises qui conservent leurs subventions quel que soit le nombre d'élèves. A Alsoörs, seules deux familles, sur 96, ont voté contre le transfert proposé par le maire. La mairie a contacté le curé et le pasteur. Le premier, après en avoir référé à sa hiérarchie, a décliné l'offre, le second l'a acceptée. "Nous n'avions pas le choix, c'était la seule solution pour sauver l'école", souligne Monika Titscher, catholique non pratiquante.... ... Les valeurs morales sont en berne. Nous voulons les réhabiliter, qu'il s'agisse de la protection de la vie humaine, du travail, du respect des lois, de l'honnêteté ou de l'amour de la patrie. L'école n'a pas seulement pour but l'acquisition des connaissances, elle doit aussi transmettre des valeurs", justifie la ministre. Au passage, en littérature, le programme officiel réhabilite un quatuor d'auteurs ultranationalistes et notoirement antisémites, dont Albert Wass (1908-1998) chantre de la "magyarité", et Jozsef Nyirö (1889-1953), partisan du parti pro-nazi des Croix fléchées. Il y a bien eu quelques protestations, mais la secrétaire d'Etat juge que ce sont de "très bons écrivains" et que la "controverse est exagérée". Universitaire, spécialiste des questions d'éducation, Peter Rado estime cependant que ces tentatives d'endoctrinement idéologique sont "vouées à l'échec". Il prédit plutôt, chez les professeurs, une résurgence de cette forme de résistance que fut, dans la Hongrie communiste, le double langage! Vent debout contre la réforme, les syndicats d'enseignants ont le sentiment d'avancer à reculons. "On renoue avec une approche idéologique et avec un enseignement fondé sur le bourrage de crâne, à contre-courant de ce qui se fait partout en Europe", déplore Laszlo Mendrey, le président de l'Union démocratique des enseignants de Hongrie.....
En Géorgie, Caritas met en œuvre des programmes d'éducation pour sortir les enfants de la pauvreté. Penchée sur son dessin, la jeune fille hésite entre le vert et l’orange pour mettre la touche finale à son œuvre. La lumière de l’après-midi filtre à travers les rideaux du centre d’accueil de jour de Caritas Géorgie et éclaire sa nuque avec douceur. L’atmosphère est feutrée. On entend à peine le cliquetis des manettes du baby-foot sur lesquelles cinq garçons se déchaînent dans l’entrée de la maison. À côté de la dessinatrice, Zurab (1), 17 ans, regarde sans rien dire. Bien qu’il soit déjà 16 heures, il vient à peine de se réveiller. Comme la plupart des enfants accueillis dans ce centre situé en plein cœur de Tbilissi, la capitale géorgienne, il n’a pas dormi cette nuit. Originaires de familles vivant sous le seuil de pauvreté ou de parents alcooliques, toxicomanes ou en détention, ces enfants vivent pour la plupart dans la rue. La Géorgie compte en effet 3 000 enfants errants, la majorité à Tbilissi. Zurab, lui, a quitté sa mère à l’âge de 10 ans. Celle-ci avait dilapidé son argent aux jeux et n’était plus en mesure d’assumer son éducation. Depuis, lorsqu’il n’est pas en orphelinat, il vit dans la rue. Le jeune garçon passe souvent la nuit dans un café Internet en attendant de se réfugier au petit matin dans le centre d’accueil de jour de Caritas Géorgie. Ils sont environ 300 enfants à fréquenter ce centre chaque année. « Ici, nous leur fournissons un repas. Ils peuvent se laver, récupérer des vêtements que nous leur donnons et surtout dormir, explique Irina Abuladze, coordinatrice du centre. Une psychologue est également présente afin d’apaiser leurs traumatismes. »...
JORDANIE / UE - Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, est en Jordanie ce dimanche 7 octobre. L'occasion d’une visite dans l’école d’un camp de réfugiés et d'annoncer une nouvelle aide des Vingt-Sept pour les enfants déplacés. C’est à la faveur d’une visite au camp de réfugiés syrien à Za'atari, dans le nord de la Jordanie, que le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a annoncé le déblocage de 4,6 millions d’euros supplémentaires au profit de l’Association humanitaire pour la survie et la protection des enfants du monde (Unicef). Cette somme porte donc à 10 millions d’euros la contribution de l’Union européenne à l’éducation des enfants syriens dont la famille a fui leur pays. Depuis l’année scolaire 2011-2012, les Européens financent le salaire et la formation des enseignants, les frais de scolarité éventuels, les livres et l’équipement scolaire, ainsi que la réhabilitation de locaux. Il s’agit de poursuivre les cursus d’éducation et de formation des jeunes réfugiés tout en apportant un soutien psychologique à ceux-ci, ainsi qu’aux enfants jordaniens des villages d’accueil....
L'un des symboles de la construction européenne est rattrapé par l'austérité. "Erasmus est à court d'argent", a reconnu mercredi le porte-parole du Commissaire européen au Budget. Le film de Cédric Klapisch "L'Auberge espagnole" avait immortalisé le programme d'échange d'étudiants européen, créé en 1987.Ce système qui permet à des jeunes de partir entre trois et douze mois à l'étranger lors de leur cursus, vient de fêter ses vingt-cinq ans. Près de 3 millions d'étudiants en ont bénéficié, et le nombre d'étudiants intéressés augmente de 5 à 6% chaque année. La France a ainsi envoyé 30 000 étudiants à l'étranger (principalement en Allemagne, Espagne et Royaume-Uni) et en a reçu 28 000 en 2010. Chaque étudiant reçoit une bourse de 110 à 180 euros selon la destination. Malgré ce succès, Erasmus n'échappe pas aux coupes dans le budget 2012 de l'Union européenne. Les dépenses ont été réduites de 4 milliards d'euros, a expliqué mardi le député européen Alain Lamassourre. Président de la commission des budgets du Parlement européen, il explique que le Fonds social est en cessation de paiements depuis le début du mois et ne peut donc plus rembourser les Etats....
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Professeurs, élèves et parents ont protesté contre une réforme conçue sous l'emprise de la rigueur budgétaire. De la crèche à l'université, parents, élèves et professeurs étaient appelés à participer à la grève générale de l'enseignement, jeudi 9 mai, en Espagne. Des milliers de personnes ont manifesté dans tout le pays contre le projet de réforme de la loi de l'enseignement que le gouvernement devait initialement présenter vendredi en conseil des ministres. Plus généralement, leur colère s'est déversée contre les mesures de rigueur et les coupes budgétaires qui ont réduit le budget de l'éducation de plus de 6 milliards d'euros en deux ans. Selon les syndicats, la grève a été suivie par 70 % des enseignants et 90 % des étudiants universitaires. Ces taux de participation ont été abaissés à 20 % par le gouvernement. Mais dans les rues de Barcelone ou de Madrid, impossible de nier le succès de l'appel lancé par les syndicats et les associations réunis dans la plate-forme pour l'école publique. Dans la capitale, une marée verte, la couleur des tee-shirts en faveur de "l'éducation publique pour tous", a inondé le paseo du Prado et la rue Alcala pour venir crier sa colère sous les fenêtres du ministère de l'éducation et demander la démission du ministre, José Ignacio Wert. ...
Depuis 2010, l’austérité a frappé durement les budgets des pays européens, selon le dogme de réduction des déficits imposé par la troïka. Depuis 2010, l’austérité a frappé durement les budgets des pays européens, selon le dogme de réduction des déficits imposé par la troïka. Malheureusement, le budget de l'Education Nationale n'a pas forcément été épargné. 11 pays ont réduit ou gelés les salaires de leurs enseignants, et 10, dont la France, ont vu leurs effectifs fondre. La commission européenne vient de publier une étude sur l’état des budgets consacrés à l’éducation en Europe depuis 2010. Des coupes de plus de 5 % ont été imposées en Grèce, en Hongrie, en Italie, en Lituanie et au Portugal, contre des baisses situées entre 1 et 5 % en Estonie, en Pologne, en Espagne et au Royaume-Uni. La courbe est changeante pour la France d’une année sur l’autre. Les coupes budgétaires ont avant tout débouché sur des réductions des effectifs dans le corps enseignant de 10 États membres : Bulgarie, Chypre, Estonie, France, Italie, Lettonie, Lituanie, Portugal, Roumanie et Royaume-Uni. Une baisse doublement inquiétante, car elle s’explique non seulement sur la suppression de poste, en primaire et secondaire, mais aussi dans certains pays par la baisse du nombre d’étudiant dans le supérieur. Les gouvernements communiquent peu de chiffre depuis 2008 à ce sujet, mais les tendances de l’OCDE semblent montrer une baisse dans plusieurs pays du nombre d’étudiants du supérieur par classe d’âge. Une problématique que les gouvernements semblent avoir pris en compte, puisque le seul budget à être globalement (dans 18 pays) revu à la hausse en 2012, c’est celui de la formation des enseignants. La Commission Européenne insiste de ce fait sur le lien entre la qualité de l’enseignement et les résultats des étudiants, et donc les possibilités d’accès aux études supérieures. Les salaires des enseignants en Europe : de grandes inégalités En 2011 et 2012, les traitements et allocations des enseignants ont été réduits ou gelés dans 11 pays : Bulgarie, Croatie, Espagne, Estonie, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie et Portugal. Une rigueur sur les salaires qui ne fait qu’accroitre les énormes inégalités de traitements des enseignants en Europe....
En 2011, 60 % des étudiants estimaient que leurs ressources ne leur permettaient pas de vivre dans de bonnes conditions. Reportage à Nantes dans la première banque alimentaire créée au profit des étudiants les plus modestes. Chaque jeudi soir, ils sont au rendez-vous. Un sac de courses à la main, des dizaines d’étudiants font la queue derrière la cité universitaire Launay-Violette, à Nantes. L’objet de leur venue ? Une distribution alimentaire au profit des plus modestes, organisée à l’initiative de l’Association pour la solidarité étudiante en France (Asef). Moyennant un euro symbolique, chacun remplit son cabas de fruits, légumes, laitages, conserves, plats surgelés, viande… Des denrées fournies par la Banque alimentaire de Loire-Atlantique.
“Au début, on n’accueillait qu’une cinquantaine d’étudiants. Depuis deux ans, ils sont entre 200 et 250 selon les semaines“, estime Cécile Hellegouarch, vice-présidente de l’Asef, qui a fêté ses dix ans en 2012. Certains arrivent par le bouche à oreille, d’autres sont orientés par les assistantes sociales du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous). C’est le cas de Shérérazade, vingt ans, qui, en cette veille des vacances d’hiver, y fait ses courses pour la deuxième fois : “Mes parents ne peuvent pas trop subvenir à mes besoins, ils ne roulent pas sur l’or“, se justifie la jeune femme, en deuxième année de langues étrangères appliquées. Un moyen pour elle comme pour tous les bénéficiaires d’alléger leur budget nourriture, de manger équilibré et de repartir avec des produits habituellement sacrifiés. “Surtout la viande, le poisson et les desserts“, précisent Cristina, Maria et Laura, originaires d’Espagne, venues accompagnées de Moira et Maria, d’Italie. “En Espagne et en Italie, ce genre d’initiatives existe mais pas pour les étudiants. C’est dommage car la situation est encore pire qu’ici“, déplorent les cinq étudiantes en échange Erasmus.
Sur le modèle nantais, première banque alimentaire étudiante créée en France, d’autres antennes ont vu le jour : Saint-Nazaire, Strasbourg, Pau et même Bruxelles. Lutter contre la précarité des jeunes, c’est l’un des chantiers prioritaires du Secours populaire (SP) pour les deux ans à venir. L’association tire le même constat : les étudiants sont de plus en plus nombreux à faire appel à ses services, tant pour une aide alimentaire, un soutien, une écoute, que pour l’accès à la culture et aux loisirs. A ce jour, sur les 8 500 personnes accueillies régulièrement par la Fédération de Loire-Atlantique du SP, 1 363 sont des étudiants, soit environ 16 %. “Jusqu’en 2011-2012, cette proportion était de l’ordre de 10 %”, signale Nathalie Boyer, la directrice départementale. Là où l’on constate de façon la plus flagrante que la part des étudiants augmente parmi nos bénéficiaires, poursuit-elle, c’est au niveau de l’aide vestimentaire.”...
L'introduction d'un module sur la sexualité dans les programmes scolaires a provoqué une charge sans précédent de l'influente Eglise catholique contre le gouvernement social-démocrate de Zagreb. L'éditorial de Novi List. "La sexualité est un énorme pouvoir, celui qui la contrôle, contrôle la société". C'est en ces termes qu'Ana Maria Grünfelder, la théologienne féministe a expliqué la "guerre" entre l'Eglise catholique et le gouvernement qui secoue actuellement la Croatie au sujet de l'éducation sexuelle à l'école. Ces derniers jours, on a pu entendre tout et n'importe quoi à ce sujet. Un théologien de renom, Adalbert Rebic, a littéralement déclaré : "La Croatie est en train à rejoindre le complot mondial des pédés, des homosexuels et des gouines qui s'efforcent d'imposer les opinions d'une minorité à tous les autres en menaçant ainsi la société de sombrer dans la déchéance." Le cardinal Josip Bozanic a estimé que les cours d'éducation sexuelle, introduits dans l'enseignement scolaire par le ministre de l'Education Zoran Jovanovic, "menaient à l'anéantissement de l'homme". Le comble a été atteint lorsque l'adjoint à l'évêque de Zagreb, Valentin Pozaic, a comparé le pouvoir actuel à celui des nazis et des communistes. "La révolution culturelle et anthropologique néocommuniste et néolibérale ne prend pas en considération l'homme tel qu'il est, mais elle le transforme en machine de satisfaction des besoins sexuels, qui ne connaît ni l'amour, ni la chasteté, ni la fidélité, ni le sacrifice ni la solidarité", a dit Pozaic...
Erasmus est sauvé. La "success story" de l'Union européenne était menacée : "Erasmus est à court d’argent", reconnaissait début octobre le porte-parole du commissaire européen au Budget. Le programme européen d’échange d’étudiants et de professeurs allait-il disparaître en raison des coupes budgétaires imposées par de nombreux pays de l’Union ? Finalement non. Lors de sa plénière de décembre, le Parlement européen a soutenu l’accord de six milliards d’euros destiné à couvrir les factures en suspens ainsi que le budget 2013, sauvant ainsi un programme vieux de 25 ans. La première année, à peine plus de 3 000 étudiants en avaient profité ; ils sont 270 000 aujourd’hui. En 25 ans, plus de deux millions de jeunes issus de 33 pays ont ainsi pu étudier à l’étranger. Un programme pour tous ? Qui favorise l’intégration européenne ? Et qui marche vraiment bien ? Pas si sûr... 1.L’anglais plus que la fiesta au soleil.L’Espagne est le premier pays d’accueil et d’origine des étudiants Erasmus. Soit. Mais la France et l’Allemagne suivent. L’Hexagone arrive en deuxième position : environ 30 000 étrangers y séjournent cette année, et le même nombre d’étudiants le quitte pour parfaire ses connaissances hors des frontières.... 2.Portugal, Danemark et Suède à la mode Erasmus stagne en France. Entre 2005 et 2009, les arrivées ont cru de 2,8% seulement, et les départs d’un petit 8,6%. Le Portugal, le Danemark et la Suède deviennent en revanche des destinations de plus en plus prisées ; entre 2005 et 2009, le Portugal a vu ses séjours Erasmus augmenter de 45%. Encore plus flagrant : le nombre d’étudiants turcs en mobilité Erasmus augmente très rapidement. Ils étaient moins de 3 000 en 2005, pour passer la barre des 8 000 en 2010 – une augmentation de 180%. 3.Trop cher pour plaire à tous Le programme devait concerner 10% des étudiants, rappellent les auteurs d’une étude du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) sur le sujet. L’objectif est loin d’être atteint... 4.L’étudiant Erasmus : une femme de 23,5 ans Pour l’année académique 2009-2010, l’âge moyen des étudiants Erasmus était de 23,5 ans. Et l’étudiant était une étudiante : 62% des Erasmus sont des femmes, soit une part légèrement supérieure à celle des femmes dans la population étudiante globale.... 5.Pas très branchés sciences dures Ce sont enfin les étudiants issus de l’enseignement supérieur universitaire qui se déplacent plus que ceux issus des filières professionnalisantes, selon les mêmes études. Et ils se penchent en priorité sur les sciences sociales, les affaires ou le droit, voire les sciences humaines ou les arts. Les disciplines scientifiques restent boudées....
C'est l'un des problème de la LRU (loi instaurant l'autonomie des universités sous N. Sarkozy) : tel le carrosse de Cendrillon en citrouille, la LRU a transformé du jour au lendemain des enseignants-chercheurs Présidents et VP d'universités en cadres dirigeants de sociétés. Ils ne sont bien sûr pas élus sur leur goût pour le management, auquel ils sont d'ailleurs bien peu formés ; et ils ne peuvent s'appuyer sur un 'staff' correspondant. Cette inadéquation douloureuse a été rendue visible dans l'espace médiatique par la lettre des 14 présidents d'universités demandant à la Ministre de reprendre en direct la GRH et la paye de tous leurs personnels. Circonstance aggravante : l'Etat a profité de cette autonomie de gestion pour diminuer ses dotations budgétaires. Moralité : l'effet pervers de l'autonomie version Valérie Pécresse (ministre du secteur sous le quinquenat précédent) , c'est la casse des universités non accompagnées dans la mise en oeuvre de l'autonomie ('aide toi le ciel t'aidera, si tu dévisses, tant pis pour toi').
Quelle évaluation ?
En France, les enseignants-chercheurs sont confrontés à la pesanteur bureaucratique de l'évaluation et de la réponse aux appels d'offre distribuant le financement de la recherche. L'une et l'autre sont inspirés par le new public management (NPM). Les difficultés similaires au Royaume-Uni et en République Fédérale d'Allemagne indiquent que le NPM est problématique en soi. L'hybridation avec la bureaucratie typiquement française (celle des 'grands organismes de recherche', une quasi exclusivité hexagonale - comme les 'grandes écoles' d'ailleurs) génère cependant une forme problématique propre. Un certain nombre de chercheurs progressistes, ou modernistes, ou sociaux-démocrates, ou réformistes - selon l'angle - font le pari qu'il y a moyen de décliner dans le paysage sup-recherche français des pratiques d'évaluation socialement utiles et professionnellement réussies - à rebours de l'utilisation dite 'libérale' qui met les individus en concurrence, méprise la coopération, met l'intérêt au centre et les Centres (labos) à la périphérie.
monde - Les enseignants en Slovaquie ont entamé ce lundi une grève illimitée. Ils réclament une hausse des salaires de 10%. Le gouvernement dit ne pas pouvoir se permettre une telle une augmentation en pleine période d’austérité. Selon le syndicat national des enseignants, les trois quart des écoles primaires et des collèges sont fermées. Le mouvement touche aussi quelques universités
VIDÉO - La Française, étudiante en cycle Erasmus, risque 32 ans de prison pour «terrorisme». Sevil Sevimli a déjà dû tirer un trait sur la rentrée universitaire en Master 1 à la faculté d'Information et de communication de Lyon-II, qui s'est déroulée sans elle. Lors de la première audience de son procès à Bursa, une ville de l'ouest de la Turquie, le 26 septembre, la justice lui a interdit de quitter le territoire turc. Elle espère que la cour d'assises fera preuve de davantage de clémence, lundi, à l'occasion de sa deuxième comparution. «Mon avocat va proposer que je puisse rentrer en France et en échange je m'engage à me présenter à chaque audience», explique l'étudiante originaire de Belleville-sur-Saône, dans le Rhône. Depuis le 10 mai, jour où la police est venue l'arrêter à l'aube dans l'appartement qu'elle partageait en colocation, la jeune femme de 20 ans fait face à un cauchemar judiciaire. Accusée d'être membre «de la direction d'une organisation terroriste», le Parti/Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C), elle risque 32 ans et demi de prison. Ce groupe clandestin d'extrême gauche, fondé dans les années 1970, mène des actions violentes. L'attentat suicide devant un commissariat de la banlieue d'Istanbul le 11 septembre, au cours duquel un policier a été tué, lui a été attribué. «Je n'ai jamais eu de rapports avec le DHKP-C et je ne suis pas une dirigeante de cette organisation. Je suis venue en Turquie dans le seul but de connaître la culture de mes parents», a déclaré la jeune fille, qui est née et a grandi en France. Les éléments dans le dossier de Sevil Sevimli pour prouver qu'elle était à la tête de la branche jeunesse du DHKP-C à Eskisehir, ville d'Anatolie où elle effectuait un semestre d'études dans le cadre du programme européen Erasmus, paraissent bien maigres. Il lui est reproché, entre autres, d'avoir participé au défilé syndical du 1er Mai, d'avoir collé des affiches et organisé un pique-nique sur le campus en faveur de l'enseignement supérieur gratuit, de s'être rendue à un concert du groupe de rock contestataire Yorum, où des drapeaux de groupes interdits ont été brandis… Toutes ces activités sont légales et Sevil Sevimli reconnaît y avoir pris part...
Après deux mois d'activité, cette nouvelle agence, créée par le précédent gouvernement et dont l'objet est de promouvoir l'enseignement supérieur français dans le monde, multiplie les ratés. Ses prétentions financières et la qualité discutée de ses prestations, auxquelles s'ajoutent la politique restrictive de visas et les tracasseries administratives faites aux étudiants étrangers non européens, ne sont-elles pas plutôt en train de les fairefuir ?Sur les 280 000 jeunes qui viennent suivre un cursus en France, près de 10 % perçoivent une bourse du gouvernement français, de leur pays d'origine ou de fondations et entreprises privées, comme Total ou Areva. A ces quelques 28 000 étudiants, Campus France propose, moyennant finance, des facilités : hébergement, couverture sociale et gestion de la bourse d'études, dont le montant est d'au minimum 600 euros par mois. "L'ambassade de France à Tripoli ne délivre plus, depuis des mois, de visas à nos étudiants au motif que mon gouvernement refuse de traiter avec la nouvelle agence Campus France. C'est un chantage inacceptable pour un Etat souverain", tempête Abdallah Sassi, conseiller culturel de l'ambassade de Libye à Paris, dont le pays envoie, chaque année, 300 étudiants en France. Les tarifs de Campus France sont beaucoup plus chers : 1 000 euros par an et par étudiant, contre 600 euros en passant par le Cnous (Centre national des œuvres universitaires et sociales) pour des services en baisse. L'accueil de Campus France est en effet "dématérialisé", avec une assistance à distance, par mail. A la descente d'avion, l'étudiant vietnamien, chinois ou kirghize est invité, par écrit, à se rendre au guichet de poste où l'attend un mandat de 600 euros, en liquide. A lui de se débrouiller !... "Moi qui suis francophone, je suis consterné, confie M. Sassi. Les Américains, par exemple, délivrent, avant même le départ de Tripoli, un visa pour la durée de la bourse, trois ou cinq ans, qui n'a donc pas besoin, comme en France, d'être renouvelé chaque année ; les Anglais offrent des bourses d'études ; les Allemands sont aussi très ouverts et accueillent 1 000 de nos ressortissants, notamment en médecine... Pourquoi la France nous ferme-t-elle la porte au nez ?" D'autres pays ou clients ne souhaitent pas ou plus passer par Campus France : le Chili, l'Arabie saoudite, l'Azerbaïdjan, le programme Cumex d'un consortium d'universités mexicaines, la Bolivie, l'Algérie pour les boursiers qu'elle finance. Certains hésitent, comme la Thaïlande ou l'Argentine, ou manifestent seulement leur mécontentement, comme l'Irak, le Burkina Faso, le ministère de l'éducation du Mexique, le Gabon....
Des dizaines de milliers de Grecs sont descendus dans les rues, samedi, pour commémorer le 39e anniversaire d'une révolte étudiante meurtrière contre l'ancienne dictature du pays. Alors que plus de 6000 policiers avaient été déployés dans les rues de la capitale, les manifestants ont marché jusqu'à l'ambassade américaine depuis l'Université technique d'Athènes, où avait commencé la révolte étudiante de 1973. Un groupe d'étudiants portant un drapeau grec qui avait été ensanglanté à l'époque était à la tête du cortège. Plusieurs Grecs tiennent les États-Unis responsables pour leur appui à la dictature qui a dirigé le pays de 1967 à 1974. Des manifestants ont brûlé un drapeau américain devant l'ambassade, un rituel annuel. Les sympathisants du Parti communiste ont pris part à une manifestation séparée devant l'ambassade américaine. Les communistes avaient annoncé leur intention de défiler devant l'ambassade israélienne pour protester contre les bombardements de la bande de Gaza. La police avait initialement bloqué la route à la demande d'un procureur, mais l'a rouvert après avoir discuté avec les manifestants. Les deux marches ont attiré 22 000 personnes, selon la police. Aucune violence n'a été rapportée....
ERASMUS - Nous espérons que les budgets Erasmus pour 2012-2013 suffiront à tenir les promesses faites aux étudiants sur la base d'engagements déjà approuvés. La jeunesse de l'Europe est très durement touchée par la crise économique. Le nombre de jeunes chômeurs de 15 à 24 ans a augmenté de moitié depuis le début de cette crise et, aujourd'hui, un jeune Européen sur cinq (soit plus de cinq millions de personnes) est sans emploi. Cela ne peut plus durer. Nous ne pouvons nous permettre une génération perdue. L'éducation et la formation doivent être au cœur de la réponse de l'Europe à une telle situation. Toute société civilisée se doit d'investir dans l'avenir de ses jeunes afin que ceux-ci puissent jouer pleinement leur rôle en tant que citoyens actifs, trouver un travail valorisant et mener une vie épanouissante. Une bonne éducation est fondamentale car notre jeunesse se prépare à vivre dans un monde en mutation accélérée, et de plus en plus mobile, interdépendant et multiculturel. Au cours des vingt-cinq dernières années, Erasmus, programme de l'Union européenne très apprécié, a permis à près de trois millions de jeunes Européens d'étudier à l'étranger. Plus récemment, il a été étendu aux stages à l'étranger. Toute une génération a ainsi appris ce que cela signifie de vivre et de travailler avec des personnes d'une autre culture et a pu développer les compétences et la polyvalence indispensables pour s'adapter au marché du travail moderne. Il s'agit là d'une génération qui est parvenue à obtenir certains des emplois les plus attrayants...
BRUXELLES, 05 oct 2012 (AFP) - La Commission européenne, qui défend une politique de rigueur en Europe pour lutter contre la crise de la dette, a nié vendredi avoir la moindre responsabilitédans le gel ou la réduction des salaires des enseignants constatés dans un nombre croissant de pays européens.La Commission européenne a "recommandé un certain nombre de mesures pour aller vers une consolidation budgétaire et certains pays en ont conclu qu'il fallait geler ou baisser les salaires" des enseignants, a déclaré la porte-parole de la Commission, Pia Ahrenkilde-Hansen. Mais "ce n'est pas nous qui imposons les baisses salariales, ce n'est pas à nous de le faire", a-t-elle ajouté, en insistant sur l'importance de l'éducation pour la "croissance". Le rôle de la Commission "est très différent du mythe de l'austérité imposée", a-t-elle plaidé. Mme Ahrenkilde-Hansen réagissait à un rapport de la Commission qui constate que 16 pays de l'UE ont gelé ou réduit le salaire des enseignants. "Nous n'avons pas demandé des mesures spécifiques sur les enseignants dans tel ou tel pays", a assuré un autre porte-parole, Olivier Bailly... Parmi les 16 pays concernés par le gel ou la baisse des salaires des enseignants, les plus "gravement touchés" sont l'Irlande, la Grèce, l'Espagne, le Portugal et la Slovénie, selon le rapport. En Bulgarie, à Chypre, en Estonie, en France, en Hongrie, en Italie, en Lettonie, en Lituanie, au Royaume-Uni, en Croatie et au Lichtenstein, les salaires ont également connu une légère baisse ou une stagnation. En revanche, le traitement des enseignants a augmenté jusquau milieu de lannée 2010 en République tchèque, Pologne, Slovaquie et Islande.
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