L'enseignement dans tous ses états.
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Éducation grève illimitée, excédée Camara Kandia menace de fermer l’école pour 1 an

Éducation grève illimitée, excédée Camara Kandia menace de fermer l’école pour 1 an | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Kandia menace de fermer l’école pour un an 42 milliards, proposés par l’Etat, rejetés par les syndicats.

Excédée par les grèves intem pestives, jugées inopportunes, Kandia menace de fermer l’école pour un an. C’est ainsi que l’on pourrait résumer la rencontre qu’a eue hier la ministre de l’education nationale et de l’enseigne ment technique avec les associations et mouvements des parents d’élèves, le forum des confessions religieuses, les chefs coutumiers. Il était question pour le premier responsable de l’école ivoirienne de mettre en mission ces partenaires sociaux pour faire entendre raison aux syndicats. «Cela y va de la responsabilité de chaque acteur, parents d’élèves. Echanger avec vous, nos partenaires sociaux, et vous informer de la réalité de la situation qui prévaut dans nos écoles et vous amener à prendre la pleine mesure de la situation concernant l’éducation de vos enfants. Nous souhaitons que les parents d’élèves, les responsables religieux, les chefs coutumiers que vous êtes…s’engagent dans la gestion de l’école et le règlement de cette crise». Mais avant, elle est revenue sur l’ensemble des efforts faits par l’etat aux enseignants dans le souci de sauver l’école et mettre fin aux arrêts de travail à l’école qui, selon elle, «sont à la base du niveau bas de nos résultats scolaires.» Ce qu’il faut savoir, c’est ce que l’etat a proposé de payer 42.600.000.000(42 milliards 600 millions) pour l’ensemble des fonctionnaires d’ici 2013. Chose que réfutent les syndicats...
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ÉTATS-UNIS • Au Michigan, des profs armés pour protéger les élèves

ÉTATS-UNIS • Au Michigan, des profs armés pour protéger les élèves | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Depuis la tuerie à l'école de Sandy Hook l’introduction d'armes à feu dans les écoles est régulièrement évoquée. Dans une localité rurale du Michigan, le chef de la police a un plan "réfléchi", nous dit le très conservateur National Review.

 

Depuis Sandy Hook [dans le Connecticut], nombreux sont ceux qui considèrent l’introduction d'armes à feu dans les écoles comme une solution extrême. Mais dans une localité rurale du Michigan, le chef de la police a d’ores et déjà concocté un plan sérieux et réfléchi en ce sens.

En 33 ans de carrière dans le maintien de l’ordre, Victor Pierce a vu des corps d’enfants assassinés, et ces images le hantent toujours. Après Sandy Hook, il s’est senti dans l’obligation d'agir. Aussi a-t-il décidé d’inviter enseignants et administrateurs d’établissements scolaires à devenir officiers de réserve en participant à un programme d’entraînement.

Une fois la formation terminée, les stagiaires prêteront serment comme officiers de réserve volontaires. Si les autorités scolaires donnent leur feu vert, ils pourraient donc porter des armes à l’intérieur des écoles.

 

"Il nous faut recourir à la force."

"Comme le disait si bien Edmund Burke, le mal n'a besoin que d’une chose pour vaincre : que les hommes bons ne fassent rien", affirme-t-il. "Nous, nous essayons de faire quelque chose. Les écoles représentent des zones sans armes. En général, c’est la raison pour laquelle un assassin [les vise, choisissant] le chemin de la moindre résistance. Comme il sait qu’il y a une cible facile, il la vise. On peut installer tous les verrous et les détecteurs de métal qu’on veut, ça ne l’empêchera pas de se livrer à des actes sadiques, ni de commettre un carnage. Il nous faut recourir à la force."

Le programme a lieu à Barry Township, une petite municipalité de moins de 4 000 habitants située à 40 kilomètres au nord-est de Kalamazoo. Pendant 12 semaines, les participants suivent 60 heures de cours portant sur le droit, l’application et l’utilisation de la force, les tactiques défensives, la sécurité et le maniement des armes. La promotion en cours compte 31 élèves, dont deux enseignants et un administrateur scolaire. Pierce prévoit une formation continue pour ceux qui auront complété le stage....

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Education : ce qui va changer à la rentrée

Education : ce qui va changer à la rentrée | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Création de postes, une école pour devenir prof, tour de vis sur la carte scolaire... Le ministère vient de publier la circulaire de rentrée 2013.

 

La prochaine année scolaire sera «une année de transition», a averti le ministre de l’Education Vinent Peillon qui publie ce jeudi la circulaire de rentrée 2013 (voir le document en bas de l'article). Voici, dans les grandes lignes, ce qui va changer :

 

Sous l’ère Sarkozy, 80 000 postes avaient été supprimés. Changement de cap. Pour la première fois en six ans, de nouveaux postes sont créés : 3 000 dans le primaire (maternelle et élémentaire) et 3 770 dans le secondaire. Auxquels s’ajoutent 350 nouveaux emplois d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) et 50 assistants sociaux. Dans sa circulaire, le ministre promet : «Tous les départs définitifs d’enseignants seront remplacés et 60 000 postes seront créés sur la durée du quinquennat.»


C’est le retour de la formation des profs, livrés à eux-mêmes depuis la fameuse réforme de masterisation tant décriée par le corps enseignants. A la rentrée vont s’ouvrir des «écoles supérieures du professorat et de l’éducation» (Espe) placées sous la responsabilité de l’ensemble des universités d’une académie. Ce qui devrait permettre aux nouveaux profs de ne plus être parachutés en classe sans expérience mais d’apprendre au préalable à transmettre des connaissances et gérer une classe.

 

Vincent Peillon l’avait annoncé, il veut revenir sur l’assouplissement de la carte scolaire voulu par Nicolas Sarkozy. Depuis 2008 en effet, les parents peuvent plus facilement obtenir des dérogations à la règle de l’affectation dans le collège-lycée de leur zone géographique. Peillon veut plus de «mixité sociale» dans les établissements mais les modalités de la réforme n’ont pas encore été décidées...

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Que de moments volés à la littérature

Que de moments volés à la littérature | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Oui, l'on peut encore enseigner la littérature ; la vraie littérature, même à l'âge dit ingrat. Au XXIe siècle, il faut plus que jamais ouvrir l'élève aux mondes de la littérature vivante ; et plus largement de l'art.

 

Enseigner la littérature aujourd'hui... Injonction paradoxale ? C'est ce que nous amènent à penser "Les Textes" ; non les Saintes Ecritures, mais les indigestes Bulletins officiels où se succèdent réformes et contre réformes, anciens et nouveaux programmes, et qui sont censés contraindre l'enseignant à repenser sans cesse sa pédagogie pour se conformer au désir d'une divinité cachée... Nous, enseignants de littérature, devrions être d'éternels Saint Pierre, prêts à renier sans cesse notre credo de la veille. Il nous faut donc résister, ignorer, voire combattre ces "modes" si elles entravent notre enseignement.

Car c'est bien de cela dont il s'agit : l'arrivée du fameux "socle commun des compétences et des connaissances" détruit résolument le travail de ceux qui sont sur le terrain et qui tentent, avec toute leur énergie et leur savoir, de faire de l'école, du collège et du lycée des lieux d'apprentissage et de plaisir. L'enseignant, de littérature en particulier, voit sa mission réduite à cocher des cases par milliers tout au long de l'année pour savoir ce que l'élève a acquis, n'a pas acquis ou serait en train d'acquérir.

Pour faire correctement son travail comptable, il doit évaluer de façon sommative ou formative (encore des gros mots...), mettre en place des ATP (aides au travail personnel), des PPRE (programmes personnalisés de réussite éducative), des PDMF (parcours de découverte des métiers et des formations) ou autres acronymes intrusifs, invasifs, corrosifs dont l'Education nationale s'enorgueillit. Ne réduisons donc pas l'élève à une somme d'items formant des piliers bien peu stables d'une connaissance bien fragile... N'engluons pas leurs esprits en devenir dans le carcan du LPC (livret personnel de compétences). L'enseignant-Shiva passe des heures à des tâches qui dévorent son temps de réflexion. Que de moments volés à la littérature !

...

 

Enseigner c'est oser ; enseigner la littérature, c'est oser étudier Pierre de Marbeuf comme Barbara, scander comme slamer, écrire au stylo plume comme présenter un power point. Enseigner la littérature, c'est être curieux de tout, toujours au fait des recherches sur la langue, sur la mémoire, à l'affût des expériences menées çà ou là, comme une écriture déambulatoire avec les élèves de 6e sur les bords du canal Saint-Martin, qui mène à une ébauche de livre électronique... Etre d'un autre temps mais aussi de son siècle. Croire en soi mais surtout en l'élève. Et cette émotion, ce partage, cette complicité, nul item coché dans un aride tableau du LPC ne pourra jamais les évaluer...

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Education nationale : un tiers des enseignants envisage de quitter leur job

Education nationale : un tiers des enseignants envisage de quitter leur job | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Cette nouvelle étude démontre néanmoins que 70% des personnels d’éducation déclarent que le climat scolaire est bon.

 

Alors que Vincent Peillon annonce que le concours d'enseignants, qui aura lieu exceptionnellement en juin, a attiré 46% de candidats de plus que celui d'octobre, voici une étude qui pourrait freiner les ardeurs de ces futurs enseignants.

Près d'un tiers des personnels d'éducation envisagent de quitter leur job, en raison des tensions régnant au sein des équipes adultes, selon Le Figaro. "Le harcèlement est bien un facteur de décrochage professionnel", souligne Éric Debarbieux, spécialiste de la violence scolaire. Cette étude, d’une ampleur inédite, a été menée auprès de 156 000 personnels du second degré. Parmi eux, 26 % estiment que la violence est présente dans leurs établissements. Une proportion qui atteint 64 % dans l'éducation prioritaire.

Des résultats à contraster néanmoins : près de 70 % des personnes interrogées déclarent en effet que le climat scolaire est "bon" et "plutôt bon". Très majoritairement, à 82 %, les personnels se sentent respectés par les élèves.

En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/pepites/education-nationale-tiers-enseignants-envisagent-quitter-job-652337.html#efGYXqdrWmzcFA2R.99..
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Vincent Peillon prêt à lâcher une prime aux professeurs des écoles

Vincent Peillon prêt à lâcher une prime aux professeurs des écoles | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Pour calmer la grogne dans le primaire, le ministre de l'Education nationale pourrait faire un geste financier.

 

Près d'un professeur des écoles sur cinq était en grève ce jeudi ; une nouvelle manifestation aura lieu samedi à Paris contre la réforme des rythmes scolaires : la grogne monte dans l'Education nationale. Conscient du danger, le ministre Vincent Peillon serait, selon nos informations, prêt à faire un geste financier en direction des enseignants du premier degré, les plus en pointe dans cette contestation. La décision serait annoncée vers la mi-février, après le congrès de la principale organisation syndicale de l'éducation, la FSU.

400 euros annuels ?

Le ministère refuse de s'exprimer sur le sujet. Officiellement, il ne s'agirait pas d'une compensation pour accompagner le retour à la semaine de quatre jours et demi de classe en primaire dès la rentrée 2013, qui suscite beaucoup de mécontentement. « Je ne demande pas plus de travail aux enseignants, il n'y a donc pas de compensation à avoir », expliquait Vincent Peillon, le 21 janvier. Bercy tout comme Matignon ont d'ailleurs refusé cette compensation, qui avait été un temps évoquée. Mais il s'agirait de rapprocher un peu ce que gagnent les enseignants du primaire et ceux du secondaire, comme l'a souhaité à plusieurs reprises le ministre.

Les discussions avec les syndicats - non ouvertes officiellement -portent sur deux choses. D'abord, une indemnité annuelle pourrait être versée aux 300.000 enseignants du primaire, sur le modèle de l'indemnité de suivi et d'orientation des élèves (Isoe) que perçoivent aujourd'hui ceux du secondaire. Elle serait dans un premier temps de 400 euros annuels. « Les arbitrages sur cette indemnité sont très bien engagés », lâche une source impliquée dans les discussions.

Les syndicats espèrent que la prime sera progressivement portée au même niveau que celle des enseignants du secondaire (1.200 euros annuels). Mais rien n'est acquis à ce stade.

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Enseignants : le défi du recrutement est loin d'être gagné

Le nombre d'admissibles au capes est inférieur au nombre de postes dans certaines disciplines. L'engagement du gouvernement de créer 60 000 postes est loin d'être gagné.

 

Vincent Peillon trouvera-t-il assez de professeurs à recruter? Dans la perspective de créer 60 000 postes d'ici à la fin du quinquennat, le ministre de l'éducation nationale a fixé à 22 100 le nombre de postes ouverts aux concours 2013 de l'enseignement – 6 000 de plus qu'en 2012. Mais son défi est loin d'être gagné.

Car la crise de recrutement frappe toujours la profession. Selon les premiers résultats des épreuves écrites d'admissibilité du capes, qui viennent de paraître, il y a moins de candidats admissibles que de postes dans certaines disciplines. Alors même que la seconde étape de la sélection, les oraux d'admission, n'est pas encore passée – elle se déroulera de mai à juillet –, il est déjà certain qu'il y aura des postes non pourvus à la rentrée. C'est le cas en lettres classiques (108 admissibles pour 200 postes) et en éducation musicale (116 admissibles pour 130 postes).

Dans d'autres disciplines, la pression est forte. En lettres modernes, il y a seulement 1 155 candidats admissibles pour 1 000 postes. En mathématiques, il n'y en a que 1 329 pour 1 210 postes. Il n'est pas garanti non plus que, dans ces disciplines, le capes fasse le plein. A moins que le jury ne brade le concours! La nouvelle est un mauvais signal pour M. Peillon, qui doit assurer le recrutement de 150 000 enseignants d'ici à 2017 – à la fois pour remplacer les départs en retraite et pour répondre aux besoins du terrain.

Pourtant, son entourage se montre plutôt optimiste et "pressent" qu'il y aura moins de postes vacants que l'an dernier (15 % de non pourvus en 2012). Les annonces répétées du ministre d'un recrutement massif de professeurs auraient même déclenché un "appel d'air". Les 1 500 candidats de plus que l'an dernier présents aux écrits du capes en seraient la preuve....

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"Les trois catégories d'enseignants vues par un père"

"Les trois catégories d'enseignants vues par un père" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Parent d'élève, notre contributeur Marc Serrand s'est amusé à " classer" les enseignants à travers sa vision du métier. Il avoue préférer ceux "qui ont envie d'explorer, de chercher, de partager".

En 13 ans d'école, mon aîné qui est en 1ère a vu quelques 60 à 70 enseignants. Si si, j'ai fait le compte! En encore je n'ai pas compté les remplaçants... il est vrai devenus denrée rare depuis quelques années, (je ne remercie pas la RGPP). Le plus jeune, qui est au collège, en a vu un peu moins, bien entendu. Je réfléchis souvent à tous ces enseignants, si différents les uns des autres que je ne résiste pas à la tentation: il faut que je les classe! L'exercice est idiot et donc il me plait. Il va m'attirer des commentaires acerbes qui déploreront mon simplisme navrant.

Première catégorie d'enseignants: ceux qui ne doutent pas d'eux. Ce ne sont pas les plus nombreux, mais il y en a. Des enseignants qui refusent de discuter avec qui que ce soit, (sauf avec la hiérarchie). Des enseignants qui ne comprennent pas l'intérêt de bouquiner, de se former puisqu'ils savent tout. ...

Deuxième catégorie d'enseignants: ceux qui doutent d'eux... et ont peur! Je crois que la majorité des enseignants ne sont pas certains de leurs pratiques, doutent de leur pédagogie, se rendent compte des limites de la situation actuelles, voient les enfants s'ennuyer. Mais cette première catégorie a besoin de se protéger. Ces enseignants-ci ferment les fenêtres, les portes, et n'aspirent qu'à une chose: ne plus entendre parler d'école dès qu'ils sont chez eux, le soir ou en vacances...


Enfin, les enseignants qui doutent... et cherchent... Il existe une fraction non négligeable d'enseignants qui doutent tout autant de leurs pratiques, de leur quotidien, mais qui ont envie d'explorer, de chercher, de partager... Ces enseignants s'inscrivent dans la droite ligne des mouvements pédagogiques. Ils sont souvent sur le Net. Ce sont eux qui peuplent ces rencontres dont je parlais juste auparavant.

Ils ne sont pas plus sûrs d'eux que les autres, mais ils acceptent d'envisager d'autres pratiques. Lorsqu'ils ferment la porte de leur classe et quittent l'établissement, ils sont prêts pour d'autres aventures autour de l'éducation. Alors attention: ces enseignants-là, il leur arrive d'être un peu découragés parfois...
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Peillon présente sa campagne de recrutement de profs

Peillon présente sa campagne de recrutement de profs | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La profession est, depuis des années, en manque de candidats.

 

Vincent Peillon lance ce lundi la campagne de recrutement de 43 000 enseignants, profession qui souffre d’une pénurie de candidats, couplée à une baisse du nombre de postes sous le dernier quinquennat. En septembre, le ministre de l’Education avait annoncé ces recrutements qui permettent de compenser les départs à la retraite et de créer 8 781 postes en équivalent temps plein. Un recrutement qui se fera en deux temps, dont un concours exceptionnel au printemps.

«Nous avons besoin de bons professeurs. Professeur est un métier de talent, d’excellence», a dit Vincent Peillon dans le Journal du dimanche. Deux jours plus tôt, le Haut Conseil de l'éducation (HCE) avait remis à François Hollande son rapport annuel, évoquant «une profession en crise qui doit retrouver attractivité et prestige».

Le gouvernement a prévu de créer 60 000 postes dans l’enseignement pendant le quinquennat, en plus des remplacements des départs à la retraite, après la suppression de 80 000 postes sous la droite. Selon un document obtenu par l’AFP en juillet, lors des concours du Capes externe, au total 706 postes sont restés vacants (978 en 2011), ce qui représentait près de 15% des postes à pourvoir. Avec des matières particulièrement touchées, comme les mathématiques (652 admis pour 950 postes), les lettres classiques où moins d’un poste sur deux a été pourvu, ou l’anglais....

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"L'école est-elle encore émancipatrice? (témoignage) | Humanite

"L'école est-elle encore émancipatrice? (témoignage) | Humanite | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

En pleine réforme de l'école voulue par le ministre de l'Education Vincent Peillon, nous publions le témoignage qu'a adressé à l'Humanité.fr une institutrice de Bordeaux. Un texte qui campe bien les enjeux d'une vraie réfléxion sur ce que pourrait être l'école de demain.

 

"Institutrice, c'est mon métier, j'en ai longtemps été fière, du mot aussi: oui, dans les petites classes, on institue!

Puis, ce cadeau empoisonné de « professeur des écoles », alors, petit à petit, on s'est mis à professer, j'ai essayé d'échapper à ce mouvement, mais je ne suis pas sûre d'avoir entièrement réussi. Subrepticement, ce n'était plus l'enfant, mais l'élève qui était au centre des préoccupations de l'école, puis les acquisitions, soit! Et enfin les savoirs, les « compétences », transversales ou pas...petit à petit on a dû réduire l'enfant à une suite de cases à cocher, ça ne rentrait jamais; moi, en tout cas, je n'ai jamais pu faire rentrer les enfants dans des cases.

Un enfant qui apprend, il n'y a rien de plus beau, on le voit se développer, s'épanouir petit à petit, c'est lent, chez certains c'est extrêmement lent, mais ça avance, toujours! Je n'ai jamais rencontré un enfant « bête », j'en ai rencontré qui avaient besoin de temps et d'attention, ce qui n'est pas toujours possible au milieu d'une trentaine d'autres surtout si certains vont particulièrement mal... Et dans certains quartiers, la proportion est énorme d'enfants qui vont mal, parce que la famille va mal; qui manquent l'école parce que l'électricité est coupée, il faut aller quelques temps chez la grand-mère; les parents séparés qui sont forcés de vivre ensemble quand même, vu le prix des loyers; les familles déracinées, traquées, dont les enfants rêvent encore d'être français un jour et que l'on cache parfois...

 

Ensuite, au lieu de vouloir sans cesse réformer l'école primaire(l'histoire des rythmes est une vaste pantalonnade, qu'on m'explique en quoi, se lever aux aurores un matin de plus et se presser d'arriver à l'heure un jour de plus dans la semaine, va éviter la fatigue des enfants...il faut surtout que les parents travaillent moins et les récupèrent plus tôt pour pouvoir les coucher plus tôt, mais ça c'est une transformation de société...et ça n'est pas au programme!), il faudra aussi se pencher sur le collège qui a en gros les mêmes besoins que l'école primaire mais à qui on réduit encore plus les moyens....

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Réforme des rythmes scolaires: trois syndicats réclament une table ronde | Humanite

Réforme des rythmes scolaires: trois syndicats réclament une table ronde | Humanite | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Dans une lettre com­mune adres­sée ce matin à Vincent Peillon, le Snuipp-FSU, le Se-Unsa et le Sgen-CFDT mani­festent leur désac­cord face aux pre­mières pro­po­si­tions du ministre concer­nant la réforme des rythmes sco­laires et réclament une table ronde réunissant des représentants des collectivités territoriales, des familles et des enseignants.

 

"S'il s'agit de construire un dispositif cohérent de la journée de l'enfant, il faut que les parties prenantes de ce dossier se parlent", estiment ces syndicats dans un courrier adressé ce lundi au Ministre de l'Éducation, Vincent Peillon. Lundi après-midi, le ministre devait rencontrer les représentants des collectivités territoriales, puis les représentants des personnels de l'Education nationale.

"Au cours des dernières semaines, vous avez entamé des discussions afin de revoir les rythmes scolaires à l'école primaire. Nous partageons avec vous l'idée qu'il faut repenser les temps et les contenus pédagogiques pour assurer la réussite des élèves. Néanmoins, vos premières propositions ne pouvaient pas susciter notre accord", écrivent les trois syndicats. "Toute modification des rythmes implique de repenser l'ensemble des temps scolaires, éducatifs et sociaux des élèves et en conséquence les temps de travail des enseignants afin de permettre pour tous un cadre d'apprentissage et de travail plus harmonieux", ajoutent-ils.

 

La question des rythmes "ne peut, à elle seule, être l'alpha et l'oméga de la réussite des élèves. Les dimensions pédagogiques de ce dossier doivent être traitées. Ainsi, cette réforme doit être accompagnée d'une redéfinition des dispositifs d'aide aux élèves, d'une révision des programmes, de nouveaux dispositifs d'évaluation des élèves", ajoutent les trois syndicats....

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Education : les principaux points du discours de Hollande

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Rythmes scolaires, redoublement... Le président a présenté les grands axes de la politique de l'éducation.

 

François Hollande a présenté mardi 9 octobre, dans un discours à la Sorbonne, "les grands axes de la politique de l'éducation", priorité de son quinquennat, à l'occasion de la remise officielle du rapport sur la refondation de l'école, prélude à un projet de loi. En voici les principaux points :

"Chaque fois que l'Education nationale subit une agression, c'est tout le pacte républicain qui est mis à mal", a prévenu le chef de l'Etat, qui veut renforcer la lutte contre les violences scolaires.

François Hollande veut faire changer le système éducatif de façon profonde : "non pas une réforme de l'école, mais une refondation", prévient-il. "Il y faudra du temps et des moyens."

"L'école a subi trop de réformes qui l'ont d'avantage fragilisée que confortée"

"Nos enfants ont besoin de professeurs. Dès cette année ce seront près de 10.000 postes qui seront créés."

"La formation des professeurs sera rétablie, sans revenir aux anciennes écoles normales ni aux IUFM"

L'école pour les moins de 3 ans sera relancée dans les zones en difficulté

Le nombre de redoublements, pas toujours utiles, "devra être réduit"

"Les devoirs doivent être faits dans l'établissement"

"La notation à l'école doit indiquer un niveau plutôt que sanctionner"

"Je suis favorable à la semaine de quatre jours et demi d'école"

"J'ai donné mon plein accord au projet d'enseigner la morale laïque. Ce n'est pas vouloir enrégimenter, imposer des dogmes, une orthodoxie, où je ne sais quelle raison d'Etat. C'est permettre à chacun de construire sa liberté dans le respect de celle de tous les autres."

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Baisse du salaire des enseignants dans l'UE: Bruxelles nie toute responsabilité

Baisse du salaire des enseignants dans l'UE: Bruxelles nie toute responsabilité | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

BRUXELLES, 05 oct 2012 (AFP) - La Commission européenne, qui défend une politique de rigueur en Europe pour lutter contre la crise de la dette, a nié vendredi avoir la moindre responsabilitédans le gel ou la réduction des salaires des enseignants constatés dans un nombre croissant de pays européens.La Commission européenne a "recommandé un certain nombre de mesures pour aller vers une consolidation budgétaire et certains pays en ont conclu qu'il fallait geler ou baisser les salaires" des enseignants, a déclaré la porte-parole de la Commission, Pia Ahrenkilde-Hansen.

Mais "ce n'est pas nous qui imposons les baisses salariales, ce n'est pas à nous de le faire", a-t-elle ajouté, en insistant sur l'importance de l'éducation pour la "croissance".

Le rôle de la Commission "est très différent du mythe de l'austérité imposée", a-t-elle plaidé.

Mme Ahrenkilde-Hansen réagissait à un rapport de la Commission qui constate que 16 pays de l'UE ont gelé ou réduit le salaire des enseignants.

"Nous n'avons pas demandé des mesures spécifiques sur les enseignants dans tel ou tel pays", a assuré un autre porte-parole, Olivier Bailly...

 

Parmi les 16 pays concernés par le gel ou la baisse des salaires des enseignants, les plus "gravement touchés" sont l'Irlande, la Grèce, l'Espagne, le Portugal et la Slovénie, selon le rapport. En Bulgarie, à Chypre, en Estonie, en France, en Hongrie, en Italie, en Lettonie, en Lituanie, au Royaume-Uni, en Croatie et au Lichtenstein, les salaires ont également connu une légère baisse ou une stagnation.

En revanche, le traitement des enseignants a augmenté jusquau milieu de lannée 2010 en République tchèque, Pologne, Slovaquie et Islande.

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Haïti-Éducation : Les enseignants veulent forcer l’Etat haïtien à définir leurs statuts

Haïti-Éducation : Les enseignants veulent forcer l’Etat haïtien à définir leurs statuts | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
reseau alternatif haitien d'information...

 

Enseignantes / enseignants syndiqué/es membres des syndicats de la plateforme (UNNOEH, CNEH, CONEH, GIEL et FENATEC) ! Travailleurs/euses non-syndiqué/es, des écoles et universités publiques et privées d’Haïti !

Après plus d’une année de campagne de sensibilisation auprès de vous et des autorités politiques, la plateforme s’adresse encore à vous cette fois pour vous convier à faire un seul faisceau afin de prendre en main notre destin. Depuis la création de l’Etat d’Haïti, nous les enseignantes/enseignants, travaillons dans des conditions humiliantes et indignes. Malgré des combats difficiles menés par les syndicats dans le secteur pendant les 25 dernières années, nous sommes encore la catégorie de travailleurs/euses la plus maltraitée et la plus exploitée. Les politiciens de tous poils ne cessent d’exploiter la défaillance du système éducatif et l’ignorance planifiée des masses pour asseoir leur domination et continuer à consolider leur fortune par des moyens corrompus et au détriment de ces masses croupissant dans la misère la plus atroce.

En ce moment ou le Gouvernement fait battre la grosse caisse autour de la gratuité de l’éducation tout en nous témoignant son mépris abject en tant qu’enseignants/tes, il est temps de leur dire : « Halte là ! » Il est temps de crier plus fort pour qu’on cesse de nous exploiter ! Il est venu le moment de changer notre condition et de forger notre destin de professionnels/les dignes travaillant dans la décence. C’est pourquoi la plateforme saisit cette occasion symbolique marquée par la célébration de la journée mondiale des enseignants/tes pour lancer la grande mobilisation générale sur tout le territoire de la république d’Haïti à partir du 5 octobre 2012 afin de réclamer :...

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A quand l’éducation de nos spécialistes en enseignement ?

A quand l’éducation de nos spécialistes en enseignement ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Fonction régalienne par excellence, l’Education nationale n’en reste pas moins un des ministères qui ne trouve jamais ministre à son pied. Ainsi, fidèle à son habitude, à chaque changement de majorité, chaque gouvernement s’empresse de réformer, avec des projets souvent bien loin de la réalité du terrain.

Une n-ième réforme des rythmes scolaires

            Le projet d’une refonte totale des rythmes scolaires n’était pas une surprise, puisqu’annoncée de longue date par le candidat François Hollande au cours de sa campagne présidentielle. Pour autant, quelle ne fut pas la stupéfaction des Français suite à l’annonce du ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon, quant à son projet de réduire la durée des vacances d’été : de huit semaines aujourd’hui, elles passeraient à six semaines, réparties en deux zones distinctes, à l’horizon 2015. A l’image de Xavier Darcos, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, qui ne maîtrisait pas la « règle de trois », il semblerait que, là encore, notre ministre ne soit pas fidèle aux principes mêmes de la pensée philosophique, qui invite à s’interroger avant de prendre le risque de déclencher une nouvelle polémique.

Comment peut alors envisager la tenue d’un examen national comme le baccalauréat dans de telles conditions ? A moins que ce ne soit un indice supplémentaire en faveur de la mise en place d’un contrôle continu au lycée, plus favorable aux élèves mais surtout aux caisses de l’Etat : en effet, près de 50 millions d’euros1 par an sont consacrés à ces sacro-saintes épreuves.  La disparation du Baccalauréat entrera-t-elle dans un des prochains projets de loi de finances ?

 

Difficile de n’avoir pu le remarquer, ce bandeau publicitaire qui fleurissait un peu partout pour encourager les jeunes étudiants à s’inscrire au concours d’entrée dans l’enseignement. L’objectif était clairement affiché : recruter, pour la rentrée prochaine, près de 40 000 enseignants supplémentaires pour faire face à la politique de réduction du nombre de fonctionnaires du précédent gouvernement. S’il est un secteur dans lequel l’Etat se doit d’investir, c’est bien envers la jeunesse, mais à quel prix !...

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Manifestation à Paris pour une «vraie refondation de l’école»

Manifestation à Paris pour une «vraie refondation de l’école» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les manifestants ont défilé à l’appel de la FSU, principal syndicat de l’éducation.

 

«Peillon, Peillon, faut vite que tu balayes toutes les réformes de Chatel... Livret de compétences, mise en concurrence», clamait-on au porte-voix. Et d’entonner avec une orchestre de rue : «Emplois, salaires, c’est la galère, les enseignants sont en colère, Peillon, tu parles d’refondation, depuis pas d’amélioration».

Guislaine, professeur d’histoire-géo venue d’Agen, se dit «extrêmement déçue de la politique éducative mise en place par Peillon. Il faut aller beaucoup plus loin et beaucoup plus vite, revenir sur toutes les réformes depuis dix ans, le socle, le collège, la reforme du lycée qui est une catastrophe», estime-t-elle.

Les revendications étaient multiples: les manifestants réclamaient le maintien du réseau des CIO (centre d’information et d’orientation), l’ouverture de discussions sur le collège et le lycée, des négociations salariales ou encore des pré-recrutements d’enseignants, comme Marianne, professeur du secondaire à la retraite, qui s’inquiète face aux postes non pourvus: «Mon fiston a tout le lycée à faire, j’aimerais bien qu’il ait des profs»...

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Le Dakota du Sud autorise les enseignants à être armés au travail - Les Inrocks

Le gouverneur républicain Dennis Daugaard a promulgué hier une loi autorisant les enseignants à être armés en classe dans le Dakota du Sud, qui devient le premier Etat des Etats-Unis a se doter d’une telle législation. Il reviendra aux districts scolaires d’autoriser ou non les personnels de leurs établissements scolaires à venir armés au travail.

Les partisans de cette loi arguent du fait que plusieurs écoles du Dakota du Sud, un Etat rural situé au nord du pays, se trouvent très loin des services d’urgence, qui peuvent parfois mettre jusqu’à 45 minutes pour atteindre certaines zones reculées. Mais la loi est loin de faire l’unanimité. Certains auraient préféré que l’Etat dote les écoles de policiers armés.

Si c’est la première fois qu’un Etat autorise explicitement les enseignants à venir au travail armés, ce n’est pas la première fois qu’ils pourront le faire. A Hawaï et dans le New Hampshire, il n’existe aucune interdiction concernant le port d’armes sur le lieu d’un établissement scolaire, pour ceux qui possèdent un permis. Au Texas, s’il est interdit de porter une arme à l’école, les établissements scolaires peuvent contourner la loi et autoriser certaines personnes à en avoir une....

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Qui décide dans l’éducation nationale ?

Qui décide dans l’éducation nationale ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Globalement, en moyenne des pays de l’OCDE, 41% des décisions sont prises par les établissements, contre 31% en France. 6% le sont en moyenne par le niveau régional ou départemental contre 37% en France, ce qui souligne le caractère effectivement décentralisé de notre république en matière éducative ; 36% le sont en moyenne par l’Etat, pour 32% seulement, a-t-on envie d’écrire, en France. On peut dire qu’arithmétiquement, l’Etat ne compte que pour un tiers dans les décisions organisant le système éducatif. Voilà qui va à l’encontre de certaines de nos idées reçues.

Les données par secteur d’activité sont également intéressantes. La pédagogie se décide à 80% dans l’établissement (les moyennes OCDE et France sont identiques). La gestion des personnels  relève à 62% de l’Etat en France contre 40% dans l’OCDE : notre fonction publique d’Etat fait encore bien la différence. La planification de l’éducation  est réalisée à 42% par l’Etat en France, contre 60% dans l’OCDE : y aurait-il donc plus jacobins que nous au sein de l’OCDE ? Quant aux ressources utiles à l’éducation, elles sont fournies à 80% par les régions ou les départements en France, contre seulement 10% en moyenne dans l’OCDE. On prendra soin de ne pas perdre de vue que ces ressources n’incluent pas les dépenses de traitement des personnels qui,  pour l’essentiel, incombent en France à l’Etat.

L’évolution observée par l’OCDE dans le temps ne manque pas d’intérêt non plus : en France, entre 2007 et 2011 on constate une baisse de 10% du nombre de décisions prises par les établissements. L’évolution n’est donc pas linéaire, et, pour ce qui concerne notre pays, paraît démentir les discours politiques, tenus lors du dernier quinquennat, sur l’autonomie nécessairement grandissante dévolue aux établissements....

 

Dans un ouvrage publié en 2010, Jean-Michel Chapoulié a mis en lumière, en examinant deux siècles de politique scolaire en France, la prise réduite de l’institution centrale, de l’Etat, sur les évolutions réalisées au sein de l’organisation scolaire. Si, pour Jean-Michel Chapoulié, l’Etat est loin d’être maître des évolutions de l’institution scolaire, cela s’explique d’abord par l’ignorance frappante du détail des organisations scolaires par ceux qui, pour les réformer, sont obnubilés par un aspect du système scolaire à transformer et sous-estiment les réactions en chaîne provoquées par une seule modification sur le système entier et sur ses acteurs. Cela s’explique ensuite par le mode de recrutement des enseignants. Celui-ci les incite, par exemple, quelles que soient les orientations pédagogiques officielles, à valoriser les savoirs abstraits et généraux diffusés dans les filières d’excellence. Cela s’explique également par les résistances de la partie de la population menacée dans son hégémonie sociale par une démocratisation de l’école : ces résistances contrecarrent également les projets politiques de réduction des inégalités face à la formation scolaire. Au final, les comportements de la population à l’égard de l’école comptent au moins autant  que les dispositions législatives sur la scolarisation....

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Dans l'extrême sud thaïlandais, le calvaire des enseignants face à la guerre

Dans l'extrême sud thaïlandais, le calvaire des enseignants face à la guerre | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le corps professoral, majoritairement bouddhiste, est devenu une cible de choix pour l'insurrection islamiste, en butte au pouvoir de Bangkok. Un défi sécuritaire et identitaire.

 

A l'instar d'autres catégories de population, eux aussi ont subi, et continuent de subir, avec une douleur pudiquement contenue, les affres d'une guerre qui, au fond, n'est pas la leur. Depuis 2004, les enseignants de l'extrême sud de la Thaïlande n'échappent pas au conflit sanglant – plus de 5 300 morts et 11 000 blessés – qui met aux prises le pouvoir central de Bangkok et une insurrection séparatiste dans les provinces méridionales à majorité musulmane de Yala, Pattani et Narathiwat. Pis, ils sont devenus des cibles de choix. Harcelés, et parfois éliminés froidement par des sicaires sans états d'âme.

Ces dernières semaines, la triste litanie des victimes s'est encore allongée. Ainsi, mercredi 23 janvier, un enseignant a été tué par des individus armés qui ont fait irruption dans une école primaire du district de Bocho (province de Narathiwat). L'homme, âgé de 51 ans, est tombé sous les balles de ses agresseurs tandis qu'il déjeunait à la cafétéria de l'établissement. La scène s'est déroulée sous le regard horrifié d'une trentaine de témoins impuissants, élèves et professeurs.

Début décembre, déjà, des centaines d'écoles de cette même province, placée sous état d'urgence depuis juillet 2005, avaient été fermées en signe de protestation, après qu'une enseignante de 32 ans eut perdu la vie dans une embuscade mortelle sur le chemin du retour à son domicile. Le président de l'association des enseignants, Sanguan Intarak, avait alors décrété une suspension temporaire des cours, réclamant aux autorités "des mesures efficaces pour [protéger] les professeurs"...

 

Pourquoi les enseignants, a priori étrangers au conflit qui se déroule à seulement quatre cents kilomètres de Phuket et de ses plages paradisiaques prisées des touristes étrangers, sont-ils visés par un tel hallali meurtrier ? Les raisons sont à la fois d'ordre symbolique et politique. Symbolique, d'abord. "En Thaïlande, l'enseignement est vecteur, non seulement d'un savoir et de connaissances, mais aussi d'une identité nationale qui est profondément imprégnée des valeurs bouddhistes [95 % des habitants du pays sont de confession bouddhiste]. Ce sont ces valeurs qui sont visées par les partisans de la charia, la loi islamique. Ce faisant, les extrémistes expriment leur rejet vis-à-vis d'une nation dont ils ne se sentent en aucune façon membres à part entière", argumente Sophie Boisseau du Rocher, spécialiste des questions politiques et géostratégiques en Asie du Sud-Est...

 

A cette dimension symbolique s'ajoute un volet plus politique, qui contribue à faire du corps professoral une proie, sinon idéale, du moins de premier choix. "Les enseignants sont des fonctionnaires, donc des représentants de l'Etat, mais ils constituent des cibles plus faciles que les militaires. A travers eux, c'est, en filigrane, l'Etat qui est visé, et notamment son incapacité à régler la situation dans le sud du pays", explique Mme Boisseau du Rocher....

 

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Rythmes scolaires: les enseignants se sentent incompris

Rythmes scolaires: les enseignants se sentent incompris | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
De nouveaux mobilisés aujourd'hui dans la rue, ils tentent de se défendre de l'accusation de «corporatisme» alors que le mouvement est mal perçu dans l'opinion.

 

«On nous accuse de corporatisme. On dit qu’on ne veut pas revenir travailler le mercredi. Mais les medias ne présentent pas la réforme telle qu’elle est. A Paris, les élèves auront trois quarts d’heure de cours en moins et pour qu’ils sortent à 16 h 30, on parle de rallonger d’autant la pause déjeuner pour organiser des activités. Mais avec qui ? Les animateurs du midi sont des précaires sans formation. Si c’est pour récupérer les enfants excités comme après la cantine, je ne vois pas l’intérêt. Dans notre école, les locaux sont tout petits. Si ça se passe dans nos classes, on va où, nous ?» Françoise et Mathilde sont profs en maternelle à Paris. Elles ont fait grève déjà mardi, et elles défilent ce mercredi aux côtés de quelques milliers d’enseignants.

Les enseignants mobilisés contre la réforme des rythmes scolaires se sentent aujourd’hui incompris. Dans la manifestation parisienne, notamment appelée par le SNUipp (principal syndicat du primaire) et par FO, ils se défendent d’un quelconque égoïsme, estimant qu’il s’agit d’un malentendu. S’ils se battent contre la dégradation de leurs conditions de travail, expliquent-ils, ils défendent aussi l’intérêt des élèves.

 

Il est clair que l’hostilité des enseignants au retour à la semaine de quatre jours et demi passe mal dans l’opinion. Les rapports se sont succédé ces dernières années pour dénoncer la semaine de quatre jours généralisés en 2008, à l’occasion de la suppression du samedi matin, par le ministre de l’Education Xavier Darcos. Pour les experts, cette semaine — unique en Europe — ne respecte pas le rythme de l’enfant: elle est déséquilibrée avec de nombreuses coupures et des journées trop denses – six heures de cours quotidiennes dès le CP...

 

La plupart des syndicats partageaient cette analyse… jusqu’au jour où il a fallu négocier le retour aux quatre jours et demi, incluant cette fois le mercredi matin, avec le ministre Vincent Peillon. SNUipp en tête, les syndicats ont alors réclamé des compensations pour les coûts que cela allait engendrer pour eux – frais de transport et de garde d’enfants le mercredi. Ils ont aussi avancé que la réforme était trop précipitée, que les villes n'étaient pas prêtes pour organiser des activités intéressantes, qu’il y avait des problèmes plus urgents à traiter à l'école, qu’ils n’avaient pas été consultés...

«Bien sûr, les enseignants ne sont pas chauds à l’idée de revenir en classe le mercredi, reconnaît Marie, directrice de maternelle dans les Yvelines, personne n’aime que l’on revienne sur un acquis. Mais ils l’auraient mieux accepté s’ils avaient vu des perspectives s’ouvrir, avec une réforme des programmes par exemple. Au lieu de cela, les enseignants, déjà maltraités par le pouvoir précédent, ont vu une nouvelle réforme brutale s’abattre sur eux.»


Marie, militante au SNUipp, soutient pourtant le principe de la réforme – «les quatre jours ne sont pas bons, tous les chronobiologistes l’affirment». Mais elle aurait préféré le samedi matin: «C'était l’occasion de voir les parents.»

Surtout, elle s’inquiète de la mise en place de la réforme qui risque d’aggraver les inégalités territoriales : «A Versailles ou au Chesnay, les enfants vont avoir du théâtre ou de l’escrime s’ils sont libérés plus tôt après les cours. Mais dans les communes rurales pauvres, cela risque d'être de la garderie. Quand on explique cela aux parents, ils déchantent.»....

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Salaire des enseignants : où se situent les Français par rapport à leurs collègues européens ?

Infographie. Vincent Peillon se dit prêt à rouvrir le chantier de la revalorisation des salaires des enseignants. Aujourd'hui, ceux-ci se situent plutôt dans la fourchette basse au niveau européen.

 

Alors que le ministre de l'éducation, Vincent Peillon, annonce l'embauche de 43 000 enseignants pour les années 2013 et 2014, et se déclare prêt à rouvrir le chantier des revalorisations salariales des professeurs, Le Monde.fr revient sur les salaires que touchent les enseignants dans le primaire et le secondaire dans différents pays européens, en regard du nombre d'heures annuelles travaillées.

Les trois graphiques ci-dessous (cliquez sue le lien) figurent la progression du salaire par pays du début à la fin de la carrière (en bleu) et le nombre d'heures de travail par an (en rose).

Toutes les données proviennent du rapport de l'OCDE, "Regards sur l'éducation 2012", qui reprend les données disponibles en 2010.

Pour les pays qui ont une devise autre que l'euro, nous avons pris le taux de change moyen entre l'euro et la devise nationale en janvier 2010.

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Le projet sur la refondation de l'école dévoilé

Le projet sur la refondation de l'école dévoilé | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
"Le Monde" s'est procuré ce texte aujourd'hui encore en consultation au Conseil d'Etat.

 

Depuis son arrivée rue de Grenelle, comme ministre de l'éducation nationale, tous les travaux engagés par Vincent Peillon convergeait vers l'écriture d'une loi d'orientation et de programmation sur l'école. Un dispositif qui doit remplacer celui mis en place par François Fillon, en 2005. Le texte devait symboliquement être la première grande loi de la mandature. Elle ne sera finalement présentée que fin janvier en conseil des ministres. Le Monde s'est procuré ce texte aujourd'hui encore en consultation au Conseil d'Etat.

La loi s'articule autour de cinq grands axes : "assurer une vraie formation initiale et continue pour les métiers du professorat et de l'éducation avec la mise en place des écoles supérieures du professorat et de l'éducation", "faire entrer l'école dans l'ère du numérique afin de prendre véritablement en compte ses enjeux et atouts pour l'école", "mettre le contenu des enseignements et la progressivité des apprentissages au cœur de la refondation", "rénover le système d'orientation et l'insertion professionnelle" et "redynamiser le dialogue avec les partenaires de l'école, ainsi que ses instances d'évaluation ".

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Temps de travail des enseignants : pour en finir avec les fantasmes

Temps de travail des enseignants : pour en finir avec les fantasmes | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les profs français travaillent en moyenne autour de 40 heures par semaine, dont 15 à 18 heures devant les élèves, et sont légèrement sous la moyenne de l'OCDE.

 

"Ces fainéants de profs en vacances tout le temps..." Il n'y a pas loin à chercher pour tomber, au détour d'une conversation, d'un discours politique ou d'un commentaire sur Internet, sur une critique du temps de travail des enseignants. Trois syndicats (Snuipp-FSU, SE-UNSA et SGEN-CFDT) viennent d'ailleurs de demander au ministre de l'éducation nationale, qui pilote une réflexion sur la réforme des temps scolaires, une redéfinition des temps de service des enseignants. Ils réclament notamment que soit mieux comptabilisé le travail hors classe.

Comment est comptabilisé le temps de travail des enseignants ? La chose est assez complexe, et repose toujours sur un décret qui date du 25 mai... 1950, même s'il a été précisé par un texte de 2007.

Il précise que "les membres du personnel enseignant dans les établissements du second degré sont tenus de fournir, sans rémunération supplémentaire, dans l'ensemble de l'année scolaire, les maximums de services hebdomadaires suivants : A) Enseignements littéraires, scientifiques, technologiques et artistiques : Agrégés : quinze heures ; Non agrégés : dix-huit heures". Pour l'enseignement technique ou artistique, on passe à 20 heures.

Suivent de nombreux articles précisant ces "maximums de service hebdomadaire", qui peuvent être "majorés d'une heure" pour les enseignants qui ont moins de 20 élèves, ou à l'inverse minorés au-delà de 40 élèves. De même, il existe un statut particulier dit "de première chaire", qui permet de voir son temps diminué d'une heure pour certains professeurs (philosophie, mathématiques, enseignants qui travaillent en classes préparatoires...) ou certains cas spécifiques. De même, certains cas (enseignants ayant à gérer un laboratoire ou du matériel particulier) prévoient des décharges horaires....

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Les professeurs universitaires veulent sensibiliser les autorités sur la précarité de leur situation

Les professeurs universitaires veulent sensibiliser les autorités sur la précarité de leur situation | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

« Grève de la dignité pour réhabiliter le professeur universitaire et rompre avec des décennies de marginalisation », tel est l’appel lancé, haut et fort, par l’Union des professeurs universitaires et chercheurs tunisiens, à une grève ouverte à compter du lundi 5 novembre 2012.Lors d’une conférence de presse, tenue le 29 octobre, le coordinateur général de l’union, Najemeddine Jouida, a qualifié la situation du professeur universitaire de « catastrophique », allant même jusqu’à accuser le ministère de tutelle d’indifférence vis-à-vis des revendications du corps enseignant.

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A l'école des bureaucrates

A l'école des bureaucrates | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Comment enseigner face à l'obsession de l'évaluation? Avec humour, une professeure, Maya Goyet, se demande de quelle manière donner le goût de la culture aux enfants du Net.

 

Les ministres successifs de l'éducation endossent, sur le modèle des Village People, période YMCA, des costumes aussi voyants que séduisants. Subtils et soucieux d'à-propos, ils ont cependant renoncé au motard, à l'ouvrier ou au cow-boy. Ils leur ont préféré le hussard lunetté d'écaille qui parle en patois de la IIIe République, le directeur des ressources humaines à cravate moche qui cache sa joie de tout casser sous un pragmatisme erratique, l'artiste qui sauve les banlieues en subventionnant un échange avec une chorale moldave.

Faute de croire qu'ils peuvent faire grand-chose dans une situation qu'ils savent, sinon désespérée, du moins extrêmement préoccupante, ils nous font rêver ou pleurer. Mais pas évoluer. Ni avancer.

Les enseignants, il n'y a pas si longtemps, aimaient aussi prendre la pose : l'un se voulait pédago, s'habillait et parlait en conséquence ; l'autre s'aimait républicain, il en avait les lectures et les regrets. D'autres s'en fichaient : après tout, enseigner, c'est aussi un travail. Au milieu des gobelets à moitié vides, des éclairs de la photocopieuse, la salle des professeurs avait ses joutes, certes convenues, mais stimulantes et structurantes. Cela a bien changé.

Si ces débats existent toujours ils semblent aujourd'hui animés par des combattants qui ne sont pas sans ressemblance avec ces messieurs qui se déguisent en soldats napoléoniens pour aller rejouer, le dimanche matin, dans la gadoue périurbaine, la bataille de Wagram entre deux supermarchés. La conviction et la vraisemblance ne sont plus vraiment là...

 

Le professeur, dans cette perspective, ne doit plus se contenter d'enseigner. Il doit aussi, et surtout, renseigner. A tout bout de champ : cahier de textes, notes en lignes, validation des items. Le bon enseignant, c'est celui qui fait des diagrammes, des progressions, remplit des fiches, monte des projets, se lance dans le tout-numérique, remplit des cases, fait des synthèses, des appels d'offres, fait remonter l'info, connaît les protocoles, obéit aux chefs...

Il devient, avant tout, l'administrateur de son enseignement. L'air de rien, la bureaucratie que l'on croyait terrassée revient hanter le quotidien des professeurs sous la forme d'un contrôle a posteriori. Après tout, cela débarrasse le corps enseignant d'un sentiment de culpabilité qui le taraude et dont il ne sait que faire : le niveau des élèves, c'est à la fois de notre ressort et hors de notre portée. La technocratisation contribue à dissimuler l'état des classes...

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Comment Mathias, prof, a été viré de l’Education nationale - Rue89

Comment Mathias, prof, a été viré de l’Education nationale - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En 2002, Mathias décroche son Capes ; en 2012, il est licencié pour "insuffisance professionnelle". Retour sur une carrière qui a viré au cauchemar.

 

De 2003 à 2007, il connaîtra différents collèges pour un bilan mitigé, avec du négatif mais aussi du positif :

« En 2007, à Compiègne, j’avais une classe de terminale L. C’était le bonheur absolu avec des élèves motivés et intéressés. »

En se remémorant cette période, il se demande comment il en est arrivé là : « Une élève m’avait même envoyé une lettre pour me remercier après avoir eu 15 au bac. »

Un point que souhaite mettre en avant le juriste qui le défend, Marcello Rotolo :

« Il a obtenu d’excellentes notations dans certains établissements. Un enseignant peut aussi avoir des difficultés, mais l’insuffisance professionnelle se justifie seulement quand la carence est totale. Or, le problème n’avait lieu que dans certaines classes. »

Avant d’ajouter :

« Dans certains cas, ça peut être justifié, mais pas pour Mathias. »

Pour l’année scolaire 2007-2008, Mathias décroche son premier poste, là où il le souhaitait : à Saint-Etienne. Dans ce collège, une classe lui pose rapidement problème : « J’ai dû empêcher un élève de mettre le feu aux cheveux d’une de ses camarades. »...

Le véritable tournant se trouve en 2010-2011. La suppression d’un poste l’envoie dans un collège du centre-ville. Cette première année dans ce nouvel établissement tournera rapidement au calvaire :

« Dès le début, la principale adjointe m’a mis beaucoup de pression et n’a rien fait pour me mettre à l’aise. »

Marcello Rotolo va même plus loin : « Le proviseur avait préparé un dossier sur Mathias avant son arrivée. » Contacté à ce sujet, le proviseur d’alors n’a pas souhaité s’exprimer.

Peu de temps après la rentrée, une bagarre éclate dans sa classe. « C’était la première fois en neuf ans. » Il les sépare.

« A la fin du cours, je rédige un rapport pour les faire punir, mais pendant ce temps-là, ils se battent dans la cour. On m’a reproché de ne pas avoir sorti les enfants de classe. Mais c’était inhabituel pour moi, j’ai géré ça comme je le sentais. ».....

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