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Rédaction sur le suicide au collège : de l’émotion, pas de prévention - Rue89

Rédaction sur le suicide au collège : de l’émotion, pas de prévention - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le professeur de français d'un collège de Charente, qui avait donné un sujet de rédaction sur le suicide à ses élèves de troisième, est provisoirement suspendu depuis lundi.

Ce mardi, plusieurs associations de parents et le syndicat Sud-Education Charente ont réclamé « le retour immédiat à son poste de l’enseignant ». Celui-ci est selon eux victime d’un déferlement médiatique « démesuré et inadapté ».

Cette histoire montre d’abord que le suicide reste un sujet délicat à aborder dans le cadre scolaire ; c’est pourtant la deuxième cause de décès chez les jeunes, et les programmes officiels de sensibilisation au phénomène en milieu scolaire sont quasiment inexistants. ...

En France, on recense près de 11 000 décès par suicide chaque année. Et nous détenons le record du taux de « passages à l’acte réussis » (sic) le plus élevé de l’Union européenne.

Mais si les médias se sont ainsi emparés de cette histoire, c’est peut-être parce qu’elle révèle le tabou qui entoure encore le suicide en France. Et notamment chez les jeunes : le suicide est la deuxième cause de décès chez les 15-24 ans (16%), derrière les accidents de la route.

Selon les derniers chiffres disponibles, on dénombrait 521 décès pour cause de suicide chez les moins de 24 ans en 2009.
Moins de moyens que pour la sécurité routière

En début d’année, l’association Phare enfants-parents (agrée par l’Etat) s’alarmait pourtant de ce que le budget alloué à la sécurité routière était trente fois plus important que celui destiné à la sensibilisation au suicide...
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Majda Maalal's comment, December 13, 2012 7:43 AM
Cet enseignant a eu raison d'évoquer le sujet du moment que les statistiques montrent que la france détient le record. C'est vraiment navrantde le punir pour avoir voulu faire son travail d'enseignant et éducateur.

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Jean Zay, réformateur contrarié de l'école française

Jean Zay, réformateur contrarié de l'école française | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En panthéonisant l'ancien ministre fusillé en 1944, la République honore un politique volontaire et un pédagogue original. Mais dont, à l'époque, les projets de réformes avaient rencontré beaucoup de difficultés, voire de haines.

 

C’est Jean Zay lui-même qui l’écrit dans une lettre à l’écrivain Maurice Genevoix: «Souvent des universitaires, des instituteurs anonymes sortent des rangs pour me serrer la main. Quatre ans de gouvernement ne m’ont rien procuré dont je puisse être plus fier.» Nous sommes en septembre 1939; l’ancien ministre de l’Education nationale, panthéonisé ce mercredi 27 mai, a 35 ans. Il est déjà sur le front, en tant que sous-lieutenant, mais la guerre, il l’attend toujours.

Le déclenchement de l’offensive allemande marque pour lui le début de la fin, même s’il ne meurt pas au champ d’honneur. En juin 1940, il quitte son unité, avec la bénédiction de ses officiers supérieurs, pour rejoindre ses collègues parlementaires repliés à Bordeaux. En désaccord avec la volonté de Pétain de signer un armistice, il souhaite pousser à la continuation du combat contre les nazis depuis l’Afrique du nord. 

C’est pourquoi le 20 juin, il se retrouve avec d’autres hommes politiques sur le paquebot Massilia, en route vers l’Algérie. Une fois débarqué au Maghreb, il est arrêté et renvoyé en métropole, où il comparaîtra pour désertion. S’ensuivront quatre années de captivité avant que, deux semaines après le Débarquement, la Milice ne le sorte de sa cellule pour l’exécuter au coin d’un bois d’une rafale de mitraillette...

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Les Inrocks - Sarah K., 15 ans, aurait été exclue de son collège pour une jupe jugée trop longue

Les Inrocks - Sarah K., 15 ans, aurait été exclue de son collège pour une jupe jugée trop longue | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Selon le quotidien régional L'Ardennais, une collégienne musulmane de 15 ans, Sarah K., aurait été exclue à deux reprises de son collège à Charleville-Mézières au motif qu'elle portait une jupe trop longue. Depuis, des internautes lui apportent leur soutien sur Twitter sous le hashtag #JePorteMaJupeCommeJeVeux.

 

La photo publiée par L’Ardennais montre une jeune fille souriante, portant un voile et une jupe longue, tous deux noirs, assortis d’une veste rose poudrée. C’est Sarah K., 15 ans, scolarisée au collège Léo La Grange de Charleville-Mézières (Ardennes). Selon le quotidien régional, l’adolescente se serait vue exclure à deux reprises de son établissement. Non pas, comme on pourrait le croire, pour le port du voile, qu’elle enlève “tous les matins avant d’entrer au collège” assure-t-elle, mais en raison de sa jupe, jugée “trop longue” par la principale du collège Maryse Dubois.

Dans un courrier adressé le 24 avril aux parents de la jeune fille, que s’est procuré le quotidien, la principale de l’établissement se réfère à la loi sur la laïcité à l’école et affirme que le “caractère religieux [de la jupe] est manifeste”, et demande donc de “faire rectifier la tenue vestimentaire de la jeune fille [s’ils] souhaite[nt] qu’elle poursuive sa scolarité au collège”.

 

La loi sur la laïcité votée en 2004 dispose que “dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit.” Dans quelle mesure une jupe longue constitue-t-elle un signe ostensiblement religieux? Interrogé par Buzzfeed France, Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité auprès du Premier ministre Manuel Valls, n’est pas convaincu:

“Ce que dit la loi de 2004 c’est que les signes et tenues qui sont portés pour revendiquer une appartenance religieuse sont interdits. On pense évidemment au voile, à la kippa, à une grande croix, à un turban sikh ou une tenue de moine bouddhiste. Une jupe noire ne contrevient donc pas à la loi à priori.”

Sarah K. ne comprend pas non plus la décision de sa principale. Elle raconte à L’Ardennais avoir acheté sa jupe “chez Kiabi, pour deux euros“, et ne rien lui trouver “de particulier”:

“Elle est toute simple, elle n’a rien d’ostentatoire. Il n’y aucun signe religieux du tout.”..;

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Les lycées qui marchent - France Inter

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Chaque année, le ministère de l'Éducation nationale publie les Indicateurs de valeur ajoutée des lycées (IVAL). Il évalue la capacité d'un lycée à faire progresser les élèves.

 

Pour connaître les bons lycées, il ne suffit pas de regarder les taux de réussite au baccalauréat, il faut examiner ce taux de réussite en fonction du "taux attendu", qui est calculé selon le profil des élèves et le secteur de l'établissement. La différence entre taux de réussite et taux attendu correspond à la valeur ajoutée.....

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Comment enseigner l'histoire afro-américaine aux enfants?

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Comment enseigner l'histoire afro-américaine, et en particulier celle de ses principales figures féminines, aux enfants? Le photographe Marc Bushelle, et sa femme, Janine Harper, ont eu l’idée géniale de proposer à leur fille de 5 ans et demi, Lily, d’aller à la rencontre des noires américaines qui ont fait l’histoire. Mais en entrant dans leur peau.

..........

Comme le rappelle Marc Bushelle, Josphine Baker a assisté, enfant, à l’émeute raciale qui a éclaté à Saint-Louis en 1917 au cours de laquelle 40 Afro-Américains furent tués. Malgré sa grande popularité en France, et en Europe, elle s’est toujours attachée à militer pour les Noirs américains, apportant notamment son soutien au mouvement des droits civiques de Martin Luther King. |  A l’origine, l’expérience ne devait durer que quelques jour, à l’occasion du «Black month history». Cette période durant laquelle, depuis 1976, l’Amérique se penche sur l’histoire des Afro-Américains, revenant sur son lourd passé et tentant d’envisager les façons d’améliorer leur conditions de vie. Mais après avoir avoir été encouragé sur les réseaux sociaux, Marc Bushelle a décidé de prolonger l’exercice...

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Les enfants sont-ils moins bien élevés qu'avant ? - Information - France Culture

Les enfants sont-ils moins bien élevés qu'avant ? - Information - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Selon un sondage réalisé par BVA pour Doméo et la Presse régionale, trois quarts des Français estiment que les enfants sont moins bien élevés qu’à leur époque.

 

"Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l'autorité et n'ont aucun respect pour l'âge. A notre époque, les enfants sont des tyrans. "Ce pourrait être la synthèse du dernier sondage BVA-Doméo-Presse régionale sur l’éducation des enfants, publié le 28 février dernier. Sauf qu’il s’agit de Socrate qui a vécu 400 ans avant Jésus Christ ! Les sondés d’aujourd’hui ne disent pas autre chose : 74% d’entre eux jugent les enfants d’aujourd’hui moins bien élevés qu’à l’époque où ils étaient eux-mêmes enfants. Dommage que la notion de bonne éducation ne soit pas détaillée. Tous âges confondus, 85% des sondés estiment que les parents ne sont pas assez sévères. Ce pourcentage dépasse 90% en province, dans les zones rurales et chez les personnes qui se situent à droite. Et ils ne sont que 1% à estimer les parents trop sévères....

Vincent DUBOIS's insight:

Durée: 6 minutes

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Birmanie : 300 étudiants toujours encerclés dans un monastère

Birmanie : 300 étudiants toujours encerclés dans un monastère | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La police antiémeute a adressé un ultimatum aux quelque 300 manifestants étudiants birmans encerclés depuis la veille dans un monastère, ordonnant la dispersion du groupe, ont annoncé les manifestants.

 

Les autorités birmanes ont depuis le début du mouvement affirmé que la manifestation était illégale, mais elles n'avaient rien entrepris pour empêcher le déroulement de la marche jusqu'à lundi. Ces jeunes militants – dont beaucoup arboraient des bandanas ornés d'un paon, hommage aux étudiants du mouvement de 1988, violemment réprimé – avaient prévu de parcourir les quelque 600 kilomètres qui séparent les deux plus grandes villes du pays, Mandalay et Rangoun. Les étudiants réclament des changements, dont la décentralisation du système éducatif, la possibilité de créer des syndicats, et un enseignement dans les langues de minorités....
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Harcèlement scolaire : les élèves aussi peuvent agir

Harcèlement scolaire : les élèves aussi peuvent agir | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Alors que le ministère de l’éducation nationale a dévoilé vendredi un bilan de son action, des initiatives lycéennes prennent forme.

 

Léa, 16 ans, pouvait déjà s’enorgueillir d’être déléguée de sa classe de seconde, au lycée Edouard-Vaillant de Vierzon (Cher). Depuis peu, elle avance un second motif de fierté : la jeune fille est devenue, au terme d’une formation-express proposée par l’éducation nationale, « ambassadrice lycéenne ». Apte à intervenir, à la demande d’enseignants, dans des classes du secondaire mais aussi du primaire pour « parler harcèlement », explique-t-elle.

Cette forme de violence entre élèves semble s’être banalisée sur les réseaux sociaux puisque, selon les chiffres évoqués par la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, sur i-Télé vendredi 6 février, si 1 jeune sur 10 est victime de harcèlement, le ratio atteint 1 sur 5 pour le cyberharcèlement.

 

Ce vendredi après-midi, Léa s’apprête à passer aux travaux pratiques : avec son camarade Enzo, 15 ans, elle va intervenir face à une classe de CM1-CM2 dans une école du quartier voisin de Chaillot. « Il ne faut pas croire que l’école primaire est préservée, souligne l’adolescente : on sait que des tentatives de suicide, ça existe aussi chez les enfants, c’est pour ça qu’on va parler avec eux de harcèlement physique mais aussi moral. On va les faire dessiner sur ce thème, et on sélectionnera le meilleur dessin pour en faire une affiche. »

Enzo est, lui, un peu stressé par cette première prise de parole, mais sûr de l’intérêt de la « prévention entre pairs », qui lui a été expliquée durant sa formation. « Les insultes qui fusent entre élèves, la vanne facile, on finit par ne plus en mesurer les effets, dit-il. Devenir ambassadeur lycéen m’a ouvert les yeux, j’ai pris conscience que le harcèlement est banal, flagrant… même si, entre potes, on a du mal à reconnaître que ça fait mal… ».

Ce type de formation délivrée aux élèves, expérimentée pour la première fois au cours de l’année scolaire 2013-2014, est l’une des actions phares menée par la « délégation ministérielle en charge de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire »....

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Laïcité à l'école : Najat Vallaud-Belkacem détaille ses mesures - France Inter

Laïcité à l'école : Najat Vallaud-Belkacem détaille ses mesures - France Inter | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Respect de la laïcité mais aussi apprentissage de la citoyenneté, réduction des inégalités... La ministre de l'Education nationale a annoncé le déblocage de 250 millions d'euros en trois ans pour aider l'école à remplir ses missions.

 

Dépêches > société du jeudi 22 Janvier à 15H13 Laïcité à l'école : Najat Vallaud-Belkacem détaille ses mesures 

Najat Vallaud-Belkacem © Reuters - 2015

 

Respect de la laïcité, apprentissage de la citoyenneté, réduction des inégalités... La ministre de l'Education nationale a annoncé le déblocage de 250 millions d'euros en trois ans pour aider l'école à remplir ses missions.

 

L'acte II de la refondation de l'école

Les minutes de silence perturbées dans plusieurs écoles après l'attentat contre Charlie Hebdo ont semble-t-il accéléré la réflexion du gouvernement sur l'essoufflement du système éducatif dans son rôle de transmission des valeurs républicaines. Voici ce que Najat Vallaud-Belkacem a déclaré, en préambule de son catalogue de mesures.

 

Ces incidents ont révélé la vulnérabilité de l'institution scolaire. L'école n'est pas étanche aux difficultés et aux dérives de la société. L'école ne tolère aucune remise en cause des valeurs de la République, mais l'école doit aussi réfléchir

 

Au lendemain du discours de François Hollande pour lancer "l'acte II de la refondation de l'école" et après dix jours de consultation de l'ensemble des acteurs de la communauté éducative (syndicats d'enseignants, de parents, de lycéens mais aussi des associations et des anciens ministres), la ministre ainsi que Manuel Valls ont annoncé une série de mesures depuis Matignon pour montrer la mobilisation de l'école face à la montée du fondamentalisme religieux....

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Dans les collèges et lycées, le soutien à « Charlie Hebdo » loin de faire l'unanimité

Dans les collèges et lycées, le soutien à « Charlie Hebdo » loin de faire l'unanimité | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Des enseignants témoignent de l'atmosphère dans leurs classes après les attentats en région parisienne.

 

Les images étaient belles, dimanche 11 janvier. Celles d'un peuple uni derrière des valeurs communes, un moment de grâce républicaine qui ressemblait à de l'unité nationale. Mais dans les collèges et les lycées de la République, l'heure n'est pas forcément au recueillement ou à la main tendue. Plusieurs professeurs ont répondu à un appel à témoignages du Monde.fr. Les noms des professeurs ont été modifiés.

Dos aux tableaux noirs de leurs salles de classe, ces enseignants expliquent leurs difficultés à faire passer un message humaniste à nombre de leurs élèves. Ils soulignent toutefois l'occasion qui leur est offerte de rappeler quelques principes, comme la liberté d'expression ou la laïcité.


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La nouvelle carte de l'éducation prioritaire

La nouvelle carte de l'éducation prioritaire | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le ministère de l'Education nationale publie ce mercredi la nouvelle organisation des REP, qui soulève des contestations depuis plusieurs semaines.

 

Ce mercredi matin, la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem présente officiellement la nouvelle carte de l’éducation prioritaire. On ne parlera plus de ZEP (zone d’éducation prioritaire), mais de REP pour réseau d’éducation prioritaire et de REP-Plus pour les établissements les plus difficiles. Au total, seront concernés, 1 082 collèges et les écoles primaires qui en dépendent. «Le nombre global d’établissements ne change pas», insiste le ministère, se défendant de vouloir faire des économies en douce.

 

L’objectif affiché est de lutter contre les inégalités scolaires qui s’aggravent, en ciblant mieux les établissements à aider. La carte de l’éducation prioritaire n’a en effet pratiquement pas évolué depuis sa création en 1981 alors que le profil social des communes où ils sont situés a, lui, souvent changé. Dans des quartiers qui se sont embourgeoisés, certains établissements ne méritent plus ce label qui leur permet de recevoir des moyens supplémentaires. A l’inverse, d’autres, dans des zones appauvries, en ont vraiment besoin…...

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Pourquoi Paris attire les étudiants internationaux

Pourquoi Paris attire les étudiants internationaux | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

 

Paris est à nouveau distinguée pour son attractivité auprès des étudiants internationaux. Elle se classe en troisième position pour ce public clé, selon une vaste étude publiée jeudi 27 novembre, qui compare les performances de 44 métropoles du monde entier pour attirer et retenir les talents.

La qualité des universités, la qualité et le coût de la vie pour les étudiants ont été pris en compte, comme dans l'étude britannique QS parue deux jours auparavant, qui sacrait Paris meilleure ville étudiante au monde. Mais cette nouvelle étude réalisée par EY (Ernst & Young) et Paris Ile-de France capitale se distingue en comparant aussi les opportunités d'emploi offertes aux étudiants. 

Paris arrive deuxième, peu après Londres, pour le nombre d'universités distinguées par les classements internationaux (classement de Shanghaï et classement Times Higher Education) et le nombre d'étudiants internationaux : 96 782 recensés en 2013.

« Les écoles d'ingénieurs et l'enseignement scientifique sont très appréciés, et certaines se sont bien diversifiées, mais il y a une  difficulté à intégrer le management aux cursus dans les autres secteurs, ce que d'autres pays font très bien », relève Marc Lhermitte, associé chez EY et auteur de l'étude.


La capitale française se distingue aussi sur la vie étudiante, son rayonnement pour les étudiants francophones et le coût des études. En revanche, les perspectives de carrière pourraient y être meilleures. « Paris et l'Ile-de-France offrent une très grande concentration de sièges de grands groupes dans les secteurs économiques traditionnels. Moins sur les filières innovantes et émergentes, telles les nouvelles technologies et la santé, analyse Marc Lhermitte. La force de la métropole est donc plus historique que dynamique ».

L'auteur de l'étude balaie aussi le cliché souvent évoqué d'une « fuite des cerveaux » hors de France :

« Quand on analyse objectivement la situation, on constate que la fuite des cerveaux est largement fantasmée. ...

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Qui sont les jeunes en décrochage scolaire ?

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Le gouvernement a présenté vendredi un plan pour aider les 620 000 jeunes qui ont quitté l'enseignement scolaire sans diplôme.

 

« Selon le code de l'éducation, un décrocheur est un élève qui quitte un cursus de l'enseignement secondaire sans obtenir le diplôme finalisant cette formation », explique l'Insee dans son étude intitulée France, portrait social de 2013. 

Ainsi, tous les jeunes qui ont quitté l'école au niveau du collège, ceux qui ont abandonné leur cursus de baccalauréat ou leur formation en CAP et BEP font partie des élèves qui ont « décroché  » d'une formation de l'enseignement secondaire. 

Le gouvernement estime que 620 000 jeunes, âgés de 18 à 24 ans, sont dans cette situation en France.

 

En étudiant le parcours d'un panel d'élèves qui sont entrés en classe de 6e en 1995, l'Insee montre que les origines sociales des étudiants jouent un rôle sur l'obtention d'un diplôme et le phénomène de décrochage scolaire.

 

Ainsi, seuls 5 % des décrocheurs sont des enfants de cadres contre 48 % d'enfants d'ouvriers. Le niveau de vie influe sur le décrochage scolaire car 60 % des familles touchées déclarent n'avoir pas assez de revenus pour permettre aux enfants de poursuivre leurs études, relève l'Insee.

 

Le décrochage scolaire frappe davantage les familles nombreuses : plus d'un quart des élèves concernés (29 %) a plus de trois frères et sœurs. Leurs mères sont généralement peu diplômées, seules 15 % d'entre elles étant titulaires d'un baccalauréat

Enfin, les élèves touchés ont souvent rencontré un « parcours de vie difficile », précise l'Insee. Ainsi, 24 % d'entre eux ont des parents divorcés ou séparés, 21 % ont eu un problème de santé qui a affecté leur scolarité et 22 % ont été confrontés à la maladie ou à la mort d'un parent. ....

 

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Matsushita, l'école qui veut former les hommes politiques du renouveau japonais

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Promotions réduites, discipline stricte, valeurs morales ambitieuses: cette école créée par le fondateur de Panasonic ambitionne de façonner des politiques de «haute valeur morale». Elle a formé un Premier ministre, Yoshihiko Noda, et a accueilli quelques rares Français.

 

L'accession au poste de Premier ministre du Japon de Yoshihiko Noda en septembre 2011 ne marquera sans doute pas l'histoire politique de l'archipel. Succédant à la hâte à un prédécesseur, Naoto Kan, laminé par les suites de l'accident nucléaire de Fukushima, ce dernier a clôturé une séquence d'instabilité politique du Japon qui a vu se succéder six chefs de gouvernement en six ans (dont un premier passage raté –qui semble oublié de tous– de l'actuel Premier ministre Shinzô Abe).

Cet homme politique d'allure discrète, reconnu comme intègre, largement réélu député malgré la déroute de son parti en 2012, et dont le principal tort est d'être devenu Premier ministre au pire moment possible pour espérer durer, est pourtant le précurseur de ce qui pourrait marquer profondément la vie politique japonaise dans les prochaines années  il est en effet le premier chef de gouvernement diplômé d'un institut privé de formation fondé en 1979, le Matsushita Seikei-juku, qui intrigue autant par sa discrétion et sa prétention à créer des hommes politiques de «haute valeur morale», que par la personnalité de son fondateur, Kônosuke Matsushita, le fondateur du géant de l'électronique Panasonic, décédé en 1989......

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Est-ce la fin de l'école publique? / France Inter

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De plus en plus de français envoient leurs enfants dans des écoles privées, pour contourner la carte scolaire, pour bénéficier d’un autre enseignement ou bien pour des raisons confessionnelles. Est-ce la fin de la même école pour tous ?
Vincent DUBOIS's insight:

Durée de l'émission: 55 minutes

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Le Québec réprime son deuxième printemps

Le Québec réprime son deuxième printemps | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le mouvement de protestation parti d’une université de Montréal prend de l’ampleur.

 

 

Le Québec serait-il le théâtre d’un nouveau printemps érable ? Il semblerait que oui, au vu des manifestations qui se succèdent depuis mercredi et qui ne sont pas sans rappeler celles de 2012 (les étudiants protestaient déjà contre les réductions budgétaires du gouvernement). Entre 200 et 300 personnes ont défilé jeudi dans les rues du centre-ville de Montréal, et une centaine d’autres dans l’Université du Québec à Montréal (Uqam). Les étudiants ont commencé avec une marche silencieuse le matin, puis ont appelé à la «levée des cours» tout au long de la journée.

Ce mouvement prend de l’ampleur. Ses dirigeants annonçaient vendredi sur Twitter : «Le quart des étudiant(e)s de l’Uqam sont en grève générale illimitée.» En soutien, des étudiants du campus de Laval ont occupé la tour du rectorat, selon le compte @Printemps2015, qui regroupe un ensemble de comités de mobilisation contre l’austérité et les hydrocarbures.

 

 

Expulsion. Au cœur de la contestation figure la mise en place d’une injonction ordonnée par la Cour suprême qui vise à empêcher les étudiants de perturber le bon déroulement des cours. «Je suppose qu’ils ont voulu défier l’injonction et poursuivre la levée des cours», estime la directrice générale du Syndicat des employées et employés de l’Uqam (Seuqam), Thérèse Fillion. «L’origine de la contestation, c’est bien sûr l’austérité. Mais ces derniers jours, ce sont plutôt l’injonction et les menaces d’expulsion des élèves qui les poussent à manifester», explique Gabriel Boileau, secrétaire général de l’Association étudiante de l’Ecole des sciences et de la gestion (AEESG) de l’Uqam.

La première cible de la contestation est le recteur de l’Uqam, Robert Proulx, qui a réclamé l’injonction au nom des non-grévistes et permis l’entrée de la police sur le campus. L’Association facultative étudiante des sciences humaines (Afesh) appelait ainsi à la «démission du recteur» et à «la fin des expulsions [et] des interventions du SPVM», la police de Montréal....

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C'est quoi l'autorité?

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Pour Maryse Emel, professeure de philosophie, vouloir faire de l'autorité le fondement de l'éducation est une grosse erreur.

 

Etymologiquement, l’autorité renvoie à l’auteur, celui qui est reconnu par la communauté des savants. Les institutions du savoir ne cessent de le rappeler. L’auteur qui fait autorité à l’école, c’est le professeur investi par ses pairs du savoir légitime. Que d’efforts pour y arriver! Que de renoncements pour atteindre ce paradis! Mais, comme l’aurait dit Platon, il est temps de redescendre et de retourner à la Caverne. La Caverne de l’ignorance, la Caverne des ombres, la Caverne où la brutalité est souvent préférée à la politesse. L’autorité du professeur ne saurait émaner que de ce savoir acquis avec tant de labeur. Le travail en effet est le premier garant de l’autorité. Les parvenus du savoir, ceux qui y sont arrivés sans fournir les efforts nécessaires, sans dresser la volonté à se mettre à la tâche, ceux-là ne méritent que mépris ou indifférence. Ce poids de la volonté et de l’effort, on le retrouve dans la démarche lente du conférencier qui porte le savoir acquis dans l’oubli de soi. Nous voici face à la seconde valeur de l’école: l’oubli de soi,...

 

Le problème avec les professeurs, dont je fais partie, c’est qu’ils apprennent à évaluer: eux-mêmes ou le concurrent. Les concours d’enseignement sont concurrentiels, l’amitié s’arrête au seuil des postes à pourvoir. Si je réussis, oui je pourrai le plaindre, lui qui n’a pas eu le concours…

Réussir le concours, c’est intégrer la caste des pairs.

Et les élèves dans tout cela? Ils perçoivent, bien souvent dans la confusion, ce monde de l’excellence humaniste auquel certains accéderont, d’autres pas.

Les professeurs viennent de partout. Des terres de l’excellence comme des terres de la précarité. Des grandes écoles comme des errances hasardeuses de la vacation. Jadis, on qualifiait ces derniers de «maîtres auxiliaires». Des moyens pour les autres maîtres… ceux qui n’ont pas échoué aux concours… Mais qui souvent échouent sur les bancs de la classe, et ne savent plus repartir.

Echouer, comme un bateau à la dérive. Echouer et se sentir perdu.

 

La parité c’est cela… Exclure pour créer une communauté, au risque de ne pas rencontrer les exclus du groupe.

Le modèle éducatif implicite, c’est celui-là. Celui de l’excellence et du rejet, de la mise à l’écart de ceux qui n’ont pas su comprendre. Devenir un moyen, au sens marxiste, c’est être aliéné. C’est à cela que sert l’enseignement des humanités… de quoi terrifier Montaigne.

L’autorité alors devient autoritarisme, le respect, soumission et crainte, le travail, corvée… et la peur s’installe.

Vincent DUBOIS's insight:

Il est nécessaire de rappeler que l'autorité, c'est absolument le contraire de l'autoritarisme (qui ne fait pas naturellement autorité utilise la force et la peur pour s'imposer et ruine par là les raisons mêmes qui l'ont pousser à agir ainsi).

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La Finlande veut abandonner les matières à l'école au profit des «sujets»

La Finlande veut abandonner les matières à l'école au profit des «sujets» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

La Finlande se prépare à amorcer un changement radical de l'organisation de son enseignement, nous apprend The Independent. Le pays, qui fait partie des mieux notés au classement international Pisa, compte en effet «s'engager dans un des programmes de réforme de l'éducation les plus radicaux jamais mis en place par un Etat-nation, l'abandon du traditionnel "enseignement par matière" pour "l'enseignement par sujet"», dont le quotidien donne plusieurs exemples:

«Un adolescent suivant un cursus professionnel pourra prendre des cours de "services de restauration", qui incluraient des éléments de mathématiques, de langues étrangères (pour pouvoir servir des clients étrangers), de compétences écrites et orales.

 

Des élèves engagés dans un cursus général se verraient enseigner des sujets transversaux comme l'Union européenne –qui mélangeraient des éléments d'économie, d'histoire des pays concernés, de langues étrangères et de géographie.»

Cette réforme est actuellement testée, à raison d'une ou plusieurs périodes de cours par an, dans les écoles finlandaises, notamment à Helsinki.

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La maîtrise du français, facteur clé de l’insertion des enfants d’immigrés

La maîtrise du français, facteur clé de l’insertion des enfants d’immigrés | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

 

Au pays de l’égalité républicaine, la discrimination finit par se voir. En tout cas, l’organisme France Stratégie, officiant auprès du premier ministre, l’a repérée dans son dernier travail intitulé « Jeunes issus de l’immigration : quels obstacles à leur insertion économique ? » « Une fois les effets de l’origine sociale des parents, du niveau de diplôme et du lieu de résidence neutralisés, le risque de chômage persiste pour les descendants d’immigrés », conclut l’étude. Le message est clair : à diplôme égal et même s’il habite en centre-ville, un enfant d’immigré connaît davantage de difficultés à trouver un emploi que ses camarades qui ont des parents nés en France.

 


Via Alcofribas
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Le témoin du vendredi : Mara Goyet, professeur d'histoire-géographie et d'éducation civique / France Inter

Le témoin du vendredi : Mara Goyet, professeur d'histoire-géographie et d'éducation civique / France Inter | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Il y a les injonctions, généralement vaines, des politiques. La ministre : « Nous voulons construire l’école du socle avec une continuité de la fin du primaire au début du collège »...

 

Et elle ajoute : « c’est formidable qu’au collège, on donne envie aux élèves de créer leur propre entreprise ». C’est la dernière marotte en date.

Il convient de suivre la nouveauté comme le chien l’os. Mais la difficulté, c’est qu’on ne sait où donner de la tête. Les spécialistes de l’éducation poussent comme chiendent en France. Et il y a aussi les nouveaux baromètres de l’évaluation : les mêmes qui maudissent les notes s’agenouillent devant les classements PISA.

En revanche, l’idée de mettre l’enfant au centre finit par faire consensus. L’élève dont on cherche parfois comment ouvrir les portes et fenêtres. En douceur, en poussant sur l’espagnolette ? Ou en force avec une barre à mines ? L’élève tel qu’il est, avec son univers de représentations : la terre sans frontières, le présentisme qui aplanit tout, comme l’esprit de parodie dominant aujourd’hui.

Le net est le plus fort, et le jeu vidéo et les groupes musicaux… Reste à faire du judo avec ce qui est le plus fort. Ou, puisque que nous allons parler, notamment, de l’enseignement de l’Antiquité, à procéder comme Ulysse, avec la même ruse – la métis- et le même esprit d’amitié qui le liait à ses compagnons.

Vincent DUBOIS's insight:

Durée de l'émission: 29 minutes

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«Apologie du terrorisme» : un prof de philo suspendu

«Apologie du terrorisme» : un prof de philo suspendu | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Enseignant au lycée Victor-Hugo de Poitiers, il est suspendu quatre mois et une enquête est ouverte. Des actions de soutien sont mises en place.

 

Après les meurtres perpétrés par Coulibaly et les frères Kouachi, la plupart des enseignants, souvent démunis, ont voulu faire circuler la parole, organiser des débats, poser des mots sur ces événements glaçants. Dans le même temps, la ministre de l’Education nationale prévenait : tous les élèves ou les enseignants qui tiendraient des propos discutables seraient sanctionnés, voire signalés à la police.

 

Un exercice difficile qui pourrait coûter cher à Jean-François Chazerans, professeur de philosophie au lycée Victor-Hugo de Poitiers. Il s’est vu reprocher d’avoir «tenu des propos déplacés» lors de la minute de silence (à laquelle il assure cependant n'avoir pas assisté), jeudi 8 janvier, en hommage aux victimes, rapporte la Nouvelle République. «Il y a eu des plaintes de familles, a expliqué au journal régional le recteur de l’académie de Poitiers, Jacques Moret. L’enseignant aurait tenu des propos déplacés […]. J’ai immédiatement diligenté une enquête. Le professeur a été suspendu. Il fallait l’éloigner de ses élèves. La procédure suit son cours. Le conseil de discipline statuera [le 13 mars, ndlr] sur la suite de sa carrière.» Sa suspension de quatre mois maximum a été agrémentée d’une plainte en justice. Le parquet de Poitiers a ouvert une enquête pour «apologie d'actes de terrorisme». Il encourt 75 000 euros d'amende et jusqu'à 5 ans d'emprisonnement. La teneur des propos en question n’a pas été précisée.....

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Bobigny : une enseignante mise à pied pour avoir tenu des propos complotistes

Bobigny : une enseignante mise à pied pour avoir tenu des propos complotistes | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
« On n’a pas vu le corps des journalistes », aurait déclaré l’enseignante en classe selon un de ses élèves lors d’un cours sur la vente.

 

Une enseignante du Campus des métiers et de l’entreprise, un centre de formation professionnelle de Bobigny, qui accueille 1 500 apprentis de 16 à 21 ans, a été mise à pied, jeudi 15 janvier dans l’après-midi, par le responsable de l’établissement. Une mesure conservatoire, « en accord avec la préfecture de la Seine-Saint-Denis », a précisé au Monde son président, Patrick Toulmet, et qui fait suite à des propos complotistes et haineux qu’aurait tenus la jeune femme à des élèves de baccalauréat professionnel, lundi 12 janvier, au sujet des deux attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher à la porte de Vincennes.

Mardi 13 janvier, le responsable de l’établissement est averti par un parent d’élève de l’étrange tournure prise par le débat organisé dans la classe d’une enseignante, H. M., au lendemain des grandes manifestations qui ont réuni plus de 4 millions de personnes en France.


.......

Dans ces documents, également transmis au rectorat, Mme M. relaie sans complexe les thèses complotistes qui font déjà florès sur nombre de réseaux sociaux. Parlant à ses élèves du policier tué après l’assaut contre Charlie Hebdo, Mme M. évoque « le flic soi-disant mort ». Elle ajoute qu’« on n’a pas vu les corps des journalistes ».

« Vous trouvez pas ça bizarre qu’il en manquait un à leur réunion ? », interroge l’enseignante en évoquant la conférence de rédaction de l’hebdomadaire satirique. « C’est un business, un coup d’Etat pour supprimer la religion musulmane, continue-t-elle. Ils ont eu le temps de monter un sketch. » Elle explique à ses élèves que les prophètes « ont été salis par les représentations de vieux hommes moches avec du bide », et se fait prosélyte pour expliquer que « la religion musulmane autorise de tuer pour défendre [sa] religion ».


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/16/bobigny-une-enseignante-mise-a-pied-pour-avoir-tenu-des-propos-complotistes_4557525_3224.html#5IBEqdy2Z3MwcveM.99
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«Charlie Hebdo» : comment les enseignants en ont parlé à l'école

«Charlie Hebdo» : comment les enseignants en ont parlé à l'école | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Débat constructif, provocations... les enseignants ont été confrontés à des réactions diverses après l'attentat meurtrier.

 

Comment parler de l’attentat de Charlie Hebdo à l’école ? Sur Internet, sur les réseaux sociaux, beaucoup de profs racontent leurs difficultés d’évoquer le sujet avec leurs élèves, de trouver les mots justes. Certains racontent avec émotion la richesse des débats quand d’autres déplorent, impuissants, les réactions négatives de certains de leurs élèves. 

«Mais qu’est ce que je vais dire à ces gamins de 10 ans?», s’interroge une professeure sur son compte Twitter comme beaucoup d’enseignants lorsqu’ils apprennent la nouvelle. Alors c’est à chacun sa méthode. Au lieu de demander aux plus petits de respecter la minute de silence en hommage aux victimes, une enseignante a par exemple proposé à ses maternelles de dessiner:

Je partage l’info que j’ai eue tout à l’heure par une collègue <3 #JeSuisCharlie#Ensemble#CharlieHebdopic.twitter.com/O5AgNMtC5J

— Princesse Soso ✏️ (@princessesoso) 8 Janvier 2015

Certains enseignants se félicitent d’avoir engagé un débat fructueux avec leurs élèves. Marie, professeure dans un collège de Seine-Saint-Denis, raconte dans son blog avoir montré les caricatures de Mahomet à ses 3ème: «Toutes et tous ont compris. Aucun ne m’a dit : “C’est bien fait”, “Ils l’ont bien cherché”. Aucun.» Ses élèves ont tous exprimé leur émotion de façon personnelle : «Certains ont écrit spontanément des plaidoyers pour la liberté d’expression. D’autres ont eu des remarques plus intelligentes que certains adultes. D’autres ont lu Liberté de Paul Eluard en sanglotant».

Une conseillère d’éducation raconte comment les élèves se sont sentis concernés par l’attentat : «Ils nous ont posé des questions, ils se sont posé des questions, ils étaient silencieux pour écouter les réponses.» Tout en se promenant dans les couloirs avec un journal à la main, ils commentent :«C’est affreux quand même, ils ont juste dessiné», «C’est vrai qu’ils sont allés loin mais quand même, les tuer».
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Les contractuels, « bouche-trous » de l'éducation nationale

Les contractuels, « bouche-trous » de l'éducation nationale | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Peu formés, souvent isolés dans les établissements scolaires où ils interviennent, ces précaires de l'éducation nationale sont légion en Seine-Saint-Denis.

 

Ils sortent de l’ombre. Le sort des contractuels de l’éducation nationale, ces précaires sans diplôme d’enseignement, embauchés massivement à la rentrée pour faire face à la pénurie de professeurs, est l’un des sujets de préoccupation majeure des enseignants et parents d’élèves de Seine-Saint-Denis qui manifestent jeudi 20 novembre.

Dans ce département, 380 contrats de ce type, à durée déterminée, ont été signés depuis septembre, en grande majorité dans le premier degré (maternelle et primaire), selon l’académie de Créteil. Ce recrutement massif et inédit est la conséquence de plusieurs facteurs : augmentation du nombre d’élèves ; suppression de nombreux postes entre 2007 et 2012 ; manque de postes et de candidats pour les occuper.

A la fois symptômes et victimes de l’« éducation au rabais » dénoncée par les syndicats dans ce département, l’un des plus défavorisés de France, les contractuels « ne sont pas des sous-enseignants », a tenu à souligner mercredi la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, lors d’un déplacement à Bondy, où elle présentait un « plan triennal » pour les écoles de Seine-Saint-Denis....

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Les Inrocks - "L’école est de plus en plus perçue comme une compétition de tous contre tous"

Les Inrocks - "L’école est de plus en plus perçue comme une compétition de tous contre tous" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
"Le Parisien" publie aujourd'hui une enquête qui témoigne d'une grande défiance des Français vis-à-vis de l'Education nationale. Pour comprendre les ressorts de ce désenchantement, nous avons interrogé le sociologue François Dubet, auteur récemment de "La Préférence pour l’inégalité" (éd. Seuil).

 

D’après une enquête publiée par Le Parisien ce 27 novembre, 69 % des Français estiment que l’Education nationale ne garantit plus l’égalité des chances, et 67 % des Français ayant des enfants scolarisés sont demandeurs d’un soutien scolaire. Comment vous interprétez cette défiance ?


François Dubet – Je l’interprète de deux manières. D’abord, la confiance dans l’égalité des chances à l’école reposait sur une certaine ignorance. Pendant très longtemps il n’y avait pas d’études sur le système scolaire, on pouvait donc penser que toutes les écoles se valaient, que tous les établissement étaient comparables et que l’école traitait tout le monde de la même manière. Je crois que les enquêtes PISA, les livres des sociologues, des économistes et des journalistes ont fait que cet enchantement de l’école s’est beaucoup effrité. Aujourd’hui pour croire dans l’égalité des chances scolaires il faut d’une certaine manière ne jamais ouvrir un journal.

  

La deuxième raison qui me paraît beaucoup plus profonde c’est que le rapport à l’école s’est complètement transformé. Pendant très longtemps l’école était considérée comme la machine qui permettait aux enfants d’entrer dans la société, mais qui ne déterminait pas fondamentalement leur destin social. C’est-à-dire que les enfants de la bourgeoisie allaient dans les écoles bourgeoises, les enfants du peuple dans les écoles plus populaires, pour se retrouver à peu près là où ils étaient au départ, à l’exception de quelques héros venus du peuple qui franchissaient les échelles de la société. Mais pour l’essentiel on attendait de l’école qu’elle éduque, qu’elle fabrique des Français, qu’elle créé une morale commune, mais pas véritablement qu’elle permette aux gens de trouver une place dans la société....

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L’Education nationale sinistrée en Seine-Saint-Denis - Information - France Culture

L’Education nationale sinistrée en Seine-Saint-Denis - Information - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

L’équation semble impossible à résoudre : de plus en plus d’élèves et de moins en moins d’enseignants formés ou intéressés par le travail dans ce département. La ministre de l’Education a fait des annonces à la veille d’une journée de mobilisation enseignante.

 

ors de la rentrée scolaire de septembre en Seine-Saint-Denis, plus de 900 élèves ont été renvoyés chez eux faute de professeurs. En primaire, cela représente 38 classes.

 

La ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem a annoncé, chez nos confrères de France Info, la création de 500 postes supplémentaires d’ici 2017, qui se rajouteront aux 300 déjà créés.

« Ce n’est pas un énième plan mais une véritable mobilisation sur trois ans » a précisé la ministre, pour qui la situation de la Seine-Saint-Denis s’explique par trois éléments : un département défavorisé socialement, une démographie en hausse constante depuis des années, et une académie pas assez attractive pour les enseignants.

 

En effet, pour la seule rentrée 2014, il y a eu 2 800 nouveaux élèves scolarisés dans le 93.

Interrogée par nos confrères du Bondy Blog, Rachel Schneider, secrétaire départementale  SNUIPP – FSU 93, est revenu sur le paradoxe de la Seine-Saint-Denis :

« On a eu une rentrée avec des créations de postes. Et bien que ce soit la troisième rentrée avec des dotations positives, c’est l’une des pires qu’on ait vécue.
On a eu cette période de 2007 à 2012 où la Seine-Saint-Denis a vu arriver 12 000 élèves supplémentaires dans les écoles maternelles et élémentaires sans un seul poste créé.
Donc avec 12 000 élèves supplémentaires en cinq ans, l’inspecteur d’académie de l’époque a dû ouvrir 500 classes, sans un seul enseignant de plus ».....

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