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Scooped by Vincent DUBOIS onto L'enseignement dans tous ses états. |
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Le témoignage du professeur Loys Bonot a été très médiatisé. Repris sur Rue89, il attiré près de 300 000 lecteurs. Cette expérience pédagogique qui consiste, de l'aveu de son auteur, à « pourrir le Web » pour mesurer le degré de servilité de ses élèves à l'égard des sources numériques, a réveillé de nombreuses préoccupations latentes. Principale concernée par cette affaire, l'encyclopédie en ligne Wikipédia n'est pas restée insensible. Dès jeudi matin, une longue discussion, toujours en cours, s'est amorcée sur la principale interface communautaire, Le Bistro. Les articles affectés ont été repris en main.... ...De manière un peu subversive, le bloggeur (et wikipédien) David Monniaux inverse les termes de la conclusion de Loys Bonot. Selon lui, si les écoliers ne font pas usage d'un esprit critique, ce n'est pas parce qu'ils sont trop jeunes, mais parce que l'école leur enseigne exactement le contraire. « L'enseignement des disciplines scientifiques et notamment des mathématiques fait de moins en moins appel à la réflexion, me disent mes collègues enseignants dans le secondaire. On évacue tout ce qui est conceptuel, car les élèves redoutent ce qui exige une réflexion. On se concentre donc sur l'apprentissage de techniques et de formules à appliquer. » Dans une certaine mesure, l'institution scolaire paraît conditionner une lecture référente du texte académique, littéraire ou scientifique. Physiquement, le professeur surplombe les élèves : il est incité à se poser en dispensateur d'une parole unique, non réciproque.... Delete the scoop?
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Rythme scolaire, illettrisme, formation et revalorisation des enseignants, nouvelles réformes, etc. Ces derniers temps, on n’en finit pas d’entendre les maux de l’école primaire, surtout après la publication d’enquêtes internationales qui montrent combien la situation est alarmante en France et nécessite des réformes.
Des études reflet d’un échec
Publié le mardi 11 décembre dernier, le Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS) est affligeant pour la France. Cette étude est réalisée tous les 5 ans par l’Association internationale pour l’évaluation de la réussite scolaire (IEA) et a mesuré les compétences de lecture de 300 000 élèves de 45 pays, à la fin de leur quatrième année de scolarité obligatoire (niveau CM1).
Dans cette enquête, la France se situe seulement au 29e rang mondial, avec un triste score de 520 points, loin derrière Hong Kong (571 points), la Russie et la Finlande (568 points), qui occupent le haut du classement. L’apprentissage de la lecture en France rencontre clairement des difficultés, en affichant des performances moins bonnes que la Pologne (526 points), l’Australie (571 points) ou la Lituanie (528 points).
Les bases de la lecture sont simplement mal acquises dès l’école primaire. Ce constat ne fait que confirmer ce que révélait déjà la dernière étude de référence PISA (Program for International Students Assessment) de 2009.
Organisée par l’OCDE, cette enquête évaluait les compétences des élèves âgés de 15 ans et montrait que les collégiens, « en grande difficulté de lecture », étaient passés de 15 à 20 % dans notre pays, entre 2000 et 2009.
Vers de grandes réformes ?
Le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, a rapidement fait acte de cette nouvelle étude affligeante pour la France, expliquant que « l’enquête PIRLS rappelle plus que jamais l’urgence d’une évolution de l’école et nous oblige aussi à réussir cette refondation de l’école qui est un enjeu majeur pour le pays ».