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Françoise Laborde, membre du CSA, envisage de l'interdire aux enfants de moins de 16 ans, en raison d'images qu'elle juge "insoutenables". Le clip était annoncé depuis quelques semaines. Personne ne s'attendait à tant de réactions outrées. Dans son dernier clip, College boy, sorti en exclusivité sur Le Parisien.fr, le groupe de musique français Indochine évoque le harcèlement à l'école. Six minutes d'un court-métrage tourné en noir et blanc par le réalisateur québecois Xavier Dolan. Une esthétique irréprochable, mais des images d'une rare violence : un jeune garçon harcelé par ses camarades est crucifié avant d'être exécuté par balles devant une assemblée aveugle. Les images choquent. Pour certains, trop. Françoise Laborde, membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), a estimé sur Europe 1 que ces images étaient d'une violence "insoutenable", et qu'elles n'avaient "pas leur place en journée sur des chaînes de musique". "On va l'étudier évidemment en groupe de travail. Mais il devrait y avoir au minimum une interdiction aux moins de 16 ans et peut-être une aux moins de 18 ans", a jugé Mme Laborde, qui préside le groupe de travail sur la jeunesse et la protection des mineurs au CSA. "On avait interdit aux moins de 18 ans un clip de Marylin Manson il y a quelques années. On pourrait refaire quelque chose d'approchant", a-t-elle ajouté.
Eric Debarbieux, chargé de la prévention de la violence en milieu scolaire, a estimé que "ce clip d'Indochine est une œuvre artistique, qui en cela doit être respectée et qui a le mérite de rappeler l'importance et la gravité du phénomène de harcèlement à l'école. Il n'est pas question de censure". "Mais je dois souligner le caractère outrancier de ces images, qui sont d'une violence insoutenable", a-t-il ajouté. "Ce qui est dommage, c'est que ce film ne montre aucune solution, alors qu'elles existent. Il n'y a pas de fatalité au harcèlement. Les pays qui ont mis en place des politiques énergiques contre ce phénomène, comme la Finlande, sont parvenus à le diviser par trois."
Dans une interview au Parisien, Nicolas Sirkis, leader d'Indochine, tente d'expliquer sa démarche : "La violence du clip n'est pas gratuite. Pour moi, c'est la même démarche que lorsque la sécurité routière réalise un clip choc pour sensibiliser aux accidents de la route. C'est plus éducatif qu'autre chose." Pour lui, il s'agit d'"une réalité qui existe". En effet, selon une enquête du ministère de l'éducation nationale, un élève sur vingt se dit harcelé de manière sévère ou très sévère...
Depuis le début des années 2000, le nombre d'étudiants chinois a considérablement augmenté. Ils sont près de 800 aujourd'hui à être inscrits dans une université alsacienne. Depuis 2000, leur nombre a été multiplié par 10. Près de 30 000 chinois étudient aujourd'hui en France. Parmi eux, 800 ont choisi l'Alsace.Plus humaine, culturellement très attractive, moins chère, la région séduit l'étudiant chinois qui est prêt à quitté pays et famille pour tenter l'aventure française. Ils se dirigent principalement vers les sciences économiques, l'ingénierie et les Lettres. Et après leur cursus universitaire, beaucoup décident de rester là pour démarrer une vie professionnelle. Pour autant, tout n'est pas gagné d'avance. Avec un reportage télévisé de 2'48.
Petites recettes éducatives, grands résultats : focus sur le système éducatif en Finlande, l'un des meilleurs en Europe. Depuis 2000, les études PISA ont placé la Finlande au sommet de la réussite scolaire. Plusieurs raisons ont permis ce classement : le rythme scolaire, la décentralisation, la responsabilisation des professeurs ou encore la gratuité de l'enseignement. Tous ces atouts mis bout à bout ont créé une très efficace machine éducative pour les enfants finlandais, et d'intégration pour les enfants immigrés. Et ces résultats attirent la convoitise d'autres pays européens comme la France. En 2011, Ségolène Royale et Luc Châtel ont fait le voyage en Finlande pour voir ce qui était transposable chez nous. L'éducation - et les moyens qui y sont alloués - est d'ailleurs l'un des grands thèmes de campagne de la présidentielle française. Pour mieux comprendre le fonctionnement du système éducatif finlandais, Yannick Cador et Cécil Thuillier, envoyés spéciaux d'ARTE Journal en Finlande, se sont rendus dans l'école "fondamentale" Eläintarhan, une école primaire à Helsinki. Reportage. Date de première diffusion : Mer., 18 janv. 2012, 12h45
A l'heure de la rentrée, les enseignants précaires sont encore nombreux à attendre leur affectation. «Libération» est allé à leur rencontre. Ils sont près de 120 000 précaires à travailler pour l'Education nationale, en CDD ou en CDI, mais sans disposer du statut protecteur de fonctionnaire. Parmi eux, environ 23 000 enseignants et conseillers principaux d'éducation (CPE). A la veille de la rentrée des classes, ils sont encore nombreux à ne pas avoir signé de contrat. «C'est l'héritage du précédent ministre de l'Education, Luc Chatel, note Matthieu Brabant, de la CGT Education. Avec les suppressions de postes [80 000 lors du dernier quinquennat, ndlr], la situation s'est encore tendue pour les contractuels.» Dans son académie de Créteil, Matthieu Brabant estime que près de 500 professeurs supplémentaires par rapport à 2011 n'ont pas signé de contrat au 1er septembre. Pour eux, c'est donc l'incertitude, jusqu'à un éventuel coup de fil, pour une mission de quelques semaines ou quelques mois.... Reportage vidéo de 5'55''.
Les fabriques de l’excellence (4/5) La meilleure université du continent africain veut conforter sa position de leader dans l’expertise sur ce continent et les marchés à forte croissance. Elle en rêvait depuis très longtemps. Etudiante en première année (cinéma et médias) à l’université du Cap (University of Cape Town, UCT), Yolanda Benya, 19 ans, tient sa récompense. Des années que cette native de Khayelitsha, le plus grand township du Cap, à une vingtaine de kilomètres à l’est de la ville, se levait à 6 heures du matin pour rejoindre l’école secondaire de Kwamfundo. Chaque matin, il fallait repasser l’uniforme, préparer le repas à emporter, prendre le petit déjeuner avec son frère cadet avant de marcher une demi-heure vers l’école. Retour le soir, après cinq heures, pour faire le ménage, le linge et la cuisine de toute la famille : son frère et sa mère, caissière dans un centre commercial. La meilleure du pays Tard, entre 22 et 23 heures, Yolanda pouvait enfin ouvrir ses livres et se consacrer à ses études, souvent jusqu’à une heure du matin. « Je voulais étudier à UCT parce que c’est la meilleure université du pays » sourit l’étudiante, encore épatée d’être venue à bout de ce parcours du combattant pour franchir la plus haute marche avec le soutien de ses proches. Dans la dernière ligne droite, des cours supplémentaires de mise à niveau en maths et physique dispensés par l’ONG Equal Education lui ont permis d’améliorer son score au « matric », l’examen de fin d’études secondaires. Admise, fin janvier, en première année, Yolanda savoure sa nouvelle vie sur le campus, « un vrai plaisir d’être dont j’apprécie chaque moment ». Une bourse de 10 000 rands (1 000 €) prend en charge ses frais d’inscription pour l’année, une aide financière complémentaire, remboursable à la fin de ses études, couvre ses dépenses de logement en résidence universitaire et le reste de son budget.... Avec un reportage vidéo de 1'49".
Images de Nelson Mandela prises les 17 et 18 juillet dernier à l'occasion d'une visite de l'ancien président américain Bill Clinton dans le village de Qunu, dans le sud-est de l'Afrique du Sud, où le héros de la lutte antiapartheid vit désormais. Durée:1 minute.
(vidéo) Une équipe d'étudiants texans est parvenue à prendre le contrôle d'un avion sans pilote du gouvernement: la sécurité des drones, déjà en cause lors d'une capture en Iran, devient une préoccupation. Un sujet déjà controversé est sur le point de le devenir encore plus après qu’un groupe d’étudiants a réussi à pirater un drone de surveillance du gouvernement américain. Menée par une équipe de l’université du Texas à Austin en collaboration avec le ministère de la Sécurité intérieure, l’expérience a utilisé une méthode appelée usurpation de GPS. Pour environ 1.000 dollars de matériel, les chercheurs ont réussi à « usurper » un récepteur GPS, à envoyer de faux signaux et à prendre le contrôle du drone. Pour montrer à quel point un drone détourné peut être dangereux, ils lui ont presque fait percuter le sol avant qu’un pilote de sécurité armé d’une radiocommande intervienne pour empêcher le drone de s’écraser. La sécurité de la technologie d’avion sans pilote est un sujet préoccupant depuis que des responsables militaires ont découvert qu’un virus informatique avait infecté les systèmes servant à contrôler les drones Reaper et Predator. Ces craintes ont été exacerbées lorsque l’Iran a réussi à capturer l’avion de reconnaissance le plus sophistiqué de l’armée américaine, un RQ-170 Sentinel, en décembre dernier. On pense que les pirates ont abattu le drone en brouillant les signaux de navigation GPS....
Qu'on soit pour ou contre, il faut reconnaître que le conflit étudiant a donné lieu à des trésors créatifs. Que l'on pense aux multiples vidéos sur les médias sociaux, dont celui-ci qui est devenu viral à travers le monde. Le film d'animation Fahrenheit 514 repousse les limites: il s'agit d'un regard à couper le souffle sur le conflit étudiant au Québec, où Jean Charest prend notamment les allures de Dr No et Gabriel Nadeau-Dubois d'un chevalier médiéval. Le film est l'oeuvre de l'artiste français Bernamej, qui a signé plusieurs autres vidéos du genre. À voir absolument! Durée de la vidéo: 2'22".
Alors que la jeunesse québécoise est dans la rue depuis plus de trois mois, les étudiants expatriés suivent de très près l'évolution de la situation. Nous avons rencontré Emile, étudiant à la Sorbonne, sur le point de rentrer à Montréal. Durée du reportage vidéo: 1'18".
L'Union européenne investit des millions d'Euros chaque année dans la construction d'école en Somalie, afin d'éduquer les jeunes et de les éloigner de la piraterie. Dans l'Etat semi-autonome du Puntland, au nord du pays, les élèves expliquent l'importance de ces établissements scolaires. Durée: 01:46...
Via chris
La vidéo des policiers expulsant la professeure Judith Émery-Bruneau à l'Université du Québec en Outaouais, mardi après-midi, fait le tour du web. Mme Émery-Bruneau, qui enseigne au département de l'Éducation, filmait les policiers. Un étudiant a aussi été expulsé, tandis qu'un autre professeur a été arrêté plus tôt dans la journée, relativement au mouvement de protestation contre l'injonction qui permet à l'université de donner les cours malgré la grève des étudiants. Il fera face à des accusations d'entrave au travail des policiers. Vers 16h30, les manifestants ont été repoussés par les forces de la police et les représentants de l'UQO....
François Hollande était ce jeudi au lycée Olympe de Gouge, à Bondy (93). De jeunes profs ont témoigné des difficiles conditions d'exercice de leur métier. Durée: 4'05''
Présentation en 4 minutes du système éducatif américain tel qu'il se présente de nos jours.
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Depuis 1973, des «cours d'information sexuelle» sont programmés dans les collèges... parfois limités à la dissection des souris. «Guerre scolaire» autour du débat sur le mariage gay ou commission d’enquête sur l’enseignement du genre à l’école réclamée par deux députés UMP, les questions de sexualité à l’école sont toujours un sujet sensible. Pourtant, les cours d’éducation sexuelle ne sont plus tous jeunes. Ils ont été mis en place pour les collégiens dès l'année scolaire 73/74 par un gouvernement de droite. Lorsqu’on se plonge dans les vidéos d'archives de l’INA, les réactions et les questions des parents, élèves et professeurs ressemblent étrangement à ce que l’on peut entendre aujourd’hui. A l'époque, on parle officiellement «d’information sexuelle» plutôt que «d’éducation sexuelle», comme le montre le reportage télé ci-dessous réalisé en 1974. Les professeurs doivent expliquer la procréation de «manière exclusivement scientifique», et ne pas donner des conseils. Mais le journaliste s'interroge : «Information sexuelle, mais pas éducation sexuelle, reconnaissons que la frontière est difficile voire impossible à établir.» Ce flou ne satisfait déjà personne. «J’aimerais qu’on m’apprenne sur le plan scientifique mais aussi sur le plan affectif, parce qu’en général en troisième on sait déjà beaucoup de choses mais on ne sait pas tout», témoigne une collégienne. Une autre réclame des réponses claires, «pas des fables», tandis qu’une troisième est plutôt contente car «c’est assez difficile d’en parler avec les parents». Les avis sont partagés chez les professeurs. Certains se demandent si c’est leur rôle, une autre se félicite de pouvoir donner aux élèves les «mots qui conviennent».
A l’époque, si les enfants ou les parents veulent aller plus loin, ils peuvent avoir accès à des cours facultatifs où sont abordés «les aspects familiaux et moraux». Pour faire face à une demande générale d’information, les manuels d’éducation sexuelle à destination des enfants fleurissent dans les librairies. Selon le journaliste Alain Gillot-Pétré, dans le reportage filmé en 1978 ci-dessous, ils se vendent même «mieux que les ouvrages pornographiques» et sont salués pour leur aspect clair et pédagogique. «On ne naît plus dans les choux, les cigognes ont été plumées», estime l’ancien chroniqueur météo de Libération. L’encyclopédie de la vie sexuelle de Hachette, en cinq volumes qui vont de sept ans à l'âge adulte, connaît un beau succès. Aujourd’hui, les photos utilisées dans cet ouvrage seraient censurées aujourd'hui même si on trouve très facilement des exemplaires d'occasion. Des mineurs nus apparaissent en couverture et en pages intérieures. «Pour les 10-13 ans, la photo est la reine, on entre dans l’explication scientifique des phénomènes sexuels. Les acteurs de l’histoire ont évidemment l’âge de leur lecteur (...) et on découvre au fil des photos comme une représentation de la tendresse», raconte Alain Gillot-Pétré....
L'EPS, l'éducation sportive et physique, est une des disciplines les plus haïes à l'école, surtout à partir du collège. Témoignages et remèdes. En plus des témoignages récoltés, nous avons interviewé Fabien Ollier, professeur d’EPS à qui nous avions déjà consacré un article l’an dernier, et Pierre Merle. Sociologue de l’enseignement, il est l’auteur du livre « L’élève humilié. L’école : un espace de non-droit ? ». Il note que « le sport n’est pas mal placé » dans les disciplines qui génèrent un sentiment d’humiliation, même si ce sont les maths qui reviennent le plus dans les témoignages « à cause du prestige de la discipline. A 35 ans, Emilie se souvient : « J’ai carrément vécu le sport comme une humiliation au lycée. Je le ressentais comme tel parce que j’avais des gros seins pour mon âge, et des rondeurs et que ça se voyait plus en tenue de sport. » Beaucoup parlent de leur puberté, de cette violence qu’il y a à devoir exhiber un corps qu’on ne possède pas encore et qui commence à susciter le désir. Johanna raconte par exemple ce sale jour de printemps où tout le collège se réunissait pendant des heures pour regarder chaque élève effectuer d’« horribles enchaînements de gym ». « Je me demandais s’il ne valait pas mieux que je me casse une jambe sur la route. Tout le collège était assis dans les gradins – parmi eux, il y avait forcément des mecs que je kiffais un peu – et là, je me tapais la grosse honte à enchaîner, pataude et ridicule, des figures nulles avec un jogging pourri. » La question du poids revient aussi souvent. Dans un article publié en 2002, Pierre Merle rapportait le témoignage de l’une de ses élèves....
La décision de taxer les repas apportés le midi par les élèves, pour économiser sur le prix de la cantine, crée la polémique en Espagne. En Espagne, ou du moins sur les réseaux sociaux, la "Tupper-War" (guerre du Tupperware, des boîtes hérmétiques) est déclarée. Le redoublement du conflit a été provoqué lundi 10 septembre par une mère de famille en colère, devenue en quelques heures l'icône de la rentrée scolaire, sur fond de crise sociale. La mère, au chômage, a lancé un Tupperware, sans atteindreson but, sur la très controversée présidente de la communauté de Madrid, Esperanza Aguirre, alors qu'elle était en visite officielle dans un collège, au nord de Madrid."Ils veulent que nous payions les livres. Ils nous ont retiré les aides pour la cantine, ils exigent que les élèves portent l'uniforme, qu'est-ce qu'ils cherchent ?", s'est étranglée la mère de famille après avoir lancé son Tupperware, devenu, dans un contexte morose, le symbole de l'impact de la crise sur la rentrée scolaire. Il n'en a pas fallu plus pour mettre le feu aux poudres sur les réseaux sociaux espagnols. Une page de soutien aux "femmes lançant des Tupperware sur Esperanza Aguirre" a été créée sur Facebook et a réuni plus de 3 000 fans en à peine 24 heures. Sur Twitter, le hashtag #TupperWar réunit de nombreux messages de soutien à la mère de famille. Le débat autour des Tupperware à l'école remonte au début du mois de juin. Devant l'annonce de la réduction des aides financières attribuées aux familles pour le paiement de la cantine scolaire, et alors que 15 à 20 % des familles catalanes n'y vont pas pour des motifs économiques, des associations de parents d'élèves espagnols ont soumis une idée au gouvernement autonome, comme le rapporte le quotidien El Pais.... En vidéo : une mère de famille en colère lance un Tupperware sur Esperanza Aguirre, la présidente de la communauté de Madrid (Publico TV). 0'59".
Embarquement avec les pilotes anges gardiens du Saint-Laurent puis en Inde à l'université pour handicapés de Chitrakoot... Inde : l'université pour handicapés Saraswat est dans l'incapacité de travailler. En Inde, être pauvre et handicapé relève d'une double fatalité. Le pays compte autour de 90 millions d'handicapés. Pauvres et exclus, ils profitent peu de la croissance du géant asiatique. Seuls 1100 d'entre eux ont la possibilité de suivre une formation. A Chitrakoot, dans l'Uttar Pradesh, une université pas comme les autres a ouvert ses portes en 2001, créée par Jagadguru Rambhadracharya, moine, poète et pédagogue, révolté contre l'injustice faite aux handicapés. L'université, dont le budget est essentiellement basé sur des dons, dispense des cours de langues, de mathématiques, de psychologie, d'informatique. Les étudiants ne paient pas de frais d'inscription. Le logement, le réfectoire et les soins médicaux sont gratuits. Saraswat rêve d'entrer en politique avec l'espoir de bousculer les tabous. Dans la plus grande démocratie du monde, l'accès aux études est aussi une lutte pour la reconnaissance sociale. (France, 2012, 52mn)
Des familles vont recevoir 100 £ pour des cours d'éducation. Une initiative du gouvernement britannique après les émeutes de l'été dernier. "Si nous voulons soigner cette société malade, c'est dans les familles et avec l'éducation des enfants qu'il faut commencer." C'est ainsi qu'avait réagi le Premier ministre britannique, David Cameron, peu après les émeutes qui avaient embrasé Londres en août 2011. Le gouvernement a mise en place, il y a quelques semaines, un programme d'éducation destiné aux parents. Ces derniers ont reçu des bons de 100 livres pour participer à des cours. Martin Herzog et Brian Masters ont enquêté à Londres pour savoir si cette initiative porte ses fruits. Durée du reportage vidéo: 2'38''.
Deux étudiants israéliens ont imaginé ce que serait notre quotidien si l'on portait des lentilles permettant de superposer une interface virtuelle à notre vue. Vous pourriez vous balader sur les réseaux sociaux, obtenir des rappels de rendez-vous, voire recevoir des informations sur ce qui reste dans votre frigo, le tout directement depuis votre rétine. A mi-chemin entre le fantasme technologique de la réalité augmentée et le cauchemar orwellien (regardez la vidéo jusqu'au bout), Sight met également en lumière une autre tendance actuelle : celle de la "ludification". Avec de telles lentilles, tout devient un jeu, depuis la découpe des concombres... jusqu'à la drague. Durée de la vidéo:7'50".
A Montréal, les étudiants, soutenus par les Québécois, ont inventé la plus cool des révoltes. Gabriel Nadeau-Dubois, 21 ans, étudiant en histoire, star du mouvement étudiant québécois, a presque les mêmes lunettes de soleil que Ryan Gosling dans Drive. Il nous reçoit dans l’arrière-cour d’un café du quartier Latin de Montréal, et lorsque notre photographe l’emmène quelques instants dans la rue pour le photographier, l’un des porte-parole de la Classe (Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante) fait son petit effet. “Gabriel, Gabriel !” Des filles l’interpellent gentiment et se pincent de l’avoir vu – comme dans un teen movie. Quelques heures avant notre rencontre, une Montréalaise d’un âge respectable nous a confié : “Il est tellement hot.” Celui que l’on surnomme GND essaie pourtant de ne pas tout prendre sur ses jeunes épaules : à notre rendez-vous – fixé avec son attaché de presse Ludvic, coiffé à la semi-iroquoise et fan de Sonic Youth (difficile de faire plus hype) -, il vient en compagnie de Camille Robert, jolie rousse aux yeux translucides. A la Classe, pas de hiérarchie, pas de personnification de la lutte et la parité surtout, nous dit-on. Dans toutes les interviews qu’il a données à la presse – un paquet depuis le 13 février, date du début du printemps érable -, l’ange Gabriel affirme qu’il ne poursuivra pas la politique. Pas de plan de carrière. En revanche, l’engagement, lui, semble durable. Une bonne partie du Québec se montre prête à poursuivre l’aventure, ou du moins à continuer à la dessiner, collectivement....
Le mouvement étudiant a dépassé les frontières du Québec mercredi, avec des rassemblements à Toronto, à Saint-Jean-de-Terre-Neuve, à Halifax et à Calgary. Une poignée de villes étrangères ont aussi emboîté le pas, comme New York, Paris, Amsterdam, Bruxelles et San Jose, au Costa Rica. À Londres, environ 150 personnes se sont rassemblées devant la Maison du Canada, près de Trafalgar Square, afin de protester contre la loi 78 adoptée au Québec. Ils ont marché jusqu'aux bureaux de la délégation du Québec, sur Heddon Street, puis jusqu'à l'ambassade du Canada à Grosvenor Square...
Environ 300 lycées de 27 académies se sont engagés dans l'expérimentation nationale de l'enseignement de la philosophie avant la classe terminale.
La diffusion du film d'animation "Le Baiser de la Lune" est désormais possible en classes. Reportage dans une classe de CM1-CM2 de Seine-Saint-Denis. Une vingtaine d'élèves s'engouffrent dans la salle de cinéma parisienne dans le désordre et les cris. Ils sont en CM1-CM2, à l'école Anatole-France de Montreuil (Seine-Saint-Denis). L'association SOS Homophobie les a conviés à visionner Le Baiser de la Lune, de Sébastien Watel, un film d'animation d'une vingtaine de minutes. Les enfants, âgés de 8 à 10 ans, sont agités, mais petit à petit le calme se fait. La classe découvre l'histoire de Félix, petit poisson que sa grand-mère adoptive, la chatte Agathe, veut à toute force marier avec une promise de son choix, Clara. Mais, sous le regard du Soleil et de la Lune, qui vivent une histoire d'amour contrariée par les lois de l'astronomie, Félix tombe amoureux de Léon, un poisson-lune. Agathe n'y comprend rien, et va jusqu'à frapper Félix. Mais ce dernier parvient, avec l'aide de Clara, à retrouver Léon qui avait pris la fuite. Et c'est le happy end : les deux poissons se retrouvent et vivent heureux...
Chaque année, en France, plus de 125.000 jeunes quittent l’Éducation nationale sans diplôme, près de 18% d’une classe d’âge. Cette absence de qualification les expose plus que les autres au chômage et à l’exclusion. En 1997, la première Ecole de la 2ème chance a vu le jour à Marseille. Aujourd’hui, il existe une centaine de sites sur ce modèle en France. Elle accueille des jeunes de 18 à 25 ans, en rupture du système scolaire, pour les aider à monter un projet professionnel. Le reportage d’Aurélie Kieffer à Marseille. Durée: 2 minutes.
L'élargissement notable de l'Union européenne en 2004 a été un jalon important dans l'unification du continent. Mais au moment où la crise de la dette menace de déchirer l'Union européenne, combien d'Européens pensent encore comme des Européens?... Vidéo de 10 minutes.
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