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Les Inrocks - La lutte des étudiants de l'Ecole d'art d'Avignon se poursuit devant les tribunaux

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En lutte depuis fin mai, les étudiants de l'Ecole Supérieure d'Art d'Avignon sont convoqués au tribunal aujourd'hui. En cause : le nom de domaine de leur blog, géré par le syndicat Sud Etudiant.

 

Depuis fin mai, un mouvement de contestation sévit au sein de l’Ecole supérieure d’art d’Avignon (Esaa) : les étudiants dénoncent les dysfonctionnements de l’école et les méthodes de gestion du directeur, Jean-Marc Ferrari. Ce dernier contre-attaque aujourd’hui en portant plainte contre le syndicat Sud Etudiant, convoqué aujourd’hui au tribunal d’Avignon. L’audience a finalement été reportée au 29 août. Le directeur de l’Esaa reproche aux étudiants d’utiliser le nom de domaine www.esa-avignon.fr pour leur blog d’information. En choisissant cette adresse, très proche de celle de l’Ecole d’Art - www.esa-avignon.org -, le collectif d’étudiants aurait ”tenté de créer une confusion dans l’esprit des internautes”.

“Il nous semble pourtant évident que les internautes sont capables de voir la différence entre un blog syndical et le site officiel d’une école, rétorque le syndicat dans un communiqué. Le choix du nom de domaine a simplement été fait selon des critères de techniques de référencement visant à augmenter la visibilité du site.

 

Pour les étudiants du collectif, cette plainte témoigne surtout de ”la volonté de la direction de l’école de vouloir étouffer [leur] colère par des procédures juridiques plus que douteuses.”

“Nous avons reçu la convocation samedi, explique Laurent Santi, du syndicat Sud Etudiant, contacté par les Inrocks. Clairement, ils [Jean-Marc Ferrari et son avocat, ndlr] espéraient qu’on ne soit pas là, pour pouvoir nous juger en notre absence, sans qu’on puisse se défendre. On s’attendait à un petit coup mesquin dans ce genre.”

Entre les plaintes pour harcèlement déposées par quatre étudiants en juin, une première contre-attaque de Jean-Marc Ferrari en forme de plainte pour diffamation – à la suite d’une tribune publiée par le collectif, et cette dernière convocation au tribunal, la confrontation entre les étudiants et leur directeur se transforme en véritable bras de fer judiciaire. Évoquant des “motifs fallacieux“, les étudiants et leur avocat se disent ”sereins” à l’approche de l’audience. “Leur défense ne tient pas la route, c’est n’importe quoi. Ils veulent nous faire peur, mais ça ne marche pas“, analyse Laurent....

 

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Rythmes scolaires: "Les cinq visages de la réforme"

Rythmes scolaires: "Les cinq visages de la réforme" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Un quart des écoles appliqueront la réforme dès la rentrée 2013, mais pas toutes de la même manière! Horaires, activités, organisation...
Lorène Prigent, consultante en développement des systèmes éducatifs, analyse pour L'Express les 5 formules sur la table.

 

Depuis le 31 mars, on sait de manière officielle qu'un quart des élèves français passeront aux nouveaux rythmes scolaires à la rentrée de septembre. Ces quelques pionniers doivent ouvrir la voie à toutes les écoles de France qui suivront leur exemple un an plus tard. Les mairies qui ont choisi de ne pas attendre dévoilent progressivement leurs "modèles" de réorganisation du temps scolaire.  

Le décret, il est vrai, impose un cadre relativement contraint en termes d'aménagement des horaires, tout en permettant un certain nombre de variantes. Il est encore tôt pour se prononcer sur le "bon modèle, celui qui améliorera réellement le bien-être des enfants ou l'efficacité des apprentissages. Mais il peut être utile, d'ores et déjà, de les répertorier. Et de constater que les communes ont inventé plusieurs manières possibles de "récupérer" les trois heures de classe du mercredi matin (ou du samedi matin, selon les choix), quittes à s'éloigner franchement des propositions présentées dans le guide pratique fourni par le Ministère de l'Education Nationale. Voici une tentative d'inventaire, qui se garde bien de porter un jugement. 

Modèle 1: un ajustement étalé des horaires d'entrée et de sortie....

 

Modèle 2: raccourcissement de la journée de classe de 45 minutes tous les soirs durant lesquelles sont proposées des activités périscolaires facultatives...

 

Modèle 3: allongement de la pause méridienne de 45 minutes par jour...

 

Modèle 4: regroupement des activités périscolaires sur deux jours, deux fois une heure trente environ...

 

Modèle 5: 5 matinées de 4 heures de classe avec 2 après midi de 2 heures, les deux autres deux après-midi de la semaine étant totalement libérés pour mettre en place des "parcours". Un modèle jugé "hors des clous" pour l'instant....
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Paris: il se suicide dans une maternelle

Un homme d'une soixantaine d'années s'est suicidé en fin de matinée, à l'aide d'un fusil à canon scié, dans le hall d'une école maternelle parisienne devant une dizaine d'enfants.
Selon les premiers éléments de l'enquête, l'homme, extérieur à l'établissement, est entré dans le hall de l'école située rue Cler (Paris VIIe) et a retourné l'arme contre lui devant ces enfants ainsi qu'un adulte dont on ignore la fonction. Le désespéré serait entré dans l'école "sans difficulté".

Les policiers n'avaient pu immédiatement établir son identité ni les raisons qui l'ont poussé à ce geste dans l'enceinte de cet établissement privé catholique sous contrat avec l'Etat. Une enquête a été ouverte. Le directeur de cabinet du recteur de Paris est parti sur place, et une cellule de soutien psychologique est en train d'être mise en place, a indiqué l'Académie de Paris.

L'école maternelle fait partie d'un ensemble scolaire qui comprend également l'école élémentaire, le collège et le lycée dans le quartier du Gros Caillou à deux pas des Invalides et de la Tour Eiffel.

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L'école, une volière de pigeons ?

L'école, une volière de pigeons ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
L’annonce du président de la République d’inclure l’entrepreneuriat dans l’enseignement du collège au lycée soulève fronde et stupeur au sein de l’éducation nationale. Retrouvez notre table ronde avec Bertrand Geay, sociologue et professeur en sciences de l’éducation, Christian Poyau, président de la fondation Croissance responsable et PDG de Micropole et Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU.

« Stimuler l’esprit d’entreprise dans notre pays, c’est d’abord le rôle de l’école », déclarait François Hollande, le 29 avril, lors de la clôture des assises de l’entrepreneuriat. La dogmatique patronale dans les programmes scolaires ? Le monde de l’éducation n’en revient pas. Comment conjuguer les valeurs de la morale laïque, de l’égalité, de la justice, de la solidarité, de la citoyenneté, avec « l’esprit d’entreprise », la concurrence, la course au profit, l’individualisme ? Décidément, le président de la République a la mémoire courte. Pas nous. On se souvient de son allocution d’investiture, sous les auspices de Jules Ferry, qui avertissait déjà le 4 août 1879 : « Dans une société démocratique, surtout, il est de la plus haute importance de ne pas livrer les études aux entreprises de l’industrialisme, aux caprices des intérêts à courte vue (...). »

 

 

Que pensez-vous d’inclure un programme sur l’entrepreneuriat dans l’enseignement, de la sixième à la terminale, comme le préconise le président de la République, François Hollande ?

 

Bertrand Geay.Je me demande de quel esprit perturbé de conseiller en communication a pu sortir une idée aussi stupide. L’entrepreneuriat constitue-t-il un champ de savoirs qui nécessite la prise de distance et l’approche méthodique qui sont le propre de la connaissance scolaire ? Nos élèves sont-ils en difficulté car il leur manque « l’esprit d’entreprise » ? On voit bien qu’il ne s’agit là que d’une proposition vide de sens et qui n’a d’autre but que de se montrer sympathique envers les représentants patronaux des entreprises. On en voit bien les ressorts politiques. On peut se demander jusqu’où ira la surenchère. Par ailleurs, ce type de sortie est particulièrement dommageable pour la réorientation de la politique scolaire en matière de programmes. L’idée d’imposer comme cela un nouveau programme est absolument l’inverse de ce qui devrait être la priorité : repenser l’unité et la progressivité des programmes, sur la base d’un débat démocratique, et en prenant appui sur une institution d’arbitrage collégiale et indépendante, comme le ministre Vincent Peillon dit vouloir le faire.

 

Christian Poyau. Les mesures annoncées par le président de la République, la semaine dernière, vont dans le bon sens. Il est en effet indispensable de stimuler « l’esprit d’entreprise » chez les jeunes, et plus largement auprès des acteurs du monde éducatif. C’est ce que fait la fondation Croissance responsable en proposant des stages de découverte de trois jours aux enseignants de collège et lycée ainsi qu’aux conseillers d’orientation. C’est par des expériences concrètes (stages d’élèves et d’enseignants, visites d’entreprises, témoignages d’entrepreneurs) que l’on pourra faire tomber les appréhensions de part et d’autre...

Bibliothèque IUT Dijon's curator insight, May 14, 4:26 AM

une discussion avec deux points de vue sur la mise en oeuvre de mesures visant à accentuer la dimension professionnelle dans le monde de l'éducation

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L'enseignement public dans la rue en Espagne

L'enseignement public dans la rue en Espagne | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Professeurs, élèves et parents ont protesté contre une réforme conçue sous l'emprise de la rigueur budgétaire.

 

De la crèche à l'université, parents, élèves et professeurs étaient appelés à participer à la grève générale de l'enseignement, jeudi 9 mai, en Espagne. Des milliers de personnes ont manifesté dans tout le pays contre le projet de réforme de la loi de l'enseignement que le gouvernement devait initialement présenter vendredi en conseil des ministres. Plus généralement, leur colère s'est déversée contre les mesures de rigueur et les coupes budgétaires qui ont réduit le budget de l'éducation de plus de 6 milliards d'euros en deux ans.

Selon les syndicats, la grève a été suivie par 70 % des enseignants et 90 % des étudiants universitaires. Ces taux de participation ont été abaissés à 20 % par le gouvernement. Mais dans les rues de Barcelone ou de Madrid, impossible de nier le succès de l'appel lancé par les syndicats et les associations réunis dans la plate-forme pour l'école publique.

Dans la capitale, une marée verte, la couleur des tee-shirts en faveur de "l'éducation publique pour tous", a inondé le paseo du Prado et la rue Alcala pour venir crier sa colère sous les fenêtres du ministère de l'éducation et demander la démission du ministre, José Ignacio Wert. ...

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Enseignement supérieur : pourquoi un nouvel appel à la grève ?

Enseignement supérieur : pourquoi un nouvel appel à la grève ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Plusieurs syndicats appellent à une grève nationale le 22 mai pour exiger le retrait du projet de loi de Geneviève Fioraso jugé "toujours inacceptable".

 

Plusieurs syndicats de l'enseignement supérieur et de la recherche ont appelé dans un communiqué, mercredi 8 mai, à une grève nationale et à des manifestations le 22 mai, jour de l'ouverture, à l'Assemblée nationale, des débats sur le texte présenté par la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso. Ils exigent le "retrait" de ce projet de loi qu'ils jugent "toujours inacceptable".

Qui appelle à la grève ?

L'intersyndicale est composée de la FSU, première organisation syndicale dans l'éducation, de la CGT, de FO, de Solidaires et des collectifs "Sauvons la recherche" (SLR) et "Sauvons l'université" (SLU). Plusieurs "collectifs de précaires" (INRA de Versailles, EHESS, Paris 1, CNRS de Gif-sur-Yvette, de Montpellier...) se sont associés à l'appel à manifester le 22 mai, à Paris, entre le Panthéon et l'Assemblée nationale.

....

 

"Sous l'apparence d'un texte de rupture avec la politique du précédent gouvernement, il n'est pas bien difficile de voir que la LRU 2.0, comme on la surnomme déjà dans les universités, prolonge et approfondit même les logiques les plus contestables de la précédente réforme", écrivait le 25 avril dans Le Monde Jean-Louis Fournel, professeur à l'université Paris-VIII et ancien président du collectif Sauvons l'université.

"Le projet de loi sur l'enseignement supérieur et la recherche, dans ses différentes versions, n'apporte pas la rupture attendue avec la loi LRU et la loi Pacte pour la recherche. Pire, certains aspects pourraient être aggravés", estiment également les membres de l'intersyndicale dans leur communiqué. 

 

 La première insatisfaction vient du manque de moyens financiers, encore accru par l'annonce, le 21 février, du "surgel", pour cause d'austérité, de 250 millions d'euros sur un budget global de 23 milliards d'euros, lui-même en hausse de 2 % par rapport à 2012...

 

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Harcèlement à l'école : la violence du clip d'Indochine choque

Harcèlement à l'école : la violence du clip d'Indochine choque | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Françoise Laborde, membre du CSA, envisage de l'interdire aux enfants de moins de 16 ans, en raison d'images qu'elle juge "insoutenables".

 

Le clip était annoncé depuis quelques semaines. Personne ne s'attendait à tant de réactions outrées. Dans son dernier clip, College boy, sorti en exclusivité sur Le Parisien.fr, le groupe de musique français Indochine évoque le harcèlement à l'école.

Six minutes d'un court-métrage tourné en noir et blanc par le réalisateur québecois Xavier Dolan. Une esthétique irréprochable, mais des images d'une rare violence : un jeune garçon harcelé par ses camarades est crucifié avant d'être exécuté par balles devant une assemblée aveugle.

Les images choquent. Pour certains, trop. Françoise Laborde, membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), a estimé sur Europe 1 que ces images étaient d'une violence "insoutenable", et qu'elles n'avaient "pas leur place en journée sur des chaînes de musique".

"On va l'étudier évidemment en groupe de travail. Mais il devrait y avoir au minimum une interdiction aux moins de 16 ans et peut-être une aux moins de 18 ans", a jugé Mme Laborde, qui préside le groupe de travail sur la jeunesse et la protection des mineurs au CSA. "On avait interdit aux moins de 18 ans un clip de Marylin Manson il y a quelques années. On pourrait refaire quelque chose d'approchant", a-t-elle ajouté.


Eric Debarbieux, chargé de la prévention de la violence en milieu scolaire, a estimé que "ce clip d'Indochine est une œuvre artistique, qui en cela doit être respectée et qui a le mérite de rappeler l'importance et la gravité du phénomène de harcèlement à l'école. Il n'est pas question de censure".

"Mais je dois souligner le caractère outrancier de ces images, qui sont d'une violence insoutenable", a-t-il ajouté. "Ce qui est dommage, c'est que ce film ne montre aucune solution, alors qu'elles existent. Il n'y a pas de fatalité au harcèlement. Les pays qui ont mis en place des politiques énergiques contre ce phénomène, comme la Finlande, sont parvenus à le diviser par trois."


Dans une interview au Parisien, Nicolas Sirkis, leader d'Indochine, tente d'expliquer sa démarche : "La violence du clip n'est pas gratuite. Pour moi, c'est la même démarche que lorsque la sécurité routière réalise un clip choc pour sensibiliser aux accidents de la route. C'est plus éducatif qu'autre chose." Pour lui, il s'agit d'"une réalité qui existe". En effet, selon une enquête du ministère de l'éducation nationale, un élève sur vingt se dit harcelé de manière sévère ou très sévère...

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« L’esprit d’entreprise » à l’école : une atteinte à la laïcité - Rue89

« L’esprit d’entreprise » à l’école : une atteinte à la laïcité - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La principale critique que nous faisions du projet de loi d’orientation pour la refondation de l’école de la République de Vincent Peillon résidait dans l’accumulation de contresens et d’aveuglements idéologiques sur lesquels il repose.

 

Le discours prononcé le 29 avril par le président de la République en clôture des assises de l’entrepreneuriat valide de fait notre analyse. Il offre en effet un condensé édifiant de ces déficiences dûment constatées.

François Hollande propose de « stimuler l’esprit d’entreprise » dans l’école, en prévoyant notamment de la sixième à la terminale un programme sur « l’entrepreneuriat ». Ce faisant, il décline les impasses idéologiques qui obscurcissent la loi d’orientation en discussion au Parlement, votée en première lecture par les députés et prochainement soumise aux sénateurs.

C’est d’abord remettre en cause de manière frontale la laïcité qui ne se résume pas au champ du religieux. Elle vise également à garantir la neutralité en mettant à distance tous les dogmes : celui du marché et de l’économisme triomphant doivent être maintenus hors de portée des enfants.

L’augmentation du nombre de stages en entreprises, outre qu’elle vise à formater les futurs salariés à la doxa libérale véhiculée au sein de l’entreprise, réduira en conséquence la part des savoirs transmis. En effet, les stages ne se traduiront pas par des heures supplémentaires pour les élèves. C’est donc accentuer la dérive minimaliste et utilitariste du socle commun de compétences instauré par la précédente loi d’orientation de 2005 de François Fillon et confirmé par la future.

 

L’intrusion au sein de l’école des façons de penser de l’entreprise et des intérêts du monde économique constitue une régression. L’école de la République s’était mise en place en s’affranchissant de tous les intérêts locaux, clientélistes, cléricaux ou mercantiles. Il s’agit d’une évolution à rebours de la construction d’un cadre national garantissant au mieux une égalité territoriale même imparfaite. C’est en définitive ouvrir la voie à plus d’autonomie, à une balkanisation de l’école et une gestion managériale....

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Au Chili, Carolina Schmidt a été nommée ministre de l’éducation

Au Chili, Carolina Schmidt a été nommée ministre de l’éducation | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Au Chili, Carolina Schmidt a été nommée ministre de l’éducation

 

Il s’agit de la quatrième titulaire du portefeuille depuis le début du mandat présidentiel (2010), caractérisé par une forte mobilisation des étudiants pour une éducation gratuite.

Le précédent ministre, Harald Beyer, a été destitué par le Parlement, une procédure exceptionnelle, pour n’avoir pas contrôlé l’existence de bénéfices dans les universités. Le 4 avril, les députés ont voté pour la destitution du ministre, à 58 voix contre 56. Le 17 avril, les sénateurs ont confirmé la procédure, par 20 votes contre 18.

La Constitution héritée de la dictature du général Pinochet a consacré la privatisation de l’éducation, mais elle stipule que l’enseignement supérieur est une mission sans but lucratif. Or le Chili est le pays de l’Organisation de coopération et développement économiques (OCDE) où les universités sont les plus chères. Les familles doivent s’endetter pour payer les études de leurs enfants. D’où la revendication du mouvement étudiant d’une éducation publique, gratuite et de qualité.

 

Carolina Schmidt, jeune femme aisée, élégante et brillante, était la ministre la plus populaire du président Piñera, dont la cote n’a cessé de dégringoler. Elle était chargée du Service national de la femme (Sernam).

L’extension du congé maternité de trois à six mois, la garde partagée par les deux parents, une campagne contre les violences suivie d’une loi qui aggrave les peines pour « féminicide » (homicide contre des femmes), ainsi qu’une campagne pour le dépistage du cancer du sein, ont assuré une popularité record à Carolina Schmidt (71 % d’approbation selon les sondages).

Les Chiliens ont également une excellente opinion sur le mouvement étudiant. Ils sont 86 % à approuver ses revendications concernant la réforme de l’éducation, à en croire une enquête de Radio Cooperativa et de l’Université Centrale. Le défi, pour la nouvelle ministre, sera de parvenir à un accord sur la question qui agite les rues du pays depuis trois ans, alors que les partis politiques préparent déjà la prochaine élection présidentielle, dont le premier tour est fixé au 17 novembre 2013....

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Vincent Peillon crée un enseignement de "morale laïque", du CP à la terminale

Vincent Peillon crée un enseignement de "morale laïque", du CP à la terminale | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Dans un entretien au "Monde", le ministre de l'éducation détaille les modalités de cette nouvelle discipline.

 

La morale laïque, dont Vincent Peillon précise aujourd'hui les modalités d'enseignement, est née dans la polémique. Le ministre de l'éducation avait annoncé, à la veille de la rentrée scolaire de septembre 2012 qu'il entendait développer cet enseignement du primaire au lycée. Luc Chatel, son prédécesseur rue de Grenelle, avait trouvé une résonance pétainiste dans cette volonté de "redressement intellectuel et moral" du pays.

Pourtant, un sondage IFOP pour Dimanche Ouest-France révélait la semaine suivante que 91 % des Français étaient favorables à l'initiative, dont 48 % "très favorables". Une mission composée de l'historien Alain Bergounioux, du conseiller d'Etat Rémy Schwartz, et de l'universitaire Laurence Loeffel, a été chargée de définir le contenu de cet enseignement et de réfléchir à son évaluation. Leur rapport, que le ministre devait présenter lundi 22 avril, s'intitule "Pour un enseignement laïque de la morale".

 

Eclairé par les six mois de lectures et d'auditions du rapport, comment définissez-vous le plus simplement la "morale laïque" ?

La morale laïque est un ensemble de connaissances et de réflexions sur les valeurs, les principes et les règles qui permettent, dans la République, de vivre ensemble selon notre idéal commun de liberté, d'égalité et de fraternité. Cela doit aussi être une mise en pratique de ces valeurs et de ces règles.

 

Le rapport préconise un "enseignement laïque de la morale" et non plus une "morale laïque". Est-ce une marche arrière après les critiques ?

C'est la même chose ! Mais je comprends qu'il faut rassurer sur deux points. D'abord, certains voudraient laisser penser que la morale laïque serait antireligieuse. C'est exactement l'inverse : elle est une morale commune à tous, et c'est justement son respect qui autorise la liberté et la coexistence des croyances individuelles et privées de chacun. Ensuite, la morale laïque n'est pas non plus une morale d'Etat, une "orthodoxie à rebours". Elle est le contraire du dogmatisme et fait le pari de la liberté de conscience et de jugement de chacun : elle vise l'autonomie....

Maylis Roche Israel's curator insight, May 8, 4:03 PM

Et pourquoi pas des mesures plus concrètes pour restaurer l'autorité de l'adulte en général ?

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A quand l’éducation de nos spécialistes en enseignement ?

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Fonction régalienne par excellence, l’Education nationale n’en reste pas moins un des ministères qui ne trouve jamais ministre à son pied. Ainsi, fidèle à son habitude, à chaque changement de majorité, chaque gouvernement s’empresse de réformer, avec des projets souvent bien loin de la réalité du terrain.

Une n-ième réforme des rythmes scolaires

            Le projet d’une refonte totale des rythmes scolaires n’était pas une surprise, puisqu’annoncée de longue date par le candidat François Hollande au cours de sa campagne présidentielle. Pour autant, quelle ne fut pas la stupéfaction des Français suite à l’annonce du ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon, quant à son projet de réduire la durée des vacances d’été : de huit semaines aujourd’hui, elles passeraient à six semaines, réparties en deux zones distinctes, à l’horizon 2015. A l’image de Xavier Darcos, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, qui ne maîtrisait pas la « règle de trois », il semblerait que, là encore, notre ministre ne soit pas fidèle aux principes mêmes de la pensée philosophique, qui invite à s’interroger avant de prendre le risque de déclencher une nouvelle polémique.

Comment peut alors envisager la tenue d’un examen national comme le baccalauréat dans de telles conditions ? A moins que ce ne soit un indice supplémentaire en faveur de la mise en place d’un contrôle continu au lycée, plus favorable aux élèves mais surtout aux caisses de l’Etat : en effet, près de 50 millions d’euros1 par an sont consacrés à ces sacro-saintes épreuves.  La disparation du Baccalauréat entrera-t-elle dans un des prochains projets de loi de finances ?

 

Difficile de n’avoir pu le remarquer, ce bandeau publicitaire qui fleurissait un peu partout pour encourager les jeunes étudiants à s’inscrire au concours d’entrée dans l’enseignement. L’objectif était clairement affiché : recruter, pour la rentrée prochaine, près de 40 000 enseignants supplémentaires pour faire face à la politique de réduction du nombre de fonctionnaires du précédent gouvernement. S’il est un secteur dans lequel l’Etat se doit d’investir, c’est bien envers la jeunesse, mais à quel prix !...

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L'accueil des étudiants étrangers, enjeu stratégique

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Editorial. Le gouvernement a annoncé plusieurs mesures pour améliorer l'accueil des étudiants étrangers non européens, qui sont déjà quelque 230 000 en France.

 

Décidément, il est grand temps que se termine l'examen du projet de loi sur le "mariage pour tous" ! Le changement du calendrier parlementaire pour permettre à l'Assemblée de procéder en urgence à une seconde lecture de cette réforme a fait, en effet, une victime collatérale : le débat sans vote, prévu mardi 16 avril, sur la politiqued'accueil des étudiants étrangers en France a été reporté.

En dépit de ce contretemps, le gouvernement a décidé d'avancer sur un dossier essentiel pour l'attractivité universitaire de la France, au coeur des défis de la mondialisation. Manuel Valls, ministre de l'intérieur, et Geneviève Fioraso, sa collègue de l'enseignement supérieur et de la recherche, ont annoncé plusieurs mesures pour améliorer l'accueil des étrangers non communautaires dans les universités et les grandes écoles de l'Hexagone.

Trois dispositions en particulier sont prévues. D'une part, le gouvernement propose d'accorder de plein droit – et non plus au cas par cas et au gré des préfectures – aux étudiants étrangers des visas de la durée de leurs études et de prolonger ces visas d'une année pour leur permettre de faire une première expérience professionnelle en France après l'obtention de leur diplôme.

D'autre part, les doctorants étrangers bénéficieront d'un visa permanent afin de mener leurs recherches dans des laboratoires français sans être suspendus à d'aléatoires renouvellements de titre de séjour. Enfin, un guichet unique sera ouvert dans la plupart des campus, regroupant des représentants des préfectures et des services sociaux, pour faciliter l'accueil pratique de ces étudiants.

Ces mesures sont bienvenues. Elles referment, on l'espère définitivement, le chapitre de la politique déplorable menée par l'ancien ministre de l'intérieur, Claude Guéant....

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Les Inrocks - "Les inégalités n'ont pas disparu, elles ont juste été repoussées plus loin dans le cursus scolaire."

Les Inrocks - "Les inégalités n'ont pas disparu, elles ont juste été repoussées plus loin dans le cursus scolaire." | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En France, en 2013, 70 % des enfants d’ouvriers n’ont pas d’opportunités de promotion sociale. Face à ce constat, le sociologue Camille Peugny appelle à réinventer une école “vraiment” démocratique.

 

Dénoncé dès 1970 par Pierre Bourdieu, le mécanisme du déterminisme social se perpétue depuis les années 80. Selon le sociologue Camille Peugny, pour déjouer les pièges de notre école méritocratique et élitiste, il faut mettre l’accent sur le primaire et promouvoir la formation tout au long de la vie.

 

Qu’avez-vous voulu démontrer avec votre nouveau livre ?

Camille Peugny - Que la France de 2013 est loin d’être un paradis de la mobilité sociale et de l’égalité des chances. Quelques années après la fin de leurs études, 70 % des enfants d’ouvriers exercent aujourd’hui un emploi d’ouvrier ou d’employé. A l’inverse, 70 % des enfants de cadres exercent un emploi d’encadrement. C’est dire à quel point la reproduction des inégalités demeure forte. En réalité, depuis le début des années 1980, elle n’a pas diminué. Cela a des conséquences importantes en termes de défiance, de pessimisme, de cohésion sociale.

 

Est-ce un constat partagé par tous les sociologues, même par ceux qui insistent sur la mobilité sociale ?

La mobilité sociale existe : 30 % des enfants d’ouvriers connaissent une vraie promotion sociale et il n’y a heureusement pas de déterminisme absolu. Mais personne ne peut nier que notre milieu social a une influence sur nos destins et nos parcours. En trente ans, l’égalité des chances entre les enfants favorisés et les défavorisés n’a pas du tout progressé. Ce qui interroge notamment notre système éducatif. L’école s’est largement massifiée mais cela ne s’est pas traduit par une augmentation de la mobilité sociale. C’est un constat qui doit interpeller la société tout entière....

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A deux mois du bac, les lycéens s'affolent... à peine

A deux mois du bac, les lycéens s'affolent... à peine | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Selon un sondage Ipsos la MAIF/Le Monde/RTL, 73 % des adolescents estiment le bac indispensable, quand ce n'est l'avis "que" de 59 % des parents et de 52 % des enseignants.

 

A deux mois du bac, les lycéens oscillent entre "t'inquiète, je gère", et... "je stresse à mort". Bien que le taux de réussite au baccalauréat général soit de 89 % en 2012, qu'un élève sur deux y ait même décroché une mention, les adolescents se disent stressés (65 %), selon le sondage réalisé par Ipsos pour la MAIF/Le Monde/RTL et en même temps... confiants (68 %). La sacralisation du bac est évidemment pour quelque chose dans le trac qu'il occasionne d'autant que des trois publics interrogés, les lycéens sont ceux qui y attachent le plus de valeur ; 73 % l'estiment indispensable quand ce n'est l'avis "que" de 59 % des parents et de 52 % des enseignants.

"Il peut sembler a priori paradoxal, d'être à la fois stressé et confiant, observe Brice Teinturier, le directeur général délégué d'Ipsos, pourtant les adolescents connaissent la raison de cet état et l'expliquent simplement. Ils commencent à réviser très tard en étant conscients que la première condition de leur réussite au bac reste un travail régulier et anticipé (84 %).....


En fait, cette procrastination a peut-être d'autres causes que la légendaire paresse adolescente. Un petit détour par les travaux de la neurologue Sarah-Jane Blakemore, du University College of London, montre que le cerveau de ces grands adolescents n'est pas encore à maturité à 17 ou 18 ans. La capacité à planifier, et plus largement le rapport au temps trouve son siège dans le cortex préfrontal dans un espace qui arrivera à maturité lorsque le jeune aura une position stable dans la société. Alors rien d'étonnant que pour un quart des élèves, une échéance à deux mois soit jugée encore... lointaine ! De quoi donner des sueurs froides aux 66 % de profs qui trouvent déjà que leurs élèves s'y prennent "trop tard"."

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Comment concilier sport de haut niveau et école | Slate

Comment concilier sport de haut niveau et école | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La tâche n'est pas simple. Cependant, de plus en plus de cursus spécifiques sont mis en place.

 

Depuis l'âge de 10 ans ou 12 ans, ils passent plusieurs heures par jour à taper dans la balle, pédaler, courir, nager, ou encore batailler sur un tatami. Sans compter les multiples compétitions qui monopolisent leurs week-ends et une bonne partie de leurs vacances. Contraints par le temps, bien plus soumis à la pression sportive qu'à celle de l'école, les sportifs de haut niveau qui n'entendent pas renoncer aux études n'ont pas la vie facile. C'est à ce thème, notamment,  qu'étaient consacrés les récents Entretiens de l'Insep intitulés «Regards de sportifs(ves) sur leur carrière». 

Benjamin Brossier, 19 ans, pongiste, a en la matière un cursus tout à fait représentatif: dès la fin du CM1, il a dû faire une croix sur sa vie d'écolier traditionnel. Son CM2, il l'a certes effectué dans une école «classique», mais, déjà, loin de chez lui, hébergé par une famille d'accueil.

Son jeune collègue Andréa Landrieu, 17 ans, lui aussi pongiste, a quitté les bancs de l'école dès le collège, avec deux années d'études à distance. Accueilli ensuite dans les structures fédérales, l'adolescent a été bien heureux de «retrouver enfin une vraie classe». 

Aujourd'hui à l'Insep, où les horaires sont aménagés, il étudie en première S et espère décrocher un bac avec mention pour intégrer une école d'ingénieurs. Une ambition qui ne va pas de soi, puisque le jeune homme, sous statut professionnel, gagne déjà sa vie grâce à son sport. D'autres, sans nul doute, éprouveraient bien du mal à ne pas se laisser aveugler par cette situation tout à fait inhabituelle chez des jeunes de leur âge. 

 

L'affaire se corse encore après le bac. C'est le temps, souvent, du début de la maturité sportive, des grandes compétitions internationales, de ces étapes que le sportif ne saurait manquer. Comment alors doser efforts scolaires et sportifs? Comment  bachoter lorsqu'une importante compétition internationale s'approche?

Bien souvent, le «double-projet» (sportif et scolaire) dont l'Insep rebat les oreilles à ses pensionnaires, ressemble plutôt à une succession de priorités qui s'empilent au gré des agendas sportifs...

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Cours en anglais à l'université : débat passionné à l'Assemblée

Cours en anglais à l'université : débat passionné à l'Assemblée | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les députés ont retoqué les propositions de parlementaires qui souhaitaient supprimer les dispositions du projet de loi Fioraso sur une plus grande utilisation de l'anglais dans l'enseignement.

 

Les députés ont précisé mardi 14 mai les conditions d'une plus grande utilisation de l'anglais dans l'enseignement supérieur, et ont retoqué en commission les propositions de parlementaires PS, UMP et FG qui souhaitaient supprimer les dispositions sur le sujet prévues par un projet de loi. Ce texte, porté par la ministre de l'enseignement supérieur Geneviève Fioraso, étend en effet les exceptions à l'enseignement en français, notamment dans le cadre d'accords avec des universités étrangères ou de programmes financés par l'Union européenne.

Plusieurs intellectuels se sont prononcés contre cette initiative ces dernières semaines et l'Académie française a demandé au gouvernement de renoncer. D'aucun soulignent que la loi Toubon de 1994 écrit expressément que la langue de l'enseignement est le français et prévoit déjà des exceptions.

 

La ministre a un peu regretté le caractère "passionné" de ce débat et "la focalisation médiatique sur le sujet", mais s'est dite ouverte à des "améliorations". "Personne ne s'est offusqué qu'on enseigne en anglais dans les écoles de commerce", a-t-elle lancé, se disant "confiante dans la force du français", alors que lui était opposée "une atteinte à la francophonie".

Le député UMP Daniel Fasquelle a, lui, mis en avant "la perte d'influence" de la France et dit craindre une "perte de la maîtrise technique et scientifique dans un certain nombre de domaines". "Michel Serres (philosophe) a très bien expliqué que c'est par ce biais qu'on déstabilise des langues et qu'elles finissent par disparaître", a-t-il argumenté. Au nom d'une quarantaine de députés PS, le député Pouria Amirshahi (Français établis à l'étranger – Maghreb et Afrique de l'Ouest) a estimé, citant les printemps arabes, que cet article ne donnait pas un "signal favorable", notamment dans les territoires qui se "réorganisent". La députée communiste Marie-George Buffet a également plaidé en faveur d'une suppression.

"On est un peu faux-cul : à Sciences Po où j'enseigne on parle en anglais mais à l'université on n'a pas le droit de parler l'anglais, mais les élites oui", s'est au contraire exclamé Jean-Yves Le Déaut (PS) venu au soutien de la ministre. "Ce n'est pas avec cette disposition qu'on revient en arrière", a renchéri le rapporteur du texte, Vincent Feltesse (PS)...

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Athènes interdit une grève des enseignants du secondaire

Les autorités grecques ont menacé les enseignants du secondaire d'arrestation s'ils participent à la grève prévue dans la semaine, qui pourrait perturber les examens d'entrée dans les universités. C'est la troisième fois que le gouvernement d'Antonis Samaras recourt à des mesures d'exception pour ramener des grévistes au travail. La coalition gouvernementale emmenée par les conservateurs de Nouvelle démocratie souhaite augmenter de deux heures le temps de travail des enseignants du secondaire et en muter 4.000 dans les zones isolées où les effectifs sont insuffisants. Dix mille professeurs à temps partiel pourraient en outre être remerciés à l'expiration de leurs contrats, selon le syndicat OLME, qui appelle à la grève le 17 mai, date du début des examens, et à des arrêts de travail tournants la semaine suivante. L'OLME prévoit en outre un rassemblement lundi à Athènes et invite les autres syndicats du public et du privé à s'associer au mouvement du 17 pour en faire une grève nationale...
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ÉTATS-UNIS • Au Michigan, des profs armés pour protéger les élèves

ÉTATS-UNIS • Au Michigan, des profs armés pour protéger les élèves | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Depuis la tuerie à l'école de Sandy Hook l’introduction d'armes à feu dans les écoles est régulièrement évoquée. Dans une localité rurale du Michigan, le chef de la police a un plan "réfléchi", nous dit le très conservateur National Review.

 

Depuis Sandy Hook [dans le Connecticut], nombreux sont ceux qui considèrent l’introduction d'armes à feu dans les écoles comme une solution extrême. Mais dans une localité rurale du Michigan, le chef de la police a d’ores et déjà concocté un plan sérieux et réfléchi en ce sens.

En 33 ans de carrière dans le maintien de l’ordre, Victor Pierce a vu des corps d’enfants assassinés, et ces images le hantent toujours. Après Sandy Hook, il s’est senti dans l’obligation d'agir. Aussi a-t-il décidé d’inviter enseignants et administrateurs d’établissements scolaires à devenir officiers de réserve en participant à un programme d’entraînement.

Une fois la formation terminée, les stagiaires prêteront serment comme officiers de réserve volontaires. Si les autorités scolaires donnent leur feu vert, ils pourraient donc porter des armes à l’intérieur des écoles.

 

"Il nous faut recourir à la force."

"Comme le disait si bien Edmund Burke, le mal n'a besoin que d’une chose pour vaincre : que les hommes bons ne fassent rien", affirme-t-il. "Nous, nous essayons de faire quelque chose. Les écoles représentent des zones sans armes. En général, c’est la raison pour laquelle un assassin [les vise, choisissant] le chemin de la moindre résistance. Comme il sait qu’il y a une cible facile, il la vise. On peut installer tous les verrous et les détecteurs de métal qu’on veut, ça ne l’empêchera pas de se livrer à des actes sadiques, ni de commettre un carnage. Il nous faut recourir à la force."

Le programme a lieu à Barry Township, une petite municipalité de moins de 4 000 habitants située à 40 kilomètres au nord-est de Kalamazoo. Pendant 12 semaines, les participants suivent 60 heures de cours portant sur le droit, l’application et l’utilisation de la force, les tactiques défensives, la sécurité et le maniement des armes. La promotion en cours compte 31 élèves, dont deux enseignants et un administrateur scolaire. Pierce prévoit une formation continue pour ceux qui auront complété le stage....

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Collégiens et lycéens font l’alcool buissonnière

Collégiens et lycéens font l’alcool buissonnière | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Une enquête révèle un accroissement régulier de la consommation de boissons alcoolisées tout au long de la scolarité.

 

La consommation d’alcool, si elle a globalement baissé depuis vingt ans, reste problématique. Elle gagne du terrain chez les collégiens et les lycéens, comme le montre une étude publiée hier par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire dans un numéro spécial consacré à l’alcoolisme en France.

Cette publication s’appuie sur deux enquêtes en milieu scolaire (1) qui examinent les nouvelles habitudes de consommation d’alcool chez les jeunes. L’une révèle, ainsi, «qu’un collégien sur six et trois lycéens sur cinq ont déjà été ivres». Les comportements d’alcoolisation évoluent fortement au cours des «années collège», puisque 7% des élèves de sixième reconnaissent avoir déjà été ivres, alors qu’ils sont près de 70% en terminale. L’expérimentation des boissons alcoolisées largement répandue avant l’entrée au collège s’intensifie, donc, au fil des années. En sixième, 59% des élèves déclarent avoir déjà bu de l’alcool, la proportion grimpe à 93% en terminale (17-18 ans). Les degrés d’alcool absorbés vont crescendo - tout comme la consommation ou l’ivresse -, à mesure que les jeunes passent d’une classe à l’autre. Les boissons les plus prisées ? Au collège, c’est le champagne et le cidre. Au lycée, la bière et les alcools forts.

Selon l’étude, le tournant intervient en quatrième. Un exemple : l’absorption d’au moins un verre d’alcool au cours du mois qui a précédé l’enquête progresse de 39% à 79% entre la quatrième et la terminale. L’usage régulier - au moins dix fois au cours du dernier mois - passant de 3% à 24% des élèves entre ces deux classes. Quant aux ivresses récentes (c’est-à-dire lors du dernier mois écoulé), elles augmentent, elles aussi rapidement, de 7% à 27% entre la quatrième et la terminale.

Les auteurs de cette étude ne s’alarment pas outre mesure. «On ne peut évoquer une large diffusion de l’alcool durant l’adolescence», écrivent-ils. Soulignant néanmoins que «l’alcool est la substance psychoactive la plus précocement expérimentée» à cet âge-là....

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SUÈDE • Un vestiaire "neutre" au lycée

SUÈDE • Un vestiaire "neutre" au lycée | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Le Lycée Södra Latin de Stockholm sera le premier en Suède à offrir aux élèves un vestiaire neutre, rapporte le Dagens Nyheter. C'est l'association HBQT (homosexuels, bisexuels, queer, transgenre) de l'école qui a soulevé la question, et le conseil des élèves a voté pour. "C'est pour les élèves qui ne souhaitent s'identifier ni comme hommes, ni comme femmes", explique au quotidien Camille Trombetti, 18 ans, présidente du conseil des élèves.

Comme plusieurs élèves à Södra Latin ne se sentaient pas à l'aise avec l'idée de se changer dans les vestiaires des filles ou des garçons, la direction du lycée a décidé d'approuver la proposition d'aménager un troisième vestiaire neutre. Il sera disponible pour tout élève qui souhaite se changer seul.

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"Refusons le sabordage du français", par Claude Hagège

Le projet de loi Fioraso, qui veut imposer, en faveur de l'anglais, toujours plus d'exceptions au principe du français langue de l'enseignement, pourrait nuir à la promotion de cette langue, estime Claude Hagège, professeur au Collège de France.

 

La France n'est certes que la source historique, et non la propriétaire exclusive de la langue française, que partagent avec elle, à travers le monde, les soixante-dix-sept Etats et gouvernements constituant ensemble l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Du moins jusqu'ici. Car le projet de loi Fioraso, qui veut imposer, en faveur de l'anglais, une très large extension des exceptions au principe du français langue de l'enseignement, des examens et des concours, pourrait avoir pour conséquence, du fait de la valeur symbolique d'un acte de sabordage du français par la France officielle elle-même, un doute croissant quant à la légitimité de la promotion de cette langue par les autres pays francophones. Heureusement, quelques espoirs subsistent : le directeur du Salon du livre du Beyrouth me disait, à la fin d'octobre 2009, en un français aussi classique que sa voix était sereine et teintée d'ironique mépris : "Laissez là vos alarmes : si la France torpille le français, d'autres pays seront toujours là pour le revigorer et galvaniser sa diffusion !"

On se demande, pourtant, d'où peut bien venir, en France, cet acharnement contre la langue française. De la monarchie à la République, surtout aux heures les plus tragiques de cette dernière, tout illustre ce dicton : "C'est par sa langue que vit une nation." Les dirigeants de la nation française sont-ils donc saisis d'une pulsion d'autodestruction ? A supposer que tel ne soit pas le cas, tout francophone lucide ne peut qu'adresser aux gens de pouvoir à Paris et aux intellectuels malvoyants qui les inspirent, le message suivant : "N'entendez-vous pas s'esclaffer les étudiants étrangers que votre exorbitante et naïve assurance prétend attirer dans vos universités et vos écoles par un enseignement en anglais, alors qu'il n'y est pas langue maternelle ? Ne voyez-vous pas que les mieux informés d'entre eux commencent à avoir pitié de votre dérisoire servilité face aux mécanismes du profit, et à se demander quelle déplorable aliénation vous torture, alors qu'ils respectaient jusqu'ici la culture et la langue françaises ? Allez-vous protéger enfin vos tympans contre les sirènes des universitaires liés par des conventions avec des établissements anglophones, et qui n'ont pas encore compris que c'est en utilisant le français qu'ils accroîtront le prestige de leurs travaux, et non en mordant le sol devant l'anglais ?"

Le français est depuis le XIIIe siècle une langue à vocation internationale, d'abord européenne, puis levantine, puis mondiale. Il est aujourd'hui la seule langue, avec l'anglais, qui soit présente sur les cinq continents....

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Des coupes de 65 millions $ dans les commissions scolaires | Tommy Chouinard | Éducation

Des coupes de 65 millions $ dans les commissions scolaires | Tommy Chouinard | Éducation | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, impose de nouvelles compressions de 65,1 millions de dollars aux commissions scolaires qui s'ajoutent aux 150 millions déjà annoncés. Elle les invite entre autres à « revoir l'effort fiscal demandé aux contribuables », ce qui laisse présager des hausses de taxes scolaires.

 

Les écoles privées devront également se serrer la ceinture, avec des coupes de 4,3 millions.

En conférence de presse jeudi, Mme Malavoy a donné quelques précisions sur les règles budgétaires pour l'année 2013-2014. Elle a fait valoir que les compressions de 65,1 millions représentent 0,9% des 7,2 milliards que reçoivent les commissions scolaires. Six allocations « administratives ou temporaires » seront réduites ou abolies pour dégager 16,8 millions. Le reste, 48,3 millions, sera appliqué aux commissions scolaires au prorata des allocations de fonctionnement.

Marie Malavoy a expliqué que les commissions scolaires peuvent soit réduire leurs dépenses, soit augmenter leurs revenus de taxes, soit piger dans leurs surplus. Ceux-ci s'élèvent à un milliard de dollars, mais 50% de cette somme est constituée d'actifs physiques comme la valeur des bâtiments et des terrains.

Marie Malavoy autorise les commissions scolaires à utiliser jusqu'à 32% de leurs surplus pour répondre à sa commande de compressions. Elle répondait pourtant à la Coalition avenir Québec la semaine dernière que « faire fondre les surplus serait d'un simplisme catastrophique »...

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Licence - Le palmarès des universités françaises

Licence - Le palmarès des universités françaises | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le ministère a publié des données permettant de classer les établissements en fonction du suivi qu'ils prodiguent à leurs étudiants de premier cycle.

 

À l'heure où les futurs bacheliers choisissent l'université qui fera d'eux des diplômés prêts à entrer sur le marché du travail, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche (MESR) a publié des données sur la réussite en licence.

Selon cette note d'information, seuls 27 % des étudiants entrants en première année de licence (L1) obtiennent leur diplôme en trois ans, alors que 12 % ont besoin d'une année supplémentaire. Une réussite qui semble se jouer avant même l'entrée à l'université, puisqu'elle serait largement influencée par l'âge d'obtention du baccalauréat, et surtout la série du baccalauréat.

Toutefois, l'établissement a évidemment un rôle décisif à jouer : celui de motiver et de suivre ses étudiants jusqu'au diplôme. Pour mesurer cette donnée, le MESR a calculé une "valeur ajoutée" qui situe chaque université "par rapport à la moyenne nationale une fois les effets de structure pris en compte". Cette valeur a pour objectif d'annihiler les différences entre étudiants avant même leur entrée à la fac. Elle est établie par la différence entre un "taux simulé" des résultats qu'aurait obtenus un établissement si on avait lissé les critères de sexe, d'origine socio-professionnelle, la série du baccalauréat, l'âge d'obtention du baccalauréat, l'ancienneté d'obtention du baccalauréat et le groupe disciplinaire d'inscription des étudiants qui la compose, avec ceux des autres universités ("taux observé").....

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Colère à Sevran après la découverte d'une seringue à l'école

Colère à Sevran après la découverte d'une seringue à l'école | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Cet incident ravive les inquiétudes des habitants de la cité des Beaudottes, qui dénoncent régulièrement le poids du trafic de drogue dans ce quartier de Seine-Saint-Denis.

 

Ramassée dans la cour par un élève, près d’un buisson où les toxicomanes ont leurs habitudes, elle est passée de main en main, avant de piquer deux fillettes : une seringue découverte mardi dans une école des Beaudottes à Sevran (Seine-Saint-Denis) a ravivé la colère dans ce quartier gangréné par le trafic de drogue.

Vers midi, «on a envoyé les enfants à la cantine», raconte un membre de l’encadrement de cette école. «C’est à ce moment-là que des CP ont attrapé la seringue. Des grands les ont vus courir. Ils leur ont dit de la lâcher par terre», explique-t-il.

Neuf enfants, qui l’ont manipulée, ont été pris en charge à l’hôpital. Deux d’entre eux, des petites filles de 6 ans piquées, l’une à l’index, l’autre à la paume, ont reçu un traitement préventif «par bithérapie pour prévenir d’éventuelles maladies infectieuses», a indiqué la préfecture. Les résultats de l’analyse de la seringue doivent être connus mercredi.

Pour une dizaine de mères auxquelles l’école a annoncé le «problème» à l’heure du déjeuner, c’est l’incident de trop. Reçues dans une classe par le directeur, l’inspectrice et une psychologue scolaire, elles ont confié leur inquiétude.

«S’ils ne sont plus en sécurité à l’école, ils sont en sécurité où ?», s’interroge Samira, une déléguée des parents habitant les Beaudottes depuis 6 ans. «C’est un ras-le-bol, des seringues j’en trouve jusque dans mon bâtiment !», se plaint-elle. Excédées, elles reprochent à l’Etat et à la commune d’avoir tardé à réagir, alors que des seringues avaient déjà été retrouvées peu après la rentrée.

Selon un membre de l’encadrement, «c’est la troisième fois qu’on retrouve des seringues dans l’école». «La première fois, c’était en septembre par des "grands". La deuxième fois, une enseignante avait retrouvé un "kit" sur sa voiture», dit-il. «Parfois, on arrête de faire du sport dans la cour car des gens se piquent dans le buisson juste en face», ajoute-t-il, évoquant également la présence régulière d’exhibitionnistes....

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Chili: des milliers d'étudiants dans la rue pour une réforme de l'éducation

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SANTIAGO DU CHILI (AFP) - Des dizaines de milliers d'étudiants chiliens sont à nouveau descendus dans les rues de Santiago jeudi pour réclamer un système d'éducation gratuit et de qualité.

La Confédération des étudiants du Chili (Confech), regroupant les principales universités chiliennes, a estimé à 100.000 le nombre de manifestants qui ont défilé dans le centre de la capitale.

"L'année 2012 a été une année de reflux, mais cette année nous sortirons en force parce que c'est une année importante", a déclaré Andrés Fielbaum, président de la Fédération des étudiants de l'Université du Chili.

Le manifestation, appuyée par la Centrale Unitaire des Travailleurs (CUT) chiliens, s'est déroulée sans incident, contrairement à de nombreuses éditions précédentes.

La parcours de la marche, approuvé par les autorités municipales et contrôlé par des centaines de policiers et de membres des forces spéciales, a évité de passer devant le Palais de La Moneda, siège de la présidence.

"Nous sommes plus de 120.000 personnes ici à Santiago et il faut ajouter les autres manifestations dans le reste du pays, ce qui démontre que nous pouvons changer la réalité de ce pays où il existe une injustice latente dans le domaine de l'éducation", a indiqué pour sa part Diego Vela, président de la Fédération des étudiants de l'Université Catholique.

Le Chili est "le deuxième pays au monde où il existe le plus de ségrégation au niveau de l'éducation", a-t-il affirmé.

Les étudiants ont réalisé plus de 40 marches depuis 2011 pour demander au gouvernement de Sebastian Piñera (premier président de droite depuis la fin de la dictature en 1990) une réforme du système éducatif, cher et inefficace, selon eux.

Le système actuel, faisant la part belle au privé, est hérité de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990).

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Education : ce qui va changer à la rentrée

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Création de postes, une école pour devenir prof, tour de vis sur la carte scolaire... Le ministère vient de publier la circulaire de rentrée 2013.

 

La prochaine année scolaire sera «une année de transition», a averti le ministre de l’Education Vinent Peillon qui publie ce jeudi la circulaire de rentrée 2013 (voir le document en bas de l'article). Voici, dans les grandes lignes, ce qui va changer :

 

Sous l’ère Sarkozy, 80 000 postes avaient été supprimés. Changement de cap. Pour la première fois en six ans, de nouveaux postes sont créés : 3 000 dans le primaire (maternelle et élémentaire) et 3 770 dans le secondaire. Auxquels s’ajoutent 350 nouveaux emplois d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) et 50 assistants sociaux. Dans sa circulaire, le ministre promet : «Tous les départs définitifs d’enseignants seront remplacés et 60 000 postes seront créés sur la durée du quinquennat.»


C’est le retour de la formation des profs, livrés à eux-mêmes depuis la fameuse réforme de masterisation tant décriée par le corps enseignants. A la rentrée vont s’ouvrir des «écoles supérieures du professorat et de l’éducation» (Espe) placées sous la responsabilité de l’ensemble des universités d’une académie. Ce qui devrait permettre aux nouveaux profs de ne plus être parachutés en classe sans expérience mais d’apprendre au préalable à transmettre des connaissances et gérer une classe.

 

Vincent Peillon l’avait annoncé, il veut revenir sur l’assouplissement de la carte scolaire voulu par Nicolas Sarkozy. Depuis 2008 en effet, les parents peuvent plus facilement obtenir des dérogations à la règle de l’affectation dans le collège-lycée de leur zone géographique. Peillon veut plus de «mixité sociale» dans les établissements mais les modalités de la réforme n’ont pas encore été décidées...

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