Dans une étude portant sur la scolarité des jeunes ruraux, le Centre d’étude et de recherche sur les qualifications (Céreq) met en avant les spécificités de ces zones rurales, par rapport aux secteurs urbains. Concrètement, les jeunes ruraux suivent plus que les citadins des études professionnelles et technologiques courtes. D’où un taux d’étude post bac moins élevé.

Première raison : l’environnement socioéconomique.Un jeune a toujours plus tendance à élaborer un projet professionnel en fonction de ce qu’il connaît déjà. Et là, l’influence de la profession des parents joue un rôle prépondérant...

Et l’orientation de la politique du gouvernement n’arrange pas les choses. La suppression des 16 000 postes d’enseignants conduit à la fermeture des classes. Et les jeunes ruraux, déjà lésés par une offre éducative dispersée, trinquent le plus. En 2010, après la suppression de la moitié des classes préparatoires aux grandes écoles au lycée Gay-Lussac de Limoges, le professeur Patrick Cueille s’insurgeait dans les colonnes de Marianne : « Un élève de terminale vivant en milieu rural a trois fois moins de chance de faire une prépa qu’un lycéen résidant en ville. Alors si on diminue les effectifs… ».