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L'enseignement dans tous ses états.
Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Les Inrocks - Les campus américains mis en cause pour leur traitement des victimes de viol

Les Inrocks - Les campus américains mis en cause pour leur traitement des victimes de viol | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Des graffiti listant les "violeurs du campus" sont apparus cette semaine dans la prestigieuse université de Columbia, accusée de tenir à sa réputation plus qu'à la sécurité de ses élèves.
Rarement des graffitis auront causé autant de polémiques que ceux découverts, mercredi 7 mai, dans les toilettes des filles de trois bâtiments du campus de la prestigieuse université américaine de Columbia, et celui, voisin, du college pour femmes de Barnard. Sous les inscriptions de “violeurs du campus” ou “responsables d’agressions sexuelles sur le campus”, des listes de jeunes étudiants à Columbia. Des listes similaires ont aussi été retrouvées sur des flyers. La direction du campus a promptement fait effacer les inscriptions, mais les responsables de cette dénonciation publique n’ont pas été identifiés. Si les médias et les journaux étudiants de Columbia, qui ont révélé l’affaire, ont plutôt condamné la méthode, cet épisode est la dernière manifestation d’un problème manifeste lié au traitement des victimes de viol dans l’établissement, et dans les facs américaines en général. 55 d’entre elles font actuellement l’objet de plaintes auprès du gouvernement américain de la part d’étudiants, accusées de ne pas respecter les consignes du ministère de l’Éducation des États-Unis qui demandait, en 2011, plus de sévérité pour punir le harcèlement et les agressions sexuelles. C’est le cas, depuis le mois d’avril, de Columbia et Barnard, après une plainte déposée par 23 étudiants. Aux États-Unis, les étudiants peuvent choisir entre porter plainte pour viol auprès de la police ou de l’administration de leur campus, qui juge alors l’affaire en interne. Les sanctions peuvent aller d’un simple avertissement à l’expulsion de l’élève mis en cause (comparativement, la justice de l’Etat de New York peut punir un viol d’une peine de prison allant jusqu’à 25 ans). Une solution prisée par certaines étudiantes interrogées par une journaliste de The Blue and White, un des journaux du campus de Columbia. Réticentes à l’idée d’envoyer un camarade en prison, ou échaudées par la mauvaise réputation de la police, elles s’imaginaient qu’elles seraient mieux entendues au sein d’un justice de proximité comme celle de Columbia...
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oliviersc's comment, May 18, 8:40 AM
Si ce n'est pas un hoax, c'est à ne pas ignorer : https://plus.google.com/u/0/114108954249717412482/posts/XDXo7bNmBhD
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L’université 2.0, avenir de la fac ?

L’université 2.0, avenir de la fac ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Aux Etats-Unis, des centaines de milliers d'étudiants suivent des cours en ligne gratuits. L'enseignement supérieur français se lance dans l'aventure.

 

Au rez-de-chaussée d’un banal silo à voitures, l’endroit n’attire, pour l’instant, l’œil de personne. Ni plaque à l’entrée, ni annonce publique d’une prochaine inauguration. Une nuée de câbleurs et de plaquistes s’affairent dans un total anonymat. Pourtant, sur cette moquette turquoise se joue peut-être l’avenir de l’université du Michigan, l’un des plus prestigieux établissements d’enseignement supérieur publics des Etats-Unis.


Là, en plein cœur du campus fréquenté par 43 000 étudiants, professeurs et techniciens disposeront bientôt d’un laboratoire superbement équipé (cinq studios d’enregistrement, sept salles de montage, une cuisine…) pour concevoir ensemble l’enseignement en ligne de demain. « Diffuser gratuitement le savoir sur toute la planète aux populations qui en sont privées : jamais je n’ai occupé une fonction aussi enthousiasmante ! », s’exclame Timothy O’Bryen, grand ordonnateur du projet, en feignant d'ignorer qu'il prend ainsi parti dans une virulente controverse nationale.


Dans son bureau inondé de soleil de la bibliothèque historique, Terrence McDonald, doyen de la faculté de littérature, sciences et arts pendant dix ans jusqu’en 2013, sourit derrière ses moustaches grisonnantes. « Les MOOCs [acronyme de massive open on-line courses ou “cours en ligne ouverts et massifs”] n’ont aucun rapport avec un enseignement de qualité, mais ils vont plaire énormément aux Français : leur premier résultat est de créer des superstars mondiales de l’université comme ils les aiment tant. Imaginez un MOOC sur Foucault : succès planétaire assuré ! » 

A entendre l’historien, l’idée des cours massifs en ligne a surtout prospéré depuis 2008 dans le contexte de la crise financière qui a violemment touché les universités américaines : effondrement de leurs placements en Bourse, réduction drastique des subventions publiques… Il fallait trouver un remède. Des spécialistes de l’intelligence artificielle de la Silicon Valley ont brandi la panacée : des cours en vidéo mis en ligne gratuitement et s’adressant à des milliers, voire des centaines de milliers d’étudiants.


« Ils ont mis en avant un but très généreux : éduquer le monde entier, se souvient Terrence McDonald. Mais dans notre contexte éducatif de course à la productivité, ils sont d’abord apparus comme de redoutables concurrents promettant de formidables économies d’échelle et mettant en cause l’obsolescence de notre fonctionnement. Aujourd’hui, ils ont échoué à trouver leur modèle économique. Ils vont être réduits à insérer des publicités dans les cours et à vendre les données personnelles des étudiants. Comme Facebook. »...


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Les Inrocks - Le nouveau programme Erasmus+ en 5 chiffres

Les Inrocks - Le nouveau programme Erasmus+ en 5 chiffres | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Si le programme Erasmus est connu dans toute l’Europe, le petit nouveau, "Erasmus+", a beaucoup moins fait parler de lui. Il devrait pourtant entrer en vigueur le 1er janvier 2014. Décryptage de ce nouveau programme en 5 chiffres.

 

On l’a cru un temps en danger, il est finalement renforcé. Le programme Erasmus continuera bien à aider des centaines de milliers d’étudiants à se former à l’étranger, parmi les 33 pays partenaires (les 28 Etats membres de l’Union européenne plus l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Suisse et la Turquie).

Mais par souci de simplification, “Erasmus” va être regroupé avec d’autres programmes d’échange européens sous l’appellation “Erasmus+”. Si le Parlement européen a adopté la proposition le 19 novembre dernier, le Conseil (Etats membre) devrait donner son accord le 11 décembre prochain.

Décryptage du nouvel “Erasmus+” en 5 chiffres.

 

 

• 7 programmes réunis en un

Si le programme garde le nom du fameux philosophe humaniste, il regroupera tous les dispositifs mis en place par l’Union européenne en faveur de la formation des jeunes. “Comme nous ne voulions pas perdre l’étiquette d’Erasmus, nous avons nommé le nouveau programme Erasmus+“, confie Doris Pack, député Parti Populaire Européen (PPE) rapporteur du texte sur Erasmus+.

Sous ce label seront regroupés :

- Erasmus

- Erasmus Mundus, qui permet à des étudiants européens de partir dans des pays non-européens

- Leonardo da Vinci, qui permet à des étudiants d’aller se former professionnellement en tant qu’apprentis à l’étranger

- Comenius, destiné aux élèves de la primaire jusqu’au lycée

- Grundtvig, pour les adultes ayant décidé de reprendre leurs études

- Jeunesse en Action, pour les jeunes de 13 à 30 ans qui souhaitent faire du volontariat à l’étranger

- Un volet sportif (développé ci-dessous)

 

 

• 14,7 milliards d’euros

C’est le budget alloué au programme Erasmus+ pendant les sept prochaines années (2014-2020). Cela équivaut à une augmentation de 40% par rapport aux budgets cumulés alloués aux programmes pour la période précédente, de 2007 à 2013. Le programme Erasmus seul, par exemple, disposait de 3,1 milliards d’euros pour 2007-2013.

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Diplômés étrangers : «Il y a à nouveau une hausse des refus injustifiés»

Diplômés étrangers : «Il y a à nouveau une hausse des refus injustifiés» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Depuis la suppression de la circulaire Guéant, les refus de visas de travail aux motifs farfelus, s'étaient arrêtés. Voilà que ça repart, alerte Fatma Chouaieb, du «collectif du 31 mai».

 

Le téléphone a recommencé à sonner. Depuis quelques semaines, de jeunes diplômés étrangers, au parcours sans faute et sortant souvent de grandes écoles ou universités françaises, s’étonnent d’essuyer des refus de visas pour travailler en France.

 

La situation s’était pourtant bien arrangée depuis la suppression en mai 2012 de la fameuse circulaire Guéant du 31 mai 2011, qui avait laissé sur le carreau des centaines de jeunes talents, privés d’autorisation de travail. «Mais depuis quelques semaines, on constate une recrudescence des refus en préfecture, c’est très net», s’inquiète Fatma Chouaieb, la porte-parole du collectif du 31 mai, qui s’était créé à l’époque pour obtenir la suppression de la circulaire. Comment expliquer cette nouvelle vague de refus ? Le ministère de l’Intérieur a-t-il envoyé de nouvelles consignes aux préfectures ? Le collectif s’interroge, et s’apprête à interpeller le gouvernement.

 La situation est-elle semblable à l’automne 2011 quand les premiers effets de la circulaire Guéant commençaient à se faire sentir ?

Heureusement non, nous ne sommes pas du tout dans les mêmes proportions de refus. A l’automne 2011, on avait vraiment lancé l’alerte rouge, le nombre de visas refusés était vraiment très élevé. Et beaucoup de jeunes se retrouvaient pendant des mois et des mois sans réponse de la préfecture. Avec la suppression de la circulaire, les problèmes s’étaient vraiment bien résorbés. On ne recevait plus d’appels à l’aide. Jusqu’à ces dernières semaines. Là, ça recommence. Il y a une vague de refus, c’est net.

 Combien de cas de refus avez-vous enregistrés ?

Pour l’instant, on est encore dans la phase du recensement. Nous n’avons pas encore de chiffres précis, mais j'ai en tête 20 à 30 dossiers. On a ouvert une page Facebook [en septembre 2011, le collectif s’était constitué d’abord via Facebook, ndlr] pour essayer de voir combien de personnes sont concernées. Dès qu’on aura un peu plus de visibilité, on va interpeller les trois ministères concernés, Travail, Intérieur et Enseignement supérieur, pour demander des explications.

 Sur les 20 à 30 dossiers que vous citez, quels sont les motifs de refus ?

Dans la plupart des cas, comme à l’époque de la circulaire Guéant, les agents de préfecture ressortent l’argument du taux de tension dans un bassin d’emploi, en comparant un poste de junior avec un senior. Ça ne tient pas la route. 

 Du coup, vous réactivez le collectif ?

Non, nous n'avons pas cessé d'exister ! Nous avions juste quitté la rue mais nous avons continué à travailler...

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BULGARIE • Pourquoi nous devons protester avec les étudiants

BULGARIE • Pourquoi nous devons protester avec les étudiants | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Depuis le 26 octobre, les étudiants ont rejoint le mouvement de protestation contre le Premier ministre Plamen Orecharski en occupant plusieurs bâtiments de l'université de Sofia.

Un de leurs enseignants, un ancien des grandes manifestations de 1997, leur rend hommage.

 

L'esprit de la révolte estudiantine vit toujours ! Pendant le rude hiver de 1997, se sont les étudiants de l'université de Sofia qui étaient à la pointe de la contestation contre le gouvernement socialiste [ex-communiste] de Jan Videnov qui avait conduit le pays au bord du précipice. Jour après jour, des cohortes de jeunes sillonnaient les rues de Sofia, recueillant les applaudissements des passants en criant : "Nous sommes les étudiants, nous n'avons pas peur !".

Ce sont bien eux, les étudiants, qui écrivaient alors l'ordre du jour moral de toute une société exactement comme ils le font de nouveau aujourd'hui. Ceux qui ont vingt ans aujourd'hui, jettent – sans peur et sans hésitation – leur pavé dans la mare de l'indifférence et du cynisme général. La génération de 1997 ce reconnaît dans ce mouvement. Et c’est pour cela que ceux qui, parmi les étudiants et leurs professeurs, ont fait la révolution de 1997 sont de nouveau là. Faites un petit tour dans la cour du rectorat de l'université et vous verrez pas mal de visages connus de cet mémorable hiver de 1997.



Aujourd'hui, je me retrouve dans les rangs des professeurs et je puise mon énergie dans le courage et la dignité civique de mes étudiants. L'autre soir, lors du meeting spontané devant l'université nous étions là nous aussi et nous nous sommes souvenus de cette soirée du 4 février 1997. Nous étions alors tous réunis sur les escaliers de la fac, enivrés par la nouvelle de la démission du gouvernement. Se rebellant contre la misère, l'absence de perspectives et la peur, nous avions obtenu une victoire. Nos dirigeants actuels n'ont peut-être pas ce courage, mais pour toute personne censée leur chute est inéluctable.

La plupart des arguments utilisés par les détracteurs des étudiants, relayés par des médias serviles au statu quo, aujourd'hui sont les mêmes qu'en 1997. "Vous êtes une infime minorité" ; "vous servez des intérêts de l'ombre" ; "vous faites de la politique, alors que vous êtes censés étudier"… Le pays entier sombrait dans l'hyperinflation et dans une crise abyssale, mais pour certains il était plus important de réussir ses examens !...

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Le coût des études encore en hausse

Le coût des études encore en hausse | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Selon les deux principales associations étudiantes, la rentrée universitaire et les dépenses sur l'année vont encore augmenter pour l'année à venir. Le coût de la rentrée universitaire et celui de la vie étudiante sur l’ensemble de l’année grimpent encore en 2013-2014, selon des enquêtes distinctes publiées lundi par les deux principales organisations étudiantes. Sur l’année, le coût de la vie étudiante augmente de 1,6%, soit 1,5 fois l’inflation, selon l’Unef, première organisation étudiante, en raison de la hausse de dépenses liées au logement comme l’électricité et l’assurance habitation, mais aussi de l’augmentation des frais obligatoires (frais d’inscription à l’université, tickets de restauration universitaire, cotisation à la Sécurité sociale étudiante...) qui ont progressé de 1,6% cette année et de 35% sur les dix dernières années. Il faudra ainsi compter entre 10 500 et 15 500 euros pour financer une année d’études hors domicile parental, alors qu’il devient de plus en plus difficile pour les étudiants de faire appel à la solidarité familiale sur fond de crise, pointe l’Unef. D’où un recours au salariat pour plus de la moitié des étudiants, qui obère leurs chances de réussite, tandis que certains renoncent à des soins médicaux. Pour le seul mois de septembre, le coût de la rentrée affiche une hausse de 2% à 2 481,73 euros, selon la Fage, deuxième organisation étudiante. «Le mois de septembre sera une nouvelle fois synonyme de sacrifices et de difficultés financières» pour les étudiants et leurs familles, pointe dans un communiqué le président de la Fage, Julien Blanchet. Et la hausse des dépenses liées aux études conduit «de plus en plus de jeunes issus des classes sociales les plus populaires à rester à la porte de l’université», regrette-t-il. «Le diplôme reste un rempart contre le chômage, mais encore faut-il y avoir accès». La refonte du système des bourses étudiantes annoncée cet été par le gouvernement permettra à 5% des étudiants de voir leur coût de la vie diminuer cette année, relève l’Unef, mais pour les 75% étudiants non boursiers, la hausse du coût de la vie attteint 1,9%. Parmi les postes de dépenses qui posent particulièrement problème, les deux organisations citent le logement et en appellent au gouvernement...
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Les pays où les études coûtent le plus cher

Les pays où les études coûtent le plus cher | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Un étudiant étranger dépenserait en moyenne six fois plus pour étudier en Australie qu'en Allemagne, selon une étude publiée par HSBC. L'Australie est le pays où les études sont les plus chères pour les étudiants étrangers. Telle est la conclusion d'une enquête publiée, mardi 13 août, par la banque HSBC sur le coût de la vie étudiante dans treize pays (la France ne fait pas partie des pays étudiés). En Australie, le coût des frais universitaires et de la vie quotidienne s'élève en moyenne à plus de 38 000 dollars (28 578 euros) par an pour les étudiants internationaux. Les Etats-Unis sont le deuxième pays où les études sont les plus chères, avec un coût moyen de plus de 35 000 dollars (30 892 euros) par an, devant le Royaume-Uni, qui affiche un total de 30 325 dollars (22 806 euros). Les Emirats arabes unis, le Canada, Singapour et Hongkong figurent également parmi les pays les plus chers. "En moyenne, les frais du quotidien représentent au moins un tiers du coût total et les parents doivent prévoir dans leur budget les voyages pour rentrer à la maison pendant les vacances scolaires. (...) Les subventions publiques diminuant, il est inévitable que le coût des études grimpe partout", commente Malik Sarwar, responsable mondial du développement patrimonial du groupe HSBC...
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Le droit de porter le voile à l'université remis en question

Le droit de porter le voile à l'université remis en question | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le Haut Conseil à l'intégration réclame l'interdiction des signes religieux dans l'enseignement supérieur.

 

C'est un rapport alarmiste et une proposition polémique que le Haut Conseil à l'intégration (HCI) a légués à l'Observatoire de la laïcité, détenteur depuis avril des prérogatives de sa mission sur la laïcité. Dans l'un de leurs derniers travaux que Le Monde s'est procuré, les membres de cette mission, menée par l'inspecteur général de l'éducation nationale Alain Seksig, se sont intéressés au respect de la neutralité religieuse dans l'enseignement supérieur.

Face aux "nombreux contentieux intervenus dans tous les secteurs de la vie universitaire", le rapport émet douze propositions parmi lesquelles l'adoption d'une loi interdisant "dans les salles de cours, lieux et situations d'enseignement et de recherche des établissements publics d'enseignement supérieur, les signes et tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse".

Sans aller jusqu'à étendre à l'enseignement supérieur la loi de 2004 en vigueur dans le second degré, l'idée est bien d'interdire aux étudiantes musulmanes de porter le voile islamique pendant les cours. Une proposition potentiellement polémique, alors que se discute l'opportunité d'interdire les signes religieux, et principalement le voile, dans d'autres sphères de la société française.

 

A l'appui de leur proposition, les rapporteurs rappellent la loi Savary de 1984, qui précise que la liberté d'expression accordée aux usagers de l'enseignement supérieur "ne doit pas porter atteinte aux activités d'enseignement et à l'ordre public". Les rapporteurs précisent aussi que le code de l'éducation prévoit que "le service public de l'enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique". Ils "voient donc mal pourquoi l'enseignement supérieur camperait dans un hypothétique statut d'extraterritorialité"....

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Bourses étudiantes : François Hollande démine la rentrée

Bourses étudiantes : François Hollande démine la rentrée | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Geneviève Fioraso a annoncé 118 millions d'euros dès 2013 et 200 millions pour la rentrée 2014-2015.55.000 étudiants vont percevoir une nouvelle aide.

 

François Hollande met la main au portefeuille pour déminer la rentrée universitaire. La réforme des bourses étudiantes, annoncée hier par la ministre de l'Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, et concoctée avec l'Elysée, prévoit une enveloppe supplémentaire de 118 millions d'euros dès la rentrée 2013 et encore 200 millions pour 2014-2015. « La réforme s'inscrit dans le cadre de la priorité à la jeunesse du président de la République », s'est félicitée Geneviève Fioraso. Le chef de l'Etat veille surtout à éviter que les étudiants ne descendent dans la rue à la rentrée alors que des syndicats de salariés appellent déjà à manifester contre la réforme des retraites. L'annonce d'hier a d'ailleurs été bien accueillie par les organisations étudiantes.

La réforme a trois cibles et va permettre d'améliorer la situation de 92.000 étudiants, explique-t-on au ministère. D'abord, les étudiants dont les parents sont les plus en difficulté. Ainsi, 30.000 étudiants qui avaient atteint l'échelon maximal (échelon 6) et touchaient 4.019 euros sur dix mois. Ils percevront désormais 5.500 euros, grâce à la création d'un échelon 7.

L'aide s'adresse aussi, selon la ministre, « aux étudiants qui sont dans le bas des couches moyennes ». Les revenus de leurs parents leur permettent d'être à l'échelon 0, c'est-à-dire d'être exonérés des paiements des droits universitaires et de la cotisation à la Sécurité sociale étudiante. Sur ces 135.000 étudiants, 55.000 vont bénéficier d'une aide de 100 euros par mois, grâce à la création d'un échelon « 0 bis ». « Ce sont ces étudiants qui travaillent le plus pour financer leurs études, commentait hier Geneviève Fioraso. Or, au-delà de 16 heures de travail par semaine, ils compromettent durablement leurs études. En leur donnant 1.000 euros sur dix mois, nous attendons un gain de 6 à 8 points sur leur réussite en licence et en master. »

La réforme concerne aussi les étudiants en rupture familiale, non éligibles aux bourses classiques et qui touchent une aide du Fonds national d'urgence. Ils sont 6.000 dans cette situation. Le gouvernement a promis 1.000 allocations supplémentaires dès 2013, d'un montant supérieur au niveau moyen actuel : entre 4.019 et 5.500 euros, contre 3.600 euros aujourd'hui. Enfin, les 562.000 étudiants déjà boursiers verront leur bourse augmenter de 1 %, soit « plus que l'inflation », précise-t-on au ministère....

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ESPAGNE • Des étudiants et des professeurs à bout de souffle

ESPAGNE • Des étudiants et des professeurs à bout de souffle | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Dans le cadre des mesures d’austérité, le ministère de l’Education prévoit de revoir à la baisse les bourses universitaires. Témoignages.
Pedro González, 23 ans, étudiant en cinquième année d’ingénierie civile à l’université polytechnique de Madrid, est plongé dans ses examens de fin d’année. Tout comme Carolina Plata, 22 ans, qui n’a plus qu’un an à faire pour terminer son double diplôme de journalisme et de communication audiovisuelle à l’université Carlos III [Madrid], et Isabel Blanco, 20 ans, étudiante en histoire de l’art à la Complutense [université madrilène]. Entre les piles de notes, les tasses de café et les nuits blanches, tous attendent avec impatience la fin des épreuves, l’arrivée des vacances… et la rentrée des classes. Oui, vous avez bien lu : leur principal souci, aujourd’hui, c’est de pouvoir se réinscrire sans problème à l’université en septembre. Pour cette année, ils ont bénéficié d’une aide, mais à l’heure où le ministère de l’Education prévoit de réduire le montant et le nombre des bourses [voir ci-dessous], ils craignent d’avoir de sérieux problèmes pour financer leurs études l’année prochaine. “Mon objectif premier est de ne pas rater mes examens pour ne pas avoir à payer une seconde inscription”, explique Pedro. Ces quatre ­dernières années, grâce à ses bons résultats universitaires et aux revenus modestes de ses parents (un père hôtelier, une mère à son compte), il a reçu environ 6 000 euros. L’an dernier, sa mère ayant gagné un peu plus, sa bourse a été réduite de moitié. “Je crains qu’ils me donnent encore moins d’argent maintenant. Je devrai donc chercher un stage par moi-même, mais à vrai dire, je me vois plutôt travailler comme garçon de café ou téléopérateur”, soupire-t-il, résigné. Pour l’instant, il paye 300 euros de loyer et cherche déjà un logement moins cher à Madrid. Pendant toute l’année, il a photocopié les livres de ses camarades ou de la bibliothèque pour ne pas avoir à les acheter. “Ils coûtent très cher”, s’excuse-t-il. ...
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L'éducation supérieure se mondialise peu à peu

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L'université du Zhejiang, une des cinq principales universités du pays, va établir un campus à Londres, la dernière indication que les universités chinoises se mondialisent peu à peu.

L'université et l'Imperial College London ont signé plus tôt ce mois-ci un protocole d'entente pour stimuler la collaboration universitaire.

« Tous les deux vont explorer la faisabilité d'établir des installations dans le nouveau campus occidental de l'Imperial College pour y avoir des activités scolaires communes. C'est une occasion passionnante », a déclaré Song Yonghua, vice-président de l'université du Zhejiang.

Les détails de la coopération n'ont pas encore été fixés, a indiqué M. Song.

L'université de Hangzhou, capitale de la province du Zhejiang, compte environ 44 000 étudiants, dont la moitié sont des étudiants diplômés. Elle a lancé bon nombre de projets communs avec des universités de renommée internationale.

L'éducation est souvent perçue comme un aspect important de la puissance de conviction d'un pays, a indiqué Liu Baocun, président de l'Institut d'éducation internationale et comparée de l'Université normale de Beijing.

« Établir un campus à l'étranger et développer la recherche universitaire vont donner des résultats plus positifs que les instituts Confucius », a dit M. Liu.

Environ 23 000 étudiants de l'étranger ont reçu des bourses du gouvernement chinois en 2012, et le nombre continuera d'augmenter dans les années à venir...

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Chili : Bachelet propose la gratuité des études universitaires d'ici à six ans

Chili : Bachelet propose la gratuité des études universitaires d'ici à six ans | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

L'ex-présidente socialiste du Chili, favorite dans les sondages pour la présidentielle de novembre, propose si elle était élue de lancer une vaste réforme scolaire, forte revendication du milieu étudiant.

 

L'ex-présidente socialiste du Chili, Michelle Bachelet, favorite dans les sondages pour la présidentielle de novembre, propose si elle était élue de lancer une réforme instaurant la gratuité dans les six ans des études universitaires, forte revendication du milieu étudiant. Mme Bachelet s'engage ainsi sur l'un des thèmes majeurs du programme politique chilien ces deux dernières années, pendant lesquelles le pays a connu d'immenses mobilisations pour réclamer une éducation gratuite et de qualité pour tous à la place du système privé actuel, cher et inégalitaire, hérité de la période de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990).

L'idée est que l'éducation "cesse d'être comme aujourd'hui un 'bien de consommation' pour lequel les moyens financiers déterminent les établissements auxquels on peut avoir accès", a déclaré Mme Bachelet à son local de campagne. Concernant l'enseignement primaire, Mme Bachelet a proposé d'"en finir progressivement avec les bénéfices et le financement partagé", qui autorise des établissements privés à recevoir des subventions de l'Etat, les familles versant de leur côté des mensualités. "Nous ne voulons pas qu'avec des financements publics soient créées des affaires privées", a résumé la candidate. Cette réforme coûterait, selon elle, entre 1,5 et 2 % du PIB du pays, et serait financée par une réforme fiscale au sujet de laquelle elle n'a donné aucun détail....

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Enseignement supérieur : pourquoi un nouvel appel à la grève ?

Enseignement supérieur : pourquoi un nouvel appel à la grève ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Plusieurs syndicats appellent à une grève nationale le 22 mai pour exiger le retrait du projet de loi de Geneviève Fioraso jugé "toujours inacceptable".

 

Plusieurs syndicats de l'enseignement supérieur et de la recherche ont appelé dans un communiqué, mercredi 8 mai, à une grève nationale et à des manifestations le 22 mai, jour de l'ouverture, à l'Assemblée nationale, des débats sur le texte présenté par la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso. Ils exigent le "retrait" de ce projet de loi qu'ils jugent "toujours inacceptable".

Qui appelle à la grève ?

L'intersyndicale est composée de la FSU, première organisation syndicale dans l'éducation, de la CGT, de FO, de Solidaires et des collectifs "Sauvons la recherche" (SLR) et "Sauvons l'université" (SLU). Plusieurs "collectifs de précaires" (INRA de Versailles, EHESS, Paris 1, CNRS de Gif-sur-Yvette, de Montpellier...) se sont associés à l'appel à manifester le 22 mai, à Paris, entre le Panthéon et l'Assemblée nationale.

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"Sous l'apparence d'un texte de rupture avec la politique du précédent gouvernement, il n'est pas bien difficile de voir que la LRU 2.0, comme on la surnomme déjà dans les universités, prolonge et approfondit même les logiques les plus contestables de la précédente réforme", écrivait le 25 avril dans Le Monde Jean-Louis Fournel, professeur à l'université Paris-VIII et ancien président du collectif Sauvons l'université.

"Le projet de loi sur l'enseignement supérieur et la recherche, dans ses différentes versions, n'apporte pas la rupture attendue avec la loi LRU et la loi Pacte pour la recherche. Pire, certains aspects pourraient être aggravés", estiment également les membres de l'intersyndicale dans leur communiqué. 

 

 La première insatisfaction vient du manque de moyens financiers, encore accru par l'annonce, le 21 février, du "surgel", pour cause d'austérité, de 250 millions d'euros sur un budget global de 23 milliards d'euros, lui-même en hausse de 2 % par rapport à 2012...

 

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Les étudiants français au Québec inquiets pour leur porte-monnaie

Les étudiants français au Québec inquiets pour leur porte-monnaie | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
2 440 personnes ont signé une pétition contre l'augmentation des frais de scolarité des étudiants français, qui passeraient de 1 500 à 4 200 euros annuels.

 

S’endetter plus ou rentrer en France sans diplôme ? Les étudiants français au Québec sont des centaines à se poser cette question depuis quelques semaines. A l’origine de leurs inquiétudes, l’une des propositions faite par le nouveau Premier ministre du Québec, Philippe Couillard, durant sa campagne, ainsi que le budget présenté par l’ancien gouvernement, en février. Chacun prévoit une augmentation des frais de scolarité des étudiants français installés au Québec. Des frais qui pourraient tripler.

Depuis l’annonce de cette proposition dans le budget 2014-2015, une pétition a été lancée sur Internet. Ce vendredi, ils étaient 2 440 à y avoir apposé leur signature. Parmi eux, Margaud Castadère-Ayçoberry, étudiante en journalisme international à l’université de Laval. Comme pour la majorité des étudiants français de la Belle Province, son portefeuille ne pourra supporter une augmentation de plusieurs milliers d’euros par an. «Je compte rester au Québec, je compte y travailler. Mais je devrais arrêter ma scolarité si la loi passe», explique-t-elle. A 23 ans, elle a encore une année d’études à faire au Canada, où elle est arrivée il y a quatre ans. Comme elle, Camille Joyau, étudiante en première année de cinéma, ne compte pas quitter le Québec. Mais «si cette augmentation devient effective avant la fin de mon parcours, explique-t-elle, je serais sans doute obligée de rentrer.» A Montréal, ses études sont beaucoup moins chères qu’en France, où les écoles spécialisées sont souvent privées. Mais c’est surtout une culture et un mode de vie qu’elle est venue chercher au Québec, celles de l’Amérique du Nord.

C’est aussi le cas de Maxime Larnouhet, étudiant en Master à HEC Montréal. En décembre, ses études seront terminées. Il y a peu de chances que ses frais de scolarité augmentent d’ici là. Pourtant, il a lui aussi signé cette pétition. «Pour ceux qui se sont déjà engagés dans des études ici, c’est un coup dur. Certains ont fait des prêts. Si les frais augmentent, ils ne pourront pas continuer, et ne seront pas pour autant diplômés», explique ce jeune homme de 22 ans. «J’ai signé cette pétition jeudi parce que j’ai eu la chance de profiter de cet accord bilatéral, et je tiens à ce que les prochains étudiants aient la même chance que moi. Je ne serais pas venu si j’avais dû payer ce prix.»...

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La grande déprime des étudiants français

La grande déprime des étudiants français | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les résultats de l’enquête réalisée par l’Observatoire de la vie étudiante révèlent que plus de la moitié des étudiants se dit stressée, déprimée ou en difficulté financière.
Les jeunes Français sont de plus en plus nombreux, étudiants ou jeunes professionnels, à aller tenter leur chance à l’étranger .Et si les conditions de vie des étudiants français étaient en cause? L’enquête nationale de l’oObservatoire de la vie étudiante sur les conditions de vie des étudiants est publiée ce mardi. Et ses conclusions sont plutôt pessimistes. Les étudiants français vont mal: 53% d’entre eux se sont sentis déprimés et/ou stressés dans la semaine précédant leur réponse à l’enquête. Ils sont également nombreux à devoir faire face à des difficultés financières: 54% des sondés ont déclaré être confrontés à des difficultés de «moyennes à très importantes», qu’ils habitent ou non chez leurs parents. Julie fait partie de ceux là: «J’ai du faire un prêt pour payer mon école, et au quotidien, ce n’est pas la joie. Mes parents me payent mon loyer, ce qui est déjà conséquent à Paris. Pour le quotidien, j’ai 300 euros par mois. Mais une fois retiré les transports, l’électricité, le téléphone… Il ne reste plus grand chose.» Au déjeuner et au dîner, «ce sont souvent des pâtes»! Les étudiants sont un peu moins nombreux qu’en 2010 à travailler: ils ne sont plus que 46% aujourd’hui, contre 50% il y a trois ans. Plus d’un étudiant sur deux déclare le faire par nécessité financière, même si ils sont près de 70% à considérer que cela leur permet également d’acquérir une expérience professionnelle. «En licence, je faisais des stages en parallèle de mes études, car j’avais le temps. J’apprenais beaucoup, et gagnais un peu d’argent. En master, ce n’est plus possible, la charge de travail est beaucoup trop importante» explique Paul, en master à Sciences Po .Parmi les étudiants qui cumulent études et petits boulots, près d’un sur cinq déclare avoir une activité «concurrente ou très concurrente de leurs études», et cette proportion est passé de 16% en 2010 à 19% en 2013. Lorsque le temps manque à ces «cumulards», c’est leur temps d’études qu’ils sacrifient, et non leurs loisirs: activité rémunérée ou non, le temps alloué à la détente avoisine les douze heures par semaine....
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UKRAINE • Les manifestations tournent à la révolution estudiantine

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Suite à la mobilisation proeuropéenne de ces derniers jours, le mouvement de protestation contre le président Ianoukovitch s'organise et se renforce.

Le 29 novembre, deuxième jour du sommet de Vilnius, où le président d'Ukraine Viktor Ianoukovitch s'est rendu malgré sa décision de ne pas signer l'accord d'association avec l'Union européenne (UE), les Ukrainiens qui manifestent depuis une semaine contre cette volte-face ont l'intention de faire une chaîne humaine de 600 km ralliant Kiev à la frontière de l'UE.

"Mais, écrit depuis la capitale ukrainienne la correspondante du quotidien russe Nezavissimaïa Gazeta (NG), cette action symbolique ne mettra pas un point final au mouvement, qui prend progressivement la tournure d'une révolution estudiantine." La jeunesse adopte une position radicale et n'exclut pas que, à compter du 30 novembre, les manifestations réclament la démission du président.

Selon le journal, instituts supérieurs et universités, à travers tout le pays, ont décrété la grève et manifestent dans les rues en colonnes organisées. Des délégations d'étudiants convergent vers la capitale en provenance de toutes les régions. A l'ouest du pays, traditionnellement proeuropéen, les directions universitaires ferment les yeux sur l'absentéisme et la mobilisation des étudiants, tandis qu'à l'est, traditionnellement prorusse, des actions sont intentées pour faire obstacle au mouvement de protestation.
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Moisés Paredes, lycéen chilien : « En finir avec l’éducation lucrative »

Moisés Paredes, lycéen chilien : « En finir avec l’éducation lucrative » | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Moisés Paredes, lycéen chilien : « En finir avec l’éducation lucrative »


Alors que les élections sont prévues dimanche 17 novembre au Chili, Moisés Paredes compte bien maintenir la pression. Le 17 octobre, le porte-parole de la coordination nationale des lycées chiliens (Cones), faisait partie du cortège des étudiants en colère. Les manifestations lycéennes se sont multipliées lors du mandat de présidente de la socialiste Michelle Bachelet entre 2006 et 2010. Elles n’ont pas cessé depuis deux ans. Mais pendant vingt ans, le centre gauche n’a rien fait pour réformer l’enseignement. Moisés Paredes et ses camarades veulent en finir avec une éducation lucrative.

Depuis la dictature d’Augusto Pinochet, l’éducation a été privatisée. Les étudiants doivent s’endetter sur dix ou quinze ans, parfois plus, pour pouvoir obtenir un diplôme. Un graal qui n’est pourtant pas toujours si légitime que ça. De nombreux étudiants chiliens ont l’impression d’être considérés comme des clients dans une université régie par la logique du bénéfice, sans forcément fournir une éducation de qualité.

A l’occasion de son passage à Paris, le 6 novembre, en tant qu’ambassadeur d’une chaire pour l’accès à l’éducation supérieure parrainée par l’Unesco au Chili, Moisés Paredes l’a expliqué : « Aujourd’hui, n’importe qui peut ouvrir une école privée au Chili », assure ce fils de pasteur protestant. Selon lui, le secteur éducatif de son pays est fortement infiltré par des investisseurs qui créent des écoles pour les revendre au prix fort. « Il y a une forte inégalité entre les élèves du privé, venant des familles qui ont les moyens de payer des frais d’inscriptions, et les élèves des écoles publiques. » Cette disparité constitue la principale source des inégalités : d’abord sur le plan scolaire, puis sur le plan universitaire, influant ensuite sur l’emploi et donc sur le niveau de vie des citoyens....

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Les Inrocks - L'étrange vague de suicides dans les universités chinoises

Les Inrocks - L'étrange vague de suicides dans les universités chinoises | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Victimes des pressions sociales et familiales, de plus en plus de jeunes Chinois se suicident pendant leur scolarité. Et le phénomène s'amplifie d'année en année.

 

Attention, danger de mort. Au City College of Dongguan University of Technology, les étudiants sont prévenus : poser un premier pied à l’université, c’est encourir le risque de craquer, disjoncter et se tuer. Un risque contre lequel l’établissement s’est protégé dès le mois de septembre en demandant à ses nouveaux étudiants de signer une clause de “non-suicide”, inscrite dans un “accord de gestion et d’autodiscipline”. Légal, ce contrat permet à l’université de se décharger de toute responsabilité juridique et financière en cas de suicide. Pour les employés de l’université, rien d’alarmant, il s’agirait d’un “simple code de conduite dans les dortoirs”. Bien moins sereine, Maman Li, dont le fils est en première année, confie au Times : “Je pense que ce genre d’accord est injuste. (…) L’école devrait fournir des services de conseil aux étudiants au lieu de se dédouaner de ses responsabilités.”

Pour Rémi, 23 ans, tout juste rentré de cinq années d’études à l’université de Hainan, rien d’étonnant : “Tous les ans dans ma fac, il y avait une histoire glauque de suicide. Il y en a qui craquent et déconnectent total.” Etranglés par la pression, les étudiants seraient de plus en plus nombreux à passer à l’acte. Dès 2010, tianya.cn, l’un des blogs chinois les plus populaires, tient le décompte : “31 janvier, 14 h, une fille de 21 ans s’est pendue dans son lit avec une serviette, a laissé une note de suicide, problèmes émotionnels (…), 2 mars, université de Hong Kong, jeune homme, 23 ans, retrouvé pendu dans un bâtiment de Hoi Yuen (…), 28 mars, université forestière de Nanjing, une étudiante retrouvée pendue dans le dortoir pour filles, stress…” De page en page, les cas désespérés se succèdent.


Dès la naissance, chaque Chinois est lancé dans une course effrénée à la performance. Bousculé par sa “tiger mum”, ces mères-tigresses qui misent tout sur leur enfant – une restriction démographique imposée à partir de 1979 par la politique de l’enfant unique –, il travaille nuit et jour. Xhang, un graphiste venu en France pour intégrer les Beaux-Arts, raconte : “La Chine, c’est pas la France, vraiment pas. Ici, l’école est très facile. En Chine, on a beaucoup de travail, beaucoup de devoirs. On travaille tout le temps, tous les jours, tous les soirs, sans aucun moment de répit.”

Et à partir de 13 ans, il faut être le premier de la classe pour espérer intégrer une université. En commençant par obtenir l’équivalent du baccalauréat, infiniment plus difficile qu’en Europe. Les amis chinois de Rémi, jusqu’à 18 ans, ne “font que préparer le bac, en travaillant les maths et encore les maths. Une fois qu’ils l’ont obtenu, ils ont perdu le contact avec la réalité. En France, à 19 ans, t’es un adulte, là-bas, pas du tout. A l’université, il y en a qui lâchent, perdus et seuls, sans pouvoir jamais rien dire à leur famille. Impossible de reconnaître un échec.” Un manque de communication qui oppresse et stresse....

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ROYAUME-UNI • Etudier, un pari financier risqué

ROYAUME-UNI • Etudier, un pari financier risqué | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Cet été, comme chaque année, une nouvelle génération d'étudiants se prépare à entrer à l'université. Mais de nouveaux frais de scolarité élevés confrontent les jeunes Britanniques à des dettes que beaucoup ne pourront jamais rembourser.

Cette année, sur un million de jeunes Britanniques de 18 ans, un tiers va se lancer dans un gigantesque pari financier. Et ils le feront dans une ignorance brumeuse, pleine de naïveté. Beaucoup n'auront d'ailleurs même pas conscience de faire un pari. Si certains en récolteront d'énormes profits, d'autres devront en assumer les conséquences pendant la majeure partie de leur vie professionnelle.

Depuis l'année dernière, les étudiants doivent prendre en charge la totalité des coûts de leurs études universitaires, depuis les droits d'inscription jusqu'aux frais quotidiens. Ce qui représente des sommes astronomiques. Dans la grande majorité des universités, les frais de scolarité s'élèvent à 9 000 livres [10 501 euros. Le triplement des frais de scolarité, voté par le gouvernement Cameron en 2010, a pris effet à la rentrée 2012]. Les étudiants peuvent en outre emprunter 5 500 livres [6 418 euros] à l'Etat pour vivre, mais ce prêt ne suffit pas à payer le coût d'un loyer, des livres, des transports et de la nourriture, qui peut représenter le double.

50 000 euros de dettes en sortant de l'université

Cette année, les étudiants de premier cycle sortiront de l'université en devant autour de 43 500 livres à l'Etat [soit 50 748 euros. Un système de prêts gouvernementaux est disponible pour tous les étudiants du Royaume-Uni]. A cela s'ajouteront pour certains des dettes privées considérables. Ceux que les parents ne peuvent aider et qui n'arrivent pas à gagner suffisamment d'argent avec des petits boulots devront s'adresser à des banques pour emprunter encore plus. Et cette armée de diplômés quittera l'université en croulant sous une dette bien plus lourde qu'aucune autre génération auparavant.

Les autorités répondent, avec une grande banalité, que les études universitaires ont toujours une grande valeur. Elles nous disent que ces coûts sont justifiés par le fait que les diplômés d'universités ont de meilleurs salaires que ceux qui ne possèdent qu'un diplôme de fin d'études secondaires ou a fortiori un brevet des collèges. Et le gouvernement répète à loisir ce chiffre : en moyenne sur une vie, ceux qui détiennent un diplôme universitaire gagnent 100 000 livres [116 776 euros] de plus que les autres. Le jeu en vaut donc la chandelle.

Mais l'étude en question a 11 ans, et elle repose sur des données datant d'une époque où les diplômés étaient plus rares et plus recherchés par les employeurs qu'aujourd'hui. Il y a trente ans, sur dix jeunes qui quittaient l'école, seul un allait à l'université. Aujourd'hui, ils sont près de la moitié à le faire...

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"C'est une injustice de ne pas pouvoir travailler avec son voile"

"C'est une injustice de ne pas pouvoir travailler avec son voile" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Alors que le Haut Conseil à l'intégration recommande d'interdire les signes religieux à l'université, des étudiantes musulmanes racontent les aléas du port du voile dans leur établissement.

 

Elles le portent sombre et strict, serré sous le menton ou noué sur la nuque, en voile ou en turban, fleuri ou assorti à leur tenue du jour, un tailleur ou une longue tunique unie, agrémenté de maquillage ou en toute sobriété. Passées par des lycées publics où le port du voile est interdit depuis 2004, ou scolarisées en lycées privés catholiques où il n'était pas forcément le bienvenu, ces jeunes musulmanes voilées suivent aujourd'hui des études supérieures ou viennent de terminer leur cursus.

Pour l'instant, la loi leur permet d'étudier ainsi, même si le Haut conseil à l'intégration recommande d'interdire les signes religieux à l'université [article en zone abonnés]. Mais dans le monde du travail, nombre de femmes se défont de leur foulard à la porte du bureau. En dépit des "peurs" et de possibles débats à venir sur le port du voile en entreprise, les jeunes femmes que nous avons interrogées se montrent relativement "optimistes". Elles parient sur leurs diplômes et "l'évolution des mentalités" pour trouver du travail.

 

 

Saïda Ounissi, 26 ans, doctorante en sciences politiques à Paris-I

Lorsqu'elle est entrée à l'université, Saïda a pensé que "cela allait être compliqué" d'étudier avec son voile. Finalement, un seul incident a émaillé sa scolarité. "En master 1, un prof m'a virée car il estimait que je prônais un "islam politique" ; j'ai porté plainte et l'affaire s'est réglée par la médiation au sein de l'université." Saïda se savait "dans son droit".

"Ça a donné lieu à des discussions et des étudiants m'ont dit qu'eux aussi pensaient que je dépassais les bornes. Ils se sont demandé s'il ne fallait pas étendre la loi de 2004 à l'université, au nom de la neutralité. Moi je n'ai jamais rien organisé à la fac alors qu'il y a une aumônerie catholique très active et le syndicat des étudiants juifs, l'UEJF ! Comme on se sent tout juste tolérées, on ne la ramène pas !"

La jeune femme au foulard strict achèvera sa thèse dans dix-huit mois ; elle regrette de ne pouvoir donner des cours de TD avec son voile : "C'est dommage, parce que j'étais boursière et j'ai coûté de l'argent au pays." Comme beaucoup de ses amies, elle espère que les mentalités vont évoluer. "On se dit toutes que cela va finir par arriver, car c'est une injustice de ne pas pouvoir travailler avec son voile."

"Aujourd'hui, pour moi, ce serait difficile, physiquement et psychologiquement, de l'enlever. Beaucoup de femmes qui travaillent dans la finance le font ; mon luxe est de savoir que je peux bosser ailleurs qu'en France." Saïda envisage de travailler dans une organisation internationale.

 

 

Marwa, 25 ans, orthoptiste en province

Tout au long de ses études et de ses stages, Marwa a jonglé entre les bandeaux, les bonnets, les bandanas, les serre-tête, les accessoires de mode lui permettant de dissimuler ses cheveux. "Pour moi, il était important de porter le voile, tout en étant intégrée professionnellement. C'était une manière de sortir du cliché "femme voilée = femme au foyer"".

Elevée dans la campagne normande, Marwa a choisi une profession libérale "en partie à cause du voile. Je savais que cela me simplifierait la vie". Installée depuis deux ans dans le centre d'une ville de province avec une collègue non musulmane, elle porte le voile noué sur la nuque. "Tant que je fais bien mon travail, cela ne pose aucun problème aux patients, même si, vu la société dans laquelle on vit, les gens sont parfois méfiants", assure-t-elle. Elle trouve "un peu fatigant tous les débats sur le voile". "On est Françaises, on aimerait être considérées comme tout le monde, sans avoir toujours à se justifier."

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L'Unef accuse 27 universités de sélection illégale des étudiants

L'Unef accuse 27 universités de sélection illégale des étudiants | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Dans son rapport annuel, le syndicat déplore également des dérives concernant les frais d'inscription, dans 24 universités, contre 30 l'an dernier.

Vingt-sept universités pratiquent une sélection illégale des étudiants après le bac et 24 «persistent» à imposer des frais d’inscription illégaux malgré une amélioration sur ce point, a dénoncé lundi l’Unef.

«De plus en plus d’établissements choisissent de limiter le nombre de places disponibles dans leurs licences par un processus de sélection», déplore le premier syndicat étudiant dans son rapport annuel sur les dérives des universités. «Cette nouvelle tendance» est «en totale contradiction avec la loi, qui stipule que la sélection d’un bachelier pour l’accès aux premiers cycles universitaires est prohibée», ajoute le syndicat.

Parmi les mises en cause figurent les universités de Savoie (pour ses licences de physique-chimie), Bordeaux 1 (mathématiques), Paris I et Paris X (droit franco-allemand), Bourgogne (Administration économique et sociale), Rouen, Marne-la-Vallée, etc.

Certaines universités s’abritent, selon l’Unef, derrière le fait que des formations spécialisées nécessitent des «pré-requis», par exemple en musique. Le syndicat rejette cet argument au motif qu’une formation de licence «est censée être adaptée au niveau baccalauréat».

Cette pratique résulte du «manque de moyens» des établissements, dont 16 prévoient d’être en déficit à la fin de l’année, selon l’Union nationale des étudiants de France. Dans ce contexte, certaines «préfèrent réduire le nombre d’étudiants plutôt que d’affecter leurs moyens à l’embauche d’enseignants et au maintien de leurs capacités d’accueil», ajoute l’UNEF.

Elle a pour conséquence de pousser les étudiants «dans les bras du privé», estime le syndicat. ..

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C'est classe !: Université: Tristes ethnologie et anthropologie

C'est classe !: Université: Tristes ethnologie et anthropologie | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La ministre Geneviève Fioraso veut en finir avec le maquis des licences. Et réduire drastiquement leur nombre. Alors on taille à la hache. L'ethnologie et l'anthropologie disparaissent et se retrouvent dans une licence de Sciences sociales.

 

Les spécialistes prédisent la mort de leurs disciplines. 

Pour Geneviève Fioraso, cette simplification est l'un des axes de sa politique. Mi-juillet, elle veut présenter au CNESER une liste de 40, voire 42 intitulés de licences contre 320 actuellement - et quelque 1600 diplômes, les licences pouvant avoir des spécialités. A l'automne, ce sera au tour des masters. 

A chaque conférence de presse, la ministre fustige le dédale des intitulés devenus illisibles.  

"Ce n'est pas la qualité des formations qui est en cause mais leur lisibilité, expliquait-elle le 3 juillet devant l'Association des journalistes Education, lorsque l'on a  des licences générales de "Physique et sciences de  l'ingénieur", "Sciences pour l'ingénieur", "Physique-chimie sciences pour l'ingénieur", "Physique et mécanique", "Mécanique physique", "Ingéniérie mécanique".... Regardez le MIT, il a des intitulés hyper simples, on peut suivre un MBA de maths et un autre d'arts plastiques par exemple".

La ministre affiche un double objectif. D'abord, que les étudiants s'y retrouvent. C'est, selon elle, l'une des causes de l'échec en licence,  des étudiants choisissant des filières sans bien comprendre de quoi il retourne, puis abandonnant et reprenant un autre cursus jusqu'à trouver le bon.

Ensuite, l'idée est que les entreprises comprennent mieux ce qu'il y a derrière ces licences. Cela passe par des intitulés simplifiés, avec un descriptif clair des compétences acquises par  les diplômés. Quitte à couper dans les licences actuelles et à provoquer des mécontentements.

 

Les universitaires d'ethnologie et d'anthropologie se sont ainsi très vite mobilisés. Une pétition a été signée par 1788 personnes (à la date du dimanche 7 juillet midi) . Et un groupe Promotion de l'Ethnologie-Anthropologie s'est constitué sur Facebook.

"Jusqu'à l'instauration du système LMD (licence-master doctorat), nos disciplines étaient le plus souvent des spécialités que les étudiants choisissaient en troisième année de licence de sociologie, explique Dejan Dimitrijevic, professeur d'ethnologie à l'université de Nice Sophia Antipolis. Avec le LMD, nous nous sommes émancipé de la sociologie, avec des licences d'ethnologie-anthropologie allant de la première à la troisième année. Or aujourd'hui, on supprime tout !".

Dejan Dimitrejevic se fonde sur un document du Comité de suivi de la licence, non diffusé officiellement mais qui a filtré. Il propose 42 mentions - ou grands intitulés - de licences, plusieurs comportant en leur sein des parcours spécifiques. L'ethnologie et l'anthropologie disparaissent des mentions, et apparaissent dans un des parcours de la licence de Sciences sociales.

"Cela nous est tombé dessus car nous n'avons pas du tout été associés à cette démarche, déplore le professeur, nous deviendrons comme un supplément d'âme".

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Le programme Erasmus va être en partie financé par des prêts étudiants

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Plusieurs Etats, dont la France, redoutent que ce nouveau mécanisme menace les bourses d'études à l'étranger.

 

Tandis que le Conseil européen, sous présidence irlandaise, met la dernière main à son budget 2014-2020, les négociations achoppent sur un point mineur en apparence, mais symbolique : la création de prêts garantis par l'Europe pour financer les séjours d'étudiants à l'étranger. Certains craignent que de tels prêts menacent le système des bourses Erasmus, devenu un emblème de l'Europe universitaire.

Le programme permet chaque année à 230 000 jeunes de passer, grâce à de modestes bourses d'appoint, quelques mois dans l'un des 33 pays adhérents (les 27 Etats de l'Union européenne, la Suisse, la Norvège, l'Islande, le Lichtenstein, la Croatie et la Turquie).

Pour parvenir, d'ici à 2020, à l'objectif de 20 % d'étudiants voyageurs, contre 1,5 % aujourd'hui, l'Europe va modifier son système de financement. Et privilégier, face à l'assèchement des finances publiques, un système de prêts garantis. Le dispositif s'adresserait aux étudiants en master, qui pourraient emprunter jusqu'à 12 000 euros pour un an et 18 000 euros pour deux ans.

Le principe du prêt est acquis. Tout le débat porte sur l'ampleur du fonds de garantie, nécessairement prélevé sur des budgets existants : "Il existe un risque réel de voir ce mécanisme remplacer les systèmes de bourses dans certains Etats, comme en France, ou de déstabiliser des systèmes de garantie efficaces déjà mis en place dans d'autres, comme au Danemark ou en Finlande", alerte un groupe de députés européens socialistes et écologistes.

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ILS PARLENT DE NOUS • France – “La voie royale vers la médiocrité”

ILS PARLENT DE NOUS • France – “La voie royale vers la médiocrité” | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Christian Rioux, correspondant du quotidien québécois Le Devoir, sur l’enseignement en anglais à l’université.

 

Courrier international – Le projet de loi qui facilite l’enseignement en anglais à l’université suscite un vif débat. C’est un sujet important ?
     Christian Rioux – Très important. Il y avait déjà tout ce qu’il fallait dans la loi pour permettre à un professeur étranger d’enseigner dans une autre langue. Cette fois, il en va de la qualité de l’enseignement supérieur en France et de la capacité des chercheurs français à faire de la recherche dans la seule langue où ils excellent vraiment : le français. A qui fera-t-on croire qu’un professeur français enseignera aussi bien en anglais qu’en français ? On veut attirer les meilleurs étudiants du monde et on pense le faire en rabaissant la qualité des cours ! Enseigner en anglais en France, c’est la voie royale vers la médiocrité.

Quel est votre regard de Québécois sur le sujet ?
    Cette loi sème le défaitisme dans toute la francophonie. Elle traite le français comme si c’était le suédois ou le néerlandais alors qu’il est la langue d’un bassin de 200 millions de personnes réparties sur tous les continents et la deuxième langue la plus traduite et enseignée dans le monde. Comment voulez-vous ensuite que les Québécois, les Sénégalais, les Roumains résistent à l’anglicisation galopante ? Ce sont eux que la France écarte ainsi d’un revers de la main. Quant aux meilleurs étudiants qui souhaitent étudier en anglais, croyez-moi, ils préféreront toujours l’original à sa pâle copie hexagonale.

Le français est menacé, dit-on. Mais par quoi ?
    Puisqu’ils ne craignent pas l’assimilation comme les Québécois, les Français cultivent un faux sentiment de sécurité. Parmi les élites, l’anglais est même devenu un snobisme. Ils ne voient plus les formes syntaxiques anglaises qui pénètrent massivement leur langue depuis une décennie. Or, avec elles, ce sont les idées et une façon de penser qui se répandent. Un jour, nous parlerons de ce que le poète québécois Gaston Miron appelait le “traduit du”, ce sabir vaguement français que l’on entend à Ottawa. A terme, ce qui est en jeu en France comme au Québec, c’est la capacité de nommer le monde et sa modernité en français. Nous avions cru naïvement que c’était çà, “le rêve français”…

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Cours en anglais à l'université : débat passionné à l'Assemblée

Cours en anglais à l'université : débat passionné à l'Assemblée | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les députés ont retoqué les propositions de parlementaires qui souhaitaient supprimer les dispositions du projet de loi Fioraso sur une plus grande utilisation de l'anglais dans l'enseignement.

 

Les députés ont précisé mardi 14 mai les conditions d'une plus grande utilisation de l'anglais dans l'enseignement supérieur, et ont retoqué en commission les propositions de parlementaires PS, UMP et FG qui souhaitaient supprimer les dispositions sur le sujet prévues par un projet de loi. Ce texte, porté par la ministre de l'enseignement supérieur Geneviève Fioraso, étend en effet les exceptions à l'enseignement en français, notamment dans le cadre d'accords avec des universités étrangères ou de programmes financés par l'Union européenne.

Plusieurs intellectuels se sont prononcés contre cette initiative ces dernières semaines et l'Académie française a demandé au gouvernement de renoncer. D'aucun soulignent que la loi Toubon de 1994 écrit expressément que la langue de l'enseignement est le français et prévoit déjà des exceptions.

 

La ministre a un peu regretté le caractère "passionné" de ce débat et "la focalisation médiatique sur le sujet", mais s'est dite ouverte à des "améliorations". "Personne ne s'est offusqué qu'on enseigne en anglais dans les écoles de commerce", a-t-elle lancé, se disant "confiante dans la force du français", alors que lui était opposée "une atteinte à la francophonie".

Le député UMP Daniel Fasquelle a, lui, mis en avant "la perte d'influence" de la France et dit craindre une "perte de la maîtrise technique et scientifique dans un certain nombre de domaines". "Michel Serres (philosophe) a très bien expliqué que c'est par ce biais qu'on déstabilise des langues et qu'elles finissent par disparaître", a-t-il argumenté. Au nom d'une quarantaine de députés PS, le député Pouria Amirshahi (Français établis à l'étranger – Maghreb et Afrique de l'Ouest) a estimé, citant les printemps arabes, que cet article ne donnait pas un "signal favorable", notamment dans les territoires qui se "réorganisent". La députée communiste Marie-George Buffet a également plaidé en faveur d'une suppression.

"On est un peu faux-cul : à Sciences Po où j'enseigne on parle en anglais mais à l'université on n'a pas le droit de parler l'anglais, mais les élites oui", s'est au contraire exclamé Jean-Yves Le Déaut (PS) venu au soutien de la ministre. "Ce n'est pas avec cette disposition qu'on revient en arrière", a renchéri le rapporteur du texte, Vincent Feltesse (PS)...

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