L'enseignement dans tous ses états.
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Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Les Inrocks - Quand une institutrice raconte ses 30 ans d'enseignement dans le 9-3

Les Inrocks - Quand une institutrice raconte ses 30 ans d'enseignement dans le 9-3 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it


Véronique Decker, institutrice et directrice d'une école primaire à Bobigny, évoque dans son livre "Trop classe" une vie de luttes et de solidarité pour sauver l'école. Rencontre avec une femme de valeurs.


On peut survivre à trente ans d’enseignement en Seine-Saint-Denis, Véronique Decker en est la preuve. Cette institutrice raconte dans Trop classe (éditions Libertalia) sa longue carrière au sein de ce département de mauvaise réputation. Militante, syndiquée, elle est aussi directrice d’une école primaire à Bobigny qui use de la pédagogie dite Freinet. Une méthode où les élèves apprennent à leur rythme, par “tâtonnement expérimental”, en coopérant. Cette pédagogie a pour objectif de développer la créativité et l’autonomie des enfants. Femme de valeurs, après s’être beaucoup exprimée dans des blogs, elle a voulu avec ce livre pousser un cri d’alarme et exprimer son mécontentement face aux dérives du système. La situation qu’elle dénonce ne se résume pas au 9-3. Ce triste portrait de notre société va bien au-delà du débat éducatif. Depuis plusieurs années, les réformes concernant le système éducatif et scolaire se succèdent. Ce débat passionne toujours autant, pourtant nous avons tendance à croire en la stabilité de nos institutions. L’école publique n’a pas toujours existé et pourrait ne pas survivre à ces bouleversements…...

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Programmes scolaires : toute une histoire - Libération

Programmes scolaires : toute une histoire - Libération | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Après les vifs débats du printemps, Najat Vallaud-Belkacem, a reçu vendredi une copie remaniée. Trois profs la commentent pour «Libé».

 

Alors, ces nouveaux programmes ? «Ils sont extrêmement riches, cohérents, solides. Et ambitieux, mesdames et messieurs. Je vous parie qu’ils vont résister aux petites polémiques». Michel Lussault, le président du Conseil supérieur des programmes (CSP), a joué plein pot l’autosatisfaction, avec un sens théâtral indéniable. Vendredi matin, il remettait officiellement à la ministre de l’Education nationale la dernière mouture des programmes scolaires (du CP à la troisième), largement remaniée après la polémique du printemps dernier. La première version avait fait sauter au plafond un paquet d’historiens et d’intellectuels, remontés comme des coucous contre les programmes d’histoire du cycle 4 (regroupant les classes de cinquième, quatrième et troisième). L’exercice était donc périlleux : éviter tout départ de feu, au lendemain d’une nouvelle grève d’enseignants contre la réforme du collège (16 % de grévistes selon le ministère, le double selon les syndicats).

Tactique adoptée pour l’occasion : la diversion. La ministre Najat Vallaud-Belkacem est montée au front dès l’aube vendredi (interview radio, tribune dans la presse), pour annoncer la nouveauté du siècle : le retour à la dictée quotidienne pour les élèves du cycle 2 (CP-CE1-CE2), mais aussi des récitations et du calcul mental. Cap sur les fondamentaux donc. «Il faut des entraînements quotidiens pour que le cerveau automatise», a insisté la ministre, se félicitant qu’«enfin», des programmes soient en cohérence avec le socle commun de connaissances et de compétences adopté sous l’ancienne majorité de droite.

«Quand on dit dictée, ce n’est pas forcément à la Bernard Pivot, cela peut simplement consister à écrire une consigne d’exercice d’arts plastiques, par exemple», a tempéré Lussaul, ....

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La rentrée des profs ressemble à celle des élèves: des angoisses et des jugements hâtifs

La rentrée des profs ressemble à celle des élèves: des angoisses et des jugements hâtifs | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
L'un de nos chroniqueurs, professeur de maths dans un lycée, raconte comment il a préparé sa rentrée et les erreurs à ne pas commettre les premiers jours.

 

Quand j’étais gamin, je pensais que mes profs n’avaient pas de vie en dehors de l’école. Qu’ils étaient juste profs. Je ne pouvais pas les imaginer en train d’aller au cinéma, de faire du sport, de jouer avec leurs enfants (pour cela il aurait déjà fallu qu’ils fassent des enfants, beurk). Mes camarades semblaient partager ce point de vue hyper paradoxal: faire cours ne nécessitait aucun travail préparatoire, mais être prof voulait dire l'être vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

En rejoignant à mon tour les rangs de l’Éducation nationale, j’ai réalisé que personne ne me demanderait de faire vœu de chasteté ou de renoncer à boire de la Guinness. J’allais être prof 18 heures par semaine (plus les heures supplémentaires, les réunions et le boulot à la maison); le reste du temps, je serais juste moi.

Ayant exercé en collège pendant une demi-douzaine d’années, j’ai pu constater que la croyance sur la non-humanité de l’enseignant a la dent dure, en particulier chez les plus jeunes. J’ai croisé plus d’une fois des élèves stupéfaits de me voir promener l’un de mes enfants en poussette ou écouter de la musique avec un casque (rendez-vous compte: avec un casque). J’ai pourtant l’air d’un type normal, qui porte des jeans et des t-shirts pas repassés. Mais rien n’y fait: fin juin début juillet, quand sonne l’heure des vacances d’été, je sais que beaucoup d’entre eux imaginent que je vais passer deux mois enfermé dans l’armoire de ma salle de classe, comme l’écorché de la salle de biologie, avant d’en ressortir comme si de rien n’était aux premiers jours de septembre.

Les vacances, c'est les vacances

Il est temps de dévoiler un secret qui va bouleverser plus d’un élève: à quelques détails près, les profs sont des gens comme les autres. Dans les jours qui précèdent les grandes vacances, ils prennent des bonnes résolutions pour l’année suivante. Puis beaucoup s’emploient à procrastiner, encore et encore, jusqu’à ce que les derniers jours d’août se fassent inévitables....

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Les Inrocks - L'étrange vague de suicides dans les universités chinoises

Les Inrocks - L'étrange vague de suicides dans les universités chinoises | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Victimes des pressions sociales et familiales, de plus en plus de jeunes Chinois se suicident pendant leur scolarité. Et le phénomène s'amplifie d'année en année.

 

Attention, danger de mort. Au City College of Dongguan University of Technology, les étudiants sont prévenus : poser un premier pied à l’université, c’est encourir le risque de craquer, disjoncter et se tuer. Un risque contre lequel l’établissement s’est protégé dès le mois de septembre en demandant à ses nouveaux étudiants de signer une clause de “non-suicide”, inscrite dans un “accord de gestion et d’autodiscipline”. Légal, ce contrat permet à l’université de se décharger de toute responsabilité juridique et financière en cas de suicide. Pour les employés de l’université, rien d’alarmant, il s’agirait d’un “simple code de conduite dans les dortoirs”. Bien moins sereine, Maman Li, dont le fils est en première année, confie au Times : “Je pense que ce genre d’accord est injuste. (…) L’école devrait fournir des services de conseil aux étudiants au lieu de se dédouaner de ses responsabilités.”

Pour Rémi, 23 ans, tout juste rentré de cinq années d’études à l’université de Hainan, rien d’étonnant : “Tous les ans dans ma fac, il y avait une histoire glauque de suicide. Il y en a qui craquent et déconnectent total.” Etranglés par la pression, les étudiants seraient de plus en plus nombreux à passer à l’acte. Dès 2010, tianya.cn, l’un des blogs chinois les plus populaires, tient le décompte : “31 janvier, 14 h, une fille de 21 ans s’est pendue dans son lit avec une serviette, a laissé une note de suicide, problèmes émotionnels (…), 2 mars, université de Hong Kong, jeune homme, 23 ans, retrouvé pendu dans un bâtiment de Hoi Yuen (…), 28 mars, université forestière de Nanjing, une étudiante retrouvée pendue dans le dortoir pour filles, stress…” De page en page, les cas désespérés se succèdent.


Dès la naissance, chaque Chinois est lancé dans une course effrénée à la performance. Bousculé par sa “tiger mum”, ces mères-tigresses qui misent tout sur leur enfant – une restriction démographique imposée à partir de 1979 par la politique de l’enfant unique –, il travaille nuit et jour. Xhang, un graphiste venu en France pour intégrer les Beaux-Arts, raconte : “La Chine, c’est pas la France, vraiment pas. Ici, l’école est très facile. En Chine, on a beaucoup de travail, beaucoup de devoirs. On travaille tout le temps, tous les jours, tous les soirs, sans aucun moment de répit.”

Et à partir de 13 ans, il faut être le premier de la classe pour espérer intégrer une université. En commençant par obtenir l’équivalent du baccalauréat, infiniment plus difficile qu’en Europe. Les amis chinois de Rémi, jusqu’à 18 ans, ne “font que préparer le bac, en travaillant les maths et encore les maths. Une fois qu’ils l’ont obtenu, ils ont perdu le contact avec la réalité. En France, à 19 ans, t’es un adulte, là-bas, pas du tout. A l’université, il y en a qui lâchent, perdus et seuls, sans pouvoir jamais rien dire à leur famille. Impossible de reconnaître un échec.” Un manque de communication qui oppresse et stresse....

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Réformes de l’Education : comment j’ai été dé-formé au métier de prof - Rue89

Réformes de l’Education : comment j’ai été dé-formé au métier de prof - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
A la rentrée 2010, j'ai expérimenté la nouvelle (et déjà obsolète) formation enseignante mise en place en 2009.

 

A la rentrée 2010, j’ai expérimenté la nouvelle (et déjà obsolète) formation enseignante mise en place en 2009. J’étais en Master éducation, enseignement et formation (MEEF), pour devenir enseignant en histoire-géographie.

Aujourd’hui je suis sorti de l’université (ouf !), après avoir validé maints diplômes. Je suis en recherche d’emploi. Je me réoriente, je cherche à travailler dans le social.

La situation des étudiants concernés par ces formations enseignantes est terrible : en l’espace de trois ans, nous avons connu deux réformes. Je suis entré dans le master du précédent gouvernement, j’en ressors au moment où s’installe le système du ministre de l’Education Vincent Peillon... Je vous épargne le coup des fameuses « années de transition », où l’université met en place des masters qui sont avant tout des prototypes de ce que ces formations seront dans les années suivantes. Du moins jusqu’à la prochaine réforme.

 

La réforme de 2009 avait pour ambition de donner toutes les aptitudes professionnelles aux enseignants, tout en rehaussant le niveau d’études requis (passage de bac+3 à bac+5), et permettant de rapprocher (voire de fusionner) les IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) avec les universités. De grandes ambitions… Qui se manifestèrent dans les faits par une destruction de la formation des enseignants.

Exit la pédagogie, place à la formation purement disciplinaire : autrement dit, si vous êtes en mathématiques, vous ne travaillerez que sur les mathématiques, et non plus sur le métier d’enseignant.

Vous passerez le concours du CAPES, et si vous avez la chance de l’obtenir, on vous accordera un poste de prof sans que vous n’ayez jamais sérieusement abordé ce métier. Pédagogie, prise en charge de classe, montage de cours, de contrôles de connaissances, travail en collaboration avec les élèves… Oubliez tout cela. A la place, vous aurez le plaisir d’étudier les dernières recherches scientifiques de la matière qui vous intéresse.

Alors oui, évidemment, il y a quelques résidus des anciennes formations enseignantes : quelques heures de cours, de discussions et de conseils pédagogiques, dispersés dans les deux ans de formation. Mais rien qui puisse nous former sérieusement au métier. Pour vous donner un ordre d’idée : en deux ans de formation universitaire, nous nous sommes entraînés à faire... deux cours. En deux ans, on aurait peut-être pu mieux faire....

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ESPAGNE • Des étudiants et des professeurs à bout de souffle

ESPAGNE • Des étudiants et des professeurs à bout de souffle | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Dans le cadre des mesures d’austérité, le ministère de l’Education prévoit de revoir à la baisse les bourses universitaires. Témoignages.
Pedro González, 23 ans, étudiant en cinquième année d’ingénierie civile à l’université polytechnique de Madrid, est plongé dans ses examens de fin d’année. Tout comme Carolina Plata, 22 ans, qui n’a plus qu’un an à faire pour terminer son double diplôme de journalisme et de communication audiovisuelle à l’université Carlos III [Madrid], et Isabel Blanco, 20 ans, étudiante en histoire de l’art à la Complutense [université madrilène]. Entre les piles de notes, les tasses de café et les nuits blanches, tous attendent avec impatience la fin des épreuves, l’arrivée des vacances… et la rentrée des classes. Oui, vous avez bien lu : leur principal souci, aujourd’hui, c’est de pouvoir se réinscrire sans problème à l’université en septembre. Pour cette année, ils ont bénéficié d’une aide, mais à l’heure où le ministère de l’Education prévoit de réduire le montant et le nombre des bourses [voir ci-dessous], ils craignent d’avoir de sérieux problèmes pour financer leurs études l’année prochaine. “Mon objectif premier est de ne pas rater mes examens pour ne pas avoir à payer une seconde inscription”, explique Pedro. Ces quatre ­dernières années, grâce à ses bons résultats universitaires et aux revenus modestes de ses parents (un père hôtelier, une mère à son compte), il a reçu environ 6 000 euros. L’an dernier, sa mère ayant gagné un peu plus, sa bourse a été réduite de moitié. “Je crains qu’ils me donnent encore moins d’argent maintenant. Je devrai donc chercher un stage par moi-même, mais à vrai dire, je me vois plutôt travailler comme garçon de café ou téléopérateur”, soupire-t-il, résigné. Pour l’instant, il paye 300 euros de loyer et cherche déjà un logement moins cher à Madrid. Pendant toute l’année, il a photocopié les livres de ses camarades ou de la bibliothèque pour ne pas avoir à les acheter. “Ils coûtent très cher”, s’excuse-t-il. ...
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Les élèves sans histoires ont aussi du chagrin - Echos de vie scolaire

Les élèves sans histoires ont aussi du chagrin - Echos de vie scolaire | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

F. est en Bac, je la connais assez peu ; finalement beaucoup mieux depuis qu'elle est interne. F est une bonne élève. L'avantage des internes, c'est qu'on les connaît même quand ils et elles sont des élèves qui travaillent et ne font pas de bruit...

F. vit dans une classe sympa, elle sourit souvent, elle est polie, elle a des discussions « de grands », elle soutient ses ami-es, elle est bien sous tous rapports. 

Mais un jour, F., après quelques semaines assez tumultueuses qui ont secoué la classe ; un jour, F. craque le beau vernis. 

Quelques minutes avant un cours de sport, elle ne trouve plus son sac, elle pleure toutes les larmes de son corps en arrivant à la vie scolaire. Elle pleure son sac noir et doré qu'elle aime tant, et n'arrive pas à prendre un peu de recul sur l'évènement. A défaut de joindre Interpol ou la CIA, nous nous lançons à la recherche du sac de F, comprenant qu'il en va de sa santé (enfin, ça , c'est ce qu'on lui dit pour la détendre) et ça marche : le sac de F est retrouvé. 

Avant que F. n'aille courir autour d'un stade, je l'invite à entrer dans mon bureau, lui disant ma surprise de la voir perdre pied pour un (beau) sac noir. Et là, le déluge recommence, F semble perdre toutes les larmes qu'elle a en stock, elle rit, elle pleure, elle sait que finalement, le sac était seulement une goutte d'eau qui a fait déborder son joli vase. Elle raconte sa douleur quand une de ses amies lui a confié des choses très intimes, elle raconte sa peur face aux problèmes d'argent de la maison, son angoisse de sa future orientation, ce sapin de Noël absent de la maison parce qu'un sapin coûte trop cher, le fait qu'elle ne dit jamais rien : « Je ne sais pas ce que j'ai cet après midi mais alors, c'est l'enfer, je n'arrive pas à m'arrêter et puis du coup, jvais tout vous raconter, mais bon, jveux pas vous embêter, c'est ridicule hein ? »...

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La parole aux parias de l'école

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Si son niveau moyen n'a pas à rougir sur la scène internationale, notre enseignement est marqué par une terrible inégalité des chances. L'Unicef fait entrer les jeunes défavorisés dans le débat sur l'enseignement.

 

Si son niveau moyen n’a pas à rougir sur la scène internationale, notre enseignement est marqué par une terrible inégalité des chances. Redoublement, relégation et décrochage scolaire, trois spécialités belges, sont intimement liés à l’origine socio-économique des élèves qui les vivent. Le système scolaire reproduit les inégalités sociales. Le constat n’est pas neuf. Les études internationales se suivent et se ressemblent, toujours plus cruelles pour l’école belge, du nord comme du sud du pays. Mais cette inégalité, cette vulnérabilité sociale - l’absence de connaissances linguistiques, d’un bon suivi par les parents, de pair avec une influence positive, qui entraîne une diminution des chances de réussir le parcours scolaire - est rarement vue par le prisme des principaux intéressés.

C’est la raison pour laquelle la section belge d’Unicef (le Fonds des Nations unies pour l’Enfance) a donné la parole à près d’un millier de ces enfants et jeunes "vulnérables" dans le débat sur l’enseignement...

 

Le fruit de ce travail (1), intitulé "Egalité des chances à l’école ? Voilà ce qu’ils en pensent", montrent d’abord comment ces jeunes voient leurs enseignants. Parfois comme des personnes de confiance qui font vraiment la différence dans leur vie. Souvent comme des adultes "qui vivent beaucoup trop dans leur propre petit univers" et "ne savent pas combien la vie est dure" ; qui "ne savent pas comment gérer certains élèves" et, du coup, "sont stressés parce que cela leur pose des problèmes, et au final c’est sur nous que ça retombe" . Les jeunes peuvent cependant se montrer compréhensifs vis-à-vis des profs : "Il n’y a pas de bons ou mauvais élèves. Il n’y a que de bons ou de mauvais enseignants. Parce que c’est un métier qui a été malheureusement sous-évalué et dévalué, ne fût-ce que par les conditions financières et de travail, la charge de travail en permanence."

Les élèves d’origine étrangère constatent pour leur part une différence de traitement : "Quand un Flamand a six échecs, on lui dit : Bon, on va t’aider et tu pourras réussir ton année. Et on le laisse passer à l’année suivante. Quand cela concerne un allochtone, on lui dit simplement : Non, ça ne va pas. Passe en technique."...

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La double vie des étudiants qui travaillent

La double vie des étudiants qui travaillent | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Au prix de lourds sacrifices (échecs, fatigue...), de plus en plus de jeunes mènent de front études et emploi.

 

La décision est prise et c'est un soulagement. David Darmon vient de démissionner. Le jeune homme de 21 ans, en deuxième année d'histoire à l'université de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise), se pose à la cafétéria. Il parle longuement, semblant goûter ce moment où le dilemme, enfin, est tranché. "Entre travail et études, j'ai choisi mes études", lâche-t-il.

Depuis septembre 2012, David était employé polyvalent chez McDonald's. Travailler n'a jamais rebuté cet étudiant qui vient d'un BEP vente, suivi d'un bac professionnel services. A 16 ans, il faisait déjà des extras dans un restaurant, certains soirs. Mais chez McDo, il a craqué, renonçant à son contrat de 20 heures hebdomadaires payées 600 euros par mois. Deux soirs de semaine en cuisine ou en salle, de 19 heures à 23 h 30. Les samedis et dimanches de 12 à 15 heures, puis de 19 à 22-23 heures. Avec des cours tous les jours.

 

"On me rajoute des heures, je ne peux pas dire non. Je rentre à la maison à minuit passé, je démarre en fac à 8 h 30. Je suis limite en train de m'endormir en cours. Avant, je lisais dans le bus, maintenant je dors. C'est fac-boulot-dodo. Je ne vis plus. Et je vais avoir 22 ans ! Ce n'est pas humain." Par rapport aux autres, David, qui a déjà redoublé une année, sent qu'il a pris du retard. Son inquiétude monte. Il va chercher un boulot moins prenant.

Entre-temps, il faudra vivre chichement parce qu'à la maison c'est "ric-rac". "Je vais limiter les sorties. Diminuer les clopes. Le midi, prendre un sandwich chez Auchan à 1,20 euro plutôt que ceux de la cafète à 3 euros. Ça peut faire 60 euros de différence à la fin du mois..."

Chaque année, davantage d'étudiants travaillent durant l'année universitaire pour alléger le poids financier que portent leurs parents. Selon la dernière enquête de l'Observatoire de la vie étudiante en 2010, ils seraient 50 % dans ce cas – soit 4 points de plus qu'en 2006. Si l'on tient compte des mois d'été, la proportion grimpe à 73 %.....

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Rescooped by Vincent DUBOIS from Union Européenne, une construction dans la tourmente
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ALLEMAGNE • Bonnes résolutions : en 2013, levez le pied !

ALLEMAGNE  • Bonnes résolutions : en 2013, levez le pied ! | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Un beau jour, certains en ont assez d'aligner les heures de travail et des tâches qui n'ont guère de sens à leurs yeux. Ils décident de changer de vie, de boulot, de projet, et de ralentir la cadence.

 

Lorsqu'il en a assez de ses prévisions budgétaires et de ses tableaux Excel, Peter Ferres s'installe dans une salle de son école et écoute le cours.

"Le fait de voir un petit de maternelle écrire son nom pour la première fois ou un collégien comprendre les fonctions linéaires me rend plus heureux que n'importe quelle bonne transaction financière dans mon ancien métier", explique le fondateur et directeur de la Metropolitan School Frankfurt, une école à but non lucratif.

Durant plus de vingt ans, Ferres a travaillé dans une banque d'investissement, conseillé des entreprises pour leurs plans de fusion et monté de grandes opérations boursières. Autant d'activités qui lui donnaient l'impression d'étouffer, d'être à l'écart de la vie réelle. "Je voulais faire quelque chose d'utile pour les gens autour de moi et qui me fasse plaisir", résume-t-il.

Il a toujours aimé enseigner. Enfant, il aidait déjà ses camarades de classe à l'école. A 48 ans, Ferres s'est risqué à prendre un nouveau départ. Il a quitté la banque et suivi une formation à Londres pendant un an, durant laquelle il a commencé à enseigner. Il voulait créer une école internationale en Allemagne. Il a préparé son projet et négocié des crédits auprès des banques.

A l'été 2007, Ferres ouvrait son école à Francfort avec 70 enfants. Aujourd'hui, ils sont 380, et la plupart suivent des cours en anglais.
Le directeur lui-même se charge des cours de physique et de sport. Ferres n'a pas fondamentalement changé de mode de vie, même s'il gagne beaucoup moins qu'auparavant. "Nous n'avions pas un train de vie luxueux donc ma famille n'a pas eu besoin de faire des sacrifices", explique-t-il...

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"Je veux que mes filles fassent les études que je n'ai pas pu faire"

"Je veux que mes filles fassent les études que je n'ai pas pu faire" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Notre contributeur Marc Serrand nous raconte comment l'envie de faire des études s'est transmise de génération en génération dans sa famille. Le tout, selon lui, reste de ne pas les enfermer dans un chemin tout tracé.

 

"Je veux que mes filles fassent les études que je n'ai pas pu faire." C'est ce qu'a dit Léon, mon grand-père, en 1932 sur son lit de mort.

Notre "projet éducatif familial" part de là. Léon est mourant. 37 ans. Une mauvaise péritonite... Sa femme est à ses côtés. L'une de leurs deux filles est ma mère. Elle a 5 ans. Marie, ma grand-mère, écoute ces paroles, qui seront les dernières de l'homme qu'elle a aimé. A l'époque, plus du tiers de la population active travaille encore dans l'agriculture. Léon et sa femme sont paysans.

Léon n'a pas pu poursuivre ses études au-delà du certificat, ferme familiale oblige. Pourtant, ses dernières pensées vont à ses filles et à leur parcours scolaire. Ce sera le projet de toute une famille: "Je veux que mes filles fassent les études que je n'ai pas pu faire". Avec un succès remarquable. Ma mère et sa soeur seront les seules de tout le Canton à obtenir leur bac.

Que recouvrait cet impérieux devoir? En 1932, nul besoin de diplôme pour trouver du travail. Sans doute mon grand-père pense-t-il important que ses filles apprennent, se chargent de savoir... Paysan, il a passé son temps libre à jouer de la musique, à faire du théâtre. Il a donc profondément conscience que l'éducation, c'est en premier lieu l'accès à la culture, à la littérture, à la musique...

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Etre étudiant au Vietnam, par Xavier Monthéard (Le Monde diplomatique)

Etre étudiant au Vietnam, par Xavier Monthéard (Le Monde diplomatique) | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Face a une crise qui n'a pas épargné le Vietnam, l'espoir d'ascension sociale passe plus que jamais par une meilleure instruction, voire par l'accès à l'enseignement supérieur.

 

« J’ai bien aimé manier le kalachnikov. Comme ça, je saurai toujours me défendre contre les méchants impérialistes ! », lance Hien (1) en éclatant de rire. La jeune femme fait référence aux enseignements militaires, théoriques et pratiques, de son premier mois à l’université. Le cas n’a rien d’exceptionnel : les instructeurs de l’armée populaire dispensent des cours semblables dans chaque établissement du pays. Pendant leur première année, les étudiants doivent également digérer un manuel en sept chapitres sur la « pensée Ho Chi Minh », du nom du fondateur de la République démocratique du Vietnam en 1945. Qu’ils se destinent à être physiciens, comptables ou professeurs d’arts plastiques, il leur faut assimiler la ligne politique officielle. Car, issus d’une société qui a connu trois décennies de guerre contre le colonisateur français puis contre l’envahisseur américain, les jeunes Vietnamiens restent potentiellement des miliciens patriotes. Hien, comme d’autres, prend parfois le parti de s’en amuser...

 

Parmi d’autres parcours heurtés, celui de notre adepte du kalachnikov est éclairant. Née en 1985 dans la province de Bac Ninh, Hien est dès l’âge de 6 ans expédiée à Hanoï par des parents cultivateurs qui pensent déjà à l’avenir de leur fille : il faudra tirer parti de la position du grand-père, imprimeur dans l’armée. Fonctionnaire et militaire, l’homme est alors doublement privilégié dans un pays qui sort à peine de la disette. Grâce à son appui, une grosse décennie plus tard, la jeune fille intégrera après son baccalauréat une école d’imprimerie publique peu coûteuse (1,5 million de dongs par an, soit moins de 60 euros, pour les frais de scolarité). Mais le diplôme, obtenu après trois ans d’études, ne la destine qu’à un travail d’ouvrière. A 21 ans, en se comparant à d’autres jeunes de son âge, elle estime son apprentissage dévalué. « Alors j’ai décidé qu’il fallait que je passe le concours d’entrée à l’Université nationale du Vietnam [UNV]. Je me suis préparée pendant un an pour la grande épreuve de juillet. »

Si 95 % des lycéens obtiennent leur baccalauréat, les épreuves sanctionnant l’accès à l’université sont bien plus sélectives. La jeune femme échoue. Elle se rabat alors sur un établissement mi-public, mi-privé : l’université Thang Long et son département d’anglais commercial. Les frais de scolarité (480 euros par an, sept fois le salaire minimum) n’ont plus rien de commun avec ceux de l’école d’imprimerie, ni même avec ceux (100 euros par an) de l’UNV, publique, qu’elle convoitait. « Je ne paie pas de loyer puisque je vis chez mes grands-parents, mais cela ne me met pas très à l’aise. J’ai donc recommencé à travailler. » Un emploi de jour dans le commerce des vins et spiritueux. Le soir est réservé aux études. En octobre 2011, Hien obtient finalement sa licence. Sans garantie, pour autant, que ce nouveau diplôme soit le sésame vers un poste satisfaisant...

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Le sport à l’école, école de l’humiliation ? - Rue89

Le sport à l’école, école de l’humiliation ? - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
L'EPS, l'éducation sportive et physique, est une des disciplines les plus haïes à l'école, surtout à partir du collège. Témoignages et remèdes.

En plus des témoignages récoltés, nous avons interviewé Fabien Ollier, professeur d’EPS à qui nous avions déjà consacré un article l’an dernier, et Pierre Merle. Sociologue de l’enseignement, il est l’auteur du livre « L’élève humilié. L’école : un espace de non-droit ? ».

Il note que « le sport n’est pas mal placé » dans les disciplines qui génèrent un sentiment d’humiliation, même si ce sont les maths qui reviennent le plus dans les témoignages « à cause du prestige de la discipline.

A 35 ans, Emilie se souvient :

« J’ai carrément vécu le sport comme une humiliation au lycée. Je le ressentais comme tel parce que j’avais des gros seins pour mon âge, et des rondeurs et que ça se voyait plus en tenue de sport. »

Beaucoup parlent de leur puberté, de cette violence qu’il y a à devoir exhiber un corps qu’on ne possède pas encore et qui commence à susciter le désir.

Johanna raconte par exemple ce sale jour de printemps où tout le collège se réunissait pendant des heures pour regarder chaque élève effectuer d’« horribles enchaînements de gym ».

« Je me demandais s’il ne valait pas mieux que je me casse une jambe sur la route.

Tout le collège était assis dans les gradins – parmi eux, il y avait forcément des mecs que je kiffais un peu – et là, je me tapais la grosse honte à enchaîner, pataude et ridicule, des figures nulles avec un jogging pourri. »

La question du poids revient aussi souvent. Dans un article publié en 2002, Pierre Merle rapportait le témoignage de l’une de ses élèves....

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A quoi ressemble la première année d’études de psychologie ?

A quoi ressemble la première année d’études de psychologie ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Non enseignée au lycée, la psychologie fait partie des filières les plus demandées par les bacheliers. Pour éviter l’erreur d’aiguillage, quatre étudiants en première année de licence racontent leur quotidien et les difficultés qu’ils rencontrent.


Angèle, 19 ans : « J’étais impressionnée par le nombre d’étudiants, nous étions plus de 800 »

Le premier jour, j’ai été impressionnée par le nombre d’étudiants, nous étions plus de 800. Je me suis assise à côté d’une fille, on a bien sympathisé. Mais je ne l’ai jamais revue, même si je l’ai cherchée. On est un peu noyés dans la masse ici !

La première semaine, j’étais complètement perdue : dans les couloirs, les salles portent des numéros qui ne se suivent pas, ce n’est pas évident. Je vis chez mes parents et heureusement, parce que cela me fait moins de choses à gérer. Une première année à l’université, c’est bien suffisant. Plus tard, j’aimerais me spécialiser en neuropsychologie, mais je peux encore changer d’avis : en début d’année, je voulais être criminologue…


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Devenir prof? Rien de plus simple (c'est après que ça se complique)

Devenir prof? Rien de plus simple (c'est après que ça se complique) | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Poussée par un ami principal de collège, notre journaliste éducation s'est jetée à l'eau en enseignant le français au collège pendant quelques mois. Récit.

 

Journaliste éducation et productrice d’une émission sur France Culture, «Rue des écoles», depuis 2009, je pensais bien connaître l’école. L’année dernière, un vieil ami, principal adjoint de collège, m’a mise au défi de venir y voir de plus près. De vraiment plus près, en enseignant moi-même. Rien de plus simple en fait, l’Éducation nationale manque terriblement de professeurs: si vous êtes titulaire d'un master, il suffit d’envoyer un CV et une lettre de motivation sur le site du rectorat choisi pour devenir enseignant. Fin décembre 2014, j'ai sauté le pas.

Me voilà convoquée dès février pour un entretien avec une inspectrice de français. J’ai choisi cette discipline car la maîtrise de la langue est présentée comme la priorité des priorités par tous les ministres de l'Éducation nationale. Je veux également essayer de me rendre compte par moi-même quel est le niveau des élèves, puisqu’on dit tant qu’il baisse.....

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Le blues des profs à la veille d'une rentrée sans ministre

Le blues des profs à la veille d'une rentrée sans ministre | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le départ de Benoît Hamon au bout de seulement cinq mois et à une semaine de la reprise rend amers une partie des 900 000 enseignants.

 

Six jours pour devenir ministre de l’éducation nationale… C’est la métamorphose que va devoir opérer le nominé du jour, celui que le sort et l’alchimie étrange des compositions de gouvernement enverra Rue de Grenelle. Une gageure, même à l’époque des stages de rentrée hyper-performants. La classe politique a eu beau tenter de rassurer les parents des 12 millions d’élèves qui feront leur rentrée mardi, la situation actuelle – un ministre quittant son poste à une semaine de la rentrée – reste inédite et à hauts risques.

Le sortant, Benoît Hamon a taché de tranquilliser les esprits lors de son intervention dans le journal du 20 Heures de France 2, lundi 25, assurant que « la rentrée (avait) été bien préparée ». « Heureusement, a-t-il ajouté, elle ne se prépare pas en une semaine. » Mardi matin, Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat aux relations avec le parlement du premier gouvernement Valls, a ajouté de son côté que « la France n' (était) pas dirigée par un ministre ». « La rentrée se passera parfaitement », a-t-il promis.

 

Une rentrée scolaire commence en effet à se préparer 11 mois avant le jour J. Cette cuisine s’accélère entre janvier et la date de publication de la circulaire de rentrée au mois de mai. S’il donne le cap politique, le ministre s’en remet beaucoup à ses recteurs, chacun en charge d’une académie, pour l’application des directives.

Ces derniers s’appuient eux-mêmes sur leurs équipes de chefs d’établissements. Ce sont eux les véritables artisans d’une rentrée scolaire réussie. Ce sont eux qui une semaine avant la rentrée savent alerter sur les enseignants qui manqueront devant une classe. Une « rentrée techniquement réussie », selon la formule consacrée, assure que chaque élève a un maître face à lui le 2 septembre et la plupart de ses enseignants dans le secondaire. Et ce n’est pas le ministre qui recompte les affectations ou élimine les doublons à la veille de la rentrée !

Difficile pour autant d’estimer qu’on se passe aisément d’un ministre de l’éducation nationale une semaine avant la rentrée. Des textes réglementaires attendent de partir à la signature… Ils doivent être publiés avant la rentrée… et le « grand débutant » devra être bon acteur pour organiser la très médiatique conférence de rentrée le 1er septembre…

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Des milliers d’enfants handicapés privés de rentrée

Des milliers d’enfants handicapés privés de rentrée | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
«Entre 10.000 et 15.000» sont «sans solution, ou avec des solutions bricolées», selon l'Unapei, fédération de familles et proches de personnes handicapées mentales.

 

Des milliers d’enfants handicapés sont privés de rentrée faute de places en établissements spécialisés et doivent rester à la maison, une situation lourde à gérer pour leurs familles.

Paul Mouchon, 12 ans et demi, est atteint de cytopathie mitochondriale, une maladie génétique qui entraîne un retard psychomoteur. Depuis avril, il est «sans solution» éducative, selon sa mère, Valérie Briffaut.

En maternelle et primaire, il était scolarisé en milieu ordinaire, avec l’aide d’une auxiliaire de vie scolaire (AVS), puis en classe spécialisée. Mais son handicap a été jugé trop lourd pour le collège, et il a été orienté vers un institut médico-éducatif (IME) de Dijon (Côte-d’Or).

Il y avait fait sa rentrée l’année dernière. «Ca s’est très mal passé. Il se faisait pousser par d’autres enfants ; on lui a cassé ses lunettes ; une fois, il s’est ouvert la tête en tombant», explique sa mère. Comme il n’a pas été possible de négocier des aménagements au sein du même établissement, il en est sorti.

Ses parents n’ont pas pu obtenir de dérogation pour qu’il retourne en classe spécialisée en primaire, et «les IME des départements limitrophes n’ont pas de place». Il est donc sur liste d’attente, et c’est sa mère qui s’occupe de lui à la maison. «A l’approche de la rentrée scolaire, c’est angoissant» pour elle. Paul «a réclamé l’école plusieurs fois cet été. Ce n’est pas facile de lui dire: "Tu ne peux pas y retourner"».

«Au moins 5.000» enfants, et même probablement «entre 10.000 et 15.000» sont «sans solution, ou avec des solutions bricolées», selon Thierry Nouvel, directeur général de l’Unapei, fédération de familles et proches de personnes handicapées mentales. «C’est un phénomène qui se reproduit chaque année. C’est extrêmement difficile à gérer pour les familles, très désocialisant pour elles et pour l’enfant, qui subit un déficit d’éducation, donc un surhandicap»...

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oliviersc's comment, September 1, 2013 11:04 AM
partagé à T : https://twitter.com/oliviersc/status/374185840068399104
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"C'est une injustice de ne pas pouvoir travailler avec son voile"

"C'est une injustice de ne pas pouvoir travailler avec son voile" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Alors que le Haut Conseil à l'intégration recommande d'interdire les signes religieux à l'université, des étudiantes musulmanes racontent les aléas du port du voile dans leur établissement.

 

Elles le portent sombre et strict, serré sous le menton ou noué sur la nuque, en voile ou en turban, fleuri ou assorti à leur tenue du jour, un tailleur ou une longue tunique unie, agrémenté de maquillage ou en toute sobriété. Passées par des lycées publics où le port du voile est interdit depuis 2004, ou scolarisées en lycées privés catholiques où il n'était pas forcément le bienvenu, ces jeunes musulmanes voilées suivent aujourd'hui des études supérieures ou viennent de terminer leur cursus.

Pour l'instant, la loi leur permet d'étudier ainsi, même si le Haut conseil à l'intégration recommande d'interdire les signes religieux à l'université [article en zone abonnés]. Mais dans le monde du travail, nombre de femmes se défont de leur foulard à la porte du bureau. En dépit des "peurs" et de possibles débats à venir sur le port du voile en entreprise, les jeunes femmes que nous avons interrogées se montrent relativement "optimistes". Elles parient sur leurs diplômes et "l'évolution des mentalités" pour trouver du travail.

 

 

Saïda Ounissi, 26 ans, doctorante en sciences politiques à Paris-I

Lorsqu'elle est entrée à l'université, Saïda a pensé que "cela allait être compliqué" d'étudier avec son voile. Finalement, un seul incident a émaillé sa scolarité. "En master 1, un prof m'a virée car il estimait que je prônais un "islam politique" ; j'ai porté plainte et l'affaire s'est réglée par la médiation au sein de l'université." Saïda se savait "dans son droit".

"Ça a donné lieu à des discussions et des étudiants m'ont dit qu'eux aussi pensaient que je dépassais les bornes. Ils se sont demandé s'il ne fallait pas étendre la loi de 2004 à l'université, au nom de la neutralité. Moi je n'ai jamais rien organisé à la fac alors qu'il y a une aumônerie catholique très active et le syndicat des étudiants juifs, l'UEJF ! Comme on se sent tout juste tolérées, on ne la ramène pas !"

La jeune femme au foulard strict achèvera sa thèse dans dix-huit mois ; elle regrette de ne pouvoir donner des cours de TD avec son voile : "C'est dommage, parce que j'étais boursière et j'ai coûté de l'argent au pays." Comme beaucoup de ses amies, elle espère que les mentalités vont évoluer. "On se dit toutes que cela va finir par arriver, car c'est une injustice de ne pas pouvoir travailler avec son voile."

"Aujourd'hui, pour moi, ce serait difficile, physiquement et psychologiquement, de l'enlever. Beaucoup de femmes qui travaillent dans la finance le font ; mon luxe est de savoir que je peux bosser ailleurs qu'en France." Saïda envisage de travailler dans une organisation internationale.

 

 

Marwa, 25 ans, orthoptiste en province

Tout au long de ses études et de ses stages, Marwa a jonglé entre les bandeaux, les bonnets, les bandanas, les serre-tête, les accessoires de mode lui permettant de dissimuler ses cheveux. "Pour moi, il était important de porter le voile, tout en étant intégrée professionnellement. C'était une manière de sortir du cliché "femme voilée = femme au foyer"".

Elevée dans la campagne normande, Marwa a choisi une profession libérale "en partie à cause du voile. Je savais que cela me simplifierait la vie". Installée depuis deux ans dans le centre d'une ville de province avec une collègue non musulmane, elle porte le voile noué sur la nuque. "Tant que je fais bien mon travail, cela ne pose aucun problème aux patients, même si, vu la société dans laquelle on vit, les gens sont parfois méfiants", assure-t-elle. Elle trouve "un peu fatigant tous les débats sur le voile". "On est Françaises, on aimerait être considérées comme tout le monde, sans avoir toujours à se justifier."

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Sciences Po : l’après Clément Méric - Les Inrocks

Sciences Po : l’après Clément Méric - Les Inrocks | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Plus d’une semaine après la mort de Clément Méric, élève à Sciences Po, l’Institut est toujours sous le choc. Reportage.


Le grand hall est désert, les couloirs sont vides, la bibliothèque aussi : Sciences Po est en vacances. Pourtant, il y a une semaine, une série de rassemblements mobilisait la communauté étudiante du 27 rue Saint-Guillaume : la mort de Clément Méric, un jeune homme de 18 ans en première année dans l’établissement. Le principal suspect a été mis en examen. Il s’agirait d’un militant proche des JNR (Jeunesses nationalistes révolutionnaires). Un drame qui a profondément choqué la communauté de Sciences Po.

Clémence, 19 ans, a intégré l’Institut d’Etudes Politiques parisien en même temps que Clément, l’année dernière. Quand elle a appris la nouvelle, l’étudiante venait de terminer un partiel à Paris IV :

“J’ai d’abord eu du mal à me dire que c’était possible. Ce qui vient après l’émotion, c’est le dégoût. Je suis écœurée qu’en 2013, des jeunes gens se fassent assassiner pour les idées, alors qu’ils se battent pour leurs rêves.”

“Ce qui a marqué les gens de Sciences Po, c’est cette phrase forte, qu’il aimait dire : ‘Je suis intolérant avec les intolérants’”, raconte Clémence. Mais pas au point d’opter pour la violence. “C’était loin d’être une tête brûlée”, selon Claire. Clément était même “extrêmement calme, réservé, pas du genre à attaquer quelqu’un”, ajoute un professeur d’histoire de Sciences Po qui le connaissait très bien. Un autre camarade militant, Paul*, commente :

“Clément et moi n’avions pas exactement la même culture politique mais c’était facile de discuter. il était respectueux, contrairement d’ailleurs à ce que certains voudraient relayer, ce n’était pas quelqu’un de bagarreur.”

Au contraire, “c’était plutôt le genre de garçon a montrer son désaccord en manifestant”, explique Clémence. A deux reprises, Clément Méric s’était interposé face au comportement violent de certains étudiants lors de manifestations mouvementées à Sciences Po. Malgré ses différends, il avait à chaque fois fait en sorte de calmer le jeu. “A l’IEP, on nous apprend à confronter nos points de vues, débattre et à trouver des solutions consensuelles” nous dit Clémence. Mais, après ce qui s’est passé, elle avoue ne plus vraiment avoir envie de discuter avec “ces gens-là”- comme ces groupuscules d’extrême-droite dont est issu celui qui a frappé son camarade : “On a envie qu’ils soient punis, c’est humain !”


Ses camarades militants rappellent que, même si les jours ont passé, il ne faut pas occulter la dimension politique de la mort de Clément :

“Je pense qu’il ne voudrait pas qu’on en fasse des caisses de pathos. Bien sûr il faut parler du drame humain mais il ne faut pas oublier la dimension politique et le fait qu’il est mort à cause de ses idées”, explique Paul.

L’étudiant en deuxième année décrit aussi une “forte solidarité entre les syndicalistes”, mais pas seulement :

“Le meurtre de Clément a une résonance pour n’importe quel militant de gauche, bien au-delà de l’extrême-gauche. Pour avoir discuté avec des gens qui ne le connaissaient pas, à Sciences Po ou dans les syndicats, sa mort invite à ne pas désarmer et à continuer le combat contre l’extrême-droite.”

A ce propos, Clémence est sans appel : “mon engagement politique sera d’autant plus fort maintenant”. Pour l’étudiante, le décès de Clément n’est malheureusement pas un cas isolé : “Il est mort parce qu’il avait été reconnu comme militant antifa”....


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Rythmes scolaires : mon expérience dans une école canadienne - Rue89

Rythmes scolaires : mon expérience dans une école canadienne - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Au Canada dans le cadre d'un visa d'un an, je suis depuis six mois en charge d'un programme avant et après école dans une école de langue française à Toronto (l’Ontario, province d’un pays bilingue, soutient autant l’enseignement anglophone que...

 

Ce qui m’amène à parler de mon cas et de ma position au sein d’une école. Le système ontarien s’appuyant sur les besoins des enfants pour assurer l’apprentissage de la vie propose aux enfants de venir cinq jours par semaine, à raison de 5h30 par jour (sans les récréations).

L’école se terminant aux environs de 15 heures, il faut donc proposer aux enfants un accueil post-scolaire permettant aux parents de continuer à travailler.

Des garderies existent ainsi dans pratiquement toutes les écoles. Ceci fonctionne très bien et le gouvernement assure de manière partielle et différenciée la prise en charge financière de ces garderies.

Pour ma part, je ne suis pas responsable d’une garderie d’une école, mais d’un programme après-école, un peu entre une école alternative et une garderie. C’est un projet spécifique créé par le Conseil dont je dépends. Il s’agit de proposer aux enfants inscrits de continuer à apprendre par le jeu et le sport.

 

Cela leur permet de développer des compétences qu’ils ne peuvent parfois pas faire en classe : construire un spectacle ou réaliser un film de l’écriture des textes à la création des décors en passant par la production de supports de publicité, créer un jeu de société sur la ville de Toronto, etc.

Ils améliorent leur pratique du français (ce qui n’est pas un mal dans un pays bilingue) et leur estime de soi (ce qui n’est pas sans conséquence sur leur niveau académique).

De la même manière, pour la pause de mars (il existe seulement deux vacances ici, deux semaines en décembre et une semaine en mars), je propose aux enfants une semaine d’apprentissage des notions d’alimentation par la découverte de la faune et de la flore....

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Rythmes scolaires: les enseignants se sentent incompris

Rythmes scolaires: les enseignants se sentent incompris | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
De nouveaux mobilisés aujourd'hui dans la rue, ils tentent de se défendre de l'accusation de «corporatisme» alors que le mouvement est mal perçu dans l'opinion.

 

«On nous accuse de corporatisme. On dit qu’on ne veut pas revenir travailler le mercredi. Mais les medias ne présentent pas la réforme telle qu’elle est. A Paris, les élèves auront trois quarts d’heure de cours en moins et pour qu’ils sortent à 16 h 30, on parle de rallonger d’autant la pause déjeuner pour organiser des activités. Mais avec qui ? Les animateurs du midi sont des précaires sans formation. Si c’est pour récupérer les enfants excités comme après la cantine, je ne vois pas l’intérêt. Dans notre école, les locaux sont tout petits. Si ça se passe dans nos classes, on va où, nous ?» Françoise et Mathilde sont profs en maternelle à Paris. Elles ont fait grève déjà mardi, et elles défilent ce mercredi aux côtés de quelques milliers d’enseignants.

Les enseignants mobilisés contre la réforme des rythmes scolaires se sentent aujourd’hui incompris. Dans la manifestation parisienne, notamment appelée par le SNUipp (principal syndicat du primaire) et par FO, ils se défendent d’un quelconque égoïsme, estimant qu’il s’agit d’un malentendu. S’ils se battent contre la dégradation de leurs conditions de travail, expliquent-ils, ils défendent aussi l’intérêt des élèves.

 

Il est clair que l’hostilité des enseignants au retour à la semaine de quatre jours et demi passe mal dans l’opinion. Les rapports se sont succédé ces dernières années pour dénoncer la semaine de quatre jours généralisés en 2008, à l’occasion de la suppression du samedi matin, par le ministre de l’Education Xavier Darcos. Pour les experts, cette semaine — unique en Europe — ne respecte pas le rythme de l’enfant: elle est déséquilibrée avec de nombreuses coupures et des journées trop denses – six heures de cours quotidiennes dès le CP...

 

La plupart des syndicats partageaient cette analyse… jusqu’au jour où il a fallu négocier le retour aux quatre jours et demi, incluant cette fois le mercredi matin, avec le ministre Vincent Peillon. SNUipp en tête, les syndicats ont alors réclamé des compensations pour les coûts que cela allait engendrer pour eux – frais de transport et de garde d’enfants le mercredi. Ils ont aussi avancé que la réforme était trop précipitée, que les villes n'étaient pas prêtes pour organiser des activités intéressantes, qu’il y avait des problèmes plus urgents à traiter à l'école, qu’ils n’avaient pas été consultés...

«Bien sûr, les enseignants ne sont pas chauds à l’idée de revenir en classe le mercredi, reconnaît Marie, directrice de maternelle dans les Yvelines, personne n’aime que l’on revienne sur un acquis. Mais ils l’auraient mieux accepté s’ils avaient vu des perspectives s’ouvrir, avec une réforme des programmes par exemple. Au lieu de cela, les enseignants, déjà maltraités par le pouvoir précédent, ont vu une nouvelle réforme brutale s’abattre sur eux.»


Marie, militante au SNUipp, soutient pourtant le principe de la réforme – «les quatre jours ne sont pas bons, tous les chronobiologistes l’affirment». Mais elle aurait préféré le samedi matin: «C'était l’occasion de voir les parents.»

Surtout, elle s’inquiète de la mise en place de la réforme qui risque d’aggraver les inégalités territoriales : «A Versailles ou au Chesnay, les enfants vont avoir du théâtre ou de l’escrime s’ils sont libérés plus tôt après les cours. Mais dans les communes rurales pauvres, cela risque d'être de la garderie. Quand on explique cela aux parents, ils déchantent.»....

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Trop bons, les Asiatiques sont les pestiférés de l’Université américaine - Rue89

Trop bons, les Asiatiques sont les pestiférés de l’Université américaine - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Je préfère prévenir: je vais employer des mots tabous. Je vais parler de Juifs, de Noirs, de Blancs, d’Asiatiques, et de race et d’ethnicité. Pas moyen de faire autrement.

 

Aux Etats-Unis, il est difficile d’oublier sa couleur de peau ou son origine, les « communautés » elles-mêmes s’en réclamant à cor et à cri pour être sûres que la société ne les lèse en aucune façon.

Plus de 20 millions d’élèves de terminale ont passé des vacances de Noël fébriles, planchant sur leurs dossiers de candidatures à la fac. Angoisse jusqu’en avril ! Leurs notes comptent, mais pas seulement : les activités extra-scolaires et l’origine ethnique sont déterminantes.

A la mi-décembre, un prix prestigieux de la presse américaine a récompensé un essai paru dans la revue mensuelle The American Conservative, intitulé « Le mythe de la méritocratie américaine ». L’auteur, Ron Unz, y pointait le fait qu’aujourd’hui les meilleurs élèves des lycées américains sont largement asiatiques, mais qu’ils sont sous-représentés dans les facs d’élite.

 

Aussitôt ont fleuri dans la presse des tribunes commentant – pour le critiquer ou le justifier – ce phénomène flagrant d’ostracisme, dont une de l’universitaire Carolyn Chen :

« Plus que ce qu’ils imaginent, le résultats de la course aux admissions dépendra de la race des élèves. Si vous êtes asiatique, vos chances d’entrer dans les collèges et les universités les plus sélectifs seront certainement moindres que si vous êtes blanc. »

Pour comprendre les dessous de la polémique, il faut connaître son contexte. Mes trois enfants (blancs), aujourd’hui tous en fac, viennent de passer par là, je peux raconter le processus par le menu.

Tout lycéen de terminale désireux d’entrer à l’université va sacrifier entièrement son mois de décembre au remplissage des dossiers. Bien que les conseillers d’éducation recommandent de ne pas déposer plus de cinq à huit dossiers de candidature, la plupart des jeunes en complètent une dizaine, dont la forme varie selon les cibles.

 

Il faut bien sûr fournir son relevé de notes des quatre années de lycée, ainsi que les résultats de son SAT. Cet examen national fait office de bac aux Etats-Unis. On peut le repasser plusieurs fois pendant sa scolarité pour l’améliorer, sachant que sa note globale est le premier des critères de sélection.

Il faut aussi obtenir des lettres de recommandation personnalisées des professeurs, et surtout écrire des essais, sortes de lettres de motivation spécifiques à chaque université convoitée.

Il faut remplir un questionnaire concernant ses activités en dehors de l’école (sportives, artistiques, bénévoles, professionnelles du soir ou du week-end), faire état de toutes les compétences possibles (en langue, en leadership…), preuves vérifiables à l’appui, évidemment.

Enfin, on demande au candidat sa religion et son ethnicité [PDF] : hispanique ou latino, blanc, afro-américain, asiatique, indien américain, natif d’Alaska, d’Hawaï ou d’une autre île du Pacifique (l’origine moyenne-orientale est considérée blanche). La réponse à cette question est facultative. Elle sert à alimenter les statistiques. Mais aussi à équilibrer la composition ethnique des effectifs de l’université.

Ne hurlez pas tout de suite. C’est grâce à cette mesure, l’« affirmative action » (discrimination positive), qu’un nombre important de bons élèves pauvres appartenant à une « minorité » ont accès gratuitement, ou à très bas prix, aux universités du pays tant publiques que privées, et à celles, ultra prestigieuses, de la Ivy League...

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« Une Grande école ? Pourquoi pas moi »? fête ses 10 ans (volet 1) / France Inter

« Une Grande école ? Pourquoi pas moi »? fête ses 10 ans (volet 1) / France Inter | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Vendredi prochain l’ESSEC, la prestigieuse école de commerce, fêtera les dix ans de son programme d’égalité des chances baptisé « Une grande école Pourquoi pas moi » ?

 

Pour les deux semaines à venir, Périphéries s’arrête sur ce dispositif qui permet d’accompagner des lycéens issus de milieu modestes vers les études supérieures.

Plusieurs centaines de jeunes ont déjà bénéficié en dix ans de ce programme qui loin d’être une stricte filière de recrutement se veut un moyen d’élargir les horizons de jeunes qui ne se projettent pas forcément dans des cursus longs et prestigieux.

Cette semaine, Périphéries est allée à la rencontre de Karim qui achève aujourd’hui ses études à l’école centrale de Lille et de Soujoud qui a achevé une formation à l’ESSEC et cherche actuellement un stage dans le management culturel.

Tous deux ont été des bénéficiaires du programme « Une grande école Pourquoi pas moi » ?

Ils reviennent sur cette expérience…

 

Durée du reportage: 9 minutes

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"L'école est-elle encore émancipatrice? (témoignage) | Humanite

"L'école est-elle encore émancipatrice? (témoignage) | Humanite | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

En pleine réforme de l'école voulue par le ministre de l'Education Vincent Peillon, nous publions le témoignage qu'a adressé à l'Humanité.fr une institutrice de Bordeaux. Un texte qui campe bien les enjeux d'une vraie réfléxion sur ce que pourrait être l'école de demain.

 

"Institutrice, c'est mon métier, j'en ai longtemps été fière, du mot aussi: oui, dans les petites classes, on institue!

Puis, ce cadeau empoisonné de « professeur des écoles », alors, petit à petit, on s'est mis à professer, j'ai essayé d'échapper à ce mouvement, mais je ne suis pas sûre d'avoir entièrement réussi. Subrepticement, ce n'était plus l'enfant, mais l'élève qui était au centre des préoccupations de l'école, puis les acquisitions, soit! Et enfin les savoirs, les « compétences », transversales ou pas...petit à petit on a dû réduire l'enfant à une suite de cases à cocher, ça ne rentrait jamais; moi, en tout cas, je n'ai jamais pu faire rentrer les enfants dans des cases.

Un enfant qui apprend, il n'y a rien de plus beau, on le voit se développer, s'épanouir petit à petit, c'est lent, chez certains c'est extrêmement lent, mais ça avance, toujours! Je n'ai jamais rencontré un enfant « bête », j'en ai rencontré qui avaient besoin de temps et d'attention, ce qui n'est pas toujours possible au milieu d'une trentaine d'autres surtout si certains vont particulièrement mal... Et dans certains quartiers, la proportion est énorme d'enfants qui vont mal, parce que la famille va mal; qui manquent l'école parce que l'électricité est coupée, il faut aller quelques temps chez la grand-mère; les parents séparés qui sont forcés de vivre ensemble quand même, vu le prix des loyers; les familles déracinées, traquées, dont les enfants rêvent encore d'être français un jour et que l'on cache parfois...

 

Ensuite, au lieu de vouloir sans cesse réformer l'école primaire(l'histoire des rythmes est une vaste pantalonnade, qu'on m'explique en quoi, se lever aux aurores un matin de plus et se presser d'arriver à l'heure un jour de plus dans la semaine, va éviter la fatigue des enfants...il faut surtout que les parents travaillent moins et les récupèrent plus tôt pour pouvoir les coucher plus tôt, mais ça c'est une transformation de société...et ça n'est pas au programme!), il faudra aussi se pencher sur le collège qui a en gros les mêmes besoins que l'école primaire mais à qui on réduit encore plus les moyens....

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Moi, lycéen sans papiers. Et après ? - Information - France Culture

Moi, lycéen sans papiers. Et après ? - Information - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Le 16 octobre dernier, Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur et de l'Immigration publiait une circulaire assouplissant les règles de naturalisation pour devenir Français. Une autre circulaire est sur le point de sortir. Elle donnera cette fois les nouvelles consignes en matière de régularisation pour obtenir des titres de séjour.

Un texte particulièrement attendu par les associations de défense des adolescents sans papiers.

Car depuis la loi du 26 novembre 2003, un jeune étranger scolarisé en France n'est plus automatiquement régularisé à sa majorité. A 18 ans, ces élèves en situation irrégulière reçoivent donc des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) malgré leur scolarisation.

C'est le cas de plusieurs lycéens que nous n'avons rencontrés et qui témoignent de leurs situations souvent très difficiles.

Aujourd'hui, le Réseau Education Sans Frontières (RESF) demande à Manuel Valls de prendre en compte leur situation dans sa circulaire. Le collectif organise à Evry samedi 27 octobre un rassemblement d'anciens lycéens régularisés et d'élèves actuellement sans papiers. (lien RESF).

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