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L'enseignement dans tous ses états.
Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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5 idées venues d'ailleurs pour changer l'école en France

5 idées venues d'ailleurs pour changer l'école en France | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Alors que l'OCDE rétrograde la France dans l'enquête Pisa sur le niveau des élèves de 15 ans, certaines pratiques se révèlent particulièrement efficaces à l'étranger.

 

1 / Mettre les enseignants aguerris dans les classes difficiles2 / Former les enseignants aux meilleures pratiques3/ Des programmes pour les élèves, pas pour les profs4 / Bâtir la confiance en soi5 / Développer l'autonomie des établissements
Via Nelson Ferreira
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« L’esprit d’entreprise » à l’école : une atteinte à la laïcité - Rue89

« L’esprit d’entreprise » à l’école : une atteinte à la laïcité - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La principale critique que nous faisions du projet de loi d’orientation pour la refondation de l’école de la République de Vincent Peillon résidait dans l’accumulation de contresens et d’aveuglements idéologiques sur lesquels il repose.

 

Le discours prononcé le 29 avril par le président de la République en clôture des assises de l’entrepreneuriat valide de fait notre analyse. Il offre en effet un condensé édifiant de ces déficiences dûment constatées.

François Hollande propose de « stimuler l’esprit d’entreprise » dans l’école, en prévoyant notamment de la sixième à la terminale un programme sur « l’entrepreneuriat ». Ce faisant, il décline les impasses idéologiques qui obscurcissent la loi d’orientation en discussion au Parlement, votée en première lecture par les députés et prochainement soumise aux sénateurs.

C’est d’abord remettre en cause de manière frontale la laïcité qui ne se résume pas au champ du religieux. Elle vise également à garantir la neutralité en mettant à distance tous les dogmes : celui du marché et de l’économisme triomphant doivent être maintenus hors de portée des enfants.

L’augmentation du nombre de stages en entreprises, outre qu’elle vise à formater les futurs salariés à la doxa libérale véhiculée au sein de l’entreprise, réduira en conséquence la part des savoirs transmis. En effet, les stages ne se traduiront pas par des heures supplémentaires pour les élèves. C’est donc accentuer la dérive minimaliste et utilitariste du socle commun de compétences instauré par la précédente loi d’orientation de 2005 de François Fillon et confirmé par la future.

 

L’intrusion au sein de l’école des façons de penser de l’entreprise et des intérêts du monde économique constitue une régression. L’école de la République s’était mise en place en s’affranchissant de tous les intérêts locaux, clientélistes, cléricaux ou mercantiles. Il s’agit d’une évolution à rebours de la construction d’un cadre national garantissant au mieux une égalité territoriale même imparfaite. C’est en définitive ouvrir la voie à plus d’autonomie, à une balkanisation de l’école et une gestion managériale....

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L'école est finie ? vive l'école ! / France Inter

L'école est finie ? vive l'école ! / France Inter | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
France Inter consacre une journée spéciale à l'Éducation, l'une des préoccupations majeures des Français.

Jeudi 21 Mars

 

France Inter consacre une journée spéciale à l'Éducation, l'une des préoccupations majeures des Français. Quelle école demain pour nos enfants ? Quels rythmes scolaires et quels programmes ? Mais aussi quel héritage veut-on transmettre à la génération suivante ? Quelle culture, quels droits et quelles libertés ?

Vous souhaitez participer à cette journée, témoigner, poser une question, participer aux débats. Plusieurs possibilités s'offrent à vous

L'émission spéciale en direct et en public du studio 105 de la Maison de Radio France :

18h20-20h : table ronde co-animée par Marc Fauvelle, chef du service politique de France Inter et Maryline Baumard, responsable du pôle Éducation au journal Le Monde avec Emmanuelle Daviet, spécialiste de l’Éducation à France Inter
avec Jack Lang, Valérie Pécresse, et François Bayrou...

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Education : Pourquoi, le niveau scolaire baisse ?

Education : Pourquoi, le niveau scolaire baisse ?

 

Dans sa tribune « Le niveau scolaire baisse, cette fois-ci c'est vrai!» (Le Monde du 21 février) Antoine Prost rappelle les résultats des évaluations et recherches récentes, qui hélas vont toutes dans le même sens, une baisse significative de niveau entre 1997 et 2007. Ces résultats ne peuvent pas être corrélés au passage à la semaine de quatre jours, ni à la réduction récente des effectifs enseignants et des maîtres des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased), donc on peut craindre que les créations de postes et le retour à 4 jours et demi ne soient pas suffisants pour remonter la pente.

Antoine Prost ne se prononce pas sur les causes de ce phénomène.  Mais j’aurais, pour ma part, quelques hypothèses.  

Des causes sociales : perte des emplois industriels, chômage, perte de repères et d’espoir dans les milieux populaires, " réfugiés économiques " issus de cultures très éloignées de celle de l’école… Les élèves de 2007 sont-ils les mêmes que ceux de 1997 ?

Des causes politiques : tant de réformes ont été mises en place, dans l’urgence, sans moyens suffisants, sans expérimentation préalable, sans réflexion parfois, sans évaluation souvent… Chaque rentrée a connu la sienne, ou peu s’en faut.

CP dédoublés confiés à des débutants, mise en place des langues vivantes sans formation préalable des maîtres; Brevet informatique et internet (B2i)  sans que les écoles soient équipées d’ordinateurs; Classes de Pratiques Artistiques sans partenariats, étude dirigée, Projets Individualisés sans formation spécifique… Et surtout, le temps disponible pour les apprentissages a fondu tandis que les ambitions augmentaient : une heure de moins depuis la mise en place des concertations, une heure trente pour les langues vivantes… Toutes ces réformes ont-elles profité aux élèves ?...

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Education : la semaine d'école à quatre jours et demi et beaucoup de questions

Education : la semaine d'école à quatre jours et demi et beaucoup de questions | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Le 1er mars prochain, les communes devront signifier si elles adoptent le nouveau rythme scolaire dès la rentrée 2013 ou la suivante. A Montpellier, les élus hésitent.
Jean-Louis Gély est à la manœuvre depuis novembre. Avec les services de l’inspection d’académie, les syndicats communaux, les associations de parents d’élèves et celles intervenant pendant le temps périscolaire, l’adjoint en charge de la réussite scolaire à Montpellier tente de résoudre l’équation de passage de la semaine d’école de quatre jours à quatre jours et demi. "Tout le monde semble en phase avec la modification du rythme scolaire, insiste-t-il. La question ne se pose pas sur l’objectif - une meilleure assimilation des apprentissages fondamentaux - mais sur la manière de mettre en œuvre le nouveau temps périscolaire. Nous avons besoin de tout le temps nécessaire pour inventer un dispositif qui offrira la plus grande qualité."...

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Université et recherche : en attendant le changement. - Globe - France Culture

Université et recherche : en attendant le changement. - Globe - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
C'est l'un des problème de la LRU (loi instaurant l'autonomie des universités sous N. Sarkozy) : tel le carrosse de Cendrillon en citrouille, la LRU a transformé du jour au lendemain des enseignants-chercheurs Présidents et VP d'universités en cadres dirigeants de sociétés. Ils ne sont bien sûr pas élus sur leur goût pour le management, auquel ils sont d'ailleurs bien peu formés ; et ils ne peuvent s'appuyer sur un 'staff' correspondant. Cette inadéquation douloureuse a été rendue visible dans l'espace médiatique par la lettre des 14 présidents d'universités demandant à la Ministre de reprendre en direct la GRH et la paye de tous leurs personnels. Circonstance aggravante : l'Etat a profité de cette autonomie de gestion pour diminuer ses dotations budgétaires. Moralité : l'effet pervers de l'autonomie version Valérie Pécresse (ministre du secteur sous le quinquenat précédent) , c'est la casse des universités non accompagnées dans la mise en oeuvre de l'autonomie ('aide toi le ciel t'aidera, si tu dévisses, tant pis pour toi').


Quelle évaluation ?

En France, les enseignants-chercheurs sont confrontés à la pesanteur bureaucratique de l'évaluation et de la réponse aux appels d'offre distribuant le financement de la recherche. L'une et l'autre sont inspirés par le new public management (NPM). Les difficultés similaires au Royaume-Uni et en République Fédérale d'Allemagne indiquent que le NPM est problématique en soi. L'hybridation avec la bureaucratie typiquement française (celle des 'grands organismes de recherche', une quasi exclusivité hexagonale - comme les 'grandes écoles' d'ailleurs) génère cependant une forme problématique propre. Un certain nombre de chercheurs progressistes, ou modernistes, ou sociaux-démocrates, ou réformistes - selon l'angle - font le pari qu'il y a moyen de décliner dans le paysage sup-recherche français des pratiques d'évaluation socialement utiles et professionnellement réussies - à rebours de l'utilisation dite 'libérale' qui met les individus en concurrence, méprise la coopération, met l'intérêt au centre et les Centres (labos) à la périphérie.
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D'où vient le désir d'apprendre ? - Information - France Culture

D'où vient le désir d'apprendre ? - Information - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

i, pour modestement citer Aristote, "tous les hommes désirent naturellement savoir » … comment maintenir le savoir comme objet de désir ? Pourquoi l’élan vers la connaissance est-il contrarié, suspendu et parfois éteint chez certains enfants… Comment comprendre ces ruptures et comment renouer avec un désir qui conditionne largement le destin scolaire ? Deux invités pour en parler aujourd’hui :

 

Martine Menès, Psychanalyste et psychothérapeuthe auteur de L'enfant et le savoir : d'où vient le désir d'apprendre ? (Seuil, sept 2012) et Arnaud Houte, Maître de conférences en Histoire contemporaine au centre de recherches en Histoire du XIXème siècle, à propos du Colloque qui aura lieu le 4 décembre au Collège de France, organisé par les PUF sur le thème "Désirs de savoir".

Martine Menès nous explique comment apparaît et s'entretient le désir d'apprendre. Pour un enfant, le désir de savoir et le désir d'apprendre, est un désir de vie, grâce à l'écoute, le toucher, le regard...Rarement le problème de l'échec scolaire est pris d'où il naît : de ce qui, chez l'enfant, rend l'apprentissage possible : son désir de savoir.

 

 

Durée de l'émission: 29 minutes

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"L'école est-elle encore émancipatrice? (témoignage) | Humanite

"L'école est-elle encore émancipatrice? (témoignage) | Humanite | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

En pleine réforme de l'école voulue par le ministre de l'Education Vincent Peillon, nous publions le témoignage qu'a adressé à l'Humanité.fr une institutrice de Bordeaux. Un texte qui campe bien les enjeux d'une vraie réfléxion sur ce que pourrait être l'école de demain.

 

"Institutrice, c'est mon métier, j'en ai longtemps été fière, du mot aussi: oui, dans les petites classes, on institue!

Puis, ce cadeau empoisonné de « professeur des écoles », alors, petit à petit, on s'est mis à professer, j'ai essayé d'échapper à ce mouvement, mais je ne suis pas sûre d'avoir entièrement réussi. Subrepticement, ce n'était plus l'enfant, mais l'élève qui était au centre des préoccupations de l'école, puis les acquisitions, soit! Et enfin les savoirs, les « compétences », transversales ou pas...petit à petit on a dû réduire l'enfant à une suite de cases à cocher, ça ne rentrait jamais; moi, en tout cas, je n'ai jamais pu faire rentrer les enfants dans des cases.

Un enfant qui apprend, il n'y a rien de plus beau, on le voit se développer, s'épanouir petit à petit, c'est lent, chez certains c'est extrêmement lent, mais ça avance, toujours! Je n'ai jamais rencontré un enfant « bête », j'en ai rencontré qui avaient besoin de temps et d'attention, ce qui n'est pas toujours possible au milieu d'une trentaine d'autres surtout si certains vont particulièrement mal... Et dans certains quartiers, la proportion est énorme d'enfants qui vont mal, parce que la famille va mal; qui manquent l'école parce que l'électricité est coupée, il faut aller quelques temps chez la grand-mère; les parents séparés qui sont forcés de vivre ensemble quand même, vu le prix des loyers; les familles déracinées, traquées, dont les enfants rêvent encore d'être français un jour et que l'on cache parfois...

 

Ensuite, au lieu de vouloir sans cesse réformer l'école primaire(l'histoire des rythmes est une vaste pantalonnade, qu'on m'explique en quoi, se lever aux aurores un matin de plus et se presser d'arriver à l'heure un jour de plus dans la semaine, va éviter la fatigue des enfants...il faut surtout que les parents travaillent moins et les récupèrent plus tôt pour pouvoir les coucher plus tôt, mais ça c'est une transformation de société...et ça n'est pas au programme!), il faudra aussi se pencher sur le collège qui a en gros les mêmes besoins que l'école primaire mais à qui on réduit encore plus les moyens....

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La pédagogie est-elle dématérialisable ? - Idées - France Culture

La pédagogie est-elle dématérialisable ? - Idées - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Ahh, que n’ai-je été étudiant en 2012 plutôt qu’en 1980 et quelques années… A l’époque, la technologie ne nous offrait pas grand-chose pour suivre notre scolarité sans passer par la case grand amphi : il fallait payer, un prix modique certes, mais payer tout de même, pour récupérer les cours magistraux sur des ronéos composés par des étudiants scrupuleux ou vénaux (ou les 2).

Etre étudiant aujourd’hui est tellement plus simple : il suffit d’être connecté. Internet a dématérialisé le savoir. L’université en ligne avance à petits pas : le lancement de FranceCulturePlus aujourd’hui symbolise bien la mutation qu’est en train de traverser le monde de l’éducation dans son ensemble, et l’enseignement supérieur en particulier (pour le sujet qui nous occupe ce soir).

Mutation aujourd’hui. Révolution dès demain. Il suffit de regarder ailleurs plutôt que dans le futur pour s’en convaincre. A l’étranger, des universités comme Stanford en Californie ont fait le choix de la démocratisation de l’enseignement en proposant une partie de leurs cours gratuitement sur internet : succès immédiat. En France, grandes écoles et universités peinent à suivre ce mouvement. Pas uniquement par manque de moyens. La culture numérique se diffuse lentement au sein de la communauté éducative. Peut-être par prudence, pas forcément excessive : après tout, il ne suffit pas d’avoir de nouveaux outils pour changer la manière d’enseigner, encore faut-il leur donner un sens.

« La pédagogie est-elle dématérialisable ? »...

 

Emission de 39 minutes.

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repenser l’évaluation de l’école ; une contribution pour alimenter la concertation « Refondons l’école de la république » | Les déchiffreurs de l’éducation

repenser l’évaluation de l’école ; une contribution pour alimenter la concertation « Refondons l’école de la république » | Les déchiffreurs de l’éducation | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

C’est en fait, la politique d’évaluation de l’École qu’il faut repenser, en s’efforçant de donner à cette politique, à la fois, une cohérence et une légitimité politiques fondées sur des valeurs explicites – évidemment différentes de celles que l’on a connues ces dernières années – et une cohérence et une légitimité techniques fondées sur des compétences scientifiques reconnues.

On ne doit pas penser séparément l’une et l’autre de ces cohérences et de ces légitimités : les finalités et les modalités d’usage d’un dispositif ou d’un outil d’évaluation devraient être envisagées, affichées et mises en place, en même temps que celui-ci.

Par ailleurs, repenser une politique implique que l’on tienne compte de la situation dont on part ; les discussions du « sous-groupe évaluation » font ressortir quelques points forts, parfois contradictoires à ce sujet.

 

Du côté négatif, nombreux sont ceux qui soulignent que l’évaluation « n’a pas bonne presse aujourd’hui » : elle a toujours fait peur à certains, qui la voient comme l’outil d’une mise en concurrence au sein du service public, d’une « marchandisation » de l’École.

Mais, de plus, les pratiques de ces dernières années ont plutôt aggravé ce sentiment, avec :

- une « évaluationnite forcenée » dont les finalités sont souvent restées obscures, ambigües ou vivement contestées ;

- des « évaluations-cautions » produisant des indicateurs destinés plus à justifier les politiques qu’à la réguler ;

- une appropriation de l’évaluation (de sa conception à son interprétation) par les responsables de la politique éducative, qui se sont ainsi érigés en juges et parties de leurs propres politiques ;..

 

On peut cependant noter des points positifs :

- il existe incontestablement des compétences reconnues au Ministère, tant à la DEPP – notamment en matière de statistiques publiques et d’évaluation standardisée des acquis élèves – qu’à l’Inspection Générale – ce qu’on a pu le constater lorsque le Ministre a rendu publics les rapports restés dans les tiroirs ces dernières années. Ces compétences sont différentes et devraient être complémentaires ;

- las critique des pratiques du gouvernement précédent a permis – à toute chose, malheur est bon – de débattre des modalités et des orientations à donner à une politique d’évaluation et des précautions méthodologiques et techniques à respecter en la matière. A titre d’exemple, on peut citer le rapport du HCE : les indicateurs relatifs aux acquis des élèves – Bilan des résultats de l’École – 2001 . Elle a notamment renforcé l’exigence d’une réelle indépendance des instances chargées de l’évaluation....

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Et si on sollicitait enfin l’avis des élèves ? - Educavox

Et si on sollicitait enfin l’avis des élèves ? - Educavox | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

« C'est l'intérêt des élèves, de tous les élèves, qui doit être au cœur des réflexions et des réformes du système éducatif. Cela implique de prendre en compte leurs besoins, leurs droits et leurs devoirs non seulement comme élèves, mais également en tant qu’enfants, pré-adolescents ou adolescents. »

 

Cette phrase est extraite du site du rapport sur la refondation de l’école, sous le titre de « Les élèves au cœur de la refondation ». Elle semble ne laisser aucun doute sur la haute importance que cette démarche estivale semblait accorder à éclairer la réflexion de tous les chantiers à l’aune des attendus de ces prolégomènes. Et pourtant…

Oui, et pourtant… À l’exception de la consultation formelle des syndicats étudiants, de la trilogie des syndicats lycéens, de quelques bien rares consultations des lycéens çà et là, élus sortants dans les CAVL⊃1; ou élus CVL⊃2;, les élèves n’ont pas globalement été, à titre individuel ou de manière collective, concernés ni consultés sur la refondation de l’école qui s’adresse pourtant bien à eux, si l’on en croit les lignes supra, de manière prioritaire.

Et pourtant, disais-je, pour avoir travaillé pendant plusieurs années en appui du CNVL⊃3;, je peux témoigner que ce ne sont pas les idées qui leur manquent, aux lycéens ! Ils en auraient presque même trop, m’ont parfois dit les cadres du ministère qu’ils consultaient ou entendaient porter le dossier qu’ils avaient en charge. On pouvait leur demander leur avis sur l’orientation, sur les programmes, sur les rythmes scolaires, sur le numérique, sur la réussite, sur le handicap, sur la valorisation de l’enseignement professionnel, sur le baccalauréat, sur les discriminations, sur la valeur de l’engagement… ils répondaient et répondent toujours présents ! Oh ! Bien sûr, les idées présentées, voire les projets élaborés sur les chantiers ci-dessus, n’étaient pas toujours ni très raisonnables ni très aisément réalisables — ils restaient à discuter et à négocier, à adapter aux réalités aussi — mais ils avaient au moins le mérite de la rupture et de l’innovation. Une manière de rompre avec un certain dogme ronronnant, avec le coconnage très tendance mais bien réel de « la grande maison »....

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Réforme des rythmes scolaires: trois syndicats réclament une table ronde | Humanite

Réforme des rythmes scolaires: trois syndicats réclament une table ronde | Humanite | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Dans une lettre com­mune adres­sée ce matin à Vincent Peillon, le Snuipp-FSU, le Se-Unsa et le Sgen-CFDT mani­festent leur désac­cord face aux pre­mières pro­po­si­tions du ministre concer­nant la réforme des rythmes sco­laires et réclament une table ronde réunissant des représentants des collectivités territoriales, des familles et des enseignants.

 

"S'il s'agit de construire un dispositif cohérent de la journée de l'enfant, il faut que les parties prenantes de ce dossier se parlent", estiment ces syndicats dans un courrier adressé ce lundi au Ministre de l'Éducation, Vincent Peillon. Lundi après-midi, le ministre devait rencontrer les représentants des collectivités territoriales, puis les représentants des personnels de l'Education nationale.

"Au cours des dernières semaines, vous avez entamé des discussions afin de revoir les rythmes scolaires à l'école primaire. Nous partageons avec vous l'idée qu'il faut repenser les temps et les contenus pédagogiques pour assurer la réussite des élèves. Néanmoins, vos premières propositions ne pouvaient pas susciter notre accord", écrivent les trois syndicats. "Toute modification des rythmes implique de repenser l'ensemble des temps scolaires, éducatifs et sociaux des élèves et en conséquence les temps de travail des enseignants afin de permettre pour tous un cadre d'apprentissage et de travail plus harmonieux", ajoutent-ils.

 

La question des rythmes "ne peut, à elle seule, être l'alpha et l'oméga de la réussite des élèves. Les dimensions pédagogiques de ce dossier doivent être traitées. Ainsi, cette réforme doit être accompagnée d'une redéfinition des dispositifs d'aide aux élèves, d'une révision des programmes, de nouveaux dispositifs d'évaluation des élèves", ajoutent les trois syndicats....

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A l'école des bureaucrates

A l'école des bureaucrates | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Comment enseigner face à l'obsession de l'évaluation? Avec humour, une professeure, Maya Goyet, se demande de quelle manière donner le goût de la culture aux enfants du Net.

 

Les ministres successifs de l'éducation endossent, sur le modèle des Village People, période YMCA, des costumes aussi voyants que séduisants. Subtils et soucieux d'à-propos, ils ont cependant renoncé au motard, à l'ouvrier ou au cow-boy. Ils leur ont préféré le hussard lunetté d'écaille qui parle en patois de la IIIe République, le directeur des ressources humaines à cravate moche qui cache sa joie de tout casser sous un pragmatisme erratique, l'artiste qui sauve les banlieues en subventionnant un échange avec une chorale moldave.

Faute de croire qu'ils peuvent faire grand-chose dans une situation qu'ils savent, sinon désespérée, du moins extrêmement préoccupante, ils nous font rêver ou pleurer. Mais pas évoluer. Ni avancer.

Les enseignants, il n'y a pas si longtemps, aimaient aussi prendre la pose : l'un se voulait pédago, s'habillait et parlait en conséquence ; l'autre s'aimait républicain, il en avait les lectures et les regrets. D'autres s'en fichaient : après tout, enseigner, c'est aussi un travail. Au milieu des gobelets à moitié vides, des éclairs de la photocopieuse, la salle des professeurs avait ses joutes, certes convenues, mais stimulantes et structurantes. Cela a bien changé.

Si ces débats existent toujours ils semblent aujourd'hui animés par des combattants qui ne sont pas sans ressemblance avec ces messieurs qui se déguisent en soldats napoléoniens pour aller rejouer, le dimanche matin, dans la gadoue périurbaine, la bataille de Wagram entre deux supermarchés. La conviction et la vraisemblance ne sont plus vraiment là...

 

Le professeur, dans cette perspective, ne doit plus se contenter d'enseigner. Il doit aussi, et surtout, renseigner. A tout bout de champ : cahier de textes, notes en lignes, validation des items. Le bon enseignant, c'est celui qui fait des diagrammes, des progressions, remplit des fiches, monte des projets, se lance dans le tout-numérique, remplit des cases, fait des synthèses, des appels d'offres, fait remonter l'info, connaît les protocoles, obéit aux chefs...

Il devient, avant tout, l'administrateur de son enseignement. L'air de rien, la bureaucratie que l'on croyait terrassée revient hanter le quotidien des professeurs sous la forme d'un contrôle a posteriori. Après tout, cela débarrasse le corps enseignant d'un sentiment de culpabilité qui le taraude et dont il ne sait que faire : le niveau des élèves, c'est à la fois de notre ressort et hors de notre portée. La technocratisation contribue à dissimuler l'état des classes...

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Thématique : L'éducation, avec Philippe Meirieu - Information - France Culture

Le projet de loi d’orientation et de programmation « sur la refondation de l’école » présenté par le Ministre de l’éducation nationale Vincent Peillon a été adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale le 19 mars. La loi prévoit une réforme de la formation des enseignants, avec la création, dès la rentrée 2013, des Ecoles Supérieurs du Professorat et de l’Education (E.S.P.E), qui prendront le relai des Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (I.U.F.M) mis en place en 1989 par la loi Jospin et supprimés en 2010 par la précédente majorité. Le candidat Hollande, qui a fait de la jeunesse sa priorité, s’était engagé à créer 60.000 postes d’enseignant sur cinq ans. La loi d’orientation et de programmation réserve deux tiers de ces postes au premier degré, dont elle fait la priorité pour « assurer l’apprentissage des fondamentaux et réduire les inégalités ». Le dispositif « plus de maîtres que de classes » prévoit la création de 7.000 postes dans les écoles primaires des zones difficiles. L’accueil des enfants de moins de trois ans sera en outre développé. Plusieurs mesures visant à « faire évoluer le contenu des enseignements » sont prévues, dont la mise en place d’une éducation au  numérique, la création d’un Conseil supérieur des programmes, l’introduction d’un enseignement moral et civique, l’enseignement d’une langue vivante étrangère dès le cours préparatoire. Le principe du collège unique est réaffirmé, à travers notamment l’abrogation de la loi Cherpion de 2011 qui autorisait l’apprentissage pour les jeunes à partir de 14 ans. Enfin, « une association plus étroite des collectivités territoriales à la gestion des établissements », de même que la « mise en place de projets éducatifs territoriaux » est envisagée. Le projet de loi ne modifie ni le statut des enseignants ni celui des établissements scolaires.

          La loi prévoit un « fonds d’amorçage » spécifique de 250 millions d’euros d’aide aux communes pour la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires. Afin d’alléger la journée de classe, le décret relatif à l’organisation du temps scolaire, publié au Journal Officiel le 26 janvier, prévoit pour l’école primaire le retour à la semaine de 4 jours et demi (supprimée en 2008), avec 5h30 de cours par jour (contre 6 actuellement), et 3 heures d’activités pédagogiques complémentaires par semaine. Parmi les 51 plus grandes villes de France, 17 ont choisi d’adopter la réforme dès la rentrée 2013, les autres - dont Marseille, Lyon et Lille - préférant reporter son application à 2014. Le 12 février, plus d’un professeur des écoles sur trois a fait grève pour protester contre cette réforme, à l’appel notamment du SNUipp-FSU, principal syndicat des enseignants du primaire....

 

Durée de l'émission: 59 minutes

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A quand l’éducation de nos spécialistes en enseignement ?

A quand l’éducation de nos spécialistes en enseignement ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Fonction régalienne par excellence, l’Education nationale n’en reste pas moins un des ministères qui ne trouve jamais ministre à son pied. Ainsi, fidèle à son habitude, à chaque changement de majorité, chaque gouvernement s’empresse de réformer, avec des projets souvent bien loin de la réalité du terrain.

Une n-ième réforme des rythmes scolaires

            Le projet d’une refonte totale des rythmes scolaires n’était pas une surprise, puisqu’annoncée de longue date par le candidat François Hollande au cours de sa campagne présidentielle. Pour autant, quelle ne fut pas la stupéfaction des Français suite à l’annonce du ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon, quant à son projet de réduire la durée des vacances d’été : de huit semaines aujourd’hui, elles passeraient à six semaines, réparties en deux zones distinctes, à l’horizon 2015. A l’image de Xavier Darcos, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, qui ne maîtrisait pas la « règle de trois », il semblerait que, là encore, notre ministre ne soit pas fidèle aux principes mêmes de la pensée philosophique, qui invite à s’interroger avant de prendre le risque de déclencher une nouvelle polémique.

Comment peut alors envisager la tenue d’un examen national comme le baccalauréat dans de telles conditions ? A moins que ce ne soit un indice supplémentaire en faveur de la mise en place d’un contrôle continu au lycée, plus favorable aux élèves mais surtout aux caisses de l’Etat : en effet, près de 50 millions d’euros1 par an sont consacrés à ces sacro-saintes épreuves.  La disparation du Baccalauréat entrera-t-elle dans un des prochains projets de loi de finances ?

 

Difficile de n’avoir pu le remarquer, ce bandeau publicitaire qui fleurissait un peu partout pour encourager les jeunes étudiants à s’inscrire au concours d’entrée dans l’enseignement. L’objectif était clairement affiché : recruter, pour la rentrée prochaine, près de 40 000 enseignants supplémentaires pour faire face à la politique de réduction du nombre de fonctionnaires du précédent gouvernement. S’il est un secteur dans lequel l’Etat se doit d’investir, c’est bien envers la jeunesse, mais à quel prix !...

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L'architecture scolaire - Information - France Culture

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Que nous dit l’architecture scolaire de l’école ?

De celle d’hier, d’aujourd’hui, de la manière dont l’institution perçoit le travail des enseignants et organise la vie des élèves ?

Dans "Surveiller et punir" Michel Foucault soulignait une proximité architecturale et conceptuelle entre la prison, la caserne et le lycée à la française.

Comment l’architecture contemporaine pense-t-elle ces espaces d’apprentissage et lieux de socialisation que sont les établissements scolaires ?

Les élèves sont-ils eux-mêmes consultés dans le choix de l'aménagement de leur collège ou lycée ? Non, en général c'est le Chef d'établissement qui est le "porte-parole" de la communauté scolaire dans ce choix.

Plusieurs points essentiels sont à prendre en compte dans la réalisation d'un nouvel établissement scolaire : Discours "sécuritaire" avant tout, mais aussi penser "l'espace". L'espace dicte la liberté, et il est important de "penser" la circulation à l'intérieur de cet établissement (pour éviter bousculades, incivilités, agressivité des élèves..) ; penser au mieux les espaces de pause et de détente aux inter-cours ou pendant les récréations : que ces espaces soient favorables au dialogue et l'échange de parole entre les élèves à l'intérieur de l'établissement comme à l'extérieur (prévoir plus de végétaton, un jardin "pédagogique", des jeux d'échecs extérieurs etc..) ; Le restaurant scolaire ou self : prévoir une salle-à-manger permettant le dialogue par petites tables, plutôt que de grands espaces sonores et fatiguants. Partout l'espace est important, et souvent on peut déplorer le manque d'innovation et d'inventivité dans la réalisation de ces nouveaux établissements scolaires. Ces lycées "nouvelle génération" devraient prendre exemple sur l'architecture innovante du Lycée d'Orestad au Danemark (cf lien ci-dessous avec photos)...

 

Durée de l'émission: 30 minutes.

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"Avant Vincent Peillon, c'était pire!"

"Avant Vincent Peillon, c'était pire!" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Cannabis, rythmes scolaires, vacances d'été... le ministre de l'Education nationale est devenu le "gaffeur" du gouvernement. Mais "au moins, il sait de quoi il parle" contrairement à ses prédécesseurs, juge notre contributeur Marc Serrand.

 

Est-ce une mode? Vilipender son projet de "refondation" de l'école, refuser sa réforme des temps scolaires, moquer son ton légèrement docte... J'ai l'impression que, ces derniers temps, tout est bon pour critiquer Vincent Peillon! Dernier épisode: sa sortie sur les vacances d'été. 

Rassurez-vous, je ne suis pas socialiste, ni enseignant. Je n'exprime donc pas ici un point de vue "partisan" -j'espère que vous ne m'en ferez pas le reproche! J'aimerais qu'on se rappelle un peu qu'il y a bien longtemps qu'on n'a pas eu un ministre de l'Education qui sait de quoi il parle. Et encore plus longtemps qu'on n'a pas eu un ministre qui aime l'école et les questions de pédagogie.  

J'ai lu hier soir un tweet qui m'a fait rire et je le cite: "Inviter Luc Chatel pour parler des rythmes scolaires, c'est comme inviter un coiffeur pour causer de plomberie" [l'ex-ministre de l'Education a d'ailleurs travaillé 12 ans chez l'Oréal, ndlr]. Et bien justement, il me semble qu'on a enfin un ministre qui aime ce dont il parle et sait de quoi "ça cause"... 

Il y a longtemps que le débat n'a pas volé si haut

Rappelons-nous Les enseignants de maternelle tout juste bons à changer des couches, c'est l'époque Darcos-Chatel! La suppression des IUFM, idem... La suppression du samedi matin pour laisser aux écoliers 144 jours d'école au lieu des 187 jours en moyenne dans l'OCDE, c'est eux encore, sous la férule de leur maître Nicolas Sarkozy. Cette dernière décision, on peut dire qu'ils l'ont prise rapidement. Après trois mois de consultation? Non! Trois semaines? Non plus. En trois jours, contre l'avis de tout le monde. Un "Münich pédagogique", avait commenté à l'époque l'historien de l'éducation Antoine Prost....

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La révolution numérique de l'éducation a-t-elle eu lieu? - Sciences - France Culture

La révolution numérique de l'éducation a-t-elle eu lieu? - Sciences - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

A quelques encablures de la Maison de la radio, porte Dauphine les Assises du numérique viennent tout juste de fermer leur porte. Pour cette cinquième édition, l’un des thèmes abordés a été : « De la craie à la tablette numérique : la révolution éducative ». La formulation révèle, peut-être, le fond du problème. La révolution de l’éducation par le numérique est souvent abordée par le biais du matériel. Les ordinateurs, les logiciels, les écrans, Internet ou Twitter seraient les acteurs de cette révolution. Or, la publication, cette semaine du résultat du projet SynergyNet, une expérience sur 400 élèves coûtant 15 millions d’euros menée en Grande-Bretagne pour évaluer l’impact des bureaux-écrans multitouch sur l’apprentissage des maths, est essentiellement axée sur l’organisation de la salle de classe autour de ces outils. Plus interactif, l’équipement de la salle de classe baptisée Star Trek, a permis d’enregistrer des progrès de 46% des élèves contre 16%, dans le même temps, avec les traditionnelles feuilles de papier. 

La révolution éducative naîtrait ainsi des modes d’apprentissages que la technologie rend possible. Et au cœur de ces modes d’apprentissage,  on trouve, bien entendu, le professeur, l’enseignant sans lequel rien n’est vraiment possible. Lors des Assises du numérique, installées au milieu de l’université de Paris-Dauphine, on pouvait apercevoir, par les fenêtres, des salles de classe strictement identiques à celles des années 1970. Le professeur, devant un tableau maniait la craie face à des élèves. La révolution de l’éducation a-t-elle eu lieu ici ? On peut tenter de répondre à cette question mais également s’interroger sur son sens véritable et sur ses réelles implications sur le système éducatif dans son ensemble. 

Où en est le système éducatif français dans cette révolution si souvent annoncée ?

Comment la France peut-elle se retrouver distancée dans la plupart des classements internationaux d’évaluation du niveau scolaire des élèves ?

Pourquoi les multiples expérimentations concluantes de nouvelles pédagogies exploitant les nouvelles technologies ne parviennent-elles pas à la généralisation ?

Quels sont les points de blocage qui pénalisent la France ?

Qu’attendent les enseignants pour franchir le pas ?

 

Durée de l'émission: 57 minutes.

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Rédaction sur le suicide au collège : de l’émotion, pas de prévention - Rue89

Rédaction sur le suicide au collège : de l’émotion, pas de prévention - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le professeur de français d'un collège de Charente, qui avait donné un sujet de rédaction sur le suicide à ses élèves de troisième, est provisoirement suspendu depuis lundi.

Ce mardi, plusieurs associations de parents et le syndicat Sud-Education Charente ont réclamé « le retour immédiat à son poste de l’enseignant ». Celui-ci est selon eux victime d’un déferlement médiatique « démesuré et inadapté ».

Cette histoire montre d’abord que le suicide reste un sujet délicat à aborder dans le cadre scolaire ; c’est pourtant la deuxième cause de décès chez les jeunes, et les programmes officiels de sensibilisation au phénomène en milieu scolaire sont quasiment inexistants. ...

En France, on recense près de 11 000 décès par suicide chaque année. Et nous détenons le record du taux de « passages à l’acte réussis » (sic) le plus élevé de l’Union européenne.

Mais si les médias se sont ainsi emparés de cette histoire, c’est peut-être parce qu’elle révèle le tabou qui entoure encore le suicide en France. Et notamment chez les jeunes : le suicide est la deuxième cause de décès chez les 15-24 ans (16%), derrière les accidents de la route.

Selon les derniers chiffres disponibles, on dénombrait 521 décès pour cause de suicide chez les moins de 24 ans en 2009.
Moins de moyens que pour la sécurité routière

En début d’année, l’association Phare enfants-parents (agrée par l’Etat) s’alarmait pourtant de ce que le budget alloué à la sécurité routière était trente fois plus important que celui destiné à la sensibilisation au suicide...
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Majda Maalal's comment, December 13, 2012 7:43 AM
Cet enseignant a eu raison d'évoquer le sujet du moment que les statistiques montrent que la france détient le record. C'est vraiment navrantde le punir pour avoir voulu faire son travail d'enseignant et éducateur.
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Sommet sur l'éducation supérieure: entre méfiance et optimisme | Grands Titres | Radio-Canada.ca

Sommet sur l'éducation supérieure: entre méfiance et optimisme | Grands Titres | Radio-Canada.ca | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La première rencontre thématique sur l'enseignement supérieur se poursuit vendredi à l'Université Laval, à Québec. Il y est question de la qualité de l'enseignement supérieur.

 

En ouverture de la première de quatre rencontres préparatoires, jeudi, le ministre de l'Éducation supérieure, Pierre Duchesne, a rappelé aux 150 participants qu'ils devaient être conscients que l'heure était maintenant au dialogue.

Cette rencontre et les trois suivantes doivent préparer le terrain pour le Sommet sur l'enseignement supérieur, qui aura lieu en février et qui vise à tourner la page sur le conflit étudiant du printemps dernier. Au coeur du débat : le financement des universités.

« Mobilisez-vous, oui, mais d'une autre façon. Il est temps de se parler et de travailler ensemble. La confrontation des idées doit avoir lieu, mais dans le respect, autour d'une table. » — Pierre Duchesne, ministre de l'Éducation supérieure.

 

Autour de la table, des représentants des associations étudiantes et des universités ainsi que des acteurs de la société civile. Après un printemps chaud comme celui qu'ont connu les Québécois, les différents acteurs du conflit devront mettre de l'eau dans leur vin, a prévenu le ministre Duchesne. « Les Québécois souhaitent que nous nous entendions. Ils ne veulent pas subir de nouveau l'instabilité et le chaos. »

Des deux côtés du spectre, les participants sont méfiants et ont de grosses attentes. Les associations étudiantes craignent que les dés soient pipés, puisque le gouvernement Marois s'est déjà prononcé en faveur de l'indexation des frais de scolarité. Du côté des recteurs, on craint que le sous-financement dont seraient victimes les universités, selon eux, soit passé sous silence....

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La réussite de l'école : une question de moyens ?

La réussite de l'école : une question de moyens ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
L'Éducation nationale représente le plus gros budget de l'État.

Comment sont répartis ces moyens ? Le sont-ils équitablement ? Sixième volet : reportage à l'école de Colembert, un village du Boulonnais.

 

Quel calme. Dans la classe de « monsieur Couliou », ce matin frileux, des enfants sages passent au tableau réciter leur poésie. Vingt-neuf écoliers - un double niveau CM1- CM2 - et pas un bruit. Sinon la musique des rimes, les bêlements de moutons égarés, au loin, dans la brume. Le pas du maître.

Le directeur est arrivé tôt ouvrir sa classe, la lumière, les ordinateurs, le rétroprojecteur et pousser le chauffage. Bienvenue au village de Colembert, dans la campagne boulonnaise, à l'école du XXIe siècle. Où les écrans rident un peu plus la vieille carte de France « relief-hydrographie ». Où lesnotebooks côtoient les trousses ventrues. Où le TBI, le tableau blanc interactif, a remplacé le tableau vert, poussé sur le côté. « Il sert encore », sourit le maître. Il y a noté, à la craie, d'une belle écriture, la date du jour, les devoirs de la veille.

 

Mais c'est au tableau numérique que s'affichent en un clic le texte sur le calcul de l'heure, la correction des soustractions. Le « crayon magique », capable tout à la fois d'écrire, gommer, tracer des traits droits, a remplacé la craie. Sous les doigts de la petite Lola, chiffres et retenues prennent vie avec dextérité. « Je ne me salis plus les mains », dit en riant Dominique Couliou. Et, plus sérieusement : «Ce tableau, c'est un ordinateur. Je peux accéder à tout, très vite. En maths, je peux faire des jeux, dans une leçon de grammaire, l'enfant va classer les mots dans un endroit... On peut faire du travail sur Internet, consulter des livres numériques. C'est très complet. Et encore, j'utilise pour l'instant peut-être moins de 10 % des possibilités. Le tableau a été installé pendant les vacances, il y a moins d'une semaine. »...

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Université : « une situation préoccupante et un échec massif » en licence

Université : « une situation préoccupante et un échec massif » en licence | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Sophie Morlaix, pro­fes­seure en sciences de l'éducation et Cathy Perret, ingé­nieure de recherche à l'université de Bourgogne, ont mené une recherche sur les effets du Plan Réussite en Licence (PRL) lancé en 2007 par Valérie Pécresse, alors ministre de l'enseignement supé­rieur. Entretien avec Sophie Morlaix.

 

Vous poin­tez des résul­tats "déce­vants" du PRL. Quelles sont les rai­sons de cet échec ?

Notre recherche met au jour une situa­tion pré­oc­cu­pante avec un échec mas­sif et des résul­tats moins bons, année après année. Cela pose un cer­tain nombre de ques­tions, notam­ment par rap­port au chan­ge­ment observé, sur six années, dans la struc­ture de la popu­la­tion étudiante arri­vant en L1 : la pro­por­tion de bache­liers non géné­raux aux résul­tats plus médiocres, c'est-à-dire avec moins de men­tion et sou­vent en retard, s'accroît. Autre pro­blème : il n'y a pas eu de consignes pré­cises d'application de ce plan qui défi­nis­sait des objec­tifs très géné­raux (réno­va­tion des conte­nus, mise en place d'un ensei­gnant réfé­rent pour chaque étudiant, accrois­se­ment du volume horaire...) et lais­sait les équipes péda­go­giques libres d'adapter ce plan en fonc­tion des situa­tions locales. Dans une note parue en 2010, l'Inspection Générale de l'Administration, de l'Education Nationale et de la Recherche (IGAEN) poin­tait déjà le fait que les uni­ver­si­tés éprou­vaient " de réelles dif­fi­cul­tés à iden­ti­fier les cré­dits PRL et à en assu­rer le suivi" et que l'application du plan était très inégale selon les universités....

 

...

S'intéresser aux pra­tiques péda­go­giques des ensei­gnants du supé­rieur pour­rait per­mettre de trou­ver des leviers pour amé­lio­rer la qua­lité du ser­vice éduca­tif. On s'y est très peu inté­ressé pen­sant qu'un bon cher­cheur est for­cé­ment bon ensei­gnant et bon péda­gogue. Quelques uni­ver­si­tés fran­çaises, dont l'Université de Bourgogne, s'intéressent de près à l'influence des pra­tiques péda­go­giques inno­vantes sur la réus­site. Tous les ensei­gnants du supé­rieur ne sont pas effi­caces de la même façon pour trans­mettre un mes­sage aux étudiants et compte tenu de l'hétérogénéité sco­laire et sociale du public accueilli, il faut réflé­chir à de nou­velles formes de trans­mis­sion du savoir, plus inno­vantes que le cours magistral.

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"Le "bon devoir, c'est celui que l'élève peut faire seul"

"Le "bon devoir, c'est celui que l'élève peut faire seul" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
A l'heure où le gouvernement veut supprimer les devoirs à la maison, Séverine Kakpo, chercheuse en sciences de l'éducation, a enquêté sur le sujet et émet des réserves.

 

Un travail de terrain d'une année environ que cette ex-professeure de lettres en Seine-Saint-Denis a mené, dans les quartiers populaires de la périphérie parisienne, auprès d'une vingtaine de familles dont les enfants sont scolarisés à la charnière de l'école primaire et du collège. Les résultats de ce travail ethnographique viennent étayer les données de l'Insee : loin du cliché sur la "démission parentale", les familles populaires ont foi en l'utilité des devoirs, s'investissent chaque soir - ou presque. Et si l'abolition des devoirs, officiellement interdits depuis 1956, n'était pas le véritable enjeu ?

 

Pour ou contre les devoirs : la question est récurrente dans le monde éducatif. Au printemps, la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) a appelé à quinze jours de "grève des devoirs", relançant les discussions sur un sujet dont le ministère de l'éducation nationale s'est, depuis, emparé. Qu'est-ce que ce débat dit de notre rapport à l'école ?

    Le débat est, selon moi, très mal posé. La formulation "pour" ou "contre" nourrit artificiellement des lignes de tension bien réelles. Politiques, enseignants, parents et chercheurs s'accordent à dire que tout processus d'apprentissage scolaire doit passer par une phase de travail personnel de l'élève, permettant la consolidation des notions abordées en classe. Personne ne propose de supprimer ce travail-là. La vraie question est : où ce travail doit-il être fait ? Revient-il à l'institution de le prendre en charge ? Ou bien est-ce du ressort des familles, que l'ont sait inégalement disposées en matière de ressources - matérielles, temporelles, éducatives, culturelles... ?

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Filles, garçons, une même éducation ? | La-Croix.com

Filles, garçons, une même éducation ? | La-Croix.com | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Alors que la lutte contre le sexisme dès l’enfance s’étend, que l’idéal d’une éducation « unisexe » séduit, les parents sont amenés à remettre en cause leur éducation trop stéréotypée… Jusqu’où ?

 

Nos filles et garçons sont-ils si différents? N’est-ce pas nous, parents, qui perpétuons les inégalités? Ces questions sont «dans le vent». La multiplication d’actions de lutte contre le sexisme incite parents et éducateurs à réfléchir sur les tenants et les aboutissants d’une éducation plus égalitaire.

Laquelle s’apparente aujourd’hui à une chasse ouverte à tous les stéréotypes liés au sexe. Encore faut-il comprendre ce que cette réalité recouvre. Véronique Rouyer, enseignante-chercheuse en psychologie du développement explique: «Ce qu’on appelle la “socialisation de genre” filles/garçons prend différentes formes, le modèle que représentent les parents (les enfants voient leur mère s’occuper davantage de certaines tâches et leur père de certaines autres), les pratiques éducatives différenciées (on encourage par exemple les filles à jouer à la dînette et les garçons au mécano). C’est aussi ce qu’on enseigne à l’enfant, ce qu’on lui dit, le fait qu’il adopte tel ou tel comportement plus ou moins conforme aux normes de genre.»...

 

Faut-il pour autant «forcer» le trait, comme s’y attelle une crèche de Saint-Ouen, en région parisienne, ayant pour ambition de ne faire «aucune différence» entre les filles et les garçons ? On y voit des petits garçons envoyés à l’atelier poupée, les filles marteaux en main qu’on aide à enfoncer de vrais clous.

Une pédagogie inspirée du modèle préscolaire suédois, qui cherche à transmettre des savoir-faire, mais aussi de valeurs, sans différencier les sexes (2).

Certains voient là un raccourci simpliste. «Attention à ne pas confondre la transmission de compétences et les “qualités humaines” comme la douceur ou la force», appuie Jenny Schuler, représentante de la fédération des AFC européennes (Associations familiales catholiques) et rapporteur de la conférence des OING (les organisations internationales non gouvernementales) au Conseil de l’Europe de 2004 à 2011, actuellement conseillère principale d’éducation dans un lycée public. «On a tendance à tout mélanger dans l’idée du “stéréotype”. Du coup, on s’entend souvent dire qu’il faut en finir avec l’idée du “petit garçon courageux” et de la “petite fille douce”. Oui, un garçon peut pleurer, un homme être doux, mais ne bousillons pas non plus la notion de “force”. L’éducation consiste au contraire à ordonner ces qualités, en apprenant au garçon à utiliser sa force au service du bien, et non pour la violence.» Force et domination n’allant pas forcément de pair....

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Pour la refondation de l'école : 31 - l'éducation artistique, culturelle et scientifique

Pour la refondation de l'école : 31 - l'éducation artistique, culturelle et scientifique | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

L’éducation artistique, culturelle et scientifique doit être pleinement intégrée avec l’adaptation et l’utilisation des ressources locales et Internet.

La première des conditions est l’accessibilité de l’information à caractère culturel au plus grand nombre.

Il faut diffuser les liens concernant sites reconnus comme pédagogiquement intéressants.

Il faut créer un cahier des charges pour les musées, centre de vulgarisation scientifique, lieu historique et autre lieu d’exposition à la culture « Grand Public ».

Ce cahier des charges permet :

- vérifier que les informations sont compréhensibles pour tous les publics. Cela demande un effort particulier de pédagogie et de connaissance des techniques de vulgarisation,

- avoir une attention pour replacer les expositions dans le contexte (historique ou métiers nécessaires),

- vérifier le caractère non sexiste des informations.

Il y a des progrès à faire dans de nombreux établissement de culture artistique ou scientifique, pour que les informations données soient utiles et accessibles à tous ceux qui ont acquis ce que j’ai appelé les fondamentaux de niveau 1 du collège.

La deuxième condition est de voir les cours de Sciences ou Histoire y compris de l’art comme ayant deux buts :

- l’acquisition de points de repères (événements ou connaissances scientifiques) en nombres limités pour lesquels l’enseignant utilisera des techniques de mémorisation dans la durée (y compris répétition) et qui devra être acquis par tous y compris par ceux qui maîtrisent insuffisamment la lecture, l’écriture et le calcul....

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