L'enseignement da...
Follow
Find tag "perspectives"
17.8K views | +8 today
L'enseignement dans tous ses états.
Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
Curated by Vincent DUBOIS
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Catherine Wihtol de Wenden : «L'émigration des jeunes diplômés devrait s'intensifier»

Catherine Wihtol de Wenden : «L'émigration des jeunes diplômés devrait s'intensifier» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
A l’occasion du Forum «Libé» de Rennes consacré au monde de demain, la politologue Catherine Wihtol de Wenden nous a donné son éclairage sur les perspectives migratoires de la France à l’horizon 2030.

 

La France s’inquiète de la fuite de ses cerveaux. Est-ce un phénomène qui risque de s’accentuer ?

Sans doute, s’il n’y a pas de reprise rapide sur le marché de l’emploi français. Il est difficile d’y entrer pour les nouveaux diplômés. Ces jeunes tentent donc leur chance à l’étranger, où en général, l’entrée se fait plus facilement. C’est un détour qui leur permet de booster leur CV. Toutefois, il est inutile d’être dramatique à ce propos : on a davantage à faire à un changement de mentalités qu’à un véritable exil de la jeunesse. Cette génération est née avec l’Europe, à leurs yeux, le marché du travail est européen et ils peuvent vivre dans les pays voisins sans se sentir expatriés.

Voit-on apparaître de nouvelles formes de mobilité ?

On assiste à un mouvement des retraités souhaitant vivre de leur pension au soleil dans des pays où la vie est peu chère. On voit aussi émerger ce qu’on appelle «le ryadisme», une pratique consistant à acheter des vieilles bâtisses dans des pays du Maghreb pour ensuite les louer. Beaucoup de Français partent développer le tourisme à l’étranger.

A l’inverse, va-t-on vers une intensification de l’immigration en France ?

Il y a actuellement 3,5 millions d’étrangers en France, et ce chiffre est resté fixe durant les vingt dernières années. Pourtant les arrivées ont continué, sous forme de regroupement familial, de réfugiés politiques ou de sans-papiers. Mais ce phénomène reste masqué car en parallèle, le flux de migrants est assimilé grâce aux naturalisations et à des retours au pays. Et cela continuera très certainement à l’avenir.

Est-ce que des nouvelles nationalités d’émigrés pourraient arriver dans les prochaines années ?

Traditionnellement, la France a connu des migrations provenant de Pologne, d’Italie, puis d’Afrique noire ainsi que du Maghreb. Cependant, ces dernières années, on a assisté à une diversification de l’immigration. Et cette diversification devrait s’accélérer. On assiste à l’arrivée de Pakistanais, d’Egyptiens ou de Bangladeshis....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

A quand l’éducation de nos spécialistes en enseignement ?

A quand l’éducation de nos spécialistes en enseignement ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Fonction régalienne par excellence, l’Education nationale n’en reste pas moins un des ministères qui ne trouve jamais ministre à son pied. Ainsi, fidèle à son habitude, à chaque changement de majorité, chaque gouvernement s’empresse de réformer, avec des projets souvent bien loin de la réalité du terrain.

Une n-ième réforme des rythmes scolaires

            Le projet d’une refonte totale des rythmes scolaires n’était pas une surprise, puisqu’annoncée de longue date par le candidat François Hollande au cours de sa campagne présidentielle. Pour autant, quelle ne fut pas la stupéfaction des Français suite à l’annonce du ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon, quant à son projet de réduire la durée des vacances d’été : de huit semaines aujourd’hui, elles passeraient à six semaines, réparties en deux zones distinctes, à l’horizon 2015. A l’image de Xavier Darcos, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, qui ne maîtrisait pas la « règle de trois », il semblerait que, là encore, notre ministre ne soit pas fidèle aux principes mêmes de la pensée philosophique, qui invite à s’interroger avant de prendre le risque de déclencher une nouvelle polémique.

Comment peut alors envisager la tenue d’un examen national comme le baccalauréat dans de telles conditions ? A moins que ce ne soit un indice supplémentaire en faveur de la mise en place d’un contrôle continu au lycée, plus favorable aux élèves mais surtout aux caisses de l’Etat : en effet, près de 50 millions d’euros1 par an sont consacrés à ces sacro-saintes épreuves.  La disparation du Baccalauréat entrera-t-elle dans un des prochains projets de loi de finances ?

 

Difficile de n’avoir pu le remarquer, ce bandeau publicitaire qui fleurissait un peu partout pour encourager les jeunes étudiants à s’inscrire au concours d’entrée dans l’enseignement. L’objectif était clairement affiché : recruter, pour la rentrée prochaine, près de 40 000 enseignants supplémentaires pour faire face à la politique de réduction du nombre de fonctionnaires du précédent gouvernement. S’il est un secteur dans lequel l’Etat se doit d’investir, c’est bien envers la jeunesse, mais à quel prix !...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Geneviève Fioraso veut remodeler l'offre universitaire

Geneviève Fioraso veut remodeler l'offre universitaire | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Gouvernance, offre de formation, recherche : la ministre de l'enseignement supérieur dévoile au "Monde"  les grands axes de sa future loi.

 

C'est la dernière ligne droite. Geneviève Fioraso, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, peaufine son projet de loi sur l'université et la recherche qu'elle espère le "plus consensuel possible". Première en France, cette loi, qui sera présentée en mars en conseil des ministres, traitera à la fois de l'éducation et de la recherche. "L'enseignement supérieur et la recherche sont indissociables. La plus-value de l'université, c'est la recherche", souligne-t-elle.

Alors que Jean-Yves Le Déaut, député PS (Meurthe-et-Moselle) et rapporteur de la future loi, a remis lundi 14 janvier au premier ministre, Jean-Marc Ayrault, les conclusions de sa mission de préfiguration de la loi, Geneviève Fioraso détaille pour Le Monde son projet.

Trop foisonnante, souvent illisible, l'offre de formation devra être simplifiée. "Il faut en finir avec la jungle des formations, explique la ministre. Il y a 2 231 licences professionnelles et 1 420 licences générales avec des intitulés hyperpointus, souvent incompréhensibles pour les jeunes." Objectif : diviser le nombre de licences par 15 pour parvenir à une nouvelle nomenclature nationale d'une centaine d'intitulés de licences générales par grands domaines. Les licences professionnelles, discutées avec les organisations professionnelles, ne devraient pas être touchées. Les masters (1 400 mentions et 6 000 spécialités) seront eux aussi simplifiés. Afin de mettre un terme à la multiplication des diplômes, seuls ceux figurant dans la nouvelle nomenclature nationale pourront être délivrés par les universités accréditées.

 

La ministre souhaite également favoriser la réussite des bacheliers professionnels et technologiques exclus des filières pourtant créées pour eux (IUT et STS). Ils seront donc désormais "prioritaires" pour y accéder. Il reviendra aux recteurs de faire appliquer la loi...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Japon : le ministère de l’Education promet du travail à 63% des futurs diplômés de mars 2013

Japon : le ministère de l’Education promet du travail à 63% des futurs diplômés de mars 2013 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Quelque 63% des étudiants japonais qui achèveront leur cursus universitaire en mars 2013 dans l’espoir de travailler ont déjà une promesse d’embauche à la sortie, un niveau en progression pour la deuxième année de suite, a annoncé mardi le ministère nippon de l’Education.

Au Japon, les étudiants d’université ou d’une école spécialisée partent à la chasse au travail un an ou plus avant l’issue de leurs études. La compétition pour acquérir les meilleurs postes est extrêmement rude.

Tous les prétendants assistent à de nombreuses présentations d’emplois offerts par les entreprises et passent de multiples entretiens. La sélection se fait non seulement sur les compétences propres de chacun mais aussi sur l’établissement et la section dont il est issu.

Parallèlement, les sociétés définissent chaque année un quota d’embauche de frais émoulus des campus qui entrent généralement en fonction le 1er avril.

L’étude régulière du ministère a montré une remontée du taux de 3,2 points de pourcentage à la date du 1er octobre, marquant la deuxième année de progression après un creux imputé à la crise financière internationale de 2008-2009. Le rebond actuel est en partie dû aux besoins pour la reconstruction après le séisme et le tsunami ravageurs du 11 mars 2011.

Les enquêtes sur le taux de promesses d’embauche sont réalisées tous les premiers octobre, décembre, février et avril auprès de quelque 5.000 étudiants d’une soixantaine d’universités publiques et privées.

Environ 556.000 étudiants d’université achèveront leur cursus en mars prochain et 425.000 espèrent travailler immédiatement après...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Exclusif: 4 personnalités françaises prennent la défense du programme Erasmus

Exclusif: 4 personnalités françaises prennent la défense du programme Erasmus | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
ERASMUS - Nous espérons que les budgets Erasmus pour 2012-2013 suffiront à tenir les promesses faites aux étudiants sur la base d'engagements déjà approuvés.

 

La jeunesse de l'Europe est très durement touchée par la crise économique. Le nombre de jeunes chômeurs de 15 à 24 ans a augmenté de moitié depuis le début de cette crise et, aujourd'hui, un jeune Européen sur cinq (soit plus de cinq millions de personnes) est sans emploi. Cela ne peut plus durer. Nous ne pouvons nous permettre une génération perdue.

L'éducation et la formation doivent être au cœur de la réponse de l'Europe à une telle situation. Toute société civilisée se doit d'investir dans l'avenir de ses jeunes afin que ceux-ci puissent jouer pleinement leur rôle en tant que citoyens actifs, trouver un travail valorisant et mener une vie épanouissante. Une bonne éducation est fondamentale car notre jeunesse se prépare à vivre dans un monde en mutation accélérée, et de plus en plus mobile, interdépendant et multiculturel.

Au cours des vingt-cinq dernières années, Erasmus, programme de l'Union européenne très apprécié, a permis à près de trois millions de jeunes Européens d'étudier à l'étranger. Plus récemment, il a été étendu aux stages à l'étranger. Toute une génération a ainsi appris ce que cela signifie de vivre et de travailler avec des personnes d'une autre culture et a pu développer les compétences et la polyvalence indispensables pour s'adapter au marché du travail moderne. Il s'agit là d'une génération qui est parvenue à obtenir certains des emplois les plus attrayants...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Présidentielle américaine : l'éducation en souffrance

Présidentielle américaine : l'éducation en souffrance | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
M. Romney en fait une priorité, tout en annonçant une coupe dans les dépenses. M. Obama veut mettre l'accent sur les formations scientifiques.

 

Les universités américaines sont au sommet, selon le classement 2012 de Times Higher Education : sept d'entre elles et trois britanniques figurent dans le top 10. Le California Institute of Technology conserve sa première position, suivi à égalité de l'université d'Oxford, au Royaume-Uni, et de l'université américaine Stanford. Harvard se classe au quatrième rang. Les Etats-Unis dominent le classement, avec 76 des 200 meilleurs établissements. Cependant cette domination masque le fait que de nombreuses universités américaines (51) ont perdu des places. Et les candidats passent sous silence le sujet lorsqu'ils sont en campagne.

Pour Barack Obama, le programme de réduction du déficit sans augmentation d'impôt de Mitt Romney entraînera une réduction drastique des dépenses dans l'éducation. "Si vous avez une approche aussi déséquilibrée, cela signifie que vous allez tailler à la hache dans nos investissements dans les écoles et l'éducation", lui avait dit M. Obama, lors de leur premier débat en face à face à Denver, au Colorado.

Barack Obama veut investir dans les programmes d'enseignement et de formation professionnelle, avec pour objectif de parvenir à la première place mondiale en termes de nombre de diplômés du supérieur d'ici à 2020. Il veut former et recruter cent mille enseignants de matières scientifiques. Le montant des prêts universitaires (Pell grants) a été doublé et l'Etat – et non les banques – est le seul interlocuteur des étudiants. Le remboursement de ces prêts ne doit pas dépasser 10 % du revenu des étudiants qui commencent à travailler.

Mitt Romney a fait de l'éducation une de ses cinq priorités, mais ne donne pas de détails : il a dévoilé un plan intitulé "A Chance for Every Child" (Une chance pour chaque enfant), qui permet aux parents de choisir les établissements, de leur demander des comptes et fait en sorte que des professeurs qualifiés soient affectés à chaque classe. Il veut aussi développer l'enseignement professionnel, et simplifier le système d'aides pour les étudiants. Il propose le relèvement des quotas de visas pour les étudiants étrangers hautement qualifiés. Pour lui, l'éducation est du ressort des Etat, et le gouvenement fédéral doit seulement s'occuper de l'évaluation des enseignants....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

L'enseignement primaire en Inde - AboutKidsHealth

L'enseignement primaire en Inde - AboutKidsHealth | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Apprenez-en davantage sur les faibles taux d'enseignement primaire en Inde et sur la difficulté de s'assurer que chaque enfant puisse aller à l'école. De nombreuses raisons complexes sous-tendent cette difficulté.

 

Le Forum mondial sur l'éducation, tenu en 2000, a fixé un objectif ambitieux : l'enseignement primaire universel d'ici 2015. On reconnaît qu'il est important d'éduquer tous les enfants jusqu'au début de l'âge adulte car cela amène de nombreux effets positifs considérables : une meilleure santé familiale, un taux de naissances moins élevé, une productivité plus élevée, des revenus plus élevés, et une meilleure économie pour le pays dans l'ensemble. Cependant, autour du monde, plus de 115 millions d'enfants en âge de fréquenter l'école primaire ne vont pas à l'école.La constitution de l'Inde appuie le droit à l'enseignement universel jusqu'à l'âge de 14 ans et vise depuis longtemps que tous les enfants de 6 à 14 ans bénéficient d'études gratuites et obligatoires. Cependant, l'Inde demeure un pays de contradictions. Malgré une économie vibrante et en émergence ainsi que d'excellents collèges qui produisent des professionnels de haut calibre, l’Inde n’a pas encore atteint ses objectifs en matière d'enseignement primaire.

Environ 20 % des enfants indiens de 6 à 14 ans ne sont pas inscrits à l'école. Même parmi les enfants inscrits, le taux de présence est bas et 26 % des étudiants inscrits à l'école primaire cessent de fréquenter l'école avant la cinquième année. La situation est encore pire dans certains secteurs de la population : les pauvres, les habitants des régions rurales, les filles, et ceux qui vivent dans certains États, comme le Bihar et le Rajasthan...

more...
oliviersc's comment, September 27, 2012 10:00 AM
Partagé ici : http://seenthis.net/messages/88975
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Le gouvernement envisage la fin de la gratuité des classes prépas

Le gouvernement envisage la fin de la gratuité des classes prépas | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Selon les informations du "Monde", le ministère de l'enseignement supérieur veut ouvrir cette piste au nom de la justice sociale.

 

La formation la mieux encadrée, la plus onéreuse par étudiant pour l'Etat, celle qui ouvre les portes des très grandes écoles et, du même coup, les postes les plus en vue du pays est gratuite. Aucun droit d'inscription n'est demandé aux étudiants en classe préparatoire aux grandes écoles, quand l'inscrit à l'université s'acquitte de 181 euros.

Selon nos informations, ce privilège, le gouvernement envisage de le supprimer, du moins pour ceux qui ne sont pas boursiers. "C'est une piste à étudier, confie-t-on dans l'entourage de Geneviève Fioraso, ministre de l'enseignement supérieur. Elle le sera sans doute en début d'année prochaine." De même source, on confie qu'il y a là une question d'"équité": "Il faut que toute personne entrant dans le postbac se trouve dans la même situation."

L'aspect financier n'est évidemment pas indifférent dans un contexte de surendettement de l'Etat. Cette mesure peut rapporter quelque 9 millions d'euros si les familles s'acquittent des 181 euros demandés à chaque étudiant qui s'inscrit en licence à l'université. Et 13 millions d'euros si les droits d'inscription étaient alignés sur ceux payés par les étudiants en master, soit 250 euros. A ces économies publiques pourraient s'ajouter 16millions d'euros en faisant payer 181 euros aux étudiants de section de technicien supérieur (STS), classes préparant aux brevets de technicien supérieur (BTS), qui pourraient aussi être concernés...

 

Le gouvernement ouvre ce dossier au nom de la justice sociale. Les 79 000 élèves de classe préparatoire publique, issus du long écrémage du système éducatif, appartiennent plus que d'autres aux classes sociales aisées: 51 % sont enfants de cadres et professions intellectuelles supérieures (contre 30,6 % à l'université) et 6,3 % seulement d'ouvriers (contre 10,4 %). Un quart d'entre eux seulement sont boursiers de l'enseignement supérieur (contre 35 % à l'université)....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Elections au Québec : «Un choc pour les étudiants»

Elections au Québec : «Un choc pour les étudiants» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La très courte victoire du Parti québécois face aux Libéraux aux législatives révèle la division de la société québécoise, souligne le sociologue Eric Pineault.

 

Le Parti québécois reprend la main dans la province francophone. Cette formation souverainiste de centre gauche a remporté les législatives de mardi. Jean Charest, Premier ministre qui a tenu une ligne dure cette année face aux étudiants mobilisés contre la hausse des frais de scolarité, laisse le poste qu'il occupait depuis 2003 à Pauline Marois. Mais il limite la casse.

Avec 54 sièges au Parlement, contre 50 pour les Libéraux, la nouvelle Première ministre, dont le programme de centre gauche était ambitieux, n'aura que très peu de marge de manœuvre, nuance Eric Pineault, professeur au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal.

 

La victoire du Parti québécois a-t-elle de quoi surprendre ?

      Ce qui me surprend surtout, c’est que le Parti libéral, arrivé en deuxième position, ait si bien résisté, y compris à Montréal où la mobilisation contre la hausse des frais de scolarité a été la plus dure. A Laval, une banlieue du nord de Montréal plutôt classe moyenne, le vote pour les Libéraux a été massif. Ce sont les parents des manifestants ! Pour les étudiants, il y a un effet de choc. Portés par l'ampleur des manifestations et l'entre-soi des réseaux sociaux, ils pensaient avoir infligé un sérieux coup aux Libéraux. Ce résultat, qui montre qu'une partie de la société québécoise continue à se reconnaître dans le parti libéral, les oblige à une prise de conscience sur la division de la société. Ce qu’ils pensaient être un consensus n’en était pas un.

Je crois qu’on a aussi sous-estimé l’impact de la couverture de la mobilisation par la presse traditionnelle de droite, qui présentait les manifestants comme des vandales. Ce message a porté auprès d’une partie de la population.

...

Quelle position devrait tenir le Parti québécois sur la hausse des frais de scolarité ?

Il devrait, comme il s’y est engagé, abroger la loi 78, [qui limite fortement le droit à manifester, ndlr] et indexer les frais de scolarité sur l’inflation. Mais il n’est pas certain qu’il puisse y arriver, avec deux partis de droite en face au Parlement. Il devra aussi compter avec les recteurs des universités. La hausse des frais enclenchée par les Libéraux se fondait sur deux forces distinctes. D’abord, la volonté d’un changement de culture, d’en finir avec le modèle de la gratuité, du tout social. Mais aussi sur un consensus chez les recteurs des universités québécoises autour de cette source de revenus qui a pour eux l’avantage, par rapport aux autres financements, d'être discrétionnaire. Augmenter les frais leur donne plus d’autonomie dans le management de leurs universités. Ce deuxième aspect du débat reste ouvert, et la lutte, menée jusqu'ici dans la rue, va peut-être se déplacer dans les salons bourgeois...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

A quoi ressemblerait la vie en réalité augmentée ?

A quoi ressemblerait la vie en réalité augmentée ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Deux étudiants israéliens ont imaginé ce que serait notre quotidien si l'on portait des lentilles permettant de superposer une interface virtuelle à notre vue.

 

Vous pourriez vous balader sur les réseaux sociaux, obtenir des rappels de rendez-vous, voire recevoir des informations sur ce qui reste dans votre frigo, le tout directement depuis votre rétine.

A mi-chemin entre le fantasme technologique de la réalité augmentée et le cauchemar orwellien (regardez la vidéo jusqu'au bout), Sight met également en lumière une autre tendance actuelle : celle de la "ludification". Avec de telles lentilles, tout devient un jeu, depuis la découpe des concombres... jusqu'à la drague.

 

Durée de la vidéo:7'50".

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

L'historien de l'éducation Antoine Prost pour la suppression de la semaine de quatre jours à l'école - Lagazette.fr

Antoine Prost, historien de l'éducation, attend du futur président de la République qu'il supprime la semaine de quatre jours à l'école primaire et qu'il rétablisse une formation des enseignants à partir des stages, en veillant à une bonne gouvernance du système éducatif....

 

La priorité numéro un, c’est d’en finir avec la semaine de quatre jours dans le primaire. Il n’y a pas de mystère, cet enseignement ne peut pas être efficace : avec 140 jours de classe, contre 180 à 200 dans les autres pays, on est nécessairement perdants.
Et on ne peut pas organiser l’enseignement en faisant l’impasse complète sur les possibilités réelles d’attention et d’acquisition des savoirs des élèves de 6 à 11 ans.
C’est une entreprise de démolition de l’école : on continue à soigner les cancers avec de l’aspirine.

Sur le constat, tout le monde est d’accord. En 2002, un rapport des inspections générales concluait que la semaine de quatre jours était la pire des solutions. Or, c’est précisément ce qui a été fait !
Vous n’avez pas une entreprise qui, ayant commandé un rapport d’audit interne, fait le contraire de ce qu’il propose. C’est un mode de gouvernance insensé ! Pour moi, le plus efficace, ce serait 5 jours à 5 heures par jour.

La deuxième priorité, c’est de rétablir une formation des maîtres à partir des stages, mais cela suppose des créations de postes. François Bayrou, qui affiche cette volonté sans créer de postes, je ne sais pas comment il fait...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Education : face au manque de moyens et d'autorité, quel avenir pour les profs ?

Education : face au manque de moyens et d'autorité, quel avenir pour les profs ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
L'enseignant actuel a mûri et s'est adapté à son environnement au rythme des changements imposés par l'évolution des mentalités de consommation.

Il s'est affranchi du progrès, l'a domestiqué afin de préparer ses classes à voler de leurs propres ailes. Son œil périphérique, sa curiosité professionnelle lui permettent de s'insérer dans ce petit pourcentage du peuple qui comprend ce qui se passe. Sueurs froides assurées, mais soulagement de ne pas se sentir ignorant et espoir de pouvoir peser. Peser sur les échéances politiques, sur les choix culturels ou sur les désirs de la population.

De par son contact privilégié avec ses élèves, avec les parents de cultures différentes et d'origines variées, il est en haut de la souffrance sociale, sorte de buvard qui absorbe les turpitudes de la société actuelle. En fin de course de la conscience collective, il est positionné en redresseur de torts éducatifs autant qu'en laissé pour compte de la reconnaissance de la République...

...Tout a changé ! Il est devenu dépendant d'un système qui le contraint à servir sans gloire. Le professeur est lié par un contrat moral à la destruction du système scolaire qu'il anime. À ce titre, il devient corvéable à merci, complice du glissement du service public vers la libéralisation de l'accompagnement des jeunes et surtout lié poings et pieds à une administration qui le pousse, tel un pion, se tenant prêt à être sacrifié sur l'autel de l'intérêt supérieur...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

L'éducation populaire, un enjeu de société

L'éducation populaire, un enjeu de société | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

«Une politique d’émancipation individuelle et collective demeure indispensable et d’actualité», affirment les députés Annick Girardin (PRG) et Michel Ménard (PS). Pour préserver le modèle associatif, structure sous-jacente de l'éducation populaire, ils préconisent un engagement fort de l'Etat, soutenu par les collectivités territoriales.

 

La situation l’impose, il faut se réengager dans une politique ambitieuse d’éducation populaire. Notre société est en profonde mutation. Cela se traduit par une crise économique, financière et sociale. Mais cette mutation s’accompagne aussi d’un déficit éducatif, culturel, démocratique, citoyen. Les illettrismes, les dépendances, les aliénations d’aujourd’hui ne sont certes plus celles d’hier, mais une politique d’émancipation individuelle et collective demeure indispensable et d’actualité...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

L'éducation supérieure se mondialise peu à peu

L'éducation supérieure se mondialise peu à peu | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

L'université du Zhejiang, une des cinq principales universités du pays, va établir un campus à Londres, la dernière indication que les universités chinoises se mondialisent peu à peu.

L'université et l'Imperial College London ont signé plus tôt ce mois-ci un protocole d'entente pour stimuler la collaboration universitaire.

« Tous les deux vont explorer la faisabilité d'établir des installations dans le nouveau campus occidental de l'Imperial College pour y avoir des activités scolaires communes. C'est une occasion passionnante », a déclaré Song Yonghua, vice-président de l'université du Zhejiang.

Les détails de la coopération n'ont pas encore été fixés, a indiqué M. Song.

L'université de Hangzhou, capitale de la province du Zhejiang, compte environ 44 000 étudiants, dont la moitié sont des étudiants diplômés. Elle a lancé bon nombre de projets communs avec des universités de renommée internationale.

L'éducation est souvent perçue comme un aspect important de la puissance de conviction d'un pays, a indiqué Liu Baocun, président de l'Institut d'éducation internationale et comparée de l'Université normale de Beijing.

« Établir un campus à l'étranger et développer la recherche universitaire vont donner des résultats plus positifs que les instituts Confucius », a dit M. Liu.

Environ 23 000 étudiants de l'étranger ont reçu des bourses du gouvernement chinois en 2012, et le nombre continuera d'augmenter dans les années à venir...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Maternelle dès deux ans : priorité aux zones défavorisées

Maternelle dès deux ans : priorité aux zones défavorisées | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le ministère de l'Education a publié ce matin une circulaire pour renforcer l'accueil des tout-petits à l'école et «favoriser la réussite scolaire».

 

Promesse de campagne numéro 37 du candidat François Hollande, la relance de la scolarisation des enfants de moins de trois ans est en marche. Le ministre de l’Education Vincent Peillon a publié ce mardi une circulaire sur le sujet (voir ci-dessous). Objectif : tripler le nombre de tout-petits dans les écoles maternelles des zones défavorisées d’ici à 2017. 3 000 postes seront créés à cet effet, afin de «favoriser la réussite» des enfants dont «la famille est éloignée de la culture scolaire».

Comment la situation a-t-elle évolué ces dernières années ?

«La circulaire Peillon représente un virage à 180 degrés», note Françoise Cartron, sénatrice PS de Gironde, auteure d’une proposition de loi pour sanctuariser l'école maternelle. Depuis plus d’une décennie, les chiffres de scolarisation des moins de 3 ans se sont effondrés. 34,5% des enfants des 2-3 ans allaient à l'école en 2000. En 2011, ils n'étaient plus que 13,6%. «L'école maternelle est devenue la variable d’ajustement des réductions d’effectifs», analyse Françoise Cartron. Entre 2007 et 2012, 80 000 postes ont été supprimés dans l’Education nationale, dont une bonne partie dans le primaire.

Au-delà de cette question de moyens, les professionnels du secteur déploraient le mépris du précédent gouvernement. En 2008, le ministre de l’Education Xavier Darcos s'était illustré par cette charge contre l'école maternelle : «Est-ce qu’il est vraiment logique (…) que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? Je me pose la question.»...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Peillon dévoile sa stratégie pour le numérique à l'école

Peillon dévoile sa stratégie pour le numérique à l'école | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le ministre de l'Education, qui détaillera ses mesures ce jeudi après-midi, met d'ores et déjà l'accent sur l'accès aux ressources numériques et la formation des enseignants.

Le ministre de l’Education, Vincent Peillon, a déclaré jeudi que sa stratégie pour le numérique à l'école était «globale», avec le raccordement des zones rurales au très haut débit, l'équipement, la maintenance, la formation des profs et la production de ressources pédagogiques.

«C’est une stratégie globale que nous mettons en place pour le numérique», a affirmé sur France Inter le ministre, qui présentera sa stratégie numérique jeudi après-midi. «Cela va du raccordement au très haut débit des écoles rurales, avec la mobilisation de la Caisse des dépôts, à l'équipement et la maintenance, confiée dans la future loi sur l'école aux collectivités locales», a-t-il précisé.

«Mais la grande difficulté française, parce qu’il y a eu une quinzaine de plans (...), c’est plutôt les usages du numérique», a-t-il souligné. «On a deux choses à faire, des ressources numériques accessibles pour tous, c’est ce que nous sommes en train de faire», avec notamment un service public de soutien pour les enfants de 6ème dans les zones en difficulté dès septembre 2013, «et la formation des enseignants», qui «utilisent le numérique chez eux pour préparer les cours», «souvent pour être en relation avec les parents, mais ils ne peuvent pas l’utiliser dans la classe, car on ne les a pas formés à le faire, le grand retard français est là»...
more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Le défi planétaire des « bâtisseurs d’école » (2) : l’émergence du droit à l’éducation

Le défi planétaire des « bâtisseurs d’école » (2) : l’émergence du droit à l’éducation | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le défi planétaire des « bâtisseurs d’école » (2) : l’émergence du droit à l’éducation...

 

La question de « l’éducation pour tous » – comme le programme du même nom (EPT) - et de sa progression dans le monde est parfois difficilement intelligible. Elle implique en effet un enchevêtrement de structures et de sigles parmi lesquels l’observateur ou le simple curieux est vite perdu : ONU, Unesco, Unicef, Campagne mondiale pour l’éducation (CME), Partenariat global pour l’éducation…Chacune de ces appellations correspond à un mode d’organisation, un niveau de responsabilité et une histoire propres. Mais il existe un fil conducteur, qui relie cet ensemble diversifié : c’est l’émergence du droit à l’éducation, lequel ne peut être compris qu’à l’échelle historique, en le situant dans la (très) longue marche du droit international.

Le « droit à l’éducation » n’est pas un slogan mais partie intégrante – comme on l’ignore souvent – des droits de l’homme (appellation française) ou droits humains (human rights, appellation internationale désignant exactement le même corpus). Ces droits sont reconnus par la communauté internationale et consignés dans ses grands textes de référence, à commencer par le plus important de tous : la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

Les amis des dictatures se font un plaisir de dénoncer dans l'universalisme humaniste une « prétention » occidentale d'essence néo-coloniale, mais sous un autre angle la réalité même d’un « droit international » peut être contestée : certains diront qu’il s’agit d’une illusion, qu’il n’y a pas en l’occurrence de « droit », seulement d’impitoyables rapports de forces. Ce ne sera pas faux, à ceci près que le droit, effectivement, est une construction sociale et qu’entre sa proclamation et sa réalisation, il y a tout l’espace du politique...

 

Mais il y faut surtout de la volonté. De même qu’il n’y a pas de liberté sans exercice de la liberté, aucun droit ne vit sans qu’on le fasse vivre. Les droits de l’homme ne sont pas, n’ont jamais été et ne seront jamais de l’ordre du seul discours : ils se façonnent, se construisent, se mettent en œuvre. Au besoin ils s’arrachent. La réalité oblige à dire qu'ils se bafouent aussi.

Autrement dit, ces textes, justement appelés fondamentaux, ne dessinent que des fondations, mais l’édification reste de l’ordre du politique. Ils n’ont pas, au départ, valeur contraignante. Leur puissance symbolique et leur autorité morale n’est pas directement productrice de « droit », au sens de ce qui est garanti par la loi et dont chacun peut se prévaloir devant un tribunal. Mais elle amorce, indéniablement, une évolution en ce sens. C’est le cas, par exemple, pour la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), adoptée le 20 novembre 1989 par l’assemblée générale des nations unies, au terme de dix ans de négociations entre Etats....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Inde: améliorer le système éducatif, clé de voûte de la prospérité

Inde: améliorer le système éducatif, clé de voûte de la prospérité | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Et si les réformes économiques n'étaient pas la seule clé de la croissance ? L'Inde, en quête d'un nouveau souffle, devrait aussi revoir son système d'éducation défaillant pour offrir une formation adéquate aux millions de jeunes sans qualification, selon les experts.

"Pendant soixante ans, l'Inde n'a pas investi dans la formation professionnelle. Les problèmes d'enseignement empêchent l'Inde de progresser", résume Shantanu Prakash, PDG d'Educomp Solutions, le plus grand groupe privé indien spécialisé dans l'éducation.

A l'occasion du Forum économique mondial qui s'achève jeudi à Gurgaon, ville satellite de New Delhi, décideurs et chefs d'entreprise ont débattu de la capacité de l'Inde à se réinventer pour relancer "l'histoire de la croissance" débutée en fanfare au cours des dix dernières années.

Alors que l'Inde voudrait créer 100 millions d'emplois d'ici 2025, M. Prakash estime que deux milliards de dollars seraient nécessaires à la formation de l'immense population active non qualifiée. "Il y a des millions de jeunes en Inde mais ils n'ont pas accès aux emplois", regrette-t-il.

Pour Gordon Brown, envoyé spécial chargé de l'éducation auprès du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, le rêve de "passer d'un revenu moyen à un revenu élevé" ne peut se concrétiser sans faire du "capital humain" une priorité.

"L'Inde a un immense potentiel. Agir sur l'éducation induit le progrès à long terme d'une nation", a estimé l'ancien Premier ministre britannique.

Or le constat est affligeant.

Selon Naresh Gupta, directeur général d'Adobe India, qui fournit des logiciels informatiques sur l'éducation, "56% des jeunes ingénieurs diplômés ne sont pas recrutables à cause de leurs médiocres compétences" dues à la mauvaise qualité de l'enseignement.

Selon lui, les quelque 3.000 instituts en technologie de l'information, pourtant fierté de l'Inde, manquent aussi cruellement de moyens....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

La triste histoire des bacs professionnels

La triste histoire des bacs professionnels | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Editorial. En un quart de siècle, la voie professionnelle est devenue la seconde filière d'accès au baccalauréat. Formidable résultat. Et après ? Après, c'est l'impasse.

Du moins pour la petite moitié (47 %) de ces bacheliers qui souhaitent prolongerleurs études. Ils devraient être accueillis en priorité dans les IUT et les STS. Or ils en sont pratiquement écartés par les bacheliers généraux. Ceux-ci, en effet, lorsqu'ils ne peuvent prétendre aux très prisées classes préparatoires aux grandes écoles, prennent d'assaut ces filières, verrouillées par la sélection à l'entrée et bénéficiant d'un encadrement pédagogique et de débouchés professionnels attractifs. Les chiffres sont cruels : les "bac pro" sont pratiquement absents des IUT et fournissent moins de 40 % des élèves de STS.C'est là que le système devient kafkaïen. Car ces déboutés des filières courtes s'inscrivent à l'université, dans des filières longues classiques (en lettres, en histoire, en droit, etc.), dans lesquelles ils se retrouvent désarmés, égarés dans des formations plus complexes et conceptuelles auxquelles ils ne sont pas préparés, et bientôt en échec pour la grande majorité d'entre eux. Et ce quels que soient les efforts de bien des équipes universitaires pour tenter de les remettre à flot.

La morale de cette triste histoire est claire. Nous nous gargarisons depuis des décennies de la "démocratisation" de notre système éducatif. Et nous laissons – les familles, autant que l'école et l'Etat – jouer à plein les mécanismes d'orientation par défaut des élèves et de sélection par l'échec des étudiants. Au bénéfice d'une froide reproduction des élites, déprimante pour les jeunes et dangereusement malthusienne pour le pays.

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

L'Europe comble son retard en matière d'enseignement en ligne

BRUXELLES, September 26, 2012 /PRNewswire/ --

Croissance rapide de l'offre, de la demande et des possibilités de financement - un nouveau portail internet sur l'enseignement à distance vient d'être lancé.

 

La disponibilité et la popularité de l'enseignement en ligne sont en hausse en Europe. Suite aux développements révolutionnaires dans l'enseignement en ligne aux États-Unis, l'Europe est en train de rattraper son retard, augmentant à la fois les possibilités de financement et les infrastructures. Pour mieux sensibiliser sur l'enseignement en ligne en Europe, un nouveau portail internet apporte éclairage et transparence aux multiples options disponibles qui sont en rapide croissance.

Durant la dernière décennie, les Etats-Unis ont fortement investi dans l'enseignement en ligne: il est déjà prévu que l'enseignement en ligne américain dépasse l'enseignement traditionnel en 2015. L'Europe se dirige maintenant vers la même direction. Dans son prochain programme " Erasmus Pour Tous ", la Commission Européenne met plus de financement à disposition pour soutenir l'enseignement à distance en Europe.

Traditionnellement, en Europe l'enseignement en ligne est associé à des établissements commerciaux, parfois de qualité douteuse. Toutefois, comme l'enseignement à distance rend l'enseignement supérieur plus accessible et abordable, il " est devenu une réponse importante aux défis éducatifs actuels et aura un impact significatif sur notre paysage éducatif ", comme le déclare Piet Henderikx, Secrétaire Général de l'Association Européenne des Universités d'Enseignement à Distance (EADTU). Aujourd'hui, environ 500 institutions européennes de l'enseignement supérieur offrent des formations à distance, et cela avec un succès croissant: en un an, le taux d'inscription a augmenté de 15-20% tandis que l'offre a progressé de 40%...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les jeunes Suisses mieux formés que leurs parents

Les jeunes Suisses mieux formés que leurs parents | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les jeunes Suisses entre 25 et 34 ans ont un bon accès à l'éducation, selon une étude de l'OCDE. Ils sont ainsi près de 31% à bénéficier d'une meilleure formation que leurs parents.

 

Les jeunes suisses entre 25 et 34 ans ont un bon accès à l'éducation, selon une étude de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ils sont ainsi près de 31% à bénéficier d'une meilleure formation que leurs parents.A une échelle plus large, quelque 34% des Suisses entre 25 et 64 ans ont mené des études au niveau tertiaire (universités et hautes- écoles), détaille le rapport «Regards sur l'éducation» de l'organisation publié mardi. Ils sont environ 51% à avoir achevé leurs études après le 2e cycle secondaire ou le post-secondaire non tertiaire et 14% a avoir un niveau de formation inférieur au 2e cycle de secondaire.

Cette répartition diffère au sein des membres de l'OCDE, soit la plupart des pays occidentaux. En moyenne, 30% de la population de ces Etats dispose d'un diplôme équivalent au niveau tertiaire, tandis que 44% a rejoint le monde du travail au terme du 2e cycle secondaire et post-secondaire non tertiaire. Enfin, environ 26% a terminé sa scolarité avec un niveau inférieur au 2e cycle secondaire.

 

«Les pays ont besoin d'une main d'oeuvre de plus en plus instruite et formée pour faire face à la concurrence qui caractérise notre époque», a déclaré le Secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria, dans un communiqué. Ce dernier souligne les avantages d'une bonne formation: un salaire plus élevé et une meilleure protection face au chômage.

Le rapport «souligne que les pays tirent des avantages économiques et sociaux à long terme d'une augmentation de leurs investissements dans l'enseignement». Pour chaque homme dont les études sont financées, le pays perçoit en retour sous forme d'impôts environ quatre fois le montant initialement investi, relève-t-il. Pour les femmes, cette proportion chute toutefois à 2,5 fois.....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

L'Éducation? Wooouuhhoouu!!*

L'Éducation? Wooouuhhoouu!!* | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

En ce début du dernier droit de la campagne électorale 2012, nous pouvons affirmer sans détour que si elle aura été marquée par certains événements et paroles mal placées, elle ne passera pas à l'Histoire comme l'une des plus enlevantes, loin s'en faut.

D'accord, François Legault reprend du poil de la bête dans les sondages à la suite de ses performances acceptables lors des débats, Québec Solidaire a eu une visibilité médiatique soudaine grâce à l'excellente et franche prestation de Françoise David au débat à quatre (Mme David, si seulement vous aviez acceptée de changer de comté...), Pauline Marois s'est fait « bardasser » au sujet du Référendum d'Initiative Populaire (comme si c'était facile de récolter 850 000 signatures!) et qui affirme que le Docteur Barrette pourrait avoir de meilleures habitudes de vie, Jean Charest fidèle à lui-même, arrogant et suffisant. Pas de quoi fouetter un chat, en somme.Ce dont ont parle beaucoup, mais uniquement de son absence, c'est l'éducation. Conflit étudiant ? Jamais entendu parler...Ah oui, les gens qui tapent sur des casseroles, plusieurs manifestations de plus de 100 000 personnes avec un 300 000 comme point culminant (le SPVM dirait plutôt 12 345), Gabriel Nadeau-Dubois, une Ministre de l'Éducation sacrifiée pour sauver la face, sa remplaçante empêtrée dans des scandales de permis de garderie, Léo Bureau-Blouin au PQ, des accusations malsaines envers la totalité de la jeunesse québécoise qui éventuellement paiera pour ces mêmes personnes qui l'ont traité de tous les noms, l'émeute de Victoriaville, les blagues de Jean Charest et pourquoi pas, le panda anarchiste contre le « Sergeant Pepper »!

Plus de 6 mois d'une contestation sans précédent jetée aux oubliettes, reléguée à l'arrière-plan d'une campagne où le référendum (qui n'est pas pour demain), le rapport Moisan (sérieusement, Jean, tu nous prends pour des valises!), l'embonpoint du Docteur Barrette (on s'en sacre!) et le ménage de Legault (j'espère qu'il songe à cloner Jacques Duchesneau) ont eu une place médiatique de choix....

...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

"L'éducation, le seul moteur pour changer la face de l'Afrique" (A. Kidjo) - Afriquinfos

"L'éducation, le seul moteur pour changer la face de l'Afrique" (A. Kidjo) - Afriquinfos | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

LIBREVILLE (Xinhua) - Engagée dans la promotion de l' éducation des enfants en Afrique et en particulier des jeunes filles en tant qu'ambassadrice du Fonds des Nations Unies pour l' enfance (UNICEF), la star béninoise de la chanson Angélique Kidjo a soutenu dans un entretien à Xinhua à Libreville que c'est le seul moteur pour changer la face de ce continent.

 

Invitée pour un spectacle vendredi soir du New York Forum Africa, une rencontre de réflexion économique tenue jusqu'à dimanche dans la capitale gabonaise, la chanteuse s'est en effet réjouie du "nombre incroyable d'enfants en Afrique qui ont commencé l'école primaire" et la réduction de l'inégalité des taux de scolarisation entre les garçons et les filles.

 

   Question : En tant qu'ambassadrice du Fonds des Nations Unies pour l'enfance, comment évaluez-vous l'impact de votre engagement en faveur de l'éduction des enfants et particulièrement des jeunes filles en Afrique ?

     Réponse : L'impact, c'est sur le long terme. Quand on parle de l'éducation des enfants, ce n'est pas en un an ou deux ans qu'on voit les résultats. Quand on a commencé la campagne dans le défi des Objectifs du millénaire (pour le développement, ndlr), le but dans un premier temps, c'était de mettre les enfants au primaire et il y a eu un nombre incroyable d'enfants en Afrique qui ont commencé l'école primaire. L'inégalité de chiffres entre les garçons et les filles se réduit, les choses avancent petit à petit et on se rend compte que l'éducation, c'est le seul moteur, moi je vois avec mes yeux, qui peut vraiment aider à changer la face de l’Afrique.....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Sarkozy-Hollande, à chacun son école - LeMonde.fr

Sarkozy-Hollande, à chacun son école - LeMonde.fr | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le Monde.fr - La réforme de l'éducation nationale est au cœur de la campagne électorale, qui confronte deux modèles opposés.

 

Politique-fiction. On est à la rentrée 2013, sous le second quinquennat de Nicolas Sarkozy. Le professeur de français et d'humanités reçoit son premier traitement : 2 200 euros net mensuels. Il avait été recruté comme professeur de lettres, mais s'est porté volontaire pour enseigner aussi l'histoire-géographie et assurer vingt et une heures de cours à des élèves de 6e et de 5e. Il a trois classes, sept heures chacune. Un professeur de "mathématiques et sciences" assure, lui, le bloc des disciplines scientifiques : maths, SVT, physique. C'était un professeur des écoles, qui a opté pour le passage en collège.

Les jeunes collégiens ont moins de profs ; ils s'adaptent plus facilement. Quant aux enseignants, ils complètent leur service de vingt-six heures par une série de tâches confiées par leur chef d'établissement. Leur patron, puisqu'il les recrute et les note.

S'ils avaient été recrutés dans un autre collège, ils auraient pu avoir un service différent. Avec l'autonomie, il n'y a plus deux établissements qui se ressemblent !...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

L'université s'interroge sur ses droits d'entrée - LeMonde.fr

L'université s'interroge sur ses droits d'entrée - LeMonde.fr | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le Monde.fr - Les présidents d'université veulent améliorer l'accès des étudiants les plus modestes aux études longues.

 

Le débat vient, une nouvelle fois, rappeler les difficultés financières des universités et les inégalités dans l'accès à l'enseignement supérieur en France. "Pour permettre au plus grand nombre d'accéder aux études longues, l'une des solutions serait de moduler plus significativement les frais d'inscription : beaucoup moins élevés dans le premier cycle licence mais nettement plus chers au niveau master et doctorat", a déclaré au Monde Louis Vogel, président de la Conférence des présidents d'université (CPU), lors du colloque organisé à Marseille du 8 au 10 février. Prudent, M. Vogel précise que "ce n'est pour l'instant qu'une piste de réflexion et que rien n'est tranché" et qu'il faudrait, dans cette hypothèse, que l'Etat revalorise massivement le montant des bourses...

Pourquoi ne pas mettre à contribution les étudiants, comme le font d'autres pays, en considérant non pas leur situation financière actuelle mais future ? Au premier abord, la Suède offre une situation de rêve, avec une scolarité gratuite et donc ouverte à tous, et de généreuses bourses publiques. Le "revers de la médaille", explique Eric Charbonnier, expert à la direction de l'éducation de l'OCDE, ce sont les revenus moins élevés. Dès que le diplômé a un emploi, il verse 50 % de ses revenus en impôts. Bref, il paie sa dette.

D'autres pays ont innové sur la question des droits d'inscription. L'Australie, qui les avait supprimés dans un but d'équité sociale en 1973, les a rétablis pour la même raison en 1989. "Cela peut même être un moyen de régulation de l'emploi : lorsqu'il y a pénurie de main-d'oeuvre dans certains secteurs, on baisse les droits des filières qui y mènent afin d'attirer des candidats", explique M. Charbonnier. Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, les frais d'inscription sont diversifiés en fonction du rendement du diplôme : "Ils sont plus élevés si les chances de trouver un emploi sont plus grandes."..;

more...
No comment yet.