L'enseignement dans tous ses états.
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Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Jean Zay, réformateur contrarié de l'école française

Jean Zay, réformateur contrarié de l'école française | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En panthéonisant l'ancien ministre fusillé en 1944, la République honore un politique volontaire et un pédagogue original. Mais dont, à l'époque, les projets de réformes avaient rencontré beaucoup de difficultés, voire de haines.

 

C’est Jean Zay lui-même qui l’écrit dans une lettre à l’écrivain Maurice Genevoix: «Souvent des universitaires, des instituteurs anonymes sortent des rangs pour me serrer la main. Quatre ans de gouvernement ne m’ont rien procuré dont je puisse être plus fier.» Nous sommes en septembre 1939; l’ancien ministre de l’Education nationale, panthéonisé ce mercredi 27 mai, a 35 ans. Il est déjà sur le front, en tant que sous-lieutenant, mais la guerre, il l’attend toujours.

Le déclenchement de l’offensive allemande marque pour lui le début de la fin, même s’il ne meurt pas au champ d’honneur. En juin 1940, il quitte son unité, avec la bénédiction de ses officiers supérieurs, pour rejoindre ses collègues parlementaires repliés à Bordeaux. En désaccord avec la volonté de Pétain de signer un armistice, il souhaite pousser à la continuation du combat contre les nazis depuis l’Afrique du nord. 

C’est pourquoi le 20 juin, il se retrouve avec d’autres hommes politiques sur le paquebot Massilia, en route vers l’Algérie. Une fois débarqué au Maghreb, il est arrêté et renvoyé en métropole, où il comparaîtra pour désertion. S’ensuivront quatre années de captivité avant que, deux semaines après le Débarquement, la Milice ne le sorte de sa cellule pour l’exécuter au coin d’un bois d’une rafale de mitraillette...

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5 idées venues d'ailleurs pour changer l'école en France

5 idées venues d'ailleurs pour changer l'école en France | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Alors que l'OCDE rétrograde la France dans l'enquête Pisa sur le niveau des élèves de 15 ans, certaines pratiques se révèlent particulièrement efficaces à l'étranger.

 

1 / Mettre les enseignants aguerris dans les classes difficiles2 / Former les enseignants aux meilleures pratiques3/ Des programmes pour les élèves, pas pour les profs4 / Bâtir la confiance en soi5 / Développer l'autonomie des établissements
Via Nelson Ferreira
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Que de moments volés à la littérature

Que de moments volés à la littérature | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Oui, l'on peut encore enseigner la littérature ; la vraie littérature, même à l'âge dit ingrat. Au XXIe siècle, il faut plus que jamais ouvrir l'élève aux mondes de la littérature vivante ; et plus largement de l'art.

 

Enseigner la littérature aujourd'hui... Injonction paradoxale ? C'est ce que nous amènent à penser "Les Textes" ; non les Saintes Ecritures, mais les indigestes Bulletins officiels où se succèdent réformes et contre réformes, anciens et nouveaux programmes, et qui sont censés contraindre l'enseignant à repenser sans cesse sa pédagogie pour se conformer au désir d'une divinité cachée... Nous, enseignants de littérature, devrions être d'éternels Saint Pierre, prêts à renier sans cesse notre credo de la veille. Il nous faut donc résister, ignorer, voire combattre ces "modes" si elles entravent notre enseignement.

Car c'est bien de cela dont il s'agit : l'arrivée du fameux "socle commun des compétences et des connaissances" détruit résolument le travail de ceux qui sont sur le terrain et qui tentent, avec toute leur énergie et leur savoir, de faire de l'école, du collège et du lycée des lieux d'apprentissage et de plaisir. L'enseignant, de littérature en particulier, voit sa mission réduite à cocher des cases par milliers tout au long de l'année pour savoir ce que l'élève a acquis, n'a pas acquis ou serait en train d'acquérir.

Pour faire correctement son travail comptable, il doit évaluer de façon sommative ou formative (encore des gros mots...), mettre en place des ATP (aides au travail personnel), des PPRE (programmes personnalisés de réussite éducative), des PDMF (parcours de découverte des métiers et des formations) ou autres acronymes intrusifs, invasifs, corrosifs dont l'Education nationale s'enorgueillit. Ne réduisons donc pas l'élève à une somme d'items formant des piliers bien peu stables d'une connaissance bien fragile... N'engluons pas leurs esprits en devenir dans le carcan du LPC (livret personnel de compétences). L'enseignant-Shiva passe des heures à des tâches qui dévorent son temps de réflexion. Que de moments volés à la littérature !

...

 

Enseigner c'est oser ; enseigner la littérature, c'est oser étudier Pierre de Marbeuf comme Barbara, scander comme slamer, écrire au stylo plume comme présenter un power point. Enseigner la littérature, c'est être curieux de tout, toujours au fait des recherches sur la langue, sur la mémoire, à l'affût des expériences menées çà ou là, comme une écriture déambulatoire avec les élèves de 6e sur les bords du canal Saint-Martin, qui mène à une ébauche de livre électronique... Etre d'un autre temps mais aussi de son siècle. Croire en soi mais surtout en l'élève. Et cette émotion, ce partage, cette complicité, nul item coché dans un aride tableau du LPC ne pourra jamais les évaluer...

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"Les trois catégories d'enseignants vues par un père"

"Les trois catégories d'enseignants vues par un père" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Parent d'élève, notre contributeur Marc Serrand s'est amusé à " classer" les enseignants à travers sa vision du métier. Il avoue préférer ceux "qui ont envie d'explorer, de chercher, de partager".

En 13 ans d'école, mon aîné qui est en 1ère a vu quelques 60 à 70 enseignants. Si si, j'ai fait le compte! En encore je n'ai pas compté les remplaçants... il est vrai devenus denrée rare depuis quelques années, (je ne remercie pas la RGPP). Le plus jeune, qui est au collège, en a vu un peu moins, bien entendu. Je réfléchis souvent à tous ces enseignants, si différents les uns des autres que je ne résiste pas à la tentation: il faut que je les classe! L'exercice est idiot et donc il me plait. Il va m'attirer des commentaires acerbes qui déploreront mon simplisme navrant.

Première catégorie d'enseignants: ceux qui ne doutent pas d'eux. Ce ne sont pas les plus nombreux, mais il y en a. Des enseignants qui refusent de discuter avec qui que ce soit, (sauf avec la hiérarchie). Des enseignants qui ne comprennent pas l'intérêt de bouquiner, de se former puisqu'ils savent tout. ...

Deuxième catégorie d'enseignants: ceux qui doutent d'eux... et ont peur! Je crois que la majorité des enseignants ne sont pas certains de leurs pratiques, doutent de leur pédagogie, se rendent compte des limites de la situation actuelles, voient les enfants s'ennuyer. Mais cette première catégorie a besoin de se protéger. Ces enseignants-ci ferment les fenêtres, les portes, et n'aspirent qu'à une chose: ne plus entendre parler d'école dès qu'ils sont chez eux, le soir ou en vacances...


Enfin, les enseignants qui doutent... et cherchent... Il existe une fraction non négligeable d'enseignants qui doutent tout autant de leurs pratiques, de leur quotidien, mais qui ont envie d'explorer, de chercher, de partager... Ces enseignants s'inscrivent dans la droite ligne des mouvements pédagogiques. Ils sont souvent sur le Net. Ce sont eux qui peuplent ces rencontres dont je parlais juste auparavant.

Ils ne sont pas plus sûrs d'eux que les autres, mais ils acceptent d'envisager d'autres pratiques. Lorsqu'ils ferment la porte de leur classe et quittent l'établissement, ils sont prêts pour d'autres aventures autour de l'éducation. Alors attention: ces enseignants-là, il leur arrive d'être un peu découragés parfois...
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Catherine Dolto : "Le rire est essentiel dans l'éducation" - Tout et son contraire - Société - France Info

Catherine Dolto : "Le rire est essentiel dans l'éducation" - Tout et son contraire - Société - France Info | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Catherine Dolto, médecin, pédiatre et haptothérapeute (haptonomie : science de l'affectivité (créé en 1945). C'est la fille de la célèbre psychanalyste Françoise Dolto.

Elle signe la préface du livre : "Parents-enfants : 100 textes sur la famille et l'éducation", de Pierre-Henri Tavoillot au Cherche Midi.

 

Dans la préfrace de Parents-enfants : 100 textes sur la famille et l'éducation, de Pierre-Henri Tavoillot, Catherine Dolto cite sa mère en disant : "une bonne mère c'est une mère que l'on peut quitter."

"Ca veut dire que l'on demande aux parents d'accueillir un enfant dans leur giron, mais qu'après, le projet c'est qu'il s'en aille et qu'il fonde une autre famille. C'est ça la vie saine", explique Catherine Dolto.

L'haptonomie (science de l'affectivité) dit qu'il faut parler et toucher le bébé même avant sa naissance. "C'est très important. L'haptonomie permet d'accueillir, de soigner, d'éduquer les humains de leur conception à leur mort. C'est un art de vivre d'éduquer et de soigner", explique Catherine Dolto.

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Université : « une situation préoccupante et un échec massif » en licence

Université : « une situation préoccupante et un échec massif » en licence | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Sophie Morlaix, pro­fes­seure en sciences de l'éducation et Cathy Perret, ingé­nieure de recherche à l'université de Bourgogne, ont mené une recherche sur les effets du Plan Réussite en Licence (PRL) lancé en 2007 par Valérie Pécresse, alors ministre de l'enseignement supé­rieur. Entretien avec Sophie Morlaix.

 

Vous poin­tez des résul­tats "déce­vants" du PRL. Quelles sont les rai­sons de cet échec ?

Notre recherche met au jour une situa­tion pré­oc­cu­pante avec un échec mas­sif et des résul­tats moins bons, année après année. Cela pose un cer­tain nombre de ques­tions, notam­ment par rap­port au chan­ge­ment observé, sur six années, dans la struc­ture de la popu­la­tion étudiante arri­vant en L1 : la pro­por­tion de bache­liers non géné­raux aux résul­tats plus médiocres, c'est-à-dire avec moins de men­tion et sou­vent en retard, s'accroît. Autre pro­blème : il n'y a pas eu de consignes pré­cises d'application de ce plan qui défi­nis­sait des objec­tifs très géné­raux (réno­va­tion des conte­nus, mise en place d'un ensei­gnant réfé­rent pour chaque étudiant, accrois­se­ment du volume horaire...) et lais­sait les équipes péda­go­giques libres d'adapter ce plan en fonc­tion des situa­tions locales. Dans une note parue en 2010, l'Inspection Générale de l'Administration, de l'Education Nationale et de la Recherche (IGAEN) poin­tait déjà le fait que les uni­ver­si­tés éprou­vaient " de réelles dif­fi­cul­tés à iden­ti­fier les cré­dits PRL et à en assu­rer le suivi" et que l'application du plan était très inégale selon les universités....

 

...

S'intéresser aux pra­tiques péda­go­giques des ensei­gnants du supé­rieur pour­rait per­mettre de trou­ver des leviers pour amé­lio­rer la qua­lité du ser­vice éduca­tif. On s'y est très peu inté­ressé pen­sant qu'un bon cher­cheur est for­cé­ment bon ensei­gnant et bon péda­gogue. Quelques uni­ver­si­tés fran­çaises, dont l'Université de Bourgogne, s'intéressent de près à l'influence des pra­tiques péda­go­giques inno­vantes sur la réus­site. Tous les ensei­gnants du supé­rieur ne sont pas effi­caces de la même façon pour trans­mettre un mes­sage aux étudiants et compte tenu de l'hétérogénéité sco­laire et sociale du public accueilli, il faut réflé­chir à de nou­velles formes de trans­mis­sion du savoir, plus inno­vantes que le cours magistral.

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A l'école des bureaucrates

A l'école des bureaucrates | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Comment enseigner face à l'obsession de l'évaluation? Avec humour, une professeure, Maya Goyet, se demande de quelle manière donner le goût de la culture aux enfants du Net.

 

Les ministres successifs de l'éducation endossent, sur le modèle des Village People, période YMCA, des costumes aussi voyants que séduisants. Subtils et soucieux d'à-propos, ils ont cependant renoncé au motard, à l'ouvrier ou au cow-boy. Ils leur ont préféré le hussard lunetté d'écaille qui parle en patois de la IIIe République, le directeur des ressources humaines à cravate moche qui cache sa joie de tout casser sous un pragmatisme erratique, l'artiste qui sauve les banlieues en subventionnant un échange avec une chorale moldave.

Faute de croire qu'ils peuvent faire grand-chose dans une situation qu'ils savent, sinon désespérée, du moins extrêmement préoccupante, ils nous font rêver ou pleurer. Mais pas évoluer. Ni avancer.

Les enseignants, il n'y a pas si longtemps, aimaient aussi prendre la pose : l'un se voulait pédago, s'habillait et parlait en conséquence ; l'autre s'aimait républicain, il en avait les lectures et les regrets. D'autres s'en fichaient : après tout, enseigner, c'est aussi un travail. Au milieu des gobelets à moitié vides, des éclairs de la photocopieuse, la salle des professeurs avait ses joutes, certes convenues, mais stimulantes et structurantes. Cela a bien changé.

Si ces débats existent toujours ils semblent aujourd'hui animés par des combattants qui ne sont pas sans ressemblance avec ces messieurs qui se déguisent en soldats napoléoniens pour aller rejouer, le dimanche matin, dans la gadoue périurbaine, la bataille de Wagram entre deux supermarchés. La conviction et la vraisemblance ne sont plus vraiment là...

 

Le professeur, dans cette perspective, ne doit plus se contenter d'enseigner. Il doit aussi, et surtout, renseigner. A tout bout de champ : cahier de textes, notes en lignes, validation des items. Le bon enseignant, c'est celui qui fait des diagrammes, des progressions, remplit des fiches, monte des projets, se lance dans le tout-numérique, remplit des cases, fait des synthèses, des appels d'offres, fait remonter l'info, connaît les protocoles, obéit aux chefs...

Il devient, avant tout, l'administrateur de son enseignement. L'air de rien, la bureaucratie que l'on croyait terrassée revient hanter le quotidien des professeurs sous la forme d'un contrôle a posteriori. Après tout, cela débarrasse le corps enseignant d'un sentiment de culpabilité qui le taraude et dont il ne sait que faire : le niveau des élèves, c'est à la fois de notre ressort et hors de notre portée. La technocratisation contribue à dissimuler l'état des classes...

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Éducation : l'école finlandaise, un « miracle » - videos.arte.tv

Éducation : l'école finlandaise, un « miracle » - videos.arte.tv | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Petites recettes éducatives, grands résultats : focus sur le système éducatif en Finlande, l'un des meilleurs en Europe.

 

Depuis 2000, les études PISA ont placé la Finlande au sommet de la réussite scolaire. Plusieurs raisons ont permis ce classement : le rythme scolaire, la décentralisation, la responsabilisation des professeurs ou encore la gratuité de l'enseignement. Tous ces atouts mis bout à bout ont créé une très efficace machine éducative pour les enfants finlandais, et d'intégration pour les enfants immigrés. Et ces résultats attirent la convoitise d'autres pays européens comme la France. En 2011, Ségolène Royale et Luc Châtel ont fait le voyage en Finlande pour voir ce qui était transposable chez nous. L'éducation - et les moyens qui y sont alloués - est d'ailleurs l'un des grands thèmes de campagne de la présidentielle française.

Pour mieux comprendre le fonctionnement du système éducatif finlandais, Yannick Cador et Cécil Thuillier, envoyés spéciaux d'ARTE Journal en Finlande, se sont rendus dans l'école "fondamentale" Eläintarhan, une école primaire à Helsinki. Reportage.

Date de première diffusion : Mer., 18 janv. 2012, 12h45

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Les futurs profs ne rêvent plus

Les futurs profs ne rêvent plus | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Cette semaine s'achèvent les journées de formation destinées aux derniers lauréats du Capes et de l'agrégation. Tous se destinent à enseigner. Pourtant, beaucoup de ces futurs professeurs ont une vision désenchantée du métier qui les attend.

 

Désenchantés, pessimistes, perplexes, inquiets. Les professeurs tout neufs s’apprêtent à prendre leurs postes. Cette semaine, ils participent à quatre journées de formation avant de donner leurs premiers cours, de rencontrer leurs premières classes. Or, on l'entend partout, les enseignants n'ont plus le moral. Pis, une baisse des vocations est démontrée par les statistiques. Derrière la dégringolade des chiffres d'inscrits aux concours de l'enseignement, le renoncement de ceux qui ont songé à devenir professeurs. Même ceux qui ont franchi la barrière des concours – qui dans de nombreuses filières sont encore très sélectifs – entament leur carrière avec inquiétude. Ils doutent.

Beaucoup de ces enseignants de demain ne font pas mystère de leur crainte d'exercer leur mission. Crainte qui semble être partagée par toute une génération d'étudiants...

 

«Beaucoup d'apprentissage sur le tas», résume Marie. Elle, a déjà validé l'année qui suit le concours. Elle s’apprête à prendre son premier poste de titulaire. Agrégée, elle sera professeur d'histoire dans les Yvelines. «C'est vrai que c'est un peu effrayant. Quatre jours avant notre première rentrée, nous ne connaissons pas les niveaux que nous allons avoir. Il nous faut préparer et adapter notre cours à la hâte, presque la veille de la rentrée», ajoute-t-elle. Et de souligner les problèmes de la formation : «L'an dernier nous avons eu une journée de formation sur le thème ''Comment faire un contrôle''. Nous étions déjà en novembre...» Une fois devant sa classe, l'enseignant doit faire son cours. «Un agrégé est parfaitement apte à rédiger un cours, une bibliographie, un commentaire, une dissertation. Tout cela est très bien maîtrisé par les jeunes profs. En revanche, tenir une classe, apprendre, enseigner, c'est encore autre chose. Qui peut dire, même parmi les plus motivés, qu'il sera performant dans son métier ?» Un doute forcément partagé par tous les nouveaux professeurs....

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Huit heures: interrogatoire écrit

Huit heures: interrogatoire écrit | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
RENTRÉE - L'officieuse fiche tire insidieusement - et d'autorité - les vers du nez pour lire dans le passé, dans le privé, dans l'intime.

Et à part créer l'embarras du fiché à qui l'on demande d'étaler sa vie, elle ne sert à rien; si ce n'est à renseigner l'élève sur l'esprit de l'enseignant qui se renseigne sur l'élève.

 

Pour mal commencer l'année scolaire, il existe une méthode simple : faire remplir à ses nouveaux élèves une petite fiche de renseignements.

- Sur un quart de feuille, que vous prenez dans le sens de la hauteur, vous écrivez vos noms et prénoms, en haut à gauche. Et en dessous, vous écrivez votre adresse.
Kévin, il en a trois d'adresse. Celle de son père, celle de sa mère, et celle où il habite un peu en ce moment. Quitte à ce que le premier contact avec lui soit gâché, on pourrait tout aussi bien débuter par un contrôle surprise. Un direct du droit. Sur un quart de feuille, vous vous exprimerez sur la question des sans domicile fixe dans notre société. Attention au style et à l'orthographe. Vous avez une heure.

Soihirdine, ses parents ne sont pas en règle avec les services d'immigration de l'État. Remplir une fiche d'identification n'est pas un acte anodin pour lui. Il est d'ailleurs un peu inquiet. Nom, prénom, adresse du squat. Pour ne pas prendre un bon départ avec lui, autre contrôle surprise possible : un direct du droit d'entrée. Sur un quart de feuille, vous commenterez les dernières mesures gouvernementales mises en place pour pister les sans-papiers. Attention au style et à l'orthographe. Vous avez une heure pour quitter les lieux.

Avoir des adresses à revendre ou n'en avoir aucune n'est pas quelque chose qu'on a envie de crier sur le toit du lycée. Les élèves de ma classe ont parfois des situations personnelles compliquées et pour avoir toutes les chances d'être pris en grippe dès les premières secondes de l'année, le prof a la solution en main...

- Un peu plus bas, en dessous de votre adresse, vous écrivez votre date de naissance. Michaël est né le 17 juillet 1993. Il entre en seconde à dix-huit ans. À son âge, d'autres sortent de terminale. Mettre le doigt, d'entrée de jeu, sur le retard qu'il a pris dans sa scolarité est une mauvaise idée....

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Apprendre le francais avec le cinema francais - Isabelle Servant

Apprendre le francais avec le cinema francais - Isabelle Servant | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Via Aurélie Albisser
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Ecole : faut-il revoir notre rapport à l'apprentissage ? - Information - France Culture

Ecole : faut-il revoir notre rapport à l'apprentissage ? - Information - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Avec

Daniel Picouly, écrivain et animateur, il est l'auteur de La faute d'orthographe est ma langue maternelle, à paraître en septembre chez Albin Michel, dans lequel il revient sur son enfance, son rapport à l'école et la naissance du désir d'écrire;

Christophe Besse, illustrateur de nombreux ouvrages pour la jeunesse, il publie aussi ses dessins dans des revues telles que 60 millions de consommateurs et L'Ecole aujourd'hui. Avec son nouveau livre L'Ecole, 100% humour, à paraître à la fin du mois, il signe au Cherche-Midi son premier ouvrage pour adultes en un florilège des situations que vivent les enseignants aujourd'hui;

Gérard Fourneau, directeur de l'école primaire Arthur Rimbaud à Chanteloup les Vignes (78) et membre du conseil d'administration de l'Office Central de la Coopération à l'Ecole des Yvelines.

 

Durée de l'émission: 44 minutes.

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Jeunesse et contre-culture / France Inter

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Comment l’estime de soi et la confiance, à la base de la pédagogie américaine, résistent-elles à la crise économique ? Que désirent aujourd’hui les jeunes américains ?

 

Un sondage de 2004 établi que 73% des jeunes Américains souhaitent devenir très riches. Ils étaient 2 fois moins à le vouloir il y a 40 ans. En revanche, seuls 42% cherchent aujourd’hui en priorité un sens à leur vie...

 

+ "Allô America!" : revue de presse en live des Etats-Unis

Par le philosophe Michel Féher, en direct de Californie.

 

Durée de l'émission: 52 minutes

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Quelles pédagogies alternatives sont enseignées en France ?

Quelles pédagogies alternatives sont enseignées en France ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Bien que minoritaires, des établissements proposant des pédagogies plus tournées vers l'individu existent en France aussi bien dans l'enseignement privé que dans le public.

 

La formation pédagogique est au cœur des préoccupations des enseignants. C'est une des leçons à tirer du rapport de l'Organisation de coopération et de développement économique sur l'éducation paru le 9 septembre, qui révèle que 40 % des enseignants français s'estiment « très peu préparés » au volet pédagogique de leur métier, soit la proportion la plus élevée parmi les 34 pays participant à l'enquête.

Les récents coups d'éclat de certains professeurs en rupture avec l'éducation nationale, comme la démission de l'« institutrice révolutionnaire » Céline Alvarez, qui a renoncé à expérimenter ses croisements entre pédagogie Montessori et sciences cognitives au sein de l'école publique, laissent également à penser qu'une demande en pédagogie innovante est en train de se dessiner parmi les enseignants.

Minoritaires dans l'offre éducative française, des établissements proposant des méthodes plus tournées vers l'individu existent pourtant aussi bien dans l'enseignement privé que dans le public. La plupart se réfèrent au courant de l'éducation nouvelle, qui prône un apprentissage à partir du réel et du libre choix des activités. Tour d'horizon non exhaustif des différentes pédagogies innovantes en France.....

 

Parmi les écoles non confessionnelles les plus connues, on retrouve les écoles dites « Montessori », du nom de la pédagogue italienne Maria Montessori, qui a développé une méthode issue de l'éducation nouvelle dans les années 1900....

 

Autre pédagogie reconnue, la méthode dite « Steiner-Waldorf », développée par l'Allemand Rudolf Steiner dans les années 1900. L'ouverture sur le monde est au centre de la pensée de l'Allemand, avec notamment l'apprentissage de deux langues vivantes dès le cours préparatoire, ainsi que des stages en milieu agricole, industriel et social à la fin du secondaire, afin que les adolescents découvrent la réalité de tous ces milieux....

 

l existe également des établissements accueillant des équipes enseignantes unies autour du même projet pédagogique. Une douzaine de ces lycées et collèges expérimentaux se regroupent au sein de la Fédération des établissements scolaires publics innovants(Fespi), certains se concentrant plus spécifiquement sur les élèves « décrocheurs ».

Les projets pédagogiques sont différents, allant de l'école Vitruve (20e arrondissement de Paris) au lycée autogéré de Paris (15e arrondissement). « Très globalement, la Fespi se réfère à ce qu'on appelle la philosophie de l'éducation nouvelle, qui prend en compte différents principes de base dont, par exemple, la confiance, le pari optimiste de l'éducation, la prise en compte des rythmes individuels, la diversité des modes d'entrée dans les apprentissages, des rapports de coopération, etc. », explique Loan Simon-Hourlier, présidente de la Fespi.

Parmi les principaux courants de l'éducation nouvelle pratiqués en France, on retrouve avant tout la méthode Freinet, mise au point par le Français Célestin Freinet dans les années 1920....

 

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Comment enseigne-t-on la Première guerre mondiale aux jeunes Français ?

Comment enseigne-t-on la Première guerre mondiale aux jeunes Français ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Via Jean-Michel Crosnier, Leoncio Lopez-Ocon, José Manuel Lara
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Jean-Michel Crosnier's curator insight, December 1, 2013 1:02 PM

Bourrage de crane ou pas ? Oubli de la chronologie ou pas ? Grands hommes ignorés ou magnifiés ? Roman national ou histoire scientifique ? Comment les enseignants français abordent la première guerre mondiale en classe ? Qu'en retiennent les élèves ? Que disent les programmes ?

Dossier réalisé par Jean-Pierre Meyniac et François Jarraud 
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L'éducation sexuelle à l'école, quarante ans de tâtonnements

L'éducation sexuelle à l'école, quarante ans de tâtonnements | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Depuis 1973, des «cours d'information sexuelle» sont programmés dans les collèges... parfois limités à la dissection des souris.

 

«Guerre scolaire» autour du débat sur le mariage gay ou commission d’enquête sur l’enseignement du genre à l’école réclamée par deux députés UMP, les questions de sexualité à l’école sont toujours un sujet sensible.

Pourtant, les cours d’éducation sexuelle ne sont plus tous jeunes. Ils ont été mis en place pour les collégiens dès l'année scolaire 73/74 par un gouvernement de droite. Lorsqu’on se plonge dans les vidéos d'archives de l’INA, les réactions et les questions des parents, élèves et professeurs ressemblent étrangement à ce que l’on peut entendre aujourd’hui.

A l'époque, on parle officiellement «d’information sexuelle» plutôt que «d’éducation sexuelle», comme le montre le reportage télé ci-dessous réalisé en 1974. Les professeurs doivent expliquer la procréation de «manière exclusivement scientifique», et ne pas donner des conseils. Mais le journaliste s'interroge : «Information sexuelle, mais pas éducation sexuelle, reconnaissons que la frontière est difficile voire impossible à établir.» Ce flou ne satisfait déjà personne.

«J’aimerais qu’on m’apprenne sur le plan scientifique mais aussi sur le plan affectif, parce qu’en général en troisième on sait déjà beaucoup de choses mais on ne sait pas tout», témoigne une collégienne. Une autre réclame des réponses claires, «pas des fables», tandis qu’une troisième est plutôt contente car «c’est assez difficile d’en parler avec les parents».

Les avis sont partagés chez les professeurs. Certains se demandent si c’est leur rôle, une autre se félicite de pouvoir donner aux élèves les «mots qui conviennent».


A l’époque, si les enfants ou les parents veulent aller plus loin, ils peuvent avoir accès à des cours facultatifs où sont abordés «les aspects familiaux et moraux». Pour faire face à une demande générale d’information, les manuels d’éducation sexuelle à destination des enfants fleurissent dans les librairies. Selon le journaliste Alain Gillot-Pétré, dans le reportage filmé en 1978 ci-dessous, ils se vendent même «mieux que les ouvrages pornographiques» et sont salués pour leur aspect clair et pédagogique. «On ne naît plus dans les choux, les cigognes ont été plumées», estime l’ancien chroniqueur météo de Libération. L’encyclopédie de la vie sexuelle de Hachette, en cinq volumes qui vont de sept ans à l'âge adulte, connaît un beau succès.

Aujourd’hui, les photos utilisées dans cet ouvrage seraient censurées aujourd'hui même si on trouve très facilement des exemplaires d'occasion. Des mineurs nus apparaissent en couverture et en pages intérieures. «Pour les 10-13 ans, la photo est la reine, on entre dans l’explication scientifique des phénomènes sexuels. Les acteurs de l’histoire ont évidemment l’âge de leur lecteur (...) et on découvre au fil des photos comme une représentation de la tendresse», raconte Alain Gillot-Pétré....


Vincent DUBOIS's insight:

Quatre archives vidéo de l'INA à découvrir avec ce lien.

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D'où vient le désir d'apprendre ? - Information - France Culture

D'où vient le désir d'apprendre ? - Information - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

i, pour modestement citer Aristote, "tous les hommes désirent naturellement savoir » … comment maintenir le savoir comme objet de désir ? Pourquoi l’élan vers la connaissance est-il contrarié, suspendu et parfois éteint chez certains enfants… Comment comprendre ces ruptures et comment renouer avec un désir qui conditionne largement le destin scolaire ? Deux invités pour en parler aujourd’hui :

 

Martine Menès, Psychanalyste et psychothérapeuthe auteur de L'enfant et le savoir : d'où vient le désir d'apprendre ? (Seuil, sept 2012) et Arnaud Houte, Maître de conférences en Histoire contemporaine au centre de recherches en Histoire du XIXème siècle, à propos du Colloque qui aura lieu le 4 décembre au Collège de France, organisé par les PUF sur le thème "Désirs de savoir".

Martine Menès nous explique comment apparaît et s'entretient le désir d'apprendre. Pour un enfant, le désir de savoir et le désir d'apprendre, est un désir de vie, grâce à l'écoute, le toucher, le regard...Rarement le problème de l'échec scolaire est pris d'où il naît : de ce qui, chez l'enfant, rend l'apprentissage possible : son désir de savoir.

 

 

Durée de l'émission: 29 minutes

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La pédagogie est-elle dématérialisable ? - Idées - France Culture

La pédagogie est-elle dématérialisable ? - Idées - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Ahh, que n’ai-je été étudiant en 2012 plutôt qu’en 1980 et quelques années… A l’époque, la technologie ne nous offrait pas grand-chose pour suivre notre scolarité sans passer par la case grand amphi : il fallait payer, un prix modique certes, mais payer tout de même, pour récupérer les cours magistraux sur des ronéos composés par des étudiants scrupuleux ou vénaux (ou les 2).

Etre étudiant aujourd’hui est tellement plus simple : il suffit d’être connecté. Internet a dématérialisé le savoir. L’université en ligne avance à petits pas : le lancement de FranceCulturePlus aujourd’hui symbolise bien la mutation qu’est en train de traverser le monde de l’éducation dans son ensemble, et l’enseignement supérieur en particulier (pour le sujet qui nous occupe ce soir).

Mutation aujourd’hui. Révolution dès demain. Il suffit de regarder ailleurs plutôt que dans le futur pour s’en convaincre. A l’étranger, des universités comme Stanford en Californie ont fait le choix de la démocratisation de l’enseignement en proposant une partie de leurs cours gratuitement sur internet : succès immédiat. En France, grandes écoles et universités peinent à suivre ce mouvement. Pas uniquement par manque de moyens. La culture numérique se diffuse lentement au sein de la communauté éducative. Peut-être par prudence, pas forcément excessive : après tout, il ne suffit pas d’avoir de nouveaux outils pour changer la manière d’enseigner, encore faut-il leur donner un sens.

« La pédagogie est-elle dématérialisable ? »...

 

Emission de 39 minutes.

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Les étudiants préfèrent les cours à l’ancienne

Les étudiants préfèrent les cours à l’ancienne | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les jeunes préfèrent apprendre en amphi, face au professeur que suivre un cours en ligne. Et se montrent sceptiques devant l’usage des nouvelles technologies en classe, révèle une étude québécoise.

 

Chaque jour dans les universités ,des milliers de messages s’échangent, des présentations circulent sur les réseaux et les pages web défilent. Ces technologies (Internet ,logiciels, e-mails,…) ont apporté des changements importants dans les méthodes d’enseignement mais également dans les méthodes d’étude.

Certains enseignants et étudiants ont complètement abandonné papiers, crayons et cahiers pour ne s’en remettre qu’aux bits et aux octets. Mais surprise, s’ils aiment les nouvelles technoligies, ils préfèrent apprendre à l’ancienne, en amphi. Une étude québécoise aété menée dans le but de connaître l’opinion des universitaires et des étudiants sur l’utilité de ces TIC (Technologies de l’information et de la communication). Quelque 1500 étudiants et 500 enseignants ont répondu aux deux chercheurs de l’Université de Québec à Montréal.

Cette nouvelle génération se montre encore attachée au cours en amphi devant un professeur .Les étudiants jugent les cours traditionnels donnés à l’université beaucoup plus instructifs qu’un cours virtuel. Ils préfèrent suivre des cours en classe plutôt qu’à la maison (67 % sont contre). Ils ne sont pas fans non plus des enseignements en ligne, même dans le cadre de l’université (70 % contre) assure l’étude ....

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Josiane Bicrel's comment, November 4, 2012 9:31 AM
ça alors !
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Philippe Meirieu : "Je ne vois pas de projet fort pour l'école"

Philippe Meirieu : "Je ne vois pas de projet fort pour l'école" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Peut-on croire à la refondation de l'école voulue par Vincent Peillon ? Philippe Meirieu, qui a participé aux débats, n'est pas convaincu.

 

Finie la concertation, place à la loi de programmation et d'orientation. Le rapport remis ce jour à Vincent Peillon, ministre de l'Éducation nationale, clôture officiellement trois mois de débats au sein de la "concertation", ce gigantesque remue-méninges destiné à "refonder l'école de la République". Philippe Meirieu, spécialiste reconnu de la pédagogie et professeur des universités en sciences de l'éducation, a participé à ces échanges. Pourtant, il s'inquiète.

 

  Le Point.fr : une bonne idée, cette "concertation" ?

   Philippe Meirieu : La méthode est intelligente, quoique pas tout à fait inédite. J'aurais aimé qu'on entende plus les acteurs de terrain, ceux qui chaque jour font l'école. On a, comme d'habitude, invité les 5 000 permanents de l'Éducation nationale, tous des gens très qualifiés, mais assez éloignés des élèves. Tout cela ne saurait exonérer le gouvernement d'une perspective. Or, pour l'instant, je ne vois pas de projet fort pour l'école.

 

    Pourtant, Vincent Peillon promet de tout "refonder", ce n'est pas rien.

    On a jusqu'à aujourd'hui empilé beaucoup de réformes, on a réparé, ajusté, réagi, et la maison Éducation est une construction de bric et de broc, avec des pans baroques, des murs classiques, des rafistolages en tôle ondulée. La dépression que connaît notre système éducatif est due à cette absence de structures et de principes.

 

    Vous êtes un expert en pédagogie. Que faudrait-il faire, selon vous ?

    Qui a réfléchi sur les contenus, les savoirs ? La question des contenus, donc, de ce qu'on enseigne aux enfants, est primordiale. Aujourd'hui, les programmes sont devenus trop compliqués. Il nous faut des contenus clairs, attractifs et valorisés. On ne peut pas se contenter d'une garderie améliorée. On demande aujourd'hui aux enseignants de faire de l'éducation dans une société anti-éducative, où les enfants sont excités à consommer, pas à réfléchir. Qui en parle ?....

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NetPublic » Qu’est-ce qu’apprendre à l’heure d’Internet ?

NetPublic » Qu’est-ce qu’apprendre à l’heure d’Internet ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

« Ce qu’on connaît préalablement mesure le potentiel de ce qu’on peut trouver sur Internet. Plus on a acquis de concepts, plus la toile devient riche. Plus on est appauvri, moins on est capable de trouver. Il y a un effet de levier. »


Via City Of Words
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Education : ce qui va changer (ou pas) à la rentrée

Education : ce qui va changer (ou pas) à la rentrée | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le ministre de l'Education Vincent Peillon a dû composer avec une rentrée 2012 encore fortement marquée par les décisions du précédent gouvernement.

A quelques jours de la reprise des cours, le ministre de l’Education Vincent Peillon s’est livré mercredi à sa première conférence de presse pré-rentrée scolaire. Contraint de jongler avec l’héritage de son prédécesseur Luc Chatel, qui avait prévu la suppression de 14 000 postes cette année, et l’ambition de François Hollande, qui a fait de l’Education nationale un des secteurs prioritaires de son mandat. Du coup, la rentrée 2012 s’annonce ambivalente : quelques mesures d’urgence ont été annoncées, mais l’héritage du quinquennat passé reste très présent.

 

Ce qui change

*Une formation pour les profs «sacrifiés».....

*Les emplois d’avenir: Entre 2013 et 2015, 6 000 emplois d’avenir «professeurs» seront attribués chaque année à des étudiants boursiers en deuxième année de licence, qui se destinent à l’enseignement...

*Des profs expérimentés au CP...

*Un nouveau métier, les APS...

*Des recrutements dans les personnels scolaires...

*Suppression du décret sur l'évaluation des enseignants....

*L’ARS en hausse...

*Un nouveau calendrier scolaire....

*Un brevet des collèges revu...

*La réforme du lycée arrive en terminale...

 

Ce qui n’a pas encore changé

*Les suppressions de postes. Pour la sixième année de suite, la rentrée est marquée par une baisse des personnels, conséquence logique du non-remplacement d’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux, pierre angulaire des années Sarkozy.

*Les rythmes scolaires....

*L’accès à la maternelle. C'était une des autres priorités du candidat socialiste : faciliter l’accès à l'école maternelle pour les enfants de moins de 3 ans...

 

Ce qui va être évalué

C’est le leitmotiv de Vincent Peillon : la con-cer-ta-tion. Le ministre souhaite évaluer plusieurs dispositifs mis en place par ses prédécesseurs. Notamment les internats d’excellence, l’aide personnalisée, le dispositif Eclair, qui permet aux directeurs de recruter leurs professeurs, et l’assouplissement de la carte scolaire.

 

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Le combat de Martin Luther King - B2

Le combat de Martin Luther King - B2 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Parlez d'histoire en classe de langue à partir de cette séquence pédagogique basée sur une archive de l'INA du 9 avril 1968, L'assassinat du leader noir intégrationniste Martin Luther King.


Via Aurélie Albisser
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L'ex-cancre qui veut réconcilier les élèves avec l'orthographe

L'ex-cancre qui veut réconcilier les élèves avec l'orthographe | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Anne-Marie Gaignard, 50 ans, évoque avec colère ses souvenirs d'école.

 

Petite, elle était celle qui se cache au fond de la classe pour ne pas qu'on la remarque. Celle qui fixe le bout de ses chaussures quand l'institutrice pose une question de français. Anne-Marie Gaignard était "nulle" en orthographe. "Egarée dans la forêt des mots", comme elle dit. Ses notes en dictée ne dépassaient pas le zéro. La pire de toutes fut - 85. Elle avait écrit : "Le générale Degole à sové la France. De puis langlètère, il a lencé un apelle au français." A ce niveau-là, "on n'explique plus, on constate", se désole-t-elle.

Aujourd'hui, à 50 ans, Anne-Marie Gaignard est réconciliée avec la langue française. Après un long combat pour dépasser ses blocages, elle a créé l'association Plus jamais zéro, pour transmettre ses solutions aux enfants en difficulté. Elle dirige un centre de formation continue pour adultes et publie, le 29 août, son sixième ouvrage : La Revanche des nuls en orthographe (Calmann-Lévy, 256 p., 16,90 €). Un message d'espoir pour tous les fâchés avec le français.

Mais ce livre, c'est d'abord sa revanche à elle. Quand Anne-Marie Gaignard évoque ses souvenirs d'école, il y a de la colère. A 6 ans, elle reçoit une gifle cinglante. "Anne-Marie a la tête comme une passoire, lâche son institutrice à ses parents. Si elle continue comme ça, elle ne sera même pas capable de balayer les couloirs d'un hôpital !" La fillette se catalogue cancre, nulle pour la vie. Elle invente alors toutes sortes de stratagèmes pour ne plus aller à l'école. Du thermomètre chauffé sous la lampe de chevet pour faire grimper le mercure à la tentative d'entrer au couvent...

 

Enseignante dans une maison familiale rurale, elle organise des séances de remédiation orthographique pour ses élèves, puis pour d'autres enfants qui lui arrivent par bouche-à-oreille. Pour leur expliquer la règle des accords, elle leur raconte que la grammaire est gouvernée par deux rois, Etre et Avoir. Le premier est gentil, prévisible, et aime se déguiser en "suis", en "furent" ou en "sommes". Le second est capricieux. Le héros, un petit garçon, déjoue les pièges de la langue avec l'aide d'une fée. De ce conte, Anne-Marie Gaignard fait un livre, Hugo et les rois, validé en 2002 par les spécialistes du dictionnaire Robert et écoulé aujourd'hui à plus de 200 000 exemplaires...

 

A chaque fois, sa colère la reprend. "Je suis atterrée en voyant ces enfants qu'on laisse passer dans la classe supérieure, alors qu'ils ont raté des moments fondamentaux du programme. Un CP raté, on le paye toute sa vie !" Les chiffres qu'elle avance font froid dans le dos : entre 30 % et 40 % des élèves de sixième seraient incapables d'écrire une phrase sans faute...

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Re-faire école - Un webdocumentaire sur la pédagogie en école d'art

Re-faire école - Un webdocumentaire sur la pédagogie en école d'art | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Objet pédagogique et projet artistique, ce webdocumentaire croise les regards de professeurs et d’étudiants autour de la transmission et de l’enseignement de l’art.

Via Simon Loubris
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