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L'enseignement dans tous ses états.
Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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«Apologie du terrorisme» : un prof de philo suspendu

«Apologie du terrorisme» : un prof de philo suspendu | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Enseignant au lycée Victor-Hugo de Poitiers, il est suspendu quatre mois et une enquête est ouverte. Des actions de soutien sont mises en place.

 

Après les meurtres perpétrés par Coulibaly et les frères Kouachi, la plupart des enseignants, souvent démunis, ont voulu faire circuler la parole, organiser des débats, poser des mots sur ces événements glaçants. Dans le même temps, la ministre de l’Education nationale prévenait : tous les élèves ou les enseignants qui tiendraient des propos discutables seraient sanctionnés, voire signalés à la police.

 

Un exercice difficile qui pourrait coûter cher à Jean-François Chazerans, professeur de philosophie au lycée Victor-Hugo de Poitiers. Il s’est vu reprocher d’avoir «tenu des propos déplacés» lors de la minute de silence (à laquelle il assure cependant n'avoir pas assisté), jeudi 8 janvier, en hommage aux victimes, rapporte la Nouvelle République. «Il y a eu des plaintes de familles, a expliqué au journal régional le recteur de l’académie de Poitiers, Jacques Moret. L’enseignant aurait tenu des propos déplacés […]. J’ai immédiatement diligenté une enquête. Le professeur a été suspendu. Il fallait l’éloigner de ses élèves. La procédure suit son cours. Le conseil de discipline statuera [le 13 mars, ndlr] sur la suite de sa carrière.» Sa suspension de quatre mois maximum a été agrémentée d’une plainte en justice. Le parquet de Poitiers a ouvert une enquête pour «apologie d'actes de terrorisme». Il encourt 75 000 euros d'amende et jusqu'à 5 ans d'emprisonnement. La teneur des propos en question n’a pas été précisée.....

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Les contractuels, « bouche-trous » de l'éducation nationale

Les contractuels, « bouche-trous » de l'éducation nationale | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Peu formés, souvent isolés dans les établissements scolaires où ils interviennent, ces précaires de l'éducation nationale sont légion en Seine-Saint-Denis.

 

Ils sortent de l’ombre. Le sort des contractuels de l’éducation nationale, ces précaires sans diplôme d’enseignement, embauchés massivement à la rentrée pour faire face à la pénurie de professeurs, est l’un des sujets de préoccupation majeure des enseignants et parents d’élèves de Seine-Saint-Denis qui manifestent jeudi 20 novembre.

Dans ce département, 380 contrats de ce type, à durée déterminée, ont été signés depuis septembre, en grande majorité dans le premier degré (maternelle et primaire), selon l’académie de Créteil. Ce recrutement massif et inédit est la conséquence de plusieurs facteurs : augmentation du nombre d’élèves ; suppression de nombreux postes entre 2007 et 2012 ; manque de postes et de candidats pour les occuper.

A la fois symptômes et victimes de l’« éducation au rabais » dénoncée par les syndicats dans ce département, l’un des plus défavorisés de France, les contractuels « ne sont pas des sous-enseignants », a tenu à souligner mercredi la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, lors d’un déplacement à Bondy, où elle présentait un « plan triennal » pour les écoles de Seine-Saint-Denis....

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Les enseignants deux fois plus insultés que les autres

Les enseignants deux fois plus insultés que les autres | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
12% du personnel (chefs d'établissement et professeurs) s'est plaint de violence morale sur un an selon une étude de l'Insee.

 

Etre prof n’est pas de tout repos. Une étude de l’Insee, publiée ce jeudi, révèle que les métiers de l’Education nationale sont deux fois plus touchés par les menaces et insultes que les autres professions. En effet, une personne sur dix s’est plainte de violence morale au cours de l’année précédant l’étude. Ce qui représente 12 % du personnel de l’Education nationale contre 7 % en moyenne pour les autres emplois.

Pour Pascale Breuil, la chef de l’unité des études démographiques et sociales de l’Insee, ces chiffres doivent faire l’objet «d’une préoccupation particulière» car c’est bien leur profession qui les expose à ces violences. «Quand on est en contact avec le public, on est de fait plus soumis aux insultes et aux menaces», explique-t-elle.

 

Les chefs d’établissement et les conseillers d’orientation les plus concernés. 23,4 % des chefs d’établissement et des conseillers d’éducation ont admis avoir été victimes de menaces ou d’insultes l’année précédant l’étude contre 16,7 % des enseignants en collèges et lycées, et 11,6 % des professeurs des écoles.

 

Les élèves plus violents au supérieur, les parents en primaire. Dans les collèges et lycées, ce sont les élèves qui sont à l’origine des menaces et des insultes dans 3 cas sur 4. Dans les écoles, les enseignants sont la cible des parents dans 7 cas sur 10....

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La reconnaissance d'un suicide lié au travail, fait rare à l'Education nationale

La reconnaissance d'un suicide lié au travail, fait rare à l'Education nationale | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le ministère a qualifié d'«imputables au service» les suicides de deux enseignants, l'un à Marseille en 2013, l'autre à Caen en 2012. Des décisions rares qui suivent une procédure très codifiée.
A deux reprises, le ministère de l’Education nationale vient de reconnaître que le suicide d’un enseignant était lié à ses conditions de travail. A Marseille, un professeur en lycée technologique avait mis fin à ses jours le 1er septembre 2013, expliquant dans une lettre que le métier «ne lui était plus acceptable en conscience». A Caen, c’est un enseignant en primaire qui s’était suicidé à son domicile le jour de la rentrée, le 4 septembre 2012. S’agit-il d’une première ? Non. Selon le ministère de l’Education, depuis 2010, 5 cas de suicides ont déjà officiellement été reconnus comme «imputables au service», c’est-à-dire comme des accidents de travail, à l’issue d’une procédure très codifiée. Ces chiffres ayant été communiqués le 5 juin, il faut a priori rajouter la décision de Marseille rendue publique plus tard. L’Education nationale a par ailleurs enregistré durant l’année scolaire 2011-2012 13 suicides – de membres du personnel, pas seulement de professeurs –, dont 4 sur le lieu de travail. En 2012-2013, ce chiffre est monté à 16, dont 4 sur le lieu de travail. En 2013-2014, il était encore de 16, tous perpétrés à l’extérieur des établissements...
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5 idées venues d'ailleurs pour changer l'école en France

5 idées venues d'ailleurs pour changer l'école en France | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Alors que l'OCDE rétrograde la France dans l'enquête Pisa sur le niveau des élèves de 15 ans, certaines pratiques se révèlent particulièrement efficaces à l'étranger.

 

1 / Mettre les enseignants aguerris dans les classes difficiles2 / Former les enseignants aux meilleures pratiques3/ Des programmes pour les élèves, pas pour les profs4 / Bâtir la confiance en soi5 / Développer l'autonomie des établissements
Via Nelson Ferreira
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«Les profs inventent, s’adaptent, la réforme doit venir d’eux…»

«Les profs inventent, s’adaptent, la réforme doit venir d’eux…» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Antoine Prost Historien
INTERVIEW Le ministre Vincent Peillon veut «refonder» l’école. Après avoir changé, non sans mal, les rythmes scolaires, il ouvre des discussions sur le métier enseignant et sur le collège. L’historien Antoine Prost signe un livre, Du changement dans l’école (Seuil), où il analyse la longue histoire des réformes, plus ou moins réussies, dans l’Education nationale. Pourquoi faut-il toujours réformer ? Est-ce qu’il n’y a pas une cacophonie de réformes ? Comme tout être vivant, l’Education nationale ne cesse de se réformer. La réforme, c’est la vie. Il n’y a que dans les cimetières que l’on ne réforme plus. Le problème, ici, est que les débats sur l’éducation sont devenus des débats politiques. Les alternances politiques empêchent la gouvernance de l’Education nationale d’être constante, cohérente dans le temps. Par exemple, les zones d’éducation prioritaire ou Zep [créées par la gauche en 1981, ndlr]. Lorsque la droite arrive au pouvoir, elle ne s’en occupe plus. Quand la gauche arrive, elle les relance. Nous avons un vrai problème de gouvernance : la continuité n’est pas assurée, or elle est absolument nécessaire dans l’Education nationale. Est-ce qu’on ne tourne pas en rond ? On tourne en rond. La gauche défait ce que la droite a fait et réciproquement. Depuis le début de la Ve République, un seul ministre est resté aussi longtemps à son poste qu’un élève dans l’école élémentaire : ce fut Christian Fouchet, ministre de 1962 à 1967. Ou alors, si l’on change tout le temps de ministre, il faut que l’administration fasse la politique et que les directeurs restent longtemps en fonction. La politique de Ferry, qui passe, c’est Ferdinand Buisson, qui est resté dix-huit ans directeur de l’instruction primaire. Il a pu mener une politique. Si la politique du collège unique est entrée dans les faits, c’est qu’elle a été appliquée avec constance et continuité, de 1962 à au moins 1975, par une administration convaincue de sa justesse. Il faut de la suite dans les idées et les politiques. Il y a aujourd’hui une controverse sur les programmes d’histoire. C’est très bien de les alléger, mais il ne faut pas les changer tout de suite. Il faut laisser le temps aux profs de les apprivoiser sur au moins quatre ou cinq ans. Ce serait les traiter avec désinvolture que de jeter à la corbeille tout le travail qu’ils ont fait pour s’adapter aux programmes thématiques. Le temps pédagogique ne s’accorde pas avec le temps politique....
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Education: la "bivalence" des professeurs vue par Claude Lelièvre

Education: la "bivalence" des professeurs vue par Claude Lelièvre | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La bivalence ou l'enseignement de deux matières par les professeurs est l'une des pistes évoquées par la Cour des comptes pour réformer le métier enseignant. Eclairage historique par Claude Lelièvre, historien de l'éducation.



Un peu d'histoire - plus ''rétrospective'' que ''prospective'', car l'histoire repasse rarement deux fois le même plat - s'impose pour qui veut en savoir plus sur l'obscure question de la ''bivalence'' des professeurs de l'enseignement secondaire. Souhaitée par certains, elle est redoutée par d'autres, alors même qu'elle existe de fait en histoire-géographie, physique-chimie, sciences économiques et sociales, sans compter la ''trivalence'' français-latin-grec.

Il faut remonter jusqu'au début de la Ve République: dès 1959, il est décidé que les enfants ayant six ans cette année là auront obligatoirement deux années de scolarisation supplémentaire. La structure où devait se faire la prolongation de la scolarité obligatoire pouvait prendre des formes bien différentes. Ce qui est finalement choisi par la réforme Capelle-Fouchet de 1963 (qui a été décidée et tranchée par Charles de Gaulle lui-même), c'est l'institution d'un collège d'enseignement général (le CES) par lequel devront désormais transiter tous les élèves de 11-12 ans à 15-16 ans.

Le CES est un collège à filières qui réunit en un même établissement la voie dite longue (encadrée par des certifiés et des agrégés), la voie dite ''courte'' (encadrée par des PEGC, professeurs dits bi-valents), et une voie dite "transition-pratique" (qui doit être encadrée en principe par des instituteurs spécialisés).

La nouvelle structure unifiée institutionnellement (le "CES") va se construire effectivement en une dizaine d'années par la transformation de premiers cycles des établissements secondaires en ''CES'' ou par celles des CEG (anciens cours complémentaires rebaptisés ''collèges d'enseignement général'' en 1960) transformés en ''CES''; ou encore par la construction de nouveaux ''CES'' ex-nihilo. Mais l'arrivée des PEGC dans les ex-premiers cycles des collèges et lycées, ou l'arrivée symétrique des certifiés ou agrégés dans les ex-CEG, ne s'est pas faite sans mal, sans frictions de corps enseignants, et sans effet de distinction (qui laissent de nombreuses traces, et qui durent...).

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A quand l’éducation de nos spécialistes en enseignement ?

A quand l’éducation de nos spécialistes en enseignement ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Fonction régalienne par excellence, l’Education nationale n’en reste pas moins un des ministères qui ne trouve jamais ministre à son pied. Ainsi, fidèle à son habitude, à chaque changement de majorité, chaque gouvernement s’empresse de réformer, avec des projets souvent bien loin de la réalité du terrain.

Une n-ième réforme des rythmes scolaires

            Le projet d’une refonte totale des rythmes scolaires n’était pas une surprise, puisqu’annoncée de longue date par le candidat François Hollande au cours de sa campagne présidentielle. Pour autant, quelle ne fut pas la stupéfaction des Français suite à l’annonce du ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon, quant à son projet de réduire la durée des vacances d’été : de huit semaines aujourd’hui, elles passeraient à six semaines, réparties en deux zones distinctes, à l’horizon 2015. A l’image de Xavier Darcos, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, qui ne maîtrisait pas la « règle de trois », il semblerait que, là encore, notre ministre ne soit pas fidèle aux principes mêmes de la pensée philosophique, qui invite à s’interroger avant de prendre le risque de déclencher une nouvelle polémique.

Comment peut alors envisager la tenue d’un examen national comme le baccalauréat dans de telles conditions ? A moins que ce ne soit un indice supplémentaire en faveur de la mise en place d’un contrôle continu au lycée, plus favorable aux élèves mais surtout aux caisses de l’Etat : en effet, près de 50 millions d’euros1 par an sont consacrés à ces sacro-saintes épreuves.  La disparation du Baccalauréat entrera-t-elle dans un des prochains projets de loi de finances ?

 

Difficile de n’avoir pu le remarquer, ce bandeau publicitaire qui fleurissait un peu partout pour encourager les jeunes étudiants à s’inscrire au concours d’entrée dans l’enseignement. L’objectif était clairement affiché : recruter, pour la rentrée prochaine, près de 40 000 enseignants supplémentaires pour faire face à la politique de réduction du nombre de fonctionnaires du précédent gouvernement. S’il est un secteur dans lequel l’Etat se doit d’investir, c’est bien envers la jeunesse, mais à quel prix !...

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Manifestation à Paris pour une «vraie refondation de l’école»

Manifestation à Paris pour une «vraie refondation de l’école» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les manifestants ont défilé à l’appel de la FSU, principal syndicat de l’éducation.

 

«Peillon, Peillon, faut vite que tu balayes toutes les réformes de Chatel... Livret de compétences, mise en concurrence», clamait-on au porte-voix. Et d’entonner avec une orchestre de rue : «Emplois, salaires, c’est la galère, les enseignants sont en colère, Peillon, tu parles d’refondation, depuis pas d’amélioration».

Guislaine, professeur d’histoire-géo venue d’Agen, se dit «extrêmement déçue de la politique éducative mise en place par Peillon. Il faut aller beaucoup plus loin et beaucoup plus vite, revenir sur toutes les réformes depuis dix ans, le socle, le collège, la reforme du lycée qui est une catastrophe», estime-t-elle.

Les revendications étaient multiples: les manifestants réclamaient le maintien du réseau des CIO (centre d’information et d’orientation), l’ouverture de discussions sur le collège et le lycée, des négociations salariales ou encore des pré-recrutements d’enseignants, comme Marianne, professeur du secondaire à la retraite, qui s’inquiète face aux postes non pourvus: «Mon fiston a tout le lycée à faire, j’aimerais bien qu’il ait des profs»...

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Le Dakota du Sud autorise les enseignants à être armés au travail - Les Inrocks

Le gouverneur républicain Dennis Daugaard a promulgué hier une loi autorisant les enseignants à être armés en classe dans le Dakota du Sud, qui devient le premier Etat des Etats-Unis a se doter d’une telle législation. Il reviendra aux districts scolaires d’autoriser ou non les personnels de leurs établissements scolaires à venir armés au travail.

Les partisans de cette loi arguent du fait que plusieurs écoles du Dakota du Sud, un Etat rural situé au nord du pays, se trouvent très loin des services d’urgence, qui peuvent parfois mettre jusqu’à 45 minutes pour atteindre certaines zones reculées. Mais la loi est loin de faire l’unanimité. Certains auraient préféré que l’Etat dote les écoles de policiers armés.

Si c’est la première fois qu’un Etat autorise explicitement les enseignants à venir au travail armés, ce n’est pas la première fois qu’ils pourront le faire. A Hawaï et dans le New Hampshire, il n’existe aucune interdiction concernant le port d’armes sur le lieu d’un établissement scolaire, pour ceux qui possèdent un permis. Au Texas, s’il est interdit de porter une arme à l’école, les établissements scolaires peuvent contourner la loi et autoriser certaines personnes à en avoir une....

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Qui décide dans l’éducation nationale ?

Qui décide dans l’éducation nationale ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Globalement, en moyenne des pays de l’OCDE, 41% des décisions sont prises par les établissements, contre 31% en France. 6% le sont en moyenne par le niveau régional ou départemental contre 37% en France, ce qui souligne le caractère effectivement décentralisé de notre république en matière éducative ; 36% le sont en moyenne par l’Etat, pour 32% seulement, a-t-on envie d’écrire, en France. On peut dire qu’arithmétiquement, l’Etat ne compte que pour un tiers dans les décisions organisant le système éducatif. Voilà qui va à l’encontre de certaines de nos idées reçues.

Les données par secteur d’activité sont également intéressantes. La pédagogie se décide à 80% dans l’établissement (les moyennes OCDE et France sont identiques). La gestion des personnels  relève à 62% de l’Etat en France contre 40% dans l’OCDE : notre fonction publique d’Etat fait encore bien la différence. La planification de l’éducation  est réalisée à 42% par l’Etat en France, contre 60% dans l’OCDE : y aurait-il donc plus jacobins que nous au sein de l’OCDE ? Quant aux ressources utiles à l’éducation, elles sont fournies à 80% par les régions ou les départements en France, contre seulement 10% en moyenne dans l’OCDE. On prendra soin de ne pas perdre de vue que ces ressources n’incluent pas les dépenses de traitement des personnels qui,  pour l’essentiel, incombent en France à l’Etat.

L’évolution observée par l’OCDE dans le temps ne manque pas d’intérêt non plus : en France, entre 2007 et 2011 on constate une baisse de 10% du nombre de décisions prises par les établissements. L’évolution n’est donc pas linéaire, et, pour ce qui concerne notre pays, paraît démentir les discours politiques, tenus lors du dernier quinquennat, sur l’autonomie nécessairement grandissante dévolue aux établissements....

 

Dans un ouvrage publié en 2010, Jean-Michel Chapoulié a mis en lumière, en examinant deux siècles de politique scolaire en France, la prise réduite de l’institution centrale, de l’Etat, sur les évolutions réalisées au sein de l’organisation scolaire. Si, pour Jean-Michel Chapoulié, l’Etat est loin d’être maître des évolutions de l’institution scolaire, cela s’explique d’abord par l’ignorance frappante du détail des organisations scolaires par ceux qui, pour les réformer, sont obnubilés par un aspect du système scolaire à transformer et sous-estiment les réactions en chaîne provoquées par une seule modification sur le système entier et sur ses acteurs. Cela s’explique ensuite par le mode de recrutement des enseignants. Celui-ci les incite, par exemple, quelles que soient les orientations pédagogiques officielles, à valoriser les savoirs abstraits et généraux diffusés dans les filières d’excellence. Cela s’explique également par les résistances de la partie de la population menacée dans son hégémonie sociale par une démocratisation de l’école : ces résistances contrecarrent également les projets politiques de réduction des inégalités face à la formation scolaire. Au final, les comportements de la population à l’égard de l’école comptent au moins autant  que les dispositions législatives sur la scolarisation....

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Dans l'extrême sud thaïlandais, le calvaire des enseignants face à la guerre

Dans l'extrême sud thaïlandais, le calvaire des enseignants face à la guerre | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le corps professoral, majoritairement bouddhiste, est devenu une cible de choix pour l'insurrection islamiste, en butte au pouvoir de Bangkok. Un défi sécuritaire et identitaire.

 

A l'instar d'autres catégories de population, eux aussi ont subi, et continuent de subir, avec une douleur pudiquement contenue, les affres d'une guerre qui, au fond, n'est pas la leur. Depuis 2004, les enseignants de l'extrême sud de la Thaïlande n'échappent pas au conflit sanglant – plus de 5 300 morts et 11 000 blessés – qui met aux prises le pouvoir central de Bangkok et une insurrection séparatiste dans les provinces méridionales à majorité musulmane de Yala, Pattani et Narathiwat. Pis, ils sont devenus des cibles de choix. Harcelés, et parfois éliminés froidement par des sicaires sans états d'âme.

Ces dernières semaines, la triste litanie des victimes s'est encore allongée. Ainsi, mercredi 23 janvier, un enseignant a été tué par des individus armés qui ont fait irruption dans une école primaire du district de Bocho (province de Narathiwat). L'homme, âgé de 51 ans, est tombé sous les balles de ses agresseurs tandis qu'il déjeunait à la cafétéria de l'établissement. La scène s'est déroulée sous le regard horrifié d'une trentaine de témoins impuissants, élèves et professeurs.

Début décembre, déjà, des centaines d'écoles de cette même province, placée sous état d'urgence depuis juillet 2005, avaient été fermées en signe de protestation, après qu'une enseignante de 32 ans eut perdu la vie dans une embuscade mortelle sur le chemin du retour à son domicile. Le président de l'association des enseignants, Sanguan Intarak, avait alors décrété une suspension temporaire des cours, réclamant aux autorités "des mesures efficaces pour [protéger] les professeurs"...

 

Pourquoi les enseignants, a priori étrangers au conflit qui se déroule à seulement quatre cents kilomètres de Phuket et de ses plages paradisiaques prisées des touristes étrangers, sont-ils visés par un tel hallali meurtrier ? Les raisons sont à la fois d'ordre symbolique et politique. Symbolique, d'abord. "En Thaïlande, l'enseignement est vecteur, non seulement d'un savoir et de connaissances, mais aussi d'une identité nationale qui est profondément imprégnée des valeurs bouddhistes [95 % des habitants du pays sont de confession bouddhiste]. Ce sont ces valeurs qui sont visées par les partisans de la charia, la loi islamique. Ce faisant, les extrémistes expriment leur rejet vis-à-vis d'une nation dont ils ne se sentent en aucune façon membres à part entière", argumente Sophie Boisseau du Rocher, spécialiste des questions politiques et géostratégiques en Asie du Sud-Est...

 

A cette dimension symbolique s'ajoute un volet plus politique, qui contribue à faire du corps professoral une proie, sinon idéale, du moins de premier choix. "Les enseignants sont des fonctionnaires, donc des représentants de l'Etat, mais ils constituent des cibles plus faciles que les militaires. A travers eux, c'est, en filigrane, l'Etat qui est visé, et notamment son incapacité à régler la situation dans le sud du pays", explique Mme Boisseau du Rocher....

 

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Rythmes scolaires: les enseignants se sentent incompris

Rythmes scolaires: les enseignants se sentent incompris | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
De nouveaux mobilisés aujourd'hui dans la rue, ils tentent de se défendre de l'accusation de «corporatisme» alors que le mouvement est mal perçu dans l'opinion.

 

«On nous accuse de corporatisme. On dit qu’on ne veut pas revenir travailler le mercredi. Mais les medias ne présentent pas la réforme telle qu’elle est. A Paris, les élèves auront trois quarts d’heure de cours en moins et pour qu’ils sortent à 16 h 30, on parle de rallonger d’autant la pause déjeuner pour organiser des activités. Mais avec qui ? Les animateurs du midi sont des précaires sans formation. Si c’est pour récupérer les enfants excités comme après la cantine, je ne vois pas l’intérêt. Dans notre école, les locaux sont tout petits. Si ça se passe dans nos classes, on va où, nous ?» Françoise et Mathilde sont profs en maternelle à Paris. Elles ont fait grève déjà mardi, et elles défilent ce mercredi aux côtés de quelques milliers d’enseignants.

Les enseignants mobilisés contre la réforme des rythmes scolaires se sentent aujourd’hui incompris. Dans la manifestation parisienne, notamment appelée par le SNUipp (principal syndicat du primaire) et par FO, ils se défendent d’un quelconque égoïsme, estimant qu’il s’agit d’un malentendu. S’ils se battent contre la dégradation de leurs conditions de travail, expliquent-ils, ils défendent aussi l’intérêt des élèves.

 

Il est clair que l’hostilité des enseignants au retour à la semaine de quatre jours et demi passe mal dans l’opinion. Les rapports se sont succédé ces dernières années pour dénoncer la semaine de quatre jours généralisés en 2008, à l’occasion de la suppression du samedi matin, par le ministre de l’Education Xavier Darcos. Pour les experts, cette semaine — unique en Europe — ne respecte pas le rythme de l’enfant: elle est déséquilibrée avec de nombreuses coupures et des journées trop denses – six heures de cours quotidiennes dès le CP...

 

La plupart des syndicats partageaient cette analyse… jusqu’au jour où il a fallu négocier le retour aux quatre jours et demi, incluant cette fois le mercredi matin, avec le ministre Vincent Peillon. SNUipp en tête, les syndicats ont alors réclamé des compensations pour les coûts que cela allait engendrer pour eux – frais de transport et de garde d’enfants le mercredi. Ils ont aussi avancé que la réforme était trop précipitée, que les villes n'étaient pas prêtes pour organiser des activités intéressantes, qu’il y avait des problèmes plus urgents à traiter à l'école, qu’ils n’avaient pas été consultés...

«Bien sûr, les enseignants ne sont pas chauds à l’idée de revenir en classe le mercredi, reconnaît Marie, directrice de maternelle dans les Yvelines, personne n’aime que l’on revienne sur un acquis. Mais ils l’auraient mieux accepté s’ils avaient vu des perspectives s’ouvrir, avec une réforme des programmes par exemple. Au lieu de cela, les enseignants, déjà maltraités par le pouvoir précédent, ont vu une nouvelle réforme brutale s’abattre sur eux.»


Marie, militante au SNUipp, soutient pourtant le principe de la réforme – «les quatre jours ne sont pas bons, tous les chronobiologistes l’affirment». Mais elle aurait préféré le samedi matin: «C'était l’occasion de voir les parents.»

Surtout, elle s’inquiète de la mise en place de la réforme qui risque d’aggraver les inégalités territoriales : «A Versailles ou au Chesnay, les enfants vont avoir du théâtre ou de l’escrime s’ils sont libérés plus tôt après les cours. Mais dans les communes rurales pauvres, cela risque d'être de la garderie. Quand on explique cela aux parents, ils déchantent.»....

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«Charlie Hebdo» : comment les enseignants en ont parlé à l'école

«Charlie Hebdo» : comment les enseignants en ont parlé à l'école | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Débat constructif, provocations... les enseignants ont été confrontés à des réactions diverses après l'attentat meurtrier.

 

Comment parler de l’attentat de Charlie Hebdo à l’école ? Sur Internet, sur les réseaux sociaux, beaucoup de profs racontent leurs difficultés d’évoquer le sujet avec leurs élèves, de trouver les mots justes. Certains racontent avec émotion la richesse des débats quand d’autres déplorent, impuissants, les réactions négatives de certains de leurs élèves. 

«Mais qu’est ce que je vais dire à ces gamins de 10 ans?», s’interroge une professeure sur son compte Twitter comme beaucoup d’enseignants lorsqu’ils apprennent la nouvelle. Alors c’est à chacun sa méthode. Au lieu de demander aux plus petits de respecter la minute de silence en hommage aux victimes, une enseignante a par exemple proposé à ses maternelles de dessiner:

Je partage l’info que j’ai eue tout à l’heure par une collègue <3 #JeSuisCharlie#Ensemble#CharlieHebdopic.twitter.com/O5AgNMtC5J

— Princesse Soso ✏️ (@princessesoso) 8 Janvier 2015

Certains enseignants se félicitent d’avoir engagé un débat fructueux avec leurs élèves. Marie, professeure dans un collège de Seine-Saint-Denis, raconte dans son blog avoir montré les caricatures de Mahomet à ses 3ème: «Toutes et tous ont compris. Aucun ne m’a dit : “C’est bien fait”, “Ils l’ont bien cherché”. Aucun.» Ses élèves ont tous exprimé leur émotion de façon personnelle : «Certains ont écrit spontanément des plaidoyers pour la liberté d’expression. D’autres ont eu des remarques plus intelligentes que certains adultes. D’autres ont lu Liberté de Paul Eluard en sanglotant».

Une conseillère d’éducation raconte comment les élèves se sont sentis concernés par l’attentat : «Ils nous ont posé des questions, ils se sont posé des questions, ils étaient silencieux pour écouter les réponses.» Tout en se promenant dans les couloirs avec un journal à la main, ils commentent :«C’est affreux quand même, ils ont juste dessiné», «C’est vrai qu’ils sont allés loin mais quand même, les tuer».
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L’Education nationale sinistrée en Seine-Saint-Denis - Information - France Culture

L’Education nationale sinistrée en Seine-Saint-Denis - Information - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

L’équation semble impossible à résoudre : de plus en plus d’élèves et de moins en moins d’enseignants formés ou intéressés par le travail dans ce département. La ministre de l’Education a fait des annonces à la veille d’une journée de mobilisation enseignante.

 

ors de la rentrée scolaire de septembre en Seine-Saint-Denis, plus de 900 élèves ont été renvoyés chez eux faute de professeurs. En primaire, cela représente 38 classes.

 

La ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem a annoncé, chez nos confrères de France Info, la création de 500 postes supplémentaires d’ici 2017, qui se rajouteront aux 300 déjà créés.

« Ce n’est pas un énième plan mais une véritable mobilisation sur trois ans » a précisé la ministre, pour qui la situation de la Seine-Saint-Denis s’explique par trois éléments : un département défavorisé socialement, une démographie en hausse constante depuis des années, et une académie pas assez attractive pour les enseignants.

 

En effet, pour la seule rentrée 2014, il y a eu 2 800 nouveaux élèves scolarisés dans le 93.

Interrogée par nos confrères du Bondy Blog, Rachel Schneider, secrétaire départementale  SNUIPP – FSU 93, est revenu sur le paradoxe de la Seine-Saint-Denis :

« On a eu une rentrée avec des créations de postes. Et bien que ce soit la troisième rentrée avec des dotations positives, c’est l’une des pires qu’on ait vécue.
On a eu cette période de 2007 à 2012 où la Seine-Saint-Denis a vu arriver 12 000 élèves supplémentaires dans les écoles maternelles et élémentaires sans un seul poste créé.
Donc avec 12 000 élèves supplémentaires en cinq ans, l’inspecteur d’académie de l’époque a dû ouvrir 500 classes, sans un seul enseignant de plus ».....

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Les enseignants français peu valorisés et en mal de formation

Les enseignants français peu valorisés et en mal de formation | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Une enquête de l'OCDE sur les conditions de travail et d’apprentissage des enseignants propose des pistes de réforme du système éducatif français.

 

Seulement 5% des enseignants français estiment que leur métier est valorisé par la société. C’est l’un des résultats les plus inquiétants de l’enquête Talis dévoilée ce mercredi par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), qui interroge sur les conditions de travail et d’apprentissage des enseignants dans 34 pays. Parmi les 107 000 enseignants interrogés, 3 002 professeurs et 204 directeurs de collèges français se sont prêtés au jeu entre février et juin 2013, mettant en exergue les faiblesses du système éducatif actuel, à savoir la formation et l’évaluation des professeurs.

 

«Deux tiers des enseignants interrogés estiment que leur métier n’est pas reconnu comme il devrait l’être», expose Eric Charbonnier, l’expert choisi par l’OCDE pour présenter ce rapport. En France, ils ne sont que 5% à penser que leur travail est valorisé par la société. Ce qui nous place en avant-dernière position, juste devant la République slovaque et loin derrière la moyenne de l’OCDE, qui est de 31%...

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City Of Words's comment, June 26, 2014 2:35 AM
c"est évident. Il y a un trop grand gap entre la mission historique philosophique de l'école et sa société qui désormais la .. consomme;
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Est-il scandaleux d’envoyer les jeunes enseignants dans les collèges difficiles ?

Est-il scandaleux d’envoyer les jeunes enseignants dans les collèges difficiles ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Est-il scandaleux d’envoyer les jeunes enseignants dans les collèges difficiles ?

 

 

Evidemment, de prime abord, il y a quelque chose de particulièrement cruel, affligeant et scandaleux dans le fait d'envoyer (oui, envoyer, les premières affectations sont souvent subies, quand on est néotitulaire, il est rare que l'on ait le choix, travailler dans les établissements les plus durs est davantage une fatalité qu'une vocation) (l'un n'empêche pas l'autre, cependant) les enseignants débutants, sans expérience, dans des collèges où l'enseignement se fait dans des conditions extrêmes (violence, pauvreté, niveau scolaire, situation géographique). Pour beaucoup de professeurs, ces premières années sont particulièrement difficiles. Selon les individus et les caractères, selon les matières et les établissements, c'est plus ou moins marquant, traumatisant, galvanisant, perturbant ou enthousiasmant. Certains sombrent dans la déprime la plus totale, d'autres sont en "brainstorming" permanent, certains ne semblent pas le moins du monde perturbés (ce qui m'a toujours semblé bizarre !) (les gens blasés me gonflent).

On pourrait imaginer que, par égard pour les enseignants débutants, par égard pour les élèves (les enfants des quartiers défavorisés n'ont pas à essuyer les plâtres des débuts dans le métier), par bon sens,  l'on réserve l'éducation prioritaire aux professeurs blanchis sous le harnais. Sur le papier, l'idée est séduisante, logique, juste. Mais...

 

1) Il faudrait trouver des volontaires, ce qui ne va pas être aisé ! On pourrait envisager des carrières avec des allers-retours entre différents types d'établissements mais ne serait-ce pas décourageant pour les enseignants en terme de carrière ?

 

2) Il faudrait s'assurer qu'après avoir fait sa carrière dans des établissements sans problèmes (si, du moins, ça existe !), l'on soit capable d'enseigner dans les collèges vraiment difficiles. Ce n'est pas du tout évident. L'enseignement en ZEP a des particularités que l'on ne retrouve pas ailleurs, cela suppose des capacités et des attentions que l'on n'acquiert pas forcément autre part. Pour ceux qui y ont déjà enseigné, le problème est presque identique. On prend des habitudes bien différentes quand on n'est pas confronté à la difficulté ou à l'adversité quotidiennes. Il y a quantité de choses que l'on oublie, perd de vue (on apprend d'autres choses, cependant, en milieu plus tempéré, on découvre l'école sous de nouvelles perspectives). Bien que j'aie passé plus de dix ans en ZEP, je ne suis pas certaine, si j'y retournais, d'être réellement efficace. Certes, j'ai  maintenant de l'expérience, davantage de maturité et de recul. Mais, comment dire, je crois qu'à la différence du vélo, on oublie vite comment faire, comment on a fait, comment on a tenu, on perd peu à peu ses réflexes.....

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Brésil : les enseignants du public en grève se heurtent à la police

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Quelques centaines d'enseignants d'écoles publiques maternelles et primaires ont manifesté mardi devant le conseil municipal de la ville où devait être voté un plan de carrière rejeté par les professeurs.

 

Des heurts ont éclaté mardi 1er octobre à Rio entre quelques centaines d'enseignants d'écoles publiques maternelles et primaires et des policiers, devant le conseil municipal de la ville où devait être voté un plan de carrière rejeté par les professeurs.

Alors que les manifestants tentaient d'envahir la salle de vote aux cris de "ce gouvernement [de l'Etat de Rio] ne sert à rien, il va tomber", le bataillon de choc de la police de Rio a chargé en lançant des gaz lacrymogènes. En grève depuis quarante-six jours, les professeurs des écoles publiques, gérées par la municipalité, exigent le retrait de ce plan de carrière et de salaires pour reprendre les négociations avec la mairie.

 

 

8 EUROS DE L'HEURE

"Ce plan de carrière ne concerne que ceux qui travaillent quarante heures par semaine dans la même école – une minorité infime. Actuellement, on gagne à peine 25 réis (8 euros) de l'heure", a déploré Daniel Raposo, 28 ans, professeur de gymnastique.

"Pour faire nos quarante heures par semaine, nous sommes obligés de travailler dans plusieurs écoles. Il y en a marre. C'est un mouvement d'insatisfaction, on ne peut plus supporter tant d'humiliations, tant de mépris, tant de belles paroles, tant de mensonges", a de son côté déclaré à l'AFP l'instituteur Marcos Antonio.....

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Réformes de l’Education : comment j’ai été dé-formé au métier de prof - Rue89

Réformes de l’Education : comment j’ai été dé-formé au métier de prof - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
A la rentrée 2010, j'ai expérimenté la nouvelle (et déjà obsolète) formation enseignante mise en place en 2009.

 

A la rentrée 2010, j’ai expérimenté la nouvelle (et déjà obsolète) formation enseignante mise en place en 2009. J’étais en Master éducation, enseignement et formation (MEEF), pour devenir enseignant en histoire-géographie.

Aujourd’hui je suis sorti de l’université (ouf !), après avoir validé maints diplômes. Je suis en recherche d’emploi. Je me réoriente, je cherche à travailler dans le social.

La situation des étudiants concernés par ces formations enseignantes est terrible : en l’espace de trois ans, nous avons connu deux réformes. Je suis entré dans le master du précédent gouvernement, j’en ressors au moment où s’installe le système du ministre de l’Education Vincent Peillon... Je vous épargne le coup des fameuses « années de transition », où l’université met en place des masters qui sont avant tout des prototypes de ce que ces formations seront dans les années suivantes. Du moins jusqu’à la prochaine réforme.

 

La réforme de 2009 avait pour ambition de donner toutes les aptitudes professionnelles aux enseignants, tout en rehaussant le niveau d’études requis (passage de bac+3 à bac+5), et permettant de rapprocher (voire de fusionner) les IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) avec les universités. De grandes ambitions… Qui se manifestèrent dans les faits par une destruction de la formation des enseignants.

Exit la pédagogie, place à la formation purement disciplinaire : autrement dit, si vous êtes en mathématiques, vous ne travaillerez que sur les mathématiques, et non plus sur le métier d’enseignant.

Vous passerez le concours du CAPES, et si vous avez la chance de l’obtenir, on vous accordera un poste de prof sans que vous n’ayez jamais sérieusement abordé ce métier. Pédagogie, prise en charge de classe, montage de cours, de contrôles de connaissances, travail en collaboration avec les élèves… Oubliez tout cela. A la place, vous aurez le plaisir d’étudier les dernières recherches scientifiques de la matière qui vous intéresse.

Alors oui, évidemment, il y a quelques résidus des anciennes formations enseignantes : quelques heures de cours, de discussions et de conseils pédagogiques, dispersés dans les deux ans de formation. Mais rien qui puisse nous former sérieusement au métier. Pour vous donner un ordre d’idée : en deux ans de formation universitaire, nous nous sommes entraînés à faire... deux cours. En deux ans, on aurait peut-être pu mieux faire....

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ÉTATS-UNIS • Au Michigan, des profs armés pour protéger les élèves

ÉTATS-UNIS • Au Michigan, des profs armés pour protéger les élèves | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Depuis la tuerie à l'école de Sandy Hook l’introduction d'armes à feu dans les écoles est régulièrement évoquée. Dans une localité rurale du Michigan, le chef de la police a un plan "réfléchi", nous dit le très conservateur National Review.

 

Depuis Sandy Hook [dans le Connecticut], nombreux sont ceux qui considèrent l’introduction d'armes à feu dans les écoles comme une solution extrême. Mais dans une localité rurale du Michigan, le chef de la police a d’ores et déjà concocté un plan sérieux et réfléchi en ce sens.

En 33 ans de carrière dans le maintien de l’ordre, Victor Pierce a vu des corps d’enfants assassinés, et ces images le hantent toujours. Après Sandy Hook, il s’est senti dans l’obligation d'agir. Aussi a-t-il décidé d’inviter enseignants et administrateurs d’établissements scolaires à devenir officiers de réserve en participant à un programme d’entraînement.

Une fois la formation terminée, les stagiaires prêteront serment comme officiers de réserve volontaires. Si les autorités scolaires donnent leur feu vert, ils pourraient donc porter des armes à l’intérieur des écoles.

 

"Il nous faut recourir à la force."

"Comme le disait si bien Edmund Burke, le mal n'a besoin que d’une chose pour vaincre : que les hommes bons ne fassent rien", affirme-t-il. "Nous, nous essayons de faire quelque chose. Les écoles représentent des zones sans armes. En général, c’est la raison pour laquelle un assassin [les vise, choisissant] le chemin de la moindre résistance. Comme il sait qu’il y a une cible facile, il la vise. On peut installer tous les verrous et les détecteurs de métal qu’on veut, ça ne l’empêchera pas de se livrer à des actes sadiques, ni de commettre un carnage. Il nous faut recourir à la force."

Le programme a lieu à Barry Township, une petite municipalité de moins de 4 000 habitants située à 40 kilomètres au nord-est de Kalamazoo. Pendant 12 semaines, les participants suivent 60 heures de cours portant sur le droit, l’application et l’utilisation de la force, les tactiques défensives, la sécurité et le maniement des armes. La promotion en cours compte 31 élèves, dont deux enseignants et un administrateur scolaire. Pierce prévoit une formation continue pour ceux qui auront complété le stage....

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Education : ce qui va changer à la rentrée

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Création de postes, une école pour devenir prof, tour de vis sur la carte scolaire... Le ministère vient de publier la circulaire de rentrée 2013.

 

La prochaine année scolaire sera «une année de transition», a averti le ministre de l’Education Vinent Peillon qui publie ce jeudi la circulaire de rentrée 2013 (voir le document en bas de l'article). Voici, dans les grandes lignes, ce qui va changer :

 

Sous l’ère Sarkozy, 80 000 postes avaient été supprimés. Changement de cap. Pour la première fois en six ans, de nouveaux postes sont créés : 3 000 dans le primaire (maternelle et élémentaire) et 3 770 dans le secondaire. Auxquels s’ajoutent 350 nouveaux emplois d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) et 50 assistants sociaux. Dans sa circulaire, le ministre promet : «Tous les départs définitifs d’enseignants seront remplacés et 60 000 postes seront créés sur la durée du quinquennat.»


C’est le retour de la formation des profs, livrés à eux-mêmes depuis la fameuse réforme de masterisation tant décriée par le corps enseignants. A la rentrée vont s’ouvrir des «écoles supérieures du professorat et de l’éducation» (Espe) placées sous la responsabilité de l’ensemble des universités d’une académie. Ce qui devrait permettre aux nouveaux profs de ne plus être parachutés en classe sans expérience mais d’apprendre au préalable à transmettre des connaissances et gérer une classe.

 

Vincent Peillon l’avait annoncé, il veut revenir sur l’assouplissement de la carte scolaire voulu par Nicolas Sarkozy. Depuis 2008 en effet, les parents peuvent plus facilement obtenir des dérogations à la règle de l’affectation dans le collège-lycée de leur zone géographique. Peillon veut plus de «mixité sociale» dans les établissements mais les modalités de la réforme n’ont pas encore été décidées...

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Que de moments volés à la littérature

Que de moments volés à la littérature | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Oui, l'on peut encore enseigner la littérature ; la vraie littérature, même à l'âge dit ingrat. Au XXIe siècle, il faut plus que jamais ouvrir l'élève aux mondes de la littérature vivante ; et plus largement de l'art.

 

Enseigner la littérature aujourd'hui... Injonction paradoxale ? C'est ce que nous amènent à penser "Les Textes" ; non les Saintes Ecritures, mais les indigestes Bulletins officiels où se succèdent réformes et contre réformes, anciens et nouveaux programmes, et qui sont censés contraindre l'enseignant à repenser sans cesse sa pédagogie pour se conformer au désir d'une divinité cachée... Nous, enseignants de littérature, devrions être d'éternels Saint Pierre, prêts à renier sans cesse notre credo de la veille. Il nous faut donc résister, ignorer, voire combattre ces "modes" si elles entravent notre enseignement.

Car c'est bien de cela dont il s'agit : l'arrivée du fameux "socle commun des compétences et des connaissances" détruit résolument le travail de ceux qui sont sur le terrain et qui tentent, avec toute leur énergie et leur savoir, de faire de l'école, du collège et du lycée des lieux d'apprentissage et de plaisir. L'enseignant, de littérature en particulier, voit sa mission réduite à cocher des cases par milliers tout au long de l'année pour savoir ce que l'élève a acquis, n'a pas acquis ou serait en train d'acquérir.

Pour faire correctement son travail comptable, il doit évaluer de façon sommative ou formative (encore des gros mots...), mettre en place des ATP (aides au travail personnel), des PPRE (programmes personnalisés de réussite éducative), des PDMF (parcours de découverte des métiers et des formations) ou autres acronymes intrusifs, invasifs, corrosifs dont l'Education nationale s'enorgueillit. Ne réduisons donc pas l'élève à une somme d'items formant des piliers bien peu stables d'une connaissance bien fragile... N'engluons pas leurs esprits en devenir dans le carcan du LPC (livret personnel de compétences). L'enseignant-Shiva passe des heures à des tâches qui dévorent son temps de réflexion. Que de moments volés à la littérature !

...

 

Enseigner c'est oser ; enseigner la littérature, c'est oser étudier Pierre de Marbeuf comme Barbara, scander comme slamer, écrire au stylo plume comme présenter un power point. Enseigner la littérature, c'est être curieux de tout, toujours au fait des recherches sur la langue, sur la mémoire, à l'affût des expériences menées çà ou là, comme une écriture déambulatoire avec les élèves de 6e sur les bords du canal Saint-Martin, qui mène à une ébauche de livre électronique... Etre d'un autre temps mais aussi de son siècle. Croire en soi mais surtout en l'élève. Et cette émotion, ce partage, cette complicité, nul item coché dans un aride tableau du LPC ne pourra jamais les évaluer...

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Education nationale : un tiers des enseignants envisage de quitter leur job

Education nationale : un tiers des enseignants envisage de quitter leur job | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Cette nouvelle étude démontre néanmoins que 70% des personnels d’éducation déclarent que le climat scolaire est bon.

 

Alors que Vincent Peillon annonce que le concours d'enseignants, qui aura lieu exceptionnellement en juin, a attiré 46% de candidats de plus que celui d'octobre, voici une étude qui pourrait freiner les ardeurs de ces futurs enseignants.

Près d'un tiers des personnels d'éducation envisagent de quitter leur job, en raison des tensions régnant au sein des équipes adultes, selon Le Figaro. "Le harcèlement est bien un facteur de décrochage professionnel", souligne Éric Debarbieux, spécialiste de la violence scolaire. Cette étude, d’une ampleur inédite, a été menée auprès de 156 000 personnels du second degré. Parmi eux, 26 % estiment que la violence est présente dans leurs établissements. Une proportion qui atteint 64 % dans l'éducation prioritaire.

Des résultats à contraster néanmoins : près de 70 % des personnes interrogées déclarent en effet que le climat scolaire est "bon" et "plutôt bon". Très majoritairement, à 82 %, les personnels se sentent respectés par les élèves.

En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/pepites/education-nationale-tiers-enseignants-envisagent-quitter-job-652337.html#efGYXqdrWmzcFA2R.99..
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Vincent Peillon prêt à lâcher une prime aux professeurs des écoles

Vincent Peillon prêt à lâcher une prime aux professeurs des écoles | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Pour calmer la grogne dans le primaire, le ministre de l'Education nationale pourrait faire un geste financier.

 

Près d'un professeur des écoles sur cinq était en grève ce jeudi ; une nouvelle manifestation aura lieu samedi à Paris contre la réforme des rythmes scolaires : la grogne monte dans l'Education nationale. Conscient du danger, le ministre Vincent Peillon serait, selon nos informations, prêt à faire un geste financier en direction des enseignants du premier degré, les plus en pointe dans cette contestation. La décision serait annoncée vers la mi-février, après le congrès de la principale organisation syndicale de l'éducation, la FSU.

400 euros annuels ?

Le ministère refuse de s'exprimer sur le sujet. Officiellement, il ne s'agirait pas d'une compensation pour accompagner le retour à la semaine de quatre jours et demi de classe en primaire dès la rentrée 2013, qui suscite beaucoup de mécontentement. « Je ne demande pas plus de travail aux enseignants, il n'y a donc pas de compensation à avoir », expliquait Vincent Peillon, le 21 janvier. Bercy tout comme Matignon ont d'ailleurs refusé cette compensation, qui avait été un temps évoquée. Mais il s'agirait de rapprocher un peu ce que gagnent les enseignants du primaire et ceux du secondaire, comme l'a souhaité à plusieurs reprises le ministre.

Les discussions avec les syndicats - non ouvertes officiellement -portent sur deux choses. D'abord, une indemnité annuelle pourrait être versée aux 300.000 enseignants du primaire, sur le modèle de l'indemnité de suivi et d'orientation des élèves (Isoe) que perçoivent aujourd'hui ceux du secondaire. Elle serait dans un premier temps de 400 euros annuels. « Les arbitrages sur cette indemnité sont très bien engagés », lâche une source impliquée dans les discussions.

Les syndicats espèrent que la prime sera progressivement portée au même niveau que celle des enseignants du secondaire (1.200 euros annuels). Mais rien n'est acquis à ce stade.

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Enseignants : le défi du recrutement est loin d'être gagné

Le nombre d'admissibles au capes est inférieur au nombre de postes dans certaines disciplines. L'engagement du gouvernement de créer 60 000 postes est loin d'être gagné.

 

Vincent Peillon trouvera-t-il assez de professeurs à recruter? Dans la perspective de créer 60 000 postes d'ici à la fin du quinquennat, le ministre de l'éducation nationale a fixé à 22 100 le nombre de postes ouverts aux concours 2013 de l'enseignement – 6 000 de plus qu'en 2012. Mais son défi est loin d'être gagné.

Car la crise de recrutement frappe toujours la profession. Selon les premiers résultats des épreuves écrites d'admissibilité du capes, qui viennent de paraître, il y a moins de candidats admissibles que de postes dans certaines disciplines. Alors même que la seconde étape de la sélection, les oraux d'admission, n'est pas encore passée – elle se déroulera de mai à juillet –, il est déjà certain qu'il y aura des postes non pourvus à la rentrée. C'est le cas en lettres classiques (108 admissibles pour 200 postes) et en éducation musicale (116 admissibles pour 130 postes).

Dans d'autres disciplines, la pression est forte. En lettres modernes, il y a seulement 1 155 candidats admissibles pour 1 000 postes. En mathématiques, il n'y en a que 1 329 pour 1 210 postes. Il n'est pas garanti non plus que, dans ces disciplines, le capes fasse le plein. A moins que le jury ne brade le concours! La nouvelle est un mauvais signal pour M. Peillon, qui doit assurer le recrutement de 150 000 enseignants d'ici à 2017 – à la fois pour remplacer les départs en retraite et pour répondre aux besoins du terrain.

Pourtant, son entourage se montre plutôt optimiste et "pressent" qu'il y aura moins de postes vacants que l'an dernier (15 % de non pourvus en 2012). Les annonces répétées du ministre d'un recrutement massif de professeurs auraient même déclenché un "appel d'air". Les 1 500 candidats de plus que l'an dernier présents aux écrits du capes en seraient la preuve....

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