L'enseignement dans tous ses états.
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Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Laïcité : un manuel scolaire pas très orthodoxe

Laïcité : un manuel scolaire pas très orthodoxe | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Un nouvel ouvrage d’enseignement moral et civique confond les lois sur la laïcité et invite à des comparaisons hasardeuses. L’Observatoire de la laïcité s’en est ému.


Les temps sont durs pour les manuels scolaires. Alors qu’ils font peau neuve dans le sillage de la réforme des programmes, les éditeurs semblent naviguer d’une polémique à une autre, amplifiée chaque fois par la caisse de résonance des réseaux sociaux. La dernière en date ne concerne ni la pseudo « théorie du genre » dont ils sont régulièrement accusés de faire la promotion, ni des sites d’extrême droite que leurs auteurs prennent parfois involontairement pour référence, mais un principe sur lequel l’éducation nationale affiche la fermeté : la laïcité


L’ouvrage mis en cause est un nouveau manuel d’histoire-géographie et d’enseignement moral et civique, publié aux éditions Delagrave et utilisé, depuis septembre, en terminale professionnelle. Le chapitre qui a poussé parents et enseignants à saisir l’Observatoire de la laïcité met la barre haut : « Développer Ia conscience éthique, sociale et civique ». C’est aussi autour de cet enjeu que l’éducation nationale avait appelé la communauté éducative à se mobiliser après l’attaque contre Charlie Hebdo, et pressé le pas pour mettre en œuvre, dès 2015, cette « morale laïque » appelée de ses vœux par l’ancien ministre Vincent Peillon. Et pourtant, sur un sujet aussi sensible, les rédacteurs du manuel n’ont eux-mêmes pas l’esprit très clair. Ils ont confondu les lois de 1905 et de 2004 – celles dont on attend, justement, des élèves une connaissance et une appropriation sans failles.....


Reste l’impression d’un bricolage peu profitable aux élèves, sur un sujet qui prête déjà le flanc à toutes les instrumentalisations. « On a même le sentiment que les bourdes dans les manuels se multiplient, analyse, sévère, Christian Chevalier, secrétaire général du syndicat des enseignants de l’UNSA. Dans la course effrénée aux changements de programmes, c’est comme si l’exigence de productivité finissait par l’emporter sur celle de vigilance. »

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Les étudiants plus stressés, déprimés et isolés en 2016

Les étudiants plus stressés, déprimés et isolés en 2016 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Une vaste étude menée par l’Observatoire de la vie étudiante montre une fragilisation psychologique croissante des étudiants.


Ils se sentent épuisés, mais rien ne doit les détourner d’une source continue de stress : la réussite. Face à ce premier défi d’envergure à un carrefour de leur vie, ils sont nombreux à se sentir seuls. Voici le flot des étudiants, dont plusieurs centaines de milliers seraient sur la voie de la dépression. C’est ce que relève une étude de l’Observatoire de la vie des étudiants (OVE, sous tutelle du ministère de l’enseignement supérieur), publiée jeudi 8 décembre. Tous les trois ans, l’OVE dresse le portrait de la population étudiante française à travers une vaste enquête. Cette année, l’oservatoire souligne « l’accentuation des fragilités psychologiques » de ces jeunes. En 2013, ils étaient 22 % à reconnaître éprouver un sentiment de solitude. Trois années plus tard, ils sont 28 %...

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Rentrée des classes : l’école en première ligne face à la menace terroriste

Rentrée des classes : l’école en première ligne face à la menace terroriste | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Contrôles accrus à l’entrée des établissements, exercices de sécurité, cellules de crise, patrouilles mobiles : le gouvernement veut « une rentrée sous haute protection ».


Qu’il semble loin, le temps où, face à la menace terroriste, le pays assurait ne pas vouloir céder à la peur, pour continuer à vivre « normalement ». Alors que 12 millions d’élèves s’apprêtent à revenir en classe, le 1er septembre, même l’école, longtemps pensée comme un sanctuaire, semble assumer un changement de logique. Le gouvernement veut y voir éclore une « nouvelle culture de la sécurité ». C’est en tout cas le sens des « instructions » sur lesquelles les ministres de l’intérieur, de l’éducation nationale et de l’agriculture – dont dépendent les lycées agricoles – devaient communiquer, mercredi 24 août. Après un été meurtrier et à quelques jours de la rentrée, le gouvernement veut ainsi montrer sa mobilisation à l’endroit des familles et du monde éducatif.

Ce dernier figure parmi les nombreuses cibles désignées par l’organisation Etat islamique (EI) depuis qu’en novembre 2015 la revue de propagande francophone de l’EI, Dar-Al-Islam, a lancé un appel à « combattre » et à « tuer » les professeurs. « La menace n’est ni plus forte ni moins forte, fait-on valoir au cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, elle reste tout simplement exceptionnelle. » ...

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Attaques à Paris : les enseignants s’efforcent de gérer le « cours d’après »

Attaques à Paris : les enseignants s’efforcent de gérer le « cours d’après » | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Après les attentats, l’éducation nationale se met en ordre de bataille pour faire face aux questions des quelque 12 millions d’élèves qui reviennent en classe, lundi.

 

« Après les maux, il faudra trouver les mots », résume une enseignante sur son compte Twitter. « Il faudra surtout que ce soit les élèves qui s’expriment même si c’est désordonné », relève un autre. Car qu’ils le reconnaissent ou non, tous s’interrogent sur cette émotion que les élèves, la tête pleine d’images violentes, vont venir déverser en cours et lors de la minute de silence, lundi à midi.

Sur Twitter, un mot-dièse, #educattentats, a très vite rassemblé les conseils et idées, les ressources et documents pour aborder au mieux ce « jour d’après ». On y trouve une séquence sur « c’est quoi le terrorisme », une autre sur « terrorisme et liberté ». D’autres, encore, sur l’éducation aux médias, la distinction entre rumeurs et informations, le complotisme…

Nombreux sont les professeurs à avoir eu envie de mettre en commun le « canevas » de ce que sera leur premier cours, ce lundi. Tel cet instituteur de Lyon qui propose de faire le tour de la question en six points : « observer l’image de Marianne qui pleure », « rapporter les faits », « rassurer », « définir le terrorisme », étudier une citation de Martin Luther King sur la nécessité d’« apprendre à vivre ensemble », « réaliser une œuvre pour dire ce que l’on ressent »...

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Nelly Renard's curator insight, November 16, 2015 12:27 PM

Nombreux sont les professeurs à avoir eu envie de mettre en commun le « canevas » de ce que sera leur premier cours, ce lundi. Tel cet instituteur de Lyon qui propose de faire le tour de la question en six points : « observer l’image de Marianne qui pleure », « rapporter les faits », « rassurer », « définir le terrorisme », étudier une citation de Martin Luther King sur la nécessité d’« apprendre à vivre ensemble », « réaliser une œuvre pour dire ce que l’on ressent »...

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La maîtrise du français, facteur clé de l’insertion des enfants d’immigrés

La maîtrise du français, facteur clé de l’insertion des enfants d’immigrés | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

 

Au pays de l’égalité républicaine, la discrimination finit par se voir. En tout cas, l’organisme France Stratégie, officiant auprès du premier ministre, l’a repérée dans son dernier travail intitulé « Jeunes issus de l’immigration : quels obstacles à leur insertion économique ? » « Une fois les effets de l’origine sociale des parents, du niveau de diplôme et du lieu de résidence neutralisés, le risque de chômage persiste pour les descendants d’immigrés », conclut l’étude. Le message est clair : à diplôme égal et même s’il habite en centre-ville, un enfant d’immigré connaît davantage de difficultés à trouver un emploi que ses camarades qui ont des parents nés en France.

 


Via Alcofribas
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Harcèlement scolaire : les élèves aussi peuvent agir

Harcèlement scolaire : les élèves aussi peuvent agir | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Alors que le ministère de l’éducation nationale a dévoilé vendredi un bilan de son action, des initiatives lycéennes prennent forme.

 

Léa, 16 ans, pouvait déjà s’enorgueillir d’être déléguée de sa classe de seconde, au lycée Edouard-Vaillant de Vierzon (Cher). Depuis peu, elle avance un second motif de fierté : la jeune fille est devenue, au terme d’une formation-express proposée par l’éducation nationale, « ambassadrice lycéenne ». Apte à intervenir, à la demande d’enseignants, dans des classes du secondaire mais aussi du primaire pour « parler harcèlement », explique-t-elle.

Cette forme de violence entre élèves semble s’être banalisée sur les réseaux sociaux puisque, selon les chiffres évoqués par la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, sur i-Télé vendredi 6 février, si 1 jeune sur 10 est victime de harcèlement, le ratio atteint 1 sur 5 pour le cyberharcèlement.

 

Ce vendredi après-midi, Léa s’apprête à passer aux travaux pratiques : avec son camarade Enzo, 15 ans, elle va intervenir face à une classe de CM1-CM2 dans une école du quartier voisin de Chaillot. « Il ne faut pas croire que l’école primaire est préservée, souligne l’adolescente : on sait que des tentatives de suicide, ça existe aussi chez les enfants, c’est pour ça qu’on va parler avec eux de harcèlement physique mais aussi moral. On va les faire dessiner sur ce thème, et on sélectionnera le meilleur dessin pour en faire une affiche. »

Enzo est, lui, un peu stressé par cette première prise de parole, mais sûr de l’intérêt de la « prévention entre pairs », qui lui a été expliquée durant sa formation. « Les insultes qui fusent entre élèves, la vanne facile, on finit par ne plus en mesurer les effets, dit-il. Devenir ambassadeur lycéen m’a ouvert les yeux, j’ai pris conscience que le harcèlement est banal, flagrant… même si, entre potes, on a du mal à reconnaître que ça fait mal… ».

Ce type de formation délivrée aux élèves, expérimentée pour la première fois au cours de l’année scolaire 2013-2014, est l’une des actions phares menée par la « délégation ministérielle en charge de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire »....

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Dans les collèges et lycées, le soutien à « Charlie Hebdo » loin de faire l'unanimité

Dans les collèges et lycées, le soutien à « Charlie Hebdo » loin de faire l'unanimité | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Des enseignants témoignent de l'atmosphère dans leurs classes après les attentats en région parisienne.

 

Les images étaient belles, dimanche 11 janvier. Celles d'un peuple uni derrière des valeurs communes, un moment de grâce républicaine qui ressemblait à de l'unité nationale. Mais dans les collèges et les lycées de la République, l'heure n'est pas forcément au recueillement ou à la main tendue. Plusieurs professeurs ont répondu à un appel à témoignages du Monde.fr. Les noms des professeurs ont été modifiés.

Dos aux tableaux noirs de leurs salles de classe, ces enseignants expliquent leurs difficultés à faire passer un message humaniste à nombre de leurs élèves. Ils soulignent toutefois l'occasion qui leur est offerte de rappeler quelques principes, comme la liberté d'expression ou la laïcité.


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Pourquoi Paris attire les étudiants internationaux

Pourquoi Paris attire les étudiants internationaux | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

 

Paris est à nouveau distinguée pour son attractivité auprès des étudiants internationaux. Elle se classe en troisième position pour ce public clé, selon une vaste étude publiée jeudi 27 novembre, qui compare les performances de 44 métropoles du monde entier pour attirer et retenir les talents.

La qualité des universités, la qualité et le coût de la vie pour les étudiants ont été pris en compte, comme dans l'étude britannique QS parue deux jours auparavant, qui sacrait Paris meilleure ville étudiante au monde. Mais cette nouvelle étude réalisée par EY (Ernst & Young) et Paris Ile-de France capitale se distingue en comparant aussi les opportunités d'emploi offertes aux étudiants. 

Paris arrive deuxième, peu après Londres, pour le nombre d'universités distinguées par les classements internationaux (classement de Shanghaï et classement Times Higher Education) et le nombre d'étudiants internationaux : 96 782 recensés en 2013.

« Les écoles d'ingénieurs et l'enseignement scientifique sont très appréciés, et certaines se sont bien diversifiées, mais il y a une  difficulté à intégrer le management aux cursus dans les autres secteurs, ce que d'autres pays font très bien », relève Marc Lhermitte, associé chez EY et auteur de l'étude.


La capitale française se distingue aussi sur la vie étudiante, son rayonnement pour les étudiants francophones et le coût des études. En revanche, les perspectives de carrière pourraient y être meilleures. « Paris et l'Ile-de-France offrent une très grande concentration de sièges de grands groupes dans les secteurs économiques traditionnels. Moins sur les filières innovantes et émergentes, telles les nouvelles technologies et la santé, analyse Marc Lhermitte. La force de la métropole est donc plus historique que dynamique ».

L'auteur de l'étude balaie aussi le cliché souvent évoqué d'une « fuite des cerveaux » hors de France :

« Quand on analyse objectivement la situation, on constate que la fuite des cerveaux est largement fantasmée. ...

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Les tablettes au collège, la fausse bonne idée de François Hollande

Le conseil général de Corrèze achète depuis 2010 des iPad pour les collégiens. Les études sont toutefois partagées sur l'utilité pédagogique de ces outils.

 

« Des cours de codage » et « une tablette et une formation au numérique » pour tous les élèves de cinquième à partir de la rentrée 2016 : voilà les deux principaux points du « plan numérique » pour l'école qu'a précisé François Hollande, jeudi 6 novembre sur TF1. Les tablettes au collège, c'est presque une spécialité du président de la République : la Corrèze, son fief, équipe depuis 2010 les collégiens en iPad, la tablette d'Apple, dans le cadre d'un programme pilote qui prévoyait initialement d'équiper les élèves d'ordinateurs portables. 

Gadget ou vrai apport pédagogique, la tablette ? En avril, l'Université de Cergy-Pontoise a publié pour le ministère de l'éducation nationale un long rapport, portant sur des expérimentations d'usage de tablettes dans les classes de primaire de huit établissements. Tout en restant prudent, le document relève que « l'étude met à jour des cas d'usages pertinents, à valeur ajoutée pour les élèves et qui s'accompagnent d'une réflexion approfondie de la part des enseignants, autant sur des considérations didactiques et pédagogiques que sur d'autres plus techniques ». Ce constat globalement positif s'accompagne cependant de points de vigilance importants, sur le niveau d'aisance et de formation des enseignants à ces outils, mais aussi et surtout sur « les instruments eux-mêmes » : 

« La tablette apparaît dans l'étude comme ressource, pour accompagner les activités d'écriture en fournissant les aides adaptées facilement mobilisables. Elle offre des modalités d'écriture multiples et variées à forte valeur ajoutée, combinant très facilement des médias différents : texte-son, texte-image, vidéo. Elle constitue néanmoins un frein aux apprentissages, lorsque les processus cognitifs reliés à une tâche sont perturbés par des affichages subreptices. »

 

 

Surtout, le rapport de l'Université de Cergy-Pontoise soulève un point important : les tablettes, avec leurs interfaces intuitives, semblent simples et pratiques, mais leur utilisation efficace en classe nécessite de faire appel à certaines fonctions avancées qui, elles, n'ont rien d'évident :

« Les enseignants concernés par l'étude ont attribué des fonctions aux tablettes (produire, s'aider, consulter, superviser) et font face à de nombreuses questions d'ingénierie [...]. Ils ont développé des schémas professionnels parfois inédits, et élaboré une technicité en conceptualisant certains processus afin de les rendre intelligibles à leurs élèves. Ces processus concernent par exemple la circulation des documents, le partage d'applications, l'accès à des services en ligne ou bien la convergence entre les instruments, le stockage en « cloud », l'organisation des systèmes de fichiers, etc. Cependant, les schèmes professionnels repérés dans cette étude sont souvent le fait d'enseignants déjà rompus à la pratique des technologies de l'information et de la communication en classe. Ils sont sophistiqués et s'appuient souvent sur des connaissances des technologies qui ne sont pas de sens commun. »...

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Les universités qui font le mieux réussir leurs étudiants

Les universités qui font le mieux réussir leurs étudiants | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Le secrétariat d'Etat à l'Enseignement supérieur et à la recherche maintient la pression sur les universités pour qu'elles accompagnent mieux leurs étudiants : il publie, pour la deuxième année consécutive, leur taux de réussite par établissement.

 

 

Les résultats ne sont, dans l'ensemble, pas fameux : 40 % des étudiants passent directement en deuxième année, même s'ils changent de cursus, mais 25 % redoublent et près de 30 % quittent l'université sur un échec. Ils ne sont que 27 % à obtenir leur licence en trois ans mais 40 % en quatre ans. Le taux de succès en trois ans varie beaucoup selon la série du baccalauréat obtenu : il est de 35 % avec un bac scientifique ou économique, de 30,3 % avec un bac littéraire, de 9 % avec un bac technologique et 3 % avec un bac professionnel. Une autre variable influe significativement : le retard scolaire. Les bacheliers à l'heure ou en avance ont 36 % de chances de décrocher la licence en trois ans, mais 9 % s'ils accusent un retard de plus d'un an. Ceux qui n'ont pas le bac, soit 5,5 % d'une promotion, ne se débrouillent pas si mal, puisque 21 % la décrochent en trois ans et 29,5 %, en quatre ans.

 

 

D'une université à l'autre, les chances de réussite ne sont pas les mêmes et le ministère a à cœur de tenir compte du public qu'elles accueillent et de corriger ses taux bruts en fonction de plusieurs critères : le sexe, puisque les filles réussissent mieux que les garçons ; les séries du baccalauréat et l'âge auquel il a été obtenu ; l'origine socio-professionnelle…

La différence entre taux brut et taux corrigé donne « la valeur ajoutée », qui mesure les efforts pédagogiques de l'établissement. Parmi les différents indicateurs publiés cette année et qui concernent la promotion inscrite en 2012-2013, nous avons choisi le taux de passage de 1re en 2e année de licence (voir le tableau ci-dessous). Et c'est un petit établissement, pas même une université, le centre Champollion d'Albi, qui s'arroge la 1re place après avoir été 4e, en 2011. L'université d'économie-gestion de Clermont-Ferrand arrive deuxième, après avoir été première, suivie de l'université d'Angers. Le podium accueille donc plutôt de petits établissements, ce qui va un peu à l'encontre du mouvement de fusion et de regroupement encouragé par le ministère....

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Tour du monde de la rentrée des classes

Tour du monde de la rentrée des classes | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
C'est la rentrée des classes en France. Mais au Japon ? En Norvège ? Quel rythme scolaire suivent les écoliers allemands ? Autant de questions auxquelles le tour du monde de la rentrée répond.
Vincent DUBOIS's insight:

Durée de la vidéo: 4'19''.

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Le blues des profs à la veille d'une rentrée sans ministre

Le blues des profs à la veille d'une rentrée sans ministre | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le départ de Benoît Hamon au bout de seulement cinq mois et à une semaine de la reprise rend amers une partie des 900 000 enseignants.

 

Six jours pour devenir ministre de l’éducation nationale… C’est la métamorphose que va devoir opérer le nominé du jour, celui que le sort et l’alchimie étrange des compositions de gouvernement enverra Rue de Grenelle. Une gageure, même à l’époque des stages de rentrée hyper-performants. La classe politique a eu beau tenter de rassurer les parents des 12 millions d’élèves qui feront leur rentrée mardi, la situation actuelle – un ministre quittant son poste à une semaine de la rentrée – reste inédite et à hauts risques.

Le sortant, Benoît Hamon a taché de tranquilliser les esprits lors de son intervention dans le journal du 20 Heures de France 2, lundi 25, assurant que « la rentrée (avait) été bien préparée ». « Heureusement, a-t-il ajouté, elle ne se prépare pas en une semaine. » Mardi matin, Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat aux relations avec le parlement du premier gouvernement Valls, a ajouté de son côté que « la France n' (était) pas dirigée par un ministre ». « La rentrée se passera parfaitement », a-t-il promis.

 

Une rentrée scolaire commence en effet à se préparer 11 mois avant le jour J. Cette cuisine s’accélère entre janvier et la date de publication de la circulaire de rentrée au mois de mai. S’il donne le cap politique, le ministre s’en remet beaucoup à ses recteurs, chacun en charge d’une académie, pour l’application des directives.

Ces derniers s’appuient eux-mêmes sur leurs équipes de chefs d’établissements. Ce sont eux les véritables artisans d’une rentrée scolaire réussie. Ce sont eux qui une semaine avant la rentrée savent alerter sur les enseignants qui manqueront devant une classe. Une « rentrée techniquement réussie », selon la formule consacrée, assure que chaque élève a un maître face à lui le 2 septembre et la plupart de ses enseignants dans le secondaire. Et ce n’est pas le ministre qui recompte les affectations ou élimine les doublons à la veille de la rentrée !

Difficile pour autant d’estimer qu’on se passe aisément d’un ministre de l’éducation nationale une semaine avant la rentrée. Des textes réglementaires attendent de partir à la signature… Ils doivent être publiés avant la rentrée… et le « grand débutant » devra être bon acteur pour organiser la très médiatique conférence de rentrée le 1er septembre…

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Bien choisir ses enseignements d'exploration en seconde

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Quels enseignements d'exploration choisir ? A quoi correspondent-ils concrètement ? Sont-ils déterminants pour le reste de la scolarité ? Ces questions, Elisabeth Poinat, conseillère d'orientation-psychologue au centre d'information et d'orientation (CIO) Médiacom de Paris, les a entendues assez fréquemment ces derniers temps. A l'approche du dernier conseil de classe de l'année, il est temps pour les élèves de troisième qui se dirigent vers une seconde générale ou technologique de faire leurs vœux définitifs et de choisir leurs deux enseignements dits « d'exploration ». Deux cours d'1 h 30 par semaine chacun, devenus obligatoires en 2010 avec l'entrée en vigueur de la réforme du lycée du ministre de l'éducation nationale d'alors, Luc Chatel. Au menu de la première option, les lycéens doivent obligatoirement choisir une discipline économique. Soit « sciences économiques et sociales » (SES), soit « principes fondamentaux de l'économie et de la gestion » (PFEG). Les deux matières abordent les mêmes thèmes, à savoir les grandes problématiques économiques contemporaines telles que la consommation ou le fonctionnement des entreprises. Seules l'approche et les méthodes d'apprentissage diffèrent. En SES, les élèves analyseront ces questions de société sous l'angle économique et sociologique. Alors qu'en PFEG, ils aborderont plutôt des faits d'actualité par le biais du droit et de la gestion. Une première option qui reste assez générale, donc, et peu variée. Le deuxième enseignement, à l'inverse, est plus divers et plus concret. L'offre va de la biotechnologie aux activités artistiques en passant par une troisième langue vivante ou une langue régionale. Au total, douze matières que les lycées peuvent proposer. Souvent, ils n'en dispensent que cinq ou six. A côté des deux disciplines économiques, les plus fréquentes sont : « méthodes et pratiques scientifiques » (MPS), « littérature et société », « arts », « sciences de l'ingénieur » et « sciences et laboratoire » ou une troisième langue....
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Télécours Formation's curator insight, June 10, 2014 1:54 PM

Le journal "Le Monde" s'est penché sur le délicat choix d'enseignements d'exploration ben classe de Seconde...

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Au Maroc, un manuel scolaire affirme que la philosophie est « contraire à l’islam »

Au Maroc, un manuel scolaire affirme que la philosophie est « contraire à l’islam » | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Les professeurs de philosophie du royaume sont mobilisés contre une révision de manuels scolaires qui visait pourtant à enseigner un « islam tolérant ».


En découvrant les nouveaux manuels d’éducation islamique, les professeurs de philosophie marocains ont eu un choc. Au chapitre « Philosophie et foi » de « Manar at tarbia al islamiya », un ouvrage d’enseignement religieux destiné aux élèves de première, la philosophie est définie comme « une production de la pensée humaine contraire à l’islam » et « l’essence de la dégénérescence ». Le choc a été d’autant plus important que ce manuel scolaire a été réédité fin octobre 2016 dans le cadre d’une réforme de l’enseignement islamique visant à promouvoir « un islam tolérant ». « Le résultat de cette révision est médiocre, estime Mounir Bensalah, militant du Mouvement démocratique Anfass. C’est encore plus décadent qu’avant ».


« Nous sommes revenus dix siècles en arrière »


Réunis au sein de l’Association marocaine des enseignants de philosophie (AMEP), des professeurs ont organisé des sit-in du 21 au 23 décembre dans plusieurs lycées à travers le royaume pour dénoncer des contenus « diffamatoires », qui nuisent à leur matière, obligatoire au Maroc et enseignée dès la seconde. « Les leçons inculquées dans ce livre vont tuer la liberté de pensée », avertit Aidda Lakhlif, professeur de philosophie dans un lycée d’Assa-Zag (sud) et membre de l’AMEP. « Nous avons cru que la haine de l’Etat envers la philosophie était révolue. Mais nous sommes revenus dix siècles en arrière », regrette l’enseignant.


Le manuel scolaire s’appuie sur les propos d’une grande figure du salafisme du XIIIe siècle, Ibnou As-Salah Ach Chahrazouri, qui aurait décrit la philosophie à l’époque comme « le summum de la démence et de la dépravation », provoquant « l’angoisse et l’errance, l’hérésie et la mécréance ». Faker Korchane, journaliste spécialisé dans les questions religieuses, dénonce ce choix : « Aujourd’hui, dans l’islam sunnite, l’idée d’imitation se développe de plus en plus. Les élèves sont incités à suivre à la lettre des textes très anciens, sans réflexion critique. On crée ainsi des automates qui risquent de développer par la suite un terreau fertile à une pensée exclusiviste et militante. » D’autres passages enseignent aux élèves marocains à faire la distinction entre les sciences religieuses et les sciences profanes, parmi lesquelles les mathématiques, la physique ou les sciences de la vie et de la terre. Un schéma très proche des concepts utilisés dans le courant wahhabite. « Affirmer que les sciences humaines sont contraires à la religion encourage l’obscurantisme, met en garde M. Korchane. Ce passage fait croire aux élèves qu’ils ne peuvent pas être à la fois rationnels et religieux. C’est très dangereux, car cela peut amener à une lecture rigoriste de l’islam, avec tous les risques que ça engendre. ».....

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Le métier d’enseignant attire toujours, mais pas suffisamment

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Il n’y a pas de crise structurelle de recrutement : ce sont des crises localisées mais stratégiques que décrit le Conseil national d’évaluation du système scolaire dans un rapport dévoilé lundi.


La réponse est centrale : c’est sur la création de 60 000 postes – dont 54 000 dans l’éducation nationale – que la gauche, sur le terrain de l’école, a engagé son bilan. Mais entre un gouvernement à la communication triomphaliste qui applaudit, année après année, la hausse du nombre de candidats aux concours, et des parents d’élèves confrontés, au quotidien, à des postes non (ou mal) pourvus, le néophyte s’y perd un peu. C’est que la question ne peut être tranchée d’un oui catégorique ou d’un non rassurant. Voilà en tout cas ce qui ressort de la lecture du volumineux rapport consacré à l’attractivité du métier d’enseignant que devait dévoiler, lundi 7 novembre, le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco). On s’est presque habitué à la sévérité des diagnostics portés par cette instance : sur la mixité sociale, sur l’éducation prioritaire, ses rapports ont bousculé autant les professeurs que les décideurs. Celui dévoilé lundi 7 novembre, sans céder aux sirènes du pessimisme, interroge scientifiquement l’ampleur et les causes d’un recrutement qui, en dépit des réformes engagées, reste problématique, en cette fin de quinquennat, dans certaines académies – à commencer par Créteil et Versailles –, mais aussi dans certaines disciplines. Et non des moindres : les mathématiques, les lettres modernes, l’anglais...

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A quoi ressemble la première année d’études de psychologie ?

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Non enseignée au lycée, la psychologie fait partie des filières les plus demandées par les bacheliers. Pour éviter l’erreur d’aiguillage, quatre étudiants en première année de licence racontent leur quotidien et les difficultés qu’ils rencontrent.


Angèle, 19 ans : « J’étais impressionnée par le nombre d’étudiants, nous étions plus de 800 »

Le premier jour, j’ai été impressionnée par le nombre d’étudiants, nous étions plus de 800. Je me suis assise à côté d’une fille, on a bien sympathisé. Mais je ne l’ai jamais revue, même si je l’ai cherchée. On est un peu noyés dans la masse ici !

La première semaine, j’étais complètement perdue : dans les couloirs, les salles portent des numéros qui ne se suivent pas, ce n’est pas évident. Je vis chez mes parents et heureusement, parce que cela me fait moins de choses à gérer. Une première année à l’université, c’est bien suffisant. Plus tard, j’aimerais me spécialiser en neuropsychologie, mais je peux encore changer d’avis : en début d’année, je voulais être criminologue…


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Les concours de l’enseignement toujours en manque de bons candidats

Les concours de l’enseignement toujours en manque de bons candidats | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Face à l’augmentation du nombre de postes ouverts, le nombre de candidats admissibles aux Capes ne suffit pas.

 

Une discipline est d’ores et déjà déficitaire pour cette session 2015 : les lettres classiques. 114 candidats seulement se présenteront aux épreuves d’admission pour 230 postes ouverts. Un résultat encore inférieur à celui de l’année 2013 – les comparaisons avec l’année 2014 sont plus ardues car deux concours simultanés étaient organisés. L’augmentation du nombre de postes – 200 en 2013 – n’a donc pas attiré assez de candidats ayant le niveau requis. En plein débat sur la place des options latin et grec au collège, ce résultat ne laisse pas indifférente la présidente de la Société des agrégés, Blanche Lochmann. « Au lycée, si on avait une filière littéraire qui reposait vraiment sur les langues anciennes, comme la série scientifique repose sur les maths, le niveau des étudiants à la fac, et donc des candidats, en serait amélioré », estime l’enseignante de lettres classiques.

Sauf que les mathématiques, bien qu’en meilleure posture qu’il y a deux ans, ne jouissent pas encore d’une situation enviable. Quelque 1 800 candidats seront présents aux épreuves d’admissions pour 1 440 postes. « Si ces candidats sont excellents, alors on pourra combler tous les postes », veut croire Caroline Lechevallier, du SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré. Rien n’est moins sûr car en 2013, malgré un ratio « admissibles/postes » positif – 1 326 candidats pour 1 210 postes – près de 400 postes avaient été « perdus », comme elle dit, faute de candidats au niveau. Autrement dit, si la politique de création de postes portée depuis quatre ans par les différents ministres de l’éducation nationale a bien créé un appel d’air parmi les étudiants en mathématiques, cela ne signifie pas que la qualité est au rendez-vous.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/education/article/2015/06/05/les-concours-de-l-enseignement-toujours-en-manque-de-bons-candidats_4647809_1473685.html#HFxl6k2W21qxCC8e.99
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Birmanie : 300 étudiants toujours encerclés dans un monastère

Birmanie : 300 étudiants toujours encerclés dans un monastère | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La police antiémeute a adressé un ultimatum aux quelque 300 manifestants étudiants birmans encerclés depuis la veille dans un monastère, ordonnant la dispersion du groupe, ont annoncé les manifestants.

 

Les autorités birmanes ont depuis le début du mouvement affirmé que la manifestation était illégale, mais elles n'avaient rien entrepris pour empêcher le déroulement de la marche jusqu'à lundi. Ces jeunes militants – dont beaucoup arboraient des bandanas ornés d'un paon, hommage aux étudiants du mouvement de 1988, violemment réprimé – avaient prévu de parcourir les quelque 600 kilomètres qui séparent les deux plus grandes villes du pays, Mandalay et Rangoun. Les étudiants réclament des changements, dont la décentralisation du système éducatif, la possibilité de créer des syndicats, et un enseignement dans les langues de minorités....
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Bobigny : une enseignante mise à pied pour avoir tenu des propos complotistes

Bobigny : une enseignante mise à pied pour avoir tenu des propos complotistes | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
« On n’a pas vu le corps des journalistes », aurait déclaré l’enseignante en classe selon un de ses élèves lors d’un cours sur la vente.

 

Une enseignante du Campus des métiers et de l’entreprise, un centre de formation professionnelle de Bobigny, qui accueille 1 500 apprentis de 16 à 21 ans, a été mise à pied, jeudi 15 janvier dans l’après-midi, par le responsable de l’établissement. Une mesure conservatoire, « en accord avec la préfecture de la Seine-Saint-Denis », a précisé au Monde son président, Patrick Toulmet, et qui fait suite à des propos complotistes et haineux qu’aurait tenus la jeune femme à des élèves de baccalauréat professionnel, lundi 12 janvier, au sujet des deux attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher à la porte de Vincennes.

Mardi 13 janvier, le responsable de l’établissement est averti par un parent d’élève de l’étrange tournure prise par le débat organisé dans la classe d’une enseignante, H. M., au lendemain des grandes manifestations qui ont réuni plus de 4 millions de personnes en France.


.......

Dans ces documents, également transmis au rectorat, Mme M. relaie sans complexe les thèses complotistes qui font déjà florès sur nombre de réseaux sociaux. Parlant à ses élèves du policier tué après l’assaut contre Charlie Hebdo, Mme M. évoque « le flic soi-disant mort ». Elle ajoute qu’« on n’a pas vu les corps des journalistes ».

« Vous trouvez pas ça bizarre qu’il en manquait un à leur réunion ? », interroge l’enseignante en évoquant la conférence de rédaction de l’hebdomadaire satirique. « C’est un business, un coup d’Etat pour supprimer la religion musulmane, continue-t-elle. Ils ont eu le temps de monter un sketch. » Elle explique à ses élèves que les prophètes « ont été salis par les représentations de vieux hommes moches avec du bide », et se fait prosélyte pour expliquer que « la religion musulmane autorise de tuer pour défendre [sa] religion ».


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/16/bobigny-une-enseignante-mise-a-pied-pour-avoir-tenu-des-propos-complotistes_4557525_3224.html#5IBEqdy2Z3MwcveM.99
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Les contractuels, « bouche-trous » de l'éducation nationale

Les contractuels, « bouche-trous » de l'éducation nationale | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Peu formés, souvent isolés dans les établissements scolaires où ils interviennent, ces précaires de l'éducation nationale sont légion en Seine-Saint-Denis.

 

Ils sortent de l’ombre. Le sort des contractuels de l’éducation nationale, ces précaires sans diplôme d’enseignement, embauchés massivement à la rentrée pour faire face à la pénurie de professeurs, est l’un des sujets de préoccupation majeure des enseignants et parents d’élèves de Seine-Saint-Denis qui manifestent jeudi 20 novembre.

Dans ce département, 380 contrats de ce type, à durée déterminée, ont été signés depuis septembre, en grande majorité dans le premier degré (maternelle et primaire), selon l’académie de Créteil. Ce recrutement massif et inédit est la conséquence de plusieurs facteurs : augmentation du nombre d’élèves ; suppression de nombreux postes entre 2007 et 2012 ; manque de postes et de candidats pour les occuper.

A la fois symptômes et victimes de l’« éducation au rabais » dénoncée par les syndicats dans ce département, l’un des plus défavorisés de France, les contractuels « ne sont pas des sous-enseignants », a tenu à souligner mercredi la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, lors d’un déplacement à Bondy, où elle présentait un « plan triennal » pour les écoles de Seine-Saint-Denis....

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Qui sont les jeunes en décrochage scolaire ?

Qui sont les jeunes en décrochage scolaire ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le gouvernement a présenté vendredi un plan pour aider les 620 000 jeunes qui ont quitté l'enseignement scolaire sans diplôme.

 

« Selon le code de l'éducation, un décrocheur est un élève qui quitte un cursus de l'enseignement secondaire sans obtenir le diplôme finalisant cette formation », explique l'Insee dans son étude intitulée France, portrait social de 2013. 

Ainsi, tous les jeunes qui ont quitté l'école au niveau du collège, ceux qui ont abandonné leur cursus de baccalauréat ou leur formation en CAP et BEP font partie des élèves qui ont « décroché  » d'une formation de l'enseignement secondaire. 

Le gouvernement estime que 620 000 jeunes, âgés de 18 à 24 ans, sont dans cette situation en France.

 

En étudiant le parcours d'un panel d'élèves qui sont entrés en classe de 6e en 1995, l'Insee montre que les origines sociales des étudiants jouent un rôle sur l'obtention d'un diplôme et le phénomène de décrochage scolaire.

 

Ainsi, seuls 5 % des décrocheurs sont des enfants de cadres contre 48 % d'enfants d'ouvriers. Le niveau de vie influe sur le décrochage scolaire car 60 % des familles touchées déclarent n'avoir pas assez de revenus pour permettre aux enfants de poursuivre leurs études, relève l'Insee.

 

Le décrochage scolaire frappe davantage les familles nombreuses : plus d'un quart des élèves concernés (29 %) a plus de trois frères et sœurs. Leurs mères sont généralement peu diplômées, seules 15 % d'entre elles étant titulaires d'un baccalauréat

Enfin, les élèves touchés ont souvent rencontré un « parcours de vie difficile », précise l'Insee. Ainsi, 24 % d'entre eux ont des parents divorcés ou séparés, 21 % ont eu un problème de santé qui a affecté leur scolarité et 22 % ont été confrontés à la maladie ou à la mort d'un parent. ....

 

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Quels coût pour étudier à l'étranger ?

Quels coût pour étudier à l'étranger ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Si vous ne souhaitez pas dépenser trop de sous lors de votre semestre à l'étranger, c'est à Madrid qu'il faudra aller. La capitale espagnole se présente comme la ville la plus abordable pour les étudiants, selon une étude réalisée par le site ecosocioconso.com portant sur onze capitales européennes, les plus visitées par les étudiants français. L'étude s'est basée sur les données d'eurostat (l'organisme statistique de la Commission européenne) concernant les niveaux des prix à la consommation et celles du baromètre Location-étudiant.fr pour établir la moyenne des loyers étudiants.

Si Londres reste la ville aux loyers les plus chers, c'est à Copenhague que le coût de la vie explose. Au Danemark, les prix des services et biens de consommation dépassent de 140 % la moyenne des vingt-huit Etats membres de l'Union européenne. A l'inverse, Madrid, Berlin ou Rome possèdent le coût de la vie le plus bas des onze pays sélectionnés.

Si vous ne souhaitez pas dépenser trop de sous lor ...
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Quelles pédagogies alternatives sont enseignées en France ?

Quelles pédagogies alternatives sont enseignées en France ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Bien que minoritaires, des établissements proposant des pédagogies plus tournées vers l'individu existent en France aussi bien dans l'enseignement privé que dans le public.

 

La formation pédagogique est au cœur des préoccupations des enseignants. C'est une des leçons à tirer du rapport de l'Organisation de coopération et de développement économique sur l'éducation paru le 9 septembre, qui révèle que 40 % des enseignants français s'estiment « très peu préparés » au volet pédagogique de leur métier, soit la proportion la plus élevée parmi les 34 pays participant à l'enquête.

Les récents coups d'éclat de certains professeurs en rupture avec l'éducation nationale, comme la démission de l'« institutrice révolutionnaire » Céline Alvarez, qui a renoncé à expérimenter ses croisements entre pédagogie Montessori et sciences cognitives au sein de l'école publique, laissent également à penser qu'une demande en pédagogie innovante est en train de se dessiner parmi les enseignants.

Minoritaires dans l'offre éducative française, des établissements proposant des méthodes plus tournées vers l'individu existent pourtant aussi bien dans l'enseignement privé que dans le public. La plupart se réfèrent au courant de l'éducation nouvelle, qui prône un apprentissage à partir du réel et du libre choix des activités. Tour d'horizon non exhaustif des différentes pédagogies innovantes en France.....

 

Parmi les écoles non confessionnelles les plus connues, on retrouve les écoles dites « Montessori », du nom de la pédagogue italienne Maria Montessori, qui a développé une méthode issue de l'éducation nouvelle dans les années 1900....

 

Autre pédagogie reconnue, la méthode dite « Steiner-Waldorf », développée par l'Allemand Rudolf Steiner dans les années 1900. L'ouverture sur le monde est au centre de la pensée de l'Allemand, avec notamment l'apprentissage de deux langues vivantes dès le cours préparatoire, ainsi que des stages en milieu agricole, industriel et social à la fin du secondaire, afin que les adolescents découvrent la réalité de tous ces milieux....

 

l existe également des établissements accueillant des équipes enseignantes unies autour du même projet pédagogique. Une douzaine de ces lycées et collèges expérimentaux se regroupent au sein de la Fédération des établissements scolaires publics innovants(Fespi), certains se concentrant plus spécifiquement sur les élèves « décrocheurs ».

Les projets pédagogiques sont différents, allant de l'école Vitruve (20e arrondissement de Paris) au lycée autogéré de Paris (15e arrondissement). « Très globalement, la Fespi se réfère à ce qu'on appelle la philosophie de l'éducation nouvelle, qui prend en compte différents principes de base dont, par exemple, la confiance, le pari optimiste de l'éducation, la prise en compte des rythmes individuels, la diversité des modes d'entrée dans les apprentissages, des rapports de coopération, etc. », explique Loan Simon-Hourlier, présidente de la Fespi.

Parmi les principaux courants de l'éducation nouvelle pratiqués en France, on retrouve avant tout la méthode Freinet, mise au point par le Français Célestin Freinet dans les années 1920....

 

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« En France, l'enseignement n'est pas pertinent »

« En France, l'enseignement n'est pas pertinent » | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Andreas Schleicher, directeur de l'éducation de l'OCDE, juge qu'en France plus qu'ailleurs, on n'enseigne pas suffisamment ce qui sera utile pour réussir sa vie.

 

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L'enseignement n'est pas pertinent en France. On y est en décalage. Le monde moderne se moque bien de ce que vous savez. Il s'intéresse à ce que vous savez en faire. Il a besoin de gens créatifs, capables de croiser les sujets quand l'école française fait encore trop réciter des leçons. En France plus qu'ailleurs, on n'enseigne pas suffisamment ce qui sera pertinent pour réussir sa vie !

 

Les pays asiatiques, premiers dans les classements, enseignent aussi beaucoup de « par cœur », non ?

On se protège par des stéréotypes sur l'école asiatique. Allez dans une classe japonaise. Le professeur sait optimiser le temps qu'il passe avec chaque élève dans une classe et mobiliser chacun d'eux. Avoir 40 élèves ne lui pose pas problème ; il les met en activité. En Chine, c'est de plus en plus la même chose. Les enseignants sont formés à la gestion de classe, bien mieux qu'en France.

 

Pourquoi ne parvient-on pas à la même chose en France ?

J'ai rencontré beaucoup d'enseignants formidables, très investis. Mais le système ne leur facilite pas le travail. En France, les maîtres ne collaborent pas. Ils ne se perçoivent pas comme membres d'une communauté professionnelle. L'institution les traite comme des exécutants qui sont là pour faire passer un programme. Ils sont comme à l'usine, font leur travail dans leur coin. S'ils étaient à Shanghaï, on viendrait tous les jours dans leur classe leur donner des conseils. A Singapour, ils auraient 100 heures annuelles de formation...

 

Vous seriez ministre, vous commenceriez par quoi ?

Déjà, la formation initiale est trop académique. Il y aurait plus de pratique, ce ne serait que meilleur… même s'il faut reconnaître que les réformes vont fort heureusement dans ce sens. Mais le vrai défi est de changer le quotidien des enseignants, les rendre acteurs de leur métier, arrêter de les considérer comme s'ils étaient des ouvriers. Ça changera l'attrait du métier. Aujourd'hui, même si vous payiez mieux les professeurs, vous ne les attireriez pas. Qui a encore envie d'être un exécutant ?

 

Vous proposez de leur fixer des objectifs… et d'en finir avec des programmes très précis ?

Exactement. Avec un point à ne pas oublier, puisque la France est en pleine réécriture de son socle commun de connaissances, de compétences et de culture : il faut se fixer un idéal élevé. La Suède et la Finlande ont deux écoles assez proches. A une limite près : la Finlande a défini des standards qui disent ce qu'est l'excellence ; la Suède s'est contentée de rappeler le minimum à acquérir par tous. En termes de résultats, la Finlande arrive bien devant la Suède, car chaque enseignant, chaque famille sait ce qu'est l'excellence et tend dans cette direction. C'est important pour les enfants des familles les moins favorisées pour qui l'école est la seule chance....

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Classement de Shanghaï : les universités françaises maintiennent leur rang

Classement de Shanghaï : les universités françaises maintiennent leur rang | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les Etats-Unis confirment leur suprématie sur le classement des universités. L'édition 2014 compte 21 établissements français, un de plus qu'en 2013.

 

La France adore les classements, à la sortie des grandes écoles comme à l'internat de médecine, mais pas celui de Shanghaï. Chaque 15 août depuis 2003, celui-ci dresse le palmarès des 500 premières universités, sur les 17 000 que compte la planète, mais les universitaires français estiment qu'il ne rend pas justice au potentiel de recherche du pays.

L'édition 2014 réaffirme la suprématie des Etats-Unis, qui occupent seize des vingt premières places, avec en tête l'indétrônable quatuor Harvard – Stanford – Massachusetts Institute of Technology – Berkeley. Dans le top 20, les seules universités non américaines sont britanniques (Cambridge, 5e ; Oxford, 10e ; University College of London, 20e) et suisse (Institut fédéral de technologie de Zurich, 19e place, une de mieux par rapport à 2013). La Suisse se distingue d'ailleurs par la présence de cinq de ses universités dans le top 100, contre quatre l'an passé.

LA PREMIÈRE UNIVERSITÉ FRANÇAISE AU 35E RANG

La France, elle, compte 21 établissements dans ce classement des 500 premières universités mondiales, une de plus qu'en 2013. La première université française, Pierre-et-Marie-Curie (UPMC), a grappillé deux places en un an. Mais elle n'arrive qu'au 35e rang, creusant l'écart avec sa rivale, Orsay-Paris-Sud, légèrement rétrogradée, elle, de la 39e à la 42e place. L'Ecole normale supérieure de Paris, qui a formé pratiquement tous nos médaillés Fields à l'exception de celui de cette année, le Franco-Brésilien Artur Avila, arrive à la 67e place, quatre de mieux qu'en 2013....

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