L'enseignement dans tous ses états.
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Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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La parole aux parias de l'école

La parole aux parias de l'école | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Si son niveau moyen n'a pas à rougir sur la scène internationale, notre enseignement est marqué par une terrible inégalité des chances. L'Unicef fait entrer les jeunes défavorisés dans le débat sur l'enseignement.

 

Si son niveau moyen n’a pas à rougir sur la scène internationale, notre enseignement est marqué par une terrible inégalité des chances. Redoublement, relégation et décrochage scolaire, trois spécialités belges, sont intimement liés à l’origine socio-économique des élèves qui les vivent. Le système scolaire reproduit les inégalités sociales. Le constat n’est pas neuf. Les études internationales se suivent et se ressemblent, toujours plus cruelles pour l’école belge, du nord comme du sud du pays. Mais cette inégalité, cette vulnérabilité sociale - l’absence de connaissances linguistiques, d’un bon suivi par les parents, de pair avec une influence positive, qui entraîne une diminution des chances de réussir le parcours scolaire - est rarement vue par le prisme des principaux intéressés.

C’est la raison pour laquelle la section belge d’Unicef (le Fonds des Nations unies pour l’Enfance) a donné la parole à près d’un millier de ces enfants et jeunes "vulnérables" dans le débat sur l’enseignement...

 

Le fruit de ce travail (1), intitulé "Egalité des chances à l’école ? Voilà ce qu’ils en pensent", montrent d’abord comment ces jeunes voient leurs enseignants. Parfois comme des personnes de confiance qui font vraiment la différence dans leur vie. Souvent comme des adultes "qui vivent beaucoup trop dans leur propre petit univers" et "ne savent pas combien la vie est dure" ; qui "ne savent pas comment gérer certains élèves" et, du coup, "sont stressés parce que cela leur pose des problèmes, et au final c’est sur nous que ça retombe" . Les jeunes peuvent cependant se montrer compréhensifs vis-à-vis des profs : "Il n’y a pas de bons ou mauvais élèves. Il n’y a que de bons ou de mauvais enseignants. Parce que c’est un métier qui a été malheureusement sous-évalué et dévalué, ne fût-ce que par les conditions financières et de travail, la charge de travail en permanence."

Les élèves d’origine étrangère constatent pour leur part une différence de traitement : "Quand un Flamand a six échecs, on lui dit : Bon, on va t’aider et tu pourras réussir ton année. Et on le laisse passer à l’année suivante. Quand cela concerne un allochtone, on lui dit simplement : Non, ça ne va pas. Passe en technique."...

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Des destins scolaires scellés dès l'entrée au collège

Des destins scolaires scellés dès l'entrée au collège | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Selon l'enquête «France, portrait social» de l'Insee, 76% des enfants de cadres ou d'enseignants décrochent un diplôme supérieur, contre 20% pour les enfants d'ouvriers.

 

Les destins scolaires, donc sociaux, se jouent très tôt. C'est l'une des conclusions de l'édition 2012 de l'enquête Insee «France, portrait social», qui, entre autres questions (conditions de vie, salaires, niveaux de vie..), traite d'éducation.

Sur 100 jeunes entrés en 6e en 1995, 44 sont désormais titulaires d'un diplôme de l'enseignement supérieur, établit l'étude pour point de départ. Une moyenne qui cache de forte disparités: 20 % des enfants d'ouvriers sont diplômés de l'enseignement supérieur, contre 76 % pour les enfants de cadres ou d'enseignants. Ces derniers décrochent d'ailleurs plus souvent un diplôme de niveau bac + 5 (une fois sur deux, contre une fois sur quatre pour les enfants d'ouvriers).

 

«Une grande partie des inégalités observées se construisent tôt dans le parcours scolaire et se voient avant le bac», explique l'enquête. Les résultats des élèves aux épreuves d'évaluation à l'entrée en 6e sont assez éloquent: 77 % des enfants de cadres font partie de la moitié des élèves qui ont le mieux réussi, contre 32 % des enfants d'ouvriers.

Arrivés au baccalauréat, l'écart se creuse encore. Près de 90 % des enfants d'enseignants ou de cadres passent avec succès ce diplôme permettant d'accéder au supérieur, contre 40 % pour les enfants d'ouvriers non qualifiés.

L'enquête de l'Insee constate en outre que ces inégalités sociales ont peu bougé sur les vingt dernières années....

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Valaf Lebu's comment, November 28, 2012 1:37 PM
Le Figaro distingue, à son habitude, les enfants d'enseignants et ceux de cadres ? Les enseignants sont des cadres A de la fonction publique... Stigmatisation (cf Droite forte)
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Le Pakistan célèbre la journée pour Malala, jeune icône pour l'éducation

Le Pakistan célèbre la journée pour Malala, jeune icône pour l'éducation | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

MINGORA (Pakistan) (AFP) - De jeunes étudiantes ont prié samedi à travers le Pakistan en soutien à leur "héroïne" Malala Yousafzai, cette militante pour le droit à l'éducation ayant survécu à un attentat perpétré le mois dernier par les talibans, et promis de "continuer son combat".Prières dans les écoles, aide financière promise à des enfants pauvres pour étudier, manifestations éparses dans les grandes villes du pays, images de la jeune icône diffusées en boucle sur les chaînes locales: le Pakistan célébrait samedi la journée mondiale pour "Malala" organisée en collaboration avec les Nations unies et de nombreuses ONG.

A Mingora, ville originaire de Malala, dans la vallée de Swat (nord-ouest), des étudiantes ont tenu une cérémonie en l'honneur de leur amie blessée par balle à la tête le mois dernier par un tireur mandaté par le Mouvement des talibans du Pakistan (TTP).

Les élèves du collège fréquenté par Malala ont prié et allumé des bougies pour leur consoeur lors de cette cérémonie interdite au public car les autorités scolaires ne voulaient pas attirer l'attention des insurgés islamistes.

Elle est l'héroïne de notre pays, elle représente l'identité de la vallée de Swat et des Pachtounes", principale tribu du nord-ouest pakistanais, a déclaré à l'AFP Abaidullah, 15 ans, étudiante à l'académie Saroosh, située à une centaine de mètres de l'école de Malala."Depuis l'attaque contre elle, nous avons encore plus de courage pour étudier et pour continuer son combat pour l'éducation", a renchéri Asma Khan, une étudiante de 12 ans qui dit être "une bonne amie" de Malala Yousafzai, hospitalisée en Angleterre.

Aucune manifestation publique n'était prévue à Mingora pour la journée mondiale de Malala en raison de craintes sécuritaires.

"Je suis encore terrifiée, je pleure à chaque fois que je pense à cet incident", a confié à l'AFP Kainaat Riaz, une des deux adolescentes blessées avec Malala, mais moins grièvement, dans l'attentat perpétré par les talibans le 9 octobre dernier.

Un insurgé avait ouvert le feu sur la jeune Malala, 15 ans, qui s'était fait connaître dès 2009 en signant un blog sur le site de la BBC dénonçant les exactions des talibans à Swat, avant de remporter le premier prix pakistanais pour la paix....

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Premier débat: Mitt Romney a lancé une idée très à gauche sur l'éducation | USA 2012

Premier débat: Mitt Romney a lancé une idée très à gauche sur l'éducation | USA 2012 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

L’idée la plus à gauche de la soirée à propos de l’éducation a été lancée… par le candidat républicain!

 

Mitt Romney a lancé l’idée la plus radicale et la plus clairement marquée à gauche du débat sur l’éducation: permettre aux écoliers pauvres et/ou handicapés de continuer de bénéficier des bourses fédérales même en cas de changement de secteur scolaire. Romney avait déjà évoqué cette idée dans un rapport publié en mai et il a réitéré sa proposition lors du débat de ce mercredi.

Venant d’un Républicain, cette idée est révolutionnaire: historiquement, les parents blancs et riches, ainsi que les responsables des secteurs scolaires, ont toujours fait leur maximum pour éviter que des enfants pauvres et non-blancs ne se retrouvent pas dans les classes de leurs enfants.

Ceux d’entre nous qui se sentent concernés par cette forme de reségrégation (un terme américain qui désigne le recul déguisé de la déségrégation, NdT) sont depuis très longtemps les partisans d’un partenariat plus resserré entre les districts urbains et les banlieues aisées (aux Etats-Unis, ce sont souvent les centres urbains historiques qui sont pauvres, la périphérie étant généralement peuplée par la classe moyenne blanche, NdT), par le biais des Magnet schools (ces écoles proposant des cursus spécifiques et qui attirent donc de nombreux élèves hors-secteur, NdT) et des systèmes de ramassages scolaires.

Mais tout ceci est généralement présenté comme une proposition tellement à gauche que même le Parti démocrate ne peut s’en emparer.

La réforme scolaire entreprise par l’administration Obama, baptisée Race to the Top, n’a en rien encouragé l’intégration scolaire et n’a pas non plus permis aux enfants d’être scolarisés en dehors de leur quartier –un droit important, car la plupart des écoles en grande difficulté sont situées dans des secteurs scolaires où la plupart des écoles sont dans le même cas (et celles qui ne le sont pas ont une liste d’attente longue comme le bras)....

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Pour une éducation prioritaire sans "zone"

Pour une éducation prioritaire sans "zone" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Les Zep nous placent aujourd'hui devant le dilemme que l'on pourrait, parodiant Castoriadis quand il disait devoir rompre avec le marxisme pour rester fidèle à l'idéal révolutionnaire, formuler par:

Faut-il (ou non) les abandonner pour rester fidèle au combat contre les inégalités?

Au long de leur évolution les ZEP passant par des formes sensiblement différentes ont toujours conservé comme objectif théorique de réduire les inégalités scolaires et sociales.

L'échec est patent, l'école reproduit ou amplifie toujours autant les inégalités sociales.

On peut décrire l'évolution de la politique de ZEP comme s'étant de plus en plus centrées sur la notion de « Zone ».

A l'origine cette idée de donner plus à ceux qui ont moins au sein d'une zone strictement définie n'allait pas de soi.

Les réserves formulées en 1981 par le SNI (syndicat alors largement majoritaire chez les instituteurs) portaient précisément sur le fait de circonscrire la différenciation à des zones alors que les difficultés scolaires et sociales si elles s'y concentrent sont évidemment aussi présentes sur le reste du territoire.

Dans les textes initiaux eux mêmes, on trouve de façon certes ténue et contradictoire une distance vis à vis d'un zonage trop strict:

« Il conviendra au demeurant de définir le projet moins par son aire géographique d'application

que par ses objectifs et les moyens programmés, qui peuvent concerner des établissements ou parties d'établissements....hors « zone » au sens géographique ». circulaire n° 81-536 du 28 décembre 1981.

 

La « zone » cependant n'ignorait pas « l'éducation » et, même s'il n 'y a pas été trouvé toutes les réponses et encore moins la réponse, au travers de projets, réunions de conseils, journées thématiques, elle était encore jusqu'à il y a peu, un lieu de où l'on se préoccupait des questions posées par l'éducation en milieu populaire.

Mais peut être cette approche par zonage a-t-elle par elle même contribué à faire perdre le fil, elle conditionne en tout cas le regard porté sur les milieux populaires et leurs difficultés propres d'apprentissage scolaire...

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Le Brésil promulgue une loi sur les quotas raciaux et sociaux à l'université

Le Brésil promulgue une loi sur les quotas raciaux et sociaux à l'université | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La moitié des places dans les universités fédérales sera réservée aux étudiants venant des écoles publiques, en particulier aux noirs, métis et indiens.

 

Ce projet "représente un double défi : d'abord la démocratisation de l'accès à l'université et ensuite de maintenir un haut niveau d'enseignement" dans le pays, a déclaré la présidente. La loi oblige à réserver 50 % des places des universités fédérales gratuites aux élèves ayant fait leurs études secondaires dans des écoles publiques. Ce quota comprendra un nombre de places réservées aux Noirs, aux Métis et aux Indiens, qui sera proportionnel à la composition de la population de chaque Etat du Brésil....

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Désastreux système éducatif en Afrique du Sud, selon Nadine Gordimer

Désastreux système éducatif en Afrique du Sud, selon Nadine Gordimer | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Manque de tout, et du reste aussi...

 

Prix Nobel de littérature en 1991, Nadine Gordimer s'est illustrée pour son combat contre l'Apartheid en Afrique du Sud. Mais aujourd'hui, l'auteure intervient pour dénoncer une situation insoutenable dans les écoles du pays. En effet, depuis janvier, près de 5000 établissements ruraux, représentant 1,7 million d'élèves, sont encore privés de manuels scolaires. Un scandale extrêmement dommageable.

 

L'enseignement public n'est pas seulement dégradé, déplore-t-elle, mais surtout dans un désordre complet. Interrogée sur SAFM, une radio publique d'information, elle enrage : « Notre système éducatif est une épave. Il s'agit d'un grand n'importe quoi. Je ne peux pas croire que les trois quarts de l'année ont passé, et qu'un si grand nombre de nos écoles, en particulier dans les zones rurales, soient restées sans manuels. Il en va de la responsabilité du ministre de faire en sorte que les livres soient commandés et livrés en temps et en heure. Comment pouvez-vous apprendre à des gens à lire, s'il n'y a pas de livre sur lequel s'appuyer ? »

Mais cette histoire de manuels scolaires n'est qu'une des manifestations de la dégradation actuelle dans le système éducatif. En effet, les établissements manquent aussi de fournitures parfois aussi élémentaires que des chaises, ou même des toilettes en état de fonctionnement....

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Vénézuela: étudiants en révolution

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Etudiants en révolution.

 

La révolution a pris à bras le corps la question universitaire (formation initiale et continue), pour en faire une priorité nationale. Simon Bolívar disait: "un être inculte n'est pas complet". Le chavisme a d'abord multiplié les "missions" (politique d'urgence, qui tend à devenir une politique tout court) et engagé une démocratisation indéniable de l'enseignement supérieur.

Selon Andrés Pérez, universitaire et syndicaliste de la centrale bolivarienne, "la démocratisation se heurte encore aux vieilles structures, aux mentalités d'ancien régime (la Quatrième république), et à la résistance de l'opposition forte à l'UCV, Université Centrale du Venezuela, université principale, avec 52 000 étudiants, comme à l'Université Simón Bolívar".Les étudiants de ces universités gratuites publiques sont encore majoritairement d'origine bourgeoise et petite-bourgeoise. Ils considèrent le chavisme comme une idéologie totalitaire, qui veut laver les cerveaux... plutôt lents dans ces couches.

Nous avons rencontré Ana Acevedo, étudiante en Licence d'antropologie à l'UCV: "Le recrutement social tend aujourd'hui à s'élargir, et l'origine sociale à devenir plus populaire". L'université publique, selon elle, reste dans l'ensemble dénuée d'esprit critique, et figée sur des programmes cinquantenaires. Ana dispose d'une bourse suffisante pour vivre.

Afin d'optimiser la démocratisation, le gouvernement a ouvert des universités bolivariennes, décentralisées, revendiquant des contenus et un enseignement novateurs. Elles ont fait exploser les inscriptions (augmentation de 300%), et le nombre d'étudiants, de 18 ans à 90 ans, est impressionnant....

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Education : comment l'Etat favorise les plus privilégiés

Education : comment l'Etat favorise les plus privilégiés | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Exclusif.Un document de la Cour des comptes sur les inégalités à l'école montre que l'éducation nationale dépense 47 % de plus pour un lycéen parisien que pour un élève de Créteil...

 

L'éducation n'est plus nationale. Un rapport d'observations provisoires de la Cour des comptes que Le Monde s'est procuré montre pour la première fois l'injustice de la répartition des moyens d'enseignement sur le territoire. Quelque 93 pages d'un travail inédit dévoilent ligne après ligne comment l'Etat donne plus à ceux qui ont déjà plus et moins à ceux qui cumulent tous les risques de réussir moins bien. Un favoritisme qui s'est aggravé ces dernières années.

L'académie de Créteil, qui était en 2006 dans la moyenne nationale pour la dépense par élève dans le primaire, est tombée au 22e rang sur 26. Et c'est la même injustice dans les lycées et collèges. Pour la rentrée 2011, Créteil, qui gagnait 3 836 élèves dans le second degré, a perdu 426 postes, quand l'académie de Paris, qui gagnait, elle, 1 000 élèves, a obtenu 20 emplois de plus....

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Pourquoi l’école française est-elle si inégalitaire?...

Pourquoi l’école française est-elle si inégalitaire?... | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
…...L’enquête de 2006 l’avait déjà montré pour les mathématiques [1], mais l’analyse a été confirmée par les résultats de l’enquête 2009 dans le domaine de la compréhension de l’écrit. Le système français en ressort à nouveau marqué par des disparités particulièrement fortes de performances scolaires entre les élèves. En outre, l’enquête fait apparaître une hausse des écarts entre élèves par rapport aux résultats antérieurs : en France, la part des plus mauvais élèves et des meilleurs s’accroît. A l’inverse de ce qui se passe dans la plupart des pays de l’OCDE, où c’est au contraire le groupe des élèves moyens qui tend à augmenter. Bref, non seulement l’école française est inégalitaire, mais elle l’est de plus en plus.

Ces inégalités scolaires sont tirées notamment par un culte du diplôme particulièrement fort dans notre pays. Les diplômes y exercent en effet une emprise plus importante que dans d’autres pays sur le destin social des individus au-delà de l’école elle-même [2]. Dans un contexte de "lutte des places", cette survalorisation des diplômes aiguise la compétition scolaire en la chargeant d’enjeux encore plus lourds, et la rend d’autant plus impitoyable pour les plus faibles....

 

Par ailleurs, ces inégalités de réussite ne sont pas la contrepartie d’un niveau plus élevé des élèves : si l’on en juge par ses résultats dans les différents domaines explorés par les enquêtes Pisa (mathématiques, sciences, compréhension de l’écrit), le modèle scolaire hexagonal présente des performances très moyennes par rapport aux autres pays riches examinés par les enquêtes Pisa...

 

La montée du chômage et son maintien à un niveau particulièrement élevé en France, ainsi que la précarisation de l’emploi et l’instabilité qui en résulte, ont fragilisé les familles du bas de l’échelle sociale et joué sur les résultats scolaires de leurs enfants. Ainsi, par exemple, une famille qui ne présente pas les garanties nécessaires pour accéder à un logement suffisamment grand ne met pas ses enfants dans la meilleure situation pour réussir à l’école : comme l’ont montré les économistes Eric Maurin et Dominique Goux, le surpeuplement du logement exerce en effet une influence négative sur les résultats scolaires...

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Education en zone rurale: les études courtes privilégiées...par défaut?

Dans une étude portant sur la scolarité des jeunes ruraux, le Centre d’étude et de recherche sur les qualifications (Céreq) met en avant les spécificités de ces zones rurales, par rapport aux secteurs urbains. Concrètement, les jeunes ruraux suivent plus que les citadins des études professionnelles et technologiques courtes. D’où un taux d’étude post bac moins élevé.

Première raison : l’environnement socioéconomique.Un jeune a toujours plus tendance à élaborer un projet professionnel en fonction de ce qu’il connaît déjà. Et là, l’influence de la profession des parents joue un rôle prépondérant...

Et l’orientation de la politique du gouvernement n’arrange pas les choses. La suppression des 16 000 postes d’enseignants conduit à la fermeture des classes. Et les jeunes ruraux, déjà lésés par une offre éducative dispersée, trinquent le plus. En 2010, après la suppression de la moitié des classes préparatoires aux grandes écoles au lycée Gay-Lussac de Limoges, le professeur Patrick Cueille s’insurgeait dans les colonnes de Marianne : « Un élève de terminale vivant en milieu rural a trois fois moins de chance de faire une prépa qu’un lycéen résidant en ville. Alors si on diminue les effectifs… ».

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Maternelle dès deux ans : priorité aux zones défavorisées

Maternelle dès deux ans : priorité aux zones défavorisées | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le ministère de l'Education a publié ce matin une circulaire pour renforcer l'accueil des tout-petits à l'école et «favoriser la réussite scolaire».

 

Promesse de campagne numéro 37 du candidat François Hollande, la relance de la scolarisation des enfants de moins de trois ans est en marche. Le ministre de l’Education Vincent Peillon a publié ce mardi une circulaire sur le sujet (voir ci-dessous). Objectif : tripler le nombre de tout-petits dans les écoles maternelles des zones défavorisées d’ici à 2017. 3 000 postes seront créés à cet effet, afin de «favoriser la réussite» des enfants dont «la famille est éloignée de la culture scolaire».

Comment la situation a-t-elle évolué ces dernières années ?

«La circulaire Peillon représente un virage à 180 degrés», note Françoise Cartron, sénatrice PS de Gironde, auteure d’une proposition de loi pour sanctuariser l'école maternelle. Depuis plus d’une décennie, les chiffres de scolarisation des moins de 3 ans se sont effondrés. 34,5% des enfants des 2-3 ans allaient à l'école en 2000. En 2011, ils n'étaient plus que 13,6%. «L'école maternelle est devenue la variable d’ajustement des réductions d’effectifs», analyse Françoise Cartron. Entre 2007 et 2012, 80 000 postes ont été supprimés dans l’Education nationale, dont une bonne partie dans le primaire.

Au-delà de cette question de moyens, les professionnels du secteur déploraient le mépris du précédent gouvernement. En 2008, le ministre de l’Education Xavier Darcos s'était illustré par cette charge contre l'école maternelle : «Est-ce qu’il est vraiment logique (…) que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? Je me pose la question.»...

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Nouvelles Nuits des écoles contre « l’école au rabais » dans le 93

Nouvelles Nuits des écoles contre « l’école au rabais » dans le 93 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Nouvelles Nuits des écoles contre « l’école au rabais » dans le 93...

 

Rien n’a changé dans les écoles du 93 ou si peu. Alors Mathieu Glayman est reparti en bagarre. Mardi 27 novembre, ce militant FCPE d’Epinay-sur-Seine lance avec le Collectif des parents d’élèves de Seine-Saint-Denis, une nouvelle Nuit des écoles sur ce département sinistré. Celui qui avait mené avec succès la fronde des écoles du « 9-3 » en 2010, s’active depuis un mois : il rassemble les troupes, remotive les enseignants, monte un blog (nuitdesecoles93.blogspot.fr), fait le tam-tam auprès des médias et prend des rendez-vous auprès des élus locaux pour se garantir leur soutien. Le tout avec un grand sourire. Il a l'habitude des "gros coups" et celui-là doit en être un.

Mardi et vendredi, une vingtaine d’écoles seront occupées toute la soirée pour réclamer un plan d’urgence et s’inviter dans le débat sur la rénovation de l’école. Cinq villes participent à l’opération : à Saint Ouen, Aubervilliers, Saint-Denis, Pré-Saint-Gervais et Pantin, une école servira de point ralliement où les parents et enseignants se rassembleront. Des initiatives comme celle-là, le territoire en a presque l'habitude depuis quinze ans avec des mouvements d'occupation d'école pour protester "contre la misère scolaire". Cette fois-ci pourtant, ce sera "en positif", les parents étant invités à venir «réfléchir sur l’école qu’ils souhaitent ». Car dans l’esprit de M. Glayman et de ses amis, l'heure n'est plus simplement à la protestation: il s’agit de préparer une « proposition de loi citoyenne » sur l’école. Des contacts ont déjà été pris avec les maires, des élus du conseil général et des députés dans un département en ébullition sporadique sur les manques de moyens à l'école....

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L’école française est fondamentalement inégalitaire !

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L’école française est fondamentalement inégalitaire !

 

Disons-le donc clairement et une bonne fois pour toute, la France est dans la moyenne des 34 pays de l’OCDE évalués dans PISA. Les plus optimistes diront que la situation n’est donc pas aussi alarmante qu’on le prétend souvent ; les autres, qu’elle n’est pas aussi brillante que ce que l’on pouvait escompter, surtout par rapport à l’investissement financier consenti ou encore à l’image positive que le mot « éducation » véhicule dans notre conscience collective.Si on s’arrête à cette lecture, on pourrait intituler cet article « France, encore un effort… » ou tout autre titre de la même veine déjà lu à maintes reprises. C’est donc le moment pour ceux qui ne souhaitent pas entendre de messages plus pessimistes de détourner les yeux de l’écran, pour les autres, on continue.

 

Alors certes, le système d’éducation français obtient, dans l’enquête PISA, des performances équivalentes à la moyenne des pays de l’OCDE, mais il est devenu de plus en plus dichotomique : d’un côté, soutenu par ses bons éléments qui représentent environ 1/3 des élèves âgés de 15 ans (contre 28 %, en moyenne, dans les pays de l’OCDE), mais de l’autre, se dégradant par le bas et conduisant chaque année 150 000 jeunes à quitter l’école sans diplôme, et donc à se retrouver en situation d’extrême précarité sur le marché du travail.

Plus encore, le poids des inégalités sociales n’a jamais été aussi fort pour expliquer les performances des élèves de 15 ans et le taux d’échec scolaire est passé, en 10 ans, de 15 % à 20 %. C’est au fond actuellement le chiffre le plus alarmant du système français, celui qu’il convient de corriger car il est anormal que la France (après la Nouvelle-Zélande) soit le pays où la corrélation entre le milieu socio-économique des parents et les résultats des élèves de 15 ans est la plus forte .

Tout n’est quand même pas à jeter dans la structure de l’école française. Gardons en tête qu’un tiers des élèves s’en sortent relativement bien. Cependant, le système doit évoluer, et de façon urgente, pour aider ceux qui sont en difficulté scolaire. Telle est la clé de la réussite ou, tout du moins, la clé de l’amélioration ! Tous les efforts doivent converger vers cet objectif. Pour ce faire, il convient désormais de réfléchir aux solutions pouvant aller dans ce sens.

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ROUMANIE • Roms: l'école pour s'en sortir

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Grâce à l'un des leurs qui a suivi une scolarité complète et les stimule, les enfants roms d'une localité de l'ouest du pays fréquentent assidûment l'étude après la classe.

Malgré les difficultés, les familles ont compris que l'éducation est un passeport pour l'avenir.

 

Viorel Vereşan est un exemple pour les enfants roms inscrits au Centre de jour [une étude après la classe] de Periam, une localité de l'ouest de la Roumanie. Cet homme de 32 ans a réussi à convaincre ces jeunes qu'ils devaient acquérir quelque éducation, sous peine de vivre au pays la faim au ventre, ou de devoir partir tenter leur chance à l'étranger, sans autre choix que de mendier.

Employé par le Centre, Viorel prête main-forte à ces écoliers pour tout : il fait des allers-retours à la mairie avec les familles pour s'occuper des aides sociales ou du chauffage, et il est gêné lorsqu'il doit dire que certains ne savent pas écrire et doivent apposer leur empreinte en lieu et place de signature. En plus de sa responsabilité de médiateur entre les Tsiganes et les autorités, l'homme s'occupe aussi de récupérer les enfants le matin pour les emmener à l'école et de les ramener le soir après les cours. Son histoire commence dans un orphelinat et, paradoxalement, cela lui a réussi: des gens se sont occupés de lui et l'ont poussé à finir le lycée. Il reconnaît lui-même que, s'il était resté dans sa famille, il aurait probablement quitté l'école à 12-13 ans. Comme la plupart des Roms de Roumanie.

Sa mère avait recontré son père alors que son mari était en prison. Elle avait déjà cinq enfants à la maison, mais est tombée follement amoureuse. Quand l'époux est sorti de prison, sa mère est rentrée dans le rang, mais sans Viorel, car l'ex-détenu n'a pas accepté d'élever l'enfant d'un autre. La famille de son père biologique ne pouvait pas l'héberger non plus, car ce père se trouvait à son tour en prison pour le vol d'un sac de maïs... Viorel a donc échoué à l'orphelinat, mais il est fier d'annoncer qu'il est le plus instruit parmi ses sept frères: " J'ai eu plus de chance comme ça, sans eux.....

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Ségrégation scolaire : l'école doit-elle s'adresser à tous… ou à chacun ? (en partenariat avec Philosophie Magazine) - Idées - France Culture

Ségrégation scolaire : l'école doit-elle s'adresser à tous… ou à chacun ? (en partenariat avec Philosophie Magazine) - Idées - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

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les chiffres de la rentrée. 12 millions 125 300 écoliers, collégiens et lycéens, accueillis dans près de 65 000 établissements publics et privés. Si elle fut autrefois réservée à quelques uns, l’école, en France, est depuis longtemps l’affaire de tous.L’après-guerre aura marqué le tournant de la démocratisation, avec l’instauration de la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans. Véritable succès pour l’école, en particulier en période de plein emploi. Sauf qu’avec le développement du chômage de masse est apparu un autre phénomène : le consumérisme scolaire.

Dans une société qui ne garantit plus à chacun une chance d’avoir sa place au soleil, le milieu scolaire devient l’objet d’enjeux phénoménaux, souvent irrationnels. La recherche effrénée (et compréhensible), de ce qu’il y a de mieux pour ses enfants, alimente la compétition entre établissements…et produit de la ségrégation scolaire. La société en souffre-t-elle ? Et comment peut-elle y remédier ?

 

Durée de l'émission: 39 minutes

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Des dizaines de milliers d'étudiants manifestent au Chili

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Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté mardi à Santiago, au Chili, pour demander une réforme de l'éducation. Des heurts ont opposé la police et des groupes de jeunes en fin de défilé.

 

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont à nouveau manifesté mardi à Santiago, au Chili, pour demander la réforme de l'éducation. Avec entre 50'000 et 130'000 manifestants, selon la police et les organisateurs, il s'agissait de l'une des plus importantes mobilisations sur ce thème depuis plusieurs semaines.

Alors que certains dansaient au rythme de percussions, des milliers d'autres, le visage masqué ou portant des capuches, ont dressé en fin de cortège des barricades et affronté à coups de pierres et de bâtons les forces de l'ordre, qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes et avec des canons à eau.

 

Depuis plus d'un an, le monde étudiant chilien se mobilise dans les rues pour demander une réforme du système éducatif, jugé cher, inégalitaire et inefficace. Pour les dirigeants des organisations étudiantes, les violences, récurrentes, donnent des arguments aux autorités pour "criminaliser" leur mouvement et détourner l'attention de leurs demandes.

A ce jour, seule une poignée de manifestants ont été jugés à l'issue de plus d'une quarantaine de manifestations organisées depuis 2011, au cours desquelles la police a procédé à des arrestations massives. Fin 2011, le étudiant mouvement a obtenu une hausse de 10% du budget de l'éducation pour 2012, de timides aides à l'endettement étudiant et un début de réforme sur la gestion des collèges et lycées publics.

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oliviersc's comment, August 29, 2012 4:37 AM
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Nombre record de lycéens venus de ZEP intégrant Sciences-Po Paris

Le nombre d'élèves intégrant Sciences-Po Paris en première année après avoir fréquenté un lycée classé en Zone d'éducation Prioritaire (ZEP) va atteindre un chiffre record à la rentrée prochaine, a indiqué l'établissement mercredi, confirmant une information du Figaro.

 

Pour la rentrée 2012, 138 élèves vont intégrer Sciences-Po en première année grace à la filière ZEP, contre 129 l'année dernière et 17 en 2001 au moment de la création de cette filière d'entrée dont l'objectif affiché était de favoriser l'accès à Sciences-Po des élèves issus de milieux défavorisés.

En 2012, les filières ZEP vont ainsi représenter quelque 10% des élèves qui vont intégrer Sciences-Po en première année, selon les chiffres communiqués à l'AFP par Hakim Hallouch, le responsable du pôle diversité de l'établissement.

Ce chiffre va-t-il augmenter d'année en année ? "Il n'y a pas d'objectif chiffré car on ne veut pas entrer dans une logique de quota. Nous sommes dans une logique de recruteurs, comme une entreprise qui chercherait à attirer les meilleurs talents", explique M. Hallouch.

"La seule barrière qui existe à Sciences-Po est celle de l'intelligence. Il y aura plus (de ZEP) une année, peut-être moins une autre année. Nous avons atteint une forme de vitesse de croisière", a-t-il ajouté....

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"L'éducation, le seul moteur pour changer la face de l'Afrique" (A. Kidjo) - Afriquinfos

"L'éducation, le seul moteur pour changer la face de l'Afrique" (A. Kidjo) - Afriquinfos | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

LIBREVILLE (Xinhua) - Engagée dans la promotion de l' éducation des enfants en Afrique et en particulier des jeunes filles en tant qu'ambassadrice du Fonds des Nations Unies pour l' enfance (UNICEF), la star béninoise de la chanson Angélique Kidjo a soutenu dans un entretien à Xinhua à Libreville que c'est le seul moteur pour changer la face de ce continent.

 

Invitée pour un spectacle vendredi soir du New York Forum Africa, une rencontre de réflexion économique tenue jusqu'à dimanche dans la capitale gabonaise, la chanteuse s'est en effet réjouie du "nombre incroyable d'enfants en Afrique qui ont commencé l'école primaire" et la réduction de l'inégalité des taux de scolarisation entre les garçons et les filles.

 

   Question : En tant qu'ambassadrice du Fonds des Nations Unies pour l'enfance, comment évaluez-vous l'impact de votre engagement en faveur de l'éduction des enfants et particulièrement des jeunes filles en Afrique ?

     Réponse : L'impact, c'est sur le long terme. Quand on parle de l'éducation des enfants, ce n'est pas en un an ou deux ans qu'on voit les résultats. Quand on a commencé la campagne dans le défi des Objectifs du millénaire (pour le développement, ndlr), le but dans un premier temps, c'était de mettre les enfants au primaire et il y a eu un nombre incroyable d'enfants en Afrique qui ont commencé l'école primaire. L'inégalité de chiffres entre les garçons et les filles se réduit, les choses avancent petit à petit et on se rend compte que l'éducation, c'est le seul moteur, moi je vois avec mes yeux, qui peut vraiment aider à changer la face de l’Afrique.....

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Dossier : L’éducation des femmes et des filles dans le monde - Curiosphere.tv

Dossier : L’éducation des femmes et des filles dans le monde - Curiosphere.tv | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Au cours des dix dernières années, la situation des femmes dans le monde a progressé. Mais malgré d’importants progrès accomplis depuis le début des années 2000 en termes de parité entre les sexes dans l’éducation, la situation reste alarmante.

 

En effet, si l’on constate une participation croissante des filles et des femmes à tous les niveaux du système éducatif, il n’en demeure pas moins que 54% des enfants non-scolarisés sont des filles et 64% des adultes analphabètes sont des femmes (Rapport mondial de suivi sur l’Éducation pour tous, Unesco, janvier 2010). Le droit à l’éducation se restreint encore avec l'âge dans de nombreux pays. Ainsi, au Burkina Faso, seuls 8% des filles font des études secondaires.Au total, 41 millions de filles sont exclues de l’éducation dans le monde et 515 millions de femmes sont analphabètes.
De plus, 60 pays ne seront pas en mesure d’atteindre les objectifs de parité fixés en 2000 pour 2015 par la Déclaration du millénaire des Nations unies. Ces chiffres attestent de l’inégalité subie et de l’urgence de la situation...

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Education : Un élève sur cinq a du mal à écrire en sixième - France - TF1 News

Education : Un élève sur cinq a du mal à écrire en sixième - France - TF1 News | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

La question d'une possible baisse du niveau des élèves est un serpent de mer de l'Education nationale. Mais dans son "Portrait social" 2011, l'Insee avance des chiffres alarmants : le nombre d'élèves français ayant des difficultés à manier la langue et l'écrit progresse.

 

Lire, écrire, compter : ces bases de l'éducation devraient être maîtrisées par tous les élèves entrant en sixième. C'est pourtant de moins en moins le cas. Dans son Portrait social 2011 de la France, rendu public mercredi, l'Insee note que la proportion d'élèves en difficulté "face à l'écrit" a augmenté depuis une dizaine d'années en France et concerne aujourd'hui "près d'un élève sur cinq en début de 6e". Il s'agit là, note l'institut, d'un "fait saillant" et "commun à nombre des évaluations" sur le niveau des élèves.

Ce sont surtout les élèves les plus en difficulté qui expliquent cette progression. Les résultats montrent une "stabilité" concernant les élèves "moyens", alors que la proportion des plus faibles augmente et que leurs difficultés "s'aggravent". "La maîtrise des mécanismes de base de la lecture est stable, mais les compétences langagières (orthographe, vocabulaire, syntaxe) sont en baisse, ce qui explique l'aggravation des difficultés de compréhension des textes écrits des élèves les plus faibles", ajoute l'Insee.

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François Dubet :"Le cancre poétique a disparu de l'univers scolaire" - PortLeucate

François Dubet :"Le cancre poétique a disparu de l'univers scolaire" - PortLeucate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

L’école d’aujourd’hui vue par François Dubet est définitivement celle du passé. Celle du futur reste à construire. Mais quelque soit le temps, le regard vif du sociologue ouvre des pistes pour un débat tout à fait d’actualité à la veille des présidentielles.

 

Dans le portrait d’une école qui va mal, les inégalités scolaires sont pointées en premier sans qu’elles puissent être corrélées avec les inégalités sociales...

...Les inégalités scolaires continuent de progresser alors que des moyens ont été mis pour les amoindrir. Elles s’accroissent tout au long de la scolarité, après chaque étape sélective. « Au bout de 5 étapes sélectives, l’écart passe de 1,3 à 10 entre enfants de milieu populaire et bourgeois » précise François Dubet. La suppression de la carte scolaire a accentué les écarts même si auparavant un tiers des parents trichaient. « Chacun de nous est pour l’égalité sauf pour nos gosses. ». Mais remettre la carte scolaire serait dire aux pauvres qu’ils n’ont plus de chance de s’en sortir Le rapport à l’école a changé. Il est devenu un rapport de consommation...

« La justice d’une école ne se mesure pas au nombre d’enfants pauvres qui entrent à Normale Sup mais au devenir des enfants pauvres à la sortie de l’école » nous dit François Dubet...

 

...Ce monde là n’existe plus. il s’est défait sous l’effet de la massification, il n’y a plus de sanctuaire scolaire. « Le maitre il est vous et moi, c’est lui qui fabrique sa propre autorité » nous dit François Dubet. Les parents interviennent de plus en plus. Les maitres ne sont plus les seuls détenteurs de la culture. Les enfants ont accès à d’autres sources de connaissances. Il est impossible désormais de revenir au modèle sanctuaire...

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